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LE LIÈVRE ET LA TORTUE
Deux façons d’aborder la course à la
communication scientifique
LA VULGARISATION SCIENTIFIQUE VUE PAR
LA DGO6 ET LE MAGAZINE ATHENA
1. Quoi ?
 Qu’est-ce ou qu’est-ce que n’est pas la vu...
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1. QUOI ?
La Vulgarisation scientifique, c’est quoi ?
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QUESTION DE TERMINOLOGIE
Communication scientifique
=
toute forme d’expression
visant à communiquer
les sciences et sur ...
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• Journalisme scientifique
 professionnalisation (métier) - support/format défini - codes - public
cible - rentabilité ...
1. QUOI ?
Au sein de notre Direction, la vulgarisation scientifique, c’est:
• « Désacraliser »
• Raconter une histoire (cf...
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Savoir scientifique
Revues scientifiques
Communauté scientifique
Complexité
Savoir profane
Presse généraliste
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2. QUI ?
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QUI SONT LES ACTEURS DE LA VULGARISATION ?
• Journalistes spécialisés ou non
• Chercheurs / scientifiques
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LE LIÈVRE (= LE JOURNALISTE) ET LA TORTUE (= LE CHERCHEUR)
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UN CLIMAT DE MÉFIANCE
Le journaliste a peur du chercheur enfermé dans sa tour
dorée (son labo) et sa bulle scientifique
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3. POUR QUI ?
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POUR QUI VULGARISE-T-ON ?
La vulgarisation scientifique découle du principe que la
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4. COMMENT ?
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LA VULGARISATION PEUT REVÊTIR PLUSIEURS FORMES:
 Écrite: articles de presse, revues scientifiques, livre, bl...
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5. POUR QUELS
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5. POUR QUELS ENJEUX ?
• Partage de connaissances qui relève de la mission des chercheurs et
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• Bidirectionna...
• Sensibiliser le public à l’importance de la démarche scientifique
• Fertilisation croisée des idées  développer la créa...
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6. ATHENA
LE MAG’SCIENTIFIQUE
6. ATHENA – LE MAG’ SCIENTIFIQUE
ATHENA est un magazine de vulgarisation scientifique gratuit
édité par la DGO6 (Départeme...
ATHENA EN CHIFFRES
• 30 ans d’existence
• 52 pages
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FONCTIONNEMENT
Les auteurs
Ils sont journalistes scientifiques ou généralistes, ingénieurs, chimiste,
physicien, astrophys...
Le choix des sujets:
INPUT (< des journalistes)
ou
OUTPOUT (< commandes de sujets)
 communiqués de presse (attention à l’...
Démarche journalistique
 Choix d’un angle
 poser une question, partir d’un postulat, émettre une hypothèse
 Respect d’u...
Démarche journalistique
 Construction journalistique
(titraille, chapeau, intertitres, encadrés, chute…)
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Le rôle du journaliste de vulgarisation
 Informer
 Il n’est pas là pour porter la « bonne nouvelle »
 Il n’est pas le p...
compris !
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Une vulgarisation
réussie,
c’est un message
transmis mais
surtout compris !
Quelques trucs pour bien vulgariser
QUOI ?
 Définir le contenu du message préalablement (ex.: mindmap)
 De quoi s’agit-i...
COMMENT
 Définir la forme du message en fonction du contexte, de l’objectif visé et du
public cible (article, vidéo, grap...
LE LIÈVRE ET LA TORTUE: QUI GAGNE ?
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Qui franchit la ligne d’arrivée en premier ?
Celui qui parvient à se faire entendre...
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  1. 1. 1 LE LIÈVRE ET LA TORTUE Deux façons d’aborder la course à la communication scientifique
  2. 2. LA VULGARISATION SCIENTIFIQUE VUE PAR LA DGO6 ET LE MAGAZINE ATHENA 1. Quoi ?  Qu’est-ce ou qu’est-ce que n’est pas la vulgarisation selon la DGO6 ? 2. Qui ?  Qui sont les acteurs de la vulgarisation ? 3. Pour qui ?  Pour qui vulgarise-t-on ? 4. Comment ?  Quels sont les canaux et outils de la vulgarisation ? 5. Quels enjeux ?  Quels sont les enjeux de la vulgarisation scientifique ? 6. Athena, le mag’ scientifique 2
  3. 3. 3 1. QUOI ?
  4. 4. La Vulgarisation scientifique, c’est quoi ?
  5. 5. 5 QUESTION DE TERMINOLOGIE Communication scientifique = toute forme d’expression visant à communiquer les sciences et sur la science 1. QUOI ?
  6. 6. 6 • Journalisme scientifique  professionnalisation (métier) - support/format défini - codes - public cible - rentabilité - indicateurs - intermédiaire • Vulgarisation scientifique  diffusion des sciences - dimension de verticalité - sensibilisation - langage • Médiation scientifique  interaction - dimension d’horizontalité - culture scientifique - société Confusion et imbrication de ces 3 activités dont les objectifs, les pratiques et les codes sont différents 1. QUOI ?
  7. 7. 1. QUOI ? Au sein de notre Direction, la vulgarisation scientifique, c’est: • « Désacraliser » • Raconter une histoire (cfr. écriture journalistique) • Informer, transmettre un savoir (>< pédagogie) • Rendre accessible les connaissances • Sensibiliser aux sciences => développer une culture scientifique • Répondre à la curiosité de l’Homme • Lancer le débat • Clarifier, simplifier des connaissances (notion de linguistique) Cela implique: • Une objectivité • Différents niveaux (curseur vertical et horizontal) • Une vision de la science non idéalisée, concrète, ancrée dans la réalité • De la pertinence, de la qualité • Un partage, une démarche, un désintéressement (>< stratégie) 7
  8. 8. 8 Savoir scientifique Revues scientifiques Communauté scientifique Complexité Savoir profane Presse généraliste Grand public Clarification Vulgarisation scientifique Débat Encyclopédie en ligne 1. QUOI ?
  9. 9. 9 2. QUI ?
  10. 10. 2. QUI ? QUI SONT LES ACTEURS DE LA VULGARISATION ? • Journalistes spécialisés ou non • Chercheurs / scientifiques • Entreprises • Professionnels de la communication • Acteurs de diffusion des sciences • Professeurs Chacun de ces acteurs est susceptible de vulgariser mais la vulgarisation scientifique doit relever d’un travail de recherche, d’analyse, d’objectivité, de précision.  Bref, le résultat d’un TRAVAIL JOURNALISTIQUE ! 10
  11. 11. 2 PERSONNAGES DE LA VULGARISATION : LE LIÈVRE (= LE JOURNALISTE) ET LA TORTUE (= LE CHERCHEUR) La délivrance du message: une «course» à 2 vitesses 11 Journaliste Scientifique Vitesse (timing) Lenteur Limites de format Espace rédactionnel vaste Direct/ concret Abstrait/conceptuel Impatient Attente d’un résultat de recherche Non exhaustif Exhaustif Écriture journalistique Langage spécifique/initié Humanisation Factualité Public profane Public initié Percussion – 1 point d’entrée Plusieurs points d’entrée Public non captif (pas d’obligation) Public captif (nécessité professionnelle 2. QUI ?
  12. 12. UN CLIMAT DE MÉFIANCE Le journaliste a peur du chercheur enfermé dans sa tour dorée (son labo) et sa bulle scientifique Le chercheur a peur du journaliste qui va trahir ses propos et peut-être mettre à mal sa réputation Points communs = Responsabilité: partager/diffuser un savoir = 1 récepteur du message = besoin l’un de l’autre 12 2. QUI ?
  13. 13. 13 3. POUR QUI ?
  14. 14. 3. POUR QUI ? POUR QUI VULGARISE-T-ON ? La vulgarisation scientifique découle du principe que la science fait peur alors qu’elle est essentielle à la compréhension du monde (grille de lecture) Importance d’identifier le public-cible Réglage du curseur vertical On n’explique pas la science de la même façon à un enfant, un adulte, un ingénieur, un amateur, un profane… Importance de trouver le point d’équilibre qui fera que le message est compris par la plus grande part du public-cible Réglage du curseur horizontal (niveaux de vulgarisation) 14
  15. 15. 15 4. COMMENT ?
  16. 16. 4. COMMENT ? LA VULGARISATION PEUT REVÊTIR PLUSIEURS FORMES:  Écrite: articles de presse, revues scientifiques, livre, blog, encyclopédie, journaux d’entreprises, rapports d’activités…  Orale: radio, conférence, cafés scientifiques,… Ex.: O+ (La Première), Ma thèse en 180 secondes  Visuelle: émission TV, vidéos, film, dessins animés, dessins/BD, photos/schémas Ex.: La vie, Matière Grise, C’est pas sorcier Multiplication des canaux de diffusion avec l’avènement des TIC Récepteur noyé par l’abondance des informations  nécessité d’un niveau qualitatif élevé 16
  17. 17. 17 5. POUR QUELS ENJEUX ?
  18. 18. 5. POUR QUELS ENJEUX ? • Partage de connaissances qui relève de la mission des chercheurs et scientifiques • Bidirectionnalité: la vulgarisation doit déboucher sur un questionnement individuel et une participation au débat • Enjeu sociétal: offrir une grille de lecture et de compréhension du monde et de la société à chaque citoyen • Développer une culture scientifique, clé de développement et d’innovation • Atténuer les a priori sur la science et amener le public à comprendre qu’elle est partout 18
  19. 19. • Sensibiliser le public à l’importance de la démarche scientifique • Fertilisation croisée des idées  développer la créativité • Ouvrir de nouveaux points d’entrée pour les entreprises, universités, centres de recherche… • Augmenter sa visibilité • Image de marque - publicité - marketing 19 5. POUR QUELS ENJEUX ?
  20. 20. 20 6. ATHENA LE MAG’SCIENTIFIQUE
  21. 21. 6. ATHENA – LE MAG’ SCIENTIFIQUE ATHENA est un magazine de vulgarisation scientifique gratuit édité par la DGO6 (Département du Développement technologique) du Service public de Wallonie. 4 objectifs: • vulgariser la science afin de la rendre accessible à un public le plus large possible ; • sensibiliser le public, et les jeunes plus particulièrement, aux enjeux, perspectives et métiers de la recherche et des nouvelles technologies ; • constituer une vitrine et un support de communication privilégié pour la DGO6 mais aussi pour les acteurs wallons en matière d’actualité scientifique, technologique et d’innovation ; • et enfin, contribuer à développer, chez tout un chacun, une véritable culture scientifique. 21
  22. 22. ATHENA EN CHIFFRES • 30 ans d’existence • 52 pages • 10 numéros/an • 20 rubriques (Actualités orientées R&D, Internet, Biologie, Santé/médecine, Chimie, Physique, Espace, Astronomie…) • 15 journalistes freelance • 3 dessinateurs • 20.000 abonnés à la version papier • 620.000 clics sur le site Internet en 2013 • 50.000 téléchargements du PDF en ligne en 2013 • 500 téléchargements de l’application tablette depuis septembre 2014 22
  23. 23. FONCTIONNEMENT Les auteurs Ils sont journalistes scientifiques ou généralistes, ingénieurs, chimiste, physicien, astrophysicien.  Faut-il être de formation scientifique pour vulgariser ? Avantages:  Compréhension plus rapide des propos d’un pair  Connaissance de son mode de pensée et de fonctionnement et de ses attentes et contraintes  Base de connaissances propice à la comparaison  Base de données et réseau de personnes ressources Inconvénients:  Trop de connaissances pouvant induire moins d’enthousiasme, de curiosité et d’ouverture d’esprit (« inutile d’en parler, tout le monde le sait »)  Compréhension trop rapide au risque de faire des raccourcis (« je sais déjà»)  Difficulté à se mettre dans la peau d’un non scientifique, de celui qui ne sait pas  Répondre davantage aux attentes du scientifique qu’à celles du public 23
  24. 24. Le choix des sujets: INPUT (< des journalistes) ou OUTPOUT (< commandes de sujets)  communiqués de presse (attention à l’intention sous-jacente)  veille scientifique (sites Internet, journaux, blogs, presse spécialisée…)  du service public (projets de recherches)  Réponse à une question intemporelle (qu’est-ce que…)  Information exclusive (< universités, acteurs de diffusion…)  Actualité (le point sur, nouveaux produits…) ou «marronniers» (journées mondiales, Télévie, Printemps des sciences…) 24
  25. 25. Démarche journalistique  Choix d’un angle  poser une question, partir d’un postulat, émettre une hypothèse  Respect d’une ligne éditoriale et d’une charte graphique  Adapter le message au support et au format (brève, article de fond, CP, radio, site Internet, Twitter, Facebook,…)  Diversité des sources (ouvrages, sites Internet, vidéos, rapports d’activités, comptes-rendus, encyclopédies, personnes ressources…)  éviter le repli dans une sphère confortable de connaissances et d’experts connus («bons clients»)  Recherches bibliographiques  Asseoir une autorité scientifique qualitative 25
  26. 26. Démarche journalistique  Construction journalistique (titraille, chapeau, intertitres, encadrés, chute…)  Écriture journalistique (ton direct, narration, fiction, anecdotes, reformulation, humanisation, interpellation par une question, un chiffre, une image, une métaphore, une citation…)  créer un point d’entrée et d’attention pour amener le public à aller plus loin, à éviter le décrochage et à lire le sujet du début à la fin  Infographie (photos, schémas, dessins, graphiques… pour multiplier les points d’accroche)  Contenu complémentaire (hyperliens, tablette, réseaux sociaux…) 26
  27. 27. Le rôle du journaliste de vulgarisation  Informer  Il n’est pas là pour porter la « bonne nouvelle »  Il n’est pas le porte-parole de la communauté scientifique  Il est tenu à une ligne éditoriale définie  Le journaliste scientifique n’est pas forcément un journaliste d’opinion même si par le ton employé et l’angle choisi, il oriente son texte  Multiplier ses sources afin de présenter plusieurs points de vue, faire des comparaisons (principe de précaution)  Il doit répondre à une ou plusieurs questions de départ et induire un questionnement chez le lecteur 27
  28. 28. compris ! 28 Une vulgarisation réussie, c’est un message transmis mais surtout compris !
  29. 29. Quelques trucs pour bien vulgariser QUOI ?  Définir le contenu du message préalablement (ex.: mindmap)  De quoi s’agit-il ? À quoi veut-on arriver ?  Éviter de multiplier les sujets (1 ou 2 maximum)  risque de dispersion QUI ?  Déterminer le récepteur du message - combien - quel âge - quel niveau intellectuel - quelle profession - quelles attentes - … 29
  30. 30. COMMENT  Définir la forme du message en fonction du contexte, de l’objectif visé et du public cible (article, vidéo, graphique, CP,…)  Adopter une posture naïve (redéfinir)  Initier un point d’accès (titre, iconographie, vidéo, chiffre, expérience,…)  Partir du concret (quoi) pour aller vers le détail (qui, quand, où, comment, pourquoi)  Adopter une position de narrateur extérieur («voix-off»)  Faire simple (vocabulaire, structure) mais qualitatif  Miser sur l’infographie en plus du texte  Conclure en reprenant les réponses aux questions: Quel est message ? Qu’est-ce qui doit être retenu en finalité ?  Adapter ou décliner le message au support et au format (presse écrite, radio ou télé, site Internet, réseaux sociaux,…)  Offrir la possibilité d’en savoir plus (hyperliens, références bibliographiques, sites Internet…) 30
  31. 31. LE LIÈVRE ET LA TORTUE: QUI GAGNE ? 31 Qui franchit la ligne d’arrivée en premier ? Celui qui parvient à se faire entendre et comprendre.  Il ne faut pas être nécessairement journaliste scientifique pour vulgariser la science mais la vulgarisation scientifique ne va pas de soi non plus.  Aujourd’hui, il n’y a plus de cloisonnement mais un objectif commun: partager les connaissances.  Y parvenir implique une forte implication, une acceptation de l’objectif final et une remise des compteurs à zéro.  Le langage, la syntaxe, la linguistique sont la clé pour arriver à une vulgarisation «sur-mesure».
  32. 32. 32

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