Conte moderne écologiqueEditions Bulle VertePhilippe BARTHELEMY Jacques-Henri TOURNADRE
Editions Bulle Verte - c/o EcoGam, 410 rue du Roucagnier 34400 Lunel-VielTous droits de reproduction et d’adaptation réser...
«Un conte malicieux, joyeux, qui réveille l’âme d’enfantqui est en chacun de nous.» Pia MoustakiPRÉFACEIl y avait un jardi...
3Un jour, la planète en eut assez de se faire détruirepar les hommes sans rien dire.Cela durait depuis des milliers d’anné...
4
5Les deux élémentsrois, l’Air et l’Eau,décidèrent alorsde se rebeller etconvoquèrent lesreprésentants detoutes les espèces...
6
7Des êtres les plus microscopiques aux plus gigantesques, ceuxdes villes et des jungles, ceux qui vivaient en surface et c...
8Je sens de plus en plusmauvais disait l’air,et pourtant je faistout ce que je peuxpour éparpiller les fumées.Qu’il est lo...
9Je n’en peux plus, entre lesfumées des usines, les potsd’échappement, les pneusbrûlés dans les manifestationset les décha...
10Au début, la famille Salitout qui avait pris possession dela terre, se contentait de jeter quelques saletés par-cipar-là...
11Ce qui était jeté à la mer, faisait même le bonheur de quelquespoissons et crustacés pas trop regardants sur la qualité ...
12Quand la famille Salitout prit de l’expansion, au point decommencer à peupler tous les continents, cela commençaà exaspé...
13
14Ce fut alors “la société de consommation“, cela débordait bientôtde partout, il était tellement plus facile de racheter ...
15
16Ce fut dramatique, tout le monde s’y mettaitpour se débarrasser de ce qui encombrait enenterrant, brûlant, versant et tu...
17Les millions de petits cours d’eaux, qui autrefois amenaientleur eau pure riche en oxygène, ne charriaient plus désormai...
18La situation devint catastrophique,même les pêcheurs qui autrefoisn’attiraient que les poissonssuicidaires et qui prélev...
19On assistait à des paradoxes dramatiques,manifestations de cultivateurs brûlant des pneus,polluant encore plus la terre ...
20Il faut réagir convinrentla totalité desparticipants.Oui mais comment ?Nous avons presque tousdisparu, c’est trop tardma...
21Ce n’est pas vrai, répondirent en chœurles rats, les mouches, les moustiques etautres personnages qui se réjouissaientde...
22Taisez-vous !, arbitra l’eau. Dans l’intérêt de tous, il fautconvenir des meilleurs moyens de se défendre ! Rejetons-leu...
23L’eau distribua son rôle à tousles participants et chacunpromit de consacrer toute sonénergie à nettoyer le monde.
24La question se posa de ce que l’on ferait des milliers d’épavesremplies d’or qui jonchaient le fonds des mers. Ce serait...
25Tout serait restitué quand il n’y aura plus de pollution,quand la planète sera propre. En attendant, chacun de vousrécom...
26Aussitôt tout le monde se mit au travail. Ce fut bientôt ungigantesque chantier ouvert sur toute la surface du globe,tou...
27Les pieuvres gigantesquesévacuaient du fond dela mer les carcasses devéhicules, l’une assommaun pollueur qui venait deje...
28Les milliards de crustacés qui habitent sur lesplages commencèrent à déterrer tout ce quel’on y mettait, le moindre mégo...
29Plusieurs furentlittéralement ensevelissous les déchets etl’on du faire venir desengins mécaniquespour les en sortir.
30
31Le vent cessa desouffler au-dessusde toutes les usinespollueuses de laterre, chacune d’ellese trouva isoléerapidement da...
32Des équipes se constituèrentpour des travaux spéciaux,La tâche de l’une d’entre elles fut demettre en panne tout ce qui ...
33Les choses les plus invraisemblables furent introduitesdans les pots d’échappement des voitures, selon lessaboteurs et l...
34La terre devint ainsi le royaume de la bicyclette,de la charrette, de la péniche et des véhiculessolaires, pendant qu’ét...
35Les hérissons et autresanimaux baladeurs sefrottaient les pattes, letaux de mortalité allaiten prendre une claque,on a t...
36Il fallut tout de suite mettre en place des systèmes deréutilisation sans fin de l’eau ; on put voir bientôt évoluer des...
37On réapprit à tout recycler.À ne plus rien produired’excessif…
38Il le fallait bien puisque aucun article nouveau ne sortait plus desusines pollueuses, celles-ci se convertissaient en g...
39Du plus petit chemin de campagne à la plus grande autorouteurbaine, ce n’était qu’immondices provenant des bas-côtés,les...
40
41Il y eut aussi de stupéfiantes surprises pour toutes lesbonnes volontés du monde.À chaque fois que des travaux amenaient...
42Le chômage disparut par enchantement, il y avait besoinde tant de bonnes volontés.La nature se révéla pleine de mansuétu...
43Elle fut désormais exploitée intelligemment, ses ressources biengérées se révélèrent alors inépuisables.Après les plus g...
44Quant à ceux qui s’étaient accomodésd’une terre polluée et abîmée, ilstrouveraient bien une autre planète àoccuper !
Imprimé sur du papieravec des encres à base végétale.Editions Bulle Verte - c/o EcoGam410 rue du Roucagnier 34400 Lunel-Vi...
" Trop c'est trop! " Conte moderne écologique
" Trop c'est trop! " Conte moderne écologique
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

" Trop c'est trop! " Conte moderne écologique

640 vues

Publié le

« Un conte malicieux, joyeux, qui réveille l’âme d’enfant
qui est en chacun de nous. »

Publié dans : Formation
0 commentaire
2 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
640
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
4
Actions
Partages
0
Téléchargements
16
Commentaires
0
J’aime
2
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

" Trop c'est trop! " Conte moderne écologique

  1. 1. Conte moderne écologiqueEditions Bulle VertePhilippe BARTHELEMY Jacques-Henri TOURNADRE
  2. 2. Editions Bulle Verte - c/o EcoGam, 410 rue du Roucagnier 34400 Lunel-VielTous droits de reproduction et d’adaptation réservés pour tous pays.© 2011 - Philippe BARTHELEMY opic n°490722 - ISBN 978-2-9540880-0-6Texte de Philippe BARTHELEMYIllustrations de Jacques-Henri TOURNADREPréface de Pia MOUSTAKIConte moderne écologique
  3. 3. «Un conte malicieux, joyeux, qui réveille l’âme d’enfantqui est en chacun de nous.» Pia MoustakiPRÉFACEIl y avait un jardin qu’on appelait la terre.Il brillait au soleil comme un fruit défendu.Non, ce n’était pas le paradis ni l’enferNi rien de déjà vu ou déjà entendu.Il y avait un jardin, une maison, des arbres,Avec un lit de mousse pour y faire l’amourEt un petit ruisseau roulant sans une vagueVenait le rafraîchir et poursuivait son cours.Il y avait un jardin grand comme une vallée.On pouvait s’y nourrir à toutes les saisons,Sur la terre brûlante ou sur l’herbe geléeEt découvrir des fleurs qui n’avaient pas de nom.Il y avait un jardin qu’on appelait la terre.Il était assez grand pour des milliers d’enfants.Il était habité jadis par nos grands-pères,Qui le tenaient eux-mêmes de leurs grands-parents.Où est-il ce jardin où nous aurions pu naître,Où nous aurions pu vivre insouciants et nus?Où est cette maison toutes portes ouvertes,Que je cherche encore et que je ne trouve plus?IL Y AVAIT UN JARDINGeorges MoustakiC’est une chanson pour les enfants qui naissent et qui vivententre l’acier et le bitume, entre le béton et l’asphalte,Et qui ne sauront peut-être jamaisQue la terre était un jardin.
  4. 4. 3Un jour, la planète en eut assez de se faire détruirepar les hommes sans rien dire.Cela durait depuis des milliers d’années,mais là c’était maintenant TROP.
  5. 5. 4
  6. 6. 5Les deux élémentsrois, l’Air et l’Eau,décidèrent alorsde se rebeller etconvoquèrent lesreprésentants detoutes les espècesanimales de laterre, tout aumoins les espècessurvivantes.
  7. 7. 6
  8. 8. 7Des êtres les plus microscopiques aux plus gigantesques, ceuxdes villes et des jungles, ceux qui vivaient en surface et ceuxdes profondeurs extrêmes, ceux qui nageaient et ceux quivolaient, les inoffensifs et les dangereux, tout le monde avaitrépondu présent.L’eau bouillonnait de colère! L’air soufflait de rage!Je suis de plus en plus trouble, disait l’eau, mon peuple et moisuffoquons de manque d’oxygène. Tout ce pétrole nous donnela nausée.
  9. 9. 8Je sens de plus en plusmauvais disait l’air,et pourtant je faistout ce que je peuxpour éparpiller les fumées.Qu’il est loin le bon tempsoù les seules odeursétaient celles des fleurs et desfruits !
  10. 10. 9Je n’en peux plus, entre lesfumées des usines, les potsd’échappement, les pneusbrûlés dans les manifestationset les décharges fumantes.Trop c’est trop !Nous sommes tousen voie de disparition.Il faut réagir!
  11. 11. 10Au début, la famille Salitout qui avait pris possession dela terre, se contentait de jeter quelques saletés par-cipar-là, rien de bien méchant.Tout ce qui était jeté était biodégradable.Les déchets enrichissaient les sols, qui devenaient plusfertiles, et fournissaient alors plus de nourriture pour leshumains.
  12. 12. 11Ce qui était jeté à la mer, faisait même le bonheur de quelquespoissons et crustacés pas trop regardants sur la qualité etla fraîcheur. Cela dura quelques siècles, jusqu’à ce qu’ondécouvre ou invente le plastique, les détergents,le pétrole et qu’on jette allègrementtout à la mer, notre garde-manger !
  13. 13. 12Quand la famille Salitout prit de l’expansion, au point decommencer à peupler tous les continents, cela commençaà exaspérer le monde animal.Il fallait à chaque fois s’éloigner de plus en plus pourtrouver un coin propre. La terre, l’air et l’eau quis’efforçaient de tout diluer, éparpiller et recouvrir n’yarrivaient plus.
  14. 14. 13
  15. 15. 14Ce fut alors “la société de consommation“, cela débordait bientôtde partout, il était tellement plus facile de racheter que derecycler !Au début, il était si facile d’enfouirquelques déchets dans les profondeursterrestres ou maritimes.C’était sans compter sur l’ingéniositédes terriens à inventer chaque jour desproduits qui devenaient rapidement desdéchets que l’on entassait...
  16. 16. 15
  17. 17. 16Ce fut dramatique, tout le monde s’y mettaitpour se débarrasser de ce qui encombrait enenterrant, brûlant, versant et tuant !
  18. 18. 17Les millions de petits cours d’eaux, qui autrefois amenaientleur eau pure riche en oxygène, ne charriaient plus désormaisqu’immondices jusqu’aux embouchures.Le moindre trou de jardin ou de chantier révélait des tasd’immondices, déchets toxiques et autres.
  19. 19. 18La situation devint catastrophique,même les pêcheurs qui autrefoisn’attiraient que les poissonssuicidaires et qui prélevaientjuste de quoi nourrir leur famille,avaient petit à petit nourrid’autres familles et essayaientmaintenant de nourrir la planèteentière, sans s’apercevoir que lefilon s’appauvrissait.Ils participaient maintenant allègrement à la destruction de lamer. Avec leurs bateaux, ils ne se contentaient plus de flotteragréablement poussés par le vent. Désormais, propulsés par desengins bruyants et sales, ils étaient capables d’aller de plus enplus loin pour débusquer la pêche miraculeuse.
  20. 20. 19On assistait à des paradoxes dramatiques,manifestations de cultivateurs brûlant des pneus,polluant encore plus la terre qui les faisait vivre etqu’ils s’acharnaient à assécher en voulant la rendreplus fertile, marées noires gigantesques dues auxsabotages de concurrents pêcheurs.Il n’existait plus de refuge assez lointain ou assezprofond qui ne soit peu à peu atteint, pas un endroitabsent d’égouts, de pétroliers, de décharges.
  21. 21. 20Il faut réagir convinrentla totalité desparticipants.Oui mais comment ?Nous avons presque tousdisparu, c’est trop tardmaintenant, geignirentquelques uniquesspécimens que l’onne trouvait plus guèreque dans de trop raresendroits inaccessibles.
  22. 22. 21Ce n’est pas vrai, répondirent en chœurles rats, les mouches, les moustiques etautres personnages qui se réjouissaientde l’état de la planète, nous n’avonsjamais eu autant de famille quemaintenant, et tant à manger. Mais ilest vrai que la qualité laisse un peu àdésirer...
  23. 23. 22Taisez-vous !, arbitra l’eau. Dans l’intérêt de tous, il fautconvenir des meilleurs moyens de se défendre ! Rejetons-leurtout ce qui leur appartient ! Rendons aux pollueurs ce qui estaux pollueurs et empêchons-les de recommencer ! C’est biensimple, ceux d’entre vous qui sont en contact avec les humains,leur rejetteront aussitôt ce qu’ils ont jeté! Les autres nettoierontce qui a été entassé depuis des siècles !
  24. 24. 23L’eau distribua son rôle à tousles participants et chacunpromit de consacrer toute sonénergie à nettoyer le monde.
  25. 25. 24La question se posa de ce que l’on ferait des milliers d’épavesremplies d’or qui jonchaient le fonds des mers. Ce seraitdommage d’en faire profiter les pollueurs.
  26. 26. 25Tout serait restitué quand il n’y aura plus de pollution,quand la planète sera propre. En attendant, chacun de vousrécompensera les bonnes volontés grâce à ses découvertes.
  27. 27. 26Aussitôt tout le monde se mit au travail. Ce fut bientôt ungigantesque chantier ouvert sur toute la surface du globe,tout le monde s’y mettait selon ses capacités.
  28. 28. 27Les pieuvres gigantesquesévacuaient du fond dela mer les carcasses devéhicules, l’une assommaun pollueur qui venait dejeter une batterie à lamer en lui rejetant sur lecrâne. Nul doute qu’il eûtla peur de sa vie et qu’il nerecommencerait plus de sitôt.
  29. 29. 28Les milliards de crustacés qui habitent sur lesplages commencèrent à déterrer tout ce quel’on y mettait, le moindre mégot était lancé surles fumeurs qui arpentaient la plage.
  30. 30. 29Plusieurs furentlittéralement ensevelissous les déchets etl’on du faire venir desengins mécaniquespour les en sortir.
  31. 31. 30
  32. 32. 31Le vent cessa desouffler au-dessusde toutes les usinespollueuses de laterre, chacune d’ellese trouva isoléerapidement dans unbrouillard nauséabondet nocif et ce fut ladébandade.
  33. 33. 32Des équipes se constituèrentpour des travaux spéciaux,La tâche de l’une d’entre elles fut demettre en panne tout ce qui polluait etconsommait de l’énergie non naturelle.
  34. 34. 33Les choses les plus invraisemblables furent introduitesdans les pots d’échappement des voitures, selon lessaboteurs et leur origine.Les singes y mirent des bananes, les lapins descarottes, les souris mangèrent les fils, rien ne putrouler.
  35. 35. 34La terre devint ainsi le royaume de la bicyclette,de la charrette, de la péniche et des véhiculessolaires, pendant qu’étaient recyclés rapidementles véhicules de toutes sortes.
  36. 36. 35Les hérissons et autresanimaux baladeurs sefrottaient les pattes, letaux de mortalité allaiten prendre une claque,on a tout le temps devoir arriver un vélo ouun cheval.
  37. 37. 36Il fallut tout de suite mettre en place des systèmes deréutilisation sans fin de l’eau ; on put voir bientôt évoluer despoissons gracieux dans tous les cours d’eau et se baigner ànouveau dans les rivières, bien malmenées jusqu’à présentmalgré les promesses des politiciens.
  38. 38. 37On réapprit à tout recycler.À ne plus rien produired’excessif…
  39. 39. 38Il le fallait bien puisque aucun article nouveau ne sortait plus desusines pollueuses, celles-ci se convertissaient en gigantesquescavernes d’Ali Baba où tout était exploité.Le moindre déchet déterré fut alors recyclé, réutilisé et revalorisé.
  40. 40. 39Du plus petit chemin de campagne à la plus grande autorouteurbaine, ce n’était qu’immondices provenant des bas-côtés,les plus intelligents des humains firent des fortunes éclairen ramassant tout et en recyclant.
  41. 41. 40
  42. 42. 41Il y eut aussi de stupéfiantes surprises pour toutes lesbonnes volontés du monde.À chaque fois que des travaux amenaient une améliorationde la qualité de l’air, de l’eau et de la terre, on avait lasurprise de trouver, dès le premier coup de pioche, lestrésors les plus inouïs que l’on avait cru perdus à jamais.Tous les puissants de ce monde s’aperçurent alors qu’uneplanète propre et agréable à vivre coûtait bien moins cherqu’avant.En effet, le moindre matériau extrait de la terre, le moindrelitre d’eau, le plus petit morceau de bois était réutilisablesans fin.
  43. 43. 42Le chômage disparut par enchantement, il y avait besoinde tant de bonnes volontés.La nature se révéla pleine de mansuétude et pardonna.Elle fut bientôt capable de rendre au centuple lemoindre bienfait humain.
  44. 44. 43Elle fut désormais exploitée intelligemment, ses ressources biengérées se révélèrent alors inépuisables.Après les plus grandes frayeurs que la race humaine avait dûaffronter, les terriens comprirent qu’ils avaient été à deux doigts dedétruire en quelques années ce que la nature avait mis des milliardsd’années à achever.
  45. 45. 44Quant à ceux qui s’étaient accomodésd’une terre polluée et abîmée, ilstrouveraient bien une autre planète àoccuper !
  46. 46. Imprimé sur du papieravec des encres à base végétale.Editions Bulle Verte - c/o EcoGam410 rue du Roucagnier 34400 Lunel-VielTous droits de reproductionet d’adaptation réservés pour tous pays.ISBN 978-2-9540880-0-6Prix : 9,90Dépôt légal : décembre 2011Imprimé en France parConte moderne écologiqueAprès m’avoir lu, ne me jetez pas, offrez-moi !Texte de Philippe BARTHELEMYIllustrations de Jacques-Henri TOURNADREPréface de Pia MOUSTAKIMaquette : Nathalie FRANCISCO9 7 8 2 9 5 4 0 8 8 0 0 6

×