GRR6535 Erikursus prantsuse 
keele lingvistikast
La lexicologie française et la 
lexicographie
La lexicologie est l’étude du lexique, du 
vocabulaire d’une langue, dans ses relations 
avec les autres composants de la ...
• Le terme apparaît la première fois dans 
l’Encyclopédie en 1765, ainsi que le terme 
lexicographie 
• C’est à partir de ...
• Étymologie : 
• Léxis › léxikon › lexicon › lexique m. 
• Léxis : « mot, récit », ne pas confondre avec 
logos, la même ...
Objet de la lexicologie 
1) La lexicologie a pour tâche d’établir la liste 
des unités qui constituent le lexique, et de 
...
• La sémantique lexicale qui analyse le sens 
des mots et les relations de sens qu’ils 
entretiennent entre eux 
• La morp...
• La forme des mots variables est liée à leur 
emploi dans la phrase 
• Cette variation est appelée flexion : 
conjugaison...
Domaines voisins 
1) Le lexique est partiellement représenté et 
décrit dans les dictionnaires 
La fabrication/composition...
3) Les mots sont attestés dans des textes, donc, 
la lexicologie est liée à la stylistique et l’analyse 
du discours 
4) L...
LE MOT 
• Le mot est l’unité lexicale 
• L’identité d’un mot est constituée de trois 
éléments : 
- une forme 
- un sens 
...
Les classes grammaticales/parties du 
discours 
Il en existe neuf, selon le rôle syntaxique : 
- noms 
- pronoms 
- verbes...
D’après la présence ou l’absence de flexion, on 
distingue les : 
- variables : noms, pronoms, adjectifs, verbes, 
détermi...
Les unités constituantes de la phrase 
• Noms : désignent des personnes, des objets, 
des créations de la pensée ou des li...
• Adverbes représentent une propriété de 
même nature que l’adjectif, pais concernant le 
procès, lié au verbe ou un état,...
• Articles déterminent les substantifs 
• Pronoms se substituent aux noms ou se 
réfèrent aux actants de la communication ...
• On oppose aussi les parties du discours 
majeures : noms, verbes, adjectifs et 
adverbes, celles qui ont un sens, et 
• ...
• NB ! Parfois on dit pour classes 
grammaticales/parties du discours, catégorie 
grammaticale 
• Les catégories grammatic...
La forme 
• Les mots variables, qui ont une flexion : 
conjugaison, déclinaison, genre, nombre, ont 
plusieurs formes 
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• On utilise, et cela conventionnellement, l’une 
des formes du mot pour le nommer en tant 
qu’unité lexicale : 
- le masc...
• NB ! Tous les mots graphiques ne sont pas 
nécessairement des unités lexicales 
Exemple : leu ne signifie plus rien en f...
Le problème existe dans la nature-même du mot 
français. Il est beaucoup plus aisé de définir un 
phonème et un morphème e...
Le sens 
• En principe, il y a autant de mots qu’il y a des 
sens, donc : 
Bise „vent du nord“ 
Bise „baiser“, sont deux m...
Le lexique 
• L’ensemble de mots d’une langue constitue 
son lexique 
• La statistique lexicale oppose lexique et 
vocabul...
• Les unités du lexique (unités lexicales) sont 
appelées aussi les lexèmes [unités (virtuelles) 
qui composent le lexique...
• Exemple : 
Le petit garçon caresse le petit chat, comporte 7 
mots, 5 vocables
• D’après cette formulation, le lexème est une 
unité lexicale faisant partie du lexique – le 
stock potentiel de l’indivi...
Les sous-ensembles du lexique 
• Le lexique général est commun à tous les 
locuteurs 
• Les lexiques de spécialités sont l...
• Le lexique varie partiellement selon trois facteurs 
principaux : le temps, l’espace, le registre 
• Le temps : la varia...
• Souvent, on sous-entend sous „registre“ 
toutes les variations possibles!
• La fréquence : Un petit nombre de mots très 
fréquents constituent un noyau autour duquel 
se superposent des couches de...
Les mots problématiques 
Les noms propres 
• En principe, ils ne sont pas des mots de la 
langue, il n’ont pas de sens 
• ...
Les noms de personnes entrent dans le lexique 
dans les cas suivants : 
• Les noms de personnes désignant une classe 
d’in...
• NB ! Certains linguistes les placent sous le 
phénomène de métonymie – une figure de 
rhétorique consistant à désigner u...
• Les noms de personnes entrent également 
dans des comparaisons figées à valeur 
intensive : riche comme Crésus, vieux co...
Des produits fabriqués sont nommés par le nom 
de leur inventeur : 
• poubelle (d’après le nom du préfet de la Seine 
qui ...
Des produits fabriqués ont un nom de marque : 
• frigidaire (‹ frigidarium « glacière ») 
• velcro [‹ vel(ours) + cro(chet...
• Le nom propre peut être intégré 
complètement dans la langue, une minorité 
connaît de quoi il s’agissait au départ : 
p...
Les noms propres entrent massivement dans le 
lexique par leurs dérivés: 
• par les noms de lieux : français, parisien etc...
Les mots „virtuels“ 
• On peut improviser des mots, qui ne sont pas 
nécessairement parties intégrantes du lexique 
• Tel ...
Les mots étrangers 
• Les emprunt ont de différents niveaux 
d’intégration : 
- ils peuvent être assimilés quand ils sont ...
- les emprunts qui coulent, un peu changés 
parfois, à peu près dans les moules phonétiques, 
orthographiques et morpholog...
• Emprunt : tout élément provenant d’une autre 
langue 
• Calque : l’emprunt qui résulte d’une traduction 
littérale soit ...
Le signe linguistique 
• La sémantique lexicale a pour objet l’étude du 
sens des unités lexicales
Le signe linguistique et le référent 
• Ferdinand de Saussure définit le signe comme 
une entité à double face 
- l’une se...
• Le signifiant est l’aspect formel du signe qui 
évoque un contenu sémantique 
• Le signifié est le contenu sémantique év...
• Au signifiant orale et graphique pomme est 
associé le signifié (sens) « fruit du pommier » 
• Les signes linguistiques ...
• Il ne faut pas confondre les signes 
linguistiques et les référents 
• On mange la pomme, le fruit, et non le mot ou 
si...
• Les référents peuvent être matériels ou 
conceptuels : êtres, objets, lieux, processus, 
propriétés, événements etc. 
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Extension et intension 
• Il existe deux possibilités pour définir une 
classe d’objets : 
- définition en extension, quan...
• Sur le plan lexical : 
- l’extension d’un signe est l’ensemble des 
référents auxquels il s’applique 
- l’intension d’un...
• Exemple : 
- l’extension de fleur est l’ensemble des différentes 
fleurs 
- l’intension de fleur est le sens de fleur co...
Dénotation et connotation 
• La dénotation est l’élément stable, non 
subjectif et analysable hors du discours, de la 
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• La connotation représente les valeurs 
sémantiques secondes, subjectives ou 
variables selon le contexte, qui viennent s...
• Exemple : 
Nuit : 
- Dénotation : opposé de jour, intervalle entre 
coucher et lever du soleil etc. 
- connotation (pour...
La définition par inclusion 
• Cela veut dire à peu près « ce qui fait partie » 
et est répandue dans les dictionnaires 
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• La définition par inclusion est une définition 
en intension du signe 
• Le modèle aristotélicien 
Cette représentation ...
• La définition selon Aristote consiste à désigner 
d’abord le genre (la classe générale), dont 
relève le référent du nom...
• Cette définition (du Robert) se compose de 
l’incluant, alliage, qui nomme la catégorie 
générale à laquelle appartient ...
Exemples : 
- pastis : boisson alcoolisée à l’anis 
- oreille : l’un des deux organes constituant 
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• Aristote recommandait le genre prochain : 
siège est le genre prochain à fauteuil ; meuble 
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• On peut vérifier la relation d’identité à l’aide 
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• Si la réponse est affirmative dans les deux cas, 
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Définitions hypospécifiques, 
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• La définition est hypospécifique quand le 
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• Croissant : petite pâtisserie feuilletée 
• Est-ce que tous les croissants sont des petites 
pâtisseries feuilletées ? 
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• La définition est suffisante quand elle répond 
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• La définition est hyperspécifique quand elle 
énumère trop de traits, allant au-delà de la 
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• Sauterelle : insecte orthoptère sauteur, aux 
très longues pattes postérieures, aux larges 
ailes, aux longues antennes ...
• La définition par inclusion présente une grande 
variété du contenu. Il est difficile de sélectionner 
l’incluant et les...
• NB ! Deux catégories de mots entrent 
difficilement dans l’analyse par inclusion: 
- les mots primitifs 
- les mots gram...
• Mots primitifs : sont souvent les mots à quoi 
on aboutit en remontant la chaîne des 
inclusions : être, chose, personne...
• Mots grammaticaux : ont un contenu pauvre, 
quasi réduit à leur fonction : car, que, si etc. : 
- que : pronom relatif d...
• Il y a un autre groupe de mots, appelés 
termes collectifs, qui entrent difficilement 
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  1. 1. GRR6535 Erikursus prantsuse keele lingvistikast
  2. 2. La lexicologie française et la lexicographie
  3. 3. La lexicologie est l’étude du lexique, du vocabulaire d’une langue, dans ses relations avec les autres composants de la langue, phonologiques et syntaxiques, et avec les facteurs sociaux, culturels et psychologiques
  4. 4. • Le terme apparaît la première fois dans l’Encyclopédie en 1765, ainsi que le terme lexicographie • C’est à partir de Ferdinand de Saussure que la lexicologie acquiert son autonomie
  5. 5. • Étymologie : • Léxis › léxikon › lexicon › lexique m. • Léxis : « mot, récit », ne pas confondre avec logos, la même racine que lego en grec ancien et en latin : ramasser, recueillir, cueillir ; enlever, réunir ; lire (à haute voix)
  6. 6. Objet de la lexicologie 1) La lexicologie a pour tâche d’établir la liste des unités qui constituent le lexique, et de décrire les relations entre ces unités D’autre part, on va plus loin, le lexique s’organise sur les deux plans du sens et de la forme :
  7. 7. • La sémantique lexicale qui analyse le sens des mots et les relations de sens qu’ils entretiennent entre eux • La morphologie lexicale qui analyse la structure des mots et les relations de forme qui existe entre eux
  8. 8. • La forme des mots variables est liée à leur emploi dans la phrase • Cette variation est appelée flexion : conjugaison, déclinaison (en français chez les pronoms uniquement de façon rudimentaire), nombre, genre • La flexion est l’objet de la morphologie flexionnelle
  9. 9. Domaines voisins 1) Le lexique est partiellement représenté et décrit dans les dictionnaires La fabrication/composition et l’études des dictionnaires est la lexicographie 2) On distingue le lexique général, appelé aussi lexique commun et les lexiques de spécialités. L’étude des lexiques des spécialités est la terminologie
  10. 10. 3) Les mots sont attestés dans des textes, donc, la lexicologie est liée à la stylistique et l’analyse du discours 4) La lexicométrie ou statistique lexicale mesure la fréquence des mots dans un texte ou dans un ensemble de textes que l’on appelle le corpus
  11. 11. LE MOT • Le mot est l’unité lexicale • L’identité d’un mot est constituée de trois éléments : - une forme - un sens - une classe grammaticale ou partie du discours
  12. 12. Les classes grammaticales/parties du discours Il en existe neuf, selon le rôle syntaxique : - noms - pronoms - verbes - adjectifs - déterminants - adverbes - prépositions - conjonctions - interjections
  13. 13. D’après la présence ou l’absence de flexion, on distingue les : - variables : noms, pronoms, adjectifs, verbes, déterminants - invariables : prépositions, conjonctions, interjections
  14. 14. Les unités constituantes de la phrase • Noms : désignent des personnes, des objets, des créations de la pensée ou des lieux, se sont des substantif • Verbes et adjectifs, groupés sous le nom de verbaux, désignent des procès et des états
  15. 15. • Adverbes représentent une propriété de même nature que l’adjectif, pais concernant le procès, lié au verbe ou un état, lié à l’adjectif (on ne peut pas les lier au nom : très table) • Prépositions et conjonctions indiquent une relation logique entre les parties du discours et les phrases
  16. 16. • Articles déterminent les substantifs • Pronoms se substituent aux noms ou se réfèrent aux actants de la communication • NB! Interjections sont des mots qui sont des phrases ou des mots-phrases et non des constituants de la phrase
  17. 17. • On oppose aussi les parties du discours majeures : noms, verbes, adjectifs et adverbes, celles qui ont un sens, et • les parties du discours mineures : celles qui ne signifient rien elles-mêmes
  18. 18. • NB ! Parfois on dit pour classes grammaticales/parties du discours, catégorie grammaticale • Les catégories grammaticales définissent les modifications que peuvent subir les parties du discours : le temps, la personne, le nombre, le genre
  19. 19. La forme • Les mots variables, qui ont une flexion : conjugaison, déclinaison, genre, nombre, ont plusieurs formes Ex : parler, parles, parlent etc. Je, me, moi etc. Chat, chatte, chats, chattes
  20. 20. • On utilise, et cela conventionnellement, l’une des formes du mot pour le nommer en tant qu’unité lexicale : - le masc sg des noms (pas dans toutes les langues) - l’infinitif des verbes (pas dans toutes les langues)
  21. 21. • NB ! Tous les mots graphiques ne sont pas nécessairement des unités lexicales Exemple : leu ne signifie plus rien en français moderne, entre uniquement dans la locution à la queue leu leu D’un autre côté : 3 unités lexicales : pomme, de, terre peuvent en former une quatrième : pomme de terre
  22. 22. Le problème existe dans la nature-même du mot français. Il est beaucoup plus aisé de définir un phonème et un morphème en français qu’un mot !
  23. 23. Le sens • En principe, il y a autant de mots qu’il y a des sens, donc : Bise „vent du nord“ Bise „baiser“, sont deux mots différents
  24. 24. Le lexique • L’ensemble de mots d’une langue constitue son lexique • La statistique lexicale oppose lexique et vocabulaire (ne pas confondre avec le sens dans la langue de tous les jours !) • Cette opposition correspond à celle entre la langue et le discours
  25. 25. • Les unités du lexique (unités lexicales) sont appelées aussi les lexèmes [unités (virtuelles) qui composent le lexique] • les unités du discours sont les vocables (un lexème dans le discours) • les mots (n’importe quelle réalisation en parole)
  26. 26. • Exemple : Le petit garçon caresse le petit chat, comporte 7 mots, 5 vocables
  27. 27. • D’après cette formulation, le lexème est une unité lexicale faisant partie du lexique – le stock potentiel de l’individu ou de toute une langue • Le vocable et le mot sont des unités de vocabulaire, unités effectivement employées dans un acte de communication donné
  28. 28. Les sous-ensembles du lexique • Le lexique général est commun à tous les locuteurs • Les lexiques de spécialités sont liés à des domaines précis. L’étude des lexiques de spécialités est la terminologie
  29. 29. • Le lexique varie partiellement selon trois facteurs principaux : le temps, l’espace, le registre • Le temps : la variation diachronique • L’espace : la variation diatopique • Le registre : la variation diastratique familier (langue parlée), littéraire (dans des textes littéraires), argotique (langue parlée spécifique), vulgaire (jugement moral ou esthétique) etc. • La détermination reste difficile
  30. 30. • Souvent, on sous-entend sous „registre“ toutes les variations possibles!
  31. 31. • La fréquence : Un petit nombre de mots très fréquents constituent un noyau autour duquel se superposent des couches de fréquence moindre, jusqu’aux très rares et hapax, (‛άπαξ λεγόμενον) attestés une seule fois • La fréquence peut être contestée, sauf, si elle est tirée d’un corpus
  32. 32. Les mots problématiques Les noms propres • En principe, ils ne sont pas des mots de la langue, il n’ont pas de sens • Beaucoup de noms de villes et de pays ont une forme française, qui doit être répertoriée dans le lexique du français : Londres, Milan, Gênes, Nouvelle-Orléans etc.
  33. 33. Les noms de personnes entrent dans le lexique dans les cas suivants : • Les noms de personnes désignant une classe d’individus : tartuffe, don Juan • Cela s’appelle antonomase • Elle peut être très cachée par l’évolution du language : renard, c’était Renart du «Roman de Renart », au lieu de « goupil »‹ vulpiculus ‹ vulpes
  34. 34. • NB ! Certains linguistes les placent sous le phénomène de métonymie – une figure de rhétorique consistant à désigner un objet ou une notion par un terme autre que celui qu’il faudrait : un Picasso = un tableau de Pablo Picasso Le Robert etc.
  35. 35. • Les noms de personnes entrent également dans des comparaisons figées à valeur intensive : riche comme Crésus, vieux comme Hérode • Ces noms propres ne sont pas normalement considérés comme des unités lexicales, ils n’entrent pas dans Le Robert par exemple
  36. 36. Des produits fabriqués sont nommés par le nom de leur inventeur : • poubelle (d’après le nom du préfet de la Seine qui imposa ce récipient destiné aux ordures en 1884) • guillotine (d’après le docteur Guillotin, qui préconisa l’usage de ce moyen d’exécution)
  37. 37. Des produits fabriqués ont un nom de marque : • frigidaire (‹ frigidarium « glacière ») • velcro [‹ vel(ours) + cro(chet)], deux rubans qui s’agrippent • sopalin, calepin etc. • L’emploi de noms de marque est souvent critiqué
  38. 38. • Le nom propre peut être intégré complètement dans la langue, une minorité connaît de quoi il s’agissait au départ : poubelle
  39. 39. Les noms propres entrent massivement dans le lexique par leurs dérivés: • par les noms de lieux : français, parisien etc. • par les noms d’auteurs ou de personnages : marxisme, proustien, gargantuesque etc.
  40. 40. Les mots „virtuels“ • On peut improviser des mots, qui ne sont pas nécessairement parties intégrantes du lexique • Tel ou tel mot „virtuel“ peut se lexicaliser au fur et à mesure que l’usage l’impose - il est lexicalisé ; tel autre ne le sera peut être jamais, parce que les mécanismes de la formation n’ont pas été respectés • Ces mécanismes ne sont pas encore totalement décrits
  41. 41. Les mots étrangers • Les emprunt ont de différents niveaux d’intégration : - ils peuvent être assimilés quand ils sont conformes aux structures du français : sentimental (un anglicisme, qui devrait être *sentimentel), mais convient quand-même
  42. 42. - les emprunts qui coulent, un peu changés parfois, à peu près dans les moules phonétiques, orthographiques et morphologiques : bifteck ‹ beeftsteak, relooker ‹ look - les emprunts qui ne peuvent pas tout à fait appartenir à la langue française par leur phonétisme (ou l’orthographe) : apartheid, tchador, building etc.
  43. 43. • Emprunt : tout élément provenant d’une autre langue • Calque : l’emprunt qui résulte d’une traduction littérale soit d’une expression : col blanc ‹ white-collar soit d’une acception : souris „boîtier connecté à un ordinateur“ ‹ mouse • Xénisme : l’emprunt qui correspond à une réalité étrangère : toundra, steppe, kolkhose etc.
  44. 44. Le signe linguistique • La sémantique lexicale a pour objet l’étude du sens des unités lexicales
  45. 45. Le signe linguistique et le référent • Ferdinand de Saussure définit le signe comme une entité à double face - l’une sensible, qui est son signifiant, - l’autre abstraite, qui est son signifié
  46. 46. • Le signifiant est l’aspect formel du signe qui évoque un contenu sémantique • Le signifié est le contenu sémantique évoqué par le signifiant • L’opposition expression/contenu est parfois équivalente à signifiant/signifié
  47. 47. • Au signifiant orale et graphique pomme est associé le signifié (sens) « fruit du pommier » • Les signes linguistiques permettent au locuteur de parler de la réalité qui l’entoure • Un locuteur a la propriété de pouvoir renvoyer aux objets du monde qui sont extérieurs à la langue, ces objets sont les référents
  48. 48. • Il ne faut pas confondre les signes linguistiques et les référents • On mange la pomme, le fruit, et non le mot ou signifiant pomme, ni le signifié de pomme
  49. 49. • Les référents peuvent être matériels ou conceptuels : êtres, objets, lieux, processus, propriétés, événements etc. • Ils peuvent relever du monde complètement fictif, contesté par certains
  50. 50. Extension et intension • Il existe deux possibilités pour définir une classe d’objets : - définition en extension, quand on énumère les éléments dont se compose la classe ; - définition en intension, quand on définie la classe à l’aide des propriétés communes aux objets de la classe
  51. 51. • Sur le plan lexical : - l’extension d’un signe est l’ensemble des référents auxquels il s’applique - l’intension d’un signe est l’ensemble des traits qui constituent son signifié
  52. 52. • Exemple : - l’extension de fleur est l’ensemble des différentes fleurs - l’intension de fleur est le sens de fleur composé des traits sémantiques : colorée, des végétaux, odorantes etc. • Extension et intension sont complémentaire : par exemple la couleur jaune, par définition en intension « coloré », après, on devrait continuer en extension « couleur de crocus, de soleil etc.
  53. 53. Dénotation et connotation • La dénotation est l’élément stable, non subjectif et analysable hors du discours, de la signification d’une unité lexicale
  54. 54. • La connotation représente les valeurs sémantiques secondes, subjectives ou variables selon le contexte, qui viennent se greffer sur le sens dénotatif. Les valeurs connotatives sont variables selon les locuteurs • Les valeurs connotatives ne sont pas faciles à définir, parce que les informations qu’elles fournissent portent sur autre chose que le référent
  55. 55. • Exemple : Nuit : - Dénotation : opposé de jour, intervalle entre coucher et lever du soleil etc. - connotation (pour certains locuteurs, dans certains contextes) : « tristesse, deuil, période lointaine du temps (la nuit des temps) etc.
  56. 56. La définition par inclusion • Cela veut dire à peu près « ce qui fait partie » et est répandue dans les dictionnaires • Effectivement, il est possible de répondre à la question « Qu’est-ce que Z ? » en reformulant en plusieurs mots ce qui a été exprimé en un seul
  57. 57. • La définition par inclusion est une définition en intension du signe • Le modèle aristotélicien Cette représentation du sens lexical a été établi par Aristote, selon les catégories logiques genre et espèce
  58. 58. • La définition selon Aristote consiste à désigner d’abord le genre (la classe générale), dont relève le référent du nom à définir, puis à spécifier ce qui le différencie des autres espèces appartenant au même genre • Exemple : bronze : alliage de cuivre et d’étain
  59. 59. • Cette définition (du Robert) se compose de l’incluant, alliage, qui nomme la catégorie générale à laquelle appartient le référent et deux traits différenciateurs, cuivre et étain qui le distinguent des autres alliages, c’est-à-dire des autres référents de la catégorie • Alliage est l’incluant ou l’hyperonyme de bronze : mot qui lui sert de classificateur
  60. 60. Exemples : - pastis : boisson alcoolisée à l’anis - oreille : l’un des deux organes constituant l’appareil auditif - fauteuil : siège à dossier et à bras, à une seul place • La lecture de la définition peut s’arréter après l’incluant : le fauteuil est un siège
  61. 61. • Aristote recommandait le genre prochain : siège est le genre prochain à fauteuil ; meuble est le genre prochain à siège etc.
  62. 62. • On peut vérifier la relation d’identité à l’aide de la double question, c’est alors que la visée référentielle apparaît
  63. 63. • Si la réponse est affirmative dans les deux cas, la définition est juste : - Est-ce que tous les objets appelés bronze sont des alliages qui sont constitués de cuivre et d’étain ? - Est-ce que tous les alliages qui sont constitués de cuivre et d’étain sont du bronze ?
  64. 64. • Les substantifs conviennent mieux au modèle aristotélicien de la définition, mais peut il s’appliquer également pour les verbes et les adjectifs • Exemples : - sauter : quitter le sol, abandonner tout appui pendant un instant, par un ensemble de mouvements… - minime : très petit…
  65. 65. Définitions hypospécifiques, suffisantes et hyperspécifiques • La définition est hypospécifique quand le nombre de traits spécifiques est insuffisant, seule la première question reçoit une réponse positive :
  66. 66. • Croissant : petite pâtisserie feuilletée • Est-ce que tous les croissants sont des petites pâtisseries feuilletées ? • Est-ce que toutes les petites pâtisseries feuilletées sont des croissants ? • La définition ne permet pas de différencier l’entité dénotée des entités partageant le même genre prochain
  67. 67. • La définition est suffisante quand elle répond positivement à la double question et on peut isoler de façon distinctive la classe des référents à laquelle renvoie le signe : • Croissant : petite pâtisserie feuilletée, en forme de croissant
  68. 68. • La définition est hyperspécifique quand elle énumère trop de traits, allant au-delà de la description nécessaire, elles sont appelées traditionnellement des définitions encyclopédiques :
  69. 69. • Sauterelle : insecte orthoptère sauteur, aux très longues pattes postérieures, aux larges ailes, aux longues antennes fines, dont une espèce, la sauterelle verte, est commune en été dans les prairies. (Le mâle fait entendre à la fin du jour et la nuit une stridulation très forte.)
  70. 70. • La définition par inclusion présente une grande variété du contenu. Il est difficile de sélectionner l’incluant et les traits différenciateurs. Déjà, l’incluant qui correspond au genre prochain risque d’être peu connu : insecte orthoptère, de l’autre côté, il n’est pas toujours facile de trouver l’incluant adéquat. • Dans la langue parlée, nous utilisons fait, objet, truc, machin, chose etc.
  71. 71. • NB ! Deux catégories de mots entrent difficilement dans l’analyse par inclusion: - les mots primitifs - les mots grammaticaux
  72. 72. • Mots primitifs : sont souvent les mots à quoi on aboutit en remontant la chaîne des inclusions : être, chose, personne, objet etc. • Leur analyse est quasi impossible, parce que en analysant il faut utiliser des unités sémantiquement plus pauvres, or elles n’existent pas • On dit qu’ils subissent la circularité de type : A est définit par B lequel est défini par A
  73. 73. • Mots grammaticaux : ont un contenu pauvre, quasi réduit à leur fonction : car, que, si etc. : - que : pronom relatif désignant une personne ou une chose - pronom n’est pas un incluant de l’univers des référents mais un incluant de l’univers des signes
  74. 74. • Il y a un autre groupe de mots, appelés termes collectifs, qui entrent difficilement dans le système de l’inclusion, ils attirent le soi-disant « faux-incluant » : troupeau : réunion d’animaux domestiques qu’on élève, nourrit ensemble

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