cliniques et praticiens, travaillons ensemble                                                                             ...
Frédéric Van Roekeghem, Directeur                                                       L’option     de l’UNCAM           ...
Jean-Noël Godin, Conseiller                    Nelson Brito, Directeur général                                            ...
cliniques et praticiens, travaillons ensemble                                                                        Le se...
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Dialogue santé 5 - FHP-MCO

  1. 1. cliniques et praticiens, travaillons ensemble FHP-MCO – Syndicat national des 600 établissements privés exerçant une activité en Médecine, Chirurgie, Obstétrique (MCO). avril 2012 Fhp-mco, 81, rue de Monceau, Paris 8e www.fhpmco.fr Le don de sang de cordon ombilical, une Success Story avec Présidents la Fondation Dépassements de CME : d’honoraires « Le président Générale Au bord de l’explosion de CME doit être de Santé un facilitateur » Option de coordination Avancée ou reculade ? O n ne peut que saluer la volonté Trouver une dénoncent l’absence de revalorisation des hono- de la CNAM et de son direc- solution à raires. Le constat est partagé : une médecine teur, Frédéric Van Roekeghem l’équation complexe libérale en souffrance, une attractivité de nos de ne ménager ni temps, ni des dépassements établissements pénalisée, un reste à charge trop énergie pour faire bouger les d’honoraires dans élevé dans un pays où 8 millions de personnes lignes et trouver une solution un contexte de crise (13 % de la population) se trouvent en dessous du à l’équation complexe du fi- budgétaire. seuil de pauvreté. Nous regrettons amèrement nancement des dépassements que les organismes complémentaires campent d’honoraires dans un contexte de crise budgétaire. Pourtant la sur leurs positions et bloquent tout accord. Nous sommes tous éditorial décision actuelle – l’actualisation ou le relooking du forfait de dans le même bateau, il serait bon de se le rappeler ! Lamine coordination – ne contente personne, et pas plus la FHP-MCO.  Lamine Gharbi Gharbi Tout d’abord pour des raisons « macro ». Ce dossier qui mobili- Président du syndicat national FHP-MCO sait déjà toutes les attentions avant la campagne présidentielle, embolise le maigre débat sur la santé que nous ap- pelions tous de nos voeux. Une occasion ra- tée de débattre d’une réforme structurelle de notre secteur. Replaçons les grandes masses en présence : les dépassements d’honoraires dans le secteur hospita- Le regard de wat lier privé MCO représentent environ 700 millions d’euros, c’est à dire, 0,42 % de l’ONDAM (171 milliards d’euros). La rationalisation des achats du secteur hospitalier public et PSPH, objectif du projet ministériel PHARE, prévoit un gain d’ici trois ans de 910 millions d’euros, soit 0,55 % de l’ONDAM. Un peu de gestion d’un côté permettrait de libérer des marges de manœuvre et d’éviter de mettre la médecine libé- rale sans dessus dessous ! Puis des rai- sons « micro ». La FHP-MCO soutient depuis le départ un secteur optionnel et son accès aux médecins bloqués en sec- teur 1 alors même que les professionnels
  2. 2. Frédéric Van Roekeghem, Directeur L’option de l’UNCAM de coordination Un accord tripartite On connaît la « nouvelle » : les praticiens de bloc ont la «L a question des dépassements d’honoraires ne doit pas être considérée seulement sous l’angle des possibilité de choisir l’option de coordination (créée Dr. Jean-François Rey, Président excès, la question centrale est celle de en 2005), qui leur permet de bénéficier d’une prise en de l’Ume.spe, la branche leur évolution, de leur dérive au cours des spécialistes de la CSMF  des dernières années. Rappelons qu’en charge d’une partie de leurs cotisations sociales, à la 60 % des 1985, seuls 55 % des chirurgiens étaient en secteur II. Aujourd’hui, c’est le cas condition de pratiquer 30 % de leur activité en tarif de 87 % des chirurgiens, 82 % des gyné- opposable et de limiter leurs dépassements d’hono- cologues et 66 % des anesthésistes. Le taux de dépassements a plus que dou- raires à 50 % du tarif opposable sur les 70 % restants. spécialistes blé sur cette période. L’absence de revalori- Entre les praticiens et les directions, s’il est une exercent en secteur 1 ! sation des tarifs n’est pomme de discorde, c’est bien la question des dépas- malheureusement pas suffisante pour justi- sements d’honoraires. Les difficultés qui ont présidé fier la hausse des dépas- à la mise en place du secteur optionnel le montrent, la sements d’honoraires. L’insatisfaction des as-Revaloriser, oui, mais surés augmente : il n’y question de la juste rémunération pour les praticiens, «M on opinion est simple : le pro- blème des dépassements d’ho- noraires est que l’assurance maladie avec une garantie a pas de lisibilité sur les et du juste prix pour les patients est essentielle dans s’est détachée de la valeur des actes. de modération. dépassements d’hono- la gestion des entreprises de santé. Nous avons réuni La courbe des dépassements d’hono- raires, c’est un frein à raires a augmenté en fonction du blo- l’accès aux soins et cela a un effet sur pour des réactions à chaud, les principaux acteurs de cage du tarif des actes… Ce qu’on lit l’attractivité des établissements. Avec dans la presse sur les dépassements le secteur optionnel, nous n’étions pas la mise en place de l’option de coordination, imposée d’honoraires correspond à 1 % des pra- loin de trouver une solution à ce pro- par le ministère. tiques. L’assurance maladie a écrit blème avec un accord tripartite qui pour leur demander liait les professionnels, prêts à modérer des explications sur leurs dépassements, l’assurance mala- L’option leurs tarifs, à 249 mé- de coordination, c’est : die, prête à augmenter les tarifs, et les decins… sur 60  000. Sur Pour les actes cliniques : les tarifs complémentaires, prêtes à prendre en opposables sans dépassement ; les 1800 médecins hos- charge ces compléments d’honoraires pitaliers de secteur II, Pour les actes techniques : les tarifs plafonnés. Pour des questions d’agen- seuls 29 sont concernés. opposables avec un dépassement da et à cause de l’environnement fiscal, pratiqué avec tact et mesure plafonné Rappelons que 60  % des Il faut solvabiliser l’accord n’a pu aboutir. Je le regrette. pour chaque acte à 50 % de sa valeur spécialistes en France le reste à charge Aujourd’hui, de nombreux praticiens en chirurgie, obstétrique et anesthésie- exercent en secteur I. à pour les patients. en clinique réalisent déjà 30 % de leurs réanimation. mon avis, les confrères actes en tarifs opposables et des dépas- Pour l’ensemble de son activité, dont la notoriété leur permet de pra- sements maîtrisés, tout simplement le praticien s’engage à respecter : tiquer ces tarifs devraient tout sim- parce que leurs patients n’ont pas les – pour les actes cliniques, un ratio plement se déconventionner, car revenus nécessaires pour payer eux- honoraires sans dépassement sur ils sont sortis du cadre de la so- mêmes ces compléments et que leur honoraires totaux égal ou supérieur lidarité nationale. Aujourd’hui, mutuelle ne les couvre pas. Près de à 30 %, avec pour base le système tout le monde connaît le 1 % 40 % des chirurgiens sont dans ce cas. national interrégimes des professionnels de médecins qui pratique des Dans de nombreux départements, les de santé (SNIR-PS) ; dépassements exorbitants, le praticiens ont gardé le tact et la mesure – pour les actes techniques, un ratio Conseil de l’ordre également. dans leurs dépassements et conservent honoraires sans dépassement sur Que fait-il pour limiter ces dé- une certaine proximité avec leurs pa- honoraires totaux égal ou supérieur passements ? à droite comme à tients. Il faut les encourager à pra- à 30 %, avec pour base le SNIR-PS. gauche, l’inertie politique sur ce tiquer des tarifs raisonnables. Il me thème est importante. Dans l’en- semble que l’option de coordination semble, en secteur II, les dépasse- telle qu’elle a été retenue peut les y ai- ments des médecins ne dépassent pas der. Quant à la question de la revalori- 56 %. L’option de coordination a été bâ- sation des tarifs, nous souhaitons avoir tie sur ces tarifs de référence. Pour moi, une garantie sur la modération des dé- Jean-Martin Cohen Solal, Directeur muniqué avec les organisations syndi- la vraie question est qu’il faut solvabi- passements d’honoraires. C’était tout général de la Mutualité française cales de salariés, la CFDT, CFE-CGC, liser le reste à charge pour les patients, l’objectif du secteur optionnel : trou- CFTC, CGT, Force Ouvrière, FSA, Un- et que l’assurance maladie accepte ver une voie contractuelle et conven- tionnelle de régulation, sur la base Coup d’épée sa et les associations de consomma- teurs comme UFC Que Choisir. Mais de revoir les tarifs de base. Pour moi, l’échec du secteur optionnel est dom- dans l’eau d’un engagement des trois parties. les syndicats de médecins non plus, ne mageable ; mais je regrette encore plus Nous ne sommes pas opposés à une réé- amèrement une chose : que l’on ait lais- sont pas satisfaits. C’est un ersatz, et valuation des tarifs, mais il faut qu’il y l’accès aux soins n’en sera pas amélio-sé de côté les praticiens du secteur I. La ait une réelle contrepartie en terme de modération. » «L ’option de coordination me semble être un coup d’épée dans l’eau. En France, les difficultés d’ac- ner les dépassements. Nous avons le senti- distinction secteur I / secteur II date de ré. Il faut réévaluer les tarifs et plafon- 1981. à l’époque, elle avait du sens, avec des revalorisations sur les charges, au- cès aux soins sont de plus en plus im- ment que nous sommes jourd’hui, elle crée juste un écart in- portantes, en partie à cause des dépas- tous en ce moment juste et inacceptable. » sements d’honoraires. Cette inégalité pris par des échéances, d’accès constitue le nœud du problème. – dont la campagne pré- D’un autre côté, les tarifs des actes sidentielle n’est pas la doivent être réévalués. Aujourd’hui, moindre, et nous avons l’option de coordination concerne seu- besoin de temps et Tout le monde lement 1 500 médecins, dont 400 chirur- de stabilité pour réu- s’accorde au moins giens... Ceux qui la choisiront sont nir à nouveau tous les sur un point : le ceux qui y verront un effet d’aubaine, acteurs autour de la problème reste entier. car ils sont en dessous du seuil autori- table. Aujourd’hui, tout sé… Il s’agit d’une mesure cosmétique : le monde s’accorde au moins sur un le problème des dépassements d’hono- point : le problème reste entier. » raires reste entier. Nous avons com-
  3. 3. Jean-Noël Godin, Conseiller Nelson Brito, Directeur général à la Fédération des hôpitaux privés de AMI | Hospital Privado de Guimarães de Belgique FHPB Belgique Portugal Dépassements Des praticiens à la carte libres de fixer Dr. Philippe Cuq, Président de l’Union leurs tarifs «E n Belgique, la possibilité d’ef- Anti jargon des chirurgiens de France fectuer des dépassements d’ho- ARS : Agence régionale FHPB : Fédération de et co-Président du syndicat Le bloc noraires (ou des suppléments comme «D ans les établissements privés de santé l’hospitalisation privée Rémunérer nous les appelons en Belgique  dé- !) portugais, les patients payent AMI : Assistência belge FSA pend du statut du médecin et, pour les comptant, sans remboursement de la Médica Integral INAMI : Institut séjours hospitaliers, de deux autres sécurité sociale. Si les médecins tra- (Portugal) national de l’assurance à juste prix critères : le statut du patient et le choix vaillent en libéral dans un hôpital pri- CFDT : Confédération de la chambre (simple ou à plusieurs). vé, (ce qui est de plus en plus rare, et française démocratique maladie invalidité (Belgique) les actes Pour l’ambulatoire et la médecine de concerne seulement de petites cli- du travail ville, les praticiens peuvent choisir niques), ils sont complètement libres CFE-CGC : ISNIH : Inter syndicat national des internes qui sauvent d’adhérer à l’accord médico-mut : ils se de fixer leurs tarifs eux-mêmes, en fonc- Confédération française des hôpitaux plient alors aux tarifs de cette conven- tion de la situation d’un patient. Un de l’encadrement - Le Bloc : représente tion sectorielle signée tous les deux ans même acte peut être facturé 200, 1 000 ou Confédération générale les anesthésistes, les des vies ! (et de plus en plus, réévaluée tous les 3  000 euros. Par contre, si les praticiens des cadres ans). Les tarifs des prestations sont ré- sont membres du directoire de l’établis- CFTC : Confédération glés sur la base d’une enveloppe globale sement, ils doivent signer une liste de française des obstétriciens et les chirurgiens libéraux. ONDAM : Objectif «F in 2011, le ministre s’était réser- de la sécurité sociale, gérée par l’Insti- tarifs. Ne pas les respecter est un motif travailleurs chrétiens national des dépenses vé le droit d’intervenir et c’est ce tut national de l’assurance maladie in- de licenciement. De plus en plus, les éta- CGT : Confédération d’assurance maladie qu’il a fait en proposant le vote de l’op- validité (INAMI), responsable de l’une blissements tentent de contractualiser générale du travail PHARE : Performance tion de coordination. à notre sens, ce- des cinq branches de notre sécurité so- avec les praticiens. Dans le secteur pu- CSMF : Confédération hospitalière pour des la risque de mécontenter de nombreux ciale, la branche “soins de santé”. Pour blic, l’utilisation par les praticiens des des syndicats médicaux achats responsables chirurgiens. Avec un les séjours hospitaliers, les deux autres plateaux techniques en libéral est relati- français RCP : Responsabilité plafond à 50 % sur les critères entrent en jeu : le statut du pa- vement répandue. La plupart du temps, CME : Commission civile professionnelle 70 % des actes où l’on tient et le choix de la chambre. Il existe ils signent un contrat de 35 h avec l’hôpi- médicale SNIR-PS : Système peut pratiquer des dé- en Belgique un statut particulier pour tal et le reste de leur activité est en libé- d’établissement national interrégimes passements d’hono- les patients protégés, que l’on appelle ral. Ils sont alors libres CNAMTS : Caisse des professionnels de raires, les chirurgiens les patients BIM (Bénéficiaire de l’in- de fixer leurs tarifs. Ces nationale de l’assurance santé ne vont pas se précipi- tervention majorée). En situation so- dernières années, trois maladie des travailleurs UFC Que Choisir :C’est la méthode forte ter. Le périmètre finan- ciale précaire, ou fragilisés (veuf, or- éléments sont venus salariés Union fédérale des qui a été retenue. cier imposé aux com- phelin, chômeur longue durée, handi- bouleverser la donne : le ESSEC : École consommateurs, Que plémentaires est trop capé – la liste retient près de 20 situa- numérus clausus des fa- supérieure des sciences Choisir étroit pour notre pratique chirurgi- tions sociales différentes), ces patients cultés de médecine s’est économiques et Ume.spe : Union cale. De plus, c’est la méthode forte bénéficient d’un remboursement ouvert – de plus en plus commerciales nationale des médecins qui a été retenue : on impose par la loi plus important. En chambre à plu- Les patients de plus de jeunes médecins ont spécialistes confédérés en plus conscients Unsa : Union des tarifs complémentaires à rembour- sieurs, les patients BIM sont ex- débouché sur le marché de leurs droits. ser. Le risque : rembourser des complé- clus des dépassements d’hono- du travail, le secteur pri- nationale des syndicats ments d’honoraires inutiles et ne pas raires, même s’ils sont suivis par des vé s’est développé massivement, et les autonomes en rembourser certains autres, plus médecins qui ont choisi de ne pas être patients sont devenus plus conscients de élevés, mais plus significatifs pour les conventionnés. leurs droits et du fonctionnement de ce patients. On impose aux complémen- En revanche, s’ils choi- système. Le secteur public a des impor- taires un remboursement aveugle, sissent une chambre tantes listes d’attente… De nombreux alors qu’il aurait pu être plus varié, particulière, tous les patients choisissent tout de même d’être avec un système de plancher/plafond à patients, BIM ou pas, soignés dans le privé, et se font assurer 12_215 Pub 120x120GeneriquePediatre BAT_Mise en page 1 28/03/12 11:05 Page1 l’intérieur duquel les honoraires pour- peuvent payer des dépas- par des caisses privées. » raient varier en fonction de la sements d’honoraires. technicité des actes. Aujourd’hui, Deux autres Et dans une chambre le système conventionnel ne vit pas. critères : le statut simple, même les mé- Il faut rémunérer à un juste prix, du patient et le choix decins qui adhèrent à la les actes qui sauvent des vies ! De de la chambre. convention médico-mut plus, le fait que le secteur I ne soit peuvent fixer des dépas- pas concerné est problématique. Tous les sements. Selon les cliniques, les dépasse- chirurgiens de secteur I ont été piégés. ments d’honoraires en chambre particu- Aujourd’hui, 88 % des chirurgiens sont lière varient selon un rapport de 1 à 4. » en secteur II, 100 % des chefs de clinique s’installent aujourd’hui en secteur II. Ces différences criantes de rémunération vont avoir des conséquences immédiates sur la démographie médicale. Les jeunes se détournent de certaines spécialités Et les professionnels comme l’obstétrique, où les risques sont trop élevés et où les actes peuvent avoir des conséquences dramatiques de la santé, et se tournent vers d’autres spécialités qui les écoute ? moins pénibles et mieux rémunérées. On arrête le métier, c’est ça, la réalité. » Depuis 1935, la MACSF est une mutuelle d’assurance créée par et pour les professionnels de la santé. Notre engagement est de les accompagner dans Crédit photo : Jo Magrean. leur vie privée comme dans leur cadre professionnel. Notre engagement, c’est vous. R E S P O N S A B I L I T E P R O F E S S I O N N E L L E - P R O T E C T I O N J U R I D I Q U E - E PA R G N E R E T R A I T E 3233* ou P R E V O YA N C E - S A N T E - LO C A L P R O F E S S I O N N E L - H A B I TAT I O N - A U TO - F I N A N C E M E N T macsf.fr 12_215 - * Prix d’un appel local depuis un poste fixe. Ce tarif est susceptible d’évoluer en fonction de l’opérateur utilisé. MACSF assurances - SIREN n° 775 665 631 - SAM - Entreprise régie par le Code des Assurances - Siège social : Cours du Triangle - 10 rue de Valmy - 92800 PUTEAUX
  4. 4. cliniques et praticiens, travaillons ensemble Le secteur privé : le chiffre le poids relatif un souffle d’air 2,5 milliards 0,42 % 910 millions 2,5 milliards d’euros C’est le poids total des d’euros d’économies sont de dépassements d’honoraires dépassements d’honoraires attendus d’une rationalisation dont 700 millions dans le dans l’ONDAM des achats publics, secteur hospitalier privé MCO… soit 0,55 % de l’ONDAM Une des affiches Dialogue santé est édité par la FHP-MCO, syndicat de la campagne national des établissements privés exerçant une acti-i nnovat i on vité en médecine, chirurgie, obstétrique au sein de la de sensibilisation Fédération de l’Hospitalisation Privée (FHP). Il vous de la Fondation Générale est remis gratuitement tous les deux mois. Avril 2012. Directeur de publication : Lamine Gharbi, président de Santé. de la FHP-MCO. Rédaction, conception : BVM/AC. Photos : © Fotolia et DR. Internes dans le privé : un Président de CME : premier bilan les bilingues de la santé en septembre ! Environ 450 équipes « Le président de CME médicales du privé ont saisi l’opportunité, doit être un facilitateur » inscrite dans la Jacques Breton loi HPST de 2009 est le président de CME Don de sang de cordon. réformant l’hôpital, d’accueillir quelques- de la clinique Véronique La fondation à Cayenne, en Guyane. uns des 20 000 internes (dont 7 200 en première générale de santé année). 67 internes ont ainsi fait leur entrée mobilisée au début du mois de novembre 2011 dans les établissements L e sang ombilical a révélé tardi- nationale, afin d’informer les partu- d’hospitalisation privée. vement ses secrets : il possède rientes, former les préleveurs et collec- Bordeaux, Montpellier des propriétés étonnamment ter les greffons. Aujourd’hui, la Fonda- et Clermont-Ferrand puissantes et constitue une ré- tion implique 400 sages-femmes et obs- détiennent la palme Avez-vous l’impression de parler deux langues ? serve de cellules souches qui peuvent tétriciens bénévoles. Elle coordonne 11 du nombre d’internes, Plutôt 3 ! Celle de la direction, des médecins, et des tutelles ! être greffées dans 85 maladies, dont les maternités spécialement autorisées par des chiffres qui La langue de l’ARS, de la réglementation doit coïncider avec leucémies, les thalassémies, les défi- les ARS. Elle collabore avec 6 banques peuvent s’expliquer les impératifs du soin. Nous sommes dans un département cits immunitaires et d’autres maladies publiques réparties sur l’ensemble du par l’engagement local un peu particulier : nous avons l’offre médicale la plus basse rares. En France, 125  000 patients sont territoire. Durant l’année 2011, la Fon- des ARS. Même si le de France et en même temps, le taux de natalité le plus élevé concernés. « Tout a commencé dation a réalisé 5  000 prélève- bilan n’est pas encore (NDLR : 3,98 enfants par femme). Il est donc essentiel d’ac- en 1988 à l’Hôpital Saint-Louis, ments, dont 2  000 validés. Avec définitif, les premiers cueillir des opérateurs hospitaliers ! Je suis à l’origine de où a eu lieu la première greffe de un taux de validation de 40 %, retours des internes l’arrivée du groupe Kapa Santé en Guyane, il y avait un vrai sang de cordon. » raconte Gré- alors que la moyenne nationale semblent plutôt positifs. besoin d’infrastructures de maternité et de chirurgie.  gory Katz, professeur titulaire à noter :  l’ISNIH Grégory Katz est à 32 %, la Fondation Géné- de la chaire ‘Innovation théra- rale de Santé est aujourd’hui organisera un congrès être président de CME, qu’est-ce que cela signifie pour peutique’ à l’ESSEC et directeur de la devenue le premier acteur du prélève- en septembre 2012 vous ? Fondation Générale de Santé. Le geste ment de cellules souches en France. intitulé « L’ouverture au J’ai été élu par mes collègues en 2006. Etre président de CME, est simple : juste après la naissance, Le don de sang de cordon attire aus- privé : un défi pour le cela veut dire assumer une mission transversale, être un avant l’expulsion du placenta, on récu- si des spéculateurs : des firmes pri- public ». trait d’union entre les spécialités, il existe toujours des mi- père le sang de cordon. C’est indolore vées comme Future Health ont tenté de cro-conflits entre les spécialités. Le président de CME doit pour la maman, indolore pour l’enfant. mettre en place un véritable business Chirurgie être un facteur d’harmonie et un facilitateur. Sur le plan in- à l’inverse des cellules souches em- autour de ces cellules souches. Avec ambulatoire dividuel, il faut savoir défendre ses confrères. Et sur le plan bryonnaires, les cellules souches issues la députée Marie-Thérèse Hermange, Un projet de décret du de l’établissement, il faut regarder ce qui peut nous per- du sang de cordon ne soulèvent pas de « Nous avons réussi à faire passer un 15 mars dernier vient mettre d’augmenter nos capacités. En tant que président de problème éthique. Auparavant, le cor- texte de loi à l’Assemblée pour défendre renforcer la grande CME, j’effectue au moins 50 réunions par an. C’est du temps. don ombilical était tout simplement la gratuité et l’anonymat des prélève- politique nationale Les lois évoluent sans cesse, nous sommes toujours obligés classé parmi les déchets opératoires. ments, dans le strict respect des lois de de développement de nous adapter aux normes. Il faut respecter l’économie Facilement accessible à la naissance, bioéthique. » Aujourd’hui, les banques des prises en charge sans mettre la qualité de côté. Il y a 10 ou 15 ans, c’était l’af- le stockage s’est développé en Europe à commerciales de sang de cordon sont à temps partiel et faire du directeur. Maintenant, tout le monde est concerné. travers des banques publiques. Bien que interdites en France, comme en Italie, en ambulatoire. Ces pionnière de la technique, la France a en Belgique ou en Espagne. « Notre fon- dispositions ont Quelle est votre actualité ? pris un retard considérable dans l’orga- dation a obtenu le label “Grande cause pour but d’apporter En ce moment, nous essayons de mettre en place des par- nisation de son circuit de prélèvement nationale”, elle a contribué dès l’origine davantage de souplesse tenariats public/privé pour des échanges de plateaux tech- et de stockage. Depuis 2009, et par le fi- à lancer une dynamique. Nous sommes dans l’organisation des niques. Nous voulons offrir des possibilités de collabora- nancement du Plan Cancer, l’Agence de fiers d’avoir pu entrainer dans notre sil- structures concernées, tion, sur la chirurgie vasculaire, digestive, et exploration la biomédecine a entrepris de combler lage un bon nombre de maternités pu- d’y optimiser les endoscopique, en ophtalmologie et ORL avec un hôpital pu- ce retard. En 2008, on comptait seule- bliques et privées pour relever ce défi de ressources médicales blic situé à 250 kilomètres. Gérer la rareté de l’offre de soins ment 3 banques et 8 maternités agréées santé publique » conclut Grégory Katz. et paramédicales afin est un défi permanent. Mais même si cela prend du temps, pour réaliser ces prélèvements. La Fon- à ce jour, près de 30 000 greffes de sang d’améliorer la qualité nous avançons ! Un autre chantier qui nous tient à cœur : les dation Générale de Santé s’est alors mo- de cordon ont été réalisées à travers le des soins. possibilités pour les médecins de travailler simultanément bilisée pour impulser une dynamique monde. dans les deux secteurs tout en étant couvert par une RCP.

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