Présentation1 diabète et ramadan

159 vues

Publié le

la prise en charge
du diabétique pendant
le mois de Ramadan
Juin 2016

Publié dans : Santé & Médecine
0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
159
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
4
Actions
Partages
0
Téléchargements
2
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Présentation1 diabète et ramadan

  1. 1. la prise en charge du diabétique pendant le mois de Ramadan Juin 2016
  2. 2. (ُ‫ر‬ْ‫ه‬َ‫ش‬ِ‫ه‬‫ي‬ِ‫ف‬ َ‫ل‬ ِ‫نز‬ُ‫أ‬ َ‫ي‬ِ‫ذ‬َّ‫ل‬‫ا‬ َ‫ان‬َ‫ض‬َ‫م‬َ‫ر‬ِ‫اس‬َّ‫ن‬‫ل‬ِ‫ل‬ ‫ى‬ً‫د‬ُ‫ه‬ ُ‫آن‬ْ‫ر‬ُ‫ق‬ْ‫ل‬‫ا‬ َ‫ق‬ْ‫ر‬ُ‫ف‬ْ‫ل‬‫ا‬َ‫و‬ ‫َى‬‫د‬ُ‫ه‬ْ‫ل‬‫ا‬ َ‫ن‬ِ‫م‬ ٍ‫ت‬‫ا‬َ‫ن‬ِ‫ي‬َ‫ب‬َ‫و‬ُ‫م‬ُ‫ك‬‫ن‬ِ‫م‬ َ‫د‬ِ‫َه‬‫ش‬ ‫ن‬َ‫م‬َ‫ف‬ ِ‫ان‬ ِ‫ر‬َ‫م‬ َ‫ان‬َ‫ك‬ ‫ن‬َ‫م‬َ‫و‬ ُ‫ه‬ْ‫م‬ُ‫ص‬َ‫ي‬ْ‫ل‬َ‫ف‬ َ‫ر‬ْ‫ه‬َّ‫ش‬‫ال‬ٍ‫ر‬َ‫ف‬َ‫س‬ ‫ى‬َ‫ل‬َ‫ع‬ ْ‫و‬َ‫أ‬ ‫ا‬ً‫ض‬‫ي‬ ‫ا‬ ُ‫د‬‫ي‬ ِ‫ر‬ُ‫ي‬ َ‫ر‬َ‫خ‬ُ‫أ‬ ٍ‫ام‬َّ‫ي‬َ‫أ‬ ْ‫ن‬ِ‫م‬ ٌ‫ة‬َّ‫د‬ِ‫ع‬َ‫ف‬ُ‫ي‬ َ‫ال‬َ‫و‬ َ‫ر‬ْ‫س‬ُ‫ي‬ْ‫ل‬‫ا‬ ُ‫م‬ُ‫ك‬ِ‫ب‬ ُ‫ّلل‬ُ‫م‬ُ‫ك‬ِ‫ب‬ ُ‫د‬‫ي‬ ِ‫ر‬ ِ‫ل‬َ‫و‬ َ‫ة‬َّ‫د‬ِ‫ع‬ْ‫ل‬‫ا‬ ْ‫ا‬‫و‬ُ‫ل‬ِ‫م‬ْ‫ك‬ُ‫ت‬ِ‫ل‬َ‫و‬ َ‫ر‬ْ‫س‬ُ‫ع‬ْ‫ل‬‫ا‬َ‫م‬ ‫ى‬َ‫ل‬َ‫ع‬ َ‫اّلل‬ ْ‫ا‬‫و‬ُ‫ر‬ِ‫ب‬َ‫ك‬ُ‫ت‬ْ‫م‬ُ‫ك‬‫َا‬‫د‬َ‫ه‬ ‫ا‬ ْ‫م‬ُ‫ك‬َّ‫ل‬َ‫ع‬َ‫ل‬َ‫و‬‫ون‬ُ‫ُر‬‫ك‬ْ‫ش‬َ‫ت‬)َ ‫البقرة‬ ‫سورة‬/‫رقم‬ ‫اآلية‬185
  3. 3. Quels sont les cinq piliers de l'islam? Les cinq piliers de l'islam constituent le fondement du mode de vie islamique. Ces piliers sont: la profession de foi, la prière, la zakat(L’aumône ) (soutien financier aux pauvres), le jeûne du mois de Ramadan, et le pèlerinage à la Mecque une fois dans la vie pour ceux qui en ont les moyens.
  4. 4.  L’un des 5 piliers de l’Islam  1,5 milliards de musulmans  Ramadan 9ème mois du calendrier lunaire  Période de jeûne diurne de 10 à 20 heures  Les enfants, les malades, les femmes enceintes ou allaitant, les voyageurs en sont exonérés.
  5. 5. « Donc, quiconque d’entre vous est malade ou en voyage, alors qu’il compte d’autres jours.» Coran Sourate « El bakara » verset 184
  6. 6. Résultats de l’Etude EPIDIAR (Epidemiology of Diabetes and Ramadan) Diabetes care Sept 2005  Étude menée sur: 13 pays musulmans 12 243 patients  La pratique du ramadan concerne 43% des DT1 79% des DT2 De nombreux diabétiques jeûnent.
  7. 7. *
  8. 8. 1- Les variations métaboliques 2- Les complications aiguës
  9. 9. * Equilibre glycémique Si le jeûne survient après une période de déséquilibre du diabète (HbA1c moyenne à 9,4%) ,le déséquilibre persiste au cours du mois de Ramadan. A l’inverse les patients ayant une HbA1c < 8 % avant Ramadan ont une amélioration du contrôle glycémique à la fin de ce mois Intérêt de L’éducation thérapeutique et bon contrôle glycémique
  10. 10. *Paramètres lipidiques Au cours du mois de Ramadan, les modifications du profil lipidique diffèrent d’une étude à l’autre.
  11. 11. *Variation Pondérale Plusieurs études ont rapporté la diminution significative de l’indice de masse corporelle (IMC) après le jeûne de Ramadan chez les diabétiques type 2 Cependant, cette variation pondérale dépend de l’apport calorique et de l’activité physique au cours de ce mois
  12. 12. *L’hypoglycémie *L’acido cétose *La déshydratation * Les complications thrombo- emboliques
  13. 13. *L’hypoglycémie Au cours du jeûne, le risque d’hypoglycémie augmente surtout chez les diabétiques traités par insulino-secrétagogues ou par insuline. L’étude EPIDIAR a montré que le risque d’hypoglycémie sévère était multiplié par 7,5 chez le diabétique de type 2 et par 4,7 chez le diabétique de type 1.
  14. 14. *L’acido cétose L’étude EPIDIAR a montré que l’incidence des hyperglycémies sévères et d’acido-cétose était multiplié par cinq chez le diabétique de type 2 et par trois chez le diabétique de type1pendant le mois de Ramadan. Ce risque élevé était lié à la réduction importante de la dose du traitement ou à l’apport alimentaire excessif en particulier en hydrates de carbone.
  15. 15. *la déshydratation plus fréquente dans les zone où la durée du jour est longue, et en cas de forte chaleur. Une déshydratation peut entrainer et aggraver d’autres complications, notamment rénales.
  16. 16. *Les complications thrombo-emboliques L’hyperglycémie, l’hypovolémie et l’augmentation de la viscosité sanguine contribuent à une hypercoagulabilité qui augmente à son tour le risque de thrombus et d’AVC au cours du mois de Ramadan
  17. 17. 1- Les objectifs: -Evaluer la situation du patient diabétique avant le jeûne de Ramadan -préciser les risques potentiels auxquels il est exposé durant jeûne -stratifier le risque selon leur gravité. -minimiser les risques en corrigeant les facteurs réversibles à temps
  18. 18. 2- L’évaluation du risque La période du jeûne de Ramadan 2016 : Périodes chaudes et longues comportant un risque hypoglycémique et osmolaire élevé
  19. 19. L’âge chronologique sera classé en 3 groupes : < 65 ans, entre 65 et 80 ans et > 80 ans.
  20. 20. -L’évaluation sociale du patient doit être effectuée en tenant compte de: • l’implication de l’entourage familial •Métier du patient : pénibilité, exposition au soleil -Evaluation de l’activité physique -Evaluation du degré d’autonomie -Type du diabète, traitement et équilibre glycémique (HbA1C) -Bilan des complications chroniques -La survenue de complications aiguës durant les 3 derniers mois (acidocétose ou hyperosmolarité ou hypoglycémies) -Les co-morbidités du patient -La possession d’un lecteur de glycémie et la possibilité d’auto surveillance -Le niveau éducationnel concernant son diabète
  21. 21. 3- La stratification finale du risque: le médecin doit expliquer au patient le risque couru et les conséquences du jeûne.
  22. 22. Critère Risque faible Risque moyen Risque élevé Période de Ramadan Hiver Printemps,Automne Eté Age (ans) < 65 65-80 > 80 Déroulement des jeûnes précédents Sans incident Complications ou hospitalisations Type de diabète Diabète de T2 Diabète de type 1 Entourage présent Impliqué ++ ++ Solitude 0 Travail Inactif Travail non pénible non exposé au soleil Pénible non exposé au soleil Pénible Exposé au soleil Autonomie Conservée Réduite Absente (handicap) Médicaments hypoglycémiants Biguanides, acarbose, gliptines Gliclazide, Glimépiride, Glinides, Insuline NPH bedtime, Analogue lent Glibenclamide, Insuline humaine NPH 2 fois/ jour, Insulinothérapie intensive Autres médicaments Diurétiques, Anti-coagulants, Corticothérapie, Chimiothérapie, Psychotropes Polymédication Nombre réduit Monoprise Nombre important Multiprises Stratification du risque avant le mois de Ramadan
  23. 23. Stratification du risque avant le mois de Ramadan Co-morbidité Liée au diabète Absente HTA équilibrée Complications Chroniques ou cardiaques non sévères et stables HTA mal contrôlée, IRC ou dialyse, IDM récent Angor, AVC récent ou ancien, Cardiomyopathie sévère, Pancréatite chronique, Complication chronique en poussée, Neuropathie autonome Co-morbidité non liée au diabète Absente ou à Risque faible Présente à risque modér Présente, à risque élevé, Non stabilisée Cétose ou hypoglycémie les 3 derniers mois Non Non OUI HbA1c < 8% 8-9% > 9 % Niveau éducationnel Bon Faible Disponibilité lecteur glycémique/ bandelettes oui NON
  24. 24. 4- Les modifications thérapeutiques pré- Ramadan Après avoir stratifié le risque du patient, des mesures adéquates seront prises afin de minimiser ces risques en corrigeant les facteurs réversibles a temps
  25. 25. -personnalisée et individuelle -monitorage fréquent pluriquotidien des glycémies capillaires. -éducation thérapeutique
  26. 26. 1-1- La diététique
  27. 27.  Limiter la consommation d’aliments hyperglucidiques et hyperlipidiques (kalbeloz , zalabya…)  Répartir l’apport énergétique en deux ou trois repas nocturnes plus légers (contribuant à prévenir l’hyperglycémie après l’iftar )  Privilégier les glucides à index glycémique et à charge glucidique élevés au moment de la rupture du jeûne et ceux à index et à charge bas au shour. Consommer fruits et légumes à chaque repas  S’hydrater suffisamment en augmentant l’apport en boissons non caloriques en dehors des heures du jeûne (2 litres en moyenne)  Le repas du shour doit être consommé le plus tard possible
  28. 28. Menu n° 1 Menu n° 2 Menu n° 3 Menu n° 4 Rupture du jeun 3 dattes + eau 3 dattes + eau 3 dattes + lait 1verre de jus de fruit frais avec 1 morceau de sucre Diner 1 bol de chorba langue d’oiseau 1 Brik au four salade variée (laitue. Tomates, concombre) 1 louche de pates+ poulet Raisins (100g) soupe blanche algéroise aux vermicelles Salade de légumes 2 poissons grillés ¼ pain complet Pastèque (250g Soupe de légumes Plats coucha haricots verts et viande 1prunes Harira +1 bourak Salade macédoine tajine zitoune poulet Un fruit Collation 1 bol de crème édulcorée ½ kalb elouz Thé ¼ l lait + 1 petite samsa au four la crème glace , 2 boules) ¼ l lait ½ écrémé ou écrémé ¼ pain complet 1 cas fromage blanc < 20% MG 1 pomme ¼ l lait ½ écrémé ou écrémé 1 louche de masfouf aux raisins frais Deux noix ¼ l lait ½ écrémé ou Écrémé Pastèque (250g ¼ l lait ½ écrémé ¼ pain complet 1 fromage blanc 1 pomme 1 louche de masfouf 1 Bole du lebane Un fruit Exemples de menus pour des diabétiques de type 2 pendant le mois de Ramadan
  29. 29. -Une activité physique régulière et modérée durant le mois de Ramadan est bénéfique pour le diabétique de type 2. Cette activité doit être évitée l’après-midi. Elle est en revanche recommandée après la rupture du jeûne dans la soirée (une demi-heure de marche). -La récitation de l’ensemble des prières (tarawih) après l’iftar est considérée comme faisant partie intégrante du programme d’activité physique quotidien.
  30. 30. Les antidiabétiques oraux Adaptations des antidiabétiques oraux pendant Ramadan Traitement habituel Avant Ramadan Pendant Ramadan METFORMINE 1 à 2 prises/j Aucun changement n’est à réaliser (iftar, shour) 3 prises/j 2 prises (iftar et shour) INHIBITEURS DES DPP IV 1 à 2 prises/j Aucun changement n’est à réaliser (iftar, shour) INHIBITEURS DES α GLUCOSIDASES 1 à 2 prises/j Aucun changement n’est à réaliser (iftar, shour) Insulinosécrétagogues (Courte durée d’action) GLINIDE, GLIPIZIDE GLIQUIDONE 1 à 2 prises/j Aucun changement n’est à réaliser (iftar, shour) 3 prises/j Réduire à 2 prises au shour et à l’iftar, puis la dose est à adapter aux glycémies postprandiales
  31. 31. Insulinosécrétagogues (Longue durée d’action) Monoprise * Modifier l’heure de prise à l’iftar au lieu du matin. * Réduire la dose totale d’1/4 ou d’1/3 par rapport à la dose avant Ramadan sauf si la dose prise est la dose minimale. * Puis la dose est à adapter aux contrôles glycémiques Insulinosécrétagogues (Longue durée d’action) 2 prises/j *Réduire la dose du matin de moitié *Maintenir la même dose du soir à l’iftar Insulinosécrétagogues (Longue durée d’action) 3 prises/j * Réduire à 2 prises au shour et à l’iftar * Réduire la dose du matin de moitié * Maintenir la dose du soir et/ou l’augmenter de 50% * Puis la dose est à adapter aux contrôles glycémiques GLITAZONES 1 prise/j Aucun changement n’est à réaliser
  32. 32. Adaptations des insulines pendant Ramadan Le jeûne doit être déconseillé chez le diabétique de type 1 et chez le diabétique de type 2 sous schéma basal-bolus. Schéma Ajustement suggéré Basal Prendre l’insuline à l’iftar 1 NPH, 1 Analogue lent 1 Prémix Réduire la dose de 30 % 2 NPH La dose du matin sera transférée intacte à l’iftar La dose du soir, réduite de 50% sera donnée au shour 2 Prémix Dose la plus importante avant Ramadan sera transférée à l’iftar Dose la moins importante sera réduite de 30 à 50% et donnée au shour Basal - Bolus Basale : dose sera prise à l’iftar sans changement Bolus : La dose du déjeuner sera transférée en totalité à l’iftar La dose du soir sera donnée à moitié au shour.
  33. 33. Message L’ASG doit être quotidienne durant le mois de Ramadan.
  34. 34. Il faut rapprocher l’ASG si la glycémie au réveil est ≤ 1g/ Type de traitement Nombre de GAD Horaires des GAD Mesures hygiéno-dié- tétiques + metformine Au moins 2 Avant Iftar 2 heures après Iftar Insuline ou insulinosécrétagogue Au moins 4 -Au milieu de la journée (11-12h) ou au moment de la prière du « Dhohr » - Dans l’après-midi (16-17h) ou au moment de la prière du « Asser » - Avant Iftar - 2 heures après Iftar et en cas de malaise
  35. 35. • Glycémie ≤ 0,80 g /l (3,9 mmol /l) dans les premières heures après le début du jeûne • Glycémie ≤ 0,7 g/l quelques soit le moment de la journée •Signes cliniques d’hypoglycémie •Glycémie > 3g/l (16,7 mmol / l) : •Interrompre le jeûne (surtout si loin de l’heure de l’iftar) • Examen des urines à la recherche d’acétonurie •Adaptation du traitement (médecin traitant) •Maladie intercurrente
  36. 36. cabinet médical DAR ES-SIHA Dr MAAMRI Fateh 18/05/2016

×