30 SEPTEMBRE 2015
FLORENCE PIRON, UNIVERSITÉ LAVAL
FLORENCE.PIRON@COM.ULAVAL.CA
Cette œuvre est mise à disposition selon l...
PLAN DU SÉMINAIRE
1. L’injustice cognitive
2. Le projet SOHA
3. Accès savoirs, boutique de sciences
4. Association science...
L’INJUSTICE
COGNITIVE
UN CONCEPT DU SUD
Le concept de justice cognitive a été énoncé pour la première fois
par un chercheur indien, Shiv Visvana...
LA JUSTICE COGNITIVE
Exigence de reconnaissance de la pluralité des savoirs dans
la science
• des savoirs produits au sein...
QUELLE EST LA DIFFÉRENCE
ENTRE LA VÉRITÉ ET LA RÉALITÉ?
Un enjeu épistémologique fondamental : La vérité est
souvent prése...
THÉORIE POSITIVISTE
La vérité est la correspondance exacte entre les mots
(langage) et les choses (le réel, la réalité)
• ...
THÉORIE CONSTRUCTIVISTE
La correspondance exacte entre les mots (langage) et
les choses (le réel, la réalité) est impossib...
PAS DE DIFFÉRENCE DE NATURE ENTRE
LES SAVOIRS SCIENTIFIQUES ET LES
AUTRES
La science est un savoir humain parmi bien d’aut...
UN FOSSÉ ABYSSAL ORIGINEL
(POUR LES POSITIVISTES)
Pour les positivistes, la science se définit au contraire par
sa différe...
Ce fossé peut devenir un mur absurde…
LE SAVOIR SCIENTIFIQUE EST SOCIAL
C’est un savoir produit par une institution sociale : le champ scientifique.
 Un savoir...
LE CADRE NORMATIF DOMINANT DE
LA SCIENCE ACTUELLE
Pour être reconnue comme scientifique, une
recherche doit obéir à ces cr...
LE CADRE NORMATIF DOMINANT DE
LA SCIENCE ACTUELLE
Absence du lien avec la société
L’auteur ou l’auteure se désintéresse de...
LA SCIENCE FERMÉE : UN MODÈLE
D’AFFAIRES LUCRATIF
Les articles scientifiques ne sont accessibles gratuitement
qu’aux cherc...
38 $
pour
acheter
un
compte
rendu
de livre
sur la
malaria!
Cet
argent
va à
l’éditeur
et non à
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qui a
cédé
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droi...
Un exemple de mur payant pour accéder à la science : 38$ pour un pdf!
Quand notre ordinateur n’est pas connecté à une bibliothèque qui
est abonnée à la revue, il faut payer pour avoir accès au...
Mais en fouillant
un peu, on découvre
que les auteurs
avaient déposé leur
texte sur un site web,
en libre accès… avant
mêm...
INJUSTICE COGNITIVE
 Le patrimoine scientifique est inégalement accessible selon le
pays ou l’université où on se trouve....
Pacte international relatif aux droits
économiques, sociaux et culturels,
ONU, 1976
UNE AUTRE SCIENCE EST POSSIBLE
Il est possible de remettre en question le cadre normatif
dominant et de proposer un cadre ...
LA JUSTICE COGNITIVE
Inspirée par la justice cognitive, un concept qui vient de Shiv
Visvanathan (1997) et qui a inspiré l...
ACCESSIBILITÉ ET VISIBILITÉ DE LA
SCIENCE AU NORD ET AU SUD
• Au nord : domination d’une science normalisée, anglo-saxonne...
ET POURTANT…
• Les publications scientifiques sont de plus en plus
nombreuses, accessibles en ligne de n’importe où dans
l...
DÉFINITION DU LIBRE
ACCÈS – DÉCLARATION DE
BUDAPEST 2002
Par "accès libre" à la littérature scientifique, nous
entendons s...
RECOMMANDATIONS DU RAPPORT DE
L’ONU SUR LE DROIT À LA SCIENCE ET
LE DROIT D’AUTEUR, MARS 2015
Recommandation 112:
Le produ...
DEUX VOIES PLUS DURABLES
VERS LE LIBRE ACCÈS
DEUX VOIES PLUS DURABLES
VERS LE LIBRE ACCÈS
Voie dorée
Publier dans une
revue en libre accès
sur le web
(les éditeurs en
...
DOAJ: Le portail des revues en accès libre
DEUX VOIES PLUS DURABLES
VERS LE LIBRE ACCÈS
Voie dorée
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en libre accès sur le
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(les éditeurs en
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AUTO-ARCHIVAGE
Un auteur place lui-même son texte sur le web dans le
but de le rendre accessible au monde entier:
Les inte...
Une
référence
de 1991 qui
n’est pas en
ligne :
inaccessible
LES ARCHIVES
NUMÉRIQUES OUVERTES
INSTITUTIONNELLES
• Des sites web qui sont réalisés et gérés par les
bibliothèques univer...
HAL : l’Archive ouverte du CNRS
Le répertoire des archives universitaires ouvertes
DROIT D’AUTEUR
SCIENCE
CONVENTIONNELLE
• Croire que toutes les
revues exigent la cession
du droit d’auteur ou
interdisent ...
Évolution des licenses Creative commons :
construction d’un commun de la connaissance
PARTAGER SES RÉFÉRENCES
BIBLIOGRAPHIQUES AVEC ZOTERO
SCIENCE
CONVENTIONNELLE
• Fiches
individuelles de
lecture
• Endnote (...
PUBLICATIONS EN LIBRE ACCÈS : DEUX VOIES POSSIBLES
POUR LES CHERCHEURS ET CHERCHEUSES
Publier dans des
revues en libre
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PRÉSENTATION DU PROJET SOHA
Il s’agit d’un projet de recherche-
action intitulé:
La science ouverte comme outil
collectif ...
Projet sous la supervision de deux chercheuses principales :
- Diéyi Diouf, Université Cheikh Anta Diop (Sénégal)
- Floren...
Ses objectifs sont les suivants :
• Comprendre les obstacles à l'adoption de la science ouverte par les
étudiantes et étud...
UNE VISION DE LA SCIENCE
La science ouverte est une nouvelle façon de
construire et de diffuser le savoir scientifique.
C'...
C'est une science qui donne universellement accès
à ses textes et à ses données de recherche, dans
tous les pays du monde ...
PREMIER PILIER DE LA SCIENCE OUVERTE
: LE LIBRE ACCÈS
Qu’est-ce que le libre accès aux connaissances
scientifiques?
● Depu...
DEUXIÈME PILIER DE LA SCIENCE OUVERTE :
RAPPROCHER LA SCIENCE DE LA SOCIÉTÉ
Il existe de nombreux lieux ou dispositifs qui...
DEUXIÈME PILIER (SUITE) : LA SCIENCE
CITOYENNE ET PARTICIPATIVE
1.La « science citoyenne »: la recherche s’ouvre à
la part...
TROISIÈME PILIER DE LA SCIENCE
OUVERTE : LE LOGICIEL LIBRE ET LES
LICENCES LIBRES (CC)
Un logiciel libre est un logiciel q...
QUATRIÈME PILIER DE LA SCIENCE
OUVERTE : LE TRAVAIL COLLABORATIF
La science ouverte encourage les gens à utiliser les outi...
LE COLLECTIF SOHA
Le Collectif SOHA est un réseau social web (sans existence en
dehors d’Internet) qui rassemble tous les ...
ACTIVITÉS RÉSERVÉES AUX
MEMBRES DU COLLECTIF SOHA
• Possibilité de publier en libre accès dans des livres aux
Éditions sci...
LES DISPOSITIFS DE MÉDIATION
SCIENCE-SOCIÉTÉ
- Des événements : les 24 heures de science, Décoder le monde,
la Nuit des sc...
LES BOUTIQUE DE SCIENCES
Un dispositif original qui fait le pont entre
- les organismes de la société civile, les associat...
LA SCIENCE : UN PATRIMOINE DE
L’HUMANITÉ
• La science est un bien commun de l’humanité, un
PATRIMOINE partagé et transmis ...
CETTE PRÉSENTATION
Est sous licence Creative Commons:
Vous pouvez l’utiliser, telle quelle ou en la
modifiant, pour vos ac...
L'injustice cognitive et trois stratégies pour la combattre
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Séminaire donné par Florence Piron aux étudiants de Master 2 en SADL, Université de Lyon 2, 30 septembre 2015

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L'injustice cognitive et trois stratégies pour la combattre

  1. 1. 30 SEPTEMBRE 2015 FLORENCE PIRON, UNIVERSITÉ LAVAL FLORENCE.PIRON@COM.ULAVAL.CA Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la licence creative commons attribution 4.0 canada Trois stratégies de lutte contre l'injustice cognitive en milieu universitaire Université de Lyon 2
  2. 2. PLAN DU SÉMINAIRE 1. L’injustice cognitive 2. Le projet SOHA 3. Accès savoirs, boutique de sciences 4. Association science et bien commun
  3. 3. L’INJUSTICE COGNITIVE
  4. 4. UN CONCEPT DU SUD Le concept de justice cognitive a été énoncé pour la première fois par un chercheur indien, Shiv Visvanathan, dans un texte de 2007. Il a été repris ensuite par d’autres chercheurs de pays du Sud afin de théoriser leur sentiment d’injustice • face à l’invisibilité de leurs travaux scientifiques dans la science mondiale • face à l’incapacité de cette science à s’intéresser aux savoirs non-scientifiques et à sortir de la rivalité platonicienne entre les « sachants » qui ont accès à la connaissance et les non- sachants, prisonniers de la caverne de l’ignorance.
  5. 5. LA JUSTICE COGNITIVE Exigence de reconnaissance de la pluralité des savoirs dans la science • des savoirs produits au sein des universités des pays du Sud, même s’ils ne sont pas publiés en anglais ou dans les revues du Web of Science • des savoirs traditionnels • des savoirs locaux, liés aux pratiques sociales et aux innovations sociales locales, dans les pays du Nord ou du Sud. Ce concept est donc porteur d’une critique fondamentale • du cadre normatif dominant de la science contemporaine, • de ses pratiques générant un déséquilibre entre un centre angloaméricain et une immense périphérie plurilingue.
  6. 6. QUELLE EST LA DIFFÉRENCE ENTRE LA VÉRITÉ ET LA RÉALITÉ? Un enjeu épistémologique fondamental : La vérité est souvent présentée comme un idéal de correspondance exacte entre les mots (langage) et les choses (le réel, la réalité) : est-ce possible? • Oui pour les « positivistes » : la vérité émerge si on fait de la recherche dans le cadre normatif dominant de la science actuelle, qui en garantit la scientificité, mais qui exige l’objectivité et la neutralité • Non pour les « constructivistes » (ma position) : la science propose des modèles, des représentations de la réalité, qui sont toujours construits dans la culture, dans le langage et qui changent au fil du temps
  7. 7. THÉORIE POSITIVISTE La vérité est la correspondance exacte entre les mots (langage) et les choses (le réel, la réalité) • ambition scientifique classique: trouver un langage qui décrirait le monde tel qu’il est « en lui-même », hors de tout point de vue ancré dans une culture, dans l’histoire. • Il y a une vérité qu’on peut « découvrir » à l’aide de la méthode scientifique. • Elle seule permet d’avoir accès à la vérité, car elle ne souffre d’aucun biais. Son langage doit être « épuré » de tout ce qui est local et culturel. • Elle est neutre. MODÈLE DOMINANT
  8. 8. THÉORIE CONSTRUCTIVISTE La correspondance exacte entre les mots (langage) et les choses (le réel, la réalité) est impossible : le langage scientifique reste un langage issu de la culture. • Les textes scientifiques (énoncés, démonstrations, etc.), même s’ils prétendent décrire la vérité font toujours partie des médiations du langage et de la culture: ils restent une production humaine ancrée dans l’histoire et l’espace. • Ce sont des énoncés qui obéissent à des conventions et à une rhétorique, au même titre que des vers de poésie ou des paragraphes de romans. Ils font partie de la « construction sociale de la réalité ». • Un fait scientifique est un artefact (fabriqué par l’humain) pour rendre compte de manière très précise d’un aspect de la réalité qui intéresse son auteur (le chercheur ou la chercheuse), tout comme n’importe quel savoir.
  9. 9. PAS DE DIFFÉRENCE DE NATURE ENTRE LES SAVOIRS SCIENTIFIQUES ET LES AUTRES La science est un savoir humain parmi bien d’autres. Les autres savoirs sont les savoirs « locaux » (vernaculaires, profanes, traditionnels, expérientiels, etc.) - Savoirs issus de la tradition : patrimoine immatériel - Savoirs issus des pratiques « incorporées » : savoir-faire, savoir-être (Art, artisanat, parental, etc.) - Savoirs issus de l’expérience vécue (expérientiels) : savoirs politiques, savoirs environnementaux, savoirs de la pauvreté, de la pollution, de la catastrophe, etc. Dans tous ces savoirs, il peut y avoir de la rigueur, de l’observation, de l’analyse, de la synthèse, etc. Mais l’autorité de la science repose sur son statut social de vérité, de référence, qui lui assure des ressources énormes et un prestige social très élevé pour ses détenteurs, les scientifiques.
  10. 10. UN FOSSÉ ABYSSAL ORIGINEL (POUR LES POSITIVISTES) Pour les positivistes, la science se définit au contraire par sa différence de nature avec les savoirs locaux : elle est universelle et produit des vérités universelles ou éternelles. Il y a un fossé abyssal entre les « sachants » (les scientifiques, qui accèdent à ces vérités) et les « non- sachants », les non-scientifiques, les ignorants, les citoyens ordinaires.  Les premiers ont travaillé dur pour entrer dans la lumière de la connaissance, alors que les autres en restent à leur savoir spontané et subjectif, prisonniers des ombres de la caverne.  Caractère structurellement élitiste de la science
  11. 11. Ce fossé peut devenir un mur absurde…
  12. 12. LE SAVOIR SCIENTIFIQUE EST SOCIAL C’est un savoir produit par une institution sociale : le champ scientifique.  Un savoir produit par des scientifiques, selon une méthode scientifique, dans des institutions scientifiques, publié dans des revues scientifiques, selon des conventions d’écriture scientifique, pour un public de scientifiques (et autres) qui présente les traces du processus de recherche mené par les scientifiques  Ce savoir scientifique n’existe que dans des formes concrètes qui sont toujours situées : un article dans une revue, un chapitre d’un livre, une conférence, un cours, etc.: les PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES  Il est orienté par un cadre normatif et des critères de scientificité qui départagent la (bonne) science de la moins bonne.  Il est intrinsèquement lié à un métier, celui de chercheur, qui s’est professionnalisé depuis 1945. La carrière professionnelle des chercheurs est devenue une valeur majeure du champ scientifique, au détriment du bien commun.  Ce champ est l’objet de contestations et de remises en question, notamment par le mouvement de la science ouverte.
  13. 13. LE CADRE NORMATIF DOMINANT DE LA SCIENCE ACTUELLE Pour être reconnue comme scientifique, une recherche doit obéir à ces critères de scientificité • Viser une dimension universelle : un savoir valide partout et en tous temps • Canon d’écriture scientifique (revue de littérature, question de recherche, résultats, interprétation) • Publication sous forme d’article évalué par les pairs en double aveugle dans une revue scientifique cotée, avec un bon facteur d’impact selon le Web of science : en anglais • Effort de déontologie en intégrité scientifique (pas de plagiat, pas de données falsifiées, honnêteté et rigueur) • Abandon par les scientifiques de leurs caractéristiques locales et personnelles
  14. 14. LE CADRE NORMATIF DOMINANT DE LA SCIENCE ACTUELLE Absence du lien avec la société L’auteur ou l’auteure se désintéresse de la diffusion et de l’accessibilité de son travail en dehors du cercle restreint des collègues. Il ou elle se dit : • C’est à la revue ou à l’éditeur de faire la publicité • Les gens intéressés sauront bien trouver mon texte • Le seul public qui m’intéresse est celui de mes pairs et collègues Origine dans l’histoire de la science, reflet du fossé abyssal entre les sachants et les non-sachants Publier en anglais dans un pays francophone ne pose pas de problème de conscience
  15. 15. LA SCIENCE FERMÉE : UN MODÈLE D’AFFAIRES LUCRATIF Les articles scientifiques ne sont accessibles gratuitement qu’aux chercheurs et étudiants dont l’université est abonnée aux revues qui publient les articles. Ces revues pratiquent l’évaluation par les pairs en double aveugle. Les auteurs ne sont jamais payés pour les articles qu’ils soumettent pour évaluation. Ces revues sont classées dans des palmarès mondiaux qui leur attribuent un facteur d’impact (calcul quantitatif). Elles appartiennent en majorité à des éditeurs scientifiques commerciaux, à but lucratif, qui privilégient l’anglais (pour les fins de classement). Ces éditeurs ne cessent d’augmenter le coût des abonnements à leurs revues. Même si les revues sont en ligne, les éditeurs font payer aux lecteurs non-abonnés l’accès à chaque article : le mur payant. Les revues à l’extérieur de ce circuit sont ignorées.
  16. 16. 38 $ pour acheter un compte rendu de livre sur la malaria! Cet argent va à l’éditeur et non à l’auteur qui a cédé ses droits
  17. 17. Un exemple de mur payant pour accéder à la science : 38$ pour un pdf!
  18. 18. Quand notre ordinateur n’est pas connecté à une bibliothèque qui est abonnée à la revue, il faut payer pour avoir accès au texte…
  19. 19. Mais en fouillant un peu, on découvre que les auteurs avaient déposé leur texte sur un site web, en libre accès… avant même sa publication
  20. 20. INJUSTICE COGNITIVE  Le patrimoine scientifique est inégalement accessible selon le pays ou l’université où on se trouve.  Il est encore plus inaccessible pour les non-scientifiques, (la population) qui financent pourtant la recherche publique et sont directement affectés par les innovations.  Le patrimoine scientifique officiel n’intègre pas de manière égale la contribution, théorique ou empirique, des chercheurs et chercheures du monde entier.  Il ignore les savoirs locaux, les méprise ou les dévalorise en les qualifiant de doxa, opinion, superstition, croyances, etc.  Les chercheurs imprégnés du cadre normatif de la science orthodoxe ne voient même plus cette injustice cognitive.  Ils privilégient leur domaine et leur carrière face au droit collectif à la science…
  21. 21. Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, ONU, 1976
  22. 22. UNE AUTRE SCIENCE EST POSSIBLE Il est possible de remettre en question le cadre normatif dominant et de proposer un cadre alternatif : la science ouverte : • publier en libre accès • Faire de l’évaluation ouverte • Partager ses travaux, ses données et ses ressources sur le web et avec les médias sociaux • Traduire ses articles pour les rendre accessibles à un plus large public • dialoguer, commenter (au lieu du secret et de la peur) • intégrer des non-scientifiques au processus de recherche • Intégrer des savoirs autres que scientifiques : savoirs locaux traditionnels, expérientiels, politiques, etc. • Décider de l’agenda de la recherche selon les priorités de la société, le bien commun • Privilégier les logiciels libres et les ressources éducatives libres
  23. 23. LA JUSTICE COGNITIVE Inspirée par la justice cognitive, un concept qui vient de Shiv Visvanathan (1997) et qui a inspiré le Knowledge Swaraj Manifesto: il exige que la science occidentale moderne reconnaisse comme légitimes et valables différents types de savoirs, liés aux différents milieux de vie et cultures, accepte la dialogue entre ces savoirs et refuse que d’autres cultures imposent leur définition de la réalité au nom de la science. Cognitive justice recognizes the right of different forms of knowledge to co-exist but adds that this plurality goes beyond tolerance or liberalism to an active recognition of the need for diversity. It demands recognition of knowledge: not just as method, but also as a culture and a way of life. This pre-supposes everything this Manifesto has argued for: that we need a pluralistic view of expertise, of science and technology, of knowledge and craft; that we recognize that knowledge is embedded in culture, that every knowledge has its own cosmology; […] that we need new engagement of civil society to build a social democracy with the knowledge democracy.
  24. 24. ACCESSIBILITÉ ET VISIBILITÉ DE LA SCIENCE AU NORD ET AU SUD • Au nord : domination d’une science normalisée, anglo-saxonne, qui prétend à l’universel, mais qui répond à la société qui la produit • Recherches sur les maux des sociétés du Nord • Recherches sur les innovations commercialisables • Au sud : une science invisible dans les pays du nord (jamais citée ou utilisée, sauf quelques rares vedettes) et peu visible ou accessible dans les pays du Sud, pas toujours connectée aux besoins locaux. Mais : • Recherches sur les maux des sociétés du sud • Recherches sur des innovations sociales Deux enjeux pour la science ouverte : - Donner accès à tous à la science des pays du Nord (visible) ET à celle des pays du Sud (invisible) dans les pays du Sud - Rendre visible et accessible, grâce au web, la science des pays du Sud, au Sud comme au nord
  25. 25. ET POURTANT… • Les publications scientifiques sont de plus en plus nombreuses, accessibles en ligne de n’importe où dans le monde • Des moteurs de recherche puissants, comme Google Scholar, permettent d’y accéder grâce à la recherche par mots-clés • Le web permet de partager un texte à l’infini sans coûts et sans jamais le perdre Tout pourrait faire de la science un bien commun, un patrimoine commun à partager! • Le mouvement du libre accès et de la science ouverte s’efforcent de réaliser cette vision depuis les années 1990. • Déclaration de Budapest en 2002, réaffirmée en 2012
  26. 26. DÉFINITION DU LIBRE ACCÈS – DÉCLARATION DE BUDAPEST 2002 Par "accès libre" à la littérature scientifique, nous entendons sa mise à disposition gratuite sur l'Internet public, permettant à tout un chacun de lire, télécharger, copier, transmettre, imprimer, chercher ou faire un lien vers le texte intégral de ces articles, les disséquer pour les indexer, s'en servir de données pour un logiciel, ou s'en servir à toute autre fin légale, sans barrière financière, légale ou technique autre que celles indissociables de l'accès et l'utilisation d'Internet. La seule contrainte sur la reproduction et la distribution, et le seul rôle du copyright dans ce domaine devrait être de garantir aux auteurs un contrôle sur l'intégrité de leurs travaux et le droit à être correctement reconnus et cités.
  27. 27. RECOMMANDATIONS DU RAPPORT DE L’ONU SUR LE DROIT À LA SCIENCE ET LE DROIT D’AUTEUR, MARS 2015 Recommandation 112: Le produit des travaux de création subventionnés par des gouvernements, des organisations intergouvernementales ou des entités caritatives devrait être rendu largement accessible. Les États devraient réorienter leur soutien financier aux modèles de publication fondés sur la propriété vers des modèles de publication ouverts. Recommandation 113 : Les universités publiques et privées, ainsi que les institutions publiques de recherche devraient adopter des politiques en vue de promouvoir le libre accès aux travaux de recherche, documents et données ayant fait l’objet d’une publication, sur la base d’un système ouvert et équitable, notamment grâce à l’utilisation de licences Creative Commons.
  28. 28. DEUX VOIES PLUS DURABLES VERS LE LIBRE ACCÈS
  29. 29. DEUX VOIES PLUS DURABLES VERS LE LIBRE ACCÈS Voie dorée Publier dans une revue en libre accès sur le web (les éditeurs en proposent , mais imposent parfois des frais aux auteurs) Rôle plus traditionnel de l’auteur
  30. 30. DOAJ: Le portail des revues en accès libre
  31. 31. DEUX VOIES PLUS DURABLES VERS LE LIBRE ACCÈS Voie dorée Publier dans une revue en libre accès sur le web (les éditeurs en proposent , mais imposent parfois des frais aux auteurs) Rôle passif traditionnel de l’auteur, à part au moment de choisir la revue Voie verte Archiver une copie en libre accès de son article dans un dépôt institutionnel universitaire Rôle actif essentiel de l’auteur
  32. 32. AUTO-ARCHIVAGE Un auteur place lui-même son texte sur le web dans le but de le rendre accessible au monde entier: Les internautes pourront: - Lire son texte en ligne - Le télécharger en pdf pour lecture ultérieure - Le citer dans leurs travaux - Le faire connaître à leurs étudiants dans les recueils de texte Conséquences : - visibilité accrue du travail de recherche, sortie de la tour d’ivoire - Seconde vie pour des travaux dormant sur des étagères ou dans des disques durs, qui ne servent à personne
  33. 33. Une référence de 1991 qui n’est pas en ligne : inaccessible
  34. 34. LES ARCHIVES NUMÉRIQUES OUVERTES INSTITUTIONNELLES • Des sites web qui sont réalisés et gérés par les bibliothèques universitaires à l’aide de logiciels libres qui ont été conçus pour ça : Dspace, eprints • Une volonté de pérenniser l’existence des publications • L’auteur-e fait le dépôt personnellement, en respectant la politique éditoriale de la revue • Les métadonnées permettent un repérage efficace dans les moteurs de recherche • L’équipe du dépôt (à la bibliothèque) valide le dépôt • Il reste difficile de mobiliser les chercheurs qui ne sont pas habitués à prendre soin de la diffusion de leur article…
  35. 35. HAL : l’Archive ouverte du CNRS
  36. 36. Le répertoire des archives universitaires ouvertes
  37. 37. DROIT D’AUTEUR SCIENCE CONVENTIONNELLE • Croire que toutes les revues exigent la cession du droit d’auteur ou interdisent l’auto- archivage • Oublier que l’auteur a toujours des droits moraux sur son texte, même s’il a été payé pour l’écrire • Ne pas oser diffuser, publiciser ou mettre en libre accès ses propres travaux de peur de faire quelque chose d’illégal ou de déplaire aux revues commerciales SCIENCE OUVERTE • Tout auteur d’un texte a le droit de librement donner une licence ouverte à son texte, sans demander de permission : Creative commons  Cette famille de licence autorise la diffusion, la reproduction et la réutilisation d’un texte dans la mesure où l’auteur est nommé 
  38. 38. Évolution des licenses Creative commons : construction d’un commun de la connaissance
  39. 39. PARTAGER SES RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES AVEC ZOTERO SCIENCE CONVENTIONNELLE • Fiches individuelles de lecture • Endnote (logiciel propriétaire) : fiches bibliographiques électroniques • Ne pas partager ses références ailleurs que dans l’article publié SCIENCE OUVERTE Utiliser Zotero.org  Application Web libre et gratuite qui permet de collecter des références, d’importer les pdf, de sélectionner les citations à déposer dans son manuscrit, puis de générer les bibliographies d’un seul clic sous n’importe quel format (comme Endnote)  capacité de créer des collections de groupe ouvertes ou fermées : chacun peut puiser dans les références rassemblées. Ces collections deviennent des biens communs!  Très utile pour un Centre de recherche, un département, une revue (demander aux auteurs de puiser dans Zotero pour simplifier l’édition des bibliographies)
  40. 40. PUBLICATIONS EN LIBRE ACCÈS : DEUX VOIES POSSIBLES POUR LES CHERCHEURS ET CHERCHEUSES Publier dans des revues en libre accès Revues en libre accès de plus en plus nombreuses (10278) Repérables dans le Directory of Open Access Journals (DOAJ) Environ 25% font payer des frais aux auteurs (APC) : attention, dérive possible et revues prédatrices – la vigilance s’impose. Nécessité d’un support public pour ces revues, par exemple de la part des bibliothèques Logiciels libres qui servent de structures de base à des revues en ligne et partage des services d’évaluation entre des revues Un dépôt institutionnel est une archive numérique ouverte créée par une université et gérée par la bibliothèque. On y dépose une copie du contenu de l’article dès qu’il est accepté. Les DI peuvent accueillir bien plus que les articles : chapitres, rapports, conférences filmées, etc. Ils sont interopérables et moissonnables par des moteurs de recherche comme Isidore ou Google scholar. The Directory of Open Access Repositories – OpenDOAR : une immense base de données d’articles en accès libre À ne pas confondre avec les réseaux sociaux scientifiques privés à vocation commerciale comme Research Gate, Academia ou Mendeley. Archiver ses publications en libre accès dans un dépôt institutionnel
  41. 41. PRÉSENTATION DU PROJET SOHA Il s’agit d’un projet de recherche- action intitulé: La science ouverte comme outil collectif de développement du pouvoir d’agir et de la justice cognitive en Haïti et en Afrique francophone : vers une feuille de route. Site : http://projetsoha.org
  42. 42. Projet sous la supervision de deux chercheuses principales : - Diéyi Diouf, Université Cheikh Anta Diop (Sénégal) - Florence Piron, Université Laval (Québec) assistées d’une équipe de conseillers et de co-chercheurs, disséminés dans plusieurs pays d’Afrique et d’Haïti Subventionné par OCSDnet, réseau anglophone sur la science ouverte comme outil de développement http://ocsdnet.org Parrainé par l’Association science et bien commun http://scienceetbiencommun.org
  43. 43. Ses objectifs sont les suivants : • Comprendre les obstacles à l'adoption de la science ouverte par les étudiantes et étudiants de maîtrise et de doctorat dans ces universités; • Appuyer la création d'outils locaux de formation à la science ouverte par le biais de ressources éducatives libres • Tester la faisabilité de dépôts institutionnels et de boutiques de sciences dans ces universités; • Créer et animer un Réseau interdisciplinaire d'information et d'échanges sur la science ouverte en Haïti et en Afrique francophone (le Collectif SOHA et un groupe Facebook) • Publier une feuille de route en vue de l'adoption généralisée de la science ouverte dans les universités de ces pays.
  44. 44. UNE VISION DE LA SCIENCE La science ouverte est une nouvelle façon de construire et de diffuser le savoir scientifique. C'est une science qui s'ouvre aux savoirs non scientifiques (traditionnels, locaux, politiques, quotidiens, etc.) au lieu de les mépriser ou de les ignorer. C'est une science qui s'ouvre à la contribution des non-scientifiques à la recherche, que ce soit dans la collecte des données ou la définition du projet de recherche : ce qu’on appelle aussi la science citoyenne.
  45. 45. C'est une science qui donne universellement accès à ses textes et à ses données de recherche, dans tous les pays du monde et sans barrière financière, et qui favorise leur réutilisation au service du bien commun. C'est une science qui rejette la tour d'ivoire et la séparation entre les scientifiques et le reste de la population du pays. C'est une science qui vise le respect de tous les savoirs humains, qu'ils viennent des pays du Sud ou des pays du Nord.
  46. 46. PREMIER PILIER DE LA SCIENCE OUVERTE : LE LIBRE ACCÈS Qu’est-ce que le libre accès aux connaissances scientifiques? ● Depuis l’arrivée d’internet, il y a de plus en plus de livres et d’articles scientifiques sur Internet : par exemple, une version en ligne de documents imprimés ● Certains de ces documents en ligne ne sont accessibles que sur abonnement ou en payant : ils sont “fermés” ● D’autres sont gratuits : on dit qu’ils sont en libre accès.
  47. 47. DEUXIÈME PILIER DE LA SCIENCE OUVERTE : RAPPROCHER LA SCIENCE DE LA SOCIÉTÉ Il existe de nombreux lieux ou dispositifs qui permettent de faire un rapprochement essentiel entre les universitaires et les populations. Par exemple, les boutiques de sciences: Une boutique de sciences est un programme relié à une université qui réalise des jumelages entre des étudiantes et étudiants inscrits à un cours et des projets proposés par des organisations à but non lucratif actives. Aussi : la vulgarisation scientifique, l’éducation relative à l’environnement
  48. 48. DEUXIÈME PILIER (SUITE) : LA SCIENCE CITOYENNE ET PARTICIPATIVE 1.La « science citoyenne »: la recherche s’ouvre à la participation de non-scientifiques pour améliorer les connaissances produites sur différents sujets, notamment en biologie, en astronomie, en génomique, en botanique. 2.La « science participative » ou « coopérative » : Une recherche dont le design inclut les personnes qui sont l’objet du savoir produit ou qui sont touchées par le phénomène étudié et dont on assume l’intelligence, la capacité de comprendre et de produire la connaissance.
  49. 49. TROISIÈME PILIER DE LA SCIENCE OUVERTE : LE LOGICIEL LIBRE ET LES LICENCES LIBRES (CC) Un logiciel libre est un logiciel qui donne à toute personne qui en possède une copie le droit de l'utiliser, de l'étudier, de le modifier et de le redistribuer. Ce droit est souvent donné par une licence libre.
  50. 50. QUATRIÈME PILIER DE LA SCIENCE OUVERTE : LE TRAVAIL COLLABORATIF La science ouverte encourage les gens à utiliser les outils du web qui leur permette de: - partager leur texte avec des collègues pour recevoir des commentaires - Partager les références bibliographiques et les données de recherche - Écrire ensemble des textes
  51. 51. LE COLLECTIF SOHA Le Collectif SOHA est un réseau social web (sans existence en dehors d’Internet) qui rassemble tous les universitaires d’Haïti et d’Afrique francophone qui s’intéressent à la science ouverte et veulent participer activement aux activités du projet SOHA (étudiantes et étudiants, chercheurs et chercheuses, titulaires de doctorat).
  52. 52. ACTIVITÉS RÉSERVÉES AUX MEMBRES DU COLLECTIF SOHA • Possibilité de publier en libre accès dans des livres aux Éditions science et bien commun ou mentorat pour publier dans une revue • MOOC sur l’écriture d’un projet de recherche (en 2016) • Découverte des concepts de boutiques de science, de dépôt institutionnel, des outils pour valoriser les savoirs locaux • Découvrir et apprendre les logiciels libres et les logiciels qui facilitent le travail collaboratif • Créer des liens avec des étudiants et étudiantes de toute l'Afrique francophone • Participer à des séminaires, des activités
  53. 53. LES DISPOSITIFS DE MÉDIATION SCIENCE-SOCIÉTÉ - Des événements : les 24 heures de science, Décoder le monde, la Nuit des sciences, Science and you, etc. - Des débats publics rassemblant des chercheurs et des non- chercheurs : café scientifique, forum, agora, etc. Essentiel pour faire avancer l’éthique des sciences - Des revues et magazines de vulgarisation : Science et vie, Québec science - Des plateformes virtuelles : Science en jeu - Des visites de chercheurs à l’école ou au lycée - Des programmes dans les écoles : Je suis capable - Des activités de veille : scoop.it, Twitter - Bloguer : Agence Science-Presse, café des sciences, Sciblogs - Art et science, pour tous les âges - Les boutiques de sciences - Des associations : Fondation sciences citoyennes, Association science et bien commun
  54. 54. LES BOUTIQUE DE SCIENCES Un dispositif original qui fait le pont entre - les organismes de la société civile, les associations, les organismes communautaires ou d’économie sociale, mais aussi des organismes para-publics comme des écoles - Les étudiants universitaires des 3 cycles Dans le cadre de leur formation, ces derniers réalisent des projets qui répondent aux demandes des organismes pour des produits, des synthèses, mais aussi de la recherche. La demande vient de l’organisme, les étudiants y répondent sous la supervision de leur professeur. Ils et elles sont payés en « crédits d’études ». Du transfert de connaissances dans les deux sens, du dialogue, ébranlement du mur entre la société et l’université. Accès savoirs, la boutique de sciences de l’Université Laval
  55. 55. LA SCIENCE : UN PATRIMOINE DE L’HUMANITÉ • La science est un bien commun de l’humanité, un PATRIMOINE partagé et transmis de générations en générations, un commun de la connaissance. • Qu’est-ce qu’un « Commun de la connaissance »? • Un commun (air, eau, forêt, jardins communautaires, Internet, échange de services) est une ressource • qui n’appartient à personne • que tout le monde peut utiliser • dont une collectivité prend soin de manière coopérative, selon des règles qu’elle fixe elle-même • La science comme commun : les chercheurs doivent en prendre soin… un défi! • Essentiel de l’ouvrir et de la rendre inclusive.
  56. 56. CETTE PRÉSENTATION Est sous licence Creative Commons: Vous pouvez l’utiliser, telle quelle ou en la modifiant, pour vos activités d’enseignement ou de formation. Elle fait partie des communs de la connaissance, elle appartient à tous. À vous de jouer!

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