Mise en œuvre par AESA Consortium (Agriconsulting Europe SA)
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  1. 1. Mise en œuvre par AESA Consortium (Agriconsulting Europe SA) i 7CONTRAT-CADRE BÉNÉFICIAIRES 2009 Lot 1 Contrat N° 2013/322258/1 IDENTIFICATION DE L’INTERVENTION 11EME FED DANS LE SECTEUR DE L’AGRICULTURE RAPPORT FINAL SEPTEMBRE 2013 Experts: DR. FRANCISCO INCERPIMONTBRUN DR. ANDREW LAMBERT Ce projet est financé par l'Union européenne Un projet mis en œuvre par Le contenu de cette publication est de la seule responsabilité de l'AESA Consortium et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne AESA Consortium Lot1@aesagroup.eu
  2. 2. Mise en œuvre par AESA Consortium (Agriconsulting Europe SA) 2 REPUBLIQUE DE SAO TOME E PRINCIPE Identification de l’intervention du 11ème Fond Européen de Développement dans le Secteur agricole CONTRAT-CADRE BENEFICIAIRES 2009 LOT 1 : Développement Rural EuropeAid /127054/C/SER/multi SEPTEMBRE 2013 Noms des experts ayant mis en œuvre la mission: Dr Francisco INCERPI MONTBRUN and Dr Andrew LAMBERT Ce rapport a été financé par l'Union européenne. Il a été réalisé après que la Mission ait visité le pays et procédé aux échanges de vue avec les autorités compétentes et les différentes parties prenantes dans le but d’un usage exclusif par l'Union européenne et par la République de Sao Tomé e Principe. Les conclusions et recommandations exprimées dans ce rapport sont ceux de la Mission et n’expriment pas forcément l’opinion de l’Union.
  3. 3. Mise en œuvre par AESA Consortium (Agriconsulting Europe SA) 3 Sommaire RESUME EXECUTIF........................................................................................................................................................5 1. DESCRIPTION ET EVALUATIONDU SECTEUR AGRICOLE..................................................................7 1.1 PRINCIPALES ZONES DE PRODUCTION....................................................................................................7 1.2 LES PRINCIPALES CULTURES........................................................................................................................9 1.3 LE POIDS DE L'AGRICULTURE DANS L'ECONOMIE ET DANS L'EMPLOI,...............................10 1.4 CONTRAINTES STRUCTURELLES AU DEVELOPPEMENT AGRICOLE.......................................10 La Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle.................................................................................................11 1.5 LE CADRE STRATEGIQUE NATIONALE EN MATIERE DE DEVELOPPEMENT AGRICOLE12 1.5.1 LE MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET DU DEVELOPPEMENT RURAL..................................12 1.5.2 POLITIQUES DU SECTEUR............................................................................................................................14 1.6 TECHNOLOGIE AGRICOLE............................................................................................................................14 1.7 AUTRES STRUCTURES D’APPUI AU DEVELOPPEMENT AGRICOLE..........................................17 1.8 LES ASSOCIATIONS DES PETITS PLANTEURS....................................................................................18 1.9 LES ONG ET ASSOCIATION FAITIERES DE BASE...............................................................................25 1.10 LE SECTEUR PRIVE..........................................................................................................................................26 1.11 INTERVENTIONS ACTUELLES ET FUTURES DANS LE SECTEUR AGRICOLE........................30 1.12 BAILLEURS DE FOND.....................................................................................................................................32 1.13 LES FILIERES D'EXPORTATIONSEXISTANTES..................................................................................34 2. LE RISQUE GENERAL DE L'INTERVENTION DANS LE SECTEUR AGRICOLE...........................48 3. LES ASPECTS TRANSVERSAUX DANS LE SECTEUR AGRICOLE.....................................................49 4. PROPOSITION DE L'INTERVENTION DE LA UE DANS LE SECTEUR AGRICOLE.....................50 4.1 OBJECTIF GENERAL........................................................................................................................................50 4.2 OBJECTIFS SPECIFIQUES..............................................................................................................................50 4.3 RESULTATS ESCOMPTES..............................................................................................................................50 4.3.1 AMELIORATION DE LA PRODUCTION....................................................................................................50 4.3.2 RENFORCEMENT DE LA CHAINE DE COMMERCIALISATION AGRICOLE...............................50 4.3.3 QUALITE DES PRODUITS EXPORTES......................................................................................................51 5. LE PROGRAMME..................................................................................................................................................52 5.2.1 OBJECTIFS............................................................................................................................................................52 5.2.2 AXES D’INTERVENTIONPROPOSES........................................................................................................52 5.2.3 RESULTATS ATTENDUS ET ACTIVITES CORRESPONDANTES....................................................52 6. CADRE LOGIQUE PRELIMINAIRE................................................................................................................61 ANNEXES.........................................................................................................................................................................77
  4. 4. Mise en œuvre par AESA Consortium (Agriconsulting Europe SA) 4 1. ORGANISATION DE LA MISSION..................................................................................................................81 2. PROPOSTADE AGENDAPARA UMA ESTRATÉGIANACIONAL DE RELANÇAMENTODO SECTOR CACAUEIRO..................................................................................................................................................83
  5. 5. Mise en œuvre par AESA Consortium (Agriconsulting Europe SA) 5 Resumé Executif Lestermesde référence de la mission ont indiqué que l’effort de l’intervention de l’Union Européenne pour le 11eme FED devrait se concentrer sur les filières d’exportation de manière á pouvoir relancer le secteur agricole, qui se trouve actuellement dans une situation de fragilité et manque d'initiative d’une grande partie de la population rurale. La chute de la production agricole, depuis la réforme agraire de 1992, a été continue et les différentes stratégies nationales de redressement du secteur n’ont pas donné suite aux attentes. L’excessive dépendance du pays de l’importation des produits agricoles est un fait préoccupant qui rend l’économie très vulnérable aux chocs externes et représente un poids préoccupant pour la balance commerciale. Une politique des substitutions des importations et promotion des exportations se rend donc nécessaire pour faire face á ce défi. Les principales filières d’exportation existantes (cacao, café, épices, huiles végétaux, fleurs tropicales et coco) ont une compétitivité très limitée dans le marché international dû aux couts élevés de production et aux bas rendements des filières. Il existe une forte dépendance du secteur agricole de l’aide externe, avec presque 80% des dépenses d’investissements financées par des différents bailleurs. Les institutions de l’Etat destinées au support de l’Agriculture sont très peu capacités á aider les petits agriculteurs du pays, la grande majorité des producteurs, et ont besoin de renforcer ses cadres et ses organisations pour leur permettre d’offrir des services de qualité aux différents acteurs agricoles et de stimuler la confiance de potentiels investisseurs privés nationaux ou étrangers. Depuis l’intervention du FIDA en 1998 une vision pour le secteur agricole s’est créée qui montre que diriger les filières d’exportation vers des marchés de niche, où la qualité de la production est le phare, est une voie possible et soutenable pour obtenir des revenus supérieurs pour les petits agriculteurs et créer une mentalité de professionnalisme et excellence chez les producteurs ruraux. Ceci représente en soi même un changement important pour un secteur agricole qui était le reflet d’une attitude de passivité inculquée par le passé colonial. Dans les dernières années Sao Tomé a aussi assisté á une croissance progressive de l’investissement privé étranger dans le pays dans des différentes filières comme le cacao, le palmier á huile, le tourisme et le chocolat. Ces investisseurs sont le reflet d’une majeure confiance sur la stabilité et l’ouverture du pays et aussi ouvrent la voie pour que d’autres investisseurs s’intéressent á un pays qui a toujours eu une forte vocation pour l’agriculture d’exportation. Pour ce qui est l’Ile de Principe la mission note que la pression démographique á Principe est presque inexistante (30 hab/km2 á Principe contre 212 hab/km2 á Sao Tomé) et l’environnement est plus conservé et intacte. Ceci fait que le modèle préféré pour Principe soit basé sur le tourisme d’élite ou écologique et limite l’intérêt de développer une agriculture d’exportation vers une virée plutôt pour servir le tourisme interne. La relance du secteur agricole d’exportation passe, avant tout, par la définition de stratégies de différentes filières. Ces stratégies doivent inclurent tous les acteurs et partenaires des filières de manière á obtenir une vision de ce que le pays désire d’atteindre pour chaque filière. De manière á lancer une tentative de planification á longue terme la mission propose
  6. 6. Mise en œuvre par AESA Consortium (Agriconsulting Europe SA) 6 des cibles de production qui montrent les résultats potentiels des activités proposées et comment cette agriculture peut contribuer á l’économie nationale. Il va de soi que cet exercice doit être complémenté par un calcul des investissements nécessaires mais ceci extrapole le mandat de la mission. En suivant les indications données par l’Union Européenne, la nouvelle vision de qualité agricole répandue et acceptée et le nouveau intérêt pour l’investissement privé dans l’agriculture, la mission a révisé soigneusement la documentation disponible sur le secteur et sur la situation socioéconomique du pays et parallèlement réalisé une série d’entretiens et visites de terrain pour identifier les lignes d’action principales qui puissent supporter le développement des filières d’exportation dans les années á venir et, surtout, dans la période d’intervention du 11eme FED, 2014-2020. Les lignes d’action proposées sont :  Amélioration de l’Offre : productivité agricole des cultures susceptibles d’export et la rentabilité des unités de production du secteur augmentent ;  Renforcement de la Commercialisation : insertion des produits de Sao Tomé e Principe dans les marchés étrangers est consolidée ;  Amélioration de la Qualité des Produits Exportés : la qualité des produits destinés à l’export et sa reconnaissance sur les marchés destinataires est améliorée ;  Renforcement des Institutions de Recherche, Formation et Vulgarisation Agricoles de manière á leur permettrefournir avec efficacité et de façon soutenable des services utiles aux acteurs des filières agricoles d’exportation ;  Développement du Cadre Institutionnel : la capacité du Ministère de l’agriculture de maintenir une base de données compréhensive sur tout le secteur est renforcée, en facilitant le développement de systèmes d’information sur les aspects économiques, sociaux, fonciers et de ressources végétales du secteur et sa capacité d’exploiter, analyser et diffuser cette information est développée. La proposition pour la distribution financière est la suivante : 1. Résultats Modalités deMiseen Œuvreet prix unitaires € Couts en Euro Offreagricoleaugmente 2,500,000 Insertion des produitsagricolesdans les marchés internationaux/régionaux 250,000 Laqualitédes produits destinés àl’export et sareconnaissancesurles marchésdestinataires est améliorée 500,000 Renforcement des Institutions deRecherche, Formation et Vulgarisation Agricoles 500,000 Renforcement del’information sectorielleet delacapacitéinstitutionnelle 1,200,000 Assistancetechniqueau programme 1,560,000 Suivieet évaluation 150,000 Audit 150,000 Soutstotal 7,261,000 Imprévus 9% 739,000 Total 8,000,000
  7. 7. Mise en œuvre par AESA Consortium (Agriconsulting Europe SA) 7 1. Description et évaluation du secteur agricole 1.1 Principales Zones de Production Les conditions agro-climatiques de São Tomé et Principe sont souvent caractérisées de favorables à la production d’une grande variété de cultures vivrières, à cause des températures moyennes proches des 25ºC permettant la production de plusieurs produits, une pluviométrie abondante dans la plupart du pays (entre 1000 mm et 3000 mm par an en moyenne) et une variété de microclimats. En plus, la qualité des sols d’origine volcanique est considérée très bonne due à la concentration des oligoéléments et de la matière organique déposée par la végétation naturelle. Cependant, existent-ils des importantes contraintes biophysiques, selon le Plan National de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle ; par exemple le tarissement des cours d’eau, la sécheresse, les vents violents et l’ensablement, les glissements de terrains, l’érosion ou la dégradation des sols. Ils existent aussi les incendies, les inondations causées par les pluies orageuses et les feux de brousse. En années récentes la saison sèche – « la gravana » - s’est prolongée au-delà de la saison normale des mois de juillet et aout suscitant des spéculations d’un changement climatique qui mettrait en jeu les systèmes agricoles actuels. Le relief accidenté du pays et la densité des forets – la plupart protégée, ne permettent pas l’agriculture arable intensive à échelle commerciale, sauf dans des endroits bien délimités. La superficie arable est estimée à moins de 9% de la superficie du territoire et les champs des cultures annuelles sont en général inférieurs à un hectare. Néanmoins, les conditions naturelles sont bien adaptées à la culture du cacao ainsi que de certaines cultures vivrières. Les cultures de plantation comme le cacao et le café, parsemé partout par les bananes, s’adaptent aux terrains accidentés et boisés et s’étendent sur toute l’ile (41% de la superficie). Ces traditionnelles cultures d’exportation avaient donné lieu aux grands domaines agricoles coloniaux qui exploitaient des centaines et même milliers d’hectares. Suite à la nationalisation des domaines coloniaux des produits d’exportation à partir de 1980 et la réforme agraire pratiquée depuis 1992 les anciennes plantations ont été démantelées. Superficies et utilisation de la terre (2011)1 FAOSTAT 2013 Eléments Superficie du pays Cultures permanentes (cacao, café, palmier, coco, etc.) % Terres arables % Superficie (Ha) 96.000 39.000 41% 8.700 9% 1 Source: FAOSTAT, Septembre 2013
  8. 8. Mise en œuvre par AESA Consortium (Agriconsulting Europe SA) 8 Aujourd’hui le cacao et le café sont principalement pratiqués par les petits agriculteurs, en association avec des cultures vivrières peu intensives, bien que les avantages de la production à plus grande échelle commencent à attirer les investissements privés dans des exploitations moyennes. Par conséquence, la quasi-totalité des productions agricoles provient de petites et moyennes exploitations privées d’une dimension moyenne de 2 ha et qui rarement dépassent les 5 ha, exception faite de quelques exploitations commerciales bénéficiant d’une dérogation spéciale à cause de leur importance stratégique, actuelle ou potentielle. La carte ci-dessus2 montre les principales zones de production des cultures de cycle courte prédominantes : le maïs/haricot se concentre au Nord, le taro au Centre et le manioc au Sud. Figure 1: Zones Agricoles de Sao Tomé à forte potentialité production végétale 2 Source : Annexes du Programme National de Securite Alimentaire et Nutritionnelle (P.N.S.A.N), fevrier 2012
  9. 9. Mise en œuvre par AESA Consortium (Agriconsulting Europe SA) 9 1.2 Les Principales Cultures Les données statistiques fiables sur le volume et la valeur des productions agricoles pour la consommation interne font défaut. Néanmoins, il est évident que l’alimentation de base de la population de Sao Tomé et Principe reste sur la banane (le plantain ou banane pain et la banane dessert), le riz importé, matabala, haricot, légumes et fruit á pain que l'on accompagne de viande (porc, poulet) ou de poisson. Les principales cultures vivrières sont les bananes (85% des ménages), le taro, le manioc, le maïs et la tomate dont les productions évoluent lentement à cause du manque d’infrastructures efficientes à l’appui de la production, manque de formation aux agriculteurs, etc. Les estimations des volumes de la production vivrière figurent dans le tableau suivant, témoignant de la petite taille de l’économie agricole nationale. Table 1: Production Vivrière 20113 Cultures Volume (tonnes) Ananas 1.279,98 Banane Dessert 20.087,10 Banane Pain 19.384,69 Banane Valery 2.900,00 Fruit a pain 139,05 Maïs sèche 1.718,06 Manioc 1.768,29 Taro 7.674,88 Haricot Sec 607,60 Pomme de terre 214,32 Tomate 939,05 Haricot Vert 918,20 Choux 901,40 Carotte 1.435,44 Laitue 50,65 Oignions 126,35 Le pays subit un déficit chronique de produits d’origine animale (principalement des poulets congelés, du lait et ses dérivés et des saucisses, jambons), déficit qui est comblé systématiquement par des importations, principalement à partir de l’Europe. Le Ministère est en train de mettre en place un programme intensif de promotion de l’élevage pour réduire cette dépendance des importations, surtout de la viande rouge et de poulet. 3 Source : Programme National de Securite Alimentaire et Nutritionnelle (P.N.S.A.N), 2012, estimations de la Direction de l'agriculture et de la vulgarisation rurale, 2011.
  10. 10. Mise en œuvre par AESA Consortium (Agriconsulting Europe SA) 10 Par rapport aux cultures d’exportation, le cacao prédomine, suivi du café et le cocotier et plus récemment la palme á huile4. Globalement, les productions de ces produits d’exportation s’estiment comme suit : Produit Superficie affectée Tonnes Cacao 12000 ha. 1500-2000 Café (vert) 247 ha. 35 Copra 13500 ha. 3484 Palme a huile ±2000 ha 1ère récolte due en 2015/16 Le piment est aussi exporté en petites quantités, dû à l’importance de la demande locale qui regroupe aussi les ventes informelles sur la sous-région et la diaspora. Une analyse approfondie des statistiques de l’exportation n’était pas à la portée de la mission dû au manque généralisé de données fiables et accessibles dans les institutions du secteur, y compris le projet PASC, dont le personnel était absent au moment de la mission, l’absence de données pertinentes dans les documents de politique agricole et de sécurité alimentaire du pays, ainsi que dans les rapports de la Manque Mondiale, du FMI, du International Trade Centre, ONUCED, etc. Pourtant, ce rapport a fait une analyse complète des réalités de chaque filière exportatrice, laquelle se trouve à la fin de ce sous-chapitre et qui encadre la proposition du programme (Chapitre 5). Cette analyse est basée sur le travail de terrain intensif engagé dès le troisième jour de la mission (voir Annexe I, organisation de la mission) et qui substitut (à notre avis, très efficacement) les lacunes et imprécisions de l’information statistique. 1.3 Le Poids de l'agriculture dans l'économie et dans l'emploi Sao Tomé e Principe compte avec une longue tradition d’agriculture commerciale d’exportation, laquelle constitue encore un support important à la vie économique du pays. A l’heure actuelle, l'agriculture, l’élevage, la pêche et l’agro-industrie contribuent pour environ 20% du PIB et occupent 60% de la population active ; 25% des ménages santoméens pratiquent l'agriculture et 40% pratiquent l’élevage. 1.4 Contraintes Structurelles au Développement Agricole Selon le Plan National de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle de 2012, le secteur rural subit de nombreuses contraintes structurelles, par exemple :  Le déficit d’infrastructures socio-économiques de base (voies de dessertes rurales, réseau d’irrigation, marchés, transport, etc.) ;  La déforestation accélérée par l’utilisation du bois pour les constructions et l’énergie domestique ;  L’insuffisance des ressources financières pour l'exploitation des terres ;  La baisse de la fertilité du sol par endroit ; 4 Les plantations de huile de palme au Centre-Sud de Sao Tome ne sont pas encore en stade de production, mais compte tenu de la taille limitee du marche local l’huile, une fois satisfaite la demande locale le reste sera principalement exportee en vrac vers le Centre Afrique ou le potentiel commercial est important.
  11. 11. Mise en œuvre par AESA Consortium (Agriconsulting Europe SA) 11  La recherche agricole insuffisante ;  L’absence de filières organisées des produits vivriers ;  L’insuffisance des infrastructures de transformation, de stockage et de conservation ;  La tendance migratoire forte des membres du ménage (en particulier les jeunes vers les villes ou les pays étrangers) ;  Les insuffisances dans la mise en œuvre des stratégies disponibles pour le développement du secteur de l’agriculture, du développement rural et des pêches ;  Le poids des traditions et des habitudes alimentaires ;  La formation et l’encadrement défaillant, la faible allocation budgétaire au secteur agricole, les difficultés d’accès au crédit. Au cours de la mission, tant dans les réunions avec les partenaires que dans les nombreuses visites de terrain, les experts ont constaté la véracité de cette analyse, et voudraient souligner l’impact que ces contraintes tiennent et tiendront sur le développement d’une agriculture d’exportation moderne et compétitive, surtout le faible niveau technologique (manque de recherche et vulgarisation, défaillances du système de formation agricole) et l’exode rurale qui exacerbe l’insuffisance de la main d’œuvre. Néanmoins, malgré leur caractère structurelle, ces mêmes contraintes peuvent se palier avec des mesures appropriées de professionnalisation des filières et des structures d’appui, orientée et coordonnée par les acteurs des filières travaillant dans un esprit de collaboration et d’intérêt commun. La Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle5 Malgré le fait que le pays dispose depuis 2012 avec un plan national pour combattre l’insécurité et la malnutrition, un bilan précis sur l’état actuel de la disponibilité, régularité et accès matériel aux aliments n’existe pas, empêchant une approche ciblée. Pourtant, le PNSAN publie des indicateurs de la malnutrition qui démontrent que le pays subit des problèmes sévères de malnutrition surtout dans la population infantile. Le Tableau suivant montre des niveaux élevés de malnutrition infantile chronique et aigue dans la plupart des régions et districts. Selon le milieu de résidence, 28,5% des enfants du milieu rural souffrent de la malnutrition chronique contre 19,3 % dans les villes. Table 2: Malnutrition Infantile par Région, PNSAN 2012 Régions/Districts Taux de prévalence de la malnutrition aiguë (%) Classification de la prévalence Taux de prévalence de la malnutrition chronique (%) Classification de la prévalence Lobata 9,7 Elevée 20,8 Modérée Agua-Grande 8,8 Elevée 15,6 Modérée Mé-Zochi 8,8 Elevée 27,4 Elevée Lemba 7,0 Modérée 22,7 Elevée Caué 5,1 Modérée 30,3 Très élevée 5 La sécurité alimentaire est définit comme « l'accès de tous, à tout moment aux aliments pour mener une vie saine et active". Ses dimensions sont: (i) disponibilités alimentaires suffisantes ; (ii) stabilité des disponibilités et des approvisionnements dans le temps et l'espace et (iii) accès matériel et économique à la nourriture. »
  12. 12. Mise en œuvre par AESA Consortium (Agriconsulting Europe SA) 12 Cantagalo 4,3 Modérée 30,6 Très élevée RAP 3,3 Modérée 34,9 Très élevée Selon les résultats de l’enquête MICS III de la RDSTP portant sur l'indice taille pour âge, on constate que 23,3 % des enfants de moins de cinq ans souffrent de sous nutrition chronique modérée et 10,3 % de la forme sévère. Selon l'âge, on observe des variations importantes de la prévalence de la sous-nutrition chronique. Selon le milieu de résidence, 28,5% des enfants du milieu rural souffrent de la malnutrition chronique contre 19,3 % dans les villes. Régions/Districts Taux de prévalence de la malnutrition aiguë (%) Classification de la prévalence Taux de prévalence de la malnutrition chronique (%) Classification de la prévalence Lobata 9,7 Elevée 20,8 Modérée Agua-Grande 8,8 Elevée 15,6 Modérée Mé-Zochi 8,8 Elevée 27,4 Elevée Lemba 7,0 Modérée 22,7 Elevée Caué 5,1 Modérée 30,3 Très élevée Cantagalo 4,3 Modérée 30,6 Très élevée RAP 3,3 Modérée 34,9 Très élevée 1.5 Le Cadre Stratégique Nationale en Matière de Développement Agricole 1.5.1 Le Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural La tutelle du secteur agricole correspondait jusqu'à l’année dernière au Ministère du Plan, lequel a transféré ces fonctions à l’actuel Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural. Actuellement, le Ministère de l’Agriculture et du développement Rural6 regroupe les principaux services suivants : 6 Jusqu'a l’annee derniere au Ministere du Plan, lequel a transfere ces fonctions a l’actuel Ministere de l’Agriculture et du Developpement Rural
  13. 13. Mise en œuvre par AESA Consortium (Agriconsulting Europe SA) 13 La capacité d’intervention du Ministère est reconnue par les acteurs du secteur comme très faible – ce qui a été confirmé plusieurs fois par la mission - dû en partie au manque de moyens financiers et matériels. Le Ministère participe en 3% du budget de l’état tandis que le secteur agriculture, élevage, forets et pèche génère de l’emploi pour plus de la moitié de la population économiquement active du pays, soit autour de 20,000 personnes, dont dépendent une moyenne de 5 personnes par employé dans le secteur7. L’importance de l’agriculture dans le tissu économique, social et culturel du pays ne peut pas s’ignorer et pourra justifier d’un appui budgétaire plus signifiant.8 De l’autre part, la capacité technologique du secteur et très peu développée, exception faite des agriculteurs au sein des structures spécialisées aux cultures d’exportation qui sont aussi étroitement intégrées aux marchés d’exportation et aux bailleurs de fond qui les supportent. Même les petits producteurs qui pratiquent de façon autonome les cultures pour l’export le font généralement en absence de l’appui technique des services d’encadrement. Par conséquence, la plupart des agriculteurs ne bénéficie pas de l’appui technique sur leurs exploitations, ni reçoivent les messages de vulgarisation agronomique pour les tenir au courant des bonnes pratiques agricoles. Donc, hors ces secteurs d’exportation bien organisés, 7 Communication verbale du Ministre de l’Agriculture, en reunion avec la mission le 27/08/13 8 La declaration de Maputo de 2003, signee par STP, demandait un engagement de minimum 10% des depenses de l’Etat dans l’Agriculture comme moyen pour combattre l’insecurite alimentaire et respecter les Objectifs su Millenium. Ministèrede l'Agricultureet du Développement Rural Direction de l'agriculture Direction des forêts Direction des pêches Direction de l'élevage CIAT CADR CATAP PAPAFPA Délégations Régionales Conseil Technique Coordination générale
  14. 14. Mise en œuvre par AESA Consortium (Agriconsulting Europe SA) 14 la plupart des agriculteurs travaillent empiriquement, ayant comme seule référence les pratiques traditionnelles de l’agriculture familiale ou celle appliquées par les « roças » disparues il y a longtemps. 1.5.2 Politiques du secteur Au sein du Ministère de l’agriculture de Sao Tomé e Principe, ils existent les dimensions d’une stratégie de développement agricole équilibrée entre la sécurité alimentaire et le développement économique. En plus du plan national de sécurité alimentaire de 2012, existe- t-il depuis 2006 une politique nationale de développement agricole qui suit une logique de croissance économique par le biais d’accroitre la valeur et volume des exportations agricoles, ainsi que des spéculations axés sur le marché interne. Les deux documents, actuellement en vigueur, s’insèrent dans la stratégie nationale de réduction de la pauvreté, en le renforçant, laquelle vise les deux objectifs prévus dans la stratégie de l’UE : croissance économique et réduction de l’insécurité alimentaire, surtout dans les zones rurales. En effet, même le plan de sécurité alimentaire adopte une approche de croissance économique proposant un sous- programme de « Valoriser les produits végétaux, halieutiques, animaux par l’amélioration des techniques de stockage, de conservation, de transformation et de distribution”. En consonance avec l’approche de l’UE qui inspire la mission actuelle, celui vise comme ses bénéficiaires de “les petites et moyennes entreprises agricoles et agroalimentaires et les organisations de producteurs et leurs associations faîtières”. Enfin, Sao Tomé et Principe dispose d’un cadre politique cohérent et compréhensif qui permet d’aborder les nombreux défis auxquels se heurtent ses agriculteurs et ses partenaires de développement. Pourtant, selon nos termes de référence, cette mission propose de se concentrer sur les filières d’exportation, consciente des nombreux défis qu’elles renferment, et ainsi des riches et économiquement importantes synergies potentielles entre l’agriculture d’exportation et celle des produits vivriers pour la consommation locale. 1.6 Technologie agricole La recherche agronomique est la responsabilité du CIAT, Centro de Investigação Agronómica e Tecnológica, relevant du Ministère de l’Agriculture. Le CIAT est censé de prendre en charge la recherche agronomique et technologique pour le secteur agricole. Par conséquence, l’appui aux filières d’exportation et aux cultures vivrières et fruitières fait partie de ses multiples responsabilités. La gamme d’activités allouées au CIAT est large et bien au delà de sa capacité technique et financière : établir des diagnostiques de santé végétale, opérer des ferme pilotes dans les milieux ruraux pour la mise en valeur et consolidation des innovations, fournir des cours de formation technoscientifique, conserver et divulguer les informations scientifiques et techniques adaptées au milieu agricole du pays pour les acteurs du développement rural et garantir la protection phytosanitaire et la quarantaine végétale dans tout le territoire national. En plus, il est appelé à assurer le contrôle de qualité des aliments à consommation domestique et la certification de la qualité des produits destinés à l’export. Le soutien technique au développement agricole d’une part et la sécurité des aliments de l’autre constituent des doubles responsabilités qui, dans un contexte de faiblesses budgétaires
  15. 15. Mise en œuvre par AESA Consortium (Agriconsulting Europe SA) 15 contraignent sérieusement son efficacité pour l’accompagnement à l’agriculture, soit vivrière, soit d’exportation. Dans le domaine de la sécurité des aliments, le CIAT a reçu récemment des appuis importants des partenaires de développement, particulièrement la coopération espagnole, la Banque Africaine de Développement et aussi l’ONUDI, qui a appuyé l’installation de un chromatographe à gaz. Grace à ces appuis, le Centre possède actuellement des laboratoires de contrôle de bactériologique des aliments et de détection de produits nocifs comme les métaux lourds qui s’approchent aux standards internationaux et que prochainement, avec des compléments d’équipement et de matériaux divers9, pourrait lui permettre acquérir une certification international comme laboratoire de référence. Dans le domaine de l’agriculture, le CIAT n’a pas reçu des appuis externes aussi consistants que dans le domaine des aliments, bien qu’il possède des actifs importants qu’il a hérité du CIRAD français qui faisait auparavant la recherche agronomique à Sao Tomé. Il conserve les terrains des essais variétaux, des pépinières et jardins botaniques, des installations et bureaux, des laboratoires équipés pour le contrôle des maladies des plantes et de la qualité des aliments. Mais sa capacité d’exploiter ses actifs et fortement contrainte par le manque de ressources matérielles, financières et humaines. Une des contraintes majeures selon la Direction actuelle du Centre est le manque de connectivité d’internet et téléphone fixe, ce qui empêche le Centre de valoriser ces ressources au maximum et de soutenir des échanges avec d’autres centres de recherche, formation d’analyse et de diagnostic, par exemple les spécialistes en cultures tropicales comme le CIAT de la Colombie, EMBRAPA, CIRAD, IITA y le Forum Africain de Recherche Agricole à Dakar, en plus des spécialistes du cacao comme le Cocoa Research Institute of Ghana (CRIG) à Tafo, Ghana. La solution pourrait être l’installation d’une antenne pour le lier directement au prestataire de services de télécommunications nationales STP. Une fois connecté au monde, le CIAT pourra mettre en marche ses projets de « médiathèque » La recherche génétique est encore pratiquée au CIAT, qui bénéficie des missions de courte durée des génétistes du CIRAD- France, qui pendant dix ans étudiait le cacao en Sao Tomé pour produire les croisements présents actuellement au pays. Aujourd’hui, CIAT focalise de plus sur les cultures alimentaires comme le maïs et sur la qualité sanitaire du commerce des aliments, tant des importations que des exportations. Le Centre est responsable de la quarantaine des plants et animaux qui sont introduits au pays et agit comme laboratoire de référence pour certifier les matériaux végétaux et livre les certificats phytosanitaires. 9 Par exemple, certaines pièces détachées très spécialisés et de l’enveloppe nécessaire pour s’approvisionner de réactifs.
  16. 16. Mise en œuvre par AESA Consortium (Agriconsulting Europe SA) 16 Malgré les appuis récents le Centre est encore contraint par son enclavement et par le manque d’un plan de développement fondé sur un plan d’affaires viable qui permet au Centre l’autonomie technique, financière et de gestion qui caractérise aux laboratoires de certification et de recherche dans ce même domaine. En même temps, compte tenu de la taille réduite de la communauté scientifique nationale il est important relier le centre à des institutions CGIAR et de certification des aliments internationaux agrées ISO/IEC 17025 à fin de faciliter son propre certification ISO. Acquérir ce statut serait un atout pas seulement pour le pays mais aussi pour la sous-région et une source fiable de recettes provenant de la prestation des services de laboratoire. Actuellement, la direction du Centre est à la recherche des équipements et installations qui permettraient de compléter les laboratoires d’analyse et d’acquérir les équipements nécessaires pour une connectivité et liens informatiques performants, car ils permettraient de travailler en réseaux avec les centres de recherche internationaux et ainsi approfondir ses recherches agronomiques, surtout en amélioration génétique. En même temps, un dispositif d’internet efficace permettrait de renforcer la diffusion et la vulgarisation avec ses partenaires nationaux. Le projet total a un cout supérieur a €1 million, que nous considérons excessif pour le programme du 11eme FED avec ses multiples domaines et besoins. Cependant, certains éléments sont à premier vu justifiables dans le cadre du programme et seront présentés dans le budget préliminaire de ce rapport. Il serait nécessaire un travail d’analyse plus approfondi de l’institution pour déterminer définitivement les éléments à être financés. La formation dans le secteur agricole est assurée par le Centre de perfectionnement agro- pastoral (CATAP), créé en 1986 avec un financement italien. Le centre a été tout récemment mis en forme avec un financement de la Banque Africaine de Développement mis en œuvre par le PRIASA. Le Centre offre des cours courts aux jeunes des zones rurales, souvent fils et filles des agriculteurs, qui restent en internat les jours ouvrables et bénéficient d’un logement très adéquat ainsi que de leurs repas. Les cours traitent principalement des cultures vivrières - il y a très peu de formation en cultures d’exportation dans l’optique de renforcer la sécurité alimentaire nationale. Une des fonctions importantes du centre est la formation de cadres pour le Ministère de l’Agriculture, dont beaucoup du personnel s’approche à l’âge de la retraite. Le Centre offre aussi des cours de formation de formateurs pour les encadreurs agricoles, avec l’appui d’un centre technologique d’Aveiro en Portugal, financé avec des fonds HIPIC. Au cours de la mission le Centre a présenté un programme de former en deux cycles de trois ans 230 jeunes agriculteurs des cultures d'exportation. Nous considérons que la réalisation d’un tel projet encouragera la production des produits d’exportation et pourra contribuer à la stabilité économique des familles rurales à faible revenu. Groupes Cibles: Fils d'agriculteurs / entrepreneurs moyens qui dans un passé récent ont bénéficié des parcelles de terre appartenant à l'Etat Objectifs :
  17. 17. Mise en œuvre par AESA Consortium (Agriconsulting Europe SA) 17  Contribuer les ressources humaines nécessaires à atténuer les problèmes qui affectent l'agriculture, le transformant en un secteur entrepreneurial solide et durable;  Augmenter le niveau et la qualité de la production des cultures industrielles dans le pays.  Sensibiliser les producteurs sur l'importance des associations et des coopératives dans le développement rural.  Encourager les producteurs à utiliser des techniques et des bonnes pratiques agricoles par la promotion de l’agriculture durable et de conservation. 1.7 Autres structures d’Appui au Développement Agricole. Projet PAPAFPA La structure du Ministère la plus engagée dans le développement agricole est PAPAFPA - Programme d’appui participatif à l’agriculture familiale et à la pêche artisanale (PAPAFPA). Financé à la hauteur de $16M sur 10 ans (2005-2015) par FIDA et le gouvernement de Sao Tomé e Principe, ainsi que d’autres bailleurs tels que le Taiwan et AFD. PAPAFPA intervient avec une approche filière dans le cacao, le café et le poivre, avec quelques résultats prometteurs. Le programme encadre les producteurs de cacao bio et de qualité (CECAB et CECAQ 11) et du café bio (CECAFEB) avec un suivi technique, financier et organisationnel rapproché, en prônant au même temps pour l’autonomie des coopératives. Le programme supporte aussi une petite coopérative de production de poivre (CEPIBA). La CECAB en grande partie est en train d’atteindre cet objectif, tandis que le CECAFEB, plus jeune, est encore fortement dépendante de son encadreur. Néanmoins, les deux structures produisent selon les normes biologiques certifiées et reçoivent des premiums de qualité de leurs clients en Europe, qui en même temps, surtout pour le cacao, s’engagent dans le développement de leur partenaire de filière. L’expérience de CECAB permet d’envisager la possibilité réelle de sortie de la pauvreté des petits producteurs du cacao bio et à moyen / longue terme dans la filière poivre et café. Par contre, aucune opportunité de ce type n’est encore identifiée pour les zones du Sud de l’île de São Tomé, qui dépendent en majorité du coprah, ou pour les producteurs spécialisés dans les produits vivriers. PAPAFPA considère que les filières commerciales en Sao Tomé demandent un accompagnement soutenu pendant 10 ans de la part de l’État - donc des bailleurs de fonds - pour permettre d’atteindre la production minimum nécessaire à la viabilisation des structures locales et à l’exportation, ainsi que des partenariats techniques et commerciaux internationaux stables et de qualité. Le PAPAFPA va terminer en 2015 et un nouveau programme de six ans plus spécialisé en agriculture d’exportation est prévue par FIDA – Programme d’Appui aux Petits Agriculteurs Commerciaux, PAPAC. La durée de ce projet d’appui sera de 6 ans á partir de 2016 et un budget total de 7,85 millions de USD, dont 6 millions seront apportées par le FIDA et 1,3 million par l’Agence Française pour le Développement. Le projet, en phase d’identification, aura trois volets principaux : (i) un appui aux marchés de niches á l’exportation (cacao, café, poivre) visé essentiellement aux exploitations familiales et aux organisations
  18. 18. Mise en œuvre par AESA Consortium (Agriconsulting Europe SA) 18 professionnelles de production (associations et coopératives), (ii) appui á la production vivrière pour le marché interne tel que la viande de porc, la pomme de terre et la volaille. Projet PRIASA Le projet (PRIASA), prévu pour durer de 2010 á 2015 et coûter 5,26 millions de USD, y compris un don FAD de 5 millions, couvre les deux îles de Sao Tomé-et-Principe. Les principaux résultats attendus sont les suivants: (i) la mise à niveau des principaux sites artisanaux de débarquement de la pêche (Sao Paolo, Neves, Sto Antonio de Principe, Santana), (ii) (ii) la réhabilitation, l'équipement et la formation du personnel du laboratoire de contrôle de qualité des produits de la pêche, (iii) l'amélioration du marché du poisson Sao Tomé aux normes requises; (iv) travaux de réhabilitation de 27 km de routes de desserte; (v) la réhabilitation et l'extension de 10 systèmes d'irrigation; (vi) la construction de 6 magasins, 12 hangars maternels et 11 séchoirs solaires, (vii) la création de six unités de transformation des produits agricoles; (viii) l'appui réhabilitation, l'équipement et la formation pour le Centre de formation en technologie agricole (CATAP) et le Centre de technologie (CIAT) Recherche et agricoles; (ix) la sensibilisation et l'appui à la structuration et la formation des associations et GIE (x) la création d'un système de suivi, contrôle et surveillance des pêches. La réhabilitation ou mise en place d'un certain nombre d'infrastructures clés en utilisant l'approche participative et le renforcement des capacités des parties prenantes permettrait non seulement d'accroître la production alimentaire, mais aussi contribuer à améliorer les conditions de vie de la population, notamment en termes de désenclavement des zones isolées, la nutrition, l'organisation de la santé et sociale de l'homme. Au total, plus de 13.000 personnes, plus de la moitié sont des femmes, bénéficieront directement des résultats du projet. À la fin du projet, une production supplémentaire de 4000 tonnes de poissons et 3.400 tonnes de produits alimentaires et horticoles est prévue. 1.8 Les associations des petits planteurs FENAPA Les petits producteurs des filières vivrières demeurent individuels et relativement dépourvus des appuis externes. Néanmoins, tout petit agriculteur appartient à des associations communautaires fédérées dans la Fédération nationale des associations de petits agriculteurs (FENAPA). En principe, FENAPA devrait être le partenaire du Gouvernement dans des actions de développement, mais dû aux difficultés financières et organisationnelles auxquelles elle fait face depuis nombre d’années la Fédération a perdue crédibilité auprès des producteurs. Malgré cela, PAPAFPA a fournie à la FENAPA les moyens nécessaires pour la réhabilitation de leurs bureaux à Sao Tomé ville et lui confie, en tant que prestataire de service, la publication des bulletins d’information et de prix des produits agricoles, service apprécié par la plupart du monde rural.
  19. 19. Mise en œuvre par AESA Consortium (Agriconsulting Europe SA) 19 Les coopératives de production Depuis la réforme agraire de 1992 le pays a connu la naissance de différentes coopératives de producteurs agricoles. Pour ce qui concerne les filières d’exportation, cacao, café, piment et autres les principales coopératives sont : CECAB, CECAFEB, CECAQ 11 et CEPIBA. Ils existent aussi des coopératives de production de produits d’alimentation de base comme MARAPA et ZATONA. La mission a pris contact seulement sur les coopératives que se spécialisent dans les filières d’exportation. CECAB Dans l’année 2000 le FIDA a demandé à la société française KAOKA, productrice de chocolat biologique, de mener une rapide évaluation du secteur du cacao à Sao Tomé. L’étude avait montré que les méthodes de production traditionnelles pourraient être facilement adaptées à la production biologique. Après cette étude le FIDA a lancé un projet pilote triennal auquel ont participé 500 paysans de 11 communautés. Dans la 1ere phase du programme (2000 / 2005) KAOKA a participé à l’organisation des associations de producteurs, formations à la gestion et aux techniques agrobiologiques (période de reconversion de 2001 à 2003) et mise en place des infrastructures post récolte, surtout dans le nord de Sao Tomé. KAOKA a supervisé le projet et d’acheter à ces planteurs la totalité de la production de cacao ayant obtenu la certification biologique de la société ECOCERT. CECAB fut créé en 2005 avec le rôle de coordonner le programme à Sao Tomé et Principe et d’organiser la production (avec l’aide de KAOKA). C’est une fédération qui regroupe à ce jour 35 petites associations et 1500 membres producteurs de Sao Tomé et Principe (sur les 2 iles). Les producteurs de Sao Tomé se regroupent dans la région nord de l’ile tandis qu’á Principe ils sont éparpillés sur tout le territoire de l’ile. Bureau de CECAB á Principe Dans la structuration de la CECAB des différentes activités ont été faites avec le support du FIDA : - investissement dans l’organisation matérielle de la récolte (tracteurs, séchoirs, etc…), - développement des ressources humaines de la CECAB en créant des postes d’animateurs sociotechniques (des producteurs motivés) et par région de production,
  20. 20. Mise en œuvre par AESA Consortium (Agriconsulting Europe SA) 20 - mise en place d’un programme de rénovation de plantation en transférant le savoir-faire de KAOKA du programme d’Equateur sur celui de Sao Tomé et Principe, aussi á travers l’organisation de visites en Equateur des membres de CECAB. Parallèlement la CECAB, en collaboration avec KAOKA, a mis en place un projet dans le but d’améliorer les conditions d’accès à l’éducation des enfants des producteurs de cacao. La CECAB et KAOKA ont signé en 2011 un accord de partenariat portant sur un plan global de modernisation des plantations qui devrait s’achever en 2020 organisé en deux tranches : 2012-2016 et 2016-2020. Le « Programme de rénovation cacaoyère » s’insère dans ce plan. Il a fait l’objet d’une convention signée pour deux ans en février 2012 entre le PAPAFPA, KAOKA et la CECAB. Il vise la « densification » (de 500 à 800 pieds/ha) d’environ 750 ha situés dans 14 communautés (50 % de la superficie de ces communautés). La contribution du PAPAFPA (268.500 US$) représente de l’ordre de 50% du coût de cette opération. L’orientation technique et la supervision sont apportées par KAOKA et la mise en œuvre assurée directement par la CECAB. Le support du PAPAFPA terminera á la fin de 2013 et CECAB attend un support de GIZ pour l’année 2014. CECAB a signé un contrat avec KAOKA, qui termine en 2013, dans lequel il est prévu que toute la production est achetée comme base sur une grille qui dépende des cours du cacao international mais qui paye une prime d’environ 10% sur le marché international. KAOKA fait des avances financières á CECAB sur le contrat basé sur l’avancement de la production des associations de production. Avec cette avance CECAB est capable de faire des avances aux membres de CECAB sur leur production de cacao frais. Actuellement CECAB paye 10.000 Dobras/kg de cacao frais comme avance aux membres. Le cacao est ainsi fermenté et séché dans des structures centralisées de la coopérative. Il est ensuite classé par son origine (association productrice) et un contrôle de qualité est fait par le siège de la coopérative et il est mis en sac et estoqué pour l’envoi vers KAOKA. Apres la vente du cacao la coopérative paye le solde au membre. Actuellement ce solde est de 34.500 Dobras/kg. La CECA retient un pourcentage pour les frais de gestion du siège et pour un fond social disponible pour les membres qui peut être utilisé après une approbation du conseil d’administration de CECAB. Le fond finance des dépenses tels que matériel scolaire, dépenses médicales, funérailles, etc. pour les membres. La grille des prix payés par KAOKA varie selon le cours du cacao au niveau international est la suivante (en $/tonne):10 Prix cacao bourse NY Valeur touché par les associations CECAB Frais de gestion de CECAB Fond Structurel de développement de CECAB Dépenses d’exportation (FOB) Total FOB Export NY>2400 $/T 1633 200 130 98 2061 2401>NY<2800 $/T 1802 200 150 98 2250 2801>NY<3200 $/T 1802 200 200 98 2300 10 Donnee obtenues du contrat entre CECAB et KAOKA.
  21. 21. Mise en œuvre par AESA Consortium (Agriconsulting Europe SA) 21 Dans l’Ile de Principe la CECAB a des problèmes car les membres vendent leur cacao frais á l’entreprise Claudio Corallo qui offre un prix supérieur á l’avance donné par CECAB. Selon les responsables des Affaires Economiques du Gouvernement de Principe la CECAB a diminué le pourcentage payé aux membres après la vente du cacao sec et ceci a été perçu á Principe comme une manque de transparence de CECAB et pourrait compromettre ses activités futures á Principe. CECAFEB La coopérative CECAFEB se trouve autour de la ville de Monte Café, qui était une ancienne entreprise coloniale de café. Les terres ont été distribuées en 2000 par le Gouvernement mais pendant 10 ans la culture du café fut pratiquement abandonnée par les nouveaux petits agriculteurs dû au manque d’appui. En Aout 2010 le projet PAPAFPA a aidé les petits agriculteurs pour qu’ils légalisent une nouvelle coopérative, suivant le modelé de CECAB. CECAFEB regroupe actuellement environs 227 producteurs pour une extension totale de presque 300 hectares avec une production de 5 tonnes en 2011 et presque 5.8 tonnes en 2012. Le temps de certification de production biologique, de normalement 3 ans, fut réduite grâce á une lettre du gouvernement qui a déclaré á l’entreprise internationale de certification, ECOCERT, qu’aucun produit toxique fut utilisé dans les superficies de la coopérative pendant 10 ans. La coopérative reçoit le support technique de PAPAFPA sur les aspects de méthodes et techniques de production agricole (dont au moins 30% de femmes), post- production, transformation et commercialisation (dont au moins 30% femmes) et avec l’installation d’unité de transformation du café en cerise. La coopérative se trouve proche d’un projet Libyen qui a été abandonné depuis 2011 pour un total de 200 hectares. La coopérative a demandé au Gouvernement que ces terres leur soient donné en concession pour pouvoir arriver á un total de 500 hectares. L’objectif de production de la coopérative est d’arriver á produire 35-40 tonnes/an, le maximum produit pendant l’époque précoloniale (1975). La société des cafés Malongo, dans le cadre d’un contrat avec la CECAFEB, achète 300 tonnes par an de café à un tarif négocié qui prend en compte la dimension bio-équitable de l’exploitation. Le prix payé á CECAFEB peut arriver actuellement á 6$/kg FOB. Le support de la Agence Français au Développement, à travers la PAPAFPA, comporte quatre volets :
  22. 22. Mise en œuvre par AESA Consortium (Agriconsulting Europe SA) 22 un volet agricole, avec la création de pépinières, la réhabilitation et le renouvellement de parcelles caféières ; un volet formation à destination des producteurs et des responsables des associations, ainsi que des voyages d’échanges et d’études avec des planteurs latino- américains ; un volet d’appui à la constitution d’une coopérative, la CECAFEB, et à son fonctionnement ; un volet certification, pour l’obtention des certifications BIO et équitable. Les opérations de rénovation de la caféière (taille, replantation, greffage) ont démarré en 2011 et se poursuivent depuis très activement : environ 84 000 pieds ont été plantés en 2012 et le rythme actuel de plantation serait de l’ordre de 100 000 pieds par an, soit en gros l’équivalent de 40 ha. L’organisation des pépinières (les plants sont en partie produits par des pépiniéristes sous contrat, membres de la Coopérative d’Exportation de Café Biologique (CECAFEB)) et les techniques de plantation (fumure systématique) se sont sensiblement améliorées. La mise en place des équipements s’est faite à un rythme très satisfaisant, avec en particulier, au niveau de la CECAFEB, la réalisation d’un centre de traitement humide et d’un nouveau centre de séchage. Il s’y ajoute divers équipements communautaires (électricité, adduction d’eau, latrines …), sur financement de PAPAFPA. Le centre de séchage en zone sèche (avec un entrepôt, 5 séchoirs et une clôture) devrait permettre d’améliorer nettement le stockage et la qualité du café marchand. Sa construction doit achever le programme de mise en place des grandes infrastructures prévues pour la coopérative. Quelques petits magasins complémentaires pour garder les outils, un magasin et un petit centre de traitement pour le robusta sont prévus sur financement AFD. Des équipements ont également été financés dans le cadre du PAPAFPA (1 tracteur avec remorque, 2 motos, 4 dépulpeuses et des tronçonneuses (FIDA) + 2 motoculteurs avec remorques et 1 torréfacteur destiné au café vendu sur le marché local (AFD) + 2 débroussailleuses payées par l’Ambassade de France. Leur valeur totale est de l’ordre de 100 000 $EU, sans compter le mobilier et le matériel informatique de la coopérative et les équipements de l’équipe d’appui à la « filière ».
  23. 23. Mise en œuvre par AESA Consortium (Agriconsulting Europe SA) 23 Zone de production de CECAFEB CECAQ 11 La coopérative CECAQ 11 fut créé en 2010 avec un support de PAPAFPA. Elle regroupe 826 producteurs, dont au moins 30% sont des femmes, dans la région du centre-sud et atteint environs 1500 hectares. Les formations techniques pour les producteurs ont été réalisées en collaboration avec la structure nationale de recherche agronomique (CIAT). Leur impact réel reste à vérifier. La coopérative a actuellement 3 clients : Icam (Italie), Geppa (Allemagne) et Café Direct (Royaume Uni). La coopérative a reçu l’étiquette de marché équitable et vend avec une prime de 100 á 200 $/ tonne au-dessus du marché international. Ils aspirent á obtenir la certification Biologique á partir de novembre 2013 et selon leurs estimation la prime de marché pourrait augmenter jusqu’á 500 $/tonne.
  24. 24. Mise en œuvre par AESA Consortium (Agriconsulting Europe SA) 24 Les opérations de rénovation de la cacaoyère de CECAQ 11 sont restées jusqu’ici limitées : du fait de retards dans l’acheminement du matériel importé, la pépinière initiale a été mise en place tardivement et moins de 12 600 cacaoyers ont été plantés fin 2012 sur un programme prévu d’environ 25 000 pieds (soit en gros l’équivalent de 13 ha) soit moins de 1% des plantations suivies. Ceci étant, le programme de replantation monte en puissance rapidement, avec maintenant 5 pépinières fonctionnelles. Il est ainsi prévu de replanter (aide directe au producteur) 120 000 pieds issus des pépinières et d’appuyer (fourniture de plants) la plantation de 150 000 pieds supplémentaires, ce qui représenterait près de 150 ha (soit de l’ordre de 10% des surfaces suivies). La qualité du matériel végétal utilisé reste assez incertaine. Par contre, des essais de greffage sur 10 ha sont programmés pour 2013 sur la zone pilote d’Alto Doro (qui est favorable), avec des techniques similaires à celles pratiquées par la CECAB. Les formations techniques pour les producteurs ont été réalisées en collaboration avec la structure nationale de recherche agronomique (CIAT). Leur impact réel reste à vérifier. Les formations et appuis/conseils en matière de pilotage opérationnel, gestion et coopérativisme, ciblés sur les élus de la CECAQ-11 et sur son personnel (gérant, responsable qualité, auxiliaires techniques), au niveau de la coopérative, comme des associations ont été dispensées par l’ONG ZATONA-ADIL dont c’est un des domaines de compétence reconnus. CEPIBA Unité de pesage de CEPIBA La coopérative CEPIBA fut créé en 2007 avec un important appui du projet PAPAFPA et réuni actuellement 320 producteurs qui opèrent dans la région centre-sud pour un total de 100 hectares dont seulement 12 sont en production. La coopérative a signé de partenariat de commercialisation avec deux acheteurs européens, Hom&Ter et Agrisud. La production de poivre blanc est pour l’instant très rentable pour les producteurs compte tenu des prix élevés sur le marché national. Les quantités produites sont encore insuffisantes pour permettre la construction effective du circuit d’exportation. La viabilité de la coopérative pourrait n’être pas atteinte avant l’achèvement du PAPAFPA.
  25. 25. Mise en œuvre par AESA Consortium (Agriconsulting Europe SA) 25 1.9 Les ONG et association faitières de base Différentes ONG opèrent dans le pays pour appuyer le secteur agricole, notamment dans les cultures vivrières. Deux d’elles, Instituto Marquës de Vale Flör et ALISEI ont récemment gagné un appel á subventions de l’Union Européenne dans le cadre des lignes budgétaires, approuvées en 2012 et qui ont démarrée en Mars 2013 pour un total de 30 mois , pour soutenir la production des cultures vivrières et augmenter la sécurité alimentaire et nutritionnelles du pays en valorisant la production nationale á travers la création de marchés de commercialisation. L’ONG locale Qua Tela donne une contribution importante pour la requalification des produits agricoles en commercialisant des produits transformés comme de la banane sèche et frites, le matabala frit (taro), le palapala frit (fruit á pain), la purée de piment tuá-tuá, les conserves de fruits, le safran des indes (curcumine), le gingembre et autres. Ces produits représentent un très bon exemple des potentialités du secteur agricole national et de ses possibilités de pénétrer dans les marchés internationaux ou régionaux. L’ONG local ADAPPA travaille activement dans des projets dans le domaine agricole, en conjonction avec ALISEI et possède un actif important de connaissances techniques qui lui permettent d’appuyer des projets qui veulent intervenir dans le secteur agricole, L’association des femmes entrepreneures (AME) est un cas intéressant pour étudier l’insertion des femmes dans le contexte économique. La majorité des membres de cette association sont des femmes qui travaillent dans le commerce mais elle a des membres qui opèrent aussi dans l’horticulture. Elle a fait des activités de formation dans le passé pour des femmes, surtout dans les aspects de gestion financière et comptabilité. L’association a aussi reçu du gouvernement une ligne de crédit pour ses membres de 150.000 $ USD qui était un don de la République de Taiwan. Le rôle de l’association est de recevoir de propositions de micro-projets de ses membres, pour un maximum de 5.000 $ USD, les présenter á la banque nommée par la coopération de Taiwan et faire la suivie du dossier. Un aspect intéressant de cette expérience est que l’association a eu un taux de dévolution de presque 90%, très haut par rapport á d’autres expériences de micro-crédit qui ont été faite dans le pays. L’association des jeunes entrepreneurs (AJEIE) a aussi reçu une ligne de crédit de la coopération avec Taiwan, pour un total de 150.000 $ USD. Les conditions pour accéder á cette ligne de crédit par ses membres sont : présenter une étude viabilité á être financée, donner une preuve de fonds pour garantir le financement, ne pas avoir des dettes á l’Etat ou á la sécurité sociale, avoir une bonne performance de crédit avec le secteur financier privé et ne pas avoir des procès juridique en cours. Le taux de dévolution des prêts a été plus bas que celui de l’association de femmes entrepreneurs avec 80%. L’association a aussi signé un contrat avec le projet PASC de l’Union Européenne pour former des participants dans l’analyse économique et financière de petits projets. D’autres contrats de services ont été signés par cette association pour l’appui au développement des connaissances de gestion. Autres ONG qui travaillent dans le secteur sont : Maquequé, une association faitière qui regroupe des producteurs localisés dans la zone d’Uba-cabra et compte avec 44 membres. Maquequé a reçu une formation encadré dans le projet d’IMVF (voir dessus). Le Forum da Femme Saotomeenne, dirigé par la Gouvernante de la Banque Centrale de Sao Tome et Principe, l’Association Pica-pau, dans le domaine de l’artisanat et du bois et l’Association ZATONA.
  26. 26. Mise en œuvre par AESA Consortium (Agriconsulting Europe SA) 26 1.10 Le secteur privé Dans la décennie après la réforme agraire de 1992 la présence du secteur privé dans l’agriculture d’exportation á Sao Tomé et Principe est restée assez faible et limitée. La seule expérience á noter dans cette période fut en 1996 quand l’entreprise Claudio Corallo à démarrer ses activités dans la production de chocolat, la seule entreprise de ce genre existante á Sao Tomé et Principe et qui actuellement exporte ses chocolats fins dans plusieurs pays, aussi dans la région, et dans le café. Le cacao que la société achète vient principalement de l’Ile de Principe mais aussi de Sao Tomé. La société gère aussi des plantations en propre et a un assistant technique expatrié dédié á la gestion et l’appui aux agriculteurs qui lui vendent du cacao frais. Le séchage est fait avec deux unités localisées une á Sao Tomé et une á Principe. La société produit du café et a une concession de presque 100 hectares dans l’ile de Sao Tomé (région de Monte Café). La mission n’a pas obtenu des données relatives aux quantités de chocolat produit et exporté mais ceux-ci peuvent être obtenus auprès du Ministère de Commerce. Le siège de SATOCAO á Morro Peixe Dans l’année 2009 un groupe d’investisseurs basés en Suisse ont démarrer une société saotomeenne de production de cacao sèche, SATOCAO, qui a comme objectif de produire jusqu’á 6.500 tonnes de cacao sèche avant l’année 2020 et d’obtenir des licences de concession des terres d’environ 2.500 hectares dans l’Ile de Sao Tomé. Actuellement SATOCAO a des concessions de terres de l’Etat pour presque 1.200 hectares, des quelles 600 hectares ont été réhabilitées ou replantées, et a produit 600 tonnes de cacao sèche en 2012 et compte d’arriver á 800 tonnes pour 2013. Ce projet fut l’objet des longues négociations avec l’Etat pour obtenir la concession des terres et reste un bon exemple d’investissements étranger dans le secteur agricole d’exportation et notamment dans le cacao. En effet l’investissement fait jusqu’á présent est de presque 5 million d’euros soit dans la réhabilitation et replantation des cacaoyers que dans la partie industrielle. L’investissement total devrait être de maximum 10 millions d’Euros. Les estimations de la partie agricole sont d’augmenter la rentabilité par hectare jusqu’á 900 kg. des presque 200 kg./ha présents. Dans la partie industrielle SATOCAO a introduit des techniques de fermentation dite en cascade, qui permettent d’obtenir un cacao sèche de plus haute qualité.
  27. 27. Mise en œuvre par AESA Consortium (Agriconsulting Europe SA) 27 Fermentation en cascade á SATOCAO Aussi dans le séchage l’entreprise fait un deuxième séchage du cacao, après le séchage solaire, dans des unités de séchage á vapeur qui donnent des taux d’humidités plus bas du cacao et augmentent sa qualité. La société a aussi récemment eu la concession de l’ancien siège de la ex-entreprise Santa Margarida, gérée, jusqu’en 1995, par une société française qui avait introduit un séchoir cacao mécanisée avec une capacité journalière de séchage de 1 tonne/jour. SATOCAO a réactivé ce séchoir qui risquait de devenir obsolète. La société emploie actuellement 600 travailleurs directement et environs autres 200 indirectement. Un des principaux problèmes de SATOCAO est que les concessions qui ont été donnée par l’Etat sont éparpillées et ceci rendent les opérations plus compliquées et diminuent le retour sur l’investissement. Aussi pour l’exportation des fèves de cacao la société remarque des délais dans l’arrivée des bateaux qui vont chaque 15 jour sur le Portugal el la Belgique. Un autre important investissement privé dans le pays est la société Agripalma dans le sud de l’ile de Sao Tomé. Agripalma est constituée par un groupe d’investisseurs européens et est gérée par un contrat d’assistance technique avec une société belge. Elle a comme but la production de l’huile de palme et devrait planter environs 3.000 hectares jusqu’en 2020. Actuellement la société a des concessions pour 2.000 hectares mais l’accord initial avec l’Etat était de planter 1.000 hectares dans l’ile de Principe. Toutefois ce dernier volet fut abandonné dû aux réticences du gouvernent autonome de Principe qui a préféré privilégier un modèle basé sur la biodiversité dans lequel une exploitation agro-industrielle n’a pas de place. Ceci a laissé Agripalma face á un problème de devoir négocier avec les populations rurales de la région sud les terres qu’ils voudraient utiliser pour combler les 1.000 hectares manquants. Avec une pauvreté assez diffuse dans le sud de l’ile de Sao Tomé la pression reste sur la gestion de l’entreprise et ceci rend leur tâche assez difficile et délicate. Le gouvernement semble ne pas être intéressé á intervenir dans ce sens. Agripalma emploi environs 600 travailleurs et représente une importante source d’emploi pour toute la région. La société compte de construire un noyau industriel pour la production de l’huile de palme mais sa dimension reste conditionnée aux problèmes liés á l’obtention des 1.000 hectares additionnels. Au moment que la société entrera en production elle fournira, en pleine croissance, presque 18.000 tonnes de huile de palme, dont une partie sera destinée au marché national (aujourd’hui la totalité des besoins de consommation interne sont importées de pays de la région) et le reste sera exportée vers la région.
  28. 28. Mise en œuvre par AESA Consortium (Agriconsulting Europe SA) 28 La plantation Agripalma á Ribeira Peixe Á l’ile de Principe opère la société portugaise HBD pour compte d’un investisseur sud- africain. Le focus principal de la société est touristique car elle construit des établissements hôteliers dans des différentes zones de l’Ile. Le projet touristique de la société est englobé dans une optique de tourisme environnemental qui inclut la protection des forêts, de la biodiversité et l’inclusion et promotion des activités économiques et agricoles locales. La société a reçu des concessions de presque 1.600 hectares dont presque 800 hectares correspondent á des anciennes plantations cacao (roça Sundy et Paciencia). Le plan de la société est de récupérer au moins 500 hectares de cacao pour exporter dans de marchés de niches. Aussi la société voudrait produire des épices, du café et de la vanille. Selon les responsables de la société des accords commerciaux ont été déjà pris pour placer les différents produits dans les magasins des magasins Harrods du Royaume Uni. La société emploi deux expatrié sur place qui travaille dans le projet touristique et dans la réhabilitation des cacaoyers. L'ancienne Sundy concessionnée á HBD Dans le domaine des fleurs ornementales tropicales il faut mentionner une société qui est actuellement en situation de faillite mais qui est réussie á exporter des fleurs coupées en Europe pendant presque trois ans. Cette société, Florispeciosa, a vu ses activités cesser car elle n’a pas su s’adaptée aux nouvelles conditions phytosanitaires imposées par l’Union Européenne, selon le responsable de la société á Sao Tomé. La société a été fondée en 2000 comme une joint-venture luso-saotomeen sur une concession de 33 hectares localisée á Sao José, dont seulement 20 hectares sont été plantés. La plantation est actuellement presque abandonnée, une petite production est envoyée vers les structures touristiques et le magasin de l’aéroport, mais elle possède encore environs 37 variétés de plantes á fleurs, dont des héliconies et d’importantes variétés endémiques de Sao Tomé et Principe. Dans le passé la
  29. 29. Mise en œuvre par AESA Consortium (Agriconsulting Europe SA) 29 société á importer des rhizomes d’Asie et des caraïbes. Elle employait environs 35 travailleurs dont 75% était des femmes. Le bâton du macaque (endémique)
  30. 30. Page 30 de 86 1.11 Interventions actuelles et futures dans le secteur agricole Le tableau ci-dessous donne une vue d’ensemble de toutes les interventions actuelles et futures dans le secteur agricole :  Etat : Ministère de l'Agriculture Ministère du Plan Présent (2013 - Juin 2014) a) Mise en œuvre du Projet PDDA, b) renforcement du CIAT, CATAP et Centre d'Appui au Développement Rural, c) coordination des stratégies de développement des filières d'exportation Mise en œuvre du projet PNSAN Futures (Juillet 2014 - 2020) a) Mise en œuvre du Projet PDDA b) renforcement du CIAT, CATAP et Centre d'Appui au Développement Rural, c) coordination des stratégies de développement des filières d'exportation Mise en œuvre du projet PNSAN  Non étatiques Secteur Privé SATOCAO AGRIPALMA HBD a) Réhabilitation de 630 hectares á travers densifications des superficies concédées ; b) Recensement et diagnostique des producteurs des communautés partenaires ; c) Investissement réalisé jusqu'á présent : 4,5 million Euro Plantation de 1000 hectares de palmiers á huile Réhabilitation de 300 hectares de cacao á Principe Réhabilitation et/ou replantation de 1900 hectares de cacao ; Investissement additionnel prévu : 5 million d'Euros. Plantation de 2000 hectares de palmiers á huile ; Construction d'un noyau industriel pour produire huile de palme Réhabilitation/ replantation de 500 hectares de cacao á Principe
  31. 31. Page 31 de 86 Coopératives CECAB CECAFEB CEPIBA CECAQ 11 Replanter 120 000 pieds issus des pépinières et d’appuyer (fourniture de plants) la plantation de 150 000 pieds supplémentaires (150 ha ou 10% des surfaces suivies) 40 ha densifiés avec de nouveaux arbres de café 50 hectares de poivre plantés Replanter 200.000 pieds issus des pépinières et d’appuyer (fourniture de plants) la plantation de 300.000 pieds supplémentaires (300 ha ou 20% des surfaces suivies) 3000 ha. Sont réhabilités 50 ha densifiés avec de nouveaux arbres de café 50 hectares de poivre plantés Réhabiliter (densification) de 1200 hectares ONG IMVF ALISEI a) Étude sur la production de manioc, b) Consolidation des coopératives de transformation de manioc, c) Assistance technique aux producteurs de manioc, d) Appui á la création de canaux commerciaux, e) création de centres de approvisionnement a) renforcement des structures associatives existantes qui travaillent dans le secteur des cultures vivrières, b) design de la stratégie marketing pour les coopératives de transformation, c) équipements pour la transformation des produits a) Consolidation des coopératives de transformation de manioc, b) Assistance technique aux producteurs de manioc, c) Appui á la création de canaux commerciaux, d) création de centres de approvisionnement a) Préparation de TDR pour études filières vivrières, b) renforcement des structures associatives existantes qui travaillent dans le secteur des cultures vivrières, c) design de la stratégie marketing pour les coopératives de transformation, d) équipements pour la transformation des produits Bailleurs de fonds Multilatéraux Bilatéraux FIDA BAD GIZ AFD Taiwan Inde Projet PAPAFPA (termine en fin 2014) Projet PRIASA (2010-2015) Aide á la CECAB Projet PAPAFPA (termine en fin 2014) Projet PAPAC (6 millions $) Projet PRIASA (2010-2015) Aide á la CECAB Projet PAPAC (1.3 millions $) 13 micro-projets pour appuyer la transformation de produits agricoles pour un total de 1 million $
  32. 32. Page 32 de 86 1.12 Bailleurs de fond Coordination Pour ce qui est la coordination des bailleurs de fond en général la mission n’a pas eu Access á l’existence de structures de suivi et coordination de l’aide entre les bailleurs ni aucune divisions des taches entre les différents secteurs. La dernière réunion des bailleurs avec Sao Tomé et Principe date de 2005, á Bruxelles. Aussi la mission n’a pas pu constater aucun mécanisme régulier de consultation entre les différents bailleurs pour suivre le secteur agricole11 Dans un pays de dimension réduite et avec un nombre réduit de partenaires au développement il semblerait facile de trouver de formes de coordination de ces partenaires de manière á évité la duplication des interventions et la perte de ressources. Toutefois, ceci n’a pas été la pratique courante. Dans la majorité des secteurs il existe une manque total de coordination qui ne contribue pas á atteindre l’objectif de cette coopération international. D’une partie la manque de capacité de l’Etat pour stimuler cette coordination entre les bailleurs, avec la faible actuation de deux mécanisme institutionnels comme le Cabinet de Coordination des Aides (qui existait dans la décennie précédente) ou de l’existante Unité des coordination des Aides, qui est très peu opérante, n’encourage les bailleurs de fond mais aussi la relation plutôt isolée de deux des principaux bailleurs du pays, Taiwan et Portugal, fait qu’une coordination soit difficile á atteindre. Priorités des principaux bailleurs Grille des priorités des bailleurs de fond par secteur Secteurs Bailleurs Agricult ure Indust rie San té Educati on Macro- économique Gouverna nce Infrastruct ures Environne ment Autr es BAD x x x UE PIN x PALOP/ TL x x Portugal x x Taiwan x Inde x Banque Mondiale x PNUD France x EUA Angola x Timor-Leste x 11 Pendant la missiond’identification du Projet PAPAC du FIDA aucun contact ou reunion de consultation fut fait avec les principaux bailleurs, Banque Mondiale, UE, Taiwan, etc. Ceci peut etre du au fait que les bureaux de ces bailleurs sont hors le territoire de Sao Tome et Principe et donc les bailleurs ont tendance a developper ses projets/programmes sans aucune strategie commune.
  33. 33. Page 33 de 86 Cape Vert x FIDA x UNICEF x
  34. 34. Page 34 de 86 1.13 Les filières d'exportations existantes Dans cette partie nous donnons un cadre de support pour les filières d’exportations qui sont susceptibles d’être appuyées dans l’intervention de l’Union Européenne. Filière cacao Les premiers cacaoyers furent introduits du Brésil par les colonisateurs portugais12 en 1822, initialement commeune plante ornementale,dans l’Ile dePrincipe. Cesplantes était des Amelonados Forasteros de la basse Amazonie et cultivés dans la région de Baia. L’intérêtde cescacaoyersdérivedu fait quela majorité de cette souchesontpratiquement disparu au Brésil á cause d’une forte épidémie de balai de sorcière dans les années 30 et 70. Protégé par son insularité Sao Tomé et Principe échappa á cette épidémie et donne au cacao deSão tomé et Principe une importantedifférentiation dans lemarché international comme le seul producteur au monde des anciens Amelonado Forasteros. En 1905 le pays est arrivé á être le premier producteur mondiale. La production a atteint une pointe de 36,500 tonnes avec une superficie de presque 38.000 hectares en 191313. Dans les années avant l’Independence la production est diminué á 12.000 tonnes et actuellement elle se trouve á 1.500-2.000 tonnes et une superficie exploitée estimée en 12.000 hectares, selon des estimations de la mission basée sur des différentes sources. Néanmoins, les superficies plantées restent celles de l’époque coloniale mais beaucoup ont été abandonnées après la réforme agraire et ont une densité très basse. Il faut noter que le manque d’information fiable, le dernier recensement agricole date de 1992, rend aussi une planification et une stratégie sectorielle cacaoyère assez difficile. Sélection des fèves cacao á CECAQ 11 12 Les principaux livres d’Histoire du pays affirment que le Baron d’Agua Ize emporta des plantes de Baia (Bresil) a sa propriete sur l’Ile de Principe en 1822. Jose Mendes Ferrao affirme, par contre que Jose Batista da Silva a emmene le cacaoyer sur l’ile de Sao Tome en 1819 en provenance du Bresil 13 Source: “Cacau, de Jose Mendes Ferrao », Institut de la Cooperation Portugaise, Lisbonne 2002.
  35. 35. Page 35 de 86 Evolution de la production de cacao á Sao Tomé et Principe depuis 1870 Année Exportation (tonnes cacao sec)14 Superficies exploitées (hectares) % de la superficie des cultures pérennes (39% de 100.000 ha.)15 Notes 1870 100 400 1% Introduction du cacaoyer comme culture pérenne 1891 10,000 20,000 51% 4éme producteur mondial 1903 20,000 33,333 85% 3éme producteur mondial 1905 22,307 35,979 92% 1er producteur mondial 1909 31,000 38,750 99% 1913 36,500 38,421 99% Production maximale 1928 25,000 35,714 92% Abattement des ombrages pour copier techniques de culture de l'Amérique du Sud 1930 18,000 Crash de la bourse de New York et grand pertede production 1975 12,000 37,500 96% Independence 1988 3,000 15,000 38% Gestion des roças par des structures privés ou projets des bailleurs de fond 1995 3,700 16,087 41% Fin de la gestion privée des roças 2011 1,550 11,923 31% Situation actuelle 14 Source: Jose Mendes Ferrao, Cacau: Tecnologia Pos-colheita, Pages: 57 et 58, Instituto da Cooperacao Portuguesa, Ministério da Agricultura, do Desenvolvimento Rural e das Pescas, Lisbonne, Octobre 2002 15 Source: FAOSTAT, Septembre 2013 0 5,000 10,000 15,000 20,000 25,000 30,000 35,000 40,000 45,000 1870 1891 1903 1905 1909 1913 1928 1930 1975 1988 1995 2011 Evolution de la production de cacao á STP 1870-2011 Superficies exploitées (ha.) Exportation (ton)
  36. 36. Page 36 de 86 Les hautes productions, obtenues entre 1900 et 1950, ont été le résultat d’une surexploitation de la main d’œuvre des travailleurs de roças, qui travaillaient dans des conditions très difficiles. En effet les rendements á l’hectare obtenus de presque 1000 kg/ha, spécialement dans la décennie 1900-10, étaient dus á la haute intensité de main d’œuvre par hectare et les infimes conditions de vie dans lesquelles les travailleurs vivaient16. Les superficies exploitées actuellement, environs 12.000 hectares, ont des arbres très anciens, une moyenne de plus de 60 ans qui fait que la productivité par hectare ne dépasse en moyenne les 120 kg. /ha. Ils existent trois zones de production á Sao Tomé et une á Principe, selon la carte en bas : Le cacao représente aujourd’hui, même avec la basse production et bas rendement á l’hectare, la plus importante source de devises pour le pays, avec environs 95% de la balance commerciale. Pendant le développement de la mission des consultations ont été faite avec les responsables de l’agriculture du pays et il existe une conviction partagée que la relance du secteur cacaoyer peut devenir un moteur pour l’agriculture nationale, et surtout pour les autres filières d’exportation, qui pourrait aussi renverser le phénomène de l’exode rural en augmentant les revenus des populations rurales. Pour ceci une stratégie commune de relance du secteur se rend nécessaire et urgente. Cette stratégie doit inclure tous les partenaires du secteur cacaoyer, état, privés, acteurs non-étatiques et les bailleurs de fonds, de manière á créer un dialogue et un accord sur quelle est la vision pour le cacao et quels sont les défis et les enjeux17. Une fois que cette stratégie, ou au moins une vision de ce que le pays veut pour le secteur cacaoyer, il faut le mesurer et le partager avec le marché, surtout avec les regroupements de consommateurs de cacao sec tels que la Fondation Mondiale du Cacao (World Cocoa Foundation)18, 16 Meme si Portugal aboli officiellement l’esclavage en 1876, la pratique du travail remunere force continu. Dans la decennie 1900-1910 une controverse publiee internationalement decouvrait que les travailleurs angolais ont ete sujets a des travaux forces et a des conditions de travail infimes. 17 Pendant leur mission les experts ont propose des points a traiter dans l’agenda de la strategie du secteur cacaoyer. Celle-ci peut etre trouvee en annexe. 18 Cette derniere regroupe les grandes entreprises chocolatiers mondiales et a cree un mecanisme de
  37. 37. Page 37 de 86 CAOBISCO19, BDSI20, etc. et les organisations du secteur tel que ICCO ou l’Alliance des Producteurs de Cacao de l’Afrique Occidentale. Compte tenu de la réduite dimension du pays la production cacaoyère reste limitée, le maximum de la production atteint fut de 36.000 tonnes ce qui pourrait représenter actuellement 1% de la production mondiale. Ceci implique que le cacao de Sao Tomé et Principe doit investir dans la qualité de sa production, de manière á augmenter la rentabilité, en créant des marchés de niche. Dans ce sens la politique menée par le FIDA de trouver des acheteurs et partenaires fiables pour les agriculteurs de cacao, promouvoir la création de coopératives de production et créer des niches de marché comme le cacao biologique et/ou équitable va dans cette direction de qualifier le cacao national, comme on a vu dans le chapitre sur les acteurs du secteur agricole, dans le marché international et augmenter ainsi les revenus pour les petits agriculteurs. Toutefois le modèle biologique doit être très bien compris et encadré avant de le proposer comme une vision pour le cacao national. Même étant facile de convertir les plantations actuelles vers l’agriculture biologique, compte tenu du fait que les plantations abandonnées n’ont pas reçu des traitements chimiques pendant des années et que ceci rend la certification biologique plus rapide et moins couteuse (comme dans le cas de CECAQ 11), il faut considérer que le marché du cacao biologique ne dépasse le 4% de la consommation mondiale de cacao et il existe déjà une forte concurrence dans ce marché21 22. Il faut donc différencier encore plus le produit et augmenter son profil dans le marché pour que le cacao puisse entrer aussi dans la niche des grands crus, D.O.C ou, plus en général, dans les cacaos fins. La création d’une marque nationale est le premier pas dans cette direction et le FIDA avec le projet PASC de l’Union Européenne sont en train d’organiser des séminaires dans ce sens. Cette marque doit être basée sur des standards de qualité alignés sur les normes internationales pour ce qui est les bonnes pratiques agricoles (GAP, Rainforest Alliance, ISO, etc), pour la récolte, la fermentation, le séchage et la classification. Pour ce qui est l’amélioration de l’arôme et du contenu de gras du cacao on pourrait aussi introduire des variétés très bien classées sur le marché international comme les cacaos criollos (Porcelana, Aragua, Alto Piura, etc.) ou des Forasteros de haut de gamme (Nacional Equateur). Ceci peut être fait para l’ouverture d’un protocole de coopération sud-sud avec les pays qui possèdent ces variétés (Equateur, Venezuela, République Dominicaine, etc) et la multiplication des souches peut être faite dans le pays par le CIAT, une fois qu’il a obtenu le certificat international. Cette politique, dans un long-terme portera une augmentation du prix moyen du cacao national. Ci-dessous nous proposons une stratégie de développement du secteur cacaoyer basée sur l’augmentation de la production, introduction des nouvelles variétés plus haut de gamme, adoption de standards de qualité internationalement reconnus et un secteur cacaoyer (Etat, Privé et Coopérativisme) très actif, préparé et qui opère de façon stratégique et conjointe. consultation annuelle avec les principaux producteurs. Actuellement la Fondation Mondiale du Cacao se concentre, en Afrique, sur l’appui aux principaux producteurs mondiaux mais pourrait etre interessant pour proposer des accords de partenariat commerciaux avec des membres specifiques de la WCF. 19 Meme si CAOBISCO ne realise pas des activites sur des projets cacao, sauf que pour la question du traitement des ochratoxines, elle regroupe differentes societes de production de chocolat de moyenne dimension en Europe. 20 BDSI a donne un appui directe aux petits planteurs du Ghana et de la Cote d’Ivoire, voir http://www.bdsi.de/en/wir_ueber_uns_en/der_verband_en.html 21 Un exemple de production cacao entierement biologique mais vendu comme haut de gamme, sans aucune reference a la methode de production biologique, est le cas du chocolat Amedei avec le cacao de Chuao, Venezuela. 22 A ce respect lire le rapport d’ICCO “A study of the organic cocoa market” qui montre la production et la demande de cacao biologique dans le monde. ICCO, Londres, Septembre 2006.
  38. 38. Page 38 de 86 Proposition d’une stratégie de développement du secteur cacaoyer pour Sao Tomé et Principe Année Type de developpement Production (tonnes) % Superficies exploitées (ha.) % % des superficies perennes (max. 39.000 ha.) Rendement (kg/ha) Var% rendement Prime de prix moyenne Prix moyen constant plus prime (USD/tonnes) Valeur exportations cacao (Million USD) PIB non petrolier estimé (moyenne 2% croissance/an) % du cacao sur le PIB (non- oil) 2013 (est.) Total dont: 2,000 12,000 25% 24% 167 2,500 4.9 213 2% Associé en cooperative 800 40% 3,000 25% 267 2,600 2,080,000 Associé au Privé (agro- industriel ou brokers) 800 40% 2,000 17% 400 2,400 1,920,000 Libre 400 20% 7,000 58% 57 2,200 880,000 2020 Total dont: 4,700 15,000 20% 31% 313 88% 3,017 14.8 245 6% Associé en cooperative 1,500 32% 5,000 33% 300 50% 3,750 5,625,000 Associé au Privé (agro- industriel ou brokers) 2,000 43% 4,000 27% 500 30% 3,250 6,500,000 Libre 1,200 26% 6,000 40% 200 -10% 2,250 2,700,000 2030 Total dont: 9,050 18,000 11% 37% 503 60% 60% 4,138 37 298 13% Associé en cooperative 3,000 33% 6,000 33% 500 60% 4,000 12,000,000
  39. 39. Page 39 de 86 Associé au Privé (agro- industriel ou brokers) 4,550 50% 7,000 39% 650 80% 4,500 20,475,000 Libre 1,500 17% 5,000 28% 300 10% 2,750 4,125,000 2040 Total dont: 13,950 20,000 11% 41% 698 39% 100% 5,172 72 364 20% Associé en cooperative 4,800 34% 8,000 40% 600 80% 4,500 21,600,000 Associé au Privé (agro- industriel ou brokers) 8,800 63% 11,000 55% 800 100% 5,000 44,000,000 Libre 350 3% 1,000 5% 350 0 3,000 1,050,000
  40. 40. Page 40 de 86 Pour prendre une mesure minimale du bénéfice, dans la période 2014-2020, que cette stratégie, accompagner par l’intervention du FED, peux donner en termes de revenus brutes aux agriculteurs qui s’associent en coopératives ou ne s’associent á aucune forme de partenariat privés (société ou brokers) et qui vendent leur cacao frais (qui a actuellement un prix de 12.000 Dobras (0,49 Euro) le kilogramme on obtient les résultats suivants : Calcul du bénéfice net de l' intervention du 11eme FED dans le secteur cacaoyer selon les assomptions faites dans la stratégie de développement du secteur 2015 2016 Prix Unitaire (Euro/kg) Montant par hectare Montant par hectare Montant par hectare Montant par hectare Montant par hectare Montant par hectare Production cacao frais avec intervention 0.49 106 125 147 173 203 286 Production cacao frais sans intervention 0.49 106 69 64 59 59 54 Benefice net(avec-sans) 0 56 83 114 144 233 Superficies affectées(planteursencoopérativesetlibres) 10,000 10,200 10,400 10,600 10,800 11,000 Bénéficesduprojet(Euro) 573,531 864,150 1,206,491 1,557,324 2,558,125 Bénéficescumulésduprojet(Euro) 0 573,531 1,437,681 2,644,172 4,201,496 6,759,621
  41. 41. Page 41 de 86 Dans cette proposition nous peut voir que dans la période 2014-2030 l’investissement dans le secteur doit se concentré sur l’augmentation des rendements á l’hectare, de manière á s’aligner á des niveaux de productivité internationaux et accompagnée par une amélioration progressive de la qualité. Pendant la période 2030-40, par contre, les investissements dans l’augmentation de la qualité auront plus de poids sur les gagnes faits sur la productivité des superficies plantées. L’objectif de la stratégie serait donc de arriver en 2040 á une production de 14,000 tonnes de cacao sec, 20,000 hectares plantées de cacao, un rendement á l’hectare moyen de 700 kg./ha et une prime de production sur le prix mondial de 100%. Dans ce scenario le cacao occuperait 41% des superficies destinées aux cultures pérennes et donnerait une recette d’exportation d’environ 72 millions de USD. La réussite d’une telle stratégie sera le résultat des efforts du gouvernement de créer des mécanismes de concertation pour le secteur, un climat favorable aux investissements et la promotion du cacao comme une entreprise lucrative et soutenable au près des détenteurs de terres dans les zones propices au cacao, entre autres. Analyse SWOT de la filière cacao: Atouts Faiblesses  Importantes quantités en superficies cultivées en cacao et un grand potentiel de récupérer des superficies capables d´être récupérées avec la replantation et greffage, qui sont aujourd’hui en état d’abandon ;  Forte tradition historique dans le secteur cacaoyer ;  Variété de cacao connue et réputé comme haut de gamme et la originalité que les variétés originelles de Amelonado Forastero n’existent pratiquement plus au Brésil ;  Récente acceptation et diffusion du cacao " bio " parmi les petits agriculteurs organisés en coopératives  Couts élevés de replantation en zones enclavées et accidentées  Petite taille / technologie rudimentaire de nombreuses unités de production paysannes;  Manque de financement disponible adapté á la filière ;  Autonomie limitée des coopératives existantes ;  Absence d'un marché interne de consommations de chocolat et autres produits dérivés du cacao  Manque d'une stratégie nationale de développement de la filière à laquelle s'adhèrent de façon active tous les acteurs. Opportunités Menaces et Risques  Dynamisation des coopératives de producteurs et acceptation parmi les petits agriculteurs  Tendance á la hausse des cours internationaux du cacao fin et haut de gamme;  Conversion facile vers l’agriculture biologique dû á l’absence de produits chimiques dans la plupart des plantations / zones cacaotières ce qui facilite la conversion vers l'agriculture biologique et les primes de qualités supplémentaires ;  Grande possibilités d’augmenter les rendements á l’hectare ;  Présence de programmes de développement et des nouveauxinvestisseurs d'envergure qui suivent les bonnes pratiques agricoles et essaient de soulever le profil du produit STP.  Tendance récente de périodes de sécheresse prolongées ; possible besoin de relocalisation des plantations vers les zones de meilleure pluviométrie ou bien de l'irrigation d'appointe  Marché international peu connu par les opérateurs nationaux ce qui bénéficie aux acheteurs qui ne s'impliquent pas dans la production ;  Risque de perte de la certification bio et donc des primes accordées à cause de la proximité (surtout en amont) des cultures conventionnelles qui ne respectent pas les bonnes pratiques  Faiblesses du système de santé végétale et de vulgarisation et pourassurerle statut de bio  Dépendance du secteur coopérative sur les programmes des bailleurs et exposition aux risques de diminuition des ressources financières des programmes Opportunités/Atouts Défis/Débilités
  42. 42. Page 42 de 86  Importantes quantités en superficies cultivées en cacao et un grand potentiel de récupérer des superficies capables d´être récupérées avec la replantation et greffage, qui sont aujourd’hui en état d’abandon ;  Forte tradition historique dans le secteur cacaoyer ;  Variété de cacao connue et réputé comme haut de gamme et la originalité que les variétés originelles de Amelonado Forastero n’existent pratiquement plus au Brésil ;  Tendance á la hausse des cours internationaux du cacao fin et haut de gamme;  Conversion facile vers l’agriculture biologique dû á l’absence de produits chimiques dans la plupart des plantations / zones cacaotières ce qui facilite la conversion vers l'agriculture biologique et les primes de qualités supplémentaires ;  Grande possibilités d’augmenter les rendements á l’hectare ;  Récente acceptation et diffusion du cacao " bio " parmi les petits agriculteurs organisés en coopératives  Dynamisation des coopératives de producteurs et acceptation parmi les petits agriculteurs  Présence de programmes de développement et des nouveaux investisseurs d'envergure qui suivent les bonnes pratiques agricoles et essaient de soulever le profil du produit STP.  Tendance récente de périodes de sécheresse prolongées ; possible besoin de relocalisation des plantations vers les zones de meilleure pluviométrie ou bien de l'irrigation d'appointe  Couts élevés de replantation en zones enclavées et accidentées  Petite taille / technologie rudimentaire de nombreuses unités de production paysannes;  Manque de financement disponible adapté á la filière ;  Autonomie limitée des coopératives existantes ;  Absence d'un marché interne de consommations de chocolat et autres produits dérivés du cacao  Marché international peu connu par les opérateurs nationaux ce qui bénéficie aux acheteurs qui ne s'impliquent pas dans la production ;  Manque d'une stratégie nationale de développement de la filière à laquelle s'adhèrent de façon active tous les acteurs. Filiere café : Le café fut la première culture d’exportation développée á Sao Tomé et Principe. En 1890 la production de café était d’environ 100 tonnes, au même niveau que le cacaoyer mais était la première culture depuis 1820. On estime que le café occupe environ 1 000 ha23, concentrés pour 23 Source : Charte Actualisee de Politique Agricole et de Developpement Rural et Halieutique, FAO, 2006.
  43. 43. Page 43 de 86 l’essentiel dans la région de Monte Café et le reste réparti entre des petites plantations situées dans plusieurs zones du pays. CECEFEB, comme mentionné dans les chapitres précédents, est la principale coopérative productrice d’arabica et a une production mineure de robusta. La coopérative compte aujourd’hui avec un total de 120 ha de plantations qui ont été remises en état grâce á l’appui du PAPAFPA. Ils existent environ 200 ha de café qui étaient exploitées par un projet libyen mais celui-ci a été abandonné en 2010 et CECAFEB voudrait les récupérer. L’entreprise Claudio Corallo gère aussi environs 100 ha dans la région et ont aussi un pourcentage mineur de café liberica. Bien que l’absence de données interdise d’estimer actuellement la valeur de la production, on a constaté ces dernières années une augmentation de la culture par les petits agriculteurs, ce qui pourrait accroître le revenu familial de ce groupe. Les contraintes les plus importantes au développement de la culture de café sont les suivantes : manque d’outils dans les plantations, attaques de nuisibles et de maladies, besoin d’intrants, difficultés de commercialisation, manque d’investissements pour le renouvellement des plantations et la recherche. Aussi, le café étant une culture biannuelle, il est nécessaire d’accompagner un plan de développement des petits agriculteurs de café avec un support en termes de cultures vivrières, de manière á qu’ils puissent faire face aux périodes d’atteinte. Différemment du cacao le café peut être positionné dans une niche restreinte, comme peut être le marché biologique/équitable/d’origine. En effet non seulement les potentialités de la production restent assez limitées, environs 800 á 1000 tonnes, qui peuvent facilement être absorbées par ces marchés, mais aussi le café peut aller de la plantation au consommateur avec relativement peut des passages, ce qui fait que le consommateur peut devenir un client habituel d’un produit avec une origine contrôlée. Similairement au cacao nous proposons un plan de croissance et développement du secteur caféier basé sur l’augmentation de la production, á travers la re-densficiation des plantations existantes et réhabilitation des plantations abandonnées, planification des superficies disponibles, introduction des nouvelles variétés plus haut de gamme et adoption de standards de qualité internationalement reconnus. Proposition d’une stratégie de développement du secteur caféier pour Sao Tomé et Principe Année Production (tonnes) Superficies exploitées (ha.) % des superficies pérennes (max. 39.000ha.) Rendement (kg/ha) Var% rendement Prime de prix moyenne Prix moyen constant plus prime (USD/tonnes) Valeur exportations café (USD) 2011 3624 250 1% 144 50% 5,000 180,000 2020 90 300 1% 300 108% 60% 8,000 720,000 2030 250 500 1% 500 67% 70% 8,500 2,125,000 2040 480 800 2% 600 20% 80% 9,000 4,320,000 2050 700 1,000 3% 700 17% 90% 9,500 6,650,000 Dans cette proposition on peut voir que dans la période 2014-2030 l’investissement dans le secteur doit se concentré sur l’augmentation des rendements á l’hectare (une augmentation de 108% dans la période 2014-20 et 67% dans la période 2020-30), de manière á s’aligner á des 24 Source: FAOSTAT, Septembre 2013.

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