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Capitalisme ou
socialisme ?
Ludo Martens
Conférence de Ludo Martens à Bredene,
aout 1994.
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Capitalisme ou socialisme?
Conférence de Ludo Martens à Bredene, aout 1994.
Texte de la conférence sur vidéo, 50 min.
L’...
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Toung sont finalement retourné dans le bercail de la bourgeoisie.
Et donc, c'est pour cela que défendre la voie du marxi...
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capital.
Avec le progrès, il y a de nouvelles technologies qui normalement permettent d'alléger le
travail et de rendre ...
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Ensuite, la concurrence entre capitalistes fait qu'un capitaliste qui introduit de technologies
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Aujourd'hui, dans le monde, on a la domination des différentes puissances impé...
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(2) Le deuxième point concerne la nature de l'appareil d'Etat.
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Hors, que voyons nous dans un pays comme la Belgique ?
Tous les partis qui sont sur la scène politique en Belgique, bien...
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protester. La voix du travailleur ne compte pas. Combien de manifestations y a t’il eu dans
le monde capitaliste, des m...
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l'administration qui sont complètement liées et intégrées à la grande bourgeoisie.
(2) Deuxième point, c'est que cette ...
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(4.2) Le deuxième point, à tirer de l'expérience de l'Union Soviétique, est de bien cerner
le point que sous le sociali...
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Et je vais conclure par un dernier aspect que je vais mettre quand même un peu à part, de
la dictature politique et mil...
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de la culture, si la bourgeoisie, maintenant depuis que la crise s'aggrave, injecte
systématiquement le racisme, tous a...
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Et la conclusion des deux grands points que j'ai mentionné et du dernier sous-point, est
celle-ci: quand on voit l'enne...
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Capitalisme ou Socialisme?
Schéma , questions et références.
Schéma.
0. Introduction
Le système qui domine actuellement...
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2.2. Le capitalisme est la dictature politique et militaire de la classe qui possède les moyens
de production
(1) Afin ...
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Questions.
1. L’économie capitaliste est nuisible et criminelle. Connaissez-vous des exemples?
2. Le capitalisme, c’est...
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Réferences.
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Livres et brochures.
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Ludo Martens nous explique les méfaits du capitalisme et défend l’alternative: le socialisme

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  1. 1. 1 Capitalisme ou socialisme ? Ludo Martens Conférence de Ludo Martens à Bredene, aout 1994.
  2. 2. 2 Capitalisme ou socialisme? Conférence de Ludo Martens à Bredene, aout 1994. Texte de la conférence sur vidéo, 50 min. L’enregistrement sur VHS/PAL peux être commander chez av@marx.be 0. Introduction. On peut dire qu'après l'effondrement du socialisme en Union Soviétique et dans les pays de l'Est que le capitalisme et l'impérialisme dominent pratiquement seuls la scène internationale. Donc le monde aujourd'hui, le monde d'après 1989 est dominé dans son entièreté par le capitalisme et l'impérialisme. Il y a encore quelques endroits où il y a une résistance du socialisme, à Cuba en Corée, partiellement en Chine, au Vietnam et au Laos, mais quand on voit la tendance générale, c'est la domination dans l'ensemble du monde du capitalisme et de l'impérialisme. Alors qu'est ce qu'on a vu se passer, une fois que cette domination presque totale a été assurée après 1989, un accroissement de la misère, de la pauvreté, du racisme, du fascisme, des guerres locales partout dans le monde, en Asie, en Amérique latine, en Afrique, dans le monde arabe, en Union Soviétique. Et on peut même dire que pour la première fois depuis la dernière guerre mondiale, les guerres ne se limitent plus seulement au Tiers-monde où les impérialistes ont pu faire des guerres par dizaines et dizaines, les guerres sont aussi arrivées en Europe avec la Yougoslavie, mais aussi avec l'Arménie, la Géorgie et d'autres coins de l'ex-Union Soviétique. Et on peut dire également qu'on peut en tirer une conclusion, c'est à dire qu' une fois que la domination totale du capitalisme et de l'impérialisme est assuré sur le monde, l'on voit plus clairement que l'essence même du capitalisme et de l'impérialisme, est la misère, l'opportunisme, la terreur. Et que dans la misère et l'oppression que l'on à l'heure actuelle sur la scène internationale est pire que celle que l'on a vue dans le passé, avec une intensité accrue et sur une plus grande échelle. A un point tel que l'on peut dire que si la majorité de l'humanité veut survivre, elle n'a plus qu'une seule possibilité, c'est de détruire par la violence révolutionnaire ce système qui est un système criminel, qui est un système barbare et qui est un système inhumain. Cette destruction ne peut se faire qu'en prenant une seule voie, c'est la voie du socialisme, c'est la voie de la révolution, c'est la voie du marxisme-léninisme : c'est à dire la théorie et la pratique de Marx, de Engels et de Lénine, de Staline et de Mao-Tsé-Toung. Il n'y a pas d'autre voie. Tous ceux qui ont essayé d'arriver au socialisme en écartant les principes essentiels qui ont été prouvés dans la théorie et la pratique de Marx, Engels, Lénine, Staline et Mao Tsé-
  3. 3. 3 Toung sont finalement retourné dans le bercail de la bourgeoisie. Et donc, c'est pour cela que défendre la voie du marxisme-léninisme implique que l'on fasse une critique approfondie de ceux qui ont trahi le marxisme-léninisme de l'intérieur, Krouchtchev, Brejnev et Gorbatchev pour l'essentiel. Quand on doit parler du socialisme, il faut commencer par dire clairement ce qu'est le capitalisme, car ce n'est qu'en saisissant bien ce qu'est l'essence du capitalisme qu'on peut définir avec précision ce qu'était et ce que doit être le socialisme et le communisme. 1. Le pouvoir économique. 1. 1. Le capitalisme est la dictature économique du capital. On peut résumer l'essentiel du capitalisme en deux grands points, d'abord le capitalisme c'est la dictature économique du capital contre les travailleurs. Et c'est pour cette raison que le socialisme et le communisme dans le vrai sens du terme ne peuvent être que le contraire. C'est à dire la destruction de cette dictature économique du capital sur le travailleurs et par le remplacement par la dictature économique des travailleurs contre les bourgeois. Je vais essayer d'expliquer ce point en quatre sous-points. (1) La base de cette dictature économique du capital est la propriété privée des moyens de production. Tout tourne autour de ce point. Maintenant, les usines, les machines, les installations, les technologies deviennent gigantesques, produisent des masses énormes de produits. Ces machines, ces installations et ces masses de produits sont aux mains d'une petite classe de capitalistes, qui utilisent les moyens de production dans leur seul intérêt et dans le seul but d'augmenter leurs profits. Quand on parle de dictature économique du capital, à première vue cela peut sembler être une phrase, mais normalement les travailleurs, les ouvriers sont les premiers à comprendre le sens réel de ces termes parce qu'ils le vivent dans leurs vies de tous les jours. Si avec la concurrence entre les capitalistes, les capitalistes en Belgique décident d'intensifier l'exploitation, donc d'augmenter le rythme de travail, introduire des équipes de nuit, introduire la flexibilité, est-ce que les ouvriers ont le choix ?. C'est le capital qui impose sa dictature, il peut y avoir une résistance des ouvriers mais c'est le capital qui impose et qui décide finalement aussi longtemps qu'il y aura la propriété privée des moyens de production. Quand ils décident de réorganiser la production ou de rationaliser, les milliers, les centaines de milliers d'ouvriers qu'ils ont mis à la porte ces dernières années, ont-ils eut quelques droits démocratiques que ce soit ? Donc dans toutes les vagues de licenciements s'exprime ce que veut dire dans la vie d'un ouvrier la thèse qu'il vit sous la dictature économique du
  4. 4. 4 capital. Avec le progrès, il y a de nouvelles technologies qui normalement permettent d'alléger le travail et de rendre plus facile la vie des travailleurs. Or si cette technologie est la propriété privée d'une classe de capitalistes qui ne cherchent que le profit, chaque progrès de la technologie est utilisée pour renforcer les conditions d'exploitation. Donc les nouvelles technologies qui sont introduites ont deux résultats, d'abord beaucoup de travailleurs sont mis à la porte, sont dans le chômage et dans la misère, sans avenir et ceux qui restent sont soumis à des rythmes avec des conditions de plus en plus insupportables parce que les nouvelles technologies permettent d'intensifier le travail qu'on peut exiger d'un travailleur en une heure; ensuite les nouvelles technologies permettent de mettre travail des gens qui ont une formation assez rudimentaire et ont voit donc une grande partie des usines quitter l'Europe et s'installer en Turquie, en Indonésie où les travailleurs ont les mêmes capacités pour faire le travail, mais qui le font pour dix pour cent du salaire qui était payé auparavant dans les usines de chez nous. Donc, pour la classe ouvrière mondiale, les nouvelles technologies ont permis de renforcer l'exploitation de dix fois. Tout cela, ce sont les expressions de la dictature économique du capital sur le travail. (2) Le deuxième point à souligner est que dans ce système où règne la propriété privée des moyens de production, c'est uniquement le profit des capitalistes qui guide la production. Jamais un capitaliste n'y produit pour les besoins des gens. Si un capitaliste produit des voitures, ce n'est pas parce qu'il a le souci de répondre aux besoins des gens en voitures. Les gens ont beaucoup de besoins. Un capitaliste ne répond qu'aux besoins qui lui permettent de faire un profit. Donc, en vendant des voitures, c'est parce que dans le marché des voitures il y a des profits à faire. S'il n'y a pas de profits à faire dans le marché des voitures, il n'en fabrique pas, il fabrique du chocolat ou du sucre, etc... ou de la drogue. Dans notre société la population âgée est très importante, imaginez les conditions dans lesquelles la population âgée doit vivre, il y a là des besoins terribles.Y a-t-il un capitaliste qui va produire pour eux ? Pas du tout, parce que ce sont des gens qui ont moins d'argent. Donc le capitaliste ne peut produire qu'en fonction du profit, jamais en fonction des besoins des masses. C'est aussi pour cette raison que dans une société comme la nôtre où il y a des besoins énormes qui ne reçoivent pas de réponse, il y a des gens qui sont devenus, depuis dix, quinze ans; extrêmement riches. Les riches sont devenus beaucoup plus riches, et maintenant ils peuvent acheter des produits de luxe que l'on ne pouvait pas imaginer il y a quinze ans. Donc il y a un secteur de production pour le superflu qui se développe maintenant au moment même où il y a des besoins beaucoup plus importants qui ne trouvent pas de réponse. (3) Troisième point: propriété privé, seul moteur de profit, veux dire concurrence à mort entre capitalistes. Et cette concurrence à mort entraîne des gaspillages énormes. Même quand tout vas bien dans la société capitaliste, la capacité de beaucoup d'entreprises est utilisé à septante pour cent. C'est à dire qu'avec la capacité, on pourrait produire vingt cinq pour cent en plus quand tout va bien.
  5. 5. 5 Ensuite, la concurrence entre capitalistes fait qu'un capitaliste qui introduit de technologies plus avancées détruit un autre capitaliste. Et les moyens de production qui existaient chez son concurrent sont détruits, ils sont mis à la casse. Deuxième situation, il y a une nouvelle technologie qui s'introduit, un autre capitaliste qui a introduit ds machines cinq ans auparavant, les voit dépassées, elles ont vieillies, non pas parce qu'elle ne sont pas bonnes, qu'elles ne sont plus rentable à l'heure actuelle, mais elles ne sont plus rentables par rapport à la technologie nouvelle. On voit des usines qui ne datent que de quelques années et qu'on liquide pour introduire des technologies plus modernes. On a vu cela dans le secteur de la sidérurgie. La concurrence comme moteur de la société capitaliste amène aussi un gaspillage énorme dans cette même société. (4) Quatrième point, à mesure que le capitalisme s'enfonce dans des difficultés d'ordre générale et qu'il devient plus difficile sde faire des profits, on a vu cette tendance au cours du siècle passé à ce qu'une partie de la classe capitaliste se dirige vers le secteur des armements. Le secteur des armements est assuré par l'Etat, les profits sont garantis. Et le secteur de l'armement est payé au travers des impôts. Et on peut voire dans l'histoire que la bourgeoisie fait des campagnes pour expliquer la nécessité de faire des interventions humanitaires et autres pour faire accepter par les masses de prendre une partie plus grande de leur salaire, pour réaliser un appauvrissement encore plus important des travailleurs et pour assurer des profits qui sont des profits plus grands encore dans la crise des capitalistes qui produisent l'armement. Une fois que l'on est dans cette situation là, on peut aussi dire que l'on s'approche d'une situation où la concurrence pacifique économique entre les différents blocs capitalistes et impérialistes peut se traduire par une lutte armée. On a eut cette situation deux fois au cours de ce siècle, première et seconde guerres mondiales, et rien ne permet de dire qu'avec l'évolution que connaît le monde actuellement, il ne va pas y avoir une troisième édition d'une guerre générale entre les capitalistes. Entre dix-neuf cent et dix-neuf cent quatorze, le monde était divisé entre les colonialistes, il n'y avait plus de place à prendre, mais il y avait des capitalismes qui se développaient plus vite que d'autres. Il y avait une crise dans le système et les capitalistes ont exigés une redistribution des sphères d'influence. La lutte économique pour les marchés ne suffisait pas, ils ont donc tranché la question par les armes. La deuxième guerre mondiale a entre autres les mêmes mécanismes comme fondements. La concurrence entre l'impérialisme britannique, allemand, français et américain, la crise à partir de vingt-neuf, l'Allemagne qui était le premier pays à chercher à sortir de la crise en s'armant dans le but de prendre une partie de l'empire britannique ou de l'empire belge ou de l'Union Soviétique. Et on a eut la deuxième guerre mondiale qui a commencé comme une guerre entre les
  6. 6. 6 impérialistes pour le repartage du monde. Aujourd'hui, dans le monde, on a la domination des différentes puissances impérialistes à l'Est et en Union Soviétique, avec une petite inconnue pour la Chine. On voit que les contradictions et les phénomènes de crises s'accentuent. Dans la logique dans laquelle on est entré à l'heure actuelle, on peut dire qu'il n'est pas impossible que dans les décennies qui viennent la lutte acharnée qu'il y a maintenant entre les impérialistes pour tous les marches, pour toutes les matières premières, essentiellement le pétrole du Moyen- Orient, que cette lutte acharnée à laquelle on assiste déjà va conduire à des conflits militaires entre les différents centres impérialistes. C'est à dire essentiellement l'Allemagne avec l'Europe, la Russie, les Etats-Unis, le Japon. Le capitalisme et l'impérialisme conduisent nécessairement à la guerre. Guerres d'intervention dans le tiers-monde, guerre entre les impérialistes en second. Si ces points là sont essentiels pour comprendre ce que c'est que le capitalisme dans son aspect de dictature économique, cela nous permet aussi de définir ce qu'est le socialisme. 1.2. L’ économie socialiste. Le socialisme est avant tout la propriété collective des moyens de production. Les moyens avec lesquels la société produit des biens doit être la propriété de la collectivité. C'est la condition pour que ces moyens puissent être utilisés uniquement en fonction des besoins de cette société et non plus pour réaliser des profits pour la minorité qui les possède. C'est uniquement quand les moyens de production sont propriété de la collectivité qu'ils peuvent être utilisés pour répondre aux besoins des masses, et qu'ils peuvent faire cela au travers d'un plan national qui guide l'économie, et non plus pour la recherche du profit maximal et la concurrence. C'est donc uniquement quand un plan national peut être décidé par la société qu'on peut décider de répondre aux besoins des plus âgés, des jeunes et que l'on peut organiser le pouvoir d'achat de la société de telle façon que ces besoins que la société juge importants soient couverts. Si la propriété collective des moyens de production est assurée dans une société, à ce moment là, le moteur de la production peut être la planification. Et la planification peut éliminer les deux tares essentielles du capitalisme, c'est à dire que un, elle (la production) tourne pour le profit et deux, elle tourne à travers une concurrence à mort entre les différentes entreprises. La propriété collective des moyens de production et le plan peuvent donc éliminer le profit et le remplacer par la solution, la réponse donnée aux besoins des gens. Le plan est l'expression du fait que ce sont les besoins des masses qui décident de ce qui sera produit et non pas le profit privé de ceux qui possèdent les moyens de production. Dans un système de profit, des besoins par exemple des vieux, ne peuvent pas être pris en charge. Si la société est dirigée sur base de la propriété collective des moyens de production, elle
  7. 7. 7 peut décider quels sont les besoins prioritaires qu'elle va prendre en charge et dont certains peuvent être les besoins des vieux. De plus, le plan permet d'éliminer la concurrence à mort entre les entreprises et que des entreprises qui ont de bonnes performances, qui ont de bonnes machines soient liquidées parce qu'il y a une autre entreprise qui au travers d'une autre technologie peut l'écraser sur le marché. Le plan peut donc assurer que dans la société, il y ait des sociétés avec une technologie avancée et d'autres avec une technologie moins avancée. Mais à travers le prix de l'Etat, que la collectivité peut équilibrer, les deux entreprises peuvent survivre. 2. Le pouvoir politique. 2. 1. Le capitalisme est la dictature politique et militaire de la classe qui possède les moyens de production. Le deuxième point, que je veux souligner dans l'exposé, le premier étant le capitalisme, si on veut le définir, c'est d'abord et avant tout la dictature économique du capital qui devra être remplacer par la dictature des travailleurs, cela s'exprime dans les mots clés, propriété collective des moyens de production et plan national qui décide de quoi sera fait cette production. Le deuxième point qu'il faut saisir pour comprendre la nature du capitalisme est celui-ci. Le capitalisme c'est aussi la dictature politique et militaire de la classe qui possède les moyens de production. Et cette dictature est exercée contre les classes travailleuses chaque fois qu'elles mettent en cause, en danger la propriété privée des moyens de production. Et à l'inverse, le socialisme et le communisme ne pouvant être que la destruction de la dictature politique et militaire qu'exerce la classe des capitalistes contre les travailleurs et l'instauration d'une dictature politique et militaire s'il le faut contre ces mêmes capitalistes. (1) Je vais expliquer ce point, D'abord dans toute société: l'Etat, et que veut dire essentiellement l'Etat, les forces de répression, les lois les structures supérieures de l'administration, dans toute société, quelle qu'elle soit certaines classes assurent leur position dominante dans la société. C'était le cas dans la société dirigée par les esclavagistes, les propriétaires d'esclaves, c'était le cas dans la société féodale, c'est le cas dans la société capitaliste comme c'est le cas dans la société socialiste. Dans la société capitaliste, l'Etat (forces de répression, lois et structures supérieures de l'administration) assure avant tout la défense de la propriété privée des moyens de consommation et la défense du droit à l'exploitation. Donc, dans les constitutions, il y a toutes sortes de libertés qui sont inscrites, il y a une seule liberté qui est garantie dans toutes les occasions, c'est la liberté de posséder des entreprises. Et c'est donc la liberté de chercher le profit. Après la contre révolution à l'Est, l'OTAN a obliger tous ces pays qui retournaient au capitalisme de signer des déclarations dans lesquelles le premier mot est toujours la liberté
  8. 8. 8 et notamment la liberté d'entreprendre. (2) Le deuxième point concerne la nature de l'appareil d'Etat. Quand on voit l'appareil d'Etat dans lequel nous nous trouvons en Europe, il a son origine dans l'appareil d'Etat de la féodalité avec la classe des féodaux assurait sa domination ouverte sur la société, parce qu'il n'y avait même pas de démocratie bourgeoise. Quand les bourgeois ont pris le pouvoir, il ont repris cet appareil d'Etat, il l'ont très peu changé. Au moment ou les bourgeois ont pris le pouvoir, les masses populaires n'avaient rien à dire, même pas formellement, il n'y avait pas de droit de vote, il n'y avait même pas une participation formelle. Donc dans leurs premières années de leur dictature ouverte, les bourgeois ont perfectionné le vieil Etat répressif contre les travailleurs qui leur étaient soumis et qui se révoltaient. On peut presque dire que chaque révolte ouvrière a poussé la bourgeoisie à renforcer le caractère répressif de son appareil d'Etat. Ensuite sont venues deux guerres mondiales . Ces deux guerres mondiales ont aussi servi à la bourgeoisie pour renforcer l'aspect de la dictature politique et militaire de l'appareil d'Etat contre les masses populaires. Donc, quand on voit l'historique de notre appareil d'Etat, il y a une seule conclusion, c'est une machine qui a été créée par la bourgeoisie. C'est une machine qui est reliée par mille liens à la grande bourgeoisie, et c'est un appareil qui a toujours travaillé pour la bourgeoisie. (3) Troisième point, la dictature politique de la bourgeoisie peut s'exercer de deux façons différentes. (3.1) La dictature de la bourgeoisie peut s'exercer par des moyens pacifiques et démocratiques et elle peut s'exercer par des moyens violents et ouvertement dictatoriaux. Est ce que cela veut dire que la dictature de la bourgeoisie peut se réaliser au travers des moyens pacifiques et démocratiques ? Si la bourgeoisie arrive à faire accepter sa dictature économique par la majorité des gens, alors elle peut exercer sa dictature économique par des moyens démocratiques. Et l'essentiel de la dictature économique de la bourgeoisie, c'est la propriété privée des moyens de production, le droit de rechercher le profit maximum. Si cette dictature, peut l'assurer par des moyens démocratiques, si tous les gens ou la majorité des gens sont d'accords pour que ce système continue, alors elle peut maintenir sa dictature avec des moyens qui apparemment sont démocratiques. Dans ce cadre jouent des rôles essentiels, la religion, les partis politiques bourgeois, les médias, pour créer un consensus autour des valeurs éternelles (comme ils disent de la société bourgeoise). Le rôle clé dans ce processus est joué par les partis politiques. Tout parti politique exprime nécessairement les intérêts d'une classe précise. Un parti politique peut avoir beaucoup de discours démagogiques, peut raconter n'importe quoi, c'est souvent le cas. Il faut voir qu'elle est sa position sur ce qui est l'essence même de la société capitaliste et de l'impérialisme. Et c'est là que l'on trouve son vrais programme.
  9. 9. 9 Hors, que voyons nous dans un pays comme la Belgique ? Tous les partis qui sont sur la scène politique en Belgique, bien sûr, je ne parle pas du Parti du Travail, maintenant, expriment les intérêts de la grande bourgeoisie, à l'exception peut- être des écologistes qui expriment les intérêts de la petite bourgeoisie. Mais prenons les programmes politiques de n'importe quel parti, à partir des fascistes en passant par les libéraux jusqu'aux sociaux-démocrates, ils sont tous pour la propriété privée des moyens de production, ils sont tous pour le droit au profit maximum, ils sont tous pour l'ordre établi, ils sont tous pour l'ordre économique mondial actuel, ils cherchent tous de nouveaux marchés dans le Tiers-monde, ils sont tous pour l'Europe unie, ils sont tous pour l'armée européenne. Tout ce qui est essentiel pour la bourgeoisie belge et pour l'impérialisme belge, ils sont pour. Ce sont des partis qui expriment les intérêts de la bourgeoisie et ce sont des partis qui exercent la dictature de la bourgeoisie. Même s'ils le font aux moyens de tromperies, par des moyens soi-disant démocratiques. C'est une démocratie à l'intérieur d'un cadre où la dictature de la bourgeoisie est acceptée. Les écologistes ont des critiques sur la société capitaliste et impérialiste, mais jamais dans leurs critiques ils ne vont dire des choses qui sont inacceptables pour la grande bourgeoisie. La grande bourgeoisie permet que la petite bourgeoisie fasses n'importe quelles critiques parce que ce ne sont pas les critiques qui renversent le système aussi longtemps que l'on ne remet pas en cause ce qui est le fondement même de la société. Les écologistes flamands ont votés un jour, et ils ne savaient même pas que cela leur arriverait, à un de leurs congrès, un militant est venu avec une motion qu'il a présenté, et elle a été votée. Elle mettait plus ou moins en cause la propriété privée des moyens de production des grandes entreprises. Le jour d'après, la presse flamande a commencé une grande campagne comme quoi les verts étaient devenus rouges. Et donc, immédiatement, ils sont revenus sur le texte qu'ils avaient voté. Dés que la grande bourgeoisie dit que ça va, si la vous retirez vos paroles, ils le font. On dit que s'il y a beaucoup de parti, le pluripartisme, nous sommes en démocratie. Cela n'a rien à voir. Parce que sur le fond, tous les partis qui sont sur la scène politique belge sont d'accord sur l'essentiel . Alors vous pouvez choisir entre les mêmes. Sur les choses qui sont vraiment essentielles pour les travailleurs, personne ne demande leurs opinions, là il n'y a ni démocratie ni discussion. Les élections elles-mêmes sont déjà une farce. Si toi tu est Mitterand, tu as ton programme, moi et des millions de gens, nous votons pour toi, tu as promis tout ce qu'on veut. Une fois élu président, tu fais le contraire. Qu'est ce que j'ai à dire ? Qu'est ce que les millions de gens qui ont votés ont à dire?... Rien. Au Portugal, les socialistes entrent dans une campagne électorale, ls disent on va mettre l'OTAN dehors. C'était un des points les plus importants de leur programme. Ils sont élus, et ils ont maintenus l'OTAN. Ils ont renforcés leurs liens avec les américains. Les élections des partis bourgeois sont elles mêmes déjà de la tromperie. Mais ce qui est essentiel dans la vie d'un ouvrier n'a aucune importance. Il subit, il peut
  10. 10. 10 protester. La voix du travailleur ne compte pas. Combien de manifestations y a t’il eu dans le monde capitaliste, des millions de gens sont descendus dans les rues. Si c'est contraire au intérêts de la bourgeoisie c'est non. (3.2) Ces dictatures politiques ils préfèrent les assurer par des moyens politiques, des moyens démocratiques. Mais lorsqu'il y a des situations de crise où les classes opprimées, les chômeurs mettent en danger les fondements de la société, tout est prêt pour que la démocratie ou plutôt la dictature exercée sous une forme démographique passe à la dictature ouverte. En Belgique, au travers des luttes de classes, presque tous les droits démocratiques ont étés éliminés. Il y a eu des grèves où l'on a interdit des journaux, il y a eu des grèves ou on arrête des gens préventivement, parce qu'ils sont des dirigent potentiels ou des dirigeants connus des ouvriers. On interdit des manifestations. On interdit des réunions. En Angleterre , on interdit au Sin Fein de parler à la radio. Toutes les lois des pays européens comportent des parties qui permettent à la bourgeoisie de passer à l'état d'urgence. Donc toutes les libertés démocratiques peuvent être éliminée si on se trouve devant une situation où le fondement même du pouvoir de la bourgeoisie se trouve mise en cause. Pour l'Europe c'est peut-être le plus facile à comprendre quand on voit la situation en Turquie. La Turquie est membre de l'OTAN, la Turquie veut entrer dans le marché commun, c'est à la porte de l'Europe, c'est même partiellement l'Europe, les sociaux-démocrates au pouvoir liés à nos sociaux-démocrates, formés par nos sociaux-démocrates. La crise est beaucoup plus avancée en Turquie, on y a le même quart-monde que chez nous. On voit que là, le capital pour la grande bourgeoisie ne peut plus assurer sa domination, sa dictature uniquement par la tromperie démocratique. Et elle y a recours à des moyens de terreur ouverte, à des moyens de terreur de masse. Des milliers de gens sont morts, assassinés, torturés de la façon la plus bestiale. On peut voire le vrais visage de la dictature de la bourgeoisie, dès que cela est nécessaire. Et si cette bourgeoisie le fait en Turquie, elle le fera chez nous également, parce qu'ici les enjeux sont encore beaucoup plus grands qu'ils ne le sont dans n'importe quel pays du tiers-monde. 2.2. La dictature du prolétariat. Le socialisme se définit aussi contre les aspects essentiels de la dictature politique et militaire de la bourgeoisie. Le socialisme et le communisme passent nécessairement par la destruction de la machine d'oppression qui assure la permanence de la propriété privée des moyens de production. (1) On dit que l'Etat capitaliste est essentiellement une machine créée par la bourgeoisie pour servir ses intérêts. Or il n'y a pas de possibilité de changer ce système économique si on ne brise pas, si on ne démantèle pas complètement la machine qui assure la permanence du système de propriété privée des moyens de production et du profit. C'est-à- dire de démanteler complètement les appareils de répression, d'éliminer toutes les lois qui assurent la domination de la bourgeoisie et de liquider les structures supérieures de
  11. 11. 11 l'administration qui sont complètement liées et intégrées à la grande bourgeoisie. (2) Deuxième point, c'est que cette machine répressive, anti-populaire doit être remplacée par une autre machine qui incarne les intérêts opposés, qui incarne les intérêts des ouvriers et des travailleurs. Une telle machine d'Etat, nouvelle, ne peut naître que dans le processus même de la lutte révolutionnaire, dans laquelle vont être formées, dans le feu de l'action des hommes qui peuvent être porteur, être organisateur d'un appareil d'Etat complètement nouveau. Et ce appareil d'Etat complètement nouveau doit incarner uniquement les intérêts des travailleurs. Il doit se dire l'instrument de la dictature des travailleurs comme le vieil appareil d'Etat était l'instrument de la dictature de la bourgeoisie. (3) Et troisièmement, la création d'un tel appareil d'Etat, à partir de la victoire d'un processus de révolution socialiste, ne peut se faire que sous la direction d'un parti communiste. Il n'y a qu'un parti communiste, un parti marxiste-léniniste qui peut "ériger" une révolution socialiste, et créer un nouvel Etat de dictature des ouvriers et des travailleurs. Parce que seul le parti marxiste-léniniste peut s'opposer frontalement et radicalement à tous les aspects de la dictature de la grande bourgeoisie. Dans le processus de la révolution, il peut y avoir des partis petit-bourgeois qui se scindent et dont certaines fractions suivent le parti communiste Il y a eu certaines expériences socialistes dans le monde où après l'instauration du socialisme et sous la direction du parti communiste, l'on assuré la participation de partis qui n'étaient pas communistes mais avaient participés à la révolution. Et qui avaient participés en acceptant la direction pour toutes les questions essentielles du parti communiste. (4) A ce moment , il faut répondre à une question évidente depuis l'échec du socialisme en Union Soviétique, comment est ce que l'on a brisé l'appareil d'Etat capitaliste, instauré un nouvel appareil d'Etat sur d'autres principes, exprimant les intérêts des ouvriers et des paysans, sous la direction du parti communiste authentique, comment assurer que le socialisme se développera d'une façon correcte, ne connaîtra pas de déviation ni une dégénérescence opportuniste pour retourner au capitalisme ? Il y a trois choses essentielles à dire à propos de cette question. Il y a beaucoup de spéculation de la bourgeoisie de l'Union Soviétique qui ont tirés la conclusion qu'il faut plus de démocratie, et d'autres hypothèses. Ce n'est pas du tout cela. (4.1) Le premier point essentiel par lequel il faut commencer, est que le socialisme ne peut être défendu que si le parti communiste reste un parti révolutionnaire, reste un parti authentiquement marxiste-léniniste. Si ce point est assuré le socialisme peut vaincre toutes les difficultés. La première réflexion doit être d'instaurer les mécanismes de contrôle de fonctionnement interne qui assurent au parti communiste son caractère révolutionnaire, son caractère marxiste-léniniste, son épuration régulière des gens qui quittent cette voie.
  12. 12. 12 (4.2) Le deuxième point, à tirer de l'expérience de l'Union Soviétique, est de bien cerner le point que sous le socialisme, la lutte des classes continue. Les différentes classes sociales ont maintenant d'autres positions, mais la lutte entre ces classes continue. Parce que, les éléments de la grande bourgeoisie et les forces qui l'ont servie sont toujours là dans la société. Et elles essayent de revenir au pouvoir, elles se réorganisent, elles infiltrent l'appareil d'Etat. Donc c'est une lutte de classe que mènent les capitalistes et les réactionnaires pour détruire le socialisme qui est instauré, et en revenir à la vieille société. Et cette lutte des capitalistes et des réactionnaires n'est pas une lutte de quelques dizaines d'années, c'est une lutte de générations. Récemment, on a vu à la télévision des russes qui disaient que leur arrière grand père possédait un château et qu'ils allaient en Russie pour réclamer ce château. Donc, quatre générations plus tard, la bourgeoisie, les féodaux, les réactionnaires peuvent encore avoir cette combativité pour exiger que leurs biens leurs soient rendus. Il faut donc bien être conscient du caractère prolongé de la lutte des classes. Deuxièmement, cette lutte de classe ne concerne pas seulement les vieilles classes réactionnaires et exploiteuses. Dans l'appareil d'Etat socialiste, peuvent et doivent nécessairement apparaître des éléments qui dégénèrent, qui n'ont pas la volonté de combat et le courage de continuer, qui cherchent la voie facile, et donc des phénomènes de bureaucratisation, d'arrivisme, de recherche du profit et d'avantages personnels. C'est un phénomène inévitable dans une société socialiste. Rien de grave, le seul point, c'est que le parti et les travailleurs doivent être conscients que c'est un aspect de la lutte des classes. On doit mener la lutte de classes contre tous les phénomènes de dégénérescence dans le parti. (4.3) Troisième point, sous le socialisme on doit réaliser la démocratisation affective sur tous les aspects de la politique économique et de toute la politique tout court du pays socialiste. Dés que les moyens de production sont collectifs, et que l'Etat n'a qu'un seul soucis, qui est de répondre aux besoins matériels et intellectuels des travailleurs, l'on obtient pour la première fois dans l'histoire, la possibilité que tous les travailleurs participent à toutes les décisions. Cette possibilité n'est pas encore réalisée à l'heure actuelle. Mais c'est possible dans un tel système que les travailleurs aient une démocratie qui ait un contenu à l'opposé de la démocratie bourgeoise qui n'est qu'une farce pour couvrir la dictature du capital par la voix populaire. Ce sont les trois mécanismes essentiels pour assurer que le socialisme se développe dans une voie correcte. 3. Pouvoir idéologique. 3. Le capitalisme est la dictature idéologique, culturelle et morale de la classe des capitalistes.
  13. 13. 13 Et je vais conclure par un dernier aspect que je vais mettre quand même un peu à part, de la dictature politique et militaire de la bourgeoisie comme deuxième aspect essentiel de la société dans laquelle nous nous trouvons, la dictature économique du capital qui est assurée par la dictature politique et si nécessaire militaire. Et le socialisme, par conséquence, est essentiellement la propriété collective des moyens de production comme moyen de dictature des travailleurs contre les capitalistes et deuxièmement, un appareil d'Etat qui exprime les intérêts et uniquement les intérêts des ouvriers et des travailleurs, qui les imposent contre les vieilles classes capitalistes et les nouveaux capitalistes qui veulent 'surgir'. Dans le deuxième point, la question de la dictature politique de la bourgeoisie, je veux souligner un point particulier. C'est que la dictature politique de la bourgeoisie à comme soubassements, pour ainsi dire, la dictature idéologique, culturelle et morale de la grande bourgeoisie. De quoi est-ce que je veux parler ?. Je veux parler des mécanismes avec lesquels l'anti-communisme, donc la haine du communisme, la haine du socialisme, la haine de la lutte des classes est inculqué dans les cerveaux dès le plus jeune age, à travers l'éducation, mais surtout à travers les médias. (1) Les médias: en Occident on parle de la presse libre. Le caractère essentiel de cette presse libre est d'être une arme essentielle de la dictature de la bourgeoisie. Ils peuvent discuter, ils peuvent faire des reportages, ils peuvent avoir des échanges d'opinions sur tout. Mais sur toutes les questions essentielles, la presse et les médias servent à conditionner les gens. Et c'est devenu une "chance" à part. Quand vous voyez les campagnes contre Staline, c'est un conditionnement systématique auquel tous participent. Et avec cela, ils conditionnent les gens contre le socialisme, contre le communisme, contre toute alternative réelle au capitalisme. Pour arriver exactement à la même chose. A la mort de Kim-Il-Sung, on a vu que la presse bourgeoise, et ce n'est même plus de la démocratie bourgeoise, peut se permettre de dire "nous voulons observer et nous voulons rendre compte, le jugement nous le ferons ailleurs.", mais un journaliste bourgeois peut dire : "Je rends compte" et sur la mort de Kim-Il-Sung, les bourgeois pourraient dire "Voilà, objectivement, le type a fait cela et son pays a tel aspect" Mais lorsqu'on voit la presse bourgeoise, ce ne sont que mensonges, calomnies du niveau le plus bas, d'un niveau qui est réellement d'un niveau fasciste. Quand vous lisez la littérature fasciste au sujet d'un pays socialiste ou au sujet de Kim-Il- Sung, vous trouvez exactement la même chose que ce qu'on a dit dans les grands journaux bourgeois qui sont soi-disant respectables. Avec la guerre d'Irak, ils ont réussi avec la presse et les médias à créer une psychose chez les gens qui leur faisait croire, même chez la large majorité des progressistes, que le pays le plus dangereux, qui menaçait directement leurs intérêts, c'était l'Irak. (2) C'est le premier point, mais deuxièmement, dans le domaine de l'idéologie, de la morale,
  14. 14. 14 de la culture, si la bourgeoisie, maintenant depuis que la crise s'aggrave, injecte systématiquement le racisme, tous aident les fascistes à se lancer. C'est aussi...de la dictature dans le domaine moral, culturel et politique de la bourgeoisie. La religion également joue sont rôle. On voit maintenant dans le monde entier que le fondamentalisme, et non seulement musulman, mais également hindou et catholique émerge. Quand il y a des situations révolutionnaires dans le monde, c'était le cas au Nicaragua et aux Philippines, on voit qu'il y a des centaines de sectes qui s'éveillent. Donc la religion joue elle aussi ce rôle de maintient de la dictature idéologique, culturelle et morale de la bourgeoisie. Quand vous voyez l'instrument culturel par excellence dans nos sociétés qu'est la télévision. Qu'y voyons-nous, qu'avale-t-on ? Des séries interminables sur les flics américains, des séries qui prônent la violence et souvent la plus bête, l'individualisme à outrance, le style de vie de la grande bourgeoisie y sont systématiquement propagés. Il y a eu des enquêtes sur l'influence de la télévision sur le comportement de vote des gens. On a découvert que le passage vers l'extrême droite de grandes couches de la société dans tous les pays européens était pour une partie du à l'influence de la télévision. C'est à dire dans les masses qui regardaient le plus la télévision, le pourcentage qui virait vers le fascisme était plus important. c'est ..., quand vous analysez le contenu moral, idéologique et culturel de ce que les gens avalent, cela vas vers les valeurs de l'extrême droite. Et on peut dire que dans le domaine idéologique, culturel et moral, c'est le nœud de ce que la bourgeoisie propage avec tous les moyens, avec la télévision, avec les concerts de rock, avec tous les moyens qui sont mis à sa disposition. C'est l'individualisme et c'est l'égoïsme. Et cela signifie que tout autre homme est un ennemi pour l'autre, c'est 'chacun pour soi", et c'est le combat de tous contre tous. C'est l'individualisme. 3.2. Les valeurs socialistes. Analysant cet aspect de la dictature de la bourgeoisie, les communistes doivent définir les valeurs dans les domaines idéologiques, culturelles et moraux qui sont à l'opposé extrême. Ils doivent donc les cultiver dans leurs rangs, dans le combat qu'ils mènent contre la société. C'est à dire les valeurs du collectivisme, de la solidarité, du respect du travail, de l'égalité entre les hommes, de la dignité humaine. Et c'est sur ces valeurs qui doivent êtres intégrées, propagées dans les rangs des communistes et des sympathisants que l'on pourra plus tard bâtir une société fondamentalement différente. 4. Conclusion.
  15. 15. 15 Et la conclusion des deux grands points que j'ai mentionné et du dernier sous-point, est celle-ci: quand on voit l'ennemi qui est devant nous, le capitalisme et l'impérialisme, et que l'on voit les tâches qui sont devant nous, nous les travailleurs du monde entier nous devons bien nous rendre compte; que celui qui se décide à combattre ce système criminel, barbare et inhumain, doit être conscient qu'il commence un combat qui est un combat pour toute la vie. Ce n'est pas un combat dans lequel on entre et après une quinzaine d'années on dit, je ne suis pas encore ministre des sports ou de l'éducation ou premier ministre, donc je dois changer de cap. Pourtant on a vu pas mal de gens qui ont ce raisonnement, qui sont révolutionnaires, qui parlent de n'importe quoi à l'université, et qui dix ans plus tard disent "Oui,... mais quand même !" Quand on commence ce combat, on doit savoir que c'est un combat de toute la vie. On ne sait pas quand va venir la révolution. Lénine pensait en 1917 qu'il ne verrait pas la révolution de sa vie. Il a fait un discours à Genève où il dit que probablement, nous ne la verrons jamais. Quelques mois plus tard, elle était là. Donc on ne le sait pas, mais on doit avoir la conviction, toute sa vie, de se battre pour la révolution. La révolution, cela peut être dans certaines parties du monde, le travail de plusieurs générations. La cinquième génération ne fera la révolution que si les générations un, deux, trois et quatre ont fait leur travail, et ont construit les fondements sur lesquels la cinquième va arracher la victoire. Et deuxièmement, on doit bien savoir que quand on s'engage dans la voie de la révolution contre le capitalisme et l'impérialisme, on entreprend un travail qui n'a pas seulement un caractère local, mais qu'on participe à un mouvement révolutionnaire mondial, international. Ce sera tout.
  16. 16. 16 Capitalisme ou Socialisme? Schéma , questions et références. Schéma. 0. Introduction Le système qui domine actuellement le monde, c'est le capitalisme. L'essence de ce système c'est la misère et la guerre. Si le monde veut survivre, il faut détruire le capitalisme sur base de la pensée de Marx, Engels, Lénine, Staline et Mao. Avant tout, il est nécessaire de savoir exactement ce qu'est le capitalisme. 1. Pouvoir économique. 1.1. Le capitalisme est la dictature économique du capital contre les ouvriers. Les points principaux sont: (1). Les moyens de production de la société sont aux mains d'une très petite classe. La propriété privée par une petite classe et la production uniquement en fonction des propres intérêts: résultat: dictature. ex. Si le patron augmente le rythme, tu ne peux pas dire non. Pas de discussion, ou dehors! Au fur et à mesure que les moyens technologiques avancent, cette dictature devient plus aiguë. (2). Puisque les moyens de production sont de la propriété privée, ils ne sont propulsés que par un seul moteur: le profit. La production capitaliste ne sert pas à répondre aux besoins. (3). Un système de propriété privée des moyens de production, avec comme seul motif le profit, signifie une concurrence à vie et à mort entre les capitalistes. Cela mène à des destructions immenses, au gaspillage. (4). Cette concurrence ne se produit pas seulement entre des patrons individuels, mais aussi entre des groupes de patrons, entre des groupes de pays. Le but est de conquérir des marchés mondiaux. En cas de crises, les capitalistes provoquent des guerres. Pourquoi? Répartition des marchés + production d'armes = profit assuré. 1.2. L’ économie socialiste. Face à ces quatre points principaux, le socialisme offre: propriété collective des moyens de production, plus d'exploitation et de chômage, production plannifiée en fonction des besoins, collaboration mutuelle et paix. 2. Le pouvoir politique.
  17. 17. 17 2.2. Le capitalisme est la dictature politique et militaire de la classe qui possède les moyens de production (1) Afin de maintenir son système économique, les capitalistes disposent de l'Etat. Dans chaque société, il y a un Etat, qu'une classe utilise pour imposer ses intérêts. (2) La nature de l’ appareil d’ état. (3). La dictature de la classe des capitalistes peut être exercée de deux façons: (3.1) avec des moyens paisibles, démocratiques (3.2) avec des moyens ouvertement violents. 2.2. La dictature du prolétariat. Le socialisme signifie alors que l'Etat capitaliste est entièrement détruit par une révolution socialiste et est remplacé par un autre appareil d'Etat, qui défend le pouvoir des ouvriers avec tous les moyens. Jamais une telle révolution n'a été menée sans la direction d'un parti communiste. (1) Briser l’ appareil d’ état bourgeois. (2) Un état au service de la classe ouvrière. (3) La direction d’ un parti communiste. (4) Comment assurer la survie du socialisme? (4.1) Le Parti doit rester révolutionnaire. (4.2) La lutte de classe continue dans la société. (4.3) Démocratie effective. 3. Le pouvoir idéologique. 3.1. Le capitalisme est la dictature idéologique, culturelle et morale de la classe des capitalistes. (1) Les médias. - les campagnes acharnées contre le communisme. - la propagande systématique de l'individualisme. (2) La fascisation. Utilisation du racisme, du fascisme, de la religion et des sectes. 3.2. Les valeurs socialistes. Face à cela, le socialisme signifie: collectivisme, le respect du travail, le soutien et la solidarité mutuels, l'égalité et la dignité humaine. 4. Conclusion.
  18. 18. 18 Questions. 1. L’économie capitaliste est nuisible et criminelle. Connaissez-vous des exemples? 2. Le capitalisme, c’est la guerre. Donnez un exemple? 3. Quels sont les atouts de la propriété collective des moyens de production? 4. Ludo dit qu’ on est dans une dictature bourgeoise. N’est-ce pas exagéré de dire que l’on vit en dictature? 5 . Ludo parle de la dictature du prolétariat. De quoi s’agit-il? 6. Ludo dit que la seule solution c’est le socialisme. Pourtant tout le monde dit que ça a foiré à l’Est. Comment il répond? 7. Quels doivent être les caractéristiques d’un parti communiste au pouvoir? 8. Donnez un exemple de média mensonges ? 9. Le racisme et le fascisme servent le pouvoir capitaliste, comment?
  19. 19. 19 Réferences. Plus d’ information? Livres;, brochures et vidéos. Livres et brochures. - “ Le manifeste communiste” 1848, Marx et Engels. - “ Le temps travaille pour nous”. Jo Cottenier et Kris Hertogen. - “L’ Histoire du PCUS (Bolchevique)”. - “Staline, un autre regard”, Ludo Martens (EPO) - “Le déluge du matin” (histoire de la révolution chinoise) Han Suyin. - les brochures de Solidarité Internationale ea sur le Cuba. Vidéos. - “ Les mérites de Staline”, conférence de Ludo Martens. - “La bataille de Russie”, film de propagande américain qui fait l’éloge de la lutte du peuple soviétique pendant la deuxième guerre mondiale. - reportages sur le Cuba et la Corée du Nord.

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