LACCÉLÉRATEURLE MAGAZINE DE
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Outdoor Sport Valley, un groupement d’entrep...
Bienvenue dans la performance
Le métier de Wikane est d’installer les PME dans une croissance
forte et régulière, en agiss...
Les Européens parlent
aux Européens
ÉDITO 3
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les métiers de s...
Photo:CréditDidierTruffaut
PAROLE D’EXPERT 4//5
La fibre bretonne
Jean-Guy Le Floch, PDG d’Armor-Lux
Jean-Guy Le Floch est...
Armor-Lux est devenue une entreprise
emblématique du Made in France.
Avec la mondialisation et le déclin économique
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PAROLE D’EXPERT 6
Les 35 heures font actuellement l’objet de
remises en cause. Pensez-vous qu’il faille les
abroger pour r...
TRAJECTOIRE 7
Tout sur la qualité du produit, mais rien pour
développer les ventes ! C’est, en résumé, l’histoire
de Malar...
LEUR PROJET 8
Avec une équipe de 35 collaborateurs
intervenant sur toute la France,
le cabinet AE 75 est un leader des
éco...
TRAJECTOIRE 9
Spécialisée dans la mécanique industrielle de
précision, Clem Industrie démarre son activité dans
un hall en...
TRAJECTOIRE 10
Il y a deux ans, Émilie Rabieczynski, la fille du
créateur, a rejoint son père et pris la direction
général...
Fruit d'un projet formé par les villes de Metz et de
Saarbrücken et d'un partenariat réunissant la CCI de
Moselle, l'IHK d...
TRAJECTOIRE 12
En 1990, alors qu'il est salarié chez
un distributeur du géant de l'adhésif
3M, Hervé Abitbol crée TECMATEL...
ITINERAIRE 13
À la fin des années 1980, Jean-Paul Jarnias est
guide de haute-montagne en Haute-Savoie. Il est
présenté à u...
PARTENARIAT 14
Présentez-nous la Seine-Saint-Denis…
La Seine-Saint-Denis est un territoire en pleine
mutation. Le départem...
ACTUALITE 15
Il y a beaucoup de similitudes et de complémentarités
entre les deux partenaires. “Nous avons le même
ADN” so...
Photo:EC
TRAJECTOIRE 16LEUR PROJET 16
Totalement indépendante (son capital est
entièrement détenu par ses dirigeants et so...
BREVES 17
Depuis 1996, le Groupe ECS aide
les entreprises à optimiser leurs
performances en matière de coût du
travail - m...
SAGA 19
L’histoire des Transports PEDRETTI commence en
1962 lorsque Valère, l’oncle de Cédric et Sylvain,
achète son premi...
INITIATIVE 20//21
L'histoire d'OSV commence en
2009, quand la ville d'Annecy
contacte Rémi Forsans pour
lui proposer une m...
Un territoire d'exception pour les activités
outdoor
Faire rayonner l'industrie des sports outdoor sur
l'ensemble de l'Arc...
EXPORT 22
Wikane franchit
un nouveau palier
de croissance
Armelle Bonnet Christophe Turcry
Wikane aime travailler en profo...
U ne histoire de famille
Transport de marchandises générales,
frigorifique et de voitures
Location de véhicules avec condu...
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  1. 1. LACCÉLÉRATEURLE MAGAZINE DE Jarnias, travaux en hauteur, une entreprise agile Outdoor Sport Valley, un groupement d’entreprises d’exception AE75, naissance d’un Groupe DEVELOPPEMENT ET PERFORMANCE DES PME Jean-Guy Le Floch, la fibre bretonne ’ N°12 Découvrez à l’intérieur le supplément WIKANE : Interview de Jean-Claude VOLOT
  2. 2. Bienvenue dans la performance Le métier de Wikane est d’installer les PME dans une croissance forte et régulière, en agissant de manière synchronisée sur toutes les fonctions qui participent au développement : stratégie cohérente, outils financiers adaptés, marketing ambitieux, commercial structuré, organisation interne adéquate... Cette démarche, conduite en lien étroit avec le dirigeant, suppose une réflexion stratégique de haut niveau et une mise en œuvre opérationnelle rigoureuse, pilotées avec inspiration et talent. Elle est portée par des consultants de haute volée, capables de susciter la confiance des dirigeants et de mobiliser les énergies. Pour les entreprises clientes, les bénéfices sont tangibles : enrichissement du portefeuille clients, croissance supérieure à celle du marché, rentabilité accrue, valorisation de la société. Wikane regroupe 30 bureaux en France et à l’étranger. STRATÉGIE FINANCE MARKETING COMMERCIAL ORGANISATION contact@wikane.com www.wikane.com
  3. 3. Les Européens parlent aux Européens ÉDITO 3 e défi de l’internationalisation s’impose inexorablement dans les métiers de service et de conseil. Nous devons passer de l'international au multinational et abandonner le classique modèle de “l'export”. Dans cet esprit, Wikane a entrepris d’installer, dans chaque pays limitrophe de la France, des binômes-clés de stratèges capables de produire localement l'ensemble des process de nos solutions. Les masters consultants en charge de ce déploiement implantent des organisations complètes capables d’apporter à un client local, avec des exigences locales, la réponse qu'il attend dans sa langue et sa culture. Pourquoi une telle évolution ? Parce qu’une grande marque européenne de conseil ne peut pas, aujourd’hui, buter sur les frontières. Elle doit passer le Rhin, les Alpes et les Pyrénées dans les deux sens. Les échanges internationaux se font en grande majorité avec les pays voisins, il est nécessaire de prendre en compte le caractère de plus en plus multinational des problématiques de nos clients. Et pour les accompagner efficacement, il ne suffit plus de posséder un bureau commercial à Londres ou à Munich, ou de s’appuyer sur un partenaire fédéré par un label hâtivement forgé. Il faut être à la fois parfaitement multilingue et multiculturel, mais aussi multidisciplinaire. Nous sommes en train de réussir ce pari de l’internationalisation ! Il y a une place de leader à prendre dans ce domaine car peu d’acteurs du marché y sont vraiment parvenus. Wikane est déjà “la seule structure de conseil réellement européenne, portée par des indépendants”. Nous avons tous les atouts pour devenir une marque forte et inspirée. Une structure réellement européenne organisée par régions transfrontalières. L’équipe Wikane Jean-Guy Le Floch, la fibre bretonne Malartre, transmission familiale Le cabinet AE 75, leader des économistes de la construction Clem Industrie, la confiance retrouvée Kabelec entre en développement Brèves Tecmatel change de braquet Groupe Jarnias, le “savoir-faire” en altitude Gérard Lissorgues, Président de la CCI de Seine-Saint- Denis Rivacom et Wikane Events associent leurs compétences Sato et associés : doubler le chiffre d’affaires Brèves Pedretti, une histoire de famille OSV, structure et territoire d’exception Wikane : objectif export 4//5//6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 19 20//21 22 En couverture : Jean-Guy Le Floch, P-DG d’Armor-Lux L’Accélérateur est édité à 30 000 exemplaires par la société WIKANE, au capital de 385 000 euros 968 route d’Angon - 74290 Talloires Tél. : 04 50 51 97 21 Fax : 04 50 51 97 30 contact@wikane.com www.wikane.com Directeur de publication : Michel Courtois Direction artistique : The Creative Factory Rédaction : Agence Rivacom Photodecouverture:DR L
  4. 4. Photo:CréditDidierTruffaut PAROLE D’EXPERT 4//5 La fibre bretonne Jean-Guy Le Floch, PDG d’Armor-Lux Jean-Guy Le Floch est à la tête d’Armor-Lux depuis 1994. L’ancien bras droit de Yannick Bolloré a réussi à imposer sa marque rayée dans toute la France, contre vents et tempêtes. Aujourd’hui symbole du Made In France, Armor-Lux et son patron voient plus loin, pourquoi ne pas trouver une vedette américaine pour son vêtement armoricain ? Après avoir travaillé pendant 15 ans avec Yannick Bolloré, vous avez décidé de reprendre Armor-Lux. Quel a été le moteur de votre décision ? Il y avait deux raisons essentielles : la première, c’était de devenir entrepreneur. Comme dit le proverbe célèbre : il vaut mieux être le premier dans son village que le second de Rome. Je souhaitais m’émanciper et devenir dirigeant d’entreprise. La seconde raison, c’était le retour en Bretagne. À 40 ans, il était indispensable pour moi de revenir aux sources. Je ne voulais pas finir ma carrière à Paris. Quel était le paysage du textile breton à l’époque ? Il existait une tradition textile relative aux vêtements marins. Il y avait plusieurs marques comme Le Glazik, Le Minor, Guy Cotten, Capitaine Corsaire, Saint James ou encore Dolmen qui vient de disparaître. Le paysage textile était assez dense. Depuis, c’est l’hécatombe. En Bretagne, il reste Guy Cotten et Armor-Lux. La mondialisation a détruit le paysage. Justement, comment se fait-il qu’Armor-Lux ait réussi à résister à cette évolution ? Nous fabriquons des vêtements de qualité qui n’ont jamais déçu le consommateur. C’est la raison fondamentale, mais pas la seule. Notre réussite est également le fruit de la grande cohésion sociale qui existe dans l’entreprise. Depuis le début des années 80, il n’y a jamais eu de plan social ou de licenciements. Tout le monde est solidaire, tout le monde se bat pour avancer. Et puis il y a la notoriété de la marque qui est ancrée, depuis 1938, dans le cœur de tous les Bretons et de tous ceux qui aiment la mer. On essaie de la déployer sur toute la France et maintenant à l’export. Sans ses gènes, synonymes de Bretagne et de qualité, il n’y aurait sans doute plus d’entreprise aujourd’hui. Votre modèle économique repose sur un partage de production entre des pays étrangers à bas coûts et vos trois usines françaises. Est-ce un modèle aujourd’hui obligatoire pour résister à la mondialisation ? Une production à 100 % française n’est plus possible car il y a des pans entiers du textile qui ont disparu en amont. Je pense à la filature, à l’ennoblissement (N.D.L.R., le traitement des tissus) ou encore le laminage textile. Il faut donc s’adapter.
  5. 5. Armor-Lux est devenue une entreprise emblématique du Made in France. Avec la mondialisation et le déclin économique de notre pays, le Made in France est-il encore un concept porteur ? Oui. Il y a des pays qui n’achètent que du Made In France, en particulier le Japon. Celui qui n’a pas d’usine en France peut difficilement aujourd’hui vendre au Japon. C’est donc un avantage pour nous d’avoir trois usines complètement intégrées dans notre pays. De même, le Made in France se porte également très bien sur le territoire national. Je dirais même que c’est devenu un handicap de ne pas fabriquer en France. Le consommateur est très regardant sur les étiquettes. Cette exigence nous oblige par exemple à recruter ou à former des opératrices de confection pour nos usines françaises. Aujourd’hui, elles représentent 100 emplois répartis entre Quimper et Troyes. Armor-Lux a multiplié les ouvertures de magasins en France. Aviez-vous un problème de réseau de distribution ? Lorsque nous avons repris l’entreprise, c’était avant tout une usine qui vendait à des indépendants. Elle n’avait pas sa propre distribution. L’équilibre était fragile. Nous avons donc décidé d’ouvrir des points de vente, il y en a 60 aujourd’hui, qui peuvent à eux seuls faire tourner les usines. À l’étranger, où se situent potentiellement les nouveaux marchés pour Armor-Lux ? Nous avons plusieurs cibles privilégiées pour le développement à l’export : il y a le Japon donc, qui adore la rayure. On peut également citer l’Allemagne dont le climat est parfaitement adapté au caractère assez chaud et durable des vêtements que nous fabriquons. Ensuite, il y a le continent nord-américain. Nous avons ouvert une boutique à New-York, la première à l’étranger, qui fonctionne très bien. Nous allons continuer à travailler pour que la rayure devienne là-bas aussi un must-have. Il nous faudrait sans doute deux ou trois grandes stars américaines pour faire d’Armor-Lux la référence du vêtement rayé. Quant au Canada francophone, notre développement est également intéressant. Enfin, il y a deux secteurs qui nous intéressent : la Scandinavie, qui est très fan des vêtements marins, et la Turquie. Ce pays maritime a une densité de bateaux de plaisance qui équivaut à celle de la France. C’est notre gros objectif pour 2015-2016. Vous avez perdu cette année un gros marché de vêtements professionnels pour la police, remporté par le puissant groupe GDF-SUEZ. Y voyez-vous une foire à la concurrence déloyale ? Nous étions quatre PME associées pour assumer ce marché pendant 5 ans (2008-2013) et nous avons parfaitement rempli notre tâche. Quand il s’est agi de renouveler le contrat, nous nous sommes retrouvés face à GDF-SUEZ, et ses 100 milliards d’euros de chiffre d’affaires, qui n’avait jamais fabriqué un seul vêtement ! Nous avons trouvé cela parfaitement déloyal. Nous avons d’ailleurs déposé un recours devant le Tribunal administratif de Paris. On parle souvent des lourds handicaps géographiques dont souffre la pointe bretonne. Comment donner envie à des chefs d’entreprise de venir s’installer dans le Finistère ? C’est vrai, nous avons quelques handicaps. Pour rejoindre Paris, le train et la voiture prennent beaucoup de temps. Quant à l’avion, c’est assez cher. Mais d’un autre côté, nous avons des atouts extraordinaires : le cadre de vie et le courage enviable des ouvriers qui travaillent dans nos usines. Pour la petite histoire, nous avons recruté il y a six mois une jeune femme qui parle 5 langues, venue de Marseille, où elle occupait un très gros poste. Elle a voulu s’installer dans le Finistère pour fuir les grandes villes. Nous voyons de plus en plus de CV de ce type car les gens cherchent, en plus d’un emploi, un environnement sain. Et ça, le Finistère peut l’offrir. Photo:CréditDidierTruffaut
  6. 6. PAROLE D’EXPERT 6 Les 35 heures font actuellement l’objet de remises en cause. Pensez-vous qu’il faille les abroger pour redonner de la flexibilité et de la compétitivité aux entreprises françaises ? Ma réponse est claire : les 35 heures ont été une énorme hérésie pour l’industrie manufacturière française. Il est urgent d’annuler cette mesure si l’on veut redresser l’industrie française. J’insiste : pour le textile, cette loi a été dramatique. Les coûts ont augmenté de 11 %. Résultat : cela a détruit plus de 50 000 emplois en France en l’espace de 5 ans, de 1998 à 2003. Le CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) est boudé par certaines PME qui ne le demandent pas par crainte de contrôle fiscal, comme ce fut le cas avec le crédit recherche. Que pensez-vous du dispositif ? Le CICE est une mesure exceptionnelle et, contrairement au crédit recherche, il n’est pas soumis à des tas de conditions qui font l’objet de contrôles fiscaux permanents. C’est une aide pour réduire le coût du travail. Il faut vraiment que tous les patrons de PME en profitent et le partagent entre investissement, baisse des prix et augmentation des salaires nets. Ceux qui ont des doutes doivent vraiment regarder les textes de près ou se faire aider pour les comprendre ! Vous avez la réputation d’être un chef d’entreprise proche de ses salariés. Mais n’y a-t-il pas une incompatibilité entre les mots “gentil” et “patron” ? Les patrons sont rarement méchants. Au contraire je crois que les patrons sont gentils, voire très gentils avec leurs salariés. Il faut enlever l’image du patron voyou. Le Premier Ministre fait de gros efforts pour améliorer l’image des patrons. C’est important. Je pense qu’il a également compris que c’est dans les entreprises que les richesses sont créées en France, et pas dans les administrations. Une des raisons qui expliquent vos bons rapports avec vos salariés vient peut-être du fait qu’Armor-Lux fait un gros travail de formation ? Peut-être. Depuis dix ans, plus de 200 personnes ont été formées chez Armor-Lux, y compris des opératrices de confection qui sont devenues agents de maîtrise, modélistes, stylistes, vendeuses ou responsables de magasins. Ce sont de vraies reconversions, de vraies évolutions professionnelles dans un secteur qui était fragile. On mise beaucoup sur la formation. Notre budget sur ce poste équivaut d’ailleurs au double de ce que la loi prévoit. Vous arrivez à un âge où l’on peut raisonnablement penser à passer le relais. Avez-vous envisagé la succession ? Avec Michel Guéguen (N.D.L.R., l’ami d’enfance avec qui il a repris Armor-Lux), nous avons tous les deux passé les 60 ans. Il nous faut donc commencer à réfléchir. Trois de nos enfants travaillent dans l’entreprise. Nous espérons bien qu’un jour ils pourront, les uns et les autres, prendre la suite dans un métier où il faut se battre tous les jours. Mais ça, ils s’en aperçoivent déjà. Le magazine anglais The Economist a caricaturé Barack Obama avec un tricot rayé pour critiquer son manque de maîtrise budgétaire, cela vous inspire quoi ? Barack Obama porte un tricot rayé, c’est pour nous le début de la gloire aux États-Unis. Le président américain est peut-être la vedette que l’on cherchait (rires). Mais cette couverture, avec Barack Obama arborant en plus béret et baguette, avait pour but de le faire ressembler à un président français qui conduit son pays vers des dérives financières et budgétaires. Je préférerais donc trouver une vraie star hollywoodienne afin que le rayé devienne un vecteur de mode française et non pas la caricature de la mauvaise gestion budgétaire d’un pays. Dates clés 1938 : Création des Bonneteries d’Armor. L’entreprise produit des sous-vêtements de grande qualité sous la marque Armor-Lux 1994 : Jean-Guy Le Floch rachète Armor-Lux avec son ami d’enfance Michel Guéguen 2000 : Les grandes inondations détruisent l’usine au centre-ville de Quimper 2004 : Mise en service d’une nouvelle usine de production et de logistique sur les hauteurs de Quimper Mai 2014 : Dernière ouverture en date d’un magasin Armor-Lux à Deauville Photo:CréditDidierTruffaut Photo:CréditDidierTruffaut
  7. 7. TRAJECTOIRE 7 Tout sur la qualité du produit, mais rien pour développer les ventes ! C’est, en résumé, l’histoire de Malartre, une fabrique de quenelles créée en 1947, qui peinait à s’inscrire dans un développement économique du XXIe siècle. L’arrivée de Lionel Grollemund, mari de la fille cadette, a permis de rebattre les cartes. Aujourd’hui le patrimoine a été redistribué, les divergences se sont gommées. Mais le choc a été rude. Issus de la grande distribution, Lionel Grollemund et son épouse Julie Allard (ex de Disneyland Paris), avaient de grands objectifs pour l’avenir de l’entreprise. Pour Gilbert et Andrée Allard, les héritiers de Paul et Magdeleine Malartre, il s’agissait d’un choc des cultures. Ils prônaient, avec leur fille aînée Caroline, un artisanat de qualité, sans prise de risque pour préserver le patrimoine ; Julie et Lionel aspiraient, eux, au développement et à la conquête des marchés. “Nous avions une pépite, il fallait la faire jaillir” insiste Lionel. Il a donc fallu lisser les divergences. L’occasion a été saisie lors de la transmission d’entreprise des parents Allard vers leurs deux filles. Le statut choisi, la SAS (Société par Actions Simplifiées), laisse une grande souplesse aux associés. Lionel Grollemund a ainsi racheté un tiers de l’entreprise, sa femme Julie en a reçu un tiers en donation, et la holding familiale (parents Allard et Caroline) forme le troisième tiers. Dans le même temps, les activités ont été scindées en 2 sociétés : Maison Malartre pour la production sous la responsabilité de Lionel, et Malartre-Allard pour la Maison des Halles (boutique et restaurant) sous l’autorité de Caroline. “Il fallait que personne ne soit brimé” souligne le gendre. Opération réussie ! D’autant que l’entrée au capital (à hauteur de 1 M€) d’Audacia, un investisseur “non agressif qui laisse la gouvernance et sort au bout de 5 ans”, a décidé les banquiers jusqu’alors frileux, à accompagner le développement… et a rallié toute la famille au projet. La marque portée par les boutiques L’entreprise a désormais “les moyens de ses ambitions”. Elle peut faire face aux besoins de trésorerie, investir dans les ateliers, et travailler à la visibilité de sa marque. Pour commencer, Lionel Grollemund a rééquilibré les ventes, notamment vers la grande distribution, auparavant concentrées sur un seul client. Le jeune couple mise aussi sur le déploiement de boutiques de marque pour étendre la notoriété de Malartre. “Nous voulons devenir une marque lyonnaise distribuée dans toute la France voire à l’export. Pour l’asseoir, nous allons affiner et déployer le concept que nous avons créé dans la boutique installée en 2012 dans la presqu’île de Lyon et qui plaît beaucoup” avance le dirigeant. Ouvertures projetées : Paris (2 boutiques), Annecy, le sud-est de la France, voire Londres et Berlin. Malartre, une transmission pour pérenniser et développer l’entrepriseComment faire évoluer une petite conserverie familiale vers le statut de PME à visées exportatrices ? C’est le challenge qu’a voulu relever Lionel Grollemund, devenu Président de l’entreprise en avril 2014. Photo:DR Photo:DR Lionel Grollemund à droite et son épouse Julie Allard “Nous voulons devenir une marque lyonnaise distribuée dans toute la France voire à l’export."
  8. 8. LEUR PROJET 8 Avec une équipe de 35 collaborateurs intervenant sur toute la France, le cabinet AE 75 est un leader des économistes de la construction indépendants : un métier exigeant des compétences pointues dans de nombreux domaines - conception, r é g l e m e n t a t i o n , t e c h n i q u e , management - et dont Joseph Chafey, son Président, définit les deux axes de travail, de la genèse d'un projet à sa livraison : d'une part l'élaboration et la gestion d'un budget, d'autre part la description et la prescription des ouvrages. Pour le premier, AE 75 contribue à définir un budget en adéquation avec un projet et son programme, puis, sa faisabilité étant avérée, reste garant de cet équilibre tout au long de l'évolution du projet en le maintenant dans ses rails économiques ; pour le second, il conçoit les cahiers des charges préalables aux appels d'offres, analyse et sélectionne les offres reçues, puis assure le suivi de gestion financière du chantier en vérifiant le respect des engagements pris. “Nous pouvons traiter de A à Z des dossiers de grande envergure, mais également intervenir à la demande de tout donneur d'ordre, à tout moment de la vie d'un projet : nous sommes fréquemment mandatés pour expertise sur un sujet précis, en amont ou en cours de chantier, et pour arbitrage lors des décomptes finaux”. La maîtrise de projets de toute nature Institutionnels privés, hôtels, tours de bureaux, centres commerciaux, ministères, collectivités locales, hôpitaux, piscines, musées et cabinets d'architecture figurent au nombre des clients d'AE 75, qui gère chaque année près de 80 dossiers, de l'étude de faisabilité à la livraison. Les petites opérations emblématiques - telles la rénovation de la Salle Pleyel à Paris ou la muséographie du MUCEM à Marseille - y côtoient des chantiers prestigieux comme celui de la “Samaritaine” dont les bâtiments doivent accueillir hôtel, galerie commerciale, bureaux, crèche et logements sociaux. “Nous n'hésitons pas à nous investir dans des projets atypiques ou complexes : pour le grand projet de Tour-Phare à La Défense notamment, nous avons fait toutes les études en collaboration avec une équipe d'architectes américains ; s'il a été abandonné à la pré-signature d'un marché, il s'est avéré des plus enrichissants pour nous en termes d'expérience”. D'autres voies de développement à l'étude C'est lors d'une conférence que Joseph Chafey découvre Wikane : “L'Accélérateur de Croissance a pris tout son sens pour moi, car j'étais en pleine réflexion sur nos potentiels de développement, et à la veille du rachat des parts de mes deux associés fondateurs. Jean-Philippe Azéma et Didier Merland, les consultants Wikane qui m'ont assisté avec compétence et efficacité dans ce rachat, m'aident désormais à consolider des concepts encore informels et à élaborer un véritable projet d'entreprise”. Différentes voies sont actuellement à l'étude, notamment la création d'un Groupe aux filiales spécialisées dans des métiers associés, et celle d'une société à vocation internationale pour l'accueil d'investisseurs et d'architectes étrangers en France… Le cabinet AE 75, leader des économistes de la construction Né en 2008 du rapprochement des sociétés AEI et Économie 95, AE 75 est le plus important cabinet parisien d'économistes de la construction, un métier méconnu, conçu pour sécuriser toutes les composantes budgétaires et techniques d'un projet, et dont il maîtrise toutes les exigences : désireux d'élargir encore le champ de ses compétences, il étudie aujourd'hui de nouvelles voies de développement… Photo:DR Photo:DR Joseph Chafey, Président d'AE 75 Joseph Chafey et toute l'équipe de Beaugrenelle
  9. 9. TRAJECTOIRE 9 Spécialisée dans la mécanique industrielle de précision, Clem Industrie démarre son activité dans un hall en location, avec 2 opérateurs de production et une machine de tournage. Elle connaît un développement rapide, se dote en 2003 d'un bâtiment propre et de nouveaux matériels. “Nous avons bénéficié d'un bouche-à-oreille positif, lié à la qualité de notre production et à la rapidité de nos délais”, précise Michèle Ohresser, créatrice et gérante de l'entreprise. En 2005, Clem Industrie obtient la certification ISO 9001, qui lui ouvre de nouveaux marchés : Régis, fils et associé de Michèle Ohresser, intègre l'entreprise en 2006, puis rejoint le bureau méthodes créé l'année suivante, après recrutement de l'ingénieur en Génie Mécanique Patrick Zimmermann pour optimiser la gestion de la production. Une crise aux effets brutaux “Dès novembre 2008, nous avons subi les effets de la crise économique, avec une diminution brutale des commandes, et nous avons dû prendre les décisions difficiles qu'elle imposait”, déplore Michèle Ohresser. L'entreprise, qui travaillait en 3x8, arrête progressivement le travail en équipes puis recourt au chômage partiel, renégocie tous ses contrats et œuvre à réduire ses charges avant d'être contrainte, début 2010, à se séparer d’un tiers de ses salariés. Des efforts qui vont lui permettre le retour à une situation supportable les deux années suivantes : “Notre situation financière restait très tendue, et je pensais ne plus avoir le moindre levier d'action ; en mai 2013, j'ai décidé de faire appel à Wikane : Armelle Bonnet m'a rencontrée, interrogée et redonné courage…” Un accompagnement “sur mesure” efficace S’en suivra un accompagnement de Wikane “sur mesure”, pendant 12 mois, dans les domaines financier et commercial : augmentation du capital, mise en place d'affacturage, changement de partenaire financier et, surtout, mise en place d'une organisation commerciale dont Régis Ohresser est désormais le pivot, avec foisonnement des clients existants, détection et prospection de nouveaux clients. Des mesures qui seront rapidement suivies d'effets, comme en témoigne la croissance d'activité régulière de Clem Industrie depuis janvier 2014 : outre une progression de 28 % du CA en 6 mois, elles ont notamment permis un retour au travail en 2x8, l'achat d'une nouvelle machine et l'embauche d'un responsable de production. Une nouvelle projection dans l'avenir Pour Clem Industrie, se projeter dans l'avenir est à nouveau possible : “Nous envisageons aujourd'hui la possibilité d'une croissance externe, par rachat ou partenariat avec une PME travaillant dans un domaine complémentaire du nôtre”, souligne Régis Ohresser, “notre développement devrait passer par la mise en place de nouvelles méthodes d'usinage - la robotisation, notamment - ou la spécialisation dans une production spécifique”. Deux créations de postes sont également en projet, dont celui d'un contrôleur qualité qu'occupera Thomas Ohresser, frère de Régis. La relève est bien assurée… Clem Industrie : la confiance retrouvée Entreprise familiale créée en 2001, Clem Industrie va connaître une ascension rapide de son activité, jusqu'à la crise économique de 2008 : suivront pour elle cinq années d'une “bataille” éprouvante, qui va lui permettre de rester en place avant de retrouver confiance en l'avenir… Photo:DR Michèle Ohresser, Gérante de l'entreprise, et ses deux fils, Régis et Thomas
  10. 10. TRAJECTOIRE 10 Il y a deux ans, Émilie Rabieczynski, la fille du créateur, a rejoint son père et pris la direction générale de l’affaire. Une vraie surprise ! La jeune femme titulaire d’un DESS de muséologie du patrimoine scientifique et technique se destinait à un tout autre parcours ! Mais déçue par le milieu dans lequel elle évolue, elle lance un jour à son père “c’est ton métier que j’aurais dû choisir”. Chiche !... L’idée fait son chemin. Après un parcours de formation de 2 ans (notamment l’École des Managers) Émilie Rabieczynski entre à Kabelec. “Jusque-là, raconte-t-elle, l’entreprise n’avait vécu que d’opportunités. Elle avait été créée par mon père pour répondre à la demande d’un client suisse qui assurait 100 % du chiffre d’affaires. Ensuite elle s’est développée par le bouche-à-oreille. La société vivait bien, était rentable, mais n’avait pas de politique commerciale”. Un modus operandi qui a ses limites, surtout en temps de crise. Dès son arrivée la jeune femme annonce son “envie d’entrer en développement”. Premier acte, pour augmenter le chiffre d’affaires et élargir les champs de compétence, l’entreprise emménage dans un nouveau bâtiment, toujours dans le Haut-Rhin, à Aspach-le-Haut… avec une réserve foncière qui permettra de doubler la production. Puis la directrice met la qualité de l’entreprise aux normes. “Nous suivions les recommandations de la norme ISO 9001 mais n’avions pas passé la certification”. Fin 2013, c’est chose faite… avec les certifications 14001 (environnement), et 18001 (sécurité), qu’elle considère comme des arguments concurrentiels. Puis Émilie Rabieczynski s’attaque à la nouvelle politique commerciale. Elle se réserve les contacts avec les clients existants et embauche un professionnel pour développer la prospection. Une prospection locale des deux côtés de la frontière. Le profil du commercial est clair : bilingue et biculturel France – Allemagne. Désormais, le Suisse Endress Hauser ne représente plus que 35 % du chiffre d’affaires et l’entreprise compte une trentaine de clients actifs. L’objectif est de faire passer, en 4 ans, le chiffre d’affaires de 1,70 M € (dont 40 % à l’export essentiellement vers la Suisse) à 4 M € (dont environ 30 % réalisés en Allemagne). “Pour nous, l’Allemagne est une relation de proximité. Nous allons où le travail est” conclut la Directrice Générale. A Aspach-le-Haut, Kabelec “entre en développement” Créée en 2000 par Philippe Rosfelder, l’entreprise Kabelec (câbles en petites et moyennes séries à haute valeur ajoutée), allait devoir un jour ou l’autre se poser la question de sa pérennité. Elle n’en a pas eu le temps ! Photo:DR Émilie Rabieczynski, Directrice Générale, et son père, Philippe Rosfelder, fondateur de l'entreprise
  11. 11. Fruit d'un projet formé par les villes de Metz et de Saarbrücken et d'un partenariat réunissant la CCI de Moselle, l'IHK de Saarland, le Conseil Régional de Lorraine, le Ministère de l'Économie du Land de Sarre et Batigère, le WTC Metz-Saarbrücken fête ses 25 ans cette année. Présentant la particularité unique en France d'être transfrontalier et rattaché à deux villes de pays différents, il est l'un des maillons du vaste réseau d'échanges formé par la WTCA*, qui rassemble 330 centres d'affaires à travers le monde, dont 13 dans l'Hexagone. Il compte 130 adhérents - PME-PMI, groupes industriels, institutionnels -, auxquels il offre les traditionnels services de location immobilière et domiciliation, mais aussi toutes les occasions de mutualiser leur expérience et de rencontrer des partenaires potentiels, notamment en Allemagne, Belgique et Luxembourg. “Sur le territoire lorrain, le rôle du WTC Metz- Saarbrücken est de tisser et maintenir un contact étroit entre les acteurs économiques, afin de concevoir l'ensemble des outils et opportunités en un même lieu et concourir à leur développement”, souligne Jean Toniolo, son directeur, “il est à ce titre un véritable “facilitateur” d'affaires”. Un qualificatif d’autant plus aisé que le WTC Metz-Saarbrücken est décliné en 3 clubs internes : “Club N-Tech” et “Défi Export Lorraine” - dédiés l'un aux nouvelles technologies, l'autre au développement international - proposant tous deux visites d'entreprises, conférences ou réunions thématiques avec des intervenants de toutes spécialités et nationalités, mais aussi “Lorraine International Mobilité”, mission ouvrant aux adhérents l'ensemble des services nécessaires pour réussir l'installation dans la région de leurs salariés français ou étrangers. Adhérent actif du WTC Metz-Saarbrücken, Wikane est notamment représenté dans le bureau de “Défi Export Lorraine” par l'un de ses consultants, Axel Schwindling, auquel le centre d’affaires transfrontalier a donné cette année carte blanche pour une passionnante série de “Matins Experts”… * World Trade Center Association Le World Trade Center Metz-Saarbrücken,“facilitateur” d'affaires BREVES 11 Créée fin 2003, l'association APIA* consacre son activité à l’amélioration des systèmes de gouvernance des PME : composée de dirigeants et d'entrepreneurs, elle a pour vocation de promouvoir la fonction d’administrateur indépendant au sein des conseils d'administration, et de fournir à leurs membres les moyens de se parfaire, au travers d'échanges réguliers et d'un approfondissement permanent des règles et pratiques. Conjuguant les fonctions de contrôleur et de stratège, l’administrateur indépendant garantit l’objectivité de l’information, tout en mettant au service de l'entreprise les acquis de son expérience et le regard extérieur qu'il porte sur sa stratégie : actuellement, les ETI font souvent appel à ses compétences, et les PME s’y intéressent de près. Animés par les mêmes préoccupations et intervenant auprès du même type d’entreprises, Wikane et APIA ne pouvaient que se rapprocher, leurs différences en termes de méthodes s'avérant complémentaires : l'une d'elle est d'ordre temporel, l’administrateur travaillant sur le long terme quand le consultant Wikane est souvent amené à rechercher des résultats rapides ; l'autre est relative aux modes d'action, l’administrateur œuvrant à approfondir les questions, de façon impartiale, pour conduire le dirigeant à prendre ses propres décisions, quand le consultant Wikane émet des recommandations directes, voire participe concrètement à leur déploiement au sein de l’entreprise. Effectif depuis le début 2014, le partenariat APIA-Wikane n’exclut aucune forme de collaboration, comme en témoigne la récente candidature d'un consultant Wikane auprès d'APIA, en Alsace, qui va lui permettre de concrétiser à titre personnel une complémentarité prometteuse… * Administrateurs Professionnels Indépendants Associés APIA et Wikane désormais partenaires Photo:DR Photo:DR Le centre d'affaires WTC Metz-Saarbrücken L'équipe du WTC de Metz-Saarbrü̈cken
  12. 12. TRAJECTOIRE 12 En 1990, alors qu'il est salarié chez un distributeur du géant de l'adhésif 3M, Hervé Abitbol crée TECMATEL pour répondre à une demande de découpe faite par l'un de ses clients et refusée par son employeur : “J'ai travaillé seul pendant 2 ans, en sous- traitant la partie fabrication, avant d'investir dans une machine de production pour être plus autonome”. Il embauche son premier opérateur en 1993, puis achète de nouveaux matériels, recrute de nouveaux salariés, et fait construire au Technoparc de Poissy un site industriel où il déménage son entreprise en 2005. En 2011, il rachète la société AREMIAG, son sous-traitant pour la fabrication d'étiquettes adhésives ; l'année suivante, il crée à New-York un atelier de production à la demande d'un de ses clients, et ouvre 2 bureaux en France, à Lyon et à Toulouse. Les bâtiments de Poissy étant devenus trop étroits, il fait construire à Élancourt une nouvelle structure où TECMATEL s'installe en 2013, avec un effectif de 18 personnes et 24 machines produisant chaque année près de 700 millions de pièces. Des produits toujours plus performants Spécialiste de la transformation et de la découpe d'adhésifs techniques, TECMATEL compte 600 clients actifs, dont les plus grands noms de l'aéronautique, du matériel médical, de l'automobile, de l'électronique et de la téléphonie mobile. “Réalisés “sur mesure” à partir d'un cahier des charges, ces adhésifs permettent l'assemblage de pièces de toutes tailles et de toute nature : toujours plus performants, ils peuvent résister à une force d'arrachement de 7 kg par cm2 , à des conditions climatiques extrêmes ou des températures de 800°”, précise Hervé Abitbol. “Nous avons mis au point cette année l'une de nos plus belles pièces : conçue par l'un de nos clients - qui a déposé pour elle un brevet à l'international -, elle est dotée d'un filtre hydrophobe et permet la fixation du haut-parleur sur un téléphone portable totalement étanche. Nos savoir-faire nous permettent de satisfaire une demande de produits de plus en plus sophistiqués, sur un marché en progression de 5 % par an.” Un accompagnement fructueux Lors du Salon de l'Industrie 2013, Hervé Abitbol rencontre un conseiller de la CCI, qui s'intéresse à son parcours : “Il m'a informé que Tecmatel pouvait prétendre à une subvention PM'Up - aide au développement accordée par la région Île-de France - et que l'assistance d'un consultant Wikane nous serait précieuse pour le montage du dossier. J'ai contacté Jean-Philippe Azéma, qui nous a aidés à obtenir cette subvention et qui nous accompagne depuis : améliorer nos outils de communication, optimiser l'utilisation de nos ressources internes, fixer de nouveaux objectifs de développement sont quelques-unes des pistes que nous explorons ensemble. La reconstruction de notre service commercial, dégradé l'an dernier, est notre priorité : Wikane va nous assister dans notre recrutement pour les deux postes à pourvoir et nous accompagner dans l'organisation d'une structure encore plus performante...”. Tecmatel : l'expert de l'adhésif industriel change de braquet Expert en matière de transformation d'adhésifs industriels, TECMATEL se développe en permanence depuis sa création : en phase avec l'évolution des matériaux et des technologies, capable de satisfaire les demandes les plus exigeantes, l'entreprise poursuit l'optimisation de ses outils et ressources internes sur un marché en constante progression... Tecmatel s'installe en 2013 à Élancourt, avec un effectif de 18 personnes et 24 machines produisant chaque année près de 700 millions de pièces Spécialiste de la transformation et de la découpe d'adhésifs techniques “sur mesure” Photo:DR Photo:DR
  13. 13. ITINERAIRE 13 À la fin des années 1980, Jean-Paul Jarnias est guide de haute-montagne en Haute-Savoie. Il est présenté à un plasticien novateur qui projette de créer une Arche de glace monumentale sur un iceberg et qui est intéressé par ses compétences en altitude sur des sites difficiles d'accès : il se lance dans le projet, qui va faire l'objet d'une longue préparation avant son abandon, lié à la Guerre du Golfe. Deux ans plus tard, il est à nouveau sollicité pour “habiller” la Tour Eiffel, en une nuit, avec l'image de la fusée Ariane : un projet d'envergure, nécessitant l'élaboration d'un budget et l'organisation de toute une équipe. “J'ai créé ma première société pour cette seule opération”, précise Jean-Paul Jarnias, “car je n'avais aucune intention de changer de métier”. Un groupe aux savoir-faire complémentaires Il va naviguer quelques années entre ses activités de guide et les petits chantiers que lui attire cette première performance, avant que s'impose la nécessité de faire un choix. En 1996, il suit une formation de dirigeant de PME, puis crée le Groupe Jarnias et ses filiales aux savoir-faire complémentaires : Jarnias Travaux Spéciaux, spécialisée dans les travaux d’accès difficile ; JFP dans les dispositifs de protection et de sécurité ; A5C dans la construction en hauteur avec travaux sur cordes ; AcceSign dans la communication monumentale ; Formare dans la formation de cordiste, une certification nécessaire au travail sur cordes. Cette complémentarité et la mutualisation de ses moyens vont permettre au Groupe de mener à bien jusqu'aux opérations les plus complexes, tels le scintillement de la Tour Eiffel ou la reconstruction de la basilique Notre-Dame-du-Congo à Brazzaville, “une véritable aventure humaine, au cours de laquelle nous avons formé et encadré 80 personnes recrutées sur place”. Une offre toujours plus large Déjà capable de s'adapter à toutes les contraintes, le Groupe Jarnias poursuit la diversification de son offre, par la proposition de nouvelles certifications et la mise au point de techniques toujours plus innovantes : il vient d'acquérir à l'Haye-les-Roses un bâtiment de 2000 m2 où sera concentré l'ensemble de ses filiales, notamment Formare, qui doit élargir l'éventail de ses formations à tous les domaines qu'elles maîtrisent. “Nous travaillons en permanence à donner une valeur ajoutée à notre métier”, souligne Jean-Paul Jarnias, “nous nous intéressons notamment au contrôle non-destructif de structures, et venons d'embaucher un directeur d'exploitation chargé de rationaliser nos process et de développer ce nouveau marché, des plus prometteurs…” Groupe Jarnias : le “savoir-faire” en altitude Spécialiste du travail en hauteur, le Groupe Jarnias intervient chaque année sur des centaines de chantiers de toutes tailles, dans tous les domaines, et met régulièrement ses savoir-faire au service d'événements monumentaux parmi les plus prestigieux : capable de s'adapter à toutes les contraintes, il poursuit l'élargissement de son offre par l'élaboration de solutions toujours plus innovantes… Photos:DR Photo:DR Photo:DR Jean-Paul Jarnias, créateur et dirigeant du Groupe éponyme Un Groupe aux savoir-faire complémentaires : travaux d'accès difficile, dispositifs de protection et de sécurité, construction en hauteur, communication monumentale, formation de cordistes...
  14. 14. PARTENARIAT 14 Présentez-nous la Seine-Saint-Denis… La Seine-Saint-Denis est un territoire en pleine mutation. Le département, qui a un fort passé industriel, est aujourd’hui le département francilien où il y a le plus d’implantations de sièges d’entreprises, de centres d’affaires. Il est très dynamique en termes de développement et de créations d’entreprises : 15 000 entreprises ont été créées en 2013 (premier département francilien). La Seine-Saint-Denis possède une grande attractivité : un foncier plutôt moins cher qu’ailleurs, une main d’œuvre disponible… Nous allons également bénéficier dans les années qui viennent de nouvelles infrastructures de transport, comme le prolongement de la ligne 14 ou un certain nombre de lignes de tramways. Par contre, le département connaît le taux de chômage et le nombre de bénéficiaires du RSA les plus importants d’Ile-de-France. Il a également l e t a u x d e s u r v i e d e s entreprises le plus bas à 5 ans (le taux d’échec étant de 63 %, contre 50 % dans la région). Les entreprises soutenues par les CCI ou des consultants s’en sortent-elles mieux que les autres ? CCI ou consultants, l’approche d’accompagnement est toujours positive, comme également avec le réseau Entreprendre, où une entreprise du réseau aide une jeune entreprise : le taux de survie y est multiplié par trois ou quatre ! Pour un jeune chef d’entreprise qui a les mains dans le cambouis toute la journée, il est difficile de prendre du recul. Un suivi, le regard extérieur d’un professionnel qui a connu des situations similaires, sont essentiels à la réussite. Un dirigeant ne doit jamais rester isolé. Quels sont les enjeux des CCI aujourd’hui ? Nous sommes préoccupés par la diminution de la taxe pour frais de Chambre, car pour effectuer toutes nos missions d’accompagnement, il nous faut des moyens. Pour l’instant, nous sommes dans une phase transitoire. Depuis mon élection, nous avons beaucoup accentué les relations avec les entreprises. Pour nous, c’est le plus important : les accompagner, les aider, et ce à chaque moment de leur vie. Nous avons aussi une mission d’animation de réseaux, comme avec le réseau “Plato”, qui regroupe différentes entreprises sur une durée de deux ans, avec des réunions mensuelles sur des problématiques précises. L’avenir de ce pays passera par la bonne santé des entreprises, sinon nous ne nous en sortirons jamais. On se rend bien compte que le modèle économique que l’on a connu les 30 dernières années a atteint ses limites. Il faut que l’on arrive à redonner du souffle aux entreprises ! Entreprendre en France aujourd’hui, qu’en pensez-vous ? Je vais vous répondre par une boutade sportive, en tant qu’ancien joueur assidu et fervent supporter de rugby : la France a été une grande équipe, aujourd’hui elle joue en deuxième division. Nous avons beaucoup d’atouts, mais nous sommes plombés par un droit du travail trop complexe, des charges sociales trop élevées, le poids de la dette… Il faut remettre tous ces fondamentaux à plat. Je suis persuadé que nous avons tout ce qu’il faut pour réussir, mais il manque le courage politique. Gérard Lissorgues Président de la CCI de Seine-Saint-Denis “Un dirigeant ne doit jamais rester isolé”. Gérard Lissorgues, Président de la Chambre de commerce et d’industrie de Seine-Saint-Denis, dirigeant des Brasseries Étoile Boulogne, nous présente son département et nous livre son point de vue sur l’entrepreneuriat. Photo:DR Gérard Lissorgues
  15. 15. ACTUALITE 15 Il y a beaucoup de similitudes et de complémentarités entre les deux partenaires. “Nous avons le même ADN” souligne Régis Rassouli, Président de Rivacom. De bosses en creux À la genèse des deux entreprises… deux sportifs de haut niveau : Edgar Grospiron, spécialiste des bosses (en ski) et Olivier de Kersauson, champion des creux (de vagues). Pour accompagner leurs exploits, deux experts en communication : Wikane dans le sud de la France (Thierry Vernhes fut le premier entraîneur d’Edgar Grospiron) et Rivacom (dont Olivier de Kersauson fut l’un des créateurs) en Bretagne. La complémentarité allait de soi… d’autant qu’au fil du temps Thierry Vernhes s’est laissé, avec succès, séduire par la mer. Complémentarités à tous les étages “Nous nous rencontrions souvent car Thierry, expert en organisation, était régisseur ou commissaire général dans des manifestations de voile sur lesquelles nous étions également présents. Nous faisons des métiers différents. Peu à peu, il nous est apparu naturel de conjuguer le lien amical et les complémentarités professionnelles. Wikane est absent de la Bretagne, nous sommes absents de la montagne” poursuit le dirigeant breton. De fait, les deux entreprises ont des références de leader dans deux univers naturels difficiles, liés à l’aventure, et conjuguent des complémentarités géographiques, de métier, de compétences, de secteurs d’activité sur des territoires économiques semblables irrigués par des PME. Dans un premier temps, le partenariat va permettre à chacune des entreprises d’élargir son offre auprès de certains clients. Ainsi Wikane Events a organisé, pour le compte de clients de Rivacom, des opérations sur le village de la Route du Rhum (départ le 2 novembre dernier à Saint-Malo), et sera le coordinateur du festival Entre Terre et Mer, Baie de Morlaix. Mer et montagne, Sud et Bretagne… Rivacom et Wikane Events associent leurs compétences Wikane Events, spécialiste de la logistique événementielle mer et montagne, est dirigée par Thierry Vernhes. Depuis dix ans, il s’est fait un nom en tant que commissaire général ou régisseur général du Vendée Globe, de la Transat Jacques Vabre, de la Solitaire du Figaro, du Trophée Jules Verne… Rivacom, expert en communication hors média en événementiel et corporate est leader pour l’événementiel maritime (Entre Terre et Mer, Route du Rhum, Tonnerres de Brest), pour la communication des PME bretonnes championnes de leur filière, et pour celle de nombreuses collectivités bretonnes. Dans la nature, la mer et la montagne se marient parfois. Dans le monde économique aussi ! C’est ce qui arrive à Rivacom (leader dans l’événementiel maritime, à Brest) et Wikane Events, la branche événementielle de Wikane, à Annecy. Photo:DR Les grands multicoques font le show à Valence, au départ de La Route des Princes. Thierry Vernhes, dirigeant de Wikane Events Photo:DR
  16. 16. Photo:EC TRAJECTOIRE 16LEUR PROJET 16 Totalement indépendante (son capital est entièrement détenu par ses dirigeants et son encadrement), Sato et associés compte 15 personnes et est présidée par Bruno Chanut. Ingénieurs, architectes, conducteurs de travaux, économistes et techniciens réalisent un chiffre d’affaires de 3 millions d’euros. Au fil de son développement, l’entreprise a su déployer son savoir-faire dans plusieurs domaines, comme l’architecture intérieure des bâtiments ou l’assistance à maîtrise d’ouvrage. En 2006, elle s’attaque au marché public et développe une vraie compétence de réhabilitation d’immeubles et d’équipements des bâtiments publics, avec un avantage non des moindres, celui de réunir dans un même bureau des équipes pluridisciplinaires, “ce qui nous confère une rapidité d’action et de réalisation indispensables”, souligne Bruno Chanut. Des projets d’envergure L’entreprise conduit de très beaux projets, comme l’imprimerie du Figaro à Tremblay en France pour 25 millions d’euros, ou un centre de production et recherche au Mans pour Renault et NTN, plus grosse affaire réalisée, pour 35 millions d’euros. Sato a également décroché des contrats de maîtrise d’œuvre pour les musées du Quai Branly et du Centre Pompidou ou la Banque de France. À la maîtrise d’œuvres s’ajoute aussi le conseil. “Nous avons par exemple été assistant du maître d’ouvrage pour la réhabilitation lourde du Ministère de la Santé, opération de 110 millions d’euros de travaux sur 5 ans.” Un nouvel élan Il y a trois ans, Wikane démarche l’entreprise. “C’était un moment où nous devions nous positionner pour augmenter notre chiffre d’affaires. Nous n’avions pas une vision très claire du marché, ni de process commercial continu fiable.” Christophe Turcry prend alors les choses en main : clarifier les missions de chacun, déployer l’offre, la stratégie… Après une analyse et une réflexion approfondies, l’objectif est fixé : doubler le chiffre d’affaires sur 3 à 5 ans. Un salarié est embauché pour conduire les études en interne, constituer des fichiers, faire de l’identification de prospects… Le recrutement d’un commercial est ensuite lancé : “L’idée est de représenter Sato auprès de ses prospects dans la durée et de concrétiser des contrats…” Des perspectives d’avenir Les objectifs sont partagés par tous les collaborateurs, y compris les fondateurs qui suivent toujours l’actualité de l’entreprise. “L’accompagnement de Wikane et les objectifs que nous nous sommes fixés sont des facteurs entraînants, d’autant plus intéressants que dans notre métier la conjoncture est morose. Nous avons eu la bonne idée de nous développer sur les marchés publics en 2006. Aujourd’hui, nous faisons le pari de l’investisse- ment.” Quelles sont alors les perspectives ? “Nous allons recruter des jeunes. Nous aurons aussi sans doute plus de missions de conseil en amont des projets. Et le projet d’une avancée vers le logement, activité encore non déployée… Je ne sais pas si notre objectif sera atteint dans 3 ou 5 années, mais je ne doute pas que nous atteindrons notre cible ! La conjoncture est clairement difficile mais je suis d’un optimisme indestructible”. En 1976, “Sato et associés” est créée par Louis Sato et Jean-Claude Momméja. Tournée vers les industriels japonais qui souhaitent s’implanter en France, l’entreprise développe rapidement un savoir-faire clé en main et la maîtrise d’œuvre technique des bâtiments. Sato et associés, objectif : doubler le chiffre d’affaires ! Photo:DRPhoto:DR Photo:DR Bruno Chanut, Président : "aujourd’hui, nous faisons le pari de l’investissement.”
  17. 17. BREVES 17 Depuis 1996, le Groupe ECS aide les entreprises à optimiser leurs performances en matière de coût du travail - mais aussi à prévenir le risque de redressement - en travaillant sur un poste que peut fausser l'opacité de certains textes administratifs, celui des charges sociales. “La question est “névralgique” pour tout employeur, la masse salariale représentant près de la moitié du budget de fonctionnement d'une entreprise”, précise Solange Letourneur, présidente d'ECS, “nous sommes très conscients de ce qu'elle peut peser en termes de paix sociale et de résultat net d'exploitation”. Installé à Versailles et disposant d'une équipe de financiers-fiscalistes et juristes passionnés par les questions de rémunération, le Groupe a déjà réalisé 4 500 audits auprès de PME-PMI, sociétés internationales, centres hospitaliers, associations, collectivités territoriales, établissements publics, et réussi 9 fois sur 10 à leur permettre un gain de 1 à 3 points sur la masse salariale ; dans ce cas - qui représente 80 % des dossiers traités -, ECS est d'ailleurs rémunéré sur les seuls résultats, conformément à la règle anglo-saxonne. Fort de sa longue expérience, le Groupe a mis au point des indicateurs de performances pour chaque branche professionnelle, actualisés en permanence selon l'évolution des législations, ainsi qu'un “tutorat d'excellence”, formation Expert spécifiquement destinée aux professionnels en charge de l’élaboration des paies et charges. Il a également initié l'Observatoire National de la Masse Salariale et du Coût du Travail, désormais consultable sur Internet, et vient de créer une fondation qui fera l'objet d'un lancement de grande envergure l'an prochain. “Les entreprises ont besoin d'un accompagnement qui place leurs intérêts au premier rang des priorités”, souligne Solange Letourneur, “nous sommes souvent qualifiés de “militants”, car nous employons toute notre énergie à défendre nos clients, dans le cadre d'abus d'application des lois, avec conviction et persévérance. Quand nous prenons un dossier, nous allons jusqu'au bout…” Groupe ECS : un accompagnement “militant” Photo:DR Solange Letourneur, Présidente d'ECS Instrument juridique destiné à protéger les innovateurs contre toute imitation par un tiers, le brevet est devenu un véritable outil stratégique pour l'entreprise. Il continue néanmoins d'avoir pour elle un intérêt privé à finalité financière, puisqu'il lui ouvre un monopole de 20 ans, sur un territoire donné, avec le choix d'exploiter elle-même son invention, de la vendre ou de développer une politique de licences générant des revenus. Il y conjugue l'intérêt public lié à la divulgation de l'invention déposée, qui permet aux chercheurs internationaux de s'appuyer sur l'existant pour concevoir d'autres innovations : c'est l'un des avantages du brevet sur le “secret”, qui n'a pas de limite temporelle, mais reste difficile à maintenir dans un monde de communication ouverte sans une organisation complexe et coûteuse. La fonction stratégique du brevet est liée à l'importance grandissante de “l'immatériel” au sein de l'entreprise : la détention de brevets peut convaincre ou rassurer des partenaires, faciliter une coopération technique, accroître une réputation, renforcer une image. Elle peut aussi conforter un pouvoir de négociation auprès de la concurrence, voire la décourager d'investir dans un domaine technologique : selon Philippe Cadre, Directeur des Brevets à l'INPI, “40 % des brevets déposés par les entreprises japonaises sont des brevets-leurres, destinés à tromper la concurrence sur leurs véritables projets de R & D”. Une stratégie particulière à certaines entreprises consiste à divulguer sans contrepartie toutes leurs innovations non déposées : le principe d'antériorité s'appliquant, aucun dépôt de brevet les concernant ne peut être envisagé par la concurrence. Il est également possible de “jouer” avec les normes, par la création de consortiums qui développent des solutions mettant en œuvre des composants protégés, avant de les proposer aux organismes de standardisation internationaux. Le choix des zones de protection de ses brevets est un autre volet stratégique pour l'entreprise, qui peut le faire en fonction de son marché réel, mais aussi de ses objectifs de développement. “Définir et appliquer une politique de brevets est devenu primordial pour les entreprises technologiques”, conclut Philippe Cadre, “il s'agit désormais pour elles de fixer un cadre précis à leurs grandes décisions en la matière…”. Le brevet, un outil stratégique pour l'entreprise
  18. 18. SAGA 19 L’histoire des Transports PEDRETTI commence en 1962 lorsque Valère, l’oncle de Cédric et Sylvain, achète son premier camion. Entre 1962 et 1970, il est progressivement rejoint par ses trois frères, Eugène, Georges et Aldo… Très vite, en Savoie, les camions siglés PEDRETTI font partie du paysage. Ils sillonnent d’abord les routes du département, puis celles de l’est de la France et aujourd’hui celles de l’hexagone. Un développement qui s’est accéléré depuis la reprise, en 2004, de l’entreprise par les deux frères. “Depuis 10 ans nous avons renforcé nos 3 activités : frigorifique (location de véhicule avec conducteur), transport de véhicules (utilitaire et voiture) - qui s’organise autour du site internet movemycar.fr (particulier et professionnel) -, et transport de marchandises générales (du groupage palettisé). Nous nous adaptons sans cesse aux besoins de nos clients, à la conjoncture, aux normes (réglementation, véhicules), aux dernières générations d’équipements…”, explique Cédric, le Président. Mais, “pour continuer à se développer, il faut savoir bien déléguer et innover”, analyse-t-il. Épaulés par leur comité de direction, mais aussi par le secrétariat de direction représenté par Jacqueline leur mère, Christelle leur sœur, et Cendrine l’épouse de Cédric, les deux frères veulent désormais se concentrer sur la croissance. Ils sont donc en train d’étoffer leurs équipes managériales en recrutant un directeur financier et un DRH entre autres qui viendront compléter le Comité de Direction nouvellement créé. Il est vrai qu’au cours des deux dernières années, les Transports PEDRETTI ont installé plusieurs établissements (ils sont 16 désormais), racheté deux entreprises et créé une agence. Prochains objectifs : l’affrètement (en croissance interne) et surtout la logistique par croissance externe. “Confiants dans nos équipes et les atouts de l’entreprise, nous visons un développement maîtrisé. Notre priorité est de continuer, alors nous sommes vigilants. Nous espérons pouvoir conduire la plupart de nos salariés jusqu’à la retraite !”. Un bel objectif que n’auraient pas renié les créateurs, notamment Eugène, le père de Cédric et Sylvain qui en a assuré jusqu’en 2004 le développement et les orientations stratégiques. Lors de la passation de pouvoirs, au moment de l’âge de la retraite des fondateurs, PEDRETTI employait 200 salariés environ dont… 13 membres de la famille. Il faut dire que Valère, Eugène et Georges avaient épousé trois sœurs ! “Avec mon frère, nous étions les seuls à vouloir reprendre”, souligne Cédric. “Sur le plan financier cela s’est fait par un rachat des parts en 2004, mais humainement c’était une transmission. Notre père a pu nous accompagner pendant 5 ans”. Mais les deux frères connaissaient déjà bien l’entreprise puisque Cédric y était entré en 1996. “Mon père m’a fait passer par tous les postes”. Quant à Sylvain, arrivé en 1999, il se tourne vers la finance, la comptabilité, l’informatique, et le contrôle de gestion… La partition semble s’écrire toute seule et ouvre une belle perspective ! Transports PEDRETTI, belle route pour une entreprise familiale À la tête de l’entreprise depuis 10 ans, deux frères, Cédric 37 ans et Sylvain 33 ans. Leur leitmotiv : “qualité”, “environnement”, “adaptation”. Des engagements qui leur réussissent puisque, dans un contexte concurrentiel difficile, l’entreprise compte aujourd’hui plus de 600 salariés et continue d’embaucher tout en se déployant peu à peu sur l’ensemble du pays. Photo:DR Photo:StudioObbyOne Cédric et Sylvain PedrettiLes Transports PEDRETTI ont installé 16 établissements, racheté deux entreprises et créé une agence.
  19. 19. INITIATIVE 20//21 L'histoire d'OSV commence en 2009, quand la ville d'Annecy contacte Rémi Forsans pour lui proposer une mission : f é d é re r l e s e n t re p r i s e s annéciennes spécialisées dans le sport outdoor pour créer autour d'elles une véritable dynamique économique. Créateur de plusieurs sociétés et successivement Directeur de la marque F2, Président de Board and More France, puis Vice-Président d'Eurosima - premier cluster européen de l'industrie outdoor - et consultant international spécialisé dans le développement des sports de glisse, Rémi Forsans détient les savoir-faire, l'expérience et le réseau de relations nécessaires pour réussir : il obtient carte blanche pour mener à bien le projet, interrompt son activité de consultant pour s'y consacrer, contacte une soixantaine d'entreprises locales, puis constitue avec les dirigeants de 11 d'entre elles un groupe de réflexion sur les actions à mettre en place. Une structure unique dans sa conception L'association Outdoor Sport Valley voit le jour à Annecy en avril 2010, avec un budget de 60 000 euros alloué par la ville, un conseil d'administration rassemblant les membres du groupe de réflexion, et Rémi Forsans comme Directeur Général. L'équipe met en œuvre le plan d'actions qu'elle a élaboré, espérant séduire une trentaine d'entreprises : elles seront plus de 50 à la fin de la même année. En 2011, OSV obtient le label d'État “Grappe d'Entreprises Industrielles” : sa notoriété se développe à l'échelle nationale, européenne, mondiale, et les adhésions d'entreprises se multiplient. “Notre association est aujourd'hui une structure incontournable de l'industrie des sports outdoor, et elle devrait totaliser 300 membres, français et étrangers, à la fin 2014”, précise Rémi Forsans. “Elle est unique dans sa conception, car elle bénéficie d'une gouvernance totalement indépendante, avec un Conseil d’Administration exclusivement constitué de chefs d'entreprises bénévoles et un budget actuel de 900 000 € où la participation publique est inférieure à 50 %”. En quatre ans d'existence, Outdoor Sport Valley (OSV) s'est hissée au premier rang européen des groupements d'entreprises du sport outdoor, et au second rang à l'échelle internationale. Une réussite et un essor exceptionnels, que l'association doit au riche éventail de moyens qu'elle a conçus et mis au service de ses membres : leur liste n'est d'ailleurs pas close, et ses développements à venir pourraient valoir à OSV, avant longtemps, le titre de leader mondial… Outdoor Sport Valley, structure et territoire d'exce Photo:DR Rémi Forsans
  20. 20. Un territoire d'exception pour les activités outdoor Faire rayonner l'industrie des sports outdoor sur l'ensemble de l'Arc alpin est la grande mission qu’ OSV s'est fixée : “nous avons créé un écosystème au service des professionnels, conçu à partir des priorités que sont pour eux le développement économique, les ressources humaines, la R & D et l'innovation, en l'articulant autour du développement durable. Notre prochain objectif est d'identifier Outdoor Sport Valley à un territoire d'exception pour l'accueil des entreprises, des pratiques sportives et des événements sportifs outdoor, afin d'accroître le flux touristique lié à ses activités et de conforter une reconnaissance internationale déjà largement amorcée”. À cet effet, OSV a ouvert un site Internet inventoriant toutes les ressources disponibles sur son périmètre d'intervention : un outil unique au monde, d'une grande richesse informative, actualisé et alimenté en permanence par les communes, les offices de tourisme et les organisateurs d'événements. D'importants moyens mis en œuvre Pour satisfaire les besoins exprimés par ses membres et contribuer au développement optimal de leur activité, OSV a mis en œuvre d'importants moyens, notamment l'offre de services à tarifs préférentiels, la mise à disposition d'outils d'information et d'échanges, le parrainage et l'accompagnement de jeunes entreprises. “Pour leur hébergement, nous avons senti un besoin grandissant de pépinières spécifiques, et projeté d'en construire deux : la première, classique, devrait être opérationnelle à Aix-les-Bains dès 2016 ; la seconde, qui s'ouvrira à Annecy en 2017, accueillera un incubateur d'entreprises et un Outdoor test-center. En attendant leur livraison, une pépinière en version bêta dans un bâtiment existant doit nous permettre, dès l'an prochain, d'expérimenter ce nouveau type d'outil”. Trouver une solution au décalage constaté entre les formations universitaires et les besoins des entreprises en ressources humaines a constitué un autre chantier d'envergure pour OSV : “nous avons créé de toutes pièces 3 nouvelles formations diplômantes portées par des partenaires pédagogiques reconnus et qui ont été agréées par l'État et la Communauté européenne. Entièrement dispensées en anglais, ces formations bénéficient aujourd'hui d'une réputation de qualité à l'échelle internationale : elles ont notamment suscité l'intérêt de l'université de Portland, avec laquelle nous venons de signer un accord d'échanges prometteur”. Une implication élargie à de nombreux domaines Les événements sportifs ou professionnels sont l'occasion pour OSV de promouvoir industrie et territoire au travers de ses Camps de Base, villages de marques réunissant plusieurs dizaines d'entreprises du secteur. Soucieuse du développement durable, l'association filtre les législations, informe et aide les entreprises à se mettre aux normes. Désireuse de contribuer à l'élévation de la connaissance scientifique et d'encourager l'innovation, elle a créé le Chamonix Mont-Blanc Mountain Lab, un laboratoire unique en Europe où sont testés produits ou prototypes en conditions réelles, et travaille à la mise en place d'un label au profit des marques qui font appel à ses services. “Nous continuons à élargir notre implication à de nombreux domaines, et il manque peu de choses à OSV pour occuper le rang de leader mondial dans sa partie”, conclut Rémi Forsans, “l'ouverture prochaine de notre incubateur d'entreprises pourrait s'avérer déterminante, car nulle part ailleurs dans le monde n'existe une telle structure dans le domaine du sport…” ption Photo:DR Photo:Wooloomooloo Comité de pilotage d'OSV
  21. 21. EXPORT 22 Wikane franchit un nouveau palier de croissance Armelle Bonnet Christophe Turcry Wikane aime travailler en profondeur et au bon rythme. Après une vingtaine d’années de fonctionnement, l’entreprise s’est organisée en réseau il y a huit ans. “Depuis, nous nous sommes volontairement tenus à nos 30 cabinets concentrés dans la moitié Est de la France. Nous avions fait le choix de ne pas grandir tout de suite car nous souhaitions stabiliser notre qualité dans le conseil de haut niveau”, explique Armelle Bonnet, en charge de la Suisse et d’une partie de l’Allemagne. Une stratégie qui s’installe dans la durée “Notre concept est puissant, il répond aux besoins qu’ont les patrons de PME françaises, comme ceux de nos pays voisins, de tirer leur épingle du jeu dans la compétition économique. Le marché est atone et il faut aller chercher le client. Or, la plupart des patrons de PME sont de bons experts de leur métier mais sont peu outillés pour se développer” poursuit-elle. Le concept consiste à explorer tous les potentiels de l’entreprise et à définir une stratégie de croissance qui doit s’installer dans la durée. “Nous intervenons sur cinq leviers principaux : la stratégie, le marketing, le commercial, les finances et l’organisation. Ensuite, nos actions sont mises en œuvre de façon industrialisée, c’est-à-dire extrêmement rigoureuse. Nous sommes les garants du plan que nous avons proposé et de son exécution. Dans tous les cas, nos actions sont suivies de résultats dans des temps très courts” indique Christophe Turcry, en charge de la Belgique avec Philippe Lebas son associé. Une organisation transfrontalière Aujourd’hui le marché a mûri, et les difficultés liées aux crises économiques aidant, les entreprises sont en attente de conseils et d’appuis. Wikane a déjà affûté sa réponse et commencé à étoffer sa présence en France, notamment dans l’Ouest où il bénéficie du réseau de sa filiale Wikane Events, spécialiste de la course au large et fortement ancrée en Bretagne et en Pays de Loire. “Nous allons passer de 30 à 40 cabinets dans l’hexagone dans les 3 ans. Dans le même temps, nous démarrons l’international” confie Armelle Bonnet. “Nous voulons devenir le maillon fort des échanges entre les PME des pays frontaliers”. Mais comment parvenir à cet objectif ? “Il faut être capable de raisonner sur la même base culturelle que les clients, parler leur langue et installer des bureaux directement opérationnels sur leur territoire” répond Christophe Turcry. “C’est pourquoi, depuis 6 mois, notre réseau se déploie dans 5 pays limitrophes de la France. Nous commençons par nous développer par régions transfrontalières car cela répond à une réalité économique. La majorité de l’export se fait entre pays limitrophes, notre idée est d’accompagner ces échanges” précise Armelle Bonnet. Le déploiement s’appuie sur des consultants confirmés de Wikane, déjà positionnés sur les lignes frontalières. Ce sont eux qui piloteront les nouveaux cabinets étrangers. Une proximité destinée à diffuser la culture et les valeurs de l’entreprise. Les recrutements ont été lancés dans les pays concernés (Belgique, Allemagne, Suisse, Italie, Espagne)… et de nombreux candidats sont déjà sur les rangs. Le plus souvent des cadres dirigeants de haut niveau de formation ou des consultants confirmés souffrant d’isolement et souhaitant rejoindre un réseau. “Nous avons l’ambition de couvrir ces territoires en 5 ans avec une quinzaine de consultants par pays”, projette Christophe Turcry. Les formations d’intégration ont déjà commencé pour les premiers recrutés, tous au minimum bilingues. 8 ans après sa création, le réseau Wikane veut franchir un nouveau palier de croissance, en abordant notamment les pays limitrophes. “La demande des PME en accompagnement est forte, nos bases sont solides, nous sommes prêts à aborder l’étranger” déclare Armelle Bonnet, associée de ce réseau de conseil en stratégies de croissance. Photos:DR
  22. 22. U ne histoire de famille Transport de marchandises générales, frigorifique et de voitures Location de véhicules avec conducteur Groupage palettisé de marchandises 100, rue de la Curiaz - 73290 – La Motte Servolex - FRANCE Tel : +33 (0)4 79 25 64 14 - Fax : +33 (0)4 79 25 43 04 - info@pedretti.fr - www.pedretti.fr T R A N S P O R T S P E D R E T T I

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