Les premières machines pour
la production des produits
pharmaceutiques en France
!
Fabrication des pilules, dragées et gra...
Sommaire :
Introduction
1. Les mélangeurs
2. Les pilules
3. Les granulés saccharures
4. Les capsules
5. Les pastilles
6. L...
1- Introduction :
A l’origine les médicaments sont fabriqués par les pharmaciens dans leurs officines, l’industrie
pharmac...
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A l’exception des laboratoires Adrian, les industriels ne construisent pas de machines, ils les font
fabriqués par des méc...
- Oudin fabrique les premières machines automatiques à remplir les cachets
- Henri Wierbinsky, 37 rue Alphonse Penaud, Par...


Des constructeurs figurent dans le Répertoire du Commerce de 1915 sans que nous n’ayons trouvé de
traces de leurs machin...
Certains constructeurs participent aux expositions internationales de Paris :
- En 1868 : Jules Derriey
- En 1878 : Adrian...
L’entreprise en 1889 emploie un personnel nombreux : 150 hommes et 100 femmes ; les lots sont de 25
kilos, les presses de ...
La politique des constructeurs français est de présenter une gamme complète de machines qui permette
à leurs clients de fa...
1. Mélangeurs et étuves
Ils sont utilisés pour le mélange à sec et pour l’humidification de la masse par des mouillants co...
Mélangeur FROGERAIS N°1 (10 litres) Mélangeur FROGERAIS N°2 (40 litres
3. Mélangeur-malaxeur à melon
Ils ont constitués pa...
Pouré & Sauton Frogerais , capacité 20, 30, 50 Kg
Il existe de nombreux constructeurs de mélangeurs essentiellement destin...
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2. Les Pilules
La fabrication industrielle des pilules ne diffère pas des procédés employés dans l’officine ; elle
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2.2- Machine à magdaléons 
Les galettes sortant du laminoir sont découpée en bâtonnets par des cylindres.
Magdalonier manu...
2.3- Pilulier :
Il divise les magdaléons en noyaux pilulaires de 30 à 700 mg, les plaques en fonte sont interchangeables
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Derriey (1892) N.Palau (1892)
Machine à disquer les pilules Frogerais Pilulier Frogerais
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Machine à imprimer les pilules Frogerais Compteuse de pilules Frogerais,
production 700 équipée de 8, 16 ou 24 timbres, pr...
Atelier de fabrication des pilules, Laboratoires Dausse -Ivry –Sur-Seine (1909)
Atelier de fabrication des pilules, labora...
Ateliers de fabrication des pilules et de dragéification- Pharmacie Centrale de France-Paris (1910)


3. Les granulés-sacc...
Kustner RO (1910) Doseuse rotative de poudre H.Wierzbienski
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Laboratoires Dausse-Ivry-Sur-Seine (1896)
23
Laboratoires CIBA (Lyon), fabrication de la Phytine (1920)
24
4- Les capsules
Elles sont constituées d’une enveloppe de gélatine remplies de substances médicamenteuses liquides,
elles ...
Presses N.Palau (1892)
Presse Frogerais (1912 & 1930)
26
Pharmacie Centrale de France-Paris- (1903)
Laboratoires Astier- Paris (1920)
27
5. Les Pastilles
Elles sont préparées à partir d’un mucilage de gomme, généralement de la gomme adragante. Les
principes a...
Pastilleuse N.Palau (1892) Pastilleuse Ratti
Pastilleuses Kustner & Frogerais
29
Atelier de production de pastilles avec des machines Deriey
Etablissement Darasse – Vincennes ( 1881)
Laboratoires Dausse ...
Etablissement GOY – Bagnolet (vers 1910)
Atelier de fabrication des pastilles à la Pharmacie Centrale de France- Paris (19...
6. Les cachets
Ils ont été inventés par Stanislas Limousin en 1872, ils sont constitués par deux cupules de pain azyme de
...
1. Machine automatique à remplir les cachets par voie humide, modèle DH, débit : 15.000 à
20.000/h
2. Machine automatique ...
7. Les comprimés
La forme comprimé est inventé par le britannique William Brockedon en 1843, les premiéres machines à
fabr...
Machines Pouré Sauton Petit et Grand Modèle
Machine IDEALE Guy, version automatique Laboratoires du Lactéol (Paris)
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Kustner Type OR N°5 Kustner Type A N°3 & 4
2. Machine à comprimer alternative à sabot linéaire :
Machine Henri Négre (1890...
Machine Savy Jeanjean Grand Modèle Machine GUY
Pastilleuse Emile Pouré Machine Cogez Ideal N°A
37
Machine Frogerais N° 0 Machine Frogerais N°1
Machines Ratti Petit & Grand Modéle
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Ets David Rabot-Courbevoie (1938) Ets Février Decoisy Champion – Paris (1934)
Laboratoires galéniques Vernin – Melun (1930...
2. Machine rotative (dite revolver)
Machine Rotative dite revolver Ratti (1910) Machine à comprimer rotative Guy
(1921)
Ma...
7.4 – Machines de conditionement
Compteuse Henri Wierzbinski
Machine à comprimer Frogerais N°1 montée avec appareil (breve...
8. Pommade
Mélangeur Pouré Sauton Mélangeur Savy-Jeanjean
Remplisseuse semi automatique de tubes & Machine à fermer les tu...
Machine automatique à remplir et fermer les tubes Ed. Frogerais, production 2.000 tubes/h
9. Formes diverses
Sparadrier mé...
Bibliographie
1. Annuaire des produits pharmaceutiques et de la droguerie, Camille Rousset, Paris 1915
2. Anonyme, Fabrica...
Atelier de compression des laboratoires BAILLY (vers 1920)
Laboratoires galéniques Vernin (1920)
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Exposition universelle de Paris de 1889
Trois constructeurs français exposent :
13.Jules DERRIEY :
Machines à fabriquer le...
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Catalogue Frogerais 1920
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Les premières machines françaises pour la production des produits pharmaceutiques/The first french pharmaceutical machines

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Dans la seconde moitié du XIX° siècle, la consommation pharmaceutique augmente, les médicaments qui étaient fabriqués artisanalement par las pharmaciens d'officine sont progressivement fabriqués par des industriels. Ils vont s'équiper de machines empruntées aux industries chimiques ou alimentaires ou spécialement conçues pour fabriquer des comprimés, pilules, cachets....



In the second half of the nineteenth century the increase in pharmaceutical consumption, medicines that were handcrafted by pharmacy pharmacists are gradually produced in factories using machines. They are used in the chemical or food industries or specially studied for the manufacture of tablets, cachets, pills

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Les premières machines françaises pour la production des produits pharmaceutiques/The first french pharmaceutical machines

  1. 1. Les premières machines pour la production des produits pharmaceutiques en France ! Fabrication des pilules, dragées et granules avec des machines DERRIEY Etablissements Darrasse- Vincennes (1881) André FROGERAIS andrefro47@yahoo.fr 01/08/2016
  2. 2. Sommaire : Introduction 1. Les mélangeurs 2. Les pilules 3. Les granulés saccharures 4. Les capsules 5. Les pastilles 6. Les cachets 7. Les comprimés 8. Les pommades 9. Les formes diverses 2
  3. 3. 1- Introduction : A l’origine les médicaments sont fabriqués par les pharmaciens dans leurs officines, l’industrie pharmaceutique va naitre en France dans la seconde moitié du XIX °siècle. La découverte des alcaloïdes et en particulier de la quinine va conduire à la création de la première usine pharmaceutique par Pelletier et Robiquet en 1830 à Nogent sur Marne : la Société du traitement du quinquina. L’industrialisation se traduit par la création d’entreprises , les drogueries qui vont progressivement se substituer aux officines pour la fabrication. - Dausse (Paris) 1834 - Darrasse (Paris) 1836 - La Pharmacie Centrale de France (Paris et Saint Denis) 1852 - Les Etablissements Poulenc (Paris) 1858 - Société Française de produits pharmaceutiques de Louis Alphonse Adrian( Courbevoie) 1872 Elle permet : - le développement de nouvelles formes galéniques comme les comprimés, la dragéification des pilules et leur impression pour lutter contre les contre façons, les capsules molles, les cachets… et transformer les méthodes de production en y transposant les conceptions et les pratiques de l’officine - la production de matières premières comme les extraits végétaux qui demandent des installations couteuses - la fabrication en gros des produits inscrits au Codex et des spécialités L’industrialisation est inévitable pour satisfaire une demande croissante et répondre aux exigences techniques et commerciales liées au développement de la pharmacie. L’usine va susciter l’apparition de machines nouvelles de plus en plus performantes pour reproduire les gestes du pharmacien d’officine, elles vont permettre à partir de 1880 aux fabrications de se mécaniser et rendre possible l’amélioration de la mise en forme des médicaments. Elles permettent de produire de plus en plus rapidement mais continuent à employer une main d’œuvre importante en grande partie féminine, la production se mécanise mais ne s’automatise pas. Les industriels vont fabriquer des spécialités qui se doivent d’être de qualités constantes et d’un prix compétitif pour pouvoir correctement rémunérer les pharmaciens d’officine qui les distribuent et des remèdes inscrits au Codex qui vont se substituer aux préparations officinales. La qualité de la galénique française plus que les innovations techniques vont assurer le succès commercial des produits français dans le monde entier. Après la Première Guerre Mondiale, on recense plus de 400 établissements pharmaceutiques qui emploient plus de 10.000 personnes, 60% ont moins de 10 employés, le chiffre d’affaire selon Albert Goris est compris entre 200 et 250 millions de francs, la moitié de la production est exportée. Les machines vont s’affirmer comme supérieure en qualité, au niveau du dosage et de la fiabilité ; de nombreux constructeurs vont naitre, la plupart auront une existence éphémère. Nous n’avons considéré dans cette étude que les machines destinées aux industriels, nous en avons exclu les constructeurs de matériel destiné aux pharmaciens d’officine comme Digne et Viel. 3
  4. 4. 4
  5. 5. A l’exception des laboratoires Adrian, les industriels ne construisent pas de machines, ils les font fabriqués par des mécaniciens : - Le premier constructeur français est Jules Derriey, 79-85 avenue Philippe Auguste à Paris, il fabrique en 1855 une pastilleuse automatique pour la Société fermière de l’établissement thermal de Vichy puis un pilulier automatique (brevet Debuge-1878), c’est une entreprise importante spécialisée dans la fabrication de machines pour l’imprimerie. Usine Jules Derriey, Paris (1894) - Henri Négre fonde son entreprise en 1880, 57 avenue du Maine à Paris, et fabrique tout une gamme de machines dont une machine à fabriquer les pilules (brevet N°136 886), une machine à comprimer alternative en 1890 (brevet N° 204 808), une presse à capsules (brevet N° 236 576) en 1894. L’entreprise fusionne en 1887 avec son voisin N.Palau situé au 43 de l’avenue du Maine, ils se séparent l’année suivante et deviennent concurrents. Négre est repris en 1897 par Walloi qui fabriquait des machines pour la savonnerie, puis par Alfred .Savy. - N.Palau fabrique des machines jusqu’en 1896, il est racheté par la société G.Bera qui disparait en 1902. - Alfred Savy qui devient A. Savy- JeanJean, successeur de Négre et Walloi, il cesse la production de machines pour la pharmacie dans les années vingt et se spécialise dans la chocolaterie et la savonnerie - Charles Frérebaut installé à Dijon, 29 rue de l’Ile en 1902, L.Lacaze lui succède - Maurice Guy, voisin d’Henri Négre et de Palau, il est établi 21 avenue du Maine, (1914-1923) - R.Cogez, successeur de Guy, 19 rue Jules Guede, Paris (1923-1968) - Charles Pouré et Joseph Sauton, 57 rue de la Révolution à Montreuil (1900-1945), les fabrications sont reprises pa r C.Le Gall jusqu’en 1955, puis par la SECAV et en 1958 par la société ARC - E.Lindon, 10 rue du Plâtre fabrique des mélangeurs horizontaux et verticaux - Jean Ratti, 25 rue de Vincennes à Montreuil, fondée en 1904 il se spécialise rapidement dans la confiserie - Edmond Frogerais, (1910-1983) rue de la Mairie à Ivry Sur Seine, sa première création fut une machine à imprimer les pilules à la demande de Constant David des Laboratoires David Rabot. 5
  6. 6. - Oudin fabrique les premières machines automatiques à remplir les cachets - Henri Wierbinsky, 37 rue Alphonse Penaud, Paris, c’est le spécialiste des machines de conditionnement - Kustner Fréres, d’abord installé à Aubervilliers, ils déménagent à Vitry-sur-Seine - A l’origine, il n’existe pas de machines spécifiques à la pharmacie, les premiers laboratoires pharmaceutiques utilisent des machines destinées à la confiserie : les turbines de dragéification, à l’industrie chimique : les mélangeurs, à l’industrie alimentaire : les remplisseuses de liquide. Progressivement les pharmaciens vont faire construire des machines adaptées à leurs exigences. 6
  7. 7. 
 Des constructeurs figurent dans le Répertoire du Commerce de 1915 sans que nous n’ayons trouvé de traces de leurs machines : - Pacout, 16 rue de la Folie Méricourt, Paris (1883) - Kaulek, 18 rue Commines, Paris (à partir de 1845) - Ad.Baudoux, 90 rue Rebeval (1885) - Jacquin, 24 avenue du Maine, Paris Négre, Palau , Jacquin et Guy étaient installés respectivement au 57, 43, 21, 24 de l’avenue du Maine, on pouvait parler de « l’avenue des machines à fabriquer les comprimés ». Ils sont tous installés à Paris à l’exception de Frébrebaut-Lacaze. 7
  8. 8. Certains constructeurs participent aux expositions internationales de Paris : - En 1868 : Jules Derriey - En 1878 : Adrian et Derriey, ils reçoivent une médaille d’argent - En 1889 : Derriez, Negre et Palau, médaille d’argent - En 1900 : Segaud fabricant de moules pour suppositoire , le constructeur de machines à comprimer manuelle américaine Freck Les machines peuvent fonctionner manuellement, elles sont dites « machine à bras » ou être équipées de moteur individuel, mais dans la majorité des cas, elles sont mues à l’aide d’une courroie entrainée par une poulie montée sur un arbre motorisé au plafond. Elles ne comportent aucun dispositif de sécurité, les cuves sont en fonte, en cuivre ou en tôle. Les notions de qualités, de contaminations croisées, d’asepsies ou de sécurité du travail sont inconnues, il n’existe pas de sécurité électrique alors que l’on utilise quotidiennement des solvants inflammables comme l’éther. Atelier de dragéification de confiserie Les conditions de travail dans les usines pharmaceutiques ou alimentaires sont les mêmes. En 1889, le laboratoire Frére se présente comme le principal producteur façon de pilules et de capsules Dans leurs ateliers situés 77 rue des Fourneaux à Paris, ils fabriquent les pastilles de charbon du docteur Belloc, des capsules molles et des pilules, ils ont mis au point un procédé original pour enrober les pilules sans sucre avec de la gélatine et les imprimer. 8
  9. 9. L’entreprise en 1889 emploie un personnel nombreux : 150 hommes et 100 femmes ; les lots sont de 25 kilos, les presses de l’atelier capsules fonctionnent manuellement, les pilules sont roulées à la main, seul les extrudeuses pour la fabrication des magdaléons fonctionnent automatiquement. Atelier pilules Atelier capsules molles Les machines étrangères sont peu connues, des constructeurs étrangers exportent en France avant la Première Guerre Mondiale : - En 1900, le constructeur américain de machines à comprimés de comptoir Freck participe à l’exposition universelle de Paris et est représenté par la société Doffigny à Paris, ils vendent deux machines à la Pharmacie Centrale de l’Armée. - le fabriquant de mélangeur Werner est représenté par Savy-Jeanjean depuis 1906 - les constructeurs de machines à fabriquer les comprimés allemands Kilian et Durhing (1913) - la société Savingma distribue à partir de 1925 les machines américaines Colton de Détroit. 9
  10. 10. La politique des constructeurs français est de présenter une gamme complète de machines qui permette à leurs clients de fabriquer la plus part des formes galéniques ; pilules, granulés, comprimés, capsules molles, pommades, pastilles… Ils innovent peu, la même machine est toujours fabriquée par plusieurs constructeurs, ils déposent peu de brevets et s’ils exportent c’est à travers les licenciés de leurs clients français notamment en Amérique du Sud. Le marché français est suffisamment dynamique et protectionniste pour assurer leur développement. En Allemagne, la situation est différente, les constructeurs sont très spécialisés, par exemple Werner ne fabrique que des mélangeurs, Kilian des machines à comprimés, Rotta des répartisseuses de liquide. Ils sont novateurs, Kilian entre 1898 et 1936 dépose 64 brevets dont 28 à l’étranger (3 en France), il exporte dans le monde entier et dispose d’agents en Europe et aux Etats Unis. A la fin du XX° siècle tous les constructeurs français cités dans cette étude mais aussi anglo-saxons ont disparu, les fabricants allemands et italiens sont les leaders mondiaux. 10
  11. 11. 1. Mélangeurs et étuves Ils sont utilisés pour le mélange à sec et pour l’humidification de la masse par des mouillants comme l’eau, le sirop de sucre, l’alcool. Ils sont utilisés pour la fabrication des formes sèches : cachets, comprimés, granulés, pilules, pastilles, saccharures. A l’origine ces mélangeur appelés également malaxeurs étaient destinés à l’industrie chimique 1.1- Mélangeur horizontal à une pale : (ou mélangeur à ruban) Mélangeur Savy-Jeanjean 1.2- Mélangeur-Malaxeur avec double palles en Z Inventé par l’ingénieur allemand Werner, le mélange est assuré par deux palles tournant en sens inverse à des vitesses différentes, en 1906 Werner revendique avoir construit plus de 11 000 appareils, la capacité maximum est de 11 000 litres mais l’Industrie pharmaceutique se contente d’une capacité maximum de 100 litres soit des lots de 40 à 50 kg, la cuve est en fonte. 11
  12. 12. Mélangeur FROGERAIS N°1 (10 litres) Mélangeur FROGERAIS N°2 (40 litres 3. Mélangeur-malaxeur à melon Ils ont constitués par une cuve tournante à l’intérieur de laquelle se trouve un « melon » en bronze qui tourne autour de son axe en sens contraire créant ainsi un mouvement planétaire. Les cuves sont recouvertes de cuivre. La capacité maximum est de 50 kg. Ce sont les précurseurs des mélangeurs planétaires verticaux. . N.Palau Savy-Jeanjean 12
  13. 13. Pouré & Sauton Frogerais , capacité 20, 30, 50 Kg Il existe de nombreux constructeurs de mélangeurs essentiellement destinés à l’industrie chimique comme Henry (Aubervilliers), Le Clézio , Lidon (Paris). Etuve et Catalogue Savy- JeanJean 13
  14. 14. 14
  15. 15. 2. Les Pilules La fabrication industrielle des pilules ne diffère pas des procédés employés dans l’officine ; elle nécessite plusieurs machines. - Les matières premières sont incorporées par malaxage dans un excipient, le plus souvent de l’extrait de chiendent, de façon à obtenir une masse pilulaire homogène à l’aide d’un mélangeur en Z ou d’un mélangeur à melon. - La masse est aplatie à l’aide d’un laminoir afin d’obtenir des galettes rectangulaire d’épaisseur déterminée. - Elles sont transformées en magdaléons en passant entre des rouleaux de cuivre munies de cannelures de dimensions variables et tournant en sens inverse, avec un magdalonier. - Le magdaléon est introduit dans le pilulier à l’aide d’un cylindre qui l’aplatit, il s’engage ensuite entre deux plaques comportant des cannelures à sa dimension animée d’un mouvement de va et vient, la plaque supérieure va découper individuellement les pilules. Si le diamètre du magdaléon est égal à la longueur de la découpe, les pilules seront rondes s’il est plus petit où plus grand, elles seront ovales. - A l’aide d’une machine à disquer, les pilules sont roulées afin de devenir sphériques. Elles peuvent être ensuite imprimées ou dragéifiées. A chacune de ces opérations correspond une machine, la production est industrialisée mais pas automatisée, la capacité est limitée : pour produire quotidiennement 20 kilos de pilules il faut employer 10 personnes. Les comprimés plus économique à produire et plus stable vont rapidement se substituer aux pilules. Aucun constructeur français ne produira, contrairement à l’américain Arthur Colton une machine qui intègre toutes les opérations. 2.1- Laminoir : 15 Il sert à préparer les galettes de masse pilulaire qui sont placées dans les rouleaux du magdalonier. Un laminoir peut alimenter trois piluliers. Laminoir Frogerais
  16. 16. 2.2- Machine à magdaléons  Les galettes sortant du laminoir sont découpée en bâtonnets par des cylindres. Magdalonier manuel Magdalonier Frogerais 16
  17. 17. 2.3- Pilulier : Il divise les magdaléons en noyaux pilulaires de 30 à 700 mg, les plaques en fonte sont interchangeables . Savy Jeanjean Pilulier à pédale Négre ou Palau Pilulier automatique Négre Brevet n° 136 886 (1880) 17
  18. 18. Derriey (1892) N.Palau (1892) Machine à disquer les pilules Frogerais Pilulier Frogerais 18
  19. 19. 19
  20. 20. Machine à imprimer les pilules Frogerais Compteuse de pilules Frogerais, production 700 équipée de 8, 16 ou 24 timbres, production 20.000/h Turbine Negre avec chauffage vapeur Turbine Leclerc chauffage au gaz et à la vapeur 20
  21. 21. Atelier de fabrication des pilules, Laboratoires Dausse -Ivry –Sur-Seine (1909) Atelier de fabrication des pilules, laboratoires Dausse-Ivry –Sur-Seine (1909) 21
  22. 22. Ateliers de fabrication des pilules et de dragéification- Pharmacie Centrale de France-Paris (1910) 
 3. Les granulés-saccharures  Ils sont constitués d’un mélange de sucre et de principes actifs pulvérulents que l’on rend pâteux par addition d’eau ou de sirop de sucre. La masse obtenue est pressée à travers une plaque perforée de trous ronds ou carrés, il se forme un vermicelle qui est séché puis tamisé. Machine à granuler à vis Frogerais Machine à granuler rotative Frogerais 22
  23. 23. Kustner RO (1910) Doseuse rotative de poudre H.Wierzbienski , . Laboratoires Dausse-Ivry-Sur-Seine (1896) 23
  24. 24. Laboratoires CIBA (Lyon), fabrication de la Phytine (1920) 24
  25. 25. 4- Les capsules Elles sont constituées d’une enveloppe de gélatine remplies de substances médicamenteuses liquides, elles sont inventées en 1838 par Mothes. Elles sont fabriquées à l’origine manuellement par trempage, à partir de elles sont fabriquées par pression à l’aide de machines automatiques. On utilise trois machines : - Une machine à couler qui transforme en bandes la gélatine - Un capsulier comprenant un moule supérieur et un moule inférieur ou est déposé le liquide médicamenteux entre deux plaques de gélatine. - Une presse à balancier qui soude et découpe les capsules. Machine à couler la gélatine Palau & Frogerais Capsulier à réseau Négre Capsulier Frogerais 25
  26. 26. Presses N.Palau (1892) Presse Frogerais (1912 & 1930) 26
  27. 27. Pharmacie Centrale de France-Paris- (1903) Laboratoires Astier- Paris (1920) 27
  28. 28. 5. Les Pastilles Elles sont préparées à partir d’un mucilage de gomme, généralement de la gomme adragante. Les principes actifs, mélangés à du sucre sont incorporés au mucilage dans un mélangeur-malaxeur à melon. La masse humide est étendue à l’aide d’un rouleau dans une « pastilleuse », elle est saupoudrée d’amidon puis découpé par un emporte pièce monté sur un cylindre. Elles sont de formes diverses : octogonale, ronde, ovale, rectangulaire, carrée… et sont souvent gravés d’un cachet qui comporte un nom, un signe. Après avoir été découpées, les pastilles sont déposées sur des plateaux et séchées dans une étuve. La production dépend du nombre de poinçons, elle est au maximum de 30 kilos à l’heure. N.Palau (1892) Machine à bras Savy-Jeanjean ( 1910) 28
  29. 29. Pastilleuse N.Palau (1892) Pastilleuse Ratti Pastilleuses Kustner & Frogerais 29
  30. 30. Atelier de production de pastilles avec des machines Deriey Etablissement Darasse – Vincennes ( 1881) Laboratoires Dausse – Ivry-Sur-Seine (1896) 30
  31. 31. Etablissement GOY – Bagnolet (vers 1910) Atelier de fabrication des pastilles à la Pharmacie Centrale de France- Paris (1903) 31
  32. 32. 6. Les cachets Ils ont été inventés par Stanislas Limousin en 1872, ils sont constitués par deux cupules de pain azyme de forme ronde qui reçoivent les principes actifs en poudre, elles sont soit emboitées l’une dans l’autre soit soudées par collage. Le dosage de la poudre est réalisé par un compresso- doseur. Machine Oudet Machine semi-automatique à remplir les cachets H.Wierzbinski – Laboratoires Chantereau-Arceuil- (1930) 32
  33. 33. 1. Machine automatique à remplir les cachets par voie humide, modèle DH, débit : 15.000 à 20.000/h 2. Machine automatique à remplir les cachets à sec, modèle DS Atelier cachets – Laboratoires Chantereau 33
  34. 34. 7. Les comprimés La forme comprimé est inventé par le britannique William Brockedon en 1843, les premiéres machines à fabriquer les comprimés françaises sont produites en 1890 par Henri Négre (brevet 204 808) et Edouard Fedit (205 679) puis par Savy-Jeanjean qui fabrique plusieurs modèles. La production en série commence avec le successeur d’Henti Négre Maurice Guy puis Ratti, Pouré et Sauton, Edmond Forgerais et Kustner. Il existe trois types de machines à comprimer : 1. Machine excentrique (ou alternatives) à sabot rotatif Machine Savy-JeanJean dite de comptoir Machine alternative monopoinçon N.Palau (1892) Machine alternative Savy-JeanJean (1906) Machine «à bras» L’IDEALE de Guy (1913) 34
  35. 35. Machines Pouré Sauton Petit et Grand Modèle Machine IDEALE Guy, version automatique Laboratoires du Lactéol (Paris) 35
  36. 36. Kustner Type OR N°5 Kustner Type A N°3 & 4 2. Machine à comprimer alternative à sabot linéaire : Machine Henri Négre (1890) Machine Savy-JeanJean Petit Modèle 36
  37. 37. Machine Savy Jeanjean Grand Modèle Machine GUY Pastilleuse Emile Pouré Machine Cogez Ideal N°A 37
  38. 38. Machine Frogerais N° 0 Machine Frogerais N°1 Machines Ratti Petit & Grand Modéle 38
  39. 39. Ets David Rabot-Courbevoie (1938) Ets Février Decoisy Champion – Paris (1934) Laboratoires galéniques Vernin – Melun (1930) 39
  40. 40. 2. Machine rotative (dite revolver) Machine Rotative dite revolver Ratti (1910) Machine à comprimer rotative Guy (1921) Machine à comprimer rotative Frogerais N°3 & N°4 (1915) 40
  41. 41. 7.4 – Machines de conditionement Compteuse Henri Wierzbinski Machine à comprimer Frogerais N°1 montée avec appareil (breveté SGDG) à compter et mettre en tubes, la boite de vitesse permet de compter en nombres pairs de 10 à 20 les comprimés de 9,5 à 14mm de diamètre et, en nombres impairs, les comprimés de 14,5 à 20mm de diamètre. Cadence : 6.00 tubes de 10 comprimés jusqu’au diamètre 14mm. Machine Frogerais à empaqueter en rouleaux les pastilles et comprimés, cadence 600 rouleaux/h. 41
  42. 42. 8. Pommade Mélangeur Pouré Sauton Mélangeur Savy-Jeanjean Remplisseuse semi automatique de tubes & Machine à fermer les tubes Ed.Frogerais (1911) 42
  43. 43. Machine automatique à remplir et fermer les tubes Ed. Frogerais, production 2.000 tubes/h 9. Formes diverses Sparadrier mécanique N.Palau (1895) Machine hydraulique à suppositoires Ed.Frogerais 43
  44. 44. Bibliographie 1. Annuaire des produits pharmaceutiques et de la droguerie, Camille Rousset, Paris 1915 2. Anonyme, Fabrication des pastilles, pilules et dragées pharmaceutiques, Journal de Pharmacie et de Chimie, 5°série, tome IV, 1881, p.468-476 3. A.Andouard, Nouveaux éléments de Pharmacie, Paris, Baillére , 1910 4. M.Bouvet, La fabrication industrielle des comprimés pharmaceutiques, Paris, Baillére, 1919 5. M.Bouvet, La fabrication industrielle des comprimés alimentaires, La Nature, 5 Mars 1921 6. S.Chauveau, Les origines de l’industrialisation de la pharmacie avant la Première Guerre Mondiale, Histoire, économie et société, 1995, 14°année, 4, 627-642 7. G.Dethan, Revue des inventions techniques appliquée à la pharmacie, 1892 8. A.Goris, Pharmacie Galénique, Paris, Masson 1942 9. L.Pariente, Naissance et évolution de quinze formes pharmaceutiques, Paris, Edition Louis Pariente, 1996 10.A.Rasmussen, Les enjeux d’une histoire des formes pharmaceutiques : la galénique, l’officine et l’industrie (XIX°-début XX° siécle) Entreprise et histoire 2/2004, N°36 11.N.Sueur, La Pharmacie Centrale de France : une coopérative au service d’un groupe professionnel, Thèse de doctorat en histoire, Lyon III, 2001, BIUM Santé. 12.M. Ruffet, La recherche historique sur l’Industrie Pharmaceutique en France et l’étranger, Revue d’Histoire de la Pharmacie, 83, 305, 1995,187-195 Disponible sur Slideshare: - André Frogerais : Histoire des comprimés pharmaceutiques en France - André Frogerais : La fabrication industrielle des pastilles ou tablettes pharmaceutiques - André Frogerais : La fabrication industrielle des pilules - André Frogerais : Catalogue Frogerais 1920 - André Frogerais : Le pionnier français des machines de conditionnement - André Frogerais : Histoire de la fabrication des saccharures granulés  - André Frogerais : A.Savy, Jeanjean , constructeurs de machines pour les industries alimentaires, pharmaceutiques et chimiques - André Frogerais : La fabrication industrielle des cachets pharmaceutiques - André Frogerais : Histoire de la dragéification et du pelliculage pharmaceutique 44
  45. 45. Atelier de compression des laboratoires BAILLY (vers 1920) Laboratoires galéniques Vernin (1920) 45
  46. 46. 46
  47. 47. Exposition universelle de Paris de 1889 Trois constructeurs français exposent : 13.Jules DERRIEY : Machines à fabriquer les pilules selon le brevet de Thomas Debuge (1878), capacité 1 100 pilules/mm Pastilleuse automatique produisant 7 à 9 pastilles par cycle, en collaboration avec la Compagnie fermière de Vichy. Les machines sont vendues aux Etats Unis, en Espagne et en Belgique 14.Henri NEGRE : Pilulier, machine à imprimer les pilules Disqueuse de pilules Pastilleuse Appareil semi automatique pour la fabrication de pilules et de granules fonctionnant avec une pédale 15.N.PALAU : Malaxeur de masse pilulaire Pilulier Turbine à dragéifier Presse à capsules Machine à imprimer les pilules Le rapporteur fait remarquer que Négre et Palau après avoir été associé, sont devenus concurrents et exposent les mêmes machines. The Paris Exhibition in the machinery gallery, The Chemist and Druggist, Jul 13, 1889, 266- 268, 558-559 47
  48. 48. 48
  49. 49. 49
  50. 50. Disponible sur SLIDESHARE : Catalogue Frogerais 1920 Les premières machines pour la production des produits pharmaceutiques en France Histoire des comprimés pharmaceutiques en France, des origines au début du XX siècle William Brockedon , Biographie 
 La fabrication industrielle des pilules Pierre Broch (1909-1985) et la pénicilline Henri Wierzbinski : le pionnier français des machines de conditionnement Histoire de la fabrication des saccharures granulés L’Aspirine en France : un affrontement franco-allemand Les façonniers pharmaceutiques : la première génération (1920-1970) A.Savy Jeanjean , constructeurs de machines pour les industries alimentaires, pharmaceutiques et chimiques Les comprimés enrobés à sec / Dry Coating Les comprimés multi-couches / Three layer tables Les comprimés effervescents Les comprimés disparus : les triturés et les comprimés hypodermiques La fabrication industrielle des comprimés en France : 1°partie, des origines à 1945 La fabrication industrielle des cachets pharmaceutiques Histoire de la dragéification et du pelliculage pharmaceutique La confiserie pharmaceutique Un siècle de machines à fabriquer les comprimés (1843-1950) ; Fascicule n°1 , dispositifs manuels et machines semi automatiques Un siècle de machines à fabriquer les comprimés (1843-1950) ; Fascicule 2, machines à comprimer alternative La fabrication industrielle des capsules molles
 La fabrication industrielle des gélules
 Les origines de la fabrication des antibiotiques en France La fabrication industrielle des pastilles ou tablettes pharmaceutiques 50

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