Tablomag n°2 06/2010

488 vues

Publié le

L'actualité du tableau de distribution basse tension, Tablomag, 06/2010

Publié dans : Business
0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
488
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
6
Actions
Partages
0
Téléchargements
4
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Tablomag n°2 06/2010

  1. 1. TABL MAG’L’actualité du tableau de distribution basse tension - No02 - 06/2010M a g a z i n e é d i t é p a r l e s c o n s t r u c t e u r s d e t a b l e a u x d e d i s t r i b u t i o n b a s s e t e n s i o nLe cheminementdu tableau TGBTÉgalement dans ce numéro :Tenue aux courts-circuitsValider les caractéristiquesPROFELOutil d’évaluation d’un tableauVotre tableau :le cœur et le cerveaude l’installation électrique
  2. 2. n˚02Valider les caractéristiquesde tenue aux courts-circuitsGrâce à la CEI 61439, il est possible de vérifier qu’un tableaupossède bien les caractéristiques attendues sans forcémentavoir recours à des essais destructifs.Présentée dans le n° 1 de tablomag, lanouvelle norme CEI 61439 permet demieux définir les « ensembles d’appareilla-ges à basse tension », en veillant à ce queles performances spécifiées soient effec-tivement atteintes et vérifiées.Cette norme prévoit lors de la conceptionet la réalisation initiale d’un tableau élec-trique une série de douze vérifications.Ces vérifications portent sur la construc-tion et la performance de ce tableau typeou « ensemble de référence »Cette nouvelle norme constitue ainsi unvéritable référentiel pour la certificationd’un ensemble, que celui-ci soit conçu,fabriqué et vérifié à l’unité ou qu’il soitcomplètement normalisé et fabriqué enquantité.Parmi les vérifications de conception, latenue aux courants de court-circuit pré-sente quelques particularités qu’il estimportant de bien analyser pour éviter ladestruction de l’équipement et pour limi-ter les risques pour l’opérateur.Cette approche pour la tenue au courantde court-circuit va permettre au fabricantd’ensemble ou d’origine de dimensionnerau juste besoin la vérification de la per-formance selon trois types, la vérificationpar essai sur plateforme, la vérificationpar calcul/mesure, ou la vérification parla satisfaction de règles de conception.Cette vérification de tenue aux courts-circuits va porter sur :• les contraintes électrodynamiques gé-nérées par la valeur crête du courant decourt-circuit Ipk = Icc x n (voir tableau 1 pourle calcul de Ipk). La valeur Ipk du court-cir-cuit caractérise l’effort mécanique quipeut être supporté par le jeu de barres,des raccordements amont des UnitésFonctionnelles (UF), les supports et lastructure de l’ensemble de façon globale.Par exemple, avec un Ipk de 110 kA crête(50 kA eff), l’effort dans un jeu de barre de100 x 5 mm avec un entraxe de 120 mmpeut être de 15000 N/m.Construction1 Résistance des matériauxet des parties2 Degré de protection procurépar les enveloppes3 Distances d’isolement et lignes de fuite4 Protection contre les chocs électriqueset intégrité des circuits de protection5 Intégration des appareils de connexionet des composants6 Circuits électriques interneset connexions7 Bornes pour conducteurs externesPerformance8 Propriétés diélectriques9 Echauffements10 Tenue aux courts-circuits11 Compatibilité électromagnétique12 Fonctionnement mécaniqueDouze vérifications de conceptionICC (A eff) n≤ 5 kA 1,55 kA ICC ≤ 10 kA 1,710 kA ICC ≤ 20 kA 220 kA ICC ≤ 50 kA 2,1 50 kA 2,2Tableau 1 : Tenue aux courants de court-circuit* Source : abaque de Gut et Grundberg : calcul deséchauffements en fonction du produit J2*t.I2t temps ICC eff4 x 1080,2 s 44,7 kA0,5 s 28,3 kA1 s 20,0 kA2 s 14,1 kA3 s 11,5 kATableau 2 : Calcul de K = I2t• les contraintes thermiques généréespar le courant efficace Icw pendant untemps donné. Valant généralement1 s, ce temps peut aller de 0,2 s à 3 spour prendre en compte les caracté-ristiques ou réglages des appareils deprotection amont. Comme cette valeurde contrainte thermique est considéréecomme constante pour des temps infé-rieurs à 3 s, il est facile d’en calculer lesvaleurs selon le principe « K = I2t » (voirtableau 2). Pour une valeur de 20 kApendant 1 s, nous obtenons 4 x 108A2s.Chaque jeu de barres a sa contrainte ther-mique admissible. Quelques exemples* :• un Icc de 50 kA provoque en une secon-de pour un élément de cuivre nu d’unesection de 100 x 5 mm2une élévation detempérature de plus de 50°C (on passede 40 °C à plus de 90 °C).• Un Icc de 20 kA provoque en une secon-de pour un élément de cuivre nu d’unesection de 75mm2une élévation de tem-pérature de plus de 700°C (on passe de40°C à plus de 740 °C).La norme dispense la vérification detenue au court-circuit de l’ensemble si lecourt-circuit présumé de l’installationreste inférieur à 10 kA eff ou si un dis-positif de protection en amont limite lecourant Ipk à 17 kA crête. Ces ‘balises’permettent ainsi de définir un domainedans lequel la vérification de tenue auxcourts-circuits n’est pas prescrite, dis-pense qui concerne un grand nombred’ensembles à destination des applicationsterminales et du segment tertiaire ou as-similé. Dans tous les cas où les valeursci-dessus sont dépassées, il est impéra-tif de vérifier la tenue aux courts-circuitspar l’application des vérifications, soitpar des règles de conception, soit pardes calculs ou encore par des essais.Les modalités d’application des vérifica-tions complémentaires seront présentéesdans le prochain numéro de tablomag.Raymond Alazard
  3. 3. n˚02La première d’entre elles est d’exigerune visite préliminaire afin de remettrel’analyse de risques nécessaire à l’éta-blissement du plan de prévention et derelever les spécificités de manutentionet de mise en place du tableau BT.Après la réception du tableau par leclient chez le constructeur, vient la pha-se logistique (emballage et transport).Le poids étant le plus souvent en partiehaute, l’emballeur et le transporteur doi-vent tenir compte de cette donnée (san-gles, signalisation, position verticale/ho-rizontale du tableau recommandée…).Vient le déchargement, phase qui a sonimportance puisqu’elle réclame desoutillages appropriés au poids et di-mensions des colonnes ou tronçons. Lamanutention peut comporter certainsrisques, en particulier dans le cas demise en place dans un local avec fauxplancher. Le poids très important d’unecolonne (de 250 à 400 kg) impose auprestataire d’en tenir compte. Pour cesdeux phases de vie il est important deprévoir, dès la conception, les systèmesappropriés: anneaux de levage, socle demanutention pour transport par trans-palette ou déplacement sur rouleaux.La mise en place du tableau consiste às’assurer de la planéité du sol (± 2 mm/men général, au-delà un calage sera né-cessaire). Par ailleurs, il convient devérifier les distances de sécurité mur /tableau, plafond / tableau suivant lesrecommandations du constructeur et lanorme NF C15-100. Les accessoires dutableau (châssis, rehausses) sont véri-fiés et montés pour permettre l’assem-blage mécanique du tableau.L’éclissage du jeu de barres principalpermet la liaison électrique entre colon-nes au moyen de barres de cuivre. Aprèsla mise en place des barres, l’éclissageconstructeurconsisteenl’assemblage,auserrage normalisé (clé dynamométrique,écrous auto-sécables au couple…). Cettephase, certainement la plus importantede toutes, peut engendrer, si elle n’estpas conduite dans les règles de l’art, desrisques d’échauffement voire d’incendie.Le cheminementdu tableau TGBTAssemblage mécanique d’un tableauElle se complète par une mesure d’isole-ment. Cette intervention, si elle est réa-lisée par le fabriquant, assure le respectdes normes de montage et donne une «garantie constructeur » totale au tableau.Le raccordement des câbles demandeun respect des recommandations du fa-briquant. Toutes les caractéristiques re-quises sont précisées soit dans un livretd’installation soit annotées dans chaquecolonne au niveau des portes de raccor-dement. Il se fera en fonction des plagesde raccordement (verticales ou horizon-tales), du type de câbles (aluminium oucuivre) et de leur nombre par phase, dutype de serrage (à cage ou à cosse) et deposition (avant ou arrière de la colonne).Cette opération se termine par un serrageau couple à la valeur spécifique. L’alimen-tation amont du TGBT peut nécessiter lafourniture d’une gaine à barres ou d’unpont de barres pour la connexion de TGBTentre eux. Son montage et sa validationCette phase intermédiaire, qui va de la réception en usine à la miseen service sur site, nécessite un certain nombre de précautionssouvent négligées.Suite en page 4Puissance du tableau≤ 60 kVA 60 kVAet≤ 250 kVAS 250 kVAen raccordement…… avant … arrièrePassage avant 700 mm 1000 mm 1500 mmPassage arrière 700 mmHauteur sousplafond del’emplacement2000 mm 2500 mm 2500 mmDistances minimales à vérifier autour des tableaux de distribution (source NF C15-100)
  4. 4. PROFELOutil d’évaluation d’un tableauVotre tableau est-il utilisé et maintenu de façon appropriée ?Avec PROFEL, outil logiciel sous environnement Windows®,vous êtes rapidement fixé. n˚02est une publication du Gimélec réalisée avec le concours des membres des divisions A4 « Equipementsde distribution et de commande à basse tension » et A10 « Ensemble de commande et de distribution pour l’industrieet le tertiaire » du Gimélec. Ces constructeurs de tableaux sont réunis au sein de RÉSOTABLDistribution contrôle-commande performants. Directeurs de lapublication : Thierry Decalf, Président de la division A4, et Gilles Fradin, Président de la division A10.Plaquette d’information disponible sur le site www.gimelec.frPour évaluer l’adéquation des tableauxbasse tension aux conditions de leur uti-lisation et de leur maintenance, PROFELprend en compte la spécificité de l’éta-blissement et de l’environnement danslequel ces derniers sont installés.PROFEL vise à réduire les effets induitspar le vieillissement de l’installation oupar une évolution du tableau qui ne cor-respond plus au besoin présent. Il s’agiten effet de rationaliser les opérations demaintenance et de se prémunir des pro-blèmes liés à l’obsolescence. Ces dispo-sitions permettent de pérenniser la sé-curité les personnes, la préservation del’environnement ou simplement influersur le plan économique.Les propositions de réhabilitation des ins-tallations peuvent aller du simple réglagedes protections pour les installations lesplus récentes à un changement completdes tableaux basse tension en passant parla modernisation ou le renouvellement detout ou partie de l’appareillage.Cet outil multi-usages peut accompa-gner les tableaux BT dès leur livraisonsont effectués de la même manière quele jeu de barres principal.L’assistance à la mise en service passepar une information du technicien auchargé d’exploitation du site. Ensemble,ils procèdent à une dernière vérificationdu montage et des distances de sécuritéavec une mesure d’isolement sur l’en-semble du tableau et de ses raccorde-ments.Le contrôle visuel des appareils de me-sure et de protection ainsi que la vérifi-cation de l’ordre des phases (dans le casde plusieurs arrivées) sont les étapespréalables à la fermeture du couplage.Ceci assure au chargé d’exploitation dusite une manœuvre de mise en servicedans les meilleures conditions.Le suivi de la possible évolution thermi-que sera facilité si un relevé thermiquede référence est effectué lors de cettemise en service.Ces étapes sont toutes nécessaires. Lesidentifier, les connaître et gérer les pres-tations correspondant à chacune d’entreelles est un gage d’amélioration de ladurée de vie du TGBT en correspondanceavec les attentes de l’exploitant.Fort de son expertise, le fabricant ga-rantit par le respect de ces procéduresun service de qualité et une réactivitéessentielle au respect des exigences duclient, ainsi qu’un fonctionnement opti-mum du tableau installé.Olivier Licoiset durant tout leur cycle de vie (Exploita-tion, Maintenance, Evolution)*.PROFEL permet :• d’évaluer une installation électriqueexistante,• d’établir un rapport sur la base de cetteévaluation,• de rassembler l’ensemble des docu-ments relatifs à l’installation considérée,• de tenir le carnet de bord de la viede l’installation, de centraliser lescontacts de planifier les interventions.PROFEL n’est pas un outil contractuelmais un support d’aide à l’établissementd’un plan de réhabilitation. Les docu-ments produits par le logiciel n’ont pas decaractère normatif. En outre, bien que fa-cile à mettre en œuvre, PROFEL ne sauraitremplacer les diagnostics réalisés par lesconstructeurs d’équipements basse ten-sion. À ce titre, il est recommandé de sefaire accompagner par un constructeurlors de la mise en place de l’outil.Alain Le Calvé Le logiciel PROFEL était auparavant distri-bué sur CD ROM. Il est à présent disponiblesur le site du Gimelec : www.gimelec.fr/©GimélecPromotion-Tousdroitsréservés-Edition06/2010-Réalisationwww.pianoforte.fr-Photos:M.Bernhart-CorbisSuite de la page 3* On retrouve la segmentation de l’IS cf. TABLOMAG n°1

×