Ppp 2012 présentation 1 - atelier imt

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Ppp 2012 présentation 1 - atelier imt

  1. 1. LE PRINTEMPS DE LA PRODUCTION PHARMACEUTIQUE JEUDI 5 AVRIL 2012 Centre des Congrès Vinci
  2. 2. Comment accompagner le manager face aux mutations de son environnement dues aux changements générationnels ? Laurence Boscherie, Consultante en communication. Estelle Durand et Jean-Philippe Fouquet, Sociologues, ETIcS, Université François Rabelais, Tours.
  3. 3. LE PRINTEMPS DE LA PRODUCTION PHARMACEUTIQUE Centre des Congrès Vinci JEUDI 5 AVRIL 2012
  4. 4. Que signifie Y ? Y = enfants du millénaire Y = digital native Y = Net génération Y = Yers Y = est la lettre que forment les fils du MP3 autour du cou Y = la lettre que forme le string quand il dépasse du jean Y = Why Y = Gen Y Y = après les X
  5. 5. Introduction • Démarche sociologique = Donner des pistes de compréhension et non pas une recette de cuisine. Le sociologue est alors une sorte de décodeur. • Donner une grille de lecture générationnelle car une génération est le résultat d’un contexte qui change. • Objectifs → non pas « comment les jeunes devraient se comporter ? » MAIS « Comment être efficace avec les jeunes de son équipe? » d’autant qu’en 2015, la génération Y représentera environ 40% des actifs.
  6. 6. Le concept de génération • Effet d’âge VS effet de génération : Effet d’âge = correspondance avec un âge biologique, comportements qui s’estompent en vieillissant. L’avancée en âge peut changer les manières d’agir. Effet de génération = persistance même si la population vieillit. Partage de valeurs communes propres à une période de l’histoire sociale → des représentations sociales communes, une sorte de culture, d’état d’esprit. Il y a ce qui relève de l’âge (ex : le service militaire, les rites de passage dans le monde adulte) et ce qui relève de la génération (le rapport au travail, …).
  7. 7. Quelques précautions à prendre… « La jeunesse n’est qu’un mot » Pierre Bourdieu soulignait déjà que la variable d’âge est moins puissante que la variable de classe sociale. Plusieurs facteurs peuvent influencer le comportement des individus appartenant aux différentes générations : personnalité, éducation, culture, famille, etc.… • DONC la génération à laquelle appartient un individu n’est pas un gage de son comportement, ce n’est qu’un indicateur… • De plus, on ne peut pas parler de génération sans parler d’histoire. « Le passé éclaire le présent » • Le regard des X sur les Y = la génération Y s’explique aussi par la génération X. Le cadre de référence des X joue sur la lecture des Y. Il est souhaitable de comprendre aussi ce que les S et les X laissent comme héritage.
  8. 8. T, S, X et Y Les quatre grandes générations du XXe siècle Traditionalistes Baby-Boomers S Génération X Génération Y 1920 1930 1940 1950 1960 1970 1980 1990 2000 Génération Z
  9. 9. Les S, les X et les Y dans l’histoire et la société
  10. 10. Les S dans l’HISTOIRE 1947 – 1964 Génération la plus nombreuse (16 millions d’individus en France) • 1946 – 1954 > guerre d’Indochine. • 1954 – 1962 > guerre d’Algérie. • 1963 > assassinat de J.F Kennedy. • Mai 1968 > volonté de réformer le monde : anciens idéalistes. • 1969 > Woodstock. • 1969 > Les premiers pas de l’homme sur la lune. • Décolonisation. • Construction Européenne. • Trente glorieuses > période de l’après guerre. • Société de consommation.
  11. 11. • Arrivée sur le marché du travail au milieu des années 60 = période de prospérité économique, essor de nouvelles aspirations sociales et sociétales. • Vision de l’avenir : « Peace and love ». • Ambiance musicale : Beatles, Rollings Stones. • Pensaient que l’engagement collectif pouvait tout changer. • Quelques progrès technologiques : - apparition de la télévision, de la machine à laver, - arrivée de l’électricité dans tous les foyers, - les voitures deviennent accessibles, - l’essence ne coûte presque rien. Les S dans l’HISTOIRE 1947 – 1964
  12. 12. Les S dans LA SOCIETE 1947 – 1964 • Respecte les valeurs traditionnelles. • Attaché à la famille, mais beaucoup ont divorcé. • Recherche la réussite sociale et matérielle. • Le jeunisme = lifting et botox. • Plutôt matérialiste : belle voiture, belle maison. • Respecte l’autorité et les institutions.
  13. 13. • 1964 – 1975 > guerre du Vietnam. • 1973 > 1er choc pétrolier + crise de l’emploi et de l’ascenseur social. • 1980 > apparition du sida. • 1980 – 1990 > récessions (licenciements massifs). • 1986 > Tchernobyl. • 1989 > chute du mur de Berlin = fin de la guerre froide. • 1990 – 1991 > 1ère guerre du golf = 1ère guerre en direct dans les médias. Les X dans l’HISTOIRE 1965 – 1979 Génération moins nombreuse que la précédente (11 millions d’individus en France) Génération tampon
  14. 14. Les X dans l’HISTOIRE 1965 – 1979 • Augmentation du nombre de femmes sur le marché du travail. • Ambiance musicale : groupes punk, rock, new wave, grunge. • Innombrables progrès technologiques : - apparition de la télévision couleur, - augmentation du nombre de chaînes TV, - apparition du micro-onde du lave-vaisselle et du sèche-linge, - apparition du lecteur CD, du magnétoscope, du lecteur de DVD, de l’ordinateur, d’Internet, du téléphone portable, du GPS…). • Désabusés car se sentent victimes des problèmes économiques.
  15. 15. Les X dans LA SOCIETE 1965 – 1979 • Souci d’équilibrer travail et famille. • Vit dans et pour le présent. • Centré sur ses propres besoins. • Négation des valeurs des parents. • Veut sortir de la spirale statut/argent/ascension. • Parfois dépendant de sa famille (chômage) ou assume ses parents et enfants. • La vie, ce n’est pas juste le travail.
  16. 16. Les Y dans l’HISTOIRE 1980 – 1994 Génération plus nombreuse que la précédente (13 millions d’individus en France) • 11 septembre 2001. • Le réchauffement climatique. • N’a pas connu de guerres directes mais la montée de la violence au quotidien et notamment à l’école (racket, drogues…). • N’a pas connu le service militaire.
  17. 17. • Les deux parents travaillent ou ont divorcé : les enfants portent la clé de leur logement autour du cou. • Habitués à se débrouiller seuls. • Sentiment d’insécurité qui les rend hédonistes à court terme. • Maîtrise les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) : - Internet, - les blogs, - les réseaux sociaux (facebook, Myspace, Viadéo, Twitter…), - les Ipad et Ipod, - les SMS, MMS, Twit… Les Y dans l’HISTOIRE 1980 – 1994
  18. 18. Les Y dans LA SOCIETE 1980 – 1994 • Quête du développement personnel. • Remise en cause systématique des contraintes imposées. • Tolérance aux différences mais pas aux règlements. • Quitte ses parents pour le bout du monde mais revient. • A mille et une choses à faire mais veut tout tout de suite. • Fréquente les réseaux sociaux. • Dispose d’une maîtrise intuitive de l’informatique et de l’électronique portable. • L’orthographe est une option et le SMS la règle. • Esprit communautaire.
  19. 19. Histoire sociale des Y Les évolutions sociétales qui traversent cette génération (1980-1995) Quelques caractéristiques communes : une enfance et une adolescence bercées par un contexte socio-économique qui donne le sens de la génération Y. • La famille : divorce, famille monoparentale et/ou recomposée, le rôle du couple évolue, modification du rapport parent/enfant, être acteur dans la famille (on leur donne la parole). • L’éducation et la scolarité : massification de l’enseignement secondaire et supérieur, 80% d’une génération a le bac d’où une surqualification. • Une carrière scolaire et les évaluations = un besoin de validation, les stages à répétition. • Un autre modèle d’apprentissage : passer du rôle d’apprenant à celui qui sait via les blogs, les forums. • Génération en quête de sens = « comprendre le pourquoi? VS le ça vient d’en haut ».
  20. 20. Un contexte socio-économique singulier qui marque les premiers pas dans la vie adulte : • La consommation et le jeu : « Digital natives », informatique grand public, téléphone mobile, les réseaux numériques, internet dans la vie quotidienne et professionnelle propose un nouveau modèle de relations = le collaboratif. • Le chômage des jeunes est une cause nationale. • Précarité : une génération qui se montre plus optimiste ou plus fataliste que ses aînées car plus fréquemment en contact avec la précarité de l’emploi et la crise. • Démocratie participative : de nouvelles formes d’action collective VS action politique traditionnelle, syndicalisme. Histoire sociale des Y
  21. 21. Les représentations du travail des Y • Une entrée sur le marché du travail dans un contexte de crise : concurrence, déclassement des parents → alternance de séquences « Travail/interruption ». • Un rapport à l’autorité singulier d’où un nouveau rapport au contrat : la hiérarchie est difficile à accepter. Il faut penser de manière horizontale car le Y sait reconnaitre la connaissance, le savoir et les compétences. Un organigramme ne parle pas à Y. • Du jeu à l’action : apprentissage par l’action, être acteur de son apprentissage, formation tout au long de la vie, d’autres réseaux de formations via Internet, Wikipedia…
  22. 22. Les représentations du travail des Y La quête de sens D’où des attentes différentes : • Le rapport au temps et à l’espace : l’instantanéité, la mobilité, flexibilité et/ou polyvalence, la mondialisation via les TIC. • Séparation vie professionnelle/vie privée : le travail n’est pas au premier plan VS les X, ils ont d’autres formes de socialisation. • Ils ne sont pas seulement à la recherche d’un emploi mais aussi d’expérience de vie et de valeurs. Il faut donc penser le travail par projets, par missions, et non comme un train-train quotidien.
  23. 23. Les S, les X, les Y dans l’ENTREPRISE
  24. 24. Les S dans L’ENTREPRISE 1947 – 1964 • 1 ère génération des « workalcoolics ». • L’entreprise leur fournit une carrière. • Loyauté envers l’entreprise. • Conscience professionnelle. • Respectent l’autorité, la hiérarchie, la discipline, le statut, le titre. • Imagine un job à vie. • Avancement lent échelons après échelons : ils méritent ! • Travail en équipe mais hiérarchisé.
  25. 25. • A vécu un creux de vague au niveau professionnel et trouve difficilement des emplois stables et bien rémunérés. • Aime expérimenter. • Ne s’attend pas à rester longtemps dans la même entreprise. • Les espaces de bureau sont de plus en plus ouverts. • Souhaite supprimer les trop nombreux maillons de la hiérarchie. • Les organisations par projet se développent avec cette génération. Les X dans L’ENTREPRISE 1965 – 1979
  26. 26. Les Y dans l’entreprise ou l’amour de bien travailler remplace l’amour du travail • Comprendre avant d’obéir : autorité n’est pas synonyme de compétence, difficulté à exécuter une tâche ou un ordre s’il ne comprend pas l’utilité ou la raison. • La carrière : être acteur, être reconnu en tant que collaborateur et personne. • L’environnement de travail : la convivialité, les jeunes salariés affichent des préoccupations professionnelles plus fortes en ce qui concerne l’ambiance, la reconnaissance des compétences et les perspectives d’évolution. • La mobilité : on peut se sentir bien dans l’entreprise et la quitter. • L’entreprise n’est plus une fin en soi mais un moyen d’apprendre des choses et d’avoir de l’argent avec un travail qui a du sens, une rémunération équitable et un manager à l’écoute.
  27. 27. Pour conclure… Une génération qui nous montre les mutations de notre société : « Nous avons tellement entendu nos parents se plaindre de leurs supérieurs et des horaires à rallonge qu’il n’est pas question que nous subissions la même chose. Nous restons en moyenne 5 ans dans une entreprise, le temps de découvrir et de picorer ce qui est bon à prendre. Ensuite, nous passons à autre chose. Nous avons besoin d’être rapidement satisfaits et gardons notre liberté de changer ».
  28. 28. Quelques anecdotes illustratives
  29. 29. Les Y et l’ENTREPRISE « Le donnant – donnant… »
  30. 30. • Le contexte : • Une unité de production • Un chef d’équipe exemplaire (arrive le 1er et part le dernier) • Une équipe composée de S et de Y • Le problème : • Arrivée d’une commande supplémentaire urgente. • Nécessité et obligation de satisfaire le client. • La solution : • Effort demandé à l’équipe : o Finir plus tard le soir. o Travailler un samedi matin. • La réaction de l’équipe : • Les S sont restés le soir et sont venus le samedi matin. • Les Y trouve la demande incongrue et ne changent pas leurs horaires. • La réflexion du chef d’équipe : « Les S comprennent implicitement les enjeux et répondent favorablement car ils savent que je suis là pour eux en semaine. » « Le donnant – donnant… »
  31. 31. Une approche possible pour obtenir un effort des Y • Leur expliquer clairement les enjeux. • Mettre en évidence le bénéfice pour eux (paiement d’heures supplémentaires, heures à récupérer…). • Expliquer l’impact de leur non-participation. « Le donnant – donnant… »
  32. 32. Les Y et l’ENTREPRISE « Escapade à Londres »
  33. 33. • Le contexte • Un responsable de service S ou X. • Une adjointe Y. • Un client satisfait donne une invitation pour passer deux jours à Londres tous frais payés pour deux personnes. • Une conférence d’une demi journée est incluse dans le séjour. • Le problème • Le responsable propose la deuxième place à son adjointe pour : o La récompenser de son investissement. o Lui donner l’opportunité de nouer des relations utiles pendant la réunion. o Servir d’exemple aux autres jeunes. • La réponse • Refus de son adjointe : elle a une réunion d’anciens de son école au même moment. « Escapade à Londres »
  34. 34. L’explication de cette réponse : Les Y ont inversé les valeurs > • Pour les S, le plus important est sa carrière au risque de sacrifier sa famille. • Pour les Y, le plus important est de privilégier l’équilibre entre travail et vie personnelle. Ils ont constaté sur leurs aînés que tout miser sur le travail n’apporte pas obligatoirement le résultat escompté. « Escapade à Londres »
  35. 35. Les Y et l’ENTREPRISE « La compétence et la hiérarchie »
  36. 36. • Le contexte : • Une unité de production. • Un chef d’équipe S ou X. • Un jeune embauché Y. • Le problème : • Y a une idée pour améliorer l’efficacité de la chaîne de production : o Le jour 1, il en parle au chef d’équipe. • Le chef d’équipe réfléchit, trouve cette idée pertinente et décide de la mettre à l’ordre du jour de la prochaine réunion. o Le jour 2, le chef d’équipe veut annoncer cette décision au Y. o Le jour 2, Y a décidé d’en parler directement au grand patron. • La réflexion du chef d’équipe : « Il a profité de mon absence, pour se faire bien voir du patron et me passer au dessus. Il ne me respecte pas ! » « La compétence et la hiérarchie »
  37. 37. L’explication de cette attitude Le Y s’est adressé à celui qui lui semblait le plus compétent et le plus apte à prendre une décision rapide… « La compétence et la hiérarchie »
  38. 38. • Introduction /film « Génération Y » • Les 5 commandements • Propositions de groupes/ateliers de travail Organisation de l’après-midi
  39. 39. 1. Comment être flexible sans être laxiste ? (De fléxibilité tu feras preuve.) 2. Est-ce que compétence rime avec hiérarchie? (De la verticalité , tu t’affranchiras.) 3. Comment gérer l’immédiateté ? (Dans la minute tu leur répondras.) 4. Comment valoriser les missions du Y ? (Des missions passionnantes, tu leur offriras.) 5. Comment reconnaître les Y sans avoir l’impression de faire intrusion dans sa vie privée et/ou de faire du copinage ? (Leur travail, tu reconnaîtras.) Proposition de groupes de travail

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