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Compte-rendu conférence "Green Economy : Nouveaux Business et Cross-fertilisation"

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Conférence IE-Club du 26 juin 2013, en partenariat avec le Club CleanTech AFIC et l'Echangeur PME

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Compte-rendu conférence "Green Economy : Nouveaux Business et Cross-fertilisation"

  1. 1. Conférence IE-Club – mercredi 26 juin 2013 – 18h00 1 >> Maurice Khawam (NTF-Energy – Chairman de l’IE-Club) …à propos de la Green Economy Dans un article récent, Bernard Charlès, Directeur général de Dassault Systèmes a dit : « Les outils numériques ont révolutionné l’aéronautique ». Dans quelques années, j’espère que l’on dira de la Green Economy que les outils numériques et l’Innovation au sens large l’ont profondément transformée. À travers idées et réflexions de l’IE-Club et ses membres, cet évènement du 26 Mai est notre contribution pour développer une Green Economy innovante. Nous pensons, en effet, que le développement de la Green Economy apportera les évolutions d’usage pour l’émergence des leaders innovants de demain. À travers six secteurs choisis de la Green Economy, (les énergies renouvelables ; la valorisation et l’économie circulaire ; l’IT au service de nos énergies ; l’efficacité énergétique ; les infrastructures de transport ; la fertilisation croisée) nous apportons réflexion et propositions dans un débat que nous souhaitons passionné. La Green Economy présente une grande opportunité d’Innover et d’Entreprendre ; puissions nous la saisir !
  2. 2. Conférence IE-Club – mercredi 26 juin 2013 – 18h00 2 >> Frédéric DESCLOS – Introduction La Green-Economy représente aujourd’hui un enjeu phare du développement durable. Il est indéniable que les Green Tech sont désormais au cœur des systèmes d’information. Comment en effet imaginer être en charge de la gestion d’une centrale solaire sans le recours à ces technologies de pointe ? A l’heure on l’on parle toujours plus d’économies d’énergie, c’est encore sur les Green Tech que se placent tous les espoirs dans le développement de bâtiments dits intelligents, qui à l’aide de capteurs gérés informatiquement, sont en mesure de réaliser des économies d’énergie. Les data-centers constituent également un enjeu de taille, puisqu’ils permettent d’économiser à la fois la consommation énergétique et matérielle. Bien évidemment, l’homme se trouve également au centre du débat. On ne peut parler des NTIC sans tenir compte de leurs impacts dans notre quotidien, à savoir leurs effets sur l’emploi, les changements d’ordre organisationnel qu’elles imposent, ou encore dans la gestion de nos déplacements, Par ailleurs, à l’heure ou les réglementations en vigueur - résultant notamment du réchauffement climatique - obligent les industries à diminuer leur niveau d’émission de co2, il est inconcevable de penser que l’usine du futur ne soit pas à développement durable. L’objectif de notre industrie aujourd’hui, mais aussi demain, est de la mettre au point. >> Jerôme MOUTERDE (Dual Sun) Jerôme MOUTERDE a dressé la présentation du projet Dual Sun. Fruit du travail réalisé par une équipe internationale, composée entre autres de français, d’allemands et d’américains le projet a tout d’abord nécessité 500 000 Euros d’investissements et compte deux brevets déjà déposés. Initié depuis maintenant quatre ans, l’objectif était de développer une technologie qui soit en mesure d’améliorer la performance énergétique des bâtiments. Celle-ci repose sur l’utilisation d’un simple panneau solaire qui permet de produire de l’électricité sur l’une des faces ainsi que de l’eau chaude sur l’autre côté, ce par le biais d’un échangeur thermique intégré. L’idée est de se doter d’un produit qui soit capable de couvrir les besoins persistants en eau chaude et électricité au sein des bâtiments. Les perspectives de croissance sont très prometteuses pour Dual Sun, notamment sur le marché du neuf, où les bâtiments sont en général pourvus d’une très bonne isolation. La technologie développée est alors apte à couvrir les besoins en énergie de telles structures. Les premières installations verront le jour dès cet été. Celles-ci permettront à Dual Sun, qui communiquera dès septembre sur son produit, de démontrer qu’il lui est possible de produire de l’énergie pour un moindre coût que celle provenant de panneaux photovoltaïques.
  3. 3. Conférence IE-Club – mercredi 26 juin 2013 – 18h00 3 >> Pierre-Antoine LAEUFFER (Sunited Group) Evoluant dans le même secteur d’activité que Dual Sun, Pierre-Antoine LAEUFFER nous a exposé l’activité réalisée par son entreprise, Sunited Group. La technologie mise au point par Sunited concentre les rayons solaires qui sont ensuite employés comme base énergétique pour des utilisations variées. La société a d’abord mis au point un briquet solaire, qu’elle a vendu à raison de 50 000 exemplaires sur 5 ans. Elle a ensuite élaboré un briquet bi énergie, fonctionnant à la fois au gaz et avec les rayons solaires concentrés. Ce dernier sert de démonstrateur de poche, utilisé pour expliquer comment fonctionne le solaire concentré. Désormais, l’objectif affiché est de dupliquer ce même process technologique sur un support de dimension plus importante. Après avoir mis au point un barbecue solaire, Sunited a procédé à une levée de fonds de l’ordre de 600 000 Euros dans le but de financer le développement de véritables centrales « solaire concentré ». Au cours de ce semestre, Sunited, qui se trouve sur le point d’achever la production d’un démonstrateur solaire concentré avec l’INES (Institut National de l’Energie Solaire), compte amorcer l’installation de pilotes sur site voués à produire de la calorie au coût le plus faible possible. >> Marc GIGET (IESCI) Marc GIGET a abordé la thématique du Digital et du Green, notamment sur la question de leur avenir commun, et des problèmes actuels identifiés pour ces secteurs d’activités. Issu du monde de la recherche, Marc GIGET a ensuite fondé une entreprise où il a dirigé de grands programmes High-Tech 15 années durant, et évalué près de 600 projets représentant un total de 285 milliards d’euros. Il s’est ensuite vu confier par l’académie des sciences un département de gestion de la technologie et de l’innovation au conservatoire national des arts et métiers. Il a également créé sa propre structure de formation au travers de laquelle il promeut l’éducation gratuite. Le Digital et le Green sont pourvus d’un potentiel considérable mais à l’impact sur l’emploi encore trop décevant. Enquête IPSO à l’appui, Marc GIGET nous a révélé les attentes fortes de la part des français pour ce qui relève des innovations, notamment dans les domaines de la santé, des énergies renouvelables, et de l’environnement. Cependant, en parallèle à ces attentes, une déception se fait sentir à l’égard de la création d’emplois. La désillusion est d’autant plus âpre que le contexte socio-économique en Europe est pour le moins alarmant. Le vieux continent dénombre déjà 27 millions de chômeurs dont les deux tiers sont liés à l’arrivée du digital. Ces statistiques précipitent le retour des interrogations qui ont longtemps perduré quant à l’impact de la vague digitale sur le marché de l’emploi. Les spécialistes du
  4. 4. Conférence IE-Club – mercredi 26 juin 2013 – 18h00 4 secteur ne sont toujours pas capables d’évaluer la durée de la phase de destruction d’emplois avant de retrouver une croissance. Aux Etats-Unis le doute s’est emparé des médias qui relaient ces incertitudes, citons ainsi Harvard Business Review qui titre « Quand la destruction créatrice détruit plus qu’elle ne crée », ou encore Technology review qui énonce « Comment la technologie détruit les emplois ». Le pays a en effet perdu 7,5 millions d’emplois depuis les 5 dernières années pour n’en gagner que 3,5 millions issus du Digital. Un chiffre positif sort malgré tout du lot, puisque 29% de ces jobs appartiennent à la catégorie des salaires très élevés aux Etats-Unis, tandis qu’on ne dépassait pas les 18% auparavant. Rappelant Schumpeter, Marc GIGET le réaffirme « destruction créatrice et non pas l’inverse ». Sur le moyen / long terme, moins d’emplois seront détruits que créés, nous avons cependant pris du retard pour sortir de la phase de destruction, l’urgence est de revoir les business models. Le bilan établi sur le Green ne reflète pas de bien meilleures performances. Alors qu’il se positionnait comme le secteur de toutes les promesses, notamment aux Etats-Unis où Obama s’était engagé à créer 5 millions d’emplois sur 10 ans en investissant 150 milliards de $, ce sont finalement 28 854 jobs qui ont été créés pour un investissement de 21 milliards de $. En revanche, à l’opposé du digital, le Green crée de l’emploi sans en détruire. Ce timide départ ne réfrène pourtant pas la volonté des Etats-Unis à investir dans le Green, même le digital se met au vert. Toute la Silicon Valley est en train de massivement passer au vert, on y trouve maintenant plus d’investissements dans le Green que dans les réseaux sociaux. Le software green est la cible privilégiée des investissements ainsi réalisés, le marché devrait en effet atteindre 16 milliards de $ en seulement cinq ans. On souhaite les employer pour diminuer la consommation d’énergie. L’enjeu est ici de taille, la Californie se positionnant comme l’état qui consomme le plus d’énergie par habitant à l’échelle de la planète. Evoquant ensuite l’effondrement dans la création d’emplois des start-ups américaines, avec -3 millions de jobs créés entre 2000 et 2010, Marc GIGET insiste sur l’importance de se recentrer sur les individus et leurs besoins, et non pas sur les technologies. >> Nicolas CHAUDRON (Club CleanTech AFIC) Le Club CleanTech AFIC a vu le jour en 2009, au moment où une taille critique d’acteurs émergeait en France. Le club compte aujourd’hui 43 membres et revêt pour principales missions de mesurer l’impact des membres de l’AFIC dans les CleanTech tout en bénéficiant d’un lieu d’échanges entre investisseurs et professionnels, interagir au sein de l’écosystème CleanTech, et promouvoir le rôle des investisseurs en capital dans le développement des éco- industries. En moyenne 300 millions d’euros ont été investis sur les 4 dernières années, dont 80 millions uniquement pour la partie capital innovation. Les CleanTech représentent aujourd’hui entre 10% et 15% des investissements réalisés par le venture. Initialement le club
  5. 5. Conférence IE-Club – mercredi 26 juin 2013 – 18h00 5 finançait essentiellement des projets autour des énergies renouvelables, puis s’est peu à peu diversifié, notamment dans le Green IT et le stockage de l’énergie. Au travers d’un exemple concret de deux sociétés – l’une évoluant dans les NTIC, l’autre dans les CleanTech - dans lesquelles le club CleanTech AFIC a investi, Nicolas CHAUDRON a parfaitement synthétisé les bénéfices et les contraintes qui en ont résulté De surcroît, les deux entreprises ont été créées la même année, en 2006, ce qui rend la comparaison d’autant plus pertinente. La première des entreprises présentées, Criteo est implantée dans les NTIC. Il lui a fallu trois ans pour développer son produit et finalement trouver son marché, celui du re-ciblage publicitaire. Par la suite sa croissance est réellement spectaculaire, avec 270 millions d’euros de chiffre d’affaires enregistré pour 2012 et 450 millions d’euros prévus pour 2013, ainsi qu’une introduction en bourse prévue pour septembre. Quand bien même il s’agit là de résultats exceptionnels, Nicolas CHAUDRON atteste que l’expérience du club lui permet d’affirmer qu’après 5 à 6 ans, on peut aisément atteindre des chiffres d’affaires de l’ordre de plusieurs millions d’euros pour les start-ups dans les NTIC. En revanche, le bilan de Nénuphar, société établie dans les CleanTech, est quelque peu différent. Le cycle de développement produit et de vente sont bien plus longs que pour les NTIC. De même, le moindre changement dans le process de production peut représenter jusqu’à plusieurs mois de développements supplémentaires. Un autre désavantage palpable par rapport au NTIC est la problématique du financement. Les projets CleanTech sont particulièrement onéreux et le seul financement privé n’est pas suffisant. Les pouvoirs publics doivent donc également s’inscrire en tant que partenaire politique et financier dans leur volonté de réguler. Pour croître sur ce secteur, il est également indispensable de s’allier aux acteurs industriels majeurs qui peuvent apporter leurs ressources. Compte tenu de ce différentiel de contrainte, il n’est pas surprenant d’apprendre qu’après une période d’activité équivalente, la situation des deux sociétés présentées est foncièrement différente. Alors que Criteo prévoit 450 millions d’euros de chiffres d’affaires pour cette année, Nenuphar se trouve encore en phase de développement. Nicolas CHAUDRON précise que l’expérience du club lui a appris que la rentabilité prend davantage de temps dans le CleanTech, il faut au moins compter 15 ans avec un investissement de départ plus important, contre 5 ans pour les start-ups des NTIC. Toutefois les CleanTech demeurent une opportunité extrêmement intéressante à saisir, la demande est en effet essentiellement européenne, et l’on peut en plus compter sur le support des grands groupes industriels européens pour accélérer sa croissance, tels que EDF (électricité), Suez/GDF (gaz), Renault, PSA (automobile), etc. Enfin, Nicolas CHAUDRON résume : « Le savoir-faire entrepreneurial est attendu dans les CleanTech, marché qui a besoin de mûrir comme c’est aujourd’hui le cas dans les NTIC où l’on retrouve déjà beaucoup de serial entrepreneurs quand on investit. D’autant plus que les opportunités quand on est européen sont bien plus importantes ».
  6. 6. Conférence IE-Club – mercredi 26 juin 2013 – 18h00 6 >> Dominique AGRECH (IE-Club / XAnge Private Equity) : Table ronde – Comment créer des champions à la croisée de l’innovation technologique et de la Green-Economy ? Avec la participation de François de SIVRY CEO Intent Technologies - Eric MARTY Membre du Directoire d’Emertec - Jean-François CAILLARD Vice-Président Innovation Suez Environnement -Régis LECUSSAN CEO RayCREATIS. L’objet de cette table ronde était de confronter le point de vue de représentants de jeunes start- ups (Régis LECUSSAN et François de SIVRY) à celui de capitaux-risqueurs (Jean-François CAILLARD et Eric MARTY). >> Régis LECUSSAN - CEO RayCREATIS. Une jeune pousse ne peut escompter grandir sans l’appui d’un grand groupe, notamment si l’on a la volonté de se développer à l’international. Pour Régis LECUSSAN il est primordial d’être accompagné par un acteur majeur du secteur dans lequel on évolue. Collaborer avec des grands groupes requiert de travailler intelligemment, on doit en effet s’attendre à dépenser beaucoup d’énergie pour atteindre le décideur et toute la difficulté est de trouver la personne qui va permettre de donner la validation finale pour se lancer. >> François de SIVRY - CEO Intent Technologies François de SIVRY est particulièrement satisfait de l’émergence des directions de l’innovation. Alors que la rencontre avec les décideurs des grands groupes se révélait très ardue auparavant, nécessitant de développer un fort relationnel pour constituer son carnet d’adresses, aujourd’hui ces directions offrent un accès privilégié. Elles sont elles aussi à la recherche de nouveautés, ce qui permet d’emblée d’instaurer une base de dialogue et d’échanges très enrichissante. Toute la difficulté aujourd’hui repose sur la possibilité d’entrer dans l’opérationnel. Pour ce faire, il faut convaincre et savoir être vendeur, c’est là la clé du succès puisque dans tous les cas on va dans le même sens, en partageant un objectif commun avec les directions de l’innovation. >> Eric MARTY - Membre du Directoire d’Emertec L’investissement en faveur des jeunes start-ups est réalisé pour l’amorçage, Eric MARTY le revendique : « notre vocation est de créer des champions ». La décision d’investir se base sur trois points clés : - Le produit doit parfaitement fonctionner et être opérationnel.
  7. 7. Conférence IE-Club – mercredi 26 juin 2013 – 18h00 7 - La demande doit être quantifiable, il doit s’agir de clients non subventionnés prêts à acheter le produit. - Le business model doit être solide, la société doit pouvoir être rentable par la vente de son produit et être en mesure de s’autofinancer. Pour ce qui relève du secteur de la Green-Economy, Eric MARTY ajoute que plusieurs facteurs permettent d’améliorer le développement des sociétés. Tout comme l’a évoqué Régis LECUSSAN, il souligne également l’importance de travailler intelligemment avec les grands groupes, d’autant plus qu’il s’agit d’un domaine où les cycles de vente sont très longs. De plus, l’entreprise doit impérativement être flexible, non seulement son dirigeant, mais aussi tout son board, en particulier dans le domaine de l’énergie où les changements de régulations imposent une forte agilité. >> Jean-François CAILLARD - Vice-Président Innovation Suez Environnement La mission de la direction de l’innovation consiste à faire en sorte que tout ce qui est nouveau crée de la valeur. Il s’agit essentiellement d’écouter l’éco system de l’innovation, à la fois les start-ups, les grands partenaires industriels, et les business units affiliées au groupe. Une autre partie du job consiste à faire la promotion de la start-up et de son produit auprès des directions métier. Dès lors l’objectif est de trouver l’opérationnel, la business unit qui va être intéressée par l’apport de l’innovation et qui sera alors créatrice de valeur. En résumé : « La mission de la direction de l’innovation est de faire en sorte que ce qui est nouveau produise de la valeur ». Cette valeur n’est pas uniquement financière, mais peut aussi être sociétale, ce peut par exemple être une solution trouvée pour un problème de santé. Sur la décision d’investissement dans une start-up, Jean-François CAILLARD partage le même avis qu’Eric MARTY, il ne collabore qu’avec des personnes qui disposent d’un produit fonctionnel. La start-up doit également être en mesure de valider le test technologique avec le groupe et de séduire l’une des business unit. Jean-François CAILLARD le décrit succinctement : « Nous avons une fonction de catalyseur, mais les vrais talents ce sont les entrepreneurs ». >> Didier KAYAT - Directeur Général du Groupe DAHER. Président du Pôle Nucléaire & Energie du Groupe Didier KAYAT a conclu cette conférence en présentant l’eco system et les problématiques propres aux veilles entreprises, permettant ainsi de les mettre en relief avec les NTIC et la nouvelle génération de sociétés issues de la Green-Economy. Il est alors établi que l’innovation est au cœur des préoccupations des plus vieux groupes, leur permettant de pérenniser leur activité sur le très long terme. Ainsi, alors que le groupe DAHER existe depuis 150 ans, il est passé du statut d’armateur à celui de constructeur dans
  8. 8. Conférence IE-Club – mercredi 26 juin 2013 – 18h00 8 l’aéronautique, devenu leader dans son nouveau métier. Or, c’est ce besoin permanent de se réinventer pour rester en phase avec la demande du marché qui a valu au groupe DAHER une très grande longévité. S’immiscer dans le Green était une excellente opportunité pour le groupe afin de se différencier de la concurrence déjà très bien implantée sur le marché de l’aéronautique. C’est ainsi que s’est prise la décision de s’intéresser au domaine de la recyclabilité des avions, qui doit être pensée en amont de la phase de production par rapport aux matériaux utilisés et aux techniques de construction, et également par la suite, quand le matériel devient obsolète ou inutilisable. Par ailleurs, les fluctuations de croissance propres au secteur de l’aéronautique, qui croît en moyenne de 30% sur une année pour décroître de 20% l’année suivante ont encouragé le groupe à se lancer dans le nucléaire. Là encore, en s’intéressant à la gestion des déchets nucléaires, c’est sur le secteur de la Green-Economy que le groupe assoit sa crédibilité. Finalement, nous retrouvons dans la conclusion de Didier KAYAT le point commun propre à toutes les activités de la Green-Economy : «Tout ça est rendu possible grâce à la logique participative et collaborative… Impossible seuls ».

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