Géomorphogenèse des PyrénéesBrève histoire d une chaîne de montagnesGeomofologia dels Pirineus, breu història de una munta...
Les Pyrénées, accident orographique    majeur de la plaque européenne           Pays basque, pic d Ohry               Pla ...
Les Pyrénées paléogènes: une chaîne active        étroite et en voie d érosion rapide                                     ...
Une montagne en voie d aplanissement :   au début du Néogène il n y avait plus de PyrénéesLes plas du Campcardos et au fon...
À l est des aplanissementsÀ l ouest aussi                                                          généralisés,des Prépyré...
À l est, deux générations de surfaces étagées                                                     Pic Carlit 2921m        ...
Contraindre l âge des surfaces:apport de la thermochronologie basse température* 24 nouveaux âges AFT, dont 9associés à de...
Modélisation des parcours temps-températureet datation des aplanissements                                                 ...
Contraindre l âge des surfaces:                                                       Alluvion du                         ...
Datation croisée des aplanissements                                                     Madrès Pla de la Rouquettepar AFT ...
Contraindre l âge des surfaces:                                                    Aquitanien continental                 ...
Expliquer l aplanissement des Pyrénées-Altiplanation en relation avec l enfouissement sous les poudingues paléogènes?     ...
La renaissance de la montagne depuis 10 Ma le horst du Canigou
Déformation des aplanissements et                       incision des vallées-Le contrôle tectonique de la dissection: il e...
Les jeux de blocs orientaux                                               Canigou       Fossé du Capcir                   ...
Le horst du Canigou:                      Des jeux de blocs faillés récurrents, auNéogène,                                ...
La déformation quaternaire dans les Pyrénées                                                                              ...
Une évolution géomorphologique en deux temps1-Des tentatives d aplanissement restés partiels:  les niveaux de piémont de l...
Une évolution géomorphologique en deux temps     L exemple du piémont méridional de Solsona                               ...
L orogenèse néogène: quels moteurs profonds?         Une convergence N-S trop faible pour fournir une explication suffisan...
Fluctuations climatiques et sculpture            du relief au QuaternaireAprès une crue méditerranéenne dans les Corbières...
Les étapes du creusement quaternaire des valléesLe cas du versant nord et de la façade méditerranéenne   Une carte de synt...
Les étapes du creusement quaternaire des valléesLes piémonts orientaux                                                    ...
Les étapes du creusement quaternaire des valléesLe cas du versant méridional                                              ...
Des systèmes d érosion très contrastésPergelisol et périglaciaire très rigoureux             Glacis semi-arides étagés et ...
Une empreinte glaciaire très dissymétrique                                                                        Une limi...
Une chronologie glaciaire encore très discutée     du monoglacialisme à la pluralité des glaciations dans les Pyrénées-L e...
Une chronologie glaciaire encore très discutée  la dernière crise froide: un débat renouvelé par les datations 10BeVallum ...
Événements globaux et impact régional le dernier cycle glaciaire pyrénéen : dissymétrie climatique E-W au LGM       air at...
Relativiser l efficacité de l érosion glaciaire               Des auges mal calibrées               et encombrées de verro...
Sur les verrous des héritages de 10Be                        35 ka ± 4,3                                            24,6 k...
Des cirques en van                            qui semblent s élargir plus que se creuser                                  ...
Un bilan global de la dénudation                               glaciaire wurmienne dans le Carlit                         ...
Ainsi la conservation d altérites pré quaternaires jusqu au cœur dudomaine englacé, sur les plateaux du Carlit, se compren...
Vitesse de formation des cirques dans l E des PyrénéesSur la base de la tranche érodée wurmienne au Carlit (3,85 m mais 5,...
Épilogue: une montagne vivante          Tentative de bilan quantifié érosion-surrectionQuelques chiffres pour la portion o...
Merci de votre attention                  Molt gracies per su atenció                  Muchas gracias para su atención    ...
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

Conférence AEQUA Andorre 2011 - Marc Calvet

2 176 vues

Publié le

Publié dans : Formation, Technologie
0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
2 176
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
5
Actions
Partages
0
Téléchargements
28
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Conférence AEQUA Andorre 2011 - Marc Calvet

  1. 1. Géomorphogenèse des PyrénéesBrève histoire d une chaîne de montagnesGeomofologia dels Pirineus, breu història de una muntanyaGeomorfología de los Pirineos, breve historia de una montañaPyrenean geomorphology, a short story of a mountain rangeMarc CalvetUniversité de Perpignan-Via DomitiaEA 4605 Médi-Terra XIII Reunió de Quaternari i simposi de glacialisme Andorra, 4 al 10 juliol 2011
  2. 2. Les Pyrénées, accident orographique majeur de la plaque européenne Pays basque, pic d Ohry Pla Guillem 2300 m Une triple singularité, des énigmes encore mal résolus: chevauchement Nord-pyrénéen -topographique: des plateaux en position culminante sous le piémont de l Arize -morphostructurale: la montagne ne coïncide ni spatialement ni temporellement avec l orogène pyrénéen -morphoclimatique: vigoureux contrastes de façadeConglomérats paléogènes de Sis et impact sur les systèmes d érosion 1800 m Aragon, le Turbon
  3. 3. Les Pyrénées paléogènes: une chaîne active étroite et en voie d érosion rapide Busa N S Bartonien-Priabonien marin Priabonien-Oligocène continental Lord St Llorenç de M.la puissance des molasses syntectoniques,Palassou au nord, conglomérats de Bergaau sud: ici la coupe du CardenerUne montagne qui s enfouit sousses propres débris Extension des piémonts conglomératiques paléogènes Extension du domaine montagneux actuelN Cg. Éocène supérieur S Cg. Oligocènes d Oliana Une orogenèse achevée vers 20-25 Ma Tranche érodée de 16 km d après les coupes équilibrées Mésozoïque plissé et de 6 à 9,5 km depuis 50 Ma d après les traces de Bassin de Tremp Barre calcaire ennoyée fission sur zircon (Sinclair et al., 2005, Am. J. Sci.)
  4. 4. Une montagne en voie d aplanissement : au début du Néogène il n y avait plus de PyrénéesLes plas du Campcardos et au fond le Carlit
  5. 5. À l est des aplanissementsÀ l ouest aussi généralisés,des Prépyrénées Au centre: des plans sur les marges plissées; une à la Haute chaîne axiale haute chaîne jamais arasée? Fanges 1050 m Arbailles Corbières orientales 1100 m Aston plateau de Beille 400 m 1950 m Pla du Carlit 2804 mOccabé1466 m ? Madrès 2350 m Guara 1500 m Port de Comte 2350 m 2900 m Pla Guillem 2300 m Campcardos Montsec 1700 m
  6. 6. À l est, deux générations de surfaces étagées Pic Carlit 2921m Pla du Carlit 2804 m Pic Péric 2810m S0 S1 S1 S1 S1 Bouillouses S0 Mt Tauch S0 Sur le Carlit S1 Vingrau φ Sur l Aston φ P. de Thoumasset 2741 m P. de Bèze 2380 m Dans les Corbières La Calbe 2185 m-Des surfaces qui tronquent toutes les S0 Planel de Brouchetstructures pyrénéennes 2062 m S1-Sur la Z. axiale, composition des poudinguesPaléogènes et ampleur de la dénudationmesurée par les traces de fission excluent Plateau de Beille 1986 ml hypothèse de surfaces pré triasique ou précrétacée exhumées S1Calvet, 1996, Thèse ; Calvet & Gunnell, 2008, Geol. Soc. London Sp. Public.
  7. 7. Contraindre l âge des surfaces:apport de la thermochronologie basse température* 24 nouveaux âges AFT, dont 9associés à des âges hélium, sur lazone axiale orientale, prélèvementsdirectement sur les surfaces d érosion* Âges anciens et longueur moyennede traces ~14–14.5 µm impliquent unrefroidissement rapide et une longuehistoire près de la surface 16 14 12 Un cristal d apatite poli, 0 10 20 30 40 50 60 montrant des traces de fission Age (Ma) Les aplanissements S0sont réalisés et conservés depuisau moins 25 Ma Gunnell, Calvet, Brichau et al., 2009, Earth Planet. Sci. Lett.
  8. 8. Modélisation des parcours temps-températureet datation des aplanissements -Les aplanissements partagent une histoire thermique similaire, cela dans un large espace géographique et bien qu ils soient à des altitudes très diverses (200 à 2900 m) -Cela implique une histoire érosive identique; le refroidissement des échantillons traduit leur exhumation par l érosion qui a enlevé plusieurs kilomètres de roches, pour réaliser l aplanissement primitif S0 vers 25 Ma -Cela suppose enfin une fragmentation tectonique ultérieure de l aplanissement Pyrénées orientales Gunnell, Calvet, Brichau et al., 2009, Maladetta Earth Planet. Sci. Lett. Fitzgerald et al., 1999, Earth Planet. Sci. Lett. Gibson et al., 2007, Basin research Barruera -Les mêmes méthodes dans les Pyrénées centrales retrouvent un schéma comparable, mais aussi une dénudation rapide prolongée plus tardivement
  9. 9. Contraindre l âge des surfaces: Alluvion du miocèneapport des sites karstiques à rongeurs moyen Precision des âges: ±0.8 Ma pour l Oligocène, ±0.5 Ma au Miocène, ±0.2 Ma au Pliocène 50 cm Surface d érosion miocène La Lapiaz calcaire 200 m 1 cm 3m Sédiment fossilifère Carrière de Ste Catherine et ses fissures fossilifères Sur le plateau de Baixas (Pyr. or.), 23 gisements sur 0.26 km²Aguilar et al., 1986, C. R. Acad. Sc. ; Aguilar et Michaux, 1997, BiochroM 97 s échelonnent du Quaternaire au Miocène, dont 19 entre 10 et 21 Ma. Les fissures fossilifères les plus profondes atteignent 40 m, impliquant au plus une ablation du même ordre depuis 25 Ma, voire bien moins puisque des sites datés à 3.5, 11 et 13.5 Ma sont juxtaposés D autres sites à rongeurs néogènes sur quelques dizaines de m².
  10. 10. Datation croisée des aplanissements Madrès Pla de la Rouquettepar AFT et sites à rongeurs Âges traces de fission et hélium (apatites) Gunnell, Calvet, Brichau et al., 2009, Earth Planet. Sci. Lett. Gisements à rongeurs néogènes Serre de Verges Agly Baixas
  11. 11. Contraindre l âge des surfaces: Aquitanien continental déformé et tronquéapport des sédiments des piémonts Miocène moyen littoral S1-Façade méditerranéenne: le planS1 tronque l Aquitanien de Sigeanet se raccorde au littoral langhien S1-Piémont ariégeois: une séquencesédimentaire granodécroissantecorrélative de l usure des reliefs Calcaires lacustres et minces lentilles de graviers siliceux, Burdigalien sup. de Carla Bayle L Aquitanien de Pamiers: épaisses masses argileuses et rares bancs de galets cristallinsles poudingues calcaires grossiers de Vals, oligocènes,succèdent en continuité au Palassou -Piémont de l Èbre: S1 passe au toit des conglomérats aquitaniens de Huesca et s’achève en phase avec les de S0 Miocène inférieur du Roussillon, contemporain du façonnement calcaires lacustres du Miocène moyen (Monegros) Mallos de Riglos
  12. 12. Expliquer l aplanissement des Pyrénées-Altiplanation en relation avec l enfouissement sous les poudingues paléogènes? Une hypothèse non recevable car: *Explication unilatérale, fondée sur le bassin endoréique de l Èbre mais non vérifiée en Aquitaine, exoréique, ni vers la Méditerranée *La pente des plans (2 à 6,2%) est bien supérieure à la pente critique d’incision d’un lit rocheux à l’équilibre (0,2% pour un BV de 1000 km², Sklar & Dietrich, 1998, Rivers over Rocks), a fortiori d’un megafan de piémont (0,05 à 0,2%, Horton & DeCelles, 2001, Basin Research) *Les conglomérats discordants ne sont pas alimentés par l’actuelle zone axiale, mais par les têtes plongeantes des Nogueras et leur couverture *Les conglomérats ne se raccordent pas régulièrement à la zone axiale Babault et al. 2005, Tectonics aplanie mais sont basculés de 20° vers elle et rebroussés au contactCoupe de La Pobla de S. (coupe de La Pobla de Segur)-Un aplanissement facilité par l étroitesse de la chaîne paléogène et favorisé parune puissante racine lithosphérique lourde qui a retardé le rebond isostasique(Vacher & Souriau, 2001, Geophys. J. Int.)-Un aplanissement généralisé à l est à la faveur du morcellement en horst et grabenspar l extension méditerranéenne dès l Oligocène supérieur: le volume à éroder en est réduitet les fronts d attaque sont multipliés. La persistance plus tardive de la compression vers louest (≈ 20 Ma) y expliquerait l inachèvement de l aplanissement et le maintien de reliefs Plas de Maura, Carlitmontagneux sur la zone axiale(Calvet, 1996, Thèse, BRGM édit.; Calvet & Gunnell, 2008, Geol. Soc. London s.p. 296)
  13. 13. La renaissance de la montagne depuis 10 Ma le horst du Canigou
  14. 14. Déformation des aplanissements et incision des vallées-Le contrôle tectonique de la dissection: il est majeur, dès lors que l on a pu récuserl hypothèse de l altiplanation; l altitude actuelle des surfaces donne l allure et l ampleurde leur déformation-Le contrôle climatique de la dissection (sensu Molnar & England, 1990, Nature): un facteur trèssubsidiaire car la dissection s amorce bien avant les changements climatiques majeursplacés vers 3 Ma; sur le piémont nord elle est enregistrée dès le Tortonien, scellée par lesargiles à galets datées au gisement d Orignac (MN 10, vers 9-9,7 Ma) et postérieure auxgisements de la molasse de St Gaudens et Montréjeau (MN 8, anté 11,2 Ma)(Antoine et al., 1997, Biochro M)-Des facteurs contingents d âge et de durée discutés: l ouverture du bassin endoréique del Èbre (Coney et al., 1996, J. Geol. Soc. London ; Babault et al., 2006, Geomorphology ; Garcia Castellanoset al., 2003, J. Geophys. Res.) ou l’assèchement messinien de la Méditerranée. Mais cesévénements majeurs, de polarité exclusivement méditerranéenne, ne peuvent êtreinvoqués dans une chaîne de montagne qui a deux façades, également et aussiintensément disséquées
  15. 15. Les jeux de blocs orientaux Canigou Fossé du Capcir 2040 (Pliocene-Quaternaire) 650 Faille N-S et son escarpement Facettes de faille récentes-Formation de fossés d effondrement extensifs (rejeudes fossés du Roussillon, Conflent; néo fossésde l Emporda, de Cerdagne, la Seu d Urgell, Capcir)-Formation de grands escarpements de faille découpéspar les torrents en facettes triangulaires. S néo-fossés-Alternance de phases d extension et de brefsépisodes compressifs (Calvet, 1996, BRGM édit.) rejeu de fossés plus anciens Schistes des AlbèresN 6°NW La faille inverse de Montesquieu, à l entrée nord du tunnel TGV 100 m Pliocène torrentiel basculé et faillé Bloc cisaillé en d Ille-sur-Têt faille inverse dansDépôts miocènes verticalisés le Miocène (6,5 Ma)et renversés de Cerdagne
  16. 16. Le horst du Canigou: Des jeux de blocs faillés récurrents, auNéogène, alternant avec des phases d aplanissement un cas exemplaire (Calvet, 1999, Zeit. Geomorph.)La totalité du front montagneux actuel est postérieure au Miocène moyen Conflent Cg. d Escaro A Soulèvement et érosion au Cg. d Escaro à gneiss exclusifs Miocène ancien Pla Guillem B Aplanissement au Pla Guillem : S1 miocène moyen 2150 m Pla des Horts: S1 C Exhumation tectonique tardive du cœur du dôme: granites , migmatites Surrection depuis le Miocène supérieur
  17. 17. La déformation quaternaire dans les Pyrénées Ruscino, décrochement post 1° siècle ap. JC Aulès, failles inverses quat. moy. Meilhan, faille inverse quat. moy. Caramany, faille inverse quaternaire moyenArcizac, faille inverse holocène Estavar, faille inverse post riss Isaba, failles inverses dans quaternaire récentDe nombreux indices de déformationUn contexte compressif-décrochant ? schistes Crespia-Incarcal,Goula et al., 1999, Tectonophysics; Alasset décrochement dans lacustre& Meghraoui, 2005, Tectonophysics; Baize alluvions Quaternaireet al., 2002, Mém. SGF n° 175; Philip inverse post würm Canelles, faille et al., ancien, séismites1992, C.R. Acad. Sci.; Calvet, 1999, Geomorph. Martinet, faille inverse post würm dans quat.moyen
  18. 18. Une évolution géomorphologique en deux temps1-Des tentatives d aplanissement restés partiels: les niveaux de piémont de la fin du Néogène Sp Piémont construit du Salat vers Lasserre, Alvéole granitique de la Barguillère homologue du Lannemezan S1 Sp Alvéole granitique de Tarerach Sp Le haut glacis de la Conca de Tremp Le piémont externe (≈2-3 Ma) (Taillefer, 1951, Thèse; Dubreuil et al.,1995, Géol. Fr .) s insinue au cœur de la montagne et s évase Sp et ses alluvions dans les roches tendres ousiliceuses aux Baudis altérables (Lagasquie, 1984, Thèse)2-L incision verticale Le pédiment pliocène de La Perchedes vallées au Quaternaire 1600 m Sp -Un contrôle tectonique: ≥800 m entre la Perche et le Roussillon (Calvet, 1996) -Un contrôle climatique: des cours dLe piémont alimentés eau mieux du Couserans Incision quaternaire de la Têt
  19. 19. Une évolution géomorphologique en deux temps L exemple du piémont méridional de Solsona Chevauchement frontal Conglomérats oligocènesW Serra de Port de Comte (2378 m) E Creu del Codó (1509 m) Serra de Oden (1800 m) S0 S1 Pla de Riart (1100-993 m) Un piémont d accumulation fini néogène épais emboîté 400 m sous le toit des conglomérats oligocènes très déformés Sp Un piémont fini-néogène incisé de plus de 400 m par les vallées du Cardener, du Sègre et leurs affluents Castell de Lladurs Sp SolsonaSp 400 m 200 mMolasse oligocène de Solsona
  20. 20. L orogenèse néogène: quels moteurs profonds? Une convergence N-S trop faible pour fournir une explication suffisante Une puissante racine crustale légère dont le rebond isostasique a été différé (Vacher & Souriau, 2001, Geophys. J. Int.)-Phénomènes thermiques sous la lithosphère pyrénéenne:fusion partielle (Pous et al., 1995, J. Geol. Soc. London),amincissement lithosphérique à l est (Gunnell et al., 2008, Earth Pl.Sci. Lett.) ; rôle du flux de retour, entre 17 et 2 Ma, issu dupanache asthénosphérique du Massif Central (Barruol & Granet,2002, Earth Pl. Sci. Lett.; Pio Lucente et al., 2006, EPSL)-Manifestations thermiques à l échelle de tout le SW del Europe (Lustrino & Wilson, 2007, Earth Sci. Review) , mais avecdes effets variables contrôlés par les hétérogénéitéscrustales (la Meseta ibérique comme le Massif centralse soulèvent au même moment)
  21. 21. Fluctuations climatiques et sculpture du relief au QuaternaireAprès une crue méditerranéenne dans les Corbières: image d une érosion toujours active
  22. 22. Les étapes du creusement quaternaire des valléesLe cas du versant nord et de la façade méditerranéenne Une carte de synthèse du Quaternaire pyrénéen Barrère P., Calvet M., Courbouleix S., Gil Peña A I., Martin Alfageme S. (2009)- Carte géologique du Quaternaire des Pyrénées à 1 :400 000, coord. S. Courbouleix et A. Barnolas, BRGM et ITGM édit., Année de la Planète Terre.
  23. 23. Les étapes du creusement quaternaire des valléesLes piémonts orientaux Terrasse T2 de Vernajoul Terrasse T3 ht Boulbonne T4 T3 T0 Haute BoulbonnePamiers T5 Basse Boulbonne T1 T2 T2 T3 T1 Le système Garonne-Ariège T3 T2 T5 T5 de Mas de la GarrigueSol rouge sur T4 T4 T1 T1 Terrasse T1 de Pamiers T2Cinq niveaux majeurs; une stratigraphiefondée essentiellement sur la géométrie T3des étagements et les critèresd altération Le piémont alluvial de Pamiers T5(Icole, 1974, Thèse; Hubschman, 1975, Thèse; nappes T1 (Würm), T2 et T3
  24. 24. Les étapes du creusement quaternaire des valléesLe cas du versant méridional Des étagements très riches : 9 (Cinca) ou 12 (Gallego) niveaux. Les premières datations Absolues (OSL) des terrasses pyrénéennes Extrait de Lewis et al, 2009, Global Planet. Ch. Extrait de Sancho et al, 2003, in Ruiz Zapata et alMais une corrélation difficile avec les versantsnord et oriental:-Des numérotations variables d un secteur àl autre et procédant du haut vers le bas, à linverse du système français.-Des pédogenèses très différentes, très Extrait de Benito et al, 2010, QSRcarbonatées.-À titre d hypothèse on parallélisera Fx-T2 avecQt5 (Cinca) ou T9 (Gallego)Terrasses du Cinca à Ainsa
  25. 25. Des systèmes d érosion très contrastésPergelisol et périglaciaire très rigoureux Glacis semi-arides étagés et encroûtementssur les plas d altitude jamais englacés calcaires des piémonts méridionaux (Barrère, 1975, Mélanges Viers) Encroutements en dalles et pellicules zonairesMégapolygones de pierreshérités du Pléniwürm sur leCampcardos à 2800 mViolence des éolisationsau Quaternaire moyen surles piémonts orientaux Fenouillèdes Bassin de l Isabena T2-T3 Glacis principal Moraine frontale würmienne de Senegüe Nappe fluvioglaciaire T1 Vallée du Gallego Quartz caréné et patiné, T4
  26. 26. Une empreinte glaciaire très dissymétrique Une limite d équilibre glaciaire würmienne très basse au nord et s élevant légèrement d ouest en est (1200- 1600 m), comme vers le cœur de la chaîne (1500- 1800 m),mais beaucoup plus élevée sur les façades sud et est (2100-2300 m) En moins de 50 km, du N au S, la LEG Extrait de Penck, 1883 remonte de 650 m 125 ans de travaux Riuferrer Extrait de Calvet et al., 2011, in Quaternary 1600 m Lobe de piémont d Arudy glaciation,IV, a closer look Dourmidou 2250 m 1500 m 1700 m 1200 m 1400 m 1800 m Moraine du Würm cône proglaciaire 1400 mDes langues de glace 1600 mqui atteignaient lepiémont au nord,vers 350-400 m, 2200 mmais restaient dansles vallées au sud,vers 800-1000 m 2300 m 2000 m Bassin d Andorra
  27. 27. Une chronologie glaciaire encore très discutée du monoglacialisme à la pluralité des glaciations dans les Pyrénées-L exception pyrénéenne (1950-1980): une seule grande phase glaciaire placée dans le Quaternaire récentdivisée en phase d expansion, de stabilisation de disjonction, des cirques -un Néoglaciaire holocène(Barrère, 1963, Bull. S.G.F.; Viers, 1960, Thèse; 1961, RGPSO; 1963, INQUA; Taillefer, 1969, INQUA)-Redécouverte de la pluralité des glaciaires quaternaires (Gourinard, 1971, CRAS; Sorriaux,1981, CRAS; Moraine récente (Würm)Hubschman, 1984, Hom. Taillefer ; Taillefer, 1985, RGPSO; Hétu & Gangloff, 1989, Z. Geom.; Calvet, 1996,Th.) Moraine ancienne (?) Moraine moyenne (Riss) Ma T3 T2 Mr (Würm) Mm T1 T4 Ma T3 T2 T1 T2 Un site exceptionnel: le complexe terminal T4 du Carol et le raccord de trois générations de moraines aux terrasses T1, T2 et T4
  28. 28. Une chronologie glaciaire encore très discutée la dernière crise froide: un débat renouvelé par les datations 10BeVallum frontal daté à 22 ka par 10Be moraine tardiglaciaire Sur la Têt, le Carol, la Noguera Ribagorzana la poussée glaciaire du dernier maximum de froid mondial (LGM) est très proche sinon confondue avec le maximum d extension Würmien (Pallàs et al., 2006, Q.S.R.; Delmas et al., 2008, Quat. R.;Rodes, 2008, Thèse ; Pàllas et al., 2010, Geology) Sur l Ariège par contre le LGM (stade de Garrabet) est près Tourbière fossile de la Grave: de 10 km en amont (Delmas et al., 2011, Paleo 3), trois âges vers 20 ka cal.BP, beaucoup plus en amont encore sur le Gallego (Lewis et al., déglaciation précoce des hautes vallées 2009,G.P.Ch.) Vallum frontal de Mont-Louis et ombilic terminal de Borde
  29. 29. Événements globaux et impact régional le dernier cycle glaciaire pyrénéen : dissymétrie climatique E-W au LGM air atlantique très froid et très sec air méditerranéen plus humide et plus douxHypothèse de travail : le LGM en inversion du contraste pluviométrique actuel Delmas et al., 2011, Paleo 3 fronts MIS 2 presque confondus avec le MEG wurmien fronts MIS 2 très en arrière du MEG wurmien (Ariège 10 km, Gallego 20 km) fronts MIS 2 encore non datés et très en amont du MEG
  30. 30. Relativiser l efficacité de l érosion glaciaire Des auges mal calibrées et encombrées de verrous W Pla de Beille: plus de 50 m d arènes très évoluées en marge du glacier Wurmien moraine latérale du Würm à Larnat Replat de Bonascre: arènes conservées sous plus de 100 m de glace au Würm Au flanc des auges, d épais manteauxl Ariège de Cregüeña, Maladeta d Ussat cirque en amont du verrou d altérites pré quaternaires conservés
  31. 31. Sur les verrous des héritages de 10Be 35 ka ± 4,3 24,6 ka ± 3,7 Bouillouses Malpas 1990 m 25,6 ka ± 4,3 Llat 2260 m 20 ka ± 2,7 73,2 ka ± 7,1 19 ka ± 3,3 24,4 ka ± 1,3 Grave amont 2380 m Borde 1740 m 17,4 ka ± 2,8Données 10Be in Delmas 2009, Thèse Analyses CEREGE, Braucher R. & Bourlès D. confirment la faiblesse de l érosion würmienne
  32. 32. Des cirques en van qui semblent s élargir plus que se creuser Ariège-Carlit (Delmas, 2009, Thèse et trav. en cours) -D W en E, des paramètres morphométriques comparables. -Tendance au creusement plus marquée à l W qu à l E (L/A 1,48 contre 2,45) -Fréquence plus grande du secteur W en Aragon (apports directs des flux perturbés), du secteur E en Ariège-Carlit (rôle de la suralimentation neigeuse sous le vent des crêtes) -À l’E, pas de développement allométrique évident (exposant proche de 1). - À l’E, de grands cirques préférentiellement (i) dans les granites, (ii) exposés au N et NW. De petits cirques (i) dans autres lithologies, (ii) exposés au S et E et dominés par des zones de suralimentation.Aragon (Garcia du Garbet cirque hérité Ruiz et al., 2000, Geografiska Ann.) cirque fonctionnel de l Aneto
  33. 33. Un bilan global de la dénudation glaciaire wurmienne dans le Carlit 0.6 mm. yr-1 0.2 à 0.3 mm. yr-1 0.05 mm. yr-1 Dénudation Delmas et al., 2008, EGU et 2.4 à 4.5 mm. yr-1 2009, QSR Recul de parois secteur des 0.2 à 0.3 Soccarades mm. yr-1 moraines à blocsDes reculs plus rapides quel abaissement des planchers: 1 à 2 mm. yr-1un modèle de genèse confirmépour les cirques pyrénéens 0,2 à 0,3 mm. yr-1 Recul de parois au stade des cirques
  34. 34. Ainsi la conservation d altérites pré quaternaires jusqu au cœur dudomaine englacé, sur les plateaux du Carlit, se comprend mieux Les Forats Till Altérite Ici, altérites à boule préservées Racine d altération dans une zone de transfluence majeureLa Balmette et implique une efficacité bien médiocre de l érosion glaciaire
  35. 35. Vitesse de formation des cirques dans l E des PyrénéesSur la base de la tranche érodée wurmienne au Carlit (3,85 m mais 5,6 m en intégrant les MES,Delmas, 2009,Thèse) il faudrait en moyenne 46 à 67 cycles comparables au Würm pour creuser la population des cirquesde rang 1 (n=1066).Sur la base du retrait des parois au Carlit ( 3,14 à 5,9 m selon le rapport de densité appliqué auxmatériaux à blocs des cirques, Delmas, 2009,Thèse) il faudrait en moyenne 44 à 83 crises paraglaciairescomparables à la crise fini-würmienne pour creuser la population des cirques de rang 1.Des valeurs beaucoup trop élevées pour correspondre date où les Pyrénées atteignent uneau nombre potentiel des cycles glaciaires dans les Pyrénées altitude compatible avec des glaciers de vallées, sur la base du modèle wurmien et en extrapolant linéairement les taux de surrection depuis 10 Ma Valeur holocène Englacement majeur attesté dans les Pyrénées 26 cycles de 40 ka Crise froide sévère et durable 10 cycles de 100 kaConclusion : en se limitant aux tranches érodées (3,14 à 5,9 m), au mieux, seuls 10 à 34 % descirques sont compatibles avec un creusement exclusivement glaciaire. Les autres intègrent desformes héritées beaucoup plus anciennes.
  36. 36. Épilogue: une montagne vivante Tentative de bilan quantifié érosion-surrectionQuelques chiffres pour la portion orientale des PyrénéesActuel:-ablation de l ordre de 0,2 à 0,4 mm par an (BV de la Têt et du Tech, transports solides;l apport des crues exceptionnelles majore ces valeurs de 0,1 mm)-surrection de l ordre de 1 à 1,4 mm par an (par comparaison de nivellement)-la montagne serait donc théoriquement en train de s accroître sensiblementPlio-quaternaire:-ablation de l ordre de 200 à 160 mm par millénaire à l Holocène, 166 mm pour le Pliocène(remblaiements du Roussillon et du plateau continental) mais seulement 50 mm parmillénaire pour l ablation würmienne sur le Carlit.-tranche érodée de 262 m sous la surface repère miocène, mesurée sur MNT du bassin del Ariège à la Cerdagne, soit 26 mm par millénaire depuis 10 Ma.-surrection maximale de l ordre de 200 à 300 mm par millénaire depuis 10 Ma, de 250 mmpar millénaire pour le Quaternaire (facettes de faille du Canigou)-le bilan serait encore à la croissance du relief sur la longue durée Les Pyrénées n ont probablement massif des Posets jamais été aussi élevées que maintenant
  37. 37. Merci de votre attention Molt gracies per su atenció Muchas gracias para su atención Many thanks for your attentionLes résultats présentés dans cette synthèse sont largement issus d un travaild équipe : Y. Gunnell, M. Delmas, A. Carter, H. Zeyen, S. Brichau, JP Aguilaret J. Michaux, D. Bourlès et R. Braucher.

×