Gazette n°3 Jeudi 15 Octobre 2015

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Festival International du Film de La Roche-sur-Yon

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Gazette n°3 Jeudi 15 Octobre 2015

  1. 1. la gazette R ESSORTISSANTE japonaise vivant à Paris, Tamaki Okamoto a créé il y a 4 ans la société de produc- tion et de distribution CaRTE bLaNChe. Son but ? Faire connaître des films d’animation d’un esthétisme particu- lier, bien loin de l’univers japonais des mangas. Aujourd’hui, elle fait sensation dans les festi- vals européens et est devenue l’une des réfé- rences de distribution d’une nouvelle vague d’animateurs indépendants. Excellence, originalité et passion sont les maîtres mots de CaRTE bLaNChe, ce qui explique son petit catalogue, rempli malgré tout de très bons cinéastes. Ce choix est justifié, comme l’ex- plique sa créatrice : «s’il y a trop de films, je ne peux pas être amoureuse de chaque film, donc je ne veux pas avoir un trop gros catalogue comme les grosses sociétés». La sélection des films se fait essentiellement sur la mise en scène, et chaque détail est im- portant. Sa spécialisation, c’est la réalisation de courts-métrages, plus propices à une création développée,une grande liberté d’expression et sans contrainte de scénario contrairement aux longs-métrages. Dans un entretien l’an dernier au Nishikata Film Review, Tamaki Okamoto explique en quoi le court-métrage lui semble être la forme la plus adaptée pour la création : Je pense que certains des grands festivals pré- sentent les courts-métrages,en les diffusant avant un long-métrage, comme une sorte d’échantil- lon. À mon avis, ce n’est pas la bonne façon de regarder ce format. Le court-métrage est parfait pour faire preuve d’une véritable créati- vité, et c’est particulièrement vrai pour l’animation. (...) Quand on réalise des longs-métrages, il faut établir un script, adopter un certain type de format. C’est entrer dans une forme conventionnelle qui limite la créativité. De mon point de vue, il est plus facile pour les cinéastes de s’exprimer en utilisant le format du court métrage.Comme je le dis toujours,il y a des festivals qui comprennent la nature pionnière des courts-métrages, et il y a ceux qui passent à côté. Avec son focus en trois volets sur le travail de Tamaki Akamoto et sa CaRTE bLaNChe, le Festi- val fait preuve d’ouverture ! pauline riché PROGRAMME 1 – 53 minutes jeudi 15 — 15h45 — Concorde 2 samedi 17 — 14h — Théâtre PROGRAMME 2 – 54 minutes jeudi 15 —17h — Concorde 2 samedi 17 — 16h15 — Concorde 2 PROGRAMME 3 – 74 minutes vendredi 16 —14h — Concorde 1 ©DR 6e TAMAKI OKAMOTO  : «J’ADORE CRÉER UNE AMBIANCE QUI DONNE ENVIE DE VIVRE, LES GENS EN ONT BESOIN» Focus  : CaRTE bLaNCHe Si la société représente des films de jeunes artistes tels que Isamu Hirabayashi (Prix Génération de la Berlinale 2011) ou Mirai Mizue (Modern No. 2), elle diffuse aussi des cinéastes expérimentaux comme AtsushiWada,qui a remporté en 2012 l’Ours d’argent à la Berlinale pour son court-mé- trage d’animation The Great Rabbit. Au cata- logue s’ajoute aussi quelques artistes non- japonais, comme Hakhyun Kim (Greeum), Cédric Dupire et Gaspard Kuentz (We Do Not Care About Music Anyway). Les courts- métrages de ces artistes japonais seront à découvrir durant le festival lors de trois pro- grammes Focus CaRTE bLaNChe «Le court- métrage est parfait pour faire preuve d’une véritable créativité» jeudi 15 octobre 2015 no 3
  2. 2. Véritable hymne à la liberté, Güeros, suit deux frères, Tomas et Sombra accompagnés de leur ami dans leur road trip. Panoramique et désabusé. Traversant Mexico, deux frères souhaitent rendre hommage à un chanteur mythique du rock mexicain. Drôle et touchant, Alonso Ruizpalacios évoque avec poésie la difficulté 40 jours de tournage, 10 ans de mon- tage, 1 quête d’inspiration. Telle est l’ambition du réalisateur chinois Ju Anqi qui nous offre un focus au coeur de la Chine rurale, en compagnie d’un poète qui se lance dans un voyage d’affaires à la recherche de vivre des jeunes mexicains et leur lutte pour l’éducation. Le suspens est de rigueur, entretenu par un artifice de mise en scène et de décalage des morceaux musicaux : le rock que l’on entend est-il celui que les protago- nistes écoutent ou celui du chanteur qu’ils re- cherchent ? Le choix du réalisateur de filmer en noir et blanc intensifie ces parts de mystère en- tourant les personnages. Émaillé de superbes plans qui jouent avec notre compréhension de ce qui hante les protagonistes, Güeros est la quête métaphorique d’une génération qui se cherche sur les pas des pères. noëlline gouhier d’inspiration. Road movie satirique, Poet on a business trip propose à ses spectateurs une quête spirituelle alléchante et une redécou- verte de soi à travers des paysages habilement mis en scène par seize poèmes de Shu. L’occa- sion pour le réalisateur de porter à l’écran un long-métrage original dont la connivence avec un personnage attachant et profondément humain demeure la clé du succès. Un film psy- chologique qui promet de faire parler de lui à l’avenir. kévin villaumé COMÉDIE Acclamé au dernier Festival de Sundance, Results, réalisé en 2015 par Andrew Bujalski, est l’incarnation au cinéma de la nouvelle comédie américaine. Cobie Smulders (vue dans How I met your mother) y joue une férue de sport. Son club de fitness va bouleverser la vie d’un adhérent (Kevin Corrigan). Nouveau riche et divorcé, il se retrouve mêlé aux vies personnelles des gérants fanatiques de sport. Au-delà de la comédie drôle et légère, un véritable questionnement sur la vie et sur la solitude mené par des acteurs attachants. jeudi 15-18 h 15-Théâtre dimanche 18-18 h 15-Concorde 2 é. l. ANIMATION Avril et le monde truqué est l’histoire animée d’une jeune fille qui vit, en 1941, dans une France aux technologies dépassées. Les savants ont disparu. Des techniques telles que la radio, l’électricité ou l’aviation n’existent pas. Soutenue par son chat qui parle, Darwin, et Julius, un jeune garçon des rues de Paris,Avril part à la recherche de ses parents. Une enquête explosive au milieu des vapeurs et du charbon, signée par Christian Desmares et Franck Ekinci. On y retrouve les voix de Marion Cotillard, Jean Rochefort ou encore Philippe Katerine. jeudi 15-14 h-Manège l. j. HUMOUR L’Élan est le nouveau film d’Étienne Labroue, un des membres des Producteurs de porcs. Cette comédie fantastique retrace l’arrivée dans une petite ville vendéenne d’une créature surnaturelle affublée d’une tête loufoque ! La curiosité, le comique et le décalage sont au centre de cette réalisation du membre de l’orchestre national du Groland. La séance dujeudi 15 octobre au Théâtre sera suivie par un concert des Producteurs de porcs au Fuzz’Yon à 22 h. jeudi-09 h 15-Théâtre vendredi 16-10 h 45-Concorde 1 é. l. Alonso Ruizpalacios AVANT PREMIÈRE jeudi 15-11h15 - Théâtre jeudi 15-21h-Manège samedi 17-20h-Concorde 2 Séances en présence du réalisateur C E SOIR AU FUZZ’YON un concert des Producteurs de porcs a lieu après la projection du film L’Élan (voir p.  3) réalisé par Étienne Labroue, un des membres. Rencontre dans la bonne humeur, sinon la déjante. Vous jouez au Fuzz’Yon ce soir : comment êtes-vous passés de la musique grolandaise à la réalisation ? Étienne Labroue: Alors c’est plutôt l’inverse. Je suis d’abord réalisateur et la musique est un hobby. On a rencontré Sylvain, le réalisateur de Groland, qui jouait du cor de chasse. Il nous a proposé d’enregistrer le générique, ce qui a donné «God save the president». L’Élan a été exclusivement tourné en Vendée. Pourquoi avez-vous choisi ce retour aux sources ? É.L.: J’ai une maison de famille en Vendée, entre Pouzauges, les Herbiers et Chantonnay. J’aime bien le décor et puis le premier finan- cement classique a été celui de la région Pays de Loire, donc ça nous semblait être une évidence financière de tourner en Vendée. La réalisation de L’Élan a été possible grâce au crowdfunding sur une plate-forme participative. Les financements classiques ont refusé leur aide, comment avez-vous convaincu Bernard Montiel ou François Morel de participer à l’aventure ? É.L.: Tout ça c’est une légende ! On a eu des financements de la part de KissKissBankBank grâce à des fans et d’ailleurs nous en profitons pour les remercier,mais aussi des Pays de la Loire,de la SOFICA,d’une société de coproduction au Luxembourg,et du CNC.Mais il y aussi eu un apport des Producteurs de porcs, un investissement de ma part avec mon frère et de la famille en général.Après pour Bernard Montiel,on a écrit le scé- nario en pensant à lui,en tant que caricature de l’animateur,en ajoutant son nom au scénario. On lui a montré, il a accepté et a été payé comme les autres! François Morel a accepté pour l’originalité du film. Venons-en à vos talents musicaux : en 2012, vous sortez votre premier et dernier album, pourquoi avoir choisi de n’en réaliser qu’un ? Les Producteurs de porcs: Cet album n’a pas de vocation commerciale, c’est récréatif pour nous de jouer. On fait principalement des reprises, parfois inconnues, de morceaux pas encore sortis. On se fait plaisir pour faire plaisir au public alors on ne fait pas payer pour l’album. De toute façon,on pense qu’ils ne méritent même pas de payer pour des reprises du genre (rires).On joue soit dans des concerts gratuits,soit à but carita- tif ou alors en concert privé. En plus, on ne fait que six concerts par an! On paye simplement le batteur. Premier et dernier album car c’est aussi le meilleur! Vous êtes l’orchestre national du Groland, cela vous a-t-il permis de vous faire connaitre davantage ? P.P.: Bien sûr, on joue dans les manifestations grolandaises, au fes- tival du film grolandais, etc. On a aussi joué pour un jumelage avec Montmartre ainsi que pour des événements à but non-lucratif. Après Les Producteurs de porcs, L’Élan, avez-vous d’autres projets artistiques ? P.P.: Marc, le co-réalisateur, est musicien, c’est un peu le seul vrai musi- cien (rires). Sylvain prépare un long-métrage et Piggy Pop prépare un one-man-show:«La Serpillière humaine».On a tous des projets de côté. Pourquoi vous appelez-vous «Les Producteurs de porcs» ? P.P.: Et pourquoi pas? En 1999, c’était la première crise dans le secteur du porc. François Bayrou a lancé un appel qu’on a repris  : «il faut en- tendre le cri des Producteurs de porcs !» paul boschet & élise leclerc FOCUS SUR LES PRODUCTEURS ENTRETIEN Élevage Post-punk Concert au Fuzz’Yon à 22h00 ©ARP SELECTION ©PATHÉ © DR GÜEROS POET ON DE PORCS De l’art ou du cochon Ça va nous «pâté» aux oreilles ! Après la projection du film L’Élan d’Étienne Labroue (voir p. 3), c’est l’occasion de venir voir «Les Producteurs de porcs» ce soir au Fuzz’Yon à partir de 22 heures. Les Producteurs de porcs, c’est un groupe de rock/post punk déjanté grolandais, mélant guitare électrique, kazoo et cor de chasse. Enchainant des reprises sauce porcine, le groupe de la Presipaute sait déchainer le public en un mélange de grand n’importe quoi et c’est Christophe Salengro lui même qui s’occupe «des gesticula- tions». La nuit promet d’être chaude et sauvage. Ju Anqi PREMIÈRE FRANÇAISE jeudi 15-20h15 - Concorde 2 vendredi 16-11h-Concorde 2 samedi 17-11h30-Concorde 2 Séances en présence du réalisateur A BUSINESS TRIP
  3. 3. Michael Almereyda donne une version amé- ricaine moderne du Roméo et Juliette de Shakespeare. Un gang de motards, dealers à leurs heures perdues et des flics corrom- pus autour d’une histoire d’amour impos- sible, c’est Cymbeline. Mené par le King Cymbeline, Ed Harris incarne un personnage sombre et sans scrupule. Entre mensonges et intrigues, les affrontements s’enchaînent dans un décor de banlieue américaine. Férus des films d’amour comme des films d’ac- tion, vous trouverez votre compte devant cette adaptation des plus dépaysantes, interprétée par un palmarès d’acteurs : Ethan Hawke, Milla Jovovich, Penn Bagdley. Venez découvrir aussi les talents du réalisateur sur le festival avec son dernier film Experimenter, un biopic scienti- fique et psychologique sorti en 2015. aurélie basseux Être père,c’est avoir du pouvoir sur ses enfants. C’est nouer une relation respectueuse entre deux personnes proches. Et c’est bien là une relation paternelle qui s’exerce entre Vincent Lindon et Alain Cavalier, entre deux politiciens qui n’hésitent pourtant pas à user d’un jeu complexe fait de déstabilisation, de malice et de destruction de l’autre pour parvenir à leurs fins. Oscillant entre la fiction et le documen- taire, l’œuvre d’Alain Cavalier met en scène une subtile réciprocité entre jeu d’acteur et jeu exercé en politique. C’est donc avec son habituelle tendance à l’expérimentation que le réalisateur de Thérèse signe un long-mé- trage ancré dans la réalité politique et sociale d’aujourd’hui qui rappelle à tout un chacun que «la vie est un théâtre dont nous sommes tous les acteurs». kévin villaumé Le Grand Jeu a été réalisé par Nicolas Parisier en 2015. Ce premier long-métrage s’est ins- piré de l’affaire dite de Tarnac, sabotage d’une ligne TGV en 2008. André Dussolier y campe un conseiller politique froid et calculateur. Magouilles et manipulations au sein du milieu ministériel : Melvil Poupaud incarne un écri- vain à qui l’on ment sur le véritable but de son écriture. Faux-semblants, retour dans un passé mystérieux, Nicolas Parisier exploite le sombre domaine politique ; seul l’amour peut être sauvé. Concourant dans la catégorie Compéti- tion internationale, Le Grand Jeu a l’ambition de traiter une fable politique à la manière d’un thriller. Pour renverser un homme d’État, tous les coups sont permis.Un écho à notre actualité politique fragile ? élise leclerc CYMBELINE LE GRAND JEU Michael Almereyda Alain Cavalier Nicolas Parisier jeudi 15 - 16h15 - Manège vendredi 16 - 16h - Théâtre jeudi 15 - 14h- Théâtre Présenté par Vincent Lindon jeudi 15 -20 h 45 - Théâtre vendredi 16 -10 h 45 - Concorde 1 VU EN SALLE Directrice de publication Claudine Paque Encadrement éditorial Francis Mizio et Samuel Jan Rédaction étudiants de l’IUT de La Roche-sur-Yon, département Information et communication Impression: Belz, La Roche-sur-Yon Festival international du film de La Roche-sur-Yon @Festival_Film85 #FestFilmLRSY Tout le programme du festival sur www.fif-85.com et sur tinyurl.com/fif2015 PREMIÈRE FRANÇAISE SORTI EN 2011 AVANT- PREMIÈRE ©PATHÉ©GEKO FILMS ©THIBAULT GRABHERR PATER Une classe de lycée, hier à 14h15, lors de la projection de Camille redouble de Noémie Lvovsky en présence des rédacteurs du magazine Répliques. Retrouvez les photographies des étudiants de la rédaction sur tinyurl.com/photosfifiut ©PAULINE GAUTIER

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