Gazette n°4. Vendredi 16 Octobre

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Gazette n°4. Vendredi 16 Octobre. Festival International du Film de La Roche-sur-Yon

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Gazette n°4. Vendredi 16 Octobre

  1. 1. la gazette L E FESTIVAL international du film de La Roche-sur-Yon présente une sélection de films pour jeune public et scolaires.Recueildeleurressenti. Ce mardi matin, après Cric Crac !, un ciné-conte en musique,Elzio raconte : « à la fin quand ils ont  monté la chaise, j’ai fait woaw ! ». « C’était génial,  les images étaient très belles ». La façon d’alterner conte et dessins animés a su rendre attentifs les plus petits, sou- tient leur professeure, ravie. À la sortie de Phantom boy (voir p. 3), mercredi matin, un film totalement dépaysant pour les enfants, les élèves de La Boissière-des-Landes livrent leurs impressions : « Drôle et triste », Louna, 9 ans. Robin souhaite revenir avec ses parents sur le Festival pour revoir ce film. Les plus petits ont parfois eu peur; d’autres trouvent que c’était une « idée bien imaginée ». Anne-Lise, leur maî- tresse estime que les plus jeunes ont été assez impressionnés, voire captivés par l’ambiance du film. « C’était différent quoi »,Jules, 10 ans. Issu de l’école du Sablier du Frêne de Saligny, Jules est déstabilisé par le graphisme de ce film qui sort des dessins animés habituels. « Ce n’était pas les bonnes images »,dit-il même si insiste-t-il « à la fin c’était marrant ».Mme Richard, leur professeure souligne effectivement l’ori- ginalité du film mettant en scène un enfant malade; thème qui sort un peu de ceux qu’ils peuvent régulière- ment voir au cinéma. Welcome suscite, pour sa part, de nombreuses réactions et va donc être analysé en classe. «Ça montre plus la réalité des migrants. C’était  touchant », Chloé et Élodie, 13 ans. « Nous  allons  exploiter  ce  film  sur  les  migrations à partir de la fiction de Bilal.  Pourquoi  est-il  parti ?  Comment  a-t-il  transité ?  Pourquoi  est-il  à  Calais ?  Où  veut-il aller et pourquoi ? Ça sera aussi étudié en  anglais et en français »,explique M.Lafon,profes- seur de géographie qui encadre les élèves de 4e du collège Édouard-Herriot. Assen, 13 ans, donne son point de vue  : « j’ai  préféré la scène où Bilal traverse la Manche. Je me  suis posé des questions pendant le film : comment  faisaient les gens pour passer la frontière ? J’ai beau- coup entendu parler des migrants aux informations ». Premier objectif atteint pour le Festival : satis- faire le jeune public. Les enfants sont ravis et sont prêts à revenir avec leurs parents. Ils pour- ront découvrir ce week-end une mystérieuse créature débarquant en Vendée avec L’Élan ou encore la traversée de Sacha à la recherche du célèbre navire de son grand-père dans Tout en haut du monde. Réactions, sensations, originalité, le Festival éveille la sensibilité des plus petits comme des plus grands, qui pour certains ont vécu cette semaine leur première expérience du grand écran. Ces observateurs hors pair que sont les enfants ressortent avec des questions plein la tête. propos recueillis par aurélie basseux & noëlline gouhier © CARLA SAINDRENAN 6e «J’AI ADORÉ» ROBIN, 10 ANS «ORIGINAL ET BIZARRE» LÉA, 10 ANS vendredi 16 octobre 2015 no 4 ELZIO, 10 ANS : «À LA FIN... J’AI FAIT WOAW !»
  2. 2. Simon, jeune adolescent de 16 ans, traverse la vie à toute allure sur son skate jusqu’au moment où il doit se heurter à un événe- ment tragique : le cancer qui va bouleverser la construction de son identité en plein essor. «Il y a des hauts et des bas parce que ce que nousapportecettevieestparfoismieux,parfois Jason Segel (How I met your mother, Sex tape) laisse de côté la comédie et se méta- morphose pour The End of the tour, un drame sous forme de road movie. Jesse Eisenberg (The Social Network) interprète un jeune jour- naliste du magazine Rolling Stone, David Lipsky qui, en 1996, mène l’interview d’un romancier phare de sa génération, David moins bien que ce qu’on imaginait».Simon est accablé par l’écroulement de ses certitudes. La transformation d’un jeune homme jovial en un adolescent alité et mélancolique est d’un réalisme poignant. «Quand on envisage sa propre mort, ce qui est pénible c’est qu’on se demandefatalement:qu’est-cequivaresterde moi?»: la mort plane sur cette famille,pesante et évoquée à demi-mot. Simon, chancelant sur son skate, espère retrouver un équilibre perdu et feint de connaître une vie normale aux côtés d’une attachante bande d’amis. laurène cognon & romane boulanger Foster Wallace. Se basant sur de vrais enregis- trements, le réalisateur James Ponsoldt signe un film mené par des acteurs touchants. La visite du journaliste nous dévoile un auteur pudique et timide qui se cache derrière le personnage de David Foster Wallace, auteur dépressif qui a mis fin à ses jours en 2008. Une rencontre saisissante entre ces deux per- sonnages que tout éloigne et qui pourtant nouent des liens puissants en quelques jours seulement ! élise leclerc, annaïc leroux & johanna blond TRAGÉDIE Cymbeline est une tragédie de 1611 adaptée au XXIe siècle par Michael Almereyda. Le King Cymbeline est représenté par le chef d’un gang hors- la-loi. Ce n’est plus dans une ambiance de chevaliers et de seigneurs que les affrontements éclatent mais dans les banlieues américaines. Roi d’un groupe de dealers, il veut empêcher à tout prix l’amour de sa fille pour Posthumus. Intrigues et mensonges alimentent ce récit décalé. Cette première adaptation rend hommage à Shakespeare. vendredi 16-16h-Théâtre A. B. ACTION – COMÉDIE 1969, le premier homme est envoyé sur la Lune, mais les États-Unis craignent pour leur réputation si la mission Apollo 11 échoue. Ils envoient Tom Kidman (Ron Perlman), agent de la CIA, rencontrer Stanley Kubrick et le convaincre de réaliser un film truqué sur la réussite de la mission.Au lieu de trouver le réalisateur, il tombe sur Jonny (Rupert Grint), manager raté d’un groupe de rock hippie et qu’il ne peut supporter. Pour réussir la mission, ils vont devoir faire équipe. Cette comédie déjantée réalisée par Antoine Bardou- Jacquet sera diffusée en avant-première, trois mois avant sa sortie en salle. vendredi 16-20h15-Concorde 1 dimanche 18-16h15-Manège P.R. POLAR ENFANTIN Le petit Léo – grâce à sa capacité de s’envoler hors de son corps pour devenir un «fantôme» – nous transporte au cœur d’un New-York peuplé de personnages attachants où chacun parvient à trouver sa place. L’univers évoque avec malice celui des super-héros : un monde où chacun peut espérer devenir une idole à coup de persévérance. Une histoire édifiante rappelant à tout un chacun que, malgré la présence de la maladie, tout reste possible.À mi-chemin entre l’enquête policière et le rêve, entre le sérieux et le burlesque, Phantom boy se destine à toute la famille. vendredi 16-14h-Manège dimanche 18-10h30-Théâtre K.V. Caussé & Martin PREMIÈRE FRANÇAISE vendredi 16-9h15-Théâtre vendredi 16-20h45-Théâtre En présence de l’équipe du film S IVOUSneconnaissezpasJoëlleetChantal,nemanquez pas de les rencontrer sous le chapiteau ; elles sauront vous faire rire par leur bonne humeur permanente. Après avoir été spectatrices à Cannes et Avignon, ces deux cinéphiles assidues s’impliquent en tant que bénévoles au Festival de La Roche- sur-Yon.Présentes toute la semaine,elles nous narrent l’envers du décor. Pourquoi avez-vous décidé d’être bénévoles sur le Festival international du film de La Roche-sur-Yon? Chantal : Je suis une passionnée de cinéma et en parti- culier celui d’art et d’essai. J’aime beaucoup le cinéma du patrimoine en noir et blanc, les films américains des années 45 d’après-guerre jusqu’aux années 60. Je fais partie des personnes qui sont à l’origine de la création de l’association Festi’Clap,qui,avec l’aide de Paolo Moretti,organise une soirée par mois au Concorde. Les bénévoles y choisissent un film. Lors de cette soirée, Festi’Clap se charge de l’animation et d’une rencontre avec un comé- dien,unmetteurenscène…Depuissacréationen2001nousnousmet- tons chaque année à disposition du Festival.50 bénévoles sont présents pour cette édition. Joëlle : Je ne suis pas de La Roche-sur-Yon mais Chantal, mon amie avec qui je partage cette passion du cinéma, m’a invitée, a posé ma candida- ture et j’ai été acceptée. C’est avec grande joie que je suis venue. En quoi consistent les missions des bénévoles? C. : Il y a différents postes : les chauffeurs, les hôtes de salle, le contrôle des tickets, les permanences pour renseigner le public sur le Festival. Chacun choisit son poste. J. : On est là pour le plaisir. C. : Selon les années, je change de poste. Je me suis déjà occupée des invités, mais aussi du contrôle des tickets des spectateurs avant le film. Cette année, je suis avec Joëlle, en permanence sous le chapiteau, Place Napoléon. Le Festival évolue-t-il d’année en année? Chantal : À son commencement en 2001,la programmation était davan- tage centrée sur l’ouverture au monde avec des films très appréciés par le grand public. L’ancien directeur du Concorde, Yannick Raix avait un autre regard sur le cinéma, plutôt pointu et exigeant.Depuis l’an dernier avec l’arrivée de Paolo Moretti, le Festival est plus proche du public, des Yonnais et de la municipalité, proposant tant des films populaires que de recherche qui ne peuvent que nous questionner sur le monde,l‘être humain,et les su- jets sociétaux…Tout le monde peut se retrouver dans ce panel de films. Recommanderiez-vous cette expérience à d’autres personnes? Joelle : J’en suis la preuve vivante. En effet, c’est Chantal qui m’a invitée à rejoindre l’équipe de bénévoles. Pour moi, c’est la première fois et je suis très contente ; je me suis bien adaptée. C’est très convivial et c’est très stimulant d’être aux côtés de personnes de tout âge, des jeunes et des moins jeunes. Chantal : Cette expérience est une richesse humaine.L’objet d’un festival ne réside pas seulement dans la projection de films c’est aussi créer du lien social,faire des rencontres,échanger sur des films,faire découvrir la ville, la région. Le Festival est un réel atout pour la Ville. aurélie basseaux & noëlline gouhier FOCUS SUR LES BÉNÉVOLES ENTRETIEN Joëlle &Chantal © ARP SELECTION © FRANÇOIS FARELLACCI ©  BERTILLE VIOLAIN SIMON THE END OF THE TOUR James Ponsoldt PREMIÈRE FRANÇAISE vendredi 16-18h15-Manège dimanche 18-14h- Concorde 1 «CETTE EXPÉRIENCE EST UNE RICHESSE HUMAINE».
  3. 3. «Je ne veux jamais faire le portrait de quoi que ce soit. » La remarque peut paraître étonnante pour un réalisateur, scénariste et écrivain. Le discret Andrzej Żuławski est réputé pour avoir tournéavecdegrandsnomsducinémafrançais, de Romy Schneider à Isabelle Adjani, et avoir réalisé pas moins de treize longs-métrages. Au- jourd’hui, 15 ans après avoir signé son dernier film,leréalisateurdeL’Importantc’estd’aimerse replace derrière la caméra en adaptant à l’écran Cosmos, le roman psychologique déroutant de Witold Gombrowicz contant l’histoire d’un étudiant en pension dans une auberge emplie de secrets. Un pari risqué qui a valu à Cosmos le Léopard d’Argent de la meilleure réalisation au Festival de Locarno, et à Żuławski un retour retentissant sur la scène internationale. kévin villaumé Documentaire poignant sur la vie de Matt Elliott, musicien à la personnalité torturée, WhatafuckamIdoingonthisbattlefield(tradui- sible par: «Bordel, qu’est-ce-que je fous-là?») a été réalisé par Nico Peltier et Julien Fezans en 2012.Connu pour ses travaux dark drum’n’bass sous l’étendard Third Eye Foundation, Matt Elliott est suivi en studio et en tournée. Une immersionau sein de la création,de la musique électronique et au coeur de la vie artistique. Que faire après le succès? La vie quotidienne d’un artiste comme champ de bataille–le fameux battlefield–dans lequel Matt Elliott se dévoile. Le Fuzz’Yon accueillera la projection de ce documentaire le vendredi 16 octobre à 22 h. Elle sera suivie d’un concert donné par un des acteurs du film. élise leclerc «Tout le monde savait que Bush allait déclen- cher les hostilités,mais on ne savait pas la date. J’avais peur pour ma famille, et je voulais docu- menter ce moment historique» (Le Monde). Homeland est un documentaire de 5 heures et 33 minutes découpé en deux parties. Côtoyez des habitants d’Irak, avant et après l’interven- tion américaine de 2003 : Abbas Fahdel, réa- lisateur irakien, suit pendant un an sa famille dans la crainte permanente d’une guerre immi- nente. Le deuxième acte dépeint l’horreur des combats quotidiens.Ce film est un témoignage sans tabou, questionnant les rapports entre les hommes sur Terre. Homeland a déjà été récompensé au festival Visions du réel à Nyon, au Festival du film de Lacarno et au festival du documentaire international de la DMZ. lise jacob COSMOS HOMELAND Andrzej Żuławski Fezans & Peltier Abbas Fadhel vendredi 16-18 h 15-Théâtre dimanche 18-18 h 00-Concorde 1 En présence de Paulo Branco vendredi 16 - 20h - Fuzz’Yon En présence des réalisateurs vendredi 16 -14 h 15 - Concorde 2 En présence du réalisateur Vous n’avez peut-être pas noté leur pré- sence, mais des réalisateurs de l’ombre œuvrent pour une diffusion active des événements du Festival… Gros plan sur l’atelier audiovisuel composé d’étu- diants du département Infocom de l’IUT de La Roche-sur-Yon. « On  est  une  équipe  !  C’est  ce  qui  permet  une  bonne  dynamique,  on  est  motivé  ensemble,  on  s’entraide ». D’une émulation à toute épreuve, dès l’aube, ils partent à la recherche d’images enrichissant l’image du Festival et leur expé- rience.Ils collaborent étroitement avec l’équipe du Festival pour pouvoir partager sur le Web la présence des invités, qui se prêtent très aima- blement à l’exercice. Leur présence est aussi requise sur les événements du Festival, telle la cérémonie d’ouverture de lundi. « Sans oublier le montage ! ». Cette étape phare de la production se déroule au sein de leur QG, à l’abri des regards indiscrets. Phase cru- ciale: « il faut que ce soit parfait ! », le montage a une part capitale dans l’atelier Web TV (à voir ici  :www.fif-85.com). Leur encadrant, Philippe- André Cossais, témoigne de la motivation et du sang-froid des étudiants face aux aléas ou lorsqu’il s’agit d’aller à la rencontre de VIP. La plupart d’entre eux ont déjà bénéficié d’un enseignement en audiovisuel dans le cadre de leur formation. Leur implication sur le Festival ne fait que confirmer leur projet profession- nel et sera une expérience à valoriser lors de futures candidatures. « Les étudiants sont désor- mais capables d’être sur le coup rapidement et effi- cacement », garantit leur encadrant, satisfait de la performance de son équipe. laurène cognon & romane boulanger ZOOM SUR LES CAMÉRAS... DE L’IUT Directrice de publication: Claudine Paque Encadrement éditorial: Francis Mizio et Samuel Jan Rédaction: étudiants de l’IUT de La Roche-sur-Yon, département Information et communication Impression: Belz, La Roche-sur-Yon Festival international du film de La Roche-sur-Yon @Festival_Film85 #FestFilmLRSY Tout le programme du festival sur www.fif-85.com et sur tinyurl.com/fif2015 PREMIÈRE FRANÇAISE PROJECTION + CONCERT AVANT- PREMIÈRE © CETROBO.COM© MARS DISTRIBUTION © SPRI WHAT A FUCK AM I DOING ONTHIS BATTLEFIELD

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