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Etat des lieux des actions de prévention des addictions en
2013
en Deux-Sèvres
Réalisé par l’IREPS Poitou-Charentes en p...
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Sommaire
1. Contexte et origine de la demande : ...........................................................................
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A- Le programme TABADO auprès des apprentis................................................................................
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2.	Objectifs	du	réseau	addiction	en	2014	:	
Objectif général :
Appuyer l’élaboration du Plan Départemental MILDECA des D...
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A - Données extraites du Baromètre santé 2010 – INPES sur les addictions en Deux-Sèvres.
Tabac :
La consommation de taba...
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Mortalité prématurée liée à la consommation de tabac dans les Deux-Sèvres
Alcool :
On constate une diminution globale de...
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Mortalité liée à la consommation d’alcool dans les Deux-Sèvres
Mortalité prématurée liée à la consommation d’alcool dans...
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Tableau de bord santé-
social des Pays et
Communautés
d'agglomération de la
région Poitou-Charentes -
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Poito...
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Financé par l'Agence Régionale de la Santé Poitou-Charentes et mis en œuvre par l'Observatoire régional de
la santé Poit...
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C - Le territoire de la CAN
Dans la CAN, on note un taux comparatif de mortalité liée à la consommation de tabac 2007-2...
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C – Communauté de communes du Thouarsais
On note une surmortalité significative liée au tabac chez les hommes et chez l...
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En haut Val de Sèvres, le Taux comparatif de mortalité liée à la consommation de taba...
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L’IREPS Poitou-Charentes coordonne depuis 2010 un réseau d’acteurs en addictologie qui travaille dans le
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B - Les territoires
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Il est à noter que le découpage des territoires a changé au 1er
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C - Interventions et projets
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D- Le public
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Les publics les plus touchés par les actions de prévention des addictions (en nombre de pe...
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Analyse et recommandations :
Les dynamiques s’adressent en priorité à des publics captifs plus faciles à mobiliser et p...
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E- Les thèmes
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La prévention des addictions de manière globale est le thème d’intervention le plus prése...
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Analyse et recommandations :
Les dynamiques en matière de réduction des risques en milieu festif recensées ici sont pri...
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F - Les types d’interventions
Note de lecture
Les types d’interventions les plus utilisés sont les « ateliers d’échange...
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On peut citer pour exemple les interventions de l’ANPAA dans les classes de Collège durant lesquels
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Objectifs
stratégiques du plan
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Objectifs
stratégiques du plan
national MILDT
Epidémiologie/
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Objectifs
stratégiques
Epidémiologie/
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6	-	Présentation	d’actions	et		programmes	validés	ou	prometteurs		
Définition d’une action probante :
Pratique, interve...
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Le programme Tabado comprend trois étapes : une réunion générale par classe, une consultation individuelle
et une séque...
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L’adolescence est une période de « conquête progressive de l’autonomie qui conduit à pouvoir se séparer de
ses parents ...
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Plus d’informations:
MARIA ANTONIA GOMILA, CARMEN ORTE, LLUÍS BALLESTER / Le Programme de compétences familiales
en Esp...
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Source : INPES http://inpes.sante.fr/evaluation/connaissances-interventions.asp
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D - Les facteurs clés d’action auprès des adolescents
Le bien-être : une porte d’entrée pour une approche globale de la...
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7	-	Préconisations	
Au vu des éléments que nous avons recueillis nous pouvons dire que le territoire est bien couvert, ...
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- Intégrer les programmes dans le cursus scolaire et d’apprentissage, ce qui impliquera un travail avec
les partenaires...
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Diagnostic addiction Deux-Sèvres

  1. 1. 1 Etat des lieux des actions de prévention des addictions en 2013 en Deux-Sèvres Réalisé par l’IREPS Poitou-Charentes en partenariat avec les membres du Réseau Addictions 79 de Juin à Décembre 2014 Avec le soutien de
  2. 2. 2 Sommaire 1. Contexte et origine de la demande : ..................................................................................................................................3 2. Objectifs du réseau addiction en 2014 :.............................................................................................................................4 3. Données épidémiologiques locales en lien avec les structures de prise en charge :.........................................................4 A - Données extraites du Baromètre santé 2010 – INPES sur les addictions en Deux-Sèvres. ............... 5 B - Le territoire du Pays Mellois............................................................................................................... 9 C - Le territoire de la CAN...................................................................................................................... 10 C – Communauté de communes du Thouarsais.................................................................................... 11 D - Le Pays du Bocage Bressuirais.......................................................................................................... 11 E – Le Pays de Gâtine............................................................................................................................. 12 F – Le Pays du Haut val de Sèvres.......................................................................................................... 13 G – En Deux-Sèvres................................................................................................................................ 13 4. Présentation des résultats du recensement des actions sur le thème des addictions en Deux-Sèvres :.........................15 A - Cartographie des actions.................................................................................................................. 15 B - Les territoires.................................................................................................................................... 16 C - Interventions et projets.................................................................................................................... 18 D- Le public ............................................................................................................................................ 20 E- Les thèmes......................................................................................................................................... 22 F - Les types d’interventions.................................................................................................................. 24 5 - Présentations des besoins et des recommandations pour la mise en place du plan départemental exprimés par les acteurs du réseau addiction 79 (cf Tableau ci-dessous)......................................................................................................25 6 - Présentation d’actions et programmes validés ou prometteurs....................................................................................29
  3. 3. 3 A- Le programme TABADO auprès des apprentis.................................................................................. 29 B - Développement ou renforcement des Compétences Psycho-Sociales : Programme SFP............... 30 C- Interventions validées ou prometteuses pour les plus de 10 ans..................................................... 31 D - Les facteurs clés d’action auprès des adolescents.......................................................................... 34 7 - Préconisations..................................................................................................................................................................35 1. Contexte et origine de la demande : Lors de la réunion du 19 mars 2014 la Préfecture a rencontré les différents acteurs en addictologie des Deux- Sèvres et a souhaité les consulter afin de définir localement les priorités du Plan local 2014/2018 de lutte contre les drogues et les conduites addictives. Celui-ci vise à décliner à la fois : - les priorités du Plan gouvernemental ( http://www.drogues.gouv.fr/fileadmin/user_upload/site- pro/03_plan_gouv/01_plan_gouv_2013-2017/pdf/plan_gouvernemental_drogues_2013-2017_DF.pdf ) - les priorités stratégiques de la plateforme « Santé Mentale – Addictions » de l'ARS mise en place en 2014 dans le but de répondre aux objectifs du Schéma Régional de Prévention. (http://www.ars.poitou- charentes.sante.fr/La-sante-mentale-la-preventio.171149.0.html) Le réseau Addictions 79 se propose d’être contributeur dans la définition des orientations de l'axe prévention du plan départemental MILDT. L’Instance Régionale d’Education et de Promotion de la Santé (IREPS), qui anime ce réseau, a été missionnée pour réaliser une analyse des besoins en matière d’éducation pour la santé sur le territoire. Pour ce faire, l’IREPS a recensé les besoins des professionnels du territoire et a réalisé une cartographie des actions collectives de prévention réalisées en 2013, afin de définir des pistes de travail pour un programme d’action départemental (2014-2015).
  4. 4. 4 2. Objectifs du réseau addiction en 2014 : Objectif général : Appuyer l’élaboration du Plan Départemental MILDECA des Deux Sèvres (en lien avec les opérateurs de terrain) en assurant la concertation et la coordination des opérateurs de terrain de prévention des addictions en Deux Sèvres Objectifs opérationnels : Recenser les actions collectives et les acteurs en addictologie qui agissent sur les territoires des Deux Sèvres visant à analyser la répartition de ces actions au regard des besoins épidémiologiques Participer à la mise en œuvre du Plan départemental (volet Prévention) en animant un groupe de travail autour des priorités locales de population ou des territoires ciblés et exploiter les résultats. Présenter les résultats de la priorisation des objectifs et des actions en plénière lors de la réunion de lancement de l’appel à projet MILDTCA. Mobiliser les acteurs pour définir les actions prioritaires à mettre en place en 2015. Relayer les plans nationaux et régionaux et toutes informations sur les addictions. Participer aux réunions de l’axe 3 du plan départemental sur le volet promotion et valorisation de réseaux départementaux ou régionaux en matière d’addictologie coordonné par les 2 CSAPA. 3. Données épidémiologiques locales en lien avec les structures de prise en charge : Les données ci-dessous sont antérieures à la réforme territoriale de janvier 2014. Les frontières des territoires décrits dans la cartographie et dans l’analyse, ont donc été modifiées.
  5. 5. 5 A - Données extraites du Baromètre santé 2010 – INPES sur les addictions en Deux-Sèvres. Tabac : La consommation de tabac est en augmentation nationale chez les femmes. Mortalité liée à la consommation de tabac dans les Deux-Sèvres C’est sur le territoire de santé des Deux-Sèvres, puis sur celui de Charente-Maritime Sud Est que les taux comparatifs de mortalité chez les hommes sont les moins importants avec une différence significative par rapport aux taux observés en France. Les taux observés chez les femmes sont moindres que chez les hommes. Ils sont également moins importants dans la région qu’en France, dans les Deux-Sèvres et dans la Vienne par rapport aux valeurs nationales.
  6. 6. 6 Mortalité prématurée liée à la consommation de tabac dans les Deux-Sèvres Alcool : On constate une diminution globale de la consommation quotidienne chez les 15-75 ans, une consommation hebdomadaire d’alcool fort plus importante dans la région (20 % vs 16 %) et un usage régulier (10 fois/mois) plus important dans la région chez les lycéens (26 % vs 21 %). La consommation d’alcool est en cause dans 35% des accidents de la route en Deux Sèvres (donnée Préfecture mission sécurité routière).
  7. 7. 7 Mortalité liée à la consommation d’alcool dans les Deux-Sèvres Mortalité prématurée liée à la consommation d’alcool dans les Deux-Sèvres Alcool : Une diminution globale de la consommation quotidienne chez les 15-75 ans, une consommation hebdomadaire d’alcool fort plus importante dans la région (20 % vs 16 %) et un usage régulier (10 fois/mois) plus important dans la région chez les lycéens (26 % vs 21 %). La consommation d’alcool est en cause dans 35% des accidents de la route en Deux Sèvres * Préfecture mission sécurité routière.
  8. 8. 8 Tableau de bord santé- social des Pays et Communautés d'agglomération de la région Poitou-Charentes - Octobre 2014 Poitou- Charentes Deux-Sèvres Bocage Bressuirais CA Niort Gâtine Haut Val de Sèvre Mellois Thouarsais Mortalité Nombre annuel moyen de décès Hommes 9456 1894 228 474 464 147 285 241 Femmes 8578 1687 185 428 416 154 250 208 Taux comparatif de mortalité liée à la consommation d'alcool 2007-2011 (pour 100 000 hab.) Hommes 61 55 65 51 52 55 61 58 Femmes 14 14 15 17 12 16 17 10 Taux comparatif de mortalité liée à la consommation de tabac 2007-2011 (pour 100 000 hab.) Hommes 226 210* 207 242 193* 185* 195* 244 Femmes 78 74 70 66* 75 80 78 91
  9. 9. 9 Financé par l'Agence Régionale de la Santé Poitou-Charentes et mis en œuvre par l'Observatoire régional de la santé Poitou-Charentes, le tableau de bord santé-social des Pays et Communautés d'agglomération de Poitou-Charentes vient compléter la démarche des diagnostics santé-social réalisés sur certains de ces territoires. Il vise à offrir un panorama régional des principaux indicateurs traités dans le cadre de ces diagnostics. Le tableau de bord montre des écarts forts entre les Pays et Communauté d’agglomération. Ainsi, on note que le Taux comparatif de mortalité liée à la consommation d'alcool 2007-2011 (pour 100 000 hab.) est plus fort chez les hommes dans le bocage Bressuirais tandis que le Taux comparatif de mortalité liée à la consommation de tabac 2007-2011 (pour 100 000 hab.) est bien plus important dans la CAN chez les hommes et en Haut val de sèvres chez les femmes. B - Le territoire du Pays Mellois Selon le tableau de bord cité précédemment, la part des décès attribuée au tabac est moins importante dans le Pays Mellois que dans la région du Poitou-Charentes et équivalente pour les femmes. En revanche, le Taux comparatif de mortalité liée à la consommation d'alcool 2007-2011 (pour 100 000 hab.) chez les femmes est plus important que le taux des Deux-Sèvres et de Poitou-Charentes (mais le même que celui de la CAN). Les structures de soins et de prévention existantes sur le territoire en 2014 : Le Centre de soins d’accompagnement et de prévention en addictologie du Sud Deux Sèvres accueille, informe des personnes dépendantes et leur entourage, et propose une prise en charge médicale, psychologique, sociale et éducative. Nouvelle vie sans alcool et Alcool Assistance la Croix d’or interviennent sous forme de permanence sur le Mellois. Le Centre d’Accueil et d’Accompagnement à la Réduction de risques pour Usagers de Drogues CAARUD AIDES 79 assure un service mobile tous les 15 jours sur le Mellois en direction des usagers, et propose du matériel à usage unique.
  10. 10. 10 C - Le territoire de la CAN Dans la CAN, on note un taux comparatif de mortalité liée à la consommation de tabac 2007-2011 (pour 100 000 hab) chez les hommes plus important dans la CAN (242) que le taux en Poitou-Charentes. Il semble donc que cette thématique doit être définit comme prioritaire. Il en est de même pour l’alcool car le taux comparatif de mortalité liée à la consommation d'alcool 2007-2011 (pour 100 000 hab.) chez les femmes est plus important que le taux en Poitou-Charentes (idem que pour le mellois). Les structures de soins et de prévention existantes sur le territoire en 2014 : Le Centre de soins d’accompagnement et de prévention en addictologie du Sud Deux sèvres accueil, informe des personnes dépendantes et leur entourage, prise en charge médicale, psychologique, sociale et éducative. Des consultations pour les 12-25 ans sont organisées par la Maison des Adolescents AGORA 79. La consultation de tabacologie du Centre Hospitalier de Niort qui assure des missions d’accueil, d’orientation, d’accompagnement et de prévention en direction des personnes dépendantes au tabac. L’association AL-ANON NIORT "L'essentiel d'abord" propose des permanences une fois par semaine. Les associations Nouvelle vie sans alcool, Alcool Assistance la Croix d’or et les Alcooliques anonymes interviennent sous forme de permanence sur le territoire pour aider et accompagner les personnes et l’entourage en difficulté avec l’alcool. Le centre d’examen de santé de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie assure un espace santé active sur Niort. C’est un nouveau lieu d’information santé en libre accès et accessible à tous avec des conseillers, un espace multimédia pour les recherches santé, et sur adhésion un accompagnement personnalisé est possible.
  11. 11. 11 C – Communauté de communes du Thouarsais On note une surmortalité significative liée au tabac chez les hommes et chez les femmes par rapport à la région. Les structures de soins et de prévention existantes sur le territoire en 2014 : Le Centre Hospitalier Nord Deux-Sèvres dispose d’une filière addictologie composé d’un CSAPA, d’une unité d’alcoologie, d’une unité de tabacologie. Des consultations sont proposées sur Thouars, Parthenay et Bressuire malgré un siège à Bressuire. Un centre de dépistage anonyme et gratuit comprenant un accès aux soins pour personnes toxicomanes est présent sur Bressuire. Le CAARUD AIDES 79 assure un service mobile tous les 15 jours à Thouars en direction des usagers et propose du matériel à usage unique. L’association Vie libre est présente pour mettre en place des actions d’information collective, de prévention, d’orientation, d’accompagnement, de suivi, de communication, de coordinations des actions auprès des personnes dépendantes de l’alcool et de leur entourage. Alcool assistance - La Croix d’or est présente sous forme de permanence pour aider et accompagner les personnes et l’entourage en difficulté avec l’alcool. D - Le Pays du Bocage Bressuirais La part des décès liés à la consommation d’alcool présente une différence significative par rapport à la région et les autres pays et communauté d’agglomération du département des Deux-Sèvres. Les structures de soins et de prévention existantes sur le territoire en 2014 : Le Centre Hospitalier Nord Deux-Sèvres dispose d’une filière addictologie composé d’un CSAPA, d’une unité d’alcoologie, d’une unité de tabacologie. Des consultations sont proposées sur Bressuire. La Maison des Adolescents Agora tient une consultation avancée jeunes consommateurs sur Bressuire en lien avec le CSAPA.
  12. 12. 12 Alcool assistance - La Croix d’or est présente sous forme de permanence pour aider et accompagner les personnes et l’entourage en difficulté avec l’alcool. Le CAARUD AIDES 79 assure un service mobile tous les 15 jours à Bressuire en direction des usagers et propose du matériel à usage unique. E – Le Pays de Gâtine Selon le Diagnostic santé-social du Pays de Gâtine de Septembre 20141 de 2002 à 2010, 213 décès seraient attribuables à la consommation d’alcool (79 % d’hommes). Parmi ces décès, 49 % ont pour cause un cancer des voies aérodigestives supérieures (VADS2), 34 % une cirrhose ou maladie alcoolique du foie et 17 % des troubles mentaux et du comportement liés à l’alcool comme la psychose alcoolique. 98 décès annuels liés au tabac. De 2002 à 2010, 879 décès seraient liés au tabagisme (65 % d’hommes). Parmi eux, 56 % ont pour cause une cardiopathie ischémique, 29 % un cancer de la trachée, des bronches et du poumon, et 14 % une bronchite chronique ou maladie pulmonaire obstructive. Les structures de soins et de prévention existantes sur le territoire en 2014 : Un centre de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) comprenant un accès aux soins pour personnes toxicomanes est présent sur Bressuire. La Maison des Adolescents assure une permanence d’information, de prévention, d’éducation pour la santé, d’accès aux soins, d’orientation, de dépistage, d’écoute/soutien, de conseil, d’accompagnement. Prév’Alcool dont le siège est à Bressuire, assure également une permanence ainsi que des interventions collectives pour le Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (SPIP). Le Centre Hospitalier Nord Deux-Sèvres propose sur le site de Parthenay, des consultations de tabacologie et une activité de centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA Nord 79). Des consultations pour les 12-25 ans sont organisées par l’AGORA Nord 79 en lien avec le CSAPA. Des associations néphalistes interviennent sur le secteur de Parthenay pour l’aide et l’accompagnement des personnes en difficulté avec l’alcool, l’information à la famille : SOS Alcool située à Parthenay, et Alcool Assistance – La Croix d’Or située à Niort. 1 Selon le Diagnostic santé-social du Pays de Gâtine de Septembre 2014 réalisé par l’ORS Poitou-Charentes http://www.ors-poitou-charentes.org/pdf/MHOEOBDSS-Gatine-VF.pdf
  13. 13. 13 F – Le Pays du Haut val de Sèvres En haut Val de Sèvres, le Taux comparatif de mortalité liée à la consommation de tabac relevé dans le tableau de bord précédemment cité (pour 100 000 hab.) montre une part plus forte de décès liés au tabac chez les femmes dans ce Pays par rapport au taux Deux-Sévrien et au taux en Poitou-Charentes. Les structures de soins et de prévention existantes sur le territoire en 2014 : Alcool assistance - La Croix d’or ainsi que Nouvelle vie sans alcool sont présentent sous forme de permanence pour aider et accompagner les personnes et l’entourage en difficulté avec l’alcool. G – En Deux-Sèvres Les structures de prévention à vocation départementale en 2014 : L’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA 79), située à Niort, assure des interventions de prévention et la formation des professionnels. Prév’Alcool localisée à Bressuire, réalise des interventions collectives. La gendarmerie nationale via les formateurs relais anti-drogue (FRAD) et la police nationale via les Policiers Formateurs Anti-drogue (PFAD) interviennent également dans le cadre d’interventions collectives et/ou de formations sur les addictions. Le Collectif EKINOX assure quant à lui des permanences ou « maraude » durant les « free party » et autres « teufs ». Le CAARUD AIDES 79 assure des permanences dans le cadre d’un service mobile dans différentes villes. La Maison des Adolescents apporte une réponse d’ordre médical, psychologique, social, juridique et éducatif sur tout le département. Ses missions sont de : - Fournir des informations, conseils, aide au développement d’un projet de vie. - Favoriser l’accueil en continu par des professionnels divers. - Garantir la continuité et la cohérence des prises en charge. - Constituer un lieu ressource sur un territoire donné pour l’ensemble des acteurs concernés par l’adolescence.
  14. 14. 14 L’IREPS Poitou-Charentes coordonne depuis 2010 un réseau d’acteurs en addictologie qui travaille dans le continuum de la prévention aux soins sur les besoins du territoire. Ces acteurs sont recensés sur le site www.acteurs-addictions-pch.org L’Instance Régionale d’Education et de Promotion de la Santé (IREPS) intervient sur l’ensemble de la région Poitou-Charentes. Son siège est basé à Poitiers. L’association dispose de 4 antennes départementales lui permettant de réaliser des interventions de proximité, au plus proche des besoins de chaque territoire de santé. L’IREPS est membre de la Fédération Nationale d’Education et de promotion de la Santé (FNES). Son action locale s’intègre dans des réflexions et une coordination nationale. Missions : PERMETTRE L’ACCES A L’INFORMATION POUR TOUS • Mettre à disposition des ressources documentaires et pédagogiques • Concevoir et diffuser des outils pédagogiques et des supports d’information • Réaliser des actions d’information, de promotion et de sensibilisation ACCOMPAGNER LES PROJETS ET LES ACTEURS DES TERRITOIRES • Conduire des projets d’éducation et de promotion de la santé • Accompagner la professionnalisation des acteurs de terrain • Contribuer à la coordination des acteurs de terrain CONTRIBUER A LA DEFINITION DES POLITIQUES DE SANTE PUBLIQUE • Assurer une représentation dans les instances de concertation • Participer à des groupes de travail thématiques • Apporter des éléments et des outils d’aide à la décision Remarque méthodologique : Les données d’indices comparatifs de mortalité sont à interpréter avec prudence. En effet les territoires concernés par ces données représentent des populations avec des effectifs réduits (cantons ou pays) et les valeurs doivent être interprétées sur des périodes longues afin d’analyser les évolutions plutôt que les valeurs brutes.
  15. 15. 15 4. Présentation des résultats du recensement des actions sur le thème des addictions en Deux-Sèvres : A - Cartographie des actions 172 actions ont permis de toucher 16740 personnes en Deux Sèvres sur l’année 2013. En termes de ratio, cela représente environ 4% de la population Deux-Sévrienne. • Prévention des addictions tous produits • Alcool • Produit illicites • Tabac • Evènement Festif • Compétences psycho-sociales / Vert fluo • Sans produit / Orange • Autres / vert foncé La taille des points est proportionnelle aux nombres d’actions. Au regard de la carte et des données épidémiologiques à notre disposition, il apparait que les actions sur le tabac sur le Pays Thouarsais devrait être développées. Il en est de même sur la Communauté d’Agglomération Niortaise et sur le Pays du Haut Val de Sèvres. En ce qui concerne l’alcool, et en utilisant les mêmes indicateurs, c’est dans le Pays du Bocage Bressuirais que le développement d’action parait le plus pertinent (hors ville de Bressuire).
  16. 16. 16 B - Les territoires Note de lecture On note une très forte représentation des actions sur la Communauté d’Agglomération Niortaise (80 actions) dont la population est également la plus importante. La communauté d’agglomération du bocage bressuirais arrive en seconde place (33 actions). Les pays ayant bénéficié du moins d’actions sont la communauté de communes du Thouarsais et le Pays Mellois.
  17. 17. 17 Il est à noter que le découpage des territoires a changé au 1er janvier 2014. Certaines dynamiques ayant eu lieu dans l’ancien pays thouarsais sont ainsi passées (sur la carte) sur la communauté d’agglomération du bocage bressuirais. Les deux premiers territoires bénéficiaires d’actions de prévention sont les lieux de siège des deux plus importantes associations intervenant sur ces sujets (Anpaa et Prev’alcool). Analyse et recommandations : Le territoire est globalement touché par des actions de prévention, mais : Notre cartographie identifie la communauté de communes du Thouarsais, le Mellois et la Gâtine comme faiblement investis en termes de nombre d’actions. Les indicateurs ORS indiquent que le territoire de la CAN présente des problématiques accrues plus importantes sur la consommation de tabac des hommes par rapport aux autres pays des Deux Sèvres. Ce territoire concentre beaucoup d’actions mais peu spécifiquement sur le tabac. La communauté d’agglomération du bocage bressuirais révèle aussi une mortalité importante due à la consommation d’alcool par rapport aux autres pays ou communautés d’agglomération des Deux Sèvres et est relativement bien dotée en nombre d’intervention.
  18. 18. 18 C - Interventions et projets Note de lecture Parmi les 172 actions recensées, on trouve une grande majorité d’interventions (1 séance auprès du public). Les projets évolutifs (plus d’une séance) représentent 21 % des actions. Analyse et recommandations : Les interventions ponctuelles ayant un faible impact sur la santé et le bien-être du public en termes de changement de comportement, il serait préférable de tendre vers un investissement plus fort pour développer des projets à plus long terme, structurés autour d’objectifs progressifs et cohérents. Associer l’entourage et le milieu de vie est un gage de réussite et favorise l’impact à plus long terme des actions de prévention. Par exemple, lorsqu’il s’agit de projets à destination d’enfants, d’adolescents ou de
  19. 19. 19 jeunes, l’implication de l’ensemble de la communauté éducative (les familles, les enseignants,…) parait être un facteur de réussite. L’Institut National de Santé Publique du Québec montre ainsi dans son rapport « Analyse des interventions de promotion de la santé et de prévention en contexte scolaire québécois : cohérence avec les meilleures pratiques selon l’approche École en santé »2 l’importance des actions durables agissant sur l’environnement et l’individu : « En effet, elles s’adressent à des individus et trop peu à leur environnement et sont largement morcelées en autant d’actions qu’il existe de problématiques. Dans un modèle de transmission de connaissances, les résultats se limitent à l’acquisition de savoirs ponctuels et très peu de savoir-faire, de savoir-être et de savoir-agir sont développés. Ce modèle suscite peu de réinvestissement et de transferts des apprentissages de la part des élèves dans leur quotidien ». 2 Analyse des interventions de promotion de la santé et de prévention en contexte scolaire québécois : cohérence avec les meilleures pratiques selon l’approche École en santé / Québec : Institut National de Santé Publique – Direction développement des individus et des communautés, mai 2009. 243 p. http://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/958_rapanappintees.pdf
  20. 20. 20 D- Le public Note de lecture Les publics les plus touchés par les actions de prévention des addictions (en nombre de personnes touchés) sont le grand public, les collégiens et les lycéens. Ce chiffre important sur le grand public s’explique par le grand nombre de personnes vues lors des manifestations publiques type festival ou fête de la musique.
  21. 21. 21 Analyse et recommandations : Les dynamiques s’adressent en priorité à des publics captifs plus faciles à mobiliser et plus disposés à recevoir ce type d’intervention. On note une sous-représentation des dynamiques à destination des personnes en situation de précarité (demandeurs d’emplois, jeunes et adultes en insertion, personnes sous main de justice, …) et des apprentis, publics définis comme prioritaire par la plateforme santé mentale, la prévention du suicide et les addictions de l’ARS Poitou-Charentes. Le diagnostic santé des apprentis Poitou-Charentes réalisé par l’IREPS, l’ORS et ARFTLV nous donne des éléments pour renforcer la mise en place d’actions de formation en direction des encadrants des apprentis et des professionnels du secteur de l’emploi et du social. En effet, former des professionnels relais permet de favoriser le transfert de compétences afin d’assurer la mise en place de projets en éducation pour la santé de qualité. On peut prendre pour exemple l’initiative du réseau de prévention des addictions de Valence, qui démontre, depuis plusieurs années, l’intérêt de ce type d’action en termes de santé communautaire et de mobilisation.3 Par ailleurs, ce type de stratégie semble pertinent sur tous les publics. 3 PINEL, Violaine / Prévention des conduites à risques. Un réseau d’adultes-relais à Valence. / Lyon : Centre de Ressources sur le Développement Social Urbain (CRDSU). Disponible sur : http://base.d-p-h.info/fr/fiches/premierdph/fiche-premierdph- 5934.html
  22. 22. 22 E- Les thèmes Note de lecture La prévention des addictions de manière globale est le thème d’intervention le plus présent (121 actions) devant l’alcool (17 actions) et les risques en milieu festif (11 actions).
  23. 23. 23 Analyse et recommandations : Les dynamiques en matière de réduction des risques en milieu festif recensées ici sont principalement celles du collectif Ekinox. Un lien pourra être effectué entre le guide Festisanté et le collectif pour relayer celui-ci aux organisateurs. L’approche globale et non pas par catégorie (tabac, alcool,….) est la plus usitée et la plus pertinente au regard des différentes études. Ainsi, dans l’étude du Pr Reynaud « Les dommages liés aux addictions et les stratégies validées pour réduire ces dommages », celui-ci explique « Les acteurs du monde scientifique ou médical, n'utilisent plus les termes de « toxicomanie » et le mot « drogue » (ou alors ils précisent « drogues licites » ou « drogues illicites »). Ces termes correspondent en effet à des représentations sociales, regroupant sous un même vocable l’usage de tous les produits illicites. Si ces notions avaient un sens dans les années 70 durant lesquelles « drogues », « toxicomanie » et « héroïne » se confondaient, elles sont actuellement contre-productives, ne permettant pas de prendre en compte les très importantes différences entre les produits illicites, tant en termes de dangerosité que de potentiel addictif, et en amenant à occulter ou à sous -évaluer la dangerosité des produits licites (en particulier celle de l’alcool qui est de loin le produit qui entraine le plus de dommages et de souffrances individuelles et sociales et celle du tabac qui entraine le plus de mortalité et de morbidité). »4 L’approche addictologique, plus complexe et plus subtile, relativise la part et les effets du produit pour s’intéresser à l’installation et la pérennisation du comportement. On note que le développement des compétences psychosociales est en voie de développement. C’est une priorité de la plateforme santé mentale addiction. En effet, valoriser le renforcement des compétences psychosociales a pour effet d’aider chaque jeune à s’approprier progressivement les moyens d’opérer des choix, d’adopter des comportements responsables, pour lui-même comme vis-à-vis d’autrui et de l’environnement. 4 REYNAUD, Michel / Les dommages liés aux addictions et les stratégies validées pour réduire ces dommages. Villejuif : Hôpital Universitaire Paul Brousse. 109 p. Disponible sur : http://www.rehalto.com/fr/files/2014/01/Mildt_MR_DJM_Synthese.pdf
  24. 24. 24 F - Les types d’interventions Note de lecture Les types d’interventions les plus utilisés sont les « ateliers d’échanges et d’informations » ainsi que les actions combinant « plusieurs modalités d’interventions » (qui inclue un temps de formation des professionnels et des interventions auprès des jeunes par exemple). On note le faible taux de formation et de création d’outils.
  25. 25. 25 On peut citer pour exemple les interventions de l’ANPAA dans les classes de Collège durant lesquels l’intervenante échange avec les jeunes sur leurs représentations puis transmet une information validée en lien avec les programmes de Quatrième de SVT. Analyse et recommandations : La majorité des interventions sont centrées sur une transmission d’information, et des échanges débats sur les contenus proposés par les intervenants. La formation des professionnels sur les addictions reste à développer sur le département. Elle peut être corrélée avec les publics prioritaires. Un projet de formation des acteurs du milieu de l’insertion semble ainsi pertinent pour les acteurs. Il sera étudié pour l’année 2015 en lien avec les acteurs évoluant dans ce champ. Dans le même sens, on constate que les interventions sur les déterminants de santé n’ont pas été renseignés ou pas utilisés lors des actions. Il serait intéressant de développer ce type de pratique. Un exemple très concret est par exemple le lien avec une sensibilisation des grandes surfaces sur le respect de la loi et les addictions concomitant à une intervention dans le groupe scolaire le plus proche. 5 - Présentations des besoins et des recommandations pour la mise en place du plan départemental exprimés par les acteurs du réseau addiction 79 (cf Tableau ci-dessous)
  26. 26. Objectifs stratégiques du plan national MILDT Epidémiologie/ Document utiles Public cible Thèmes à aborder Partenaires institutionnels Partenaires opérationnels Priorisation du groupe de travail Action à mettre en œuvre Objectifs opérationnels Objectifs ARS correspondants Développement de l’offre de prévention (alcool et produits illicites) : - Mettre en œuvre des actions de communication et de dispositifs d’information sur les drogues et les addictions Plaquette du réseau addictions et tabac en 79 et site internet acteurs-addicitons- pch.org ; plaquettes INPES disponibles à l’IREPS sur les différents produits Les collectivités territoriales, associations, acteurs des addictions... Informations sur les ressources locales existantes en 79 Les collectivités territoriales Réseau addictions 79 Mettre à jour la plaquette de communication des acteurs du réseau addictions 79, mettre à jour le site internet acteurs-addictions-pch.org / - Renforcer les actions de prévention auprès des jeunes et des populations précaires ORS : Chiffres ESPAD, ESCAPAD, HBSC Poitou Charentes, Guides MILDT Milieu scolaire, Guide MILDT à l'attention des collectivités territoriales, diagnostic santé des apprentis Enfants, adolescents, jeunes et leur entourage (cercle familial dès la grossesse, scolaire, loisirs…) Avec les adultes : -Relations parents / enfants, notion de limites, repères familiaux -éducation et postures professionnelle s Education Nationale , Conseil régional, DRAAF, Fédération des MFR, Conseil général (PMI, MDA l'Agora, ASE, AMS), Chambre des métiers, Chambre du Commerce et d'industrie, collectivités territoriales, DDCSPP, CAF… UDAF, Ecole des parents et des éducateurs, Ensemble socioculturel niortais, ARDIR (association des directeurs de CFA), GRETA, AFPA, fédération des centres sociaux culturels, Familles rurales, Ligue de l'enseignement, CDOS, clubs sportifs, centres de loisirs Programmes de développement des compétences psychosociales intervention auprès des enfants dans le cadre de son parcours scolaire Public jeune : -Développer des projets EPS de sensibilisation à destination du public cible - Mettre en place des formations en addictologie à destination des professionnels encadrants les jeunes. - Mettre en place des méthodes d’intervention cohérentes et concertées sur chaque territoire. Public en situation de précarité : -Mettre en place un programme de formation en direction des professionnels exerçant en périnatalité -Mettre en place un programme de formation en direction des professionnels exerçant auprès des publics PRAPS, - Renforcer les démarches d’intervention précoce pour les publics du PRAPS et les femmes, -Rendre accessible les messages de prévention. Retarder l’entrée dans les consommations de produits psychoactifs Eviter l'usage régulier de produits psychoactifs auprès des publics prioritaires,
  27. 27. Objectifs stratégiques du plan national MILDT Epidémiologie/ Document utiles Public cible Thèmes à aborder Partenaires institutionnels Partenaires opérationnels Priorisation du groupe de travail Action à mettre en œuvre Objectifs opérationnels Objectifs ARS correspondants - Développer des actions de prévention dans le cadre de milieux festifs et sportifs Guide MILDT « sensibiliser les collectivités territoriales à la prévention des addictions », festisanté 79 réalisé par l’IREPS les élus, les présidents d’associations, étudiants, les débitants de boissons et commerçants, les représentants de campus de métiers, organisateurs d’évènements festifs, jeunes en errance, poly- consommateurs. Responsabilisa tion des organisateurs d’évènements festifs ou sportifs à la prévention et réduction des risques en milieux festifs -Sensibilisation des élus à l’importance de la mise en place de mesures de prévention lors d’évènements festifs les élus, le pôle universitaire Niortais CFA /, CDOS, apprentis, organisateurs d’évènements festifs, jeunes en errance, poly- consommateurs. (public CAARUD) Présidents d’associations, étudiants, débitants de boissons et commerçants - Sensibilisation /formation aux bases théoriques en addictologie, la législation, sécurité routière, responsabilité juridique et sanitaire (organisateurs, d’étudiants relais,…) - Création ou mise à jour d’une « charte/plan de prévention» par les élus en concertations avec les organisateurs d’évènements festifs locaux. - Mettre en place des dispositifs dans les lieux et territoires repérés ou renforcer les équipes pluridisciplinaires d’intervention existantes (formation) : soirées étudiantes, fête de la musique, festivals … - réaliser un état des lieux des équipes mobiles de prévention sur la région et un diagnostic des besoins des territoires : en fonction des résultats mise en place de nouvelles mesures (en lien avec les préfectures et les mairies). - accompagner les organisateurs d’évènements festifs : conseil méthodologique, mise à disposition de matériel, communiquer sur les ressources (humaines et matérielles) de prévention existantes : collectif de salariés/bénévoles, guide festi- santé, … -Responsabiliser les organisateurs d’évènements festifs à la prévention et réduction des risques en milieux festifs (festivals, soirées étudiantes, free party...) -Sensibiliser les élus à l’importance de la mise en place de mesures de prévention lors d’évènements festifs - Renforcer les dispositifs actuels de prévention et de réduction des risques en milieux festifs - Eviter usage à risque et réduire les risques en milieux festifs (festivals, fêtes de la musique, regroupement festifs en centre- ville ; soirées étudiantes, free/rave party, sound système, foire, événements sportif...),
  28. 28. Objectifs stratégiques Epidémiologie/ Document utiles Public cible Thèmes à aborder Partenaires institutionnels Partenaires opérationnels Priorisation du groupe de travail Action à mettre en œuvre Objectifs opérationnels Objectifs ARS correspondants - Améliorer les actions de prévention routière relatives à la conduite sous l’emprise de l’alcool, de stupéfiants et de médicaments psychotropes Chiffres Préfecture79, Plan Départemental d'Actions de Sécurité Routière jeunes en âge de conduire cyclomoteur ou automobile, Auto écoles, Prévention routière et utilisation de produits psychoactifs, les conséquences sur la conduite et prises de risques Préfecture, Gendarmerie, Police Nationale… Prévention Routière, sécurité Routière, PFAD, FRAD, l'APPUI, associations de prévention, auto-écoles Programme de sensibilisation des jeunes, de l'entourage et professionnels gravitant avec le jeune - Améliorer les actions de prévention routière relatives à la conduite sous l’emprise de l’alcool, de stupéfiants et de médicaments psychotropes / - Mettre en place des actions de prévention dans le milieu du travail Chiffres ORS, Diagnostic santé des apprentis, Guide du CREDES sur l'addiction en entreprise Apprentis, toucher les parents et les encadrants de jeunes à travers le milieu du travail Apporter des connaissances de base en addictologie, représentation s sociales et culturelles, législation, aborder la question des postures personnelles et professionnelle s, de la prévention routière, du repérage et de l'intervention brève Conseil régional, Chambre des métiers, Chambre du Commerce et d'industrie, DIRECCTE, ARACT, Maison de l'emploi, Pôle emploi, Service de santé au travail CREDES (groupement de CHSCT), ARDIR (association des directeurs de CFA), organisme de formation GRETA, AFPA, CNFPT, syndicats et organismes professionnels (FFB, CAPEB, …) Formation de la communauté éducative dans l'apprentissage, interventions directes auprès des apprentis - Développer le repérage des consommateurs à risques par les encadrants/référents santé, conseillers d’orientation, médiateurs etc.. , - Renforcer la cohérence et le travail en réseau des acteurs de prévention, d’urgences, soins, justice, de l’enseignement et de sécurité, - Sensibiliser les parents, professionnels, et le public cible sur les risques à court et long termes. Prévenir l’usage à risque et réduire les risques sanitaires (alcoolisation ponctuelle importante (API),
  29. 29. 29 6 - Présentation d’actions et programmes validés ou prometteurs Définition d’une action probante : Pratique, intervention, programme ou politique intégrant les meilleures preuves disponibles issues de la recherche, des données contextuelles et des données expérientielles (Sackett, 1996; Lewin, 2009) A- Le programme TABADO auprès des apprentis Le programme d’aide au sevrage Tabado permet d’explorer de nouveaux aspects dans la prise en charge du sevrage tabagique, au sein d’une population adolescente à haut risque, les apprentis : il associe une double prise en charge déjà reconnue comme efficace chez l’adulte et intègre les principaux critères de réussite pour un programme d’aide au sevrage tabagique chez les adolescents (accessibilité par la gratuité et la proximité).
  30. 30. 30 Le programme Tabado comprend trois étapes : une réunion générale par classe, une consultation individuelle et une séquence de quatre séances en petit groupe. Un tabacologue anime une séance d’information dans les classes d’environ 60minutes. Cette réunion générale commence par une information sur le tabac et ses conséquences. La deuxième partie de la conférence porte sur les mécanismes de la dépendance,... L’intervenant présente ensuite les modalités et les objectifs de l’intervention et propose aux fumeurs une participation au programme de sevrage. La consultation individuelle menée par le tabacologue dure environ 50minutes pour chaque adolescent et a pour objectifs de faire un diagnostic personnalisé du tabagisme et de proposer un sevrage adapté au sujet. Les méthodes utilisées s’inspirent de la thérapie cognitivo-comportementale. Les séances dynamiques en petit groupe ont lieu toutes les trois semaines, de façon à respecter le rythme de formation en alternance dans les CFA (c’est-à-dire une semaine de cours pour deux semaines chez le maître d’apprentissage). Les séances d’éducation cognitivo-comportementale de renforcement de la motivation se déroulent aussi au CFA à la suite des consultations de suivi du servage. Ces séances de travail en groupe de dix volontaires avec un tabacologue durent environ une heure et portent sur les questions de méthode de sevrage tabagique (échanges des expériences entre les jeunes), de l’efficacité des traitements substitutifs, des effets nocifs du tabac à long terme, etc. Elles aident à renforcer la motivation et le soutien entre les sujets. Ce programme a été mis en œuvre dans plusieurs établissements français et a montré des résultats positifs probants. L’IREPS pourrait accompagner la mise en place de ce programme dans un ou plusieurs établissements des Deux-Sèvres en lien avec les partenaires du réseau addiction 79. Plus d’informations sur : MINARY, Laetitia / Tabado : évaluation d'un programme d'aide au sevrage TABagique pour les ADOlescents en centres de formation des apprentis (CFA). Nancy : Ecole Doctorale Biologie-Santé-Environnement, 28 janvier 2011. 246 p. Disponible sur : http://www.theses.fr/2011NAN10009 B - Développement ou renforcement des Compétences Psycho-Sociales : Programme SFP SFP 6–11, ou Strengthening Families Program est un « programme de renforcement des familles » d’origine nord-américaine, destiné aux familles avec des enfants de 6 à 11 ans. Inscrit dans le champ de la promotion de la santé mentale, il se présente sous forme d’interventions structurées qui aident les parents à faire face au développement émotionnel et comportemental de leurs enfants, par le biais du renforcement des habiletés parentales, de la valorisation des compétences psychosociales des enfants et de l’amélioration de la relation parent-enfant. Il a pour impact de réduire les entrées en consommation des jeunes. Les séances s’adressent et aux enfants séparément puis ensemble.
  31. 31. 31 L’adolescence est une période de « conquête progressive de l’autonomie qui conduit à pouvoir se séparer de ses parents sans les perdre ». Les démarches éducatives proposées participent à cette quête de l’autonomie des adolescents. « être autonome, c’est accéder progressivement aux enjeux de ses propres actes et non pas agir en fonction des seuls intérêts du moment sans apercevoir le type de société qui se profilerait si ces comportements étaient systématisés ». Une absence de prise en compte des facteurs environnementaux pourrait amener à rendre les adolescents seuls responsables de leur(s) comportement(s) de santé. Un des principes l’éducation pour la santé est de prendre en compte tous les déterminants de la santé et en particulier les facteurs environnementaux (social, physique, culturel, etc.). Vouloir leur faire prendre conscience de leur capacité à éviter certaines maladies en changeant leurs comportements, peut aboutir au « blâme de la victime» : « stigmatiser ceux qui par leur mode de vie et leurs " mauvais comportements de santé " font la preuve d’un relâchement coupable, d’un manque de volonté et d’une incapacité à maîtriser leur vie ». Ce programme ayant été traduit et adapté pour la France par Corinne Roehrig, il semblerait intéressant d’implanter un programme similaire en Deux-Sèvres au vu des résultats du diagnostic et de l’impact positif probant de celui-ci. Plus d’informations: ROEHRIG, Corinne / Programme de Soutien aux Familles et à la Parentalité « SFP 6–11 ans » : description et facteurs d’influence potentiels de son implantation en France. In Global Health Promotion, vol.20, suppl 2, 2013. 5 p. Disponible sur : http://www.codes06.org/2-activites/pdf/CRoehrig%20Health%20Promotion.pdf C- Interventions validées ou prometteuses pour les plus de 10 ans 10-14 ans Adaptation pour les 10-14 du programme SFP « Le SFP-Espagne est un programme à composantes multiples avec une approche basée sur la participation des familles. Cette méthodologie est considérée comme essentielle dans l’obtention de changements dans les facteurs de protection et de risque chez les parents et leurs enfants (Center for Substance Abuse Prevention1998 ; Biglan 2003). Afin d’assurer un haut niveau de rétention et d’efficacité dans les résultats, le programme combine trois axes d’intervention. Le premier, concernant les habiletés sociales et de vie, est destiné aux enfants et aux jeunes. Le second a pour but de renforcer les capacités comportementales des parents. Le troisième vise à intégrer les habiletés acquises par les enfants et les parents dans l’ensemble de la famille. »
  32. 32. 32 Plus d’informations: MARIA ANTONIA GOMILA, CARMEN ORTE, LLUÍS BALLESTER / Le Programme de compétences familiales en Espagne : l’efficacité de l’approche familiale dans le programmes de prévention des dépendances à la drogue et l’alcool chez l’enfant. In http://drogues-sante-societe.ca/ Disponible sur : http://drogues-sante- societe.ca/le-programme-de-competences-familiales-en-espagne/ 10 - 15 ans Midwestern Prevention Project/ Project STAR Le Midwestern Prevention Project/ Project STAR est un programme de prévention communautaire complet qui vise à réduire la consommation de cigarettes, d'alcool et de marijuana chez les adolescents. MPP a commencé en 1984 à Kansas City et dans le Missouri, où il est connu sous le nom de projet STAR. La principale composante de MPP est un programme scolaire s’appuyant sur quatre volets: un programme de parentalité, un programme socio-culturel, un programme visant à modifier la politique de santé locale et des événements (30 événements médiatiques, allant de l'actualité à des conférences). De plus amples explications des composantes du programme sont disponibles ici. Les éléments du programme sont conçus pour répondre aux multiples influences auxquels les adolescents sont confrontés et liés à l'usage de drogues. D’une part le programme tente de modifier le comportement des adolescents à travers le développement des compétences psychosociales dans le programme scolaire. D’autre part le programme tente de modifier l'environnement en impliquant l'ensemble de la communauté dans les activités de prévention. Les différents éléments du projet STAR sont introduits successivement sur plusieurs années, en commençant par le programme à l’intérieur des classes. Plus d’informations: Mary Ann Pentz / Midwestern Prevention Project/Project STAR In : http://www.promisingpractices.net/ Disponible sur http://www.theathenaforum.org/sites/default/files/Project%20STAR- Midwestern%20Prevention%20Project%205-30-12.pdf
  33. 33. 33 Source : INPES http://inpes.sante.fr/evaluation/connaissances-interventions.asp
  34. 34. 34 D - Les facteurs clés d’action auprès des adolescents Le bien-être : une porte d’entrée pour une approche globale de la santé. Que l’on souhaite travailler avec les élèves sur la question du tabac, de l’alcool, du suicide ou du sida, il est indispensable de replacer le thème étudié dans la perspective plus large du bien-être des adolescents. La santé recouvre en effet des aspects physiques, psychologiques et sociaux et ceci est tout à fait primordial pour les adolescents, qui accordent tout autant d’importance à être « bien dans leur tête » et « bien avec les autres » que « bien dans leur corps ». Informer et travailler sur les représentations sont des éléments nécessaires mais pas suffisants. Une action d’éducation pour la santé demande que les jeunes soient acteurs de l’action (débat, création de productions pour d’autres, d’outils de prévention,…) et que leur environnement soit en cohérence avec le message transmis. Développer une approche écologique de la prévention est une dynamique complémentaire de l’action. Il s’agit d’intégrer le projet à l’environnement des jeunes par un travail de réseau et des mesures structurelles durables et cohérentes. Recommandations tirées de : GUILLEMONT, Juliette, LAMBOY, Béatrice, HAROUTUNIAN, Laetitia, et al. / Interventions efficaces en prévention de la consommation d’alcool chez les jeunes : une synthèse des connaissances – Résultats saillants. Saint-Denis : INPES, octobre 2012. 7 p. Disponible sur : http://www.inpes.sante.fr/evaluation/pdf/synthese-alcool-jeunes.pdf DU ROSCOAT, Enguerrand, LAMBOY, Béatrice, HAROUTUNIAN, Laetitia, et al. / Interventions efficaces en prévention de l’usage des substances illicites auprès des jeunes : une synthèse des connaissances – Résultats saillants. Saint-Denis : INPES, novembre 2012. 9 p. Disponible sur : http://www.inpes.sante.fr/evaluation/pdf/synthese-substances-illicites.pdf Compte-rendu de la session « Climat scolaire et promotion de la santé : enjeux et perspectives » / in 8èmes journées de la prévention, Paris : INPES, 5 juin 2013. 38 p. Disponible sur : http://www.inpes.sante.fr/jp/cr/pdf/2013/SYNTHESE_CLIMAT_SCOLAIRE.pdf
  35. 35. 35 7 - Préconisations Au vu des éléments que nous avons recueillis nous pouvons dire que le territoire est bien couvert, avec un nombre important d’interventions. Les dynamiques sont fortes en Deux-Sèvres et les partenaires très actifs sur le sujet. On note cependant un écart entre l’épidémiologie locale, les actions réalisées en 2013 et les besoins d’interventions exprimés par les porteurs de projets. En effet, selon les chiffres tirés des études de l’ORS, il semblerait opportun de : - Concernant le tabac : développer des actions sur le Thouarsais et conserver des actions sur la Communauté d’Agglomération Niortaise. - Concernant l’alcool : prioriser les interventions dans le Mellois et le Bressuirais et conserver les actions auprès des femmes sur le niortais. Au niveau méthodologique et en liens avec les besoins repérés par les acteurs, il est recommandé de : - Développer les projets sur du moyen ou long terme (plusieurs séances sur une période donnée, ou interventions régulières sur plusieurs années dans un même territoire), ceci favoriserait davantage d’impact sur les comportements des personnes. Des actions multimodales pourraient dans ce cas montrer une meilleure efficacité. Par exemple, travailler sur l’environnement en parallèle des dynamiques scolaires, en alliant des formations des acteurs relais sur les facteurs protecteurs et sur le repérage des personnes à risques, des campagnes d’informations locales, des liens avec les commerces pour limiter l’accès aux produits et avec les mairies pour développer des activités alternatives. La communication systématique sur les ressources d’écoute et d’accompagnement les plus accessibles permettrait alors de faciliter les parcours de santé. - Prioriser des publics vulnérables pour des actions ciblées (les personnes en situation de précarité et les apprentis), sans pour autant laisser de côté des dynamiques de prévention universelle (prévention du SAF, actions auprès des enfants / adolescents / jeunes). - Travailler plus en amont et de concert avec la communauté éducative en impliquant les parents, qui sont le 1er maillon dans l’éducation des enfants, dans les projets d’éducation pour la santé de leurs enfants.
  36. 36. 36 - Intégrer les programmes dans le cursus scolaire et d’apprentissage, ce qui impliquera un travail avec les partenaires de l’Education nationale, de la Chambre de commerce et de l’Industrie… Il serait alors plus porteur de formaliser des projets transversaux et cohérents, inscrits dans la politique d’établissement. - Développer des projets de prévention par les pairs, plus participatifs et permettant une réelle implication des publics, grâce à la réalisation de productions, de créations à destination d’autres personnes. - Investir le monde de l’entreprise, en développant dès les structures d’apprentissage le repérage des consommateurs à risque, sensibiliser les professionnels de santé et le public cible sur les risques pour la santé à court et long terme. - Travailler avec les collectivités locales pour responsabiliser les représentants d’associations au plus tôt à la prévention et réduction des risques en milieu festif ou sportif en mettant en œuvre des actions de formation (cf. guide MILDT à l’attention des collectivités). Contact : Julien Tramaux Chargé de projets 5 avenue de Limoges 79000 Niort julien.tramaux@educationsante-pch.org Tel : 05.49.28.30.25 Et Amandine GUYON Amandine Guyon Chargée de projets 32 avenue Einstein 17000 LA ROCHELLE amandine.guyon@educationsante-pch.org Tel: 05.46.42.24.44 http://www.educationsante-pch.org
  37. 37. 37

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