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demain, mais aussi et surtout, les leviers des emplois
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Contrairement à d’autres, cette vision n’est pas née
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Allons nous développer les aides au logement social
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Discours de Carole Delga à Martres-Tolosane

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Discours de Carole Delga à Martres-Tolosane pour la 1ère de ses 40 réunions publiques pour les élections régionales 2015 en Languedoc-Roussillon - Midi-Pyrénées

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Discours de Carole Delga à Martres-Tolosane

  1. 1. 1ère réunion publique de Carole Delga à Martres- Tolosane - Lundi 19 octobre Mes chers amis, Il y a des endroits qui sont des marques sur la carte du territoire de notre vie. A Martres-Tolosane, pour moi, c’est ici que tout a commencé dans bien des domaines. Aussi, c’est avec une certaine émotion que je vous voie si nombreux. Merci de votre présence, merci de votre soutien : je salue la présence du Président du Conseil Départemental des Hautes-Pyrénées, Michel Pelieu, la présence du Président du Conseil Départemental de l’Ariège, Henri Nayrou, la présence du Président du Conseil Départemental du Gers, Philippe Martin. Je salue également les parlementaires, Hélène Mandrou, les Conseillers Départementaux, les Conseillers Régionaux, les représentants des Pyrénées Orientales, de l’Hérault, de l’Aveyron, du Lot, Thierry Cotelle du Mouvement Républicain et Citoyen.
  2. 2. Je remercie également Gilbert Tarraube et le Conseil municipal, Georges Meric, Sylvia Pinel et Martin Malvy. Enfin, je remercie également mon équipe de campagne. Dans quelques semaines, nous allons donner vie ensemble, par notre vote, à une nouvelle collectivité. Par cet acte citoyen fondateur, notre région va devenir une des plus importantes de France par sa démographie, sa superficie, son dynamisme. Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, vous le savez, ont déjà été unis par un passé qui fut à bien des égards glorieux. Nous le sommes déjà aujourd’hui par le Canal du Midi, les Pyrénées, et surtout, par notre culture. Avec cette nouvelle union, nous le serons demain par la vitalité de notre économie, la force de nos centres de recherche, la priorité donnée à nos jeunes ou la solidaritéentre les générations et les territoires. Ce n’est pas une promesse : c’est déjà la réalité ! 1er ère en France, notre région l’est déjà par sa production viticole, la production bio, l’aéronautique
  3. 3. civile, la création d’entreprises, les budgets consacrés à la recherche. Si je suis candidate à la présidence de notre région, c’est parce que je crois que cette union est une chance pour les femmes et les hommes de notre sud. J’ai la certitude, acquise par ma connaissance de nos territoires et mon expérience, que nous pouvons ici bâtir ensemble un modèle de développement particulieret exemplaire. Particulier, parce que notre Sud possède une identité à part au sein de notre pays. Il est non seulement l’accent de la République, mais il possède surtout des atouts, des savoir-faire, une culture propres qui constituent des richesses uniques et de réels potentiels de développement. Exemplaire, parce que ce développement doit s’appuyer sur un équilibre entre les hommes et la nature, équilibre qui, nous le savons, sera un des enjeux majeurs de ce siècle. Mesurons notre chance de vivre ici, au milieu d’un patrimoine naturel exceptionnel des Pyrénées à la Méditerranée, de pouvoir compter sur l’air, la mer et le soleil qui, non seulement, seront les énergies de
  4. 4. demain, mais aussi et surtout, les leviers des emplois de demain. Nous ne vivons pas dans un décor. Nos paysages, sont des êtres vivants et ils participent de notre culture, de notre destin. Pour moi, l’union entre Languedoc Roussillon et Midi Pyrénées, doit être la garante de la protection de notre qualité de vie tant enviée dans le monde entier. C’est même une condition sine qua non de sa réussite. Présidente de la région, j’entends justement être la garante de notre culture, de notre différence, de la diversitéde nos territoires. Notre région doit arborer fièrement ses racines, son identité. Elles sont ce que nous avons de plus précieux. Elles ne sont pas seulement un marqueur identitaire: elles sont notre moteur. Ma vision de la Région, c’est bien celle-ci : non la simple addition de deux territoires, mais la création d’un nouvel ensemble, d’un nouvel espace, d’un nouvel horizon pour être plus forts, plus créatifs, plus solidaires, plus proche de nos concitoyens.
  5. 5. Contrairement à d’autres, cette vision n’est pas née dans des bureaux parisiens ou dans ceux d’une agence de communication. Je suis une enfant de ce Sud. J’ai grandie au milieu de vous. Je me suis élevée grâce à notre culture. J’ai appris ici mon métier, l’aménagement du territoire, et surtout, le sens du respect, du respect de l’autre et le respect du travail bien fait. J’ai été élue dans un village, puis à la Région, et c’est ce travail de proximité, qui m’a value d’être reconnue au niveau national. Oui, je suis « 100% Made In Languedoc » et c’est pourquoi j’ai fait le choix de m’engager pour notre Sud. Ce territoire, je le connais comme ma poche. Il bat en moi. Je connais, surtout, le caractère des femmes et des hommes qui y vivent. Je connais leur créativité, leur engagement. Et c’est parce que je connais ce territoire, que j’ai une vision pour lui. C’est une région à visage humain qui s’appuie sur un socle de valeurs fortes : l’égalité, la solidarité, le progrès, le respect.
  6. 6. L’égalité, parce que dans la région que je vous propose, il n’y aura pas de territoires et de citoyens de première ou de seconde zone. La solidarité, parce que dans la région que je vous propose, il n’y aura pas d’un côté les forts et les faibles, des territoires choyés et d’autres laissés sur le bord du chemin. Le progrès, parce que dans la région que je vous propose, le développement économique, la création de richesses et donc sa juste répartition, est ma priorité. Le respect, parce que dans la région que je vous propose, on pense et on agit ensemble, avec bon sens et, avec comme seule boussole, l’intérêt général. Ma vision de la région, c’est une collectivité chef de file qui travaille main dans la main avec les autres, départements, agglomérations, communes, à établir de véritables partenariats. Avec moi, le budget régional ne sera pas le budget annexe des Métropoles de Toulouse et de Montpellier, parce que la force de notre Région, c’est d’abord et avant tout la diversité de ces territoires, le respect des identités de chacun. Dans ce monde qui s’uniformise à vitesse grand V, le Sud, notre Sud, doit être une valeur forte, une valeur qui monte. Celle du respect du temps, celle du
  7. 7. respect de la nature, celle du respect des traditions, celle du respect des individus. Ce Sud qui fait tant envie, c’est un Sud ouvert, un Sud dynamique, un Sud sûr de sa force. C’est ce Sud que je veux non seulement défendre mais promouvoir avec vous. Dans quelle région voulons nous vivre ? Voila le vrai enjeu de ces élections régionales. Il est nécessaire, jusqu’au 6 et 13 décembre, de poser cet enjeu ainsi. Car les élections régionales, ce ne sont pas l’avant premier tour des Présidentielles ou des législatives. Oh, je ne suis pas naïve : j’entends bien les uns et les autres appeler à la sanction, à l’avertissement, à tout faire au fond pour nationaliser le scrutin, à empêcher le débat sur nos préoccupations régionales. Mais posons nous cette question ensemble, ce soir, et nous devons, je crois, la poser ainsi à nos concitoyens : qui va-t-on sanctionner, ici dans notre région, si la droite extrême ou l’extrême droite l’emportent ? Le président de la République ? Non, qu’on l’aime ou on ne l’aime pas, il est là et bien là jusqu’en 2017. La
  8. 8. majorité parlementaire ? Non, elle est là et bien là jusqu’en2017. Alors qui ? Eh bien je vais vous dire qui va être sanctionné et nous devons, je crois, cette vérité aux électeurs : on va sanctionner le lycéen et sa famille, on va sanctionner le salarié qui prend le TER, on va sanctionner l’entreprise sociale et solidaire, on va sanctionner tel ou tel festival, on va sanctionner telle ou telle association, on va sanctionner telle ou telle équipesportive… Oui, le choix du 6 et 13 décembre, c’est celui-ci : Donne-t-on oui ou non la priorité à l’éducation et à la formation menée par la gauche ici depuis tant d’années? Accélère-t-on oui ou non la mise en place de tarifs sociaux dans les transports initiée ici par la gauche ? Allons nous amplifier oui ou non l’aide à la création d’entreprises décidéeici par la gauche ? Allons nous poursuivre oui ou non le soutien à la culture, au sport pour tous et partout mise en place ici par la gauche ? Allons nous garantir à tous les territoires l’égalité numériqueque la gauche a impulsée ?
  9. 9. Allons nous développer les aides au logement social votées par la gauche ? … Et je pourrais continuer ainsi encore pendant quelques minutes tant nous pouvons être fiers du bilan de nos régions ! Fiers du travail mené par Martin Malvy et Damien alary. Comme vous, je n’entends pas la droite extrême et l’extrême droite sur ces questions de vie quotidienne, sur leur visionde notre région. Les mauvais esprits, mais je sais qu’il n’y en pas ici, pourrait dire que c’est parce que Mr Reynié vit loin de chez nous ou que Mr Aliot est trop occupé à préparer la campagne présidentiellede Mme Le Pen. Non, ce serait injuste de penser cela. Alors je le dis pour eux. Oui ils ont un programme. Oui, Ils ont une vision. Assez simple à retenir car ils tiennent en un mot : défaire. Oui, leur programme, leur vision, c’est défaire, tout simplement défaire ce qui a été patiemment construit, avec les acteurs concernés, durant tant d’années sur ce territoire et qui a obtenu des résultats, avec Martin Malvy, avec Georges Frêche, ChristianBourquinou Damien Alary.
  10. 10. Défaire, parce que pour eux, pour leur idéologie, ces politiques publiques sont insupportables. Défaire parce que pour eux, les mots « égalité » et « solidarité» sont insupportables. J’exagère ? Je ne suis pas politologue, comme certains, mais je connais cette réalité politique parce que les faits ont parlé, souvenons nous, il y a un peu plus d’un an. Quand la droite reprend Toulouse, elle s’attaque d’abord aux politiques de solidarité et d’égalité, avec la mise en place d’une nouvelle tarification pour la cantine. Quand l’extrême droite prend Béziers et fiche le prénom des enfants ou Beaucaire, elle s’attaque d’abord aux plus faibles, aux plus précaires. Et si, demain, la droite extrême ou l’extrême droite, s’empare de notre région, nous sommes donc prévenus : ce sera le même résultat pour nos concitoyens ! Moins d’égalité, moins de culture, de solidarité, moins de transports, moins d’environnement! Car Mr Reynié a beau sauté en parachute, nous jouer le violon de la société civile, il est bien l’homme de Sarkozy dans cette région. Il est l’homme qui n’a choisi qu’une femme comme tête de liste. Nous 7 sur
  11. 11. 13. Il est l’homme qui regarde ailleurs après les propos immondes de Mme Morano. Il est l’homme qui propose du bitume en guise de politique rurale. Il est l’homme qui annonce déjà vouloir repartir à Paris le soir même de sa défaite. Eh bien faisons en sorte qu’ily retourne ! Quand à Mr Aliot, il avance masqué et silencieux. Parce que son programme, on le connaît. C’est la peur, c’est le repli sur soi, c’est la fermeture, ce sont des barrières, des barbelés, ce sont des murs encore et toujours. Imaginez un instant cette région, qui dépend tant de l’exportation de ses avions et de ses vins, représentée Mr Aliot. Mr Alliot, quelles relations avec l’international peut-il proposer ? Imaginez un instant notre culture du Sud, si ouverte sur le monde, et qui a tant donnée pour l’humanité, transformée en relents de nostalgie, en musée du temps passé et du temps honteux. Voilà le chemin que nous propose l’extrême droite pour notre région : en réalité c’est une impasse. Ce chemin, cette impasse, notre région l’a déjà connue. Si nos concitoyens ont la mémoire courte, il faut leur rappeler que la région était, avant la gauche, une collectivitésans vision, sans cap, sans âme.
  12. 12. Que notre région sous la droite avait laissé à l’abandon les transports, les lycées, la formation professionnelle, le tourisme et j’en passe. Qu’aucune stratégie économique n’avait été pensée, aucune filière d’avenirpréparée… Alors, à ceux qui nous disent que la gauche et la droite, c’est pareil, je dis : allez-y, jugez sur pièces, dans notre région. Allez-y, je suis prête au débat sur n’importe quel thème et je démontrerai, preuves à l’appui, et à partir du quotidien des gens, que non la gauche et la droite, ce n’est pas pareil ! Parce que nous, nous défendons l’égalité des chances, parce que nous, nous considérons les services publics comme indispensables, parce que nous, nous voulons un progrès partagé et solidaire. Oui, je crois en notre Sud. Et je crois que notre Sud a besoinde la gauche pour réussir. Voilà pourquoi je ne cesse d’appeler à l’unité. Non par incantation, non par devoir, non par tactique. Mais pour une raison fondamentale : parce que je veux que cette région conserve ces politiques publiques d’égalité et de solidarité, citées en exemple dans la France entière.
  13. 13. Parce que je veux que cette région soit une région ouverte sur l’autre, ouverte sur le monde. Voilà pourquoi je ne me résous pas à la division de la gauche, singulièrement dans cette région où nous avons, socialistes, radicaux, écologistes, communistes, travaillé main dans la main jusqu’ici, jusqu’au bout. Oh, je ne nie pas nos différences voire nos divergences sur le plan national. Mais où sont-elles sur le plan régional ? Un réseau de TER plus efficace qui maille l’ensemble du territoire ? Nous l’avons fait ensemble ! La priorité à l’éducation, à la formation professionnelle et à l’apprentissage ? Nous l’avons fait ensemble ! La protection de notre environnement avec la création de parcs naturels régionaux ? Nous l’avons fait ensemble. L’accent mis sur les langues régionales, catalane et occitane ? Nous l’avons fait ensemble ! Le développement de l’Economie sociale et solidaire ? Nous l’avons fait ensemble ! Et, là aussi, je pourrais continuer ainsi encore de longues minutes tant les bilans de nos deux régions reposent sur l’unité de cette gauche.
  14. 14. Une gauche qui, aujourd’hui hélas, joue à se faire peur et permet à la droite extrême et à l’extrême droite de rêver tout haut. Alors je lance encore cet appel à l’électorat de gauche et je compte sur vous, mes amis, pour le relayer : Les 6 et 13 décembre, ne vous trompez pas d’élection ; ne laissez pas des querelles d’appareils remettre en cause tant d’années au service de nos concitoyens ; ne laissez pas le poison de la division permettre à nos adversaires les plus farouches de faire main basse sur cette région parce que vous en serez les premières victimes. Ne laissons pas les guerres d’appareils ou d’égo nous servir de stratégie, car la seule stratégie qui vaille pour la victoire, c’est l’union entre socialistes, avec le PRG et le MRC, Mouvement Républicainet Citoyen. Vous savez, nous sommes en quelque sorte, dans cette région, les enfants de Jean Jaurès. Le combat de l’unité de la gauche a été le combat de toute sa vie. Il nous a appris aussi que la politique, ce sont d’abord des convictions, et qu’il faut solidement s’y accrocher lorsque le vent mauvais se lève. Nous sommes dans un de ces temps où il faut se serrer les coudes, serrer les rangs.
  15. 15. Je ne suis pas de celle qui recule devant l’adversité. Oui, je le sais, le combat politique est difficile de nos jours. Mais unis, notre région sera gagnante et une région gagnante, c’est une région à gauche. Nous continuons à vivre en 2015 ce combat historique entre le mouvement et l’immobilisme, la lutte séculaire entre le progrès et le conservatisme, bref tout ce qui fait que non, la gauche et la droite, ce ne sera jamais pareil. Ce combat se déroule aussi dans notre région. Il faut en avoir conscience. Et c’est d’abord, je le crois, un combat d’idées et de valeurs. Cette élection régionale ne se joue pas sur telle ou telle ligne comptable. Elle se joue, fondamentalement sur la vision politique de ce que doit être ce territoire, sur ce qui est prioritaire ou non pour nos concitoyens. Dans ce combat, nous ne partons pas de rien. Nous avons, en Midi-Pyrénées en Languedoc-Roussillon, installé la région dans le quotidien des gens. Nous l’avons inscrite dans une perspective d’avenir, là où la droite, conservatrice et jacobiniste, l’avait
  16. 16. cantonnée en guichet à subventions pour ses amis politiques. C’est bien la gauche qui a commencé d’écrire cette nouvelle histoire pour nos territoires, de retrouver une nouvelle place dans ce pays car comme disait Marc Bloch, l’histoire de France ce n’est pas l’histoire de l’Ile de France. Nous avons aujourd’hui la responsabilité d’écrire ensemble un nouveau chapitre de cette décentralisationqui a tant apporté à notre région. Nous le ferons sitôt le 14 décembre. Avec moi, pas d’année blanche, pas d’hésitation, pas de temps mort. Dès mon élection, une plus grande partie du budget régional sera consacré au développement économique et à l’emploi. La région étant chef de file du développement économique, l’investissement public sera au rendez- vous. Nous assurerons la continuité des dossiers mis en œuvre sur l’ensemble des territoires tout en préparant, avec les acteurs économiques concernés, la coproduction de notre stratégie économique régionale.
  17. 17. Ce sera des aides au développement des TPE/PME, des outils financiers pour permettre la croissance de nos entreprises. Concernant les transports, nous continuerons à développer un maillage de transports en commun, avec des tarifs adaptés aux capacités de chacun. Nous relierons les habitants aussi avec le téléphone mobile et le très haut débit. Jetez un œil sur une carte de France et vous comprendrez et partagerez mon optimisme. Nos deux métropoles, européennes et universitaires, notre réseau de villes moyennes, nos territoires ruraux et de montagne, notre littoral doivent être développés. On développe, construit par des politiques territoriales adaptées. Nous sommes au siècle de la coopération et non de la féodalité. Oui, nous pouvons et nous devons êtres fiers de notre Sud. Ici, dans la Haute-Garonne, nous créerons à Toulouse, une cité des Star Up,et une autre à Montpellier, nous soutiendrons la LGV Bordeaux-Toulouse, et celle de Montpellier-Perpignan, nous généraliserons l’ordinateur pour tous les lycéens et les apprentis car l’équipement informatique sera un support pédagogique, l’accès à la santé avec les maisons de
  18. 18. santé pluridisciplinaires et les centres de santé. Mais nous créerons également un parlement de la montagne pour fédérer acteurs institutionnels et acteurs économiques, pour traiter du pastoralisme, du tourisme ou du thermalisme. Nous serons attentifs pour les transports urbains. La ligne B du métro doit être prolongée rapidement. Et puis, nous soutiendrons le commerce et l’artisanat. Vous le voyez. Il y a bien un cap. Et il y aura bien une capitaineà la barre. En terminant, je veux vous parler de mon engagement. Je veux vous parler du contrat politique mais aussi moral que j’entends passer avec vous, avec notre région. Enfant du Sud, j’ai appris grâce à ma mère, à ma grand-mère que mon identité, mes racines, mon accent devait être, où que je sois, ma fierté. Militante socialiste, j’ai appris avec les gens, avec mes camarades, la nécessité de se battre encore et toujours pour la justice sociale et l’émancipation humaine.
  19. 19. Maire de mon village, j’ai appris à m’occuper chaque jour des petites et des grandes choses qui donnent un sens au mot « société » et au vivreensemble. Vice présidente de la Région, j’ai appris, aux côtés de Martin Malvy, l’aménagement du territoire, l’action au quotidien au service d’une vision affirmée et positivedu territoire. Parlementaire, j’ai appris à écrire la Loi pour Tous, la Loi de la République, de Notre République qui vit et qui continuera à vivre parce qu’elle inscrit son histoire et son avenir dans les pas de la Liberté, de l’Egalité et de la Fraternité. Ministre, j’ai appris à travailler pour mon pays. J’ai rencontré des milliers de gens qui, chaque jour, font que la France est à la France, un pays à nul autre pareil. J’ai rencontré, lors de mes réunions avec des délégations étrangères, dans le regard de mes hôtes, toute l’admiration, toute l’estime pour notre pays. Tous ces moments de ma vie, toutes les épreuves que j’ai traversées, m’ont grandie. Mon caractère, mon énergie, mon expérience, je veux les mettre au servicede ma région, de notre région. Je crois en elle. Je crois en vous. Je crois que nous pouvons bâtir ensemble une région qui pèse. En
  20. 20. France. En Europe, mais aussi dans cette mondialisationpas souvent heureuse. Je le crois parce que je suis fière d’être du Sud. Je le crois parce que je suis fière de ce que nous sommes. Alors, chers amis, chers camarades, vous pouvez compter sur moi dans ce combat électoral et pour demain, comme je sais pouvoir compter sur vous aujourd’hui et demain. Jaurès écrivait : « Nous sommes le socialisme, levons nous, vertu et courage ». Nous sommes la gauche, nous sommes les vrais héritiers de Jaurès. Mes chers amis, mes chers camarades, cette première réunion ouvre une séquence de 40 réunions sur les 13 départements. Nous partons ensemble à la reconquête des esprits et des cœurs. Fiers de nos valeurs de la Gauche, Fiers de notre bilan, Fiers de notre projet, Fiers de notre puissance, Fiers de notre détermination, Fiers de notre Région Languedoc-Roussillon Midi- Pyrénées.
  21. 21. Ensemble, nous allons gagner. Ensemble, nous allons bâtir un Sud ouvert, un Sud dynamique, Un Sud solidaire. Soyons mobilisés, soyons unis, soyons combattants et ainsi, en décembre, nous serons victorieux.

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