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Redynamisation de
l’agriculture marseillaise :
le cas de Sainte-Marthe
Sommaire
Modalités de préservation de l’agricultu...
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MODALITES DE PRESERVATION DE
L’AGRICULTURE
La préservation des espaces agricoles apparaît comme un des enjeux du
Schéma ...
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Le foncier constitue une problématique essentielle dès lors que l’on traite
de l’agriculture en milieu urbain. A Marseil...
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UN POTENTIEL INSOUPÇONNE
Le développement urbain de Marseille, depuis les années 1960, s'est
accompagné de l'expropriati...
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Le reste du zonage agricole correspond aux zones A1, situées au cœur du
massif de l'Etoile, tout autour du plateau de la...
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ACTEURS DU MONDE AGRICOLE
Les acteurs institutionnels
L’Etat
Gennaro D’AMATO
DRAAF – Service Régional de l’Economie et d...
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Frédéric MATTEI - Directeur de l’Agriculture et du Tourisme
Eric SCHEMOUL - Chargé du volet territorial de la politique
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Les opérateurs du foncier
Edouard GEOFFRAY
SAFER PACA – Bouches-du-Rhône
Conseiller foncier
04 88 78 00 13
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etc.) et par grands secteurs. M. Villeneuve est en charge du secteur sud-littoral,
qui recouvre le territoire marseillai...
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ADEAR des Bouches du Rhône
2 avenue du Colonel Noël Reynaud
13660 ORGON
04 90 55 17 86
contact@adear13.com
L’Association...
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LES OUTILS D’URBANISME
Il existe une palette d’outils qui permettent la traduction règlementaire
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BENCHMARK DE PROJETS
Ferme des Jonquiers, Aubagne (13)
La Ferme des Jonquiers, Aubagne (13) : mise à disposition d’une ...
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RENOUER AVEC LE PASSE AGRICOLE
DE SAINTE-MARTHE
Véritable oasis de verdure, Sainte-Marthe, apparaît comme un des vestig...
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Figure 5 : ruisseaux et rigoles à Sainte-Marthe.
Réalisation : J. Banigo 2014 d’après Silène Biotech 2008 et orthophoto...
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Depuis 2007, les Hauts de Sainte-Marthe sont aménagés dans le cadre
d’une zone d’aménagement concerté (ZAC). Le plan d’...
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Figure 6 : plan d'aménagement de la ZAC des Hauts de Sainte-Marthe.
Source : Ville de Marseille.
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Le développement de la centralité de Bessons-Giraudy est contraint par la
présence de deux bastides inscrites comme mon...
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Figure 7 : servitudes historiques de Sainte-Marthe
Réalisation J. Banigo 2014, d’après PLU MPM
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Figure 8 : questionnements sur la voirie
Réalisation J. Banigo 2014 d’après PLU MPM.
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La voie U4d, boulevard urbain multi-modal, suscite des questionnements :
 emprise sans rapport avec le socle
 largeur...
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Avec plus de 20 ha de terrains cultivés et presque autant friches agricoles,
Sainte-Marthe compte parmi les derniers ba...
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Figure 9 : parcelles cultivées, friches et espaces boisés à Sainte-Marthe.
Réalisation J. Banigo 2014 d’après orthophot...
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Il apparaît donc essentiel de préserver ce patrimoine d’autant que les terres
de Sainte-Marthe sont de bonne qualité ag...
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Figure 10 : zonage PLU de la ZAC des Hauts de Sainte-Marthe
Réalisation J. Banigo 2014, d’après PLU MPM
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Au vu de la répartition spatiale des espaces cultivés et des friches agricoles
(cf. figure 11), deux zones semblent pro...
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Figure 12 : Terrains cultivables (en jaune) et maîtrise du foncier.
Réalisation J. Banigo 2014 d’après données MPM et S...
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SCENARIO 1 : L’EXPLOITATION AGRICOLE PROFESSIONNELLE
Le contexte
Afin de répondre aux objectifs de maintien et de dével...
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Figure 13 : parcours sylvo-pastoral potentiel à Sainte-Marthe.
Source : C.A. 13 diagnostic sylvo-pastoral 2010.
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Viabilité économique
Sur le plan économique, la situation privilégiée de l’exploitation offre une
multitude de débouché...
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Figure 15 : Scenario implantation de l'exploitation.
Figure 16 : vue sur l'exploitation depuis la traverse de la Fontai...
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SCENARIO 2 :LA MICRO-AGRICULTURE BIO-INTENSIVE
Le contexte
Afin de répondre aux objectifs de maintien et de développeme...
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Viabilité économique
Les micro-exploitations peuvent écouler leurs productions à travers les
mêmes circuits que dans le...
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SCENARIO 3 :LES JARDINS PARTAGES
Le contexte
En accord avec les objectifs du PLU, la ville décide d’accompagner la
créa...
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BIBLIOGRAPHIE
Ouvrages :
 « L’Agriculture urbaine et périurbaine repensée pour l’aménagement
dans les agglomérations »...
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Sites Internet non-exploités :
http://www.parisregionlab.com/actu/130
http://www.ryerson.ca/carrotcity/board_pages/city...
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Redynamisation de l'agriculture marseillaise : le cas de Sainte-Marthe

  1. 1. 1 Redynamisation de l’agriculture marseillaise : le cas de Sainte-Marthe Sommaire Modalités de préservation de l’agriculture....................................................1 Un potentiel insoupçonné..........................................................................3 Acteurs du monde agricole.........................................................................5 Les outils d’urbanisme..............................................................................10 Benchmark de projets ..............................................................................11 Renouer avec le passé agricole de Sainte-Marthe ......................................13 Scénario 1 : l’exploitation agricole professionnelle.................................27 Scénario 2 : la micro-agriculture bio-intensive.........................................31 Scénario 3 : les jardins partagés ...............................................................33 Bibliographie.............................................................................................35 Jonathan BANIGO Master 1 Urbanisme IUAR Stage au SPU de la Ville de Marseille 23/06/2014 – 12/09/2014 Vue sur Sainte-Marthe et la rade de Marseille depuis le massif de l'Etoile. Photo J. Banigo 2014.
  2. 2. 1 MODALITES DE PRESERVATION DE L’AGRICULTURE La préservation des espaces agricoles apparaît comme un des enjeux du Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) de la communauté urbaine de Marseille Provence Métropole (MPM). A Marseille plus qu’ailleurs, l’agriculture a été mise à mal par près d’un demi-siècle d’expansion urbaine qui a vu bon nombre d’exploitants expropriés et de terres arables laisser la place à des champs de béton. Ainsi, la ceinture maraîchère qui enserrait la ville il y a encore 30 ans a quasiment disparu et avec elle, ce qui faisait la richesse du terroir marseillais. Parvenir au maintien - voire au développement - de l’activité agricole à Marseille représente aujourd’hui un véritable défi, qui ne peut être relevé qu’en associant collectivités territoriales et acteurs institutionnels et associatifs du monde agricole. Si le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la Ville de Marseille classe désormais 239 ha en terres agricoles, seuls 43 sont officiellement cultivés1 . Les quelques exploitations que compte la ville sont principalement localisées sur les piémonts du massif de l’Etoile (grandes cultures, maraîchage) et sur le secteur des Trois Lucs/la Serviane (maraîchage, cultures fourragères) (cf. figure 1). L’âge avancé des exploitants (en moyenne 52 ans2 ) questionne sérieusement la pérennité de l’activité. Sans réelle volonté politique, il est donc à craindre pour le devenir des terrains agricoles, d’autant que la pression foncière qui s’exerce à Marseille est forte. 1 Agreste : recensement agricole 2010 2 Chambre d’Agriculture des Bouches-du-Rhône : diagnostic agricole MPM 2006 Figure 1 : localisation des exploitations agricoles marseillaises. Réalisation J. Banigo 2014 d'après C.A. 13 diagnostic agricole MPM 2005
  3. 3. 2 Le foncier constitue une problématique essentielle dès lors que l’on traite de l’agriculture en milieu urbain. A Marseille, se pose un problème de disponibilité des terrains. La ville a perdu l’essentiel de ses terres arables et il reste aujourd’hui peu d’espaces propices à la culture. Ces quelques rares terrains sont souvent morcelés, ce qui complique la constitution de grandes unités foncières, pourtant indispensables à la rentabilité de l’activité agricole. Par ailleurs, le prix des terres constitue une entrave à l’installation des jeunes agriculteurs, que la spéculation foncière ne fait que compliquer. Autre difficulté que soulève l’agriculture en ville : la cohabitation avec les urbains. Les agriculteurs sont bien souvent confrontés à des problèmes de vol (matériel, production), de dégradation des cultures ou encore de plaintes (nuisance sonore/olfactive). Le dimensionnement des voies urbaines n’est pas forcément adapté à la circulation des engins agricoles et le partage de la voie peut poser des difficultés. Toutefois, la proximité de la ville induit également un rapprochement entre productions et consommateurs. Cela offre des perspectives de valorisation via des circuits courts, qui permettent une meilleure rémunération des exploitants. La collectivité y trouve aussi son compte car l’agriculture joue un rôle non négligeable dans l’entretien des paysages (maintien des continuités écologiques, coupure incendie) et assure une fonction sociale (jardins partagés, fermes pédagogiques, agro-loisirs).
  4. 4. 3 UN POTENTIEL INSOUPÇONNE Le développement urbain de Marseille, depuis les années 1960, s'est accompagné de l'expropriation de nombreux agriculteurs. Aujourd'hui, ils ne sont que quelques rares exploitants à titre principal. La commune n'est plus du tout identifiée comme un territoire agricole, y compris par les agriculteurs eux- mêmes (notamment les anciens). Cependant, des potentialités subsistent. Le PLU de Marseille classe 239 ha en zone agricole (cf. figure 2). Sur ces 239 ha, 90 ha correspondent à des terres de bonne qualité agronomique, majoritairement situées en zone urbaine ou à proximité directe du tissu urbain :  Bessons-Giraudy : 7-8ha de terres exploitées en maraîchage par la famille Garnerone (père, fille et fils). Afin de garantir sa succession, M. Garnerone envisagerait de s’étendre et d’acquérir les terrains avoisinants du Conseil Général des Bouches-du-Rhône (C.G.13).  Vallon des Douces : 8-9 ha de terres avec restanques mais dont le morcellement ne permet pas de viabiliser une activité agricole. La SAFER est actuellement en train de racheter les terrains (5€/m2) aux différents propriétaires afin de procéder à un remembrement pour ensuite revendre les terres à MPM ou à la Ville.  La Bétheline : domaine de près de 22 ha sur une partie desquels est implantée une exploitation maraîchère (oliviers). La situation est identique à celle du Vallon des Douces, puisque la SAFER est en négociation pour acquérir les terrains.  La Serviane : 26 ha de terres au fort potentiel agricole, propriété du Vatican, cultivées par 3 agriculteurs dont l’un est récemment décédé. La Chambre d’Agriculture des Bouches-du-Rhône (C.A. 13) a connaissance de repreneurs potentiels mais se heurte à l’inertie de l’agence immobilière en charge du dossier (manque de transparence dans la procédure de choix du successeur).  Les Mourets : 13 ha de terres arables  Le Mussuguet : 15 ha de terrains agricoles Figure 2 : zones agricoles au PLU de Marseille. Réalisation J. Banigo 2014 d’après PLU MPM
  5. 5. 4 Le reste du zonage agricole correspond aux zones A1, situées au cœur du massif de l'Etoile, tout autour du plateau de la Mûre. Elles sont identifiées comme des zones de coupe-feux, valorisables à travers le développement d’activités sylvo-pastorales. Au-delà du zonage PLU, il existe d’autres terrains qui pourraient potentiellement accueillir une activité agricole. Le diagnostic sylvo-pastoral mené par la C.A. 13 en 2010 repère ainsi 4 zones favorables au développement d’une activité pastorale:  Plateau de la Mûre : terrains appartenant à la Ville, qui pourraient accueillir un élevage ovin ou une place de printemps.  Domaine départemental de la Barasse/Mont Carpiagne : terrains appartenant au département sur lesquels une place de printemps pour un troupeau d’ovins pourrait voir le jour. Le département n’a cependant pas donné son accord pour une mise en pâture.  Plateau de Carpiagne : terrains appartenant au C.G. 13, à l’Etat et à quelques propriétaires privés. Ils pourraient voir s’installer un pâturage saisonnier ovin.  Domaine de Luminy : terrains appartenant à Aix-Marseille Université, propices à l’installation d’un élevage caprin. Celle-ci permettrait de faire l’économie des travaux de débroussaillement mais un blocage subsiste au niveau du Parc national des Calanques. On peut ajouter à ces terrains potentiellement pâturables certains espaces de friche où la valeur agronomique des sols permettrait une remise en culture. Ainsi, sur la seule zone des Hauts de Sainte-Marthe, ce sont plus de 20 ha de terres qui sont cultivés et presque autant qui sont en friche et pourraient être remis en culture. Cependant, ces terrains ne sont pas identifiés comme agricoles au PLU et ils ne font l’objet d’aucune protection. Etant donné la rareté du foncier agricole et la forte volonté de préservation de ces espaces portée par la communauté urbaine, on ne peut s’exempter aujourd’hui d’étudier les possibilités d’assurer la sauvegarde de ces terres et, par là même, leur contribution à la construction d’une ville plus durable. Au-delà de l’aspect règlementaire (adaptation du zonage du PLU), la redynamisation de l’agriculture marseillaise passe nécessairement par la mise en place de coopérations entre les différentes parties prenantes du monde agricole : collectivités territoriales, établissements publics, associations…Dans un premier temps, un tour d’horizon s’impose pour comprendre les rôles et fonctions de chacun.
  6. 6. 5 ACTEURS DU MONDE AGRICOLE Les acteurs institutionnels L’Etat Gennaro D’AMATO DRAAF – Service Régional de l’Economie et du Développement Durable des Territoires – Programme Inter- Régionaux et calamités agricoles 04 13 59 36 62 A travers la Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt (DRAAF) et la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM), l’Etat intervient respectivement aux niveaux régional et départemental pour soutenir et développer l’agriculture. Les aides de la DRAAF visent :  L’installation des jeunes agriculteurs et le renouvellement des exploitations  La modernisation des exploitations et l’amélioration de leur performance énergétique  L’accompagnement des filières animales et la promotion et le soutien des démarches qualité  La structuration et la modernisation des industries agroalimentaires La structuration et la modernisation des industries agroalimentaires Les collectivités territoriales Valérie MARTINEZ Pôle Planification Stratégique et développement soutenable Direction de l’eau et de l’agriculture Dir. Adjointe et chef du Service Agriculture La Direction de l’eau et de l’agriculture de la région PACA, met en œuvre les politiques agricoles européenne et nationale. Celles-ci se déclinent sous forme de dispositifs d’aides (FEADER3 , PDRH4 ) qui visent à améliorer:  la compétitivité de l’agriculture et de la sylviculture  l’environnement et l’espace rural  la qualité de vie et la promotion de la diversification des activités économiques en zone rurale Ces dispositifs sont destinés aux exploitants, aux propriétaires, collectivités territoriales, associations ou autres établissements publics. Pour en savoir plus : dispositifs d'aide de la région Depuis avril 2014, la région a créé un Comité Régional de l'Installation et de la Transmission en agriculture qui doit définir une stratégie pour l’installation des agriculteurs en PACA. 3 Fond Européen Agricole pour le Développement Rural 4 Programme de Développement Rural Hexagonal
  7. 7. 6 Frédéric MATTEI - Directeur de l’Agriculture et du Tourisme Eric SCHEMOUL - Chargé du volet territorial de la politique agricole DGA de l’Economie et du développement Direction de l’Agriculture et du Tourisme Le département contribue au maintien et au développement de l’agriculture dans les Bouches-du-Rhône. Cet appui se fait à travers un volet d’aides déclinées suivant quatre axes :  développement et modernisation des moyens de production (aides à l’installation des jeunes agriculteurs, à l’investissement, à la construction de serres etc.)  aménagement du territoire (mesures agro-environnementales, Fonds Départemental de l’Espace Rural, Fonds d’Assistance aux Communes pour l’Aménagement et la Gestion Agricole etc.)  diversification des ressources  protection et solidarité (mesure de soutien aux exploitants en difficulté, mesure d’indemnisation au titre des calamités agricoles) Pour en savoir plus : dispositifs d’aides du conseil général Dans la pratique, ces aides sont aussi bien destinées aux exploitants/professionnels qu’aux collectivités. Par exemple, le C.G. 13 finance la réalisation de diagnostics agricoles. Fruit de la loi de modernisation de l’agriculture du 1er février 2015, le Projet Agricole Départemental (PAD) est une démarche portée par le Conseil général, en partenariat avec la Chambre d’agriculture. Il poursuit une série d’objectifs parmi lesquels : la rationalisation de l’utilisation des espaces agricoles, la facilitation de l’installation, la redynamisation des circuits de commercialisation ou encore l’amélioration de la politique de l’eau. Le C.G. intervient également de façon opérationnelle dans la préservation des espaces agricoles et naturels au moyen de deux outils (voir outils p8) :  les Zones d’Agriculture Protégée (ZAP)  les Espaces Naturels Sensibles (ENS) Yvan FERMY Direction de Pôle Aménagement Urbain et Cadre de vie Direction de la Planification, de l’Urbanisme, de l’Aménagement et du Foncier Direction Adjointe Planification et Urbanisme La communauté urbaine est partie prenante dans le processus de redynamisation de l’agriculture sur le territoire métropolitain. Cette volonté se traduit notamment à travers deux documents de référence :  le SCoT, approuvé en 2011, il insiste sur le maintien des espaces agricoles et le développement de la nature en ville  le Schéma Départemental d’Agriculture Communautaire (SDAC), issu d’un partenariat entre MPM et la Chambre d’agriculture des Bouches- du-Rhône (C.A.13) Partiellement approuvé par l’équipe sortante en février 2014, son approbation par le nouveau conseil communautaire est prévue en septembre 2014. Le SDAC identifie cinq thèmes prioritaires :  aménagement  foncier  économique (circuits courts)  technique (Centre d’Etudes Techniques Agricoles)  environnemental Il liste 40 actions à mener afin de conserver et développer le potentiel agricole sur MPM.
  8. 8. 7 Les opérateurs du foncier Edouard GEOFFRAY SAFER PACA – Bouches-du-Rhône Conseiller foncier 04 88 78 00 13 edouard.geoffray@safer-paca.com Créées par les lois d’orientation agricole de 1960 et 1962, les Société d’Aménagement Foncier et d’Etablissement Rural (SAFER) sont les opérateurs fonciers de l’espace rural. Le code rural institue un droit de préemption des SAFER. Elles peuvent l’exercer sur les biens immobiliers à vocation ou à utilisation agricole. Ainsi, elles font du portage foncier assorti d’un travail de veille foncière en vue de développer quantitativement et qualitativement l’activité agricole mais aussi d’assurer la protection des paysages, de l’environnement et des ressources naturelles. Structures régionales, elles peuvent être appuyées localement par des directions départementales (c’est le cas dans le département des Bouches-du-Rhône). La SAFER PACA et MPM ont initié un travail de collaboration qui s’est concrétisé par la signature de deux conventions :  Convention d’Intervention Foncière (CIF) Cette convention, établie en mars 2010 pour une durée de 3 ans, concerne principalement le volet foncier (connaissance et appropriation). Elle prévoit :  l’établissement d’un observatoire foncier (monitoring et analyse des prix du foncier à partir des Déclarations d’Intention d’Aliéner et reporting régulier auprès de la communauté urbaine)  la possibilité pour MPM de solliciter la SAFER PACA pour réaliser des études de faisabilité et éventuellement faire l’acquisition de terrains  Convention d’Aménagement Rural (CAR) Signée en juin 2012 pour une durée de 3 ans, la convention d’aménagement rural se veut plus incitative. Elle s’articule autour de 4 axes  observatoire foncier (reprend la CIF)  mise en place de conventions de mise à disposition (CMD)  information et négociation auprès des propriétaires et des agriculteurs  établissement des CMD et des baux  stockage de terrains (réserve foncière à la demande de MPM)  aide à l’installation (jeunes agriculteurs, remise en culture de parcelle en friche) Patrick CASSOUDESALLE EPF PACA Direction opérationnelle Département des Bouches-du-Rhône Comme les SAFER, les Etablissements Publics Fonciers (EPF) sont des opérateurs du foncier. Ils en partagent les mêmes prérogatives à la différence près que leur champ d’intervention relève de l’espace urbain. Toutefois, l’EPF PACA intervient au niveau des espaces agricoles et naturels remarquables pour en garantir la protection vis à vis de l’urbanisation ou de la surfréquentation. Les appuis techniques André VILLENEUVE Chambre d’Agriculture des Bouches-du-Rhône Pôle Aménagement et Territoire Conseiller territorial secteur MPM a.villeneuve@bouches-du-rhone.chambagri.fr La Chambre d’agriculture (C.A.) assure des missions de soutien et d’accompagnement des agriculteurs. Son action est structurée autour d’un pôle Entreprise agricole (appui technique aux exploitants) et d’un pôle Aménagement rural (appui technique aux collectivités). La C.A. 13 est organisée par thèmes (aménagement du territoire, arboriculture, conseil d’entreprise
  9. 9. 8 etc.) et par grands secteurs. M. Villeneuve est en charge du secteur sud-littoral, qui recouvre le territoire marseillais. La C.A. a appuyé auprès de la Ville de Marseille l’ajout au PLU d’une soixantaine d’hectares qui n’étaient pas identifiés comme zones NC au POS. Ces 60 hectares sont aujourd’hui classés en zone A2 et correspondent à des terrains à fort potentiel agronomique (Bessons-Giraudy, la Bétheline, couvent de la Serviane, les Douces, les Mourets…) Elle a également réalisé deux diagnostics pour le compte de MPM :  un diagnostic agricole (2006), qui a fait suite au projet d’agglomération de 2004 et a accompagné la réalisation du SCoT  un diagnostic sylvo-pastoral (2010) Outre son expertise technique, la C.A. 13 peut également fournir de nombreux contacts puisqu’elle recense notamment les agriculteurs à la recherche de terres. Elle travaille déjà en lien avec la Ville de Marseille (DEEU – SEVN, Patrick Bayle) pour ce qui est des délégations de service public des fermes pédagogiques. Toutefois, une meilleure articulation de la communication inter structures et inter délégations permettrait peut-être d’améliorer la collaboration entre la Ville et la C.A. 13. A côté de la sphère institutionnelle, il existe tout un réseau d’acteurs impliqués dans le développement de l’agriculture en ville Les acteurs associatifs 40 avenue Marcelin Berthelot BP 2608 - 38 036 Grenoble Cedex 2 Tél. 04 76 20 68 31 Serge BONNEFOY 04 76 20 68 31 serge.bonnefoy@terresenvilles.org Depuis 2000, le réseau Terres en villes rassemble élus et exploitants agricoles désireux d’échanger leurs expériences et promouvoir l’agriculture urbaine. Il regroupe aujourd’hui plus de 25 EPCI (dont MPM) et organise régulièrement ateliers, conférences et séminaires en lien avec la promotion de l’agriculture urbaine. CFPPA de Digne-Carmejane 04510 Le Chaffaut 09 70 20 31 24 paca@terredeliens.org Réseau créé en 2003, Terre de liens est structuré autour de 3 pôles :  le réseau associatif : il recense 19 agences implantées en région. Ces agences réalisent principalement de l’accompagnement de projet (conseil, mise en relation) ainsi que de la mobilisation/sensibilisation.  la Foncière : il s’agit d’une structure d’investissement solidaire. Elle acquiert des biens immobiliers agricoles en vue de les mettre à disposition des exploitants.  la Fondation : elle fonctionne sur le même principe que la Foncière mais est alimentée par les legs et les donations. Terre de liens s’est déjà engagée auprès de collectivités sur des projet de redynamisation de l’agriculture urbaine (voir retour sur expérience)
  10. 10. 9 ADEAR des Bouches du Rhône 2 avenue du Colonel Noël Reynaud 13660 ORGON 04 90 55 17 86 contact@adear13.com L’Association pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural est essentiellement tournée vers les porteurs de projets. Elle accompagne leur installation et prodigue des formations/conseils relatifs aux techniques de production (promotion de l’agriculture paysanne) et à la commercialisation (circuits courts). Maison des Paysans 2, av. du lieutenant-colonel Reynaud 13660 ORGON 04 90 73 52 06 Alliance Provence gère le réseau des AMAP de la région. 82 rue des Bons Enfants 13006 MARSEILLE 04 91 47 84 95 / 06 17 47 88 78 filiere.paysanne@gmail.com Filière paysanne est impliquée dans la promotion de l’agriculture locale. L’association est investie dans le développement du réseau d’épiceries paysannes à Marseille. Elle a également mis en place une plate-forme paysanne locale pour assurer la collecte, le transport et la distribution des productions vers les restaurants, cantines et détaillants de la région marseillaise. Filière paysanne porte l’idée de création d’un marché d’intérêt local qui faciliterait la valorisation des productions du terroir.
  11. 11. 10 LES OUTILS D’URBANISME Il existe une palette d’outils qui permettent la traduction règlementaire et/ou opérationnelle de la préservation des espaces agricoles. PLU : zones A et TCP  Le PLU de la Ville institue deux secteurs (A1 et A2) en zone agricole. Seul le secteur A2 correspond aux terrains à potentiel agronomique ; le secteur A1 relevant plus de zones naturelles vouées à la constitution de coupe-feux. Sans pour autant sanctuariser les terres arables, ce classement permet de limiter la constructibilité aux seules infrastructures à usage agricole ou public. Ainsi, en zone A1 les constructions ne peuvent excéder 50 m2 . En zone A2 la constructibilité est plus importante mais elle se limite à des espaces prédéfinis (polygones d’implantation).  Il institue également une servitude de terrains cultivés à protéger (TCP), article L123-1-9 du code de l’urbanisme. Celle-ci assure la protection de près de 30 ha (essentiellement jardins familiaux et fermes pédagogiques) situés en zone urbaine. Protection plus forte que le zonage agricole, la servitude TCP interdit toute construction à l’exception des travaux et constructions légers (murs de clôture, abris de jardin, locaux d’accueil etc.). PAEN : périmètres de protection et de mise en valeur des espaces agricoles et naturels péri-urbains Les périmètres de protection et de mise en valeur des espaces agricoles et naturels péri-urbains ont été instaurés par la loi relative au développement des territoires ruraux du 23 février 2005. Il s’agit d’un projet de territoire assorti d’un programme d’actions qui vise à empêcher, de manière durable, la conversion des zones agricoles et naturelles en zones urbanisables. Ces périmètres sont établis par délibération du Conseil général, sur demande de l’EPCI (ou de la commune) concerné, en accord avec les orientations du SCoT et sur avis de la Chambre d’Agriculture. Les PAEN ne peuvent concerner les zones U ou AU. Le département, ou avec son accord une autre structure (EPCI, SAFER, EPF) peut y réaliser des acquisitions foncières à l’amiable, par expropriation ou par préemption. Les terrains acquis doivent être utilisés pour réaliser le programme d’actions prévu par le PAEN. En 2011, la commune de Velaux s’est engagée dans la mise en place du premier PAEN des Bouches-du-Rhône Pour en savoir plus : PAEN de Velaux. ZAP : zones agricoles protégées Les zones agricoles protégées (ZAP) ont été créées par la loi d’orientation agricole du 9 juillet 1999. Tout comme les PAEN, elles ont pour objectif de protéger durablement l’espace agricole et forestier en milieu péri-urbain. Elles sont délimitées par le préfet de département, en accord avec l’EPCI concerné et sur avis de la Chambre d’Agriculture. Il s’agit de servitudes d’utilité publique, à intégrer en annexe des documents d’urbanisme. En ZAP, les changements d’occupation des sols ne sont pas proscrits mais soumis à contrôle. ENS : Espaces Naturels Sensibles Issus de la loi du 18 juillet 1985, les Espaces Naturels Sensibles (ENS) sont dédiés à la protection des sites naturels remarquables, dont les espaces agricoles peuvent faire partie. La mise en œuvre de cette protection incombe au département. Il peut, à l’intérieur du périmètre ENS, définir des zones de préemption et en déléguer son droit à un autre établissement public (EPCI, Etat, EPF).
  12. 12. 11 BENCHMARK DE PROJETS Ferme des Jonquiers, Aubagne (13) La Ferme des Jonquiers, Aubagne (13) : mise à disposition d’une parcelle en friche Figure 3: le terrain des Jonquiers, à la limite de la zone commerciale d’Aubagne. Photo L. Quinson Dans le cadre de sa charte agricole (sorte d’équivalent du SDAC), la communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Etoile (l’agglo) est intervenue, pour permettre l’installation d’agriculteurs sur une parcelle de 3 ha en friche. Ces terres, volontairement abandonnées, faisaient l’objet d’une spéculation foncière d’autant plus forte qu’elles se situent à proximité immédiate de la zone commerciale d’Aubagne. Avec le concours de l’association Terre de liens, l’Agglo s’est lancée dans l’acquisition des terrains en vue d’y installer un couple de maraîchers à la recherche de terres. L’agglo s’est portée acquéreur de la maison et de ses dépendances tandis que Terre de liens, via sa structure d’investissement La Foncière, a entrepris l’achat des terrains. A terme, le foncier sera mis à disposition du couple de maraîchers dans le cadre d’un bail d’exploitation, leur assurant la jouissance des terres jusqu’ à la retraite. Sylvo-pastoralisme dans le Massif du Garlaban, Aubagne (13) En 2010, la communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Etoile, avec le soutien du Syndicat du Garlaban, a impulsé la mise en pâture de 500 ha en cœur du massif du Garlaban. Une convention a été passée avec un groupement d’éleveurs venus des Alpes pour permettre à leurs quelques 500 bêtes de paître les collines de janvier à mai. Cette initiative offre une alternative économique au débroussaillement mécanique du milieu. Miellerie associative Septèmes manque d’informations. Bergerie caprine intercommunale de Châteauneuf les Martigues « Sur la commune de Châteauneuf-les-Martigues, au lieu-dit les Tourels, une première bergerie va voir le jour. Elle va permettre l’installation d’un éleveur caprin fromager fermier sédentaire avec un troupeau d’une cinquantaine de chèvres laitières en production et une dizaine d’animaux de renouvellement. Cette bergerie sera constituée d’un bâtiment d’élevage, d’une salle de traite, d’un logement pour l’éleveur, d’une fromagerie et d’une petite salle de vente viabilisée. MPM a acquis la parcelle sur laquelle repose le siège de l’exploitation dans le cadre d’une convention signée avec la SAFER. La procédure de désignation de la maîtrise d’œuvre est en cours et le démarrage des travaux est envisagé pour le début de l’année 2014 ; ils devraient durer 18 mois. Le coût des études et des travaux sont évalués à 600 000 €. Pour l’exploitation de cette bergerie, la candidature d’une éleveuse a été validée par le comité technique SAFER ; elle possède un troupeau de 50 jeunes chèvres du Rove et 35 chèvres alpines »5 . 5 Extrait du conseil de communauté MPM du 22 mars 2013
  13. 13. 12
  14. 14. 13 RENOUER AVEC LE PASSE AGRICOLE DE SAINTE-MARTHE Véritable oasis de verdure, Sainte-Marthe, apparaît comme un des vestiges du passé agricole de Marseille. En effet, jusqu’à aujourd’hui le quartier a été relativement préservé de l’urbanisation et demeure imprégné d’une certaine dimension rurale. En témoignent les bastides et leurs domaines, les parcelles agricoles, dont certaines sont toujours cultivées ainsi que les boisements du Four de Buze, de la colline Mirabilis ou encore du parc Montgolfier (cf. figure 4). Figure 4 : de g. à d. Parcelle cultivée et corps de ferme. Bastide mon Rêve et ses restanques. Rigole d'irrigation. Fruitiers sur une friche. Photos : J. Banigo 2014. Si Sainte-Marthe tient lieu d’écrin verdoyant c’est avant tout grâce à la présence de l’eau. Celle-ci est apportée par le canal de Marseille, abreuvant les terres à travers un vaste réseau de rigoles mais aussi par les ruisseaux de Sainte-Marthe, du Four de Buze et du Bois Chenu, qui entaillent longitudinalement le territoire (cf. figure 5). Sainte-Marthe ne va pas sans évoquer l’époque où l’agriculture était encore une activité structurante du territoire marseillais.
  15. 15. 14 Figure 5 : ruisseaux et rigoles à Sainte-Marthe. Réalisation : J. Banigo 2014 d’après Silène Biotech 2008 et orthophoto MPM 2011
  16. 16. 15 Depuis 2007, les Hauts de Sainte-Marthe sont aménagés dans le cadre d’une zone d’aménagement concerté (ZAC). Le plan d’aménagement initial, prévoyait la réalisation de trois centralités (cf. figure 6) :  Bessons-Giraudy  Notre-Dame de Santa-Cruz  Mirabilis Les 149 ha de la zone devaient initialement accueillir 3 000 à 3 500 logements. Aujourd’hui, au fur et à mesure de son avancement, ce plan d’aménagement suscite des questions.
  17. 17. 16 Figure 6 : plan d'aménagement de la ZAC des Hauts de Sainte-Marthe. Source : Ville de Marseille.
  18. 18. 17 Le développement de la centralité de Bessons-Giraudy est contraint par la présence de deux bastides inscrites comme monuments historiques (cf. figure 7).
  19. 19. 18 Figure 7 : servitudes historiques de Sainte-Marthe Réalisation J. Banigo 2014, d’après PLU MPM
  20. 20. 19 Figure 8 : questionnements sur la voirie Réalisation J. Banigo 2014 d’après PLU MPM.
  21. 21. 20 La voie U4d, boulevard urbain multi-modal, suscite des questionnements :  emprise sans rapport avec le socle  largeur démesurée si la fonction de transit n’est plus assurée  doublonnement avec la L2  nécessité de passage au sein des jardins familiaux du Castellas protégés par la loi de 1977  débouché sur l’autoroute A7 fortement remis en question  contraintes liées aux périmètres des monuments historiques
  22. 22. 21 Avec plus de 20 ha de terrains cultivés et presque autant friches agricoles, Sainte-Marthe compte parmi les derniers bastions ruraux de Marseille (cf. tableau 1 et figure 9). Tableau 1 : étendue des parcelles cultivées, friches et espaces boisés. Réalisation J. Banigo, d’après estimations orthophoto. Périmètre ZAC Surface (ha) Périmètre hors ZAC Surface (ha) ZAC 149 Espaces boisés ZAC 39 Espaces boisés hors ZAC 17 Parcelles cultivées ZAC 22 Parcelles cultivées hors ZAC 7 Friches ZAC 18 Friches hors ZAC 5
  23. 23. 22 Figure 9 : parcelles cultivées, friches et espaces boisés à Sainte-Marthe. Réalisation J. Banigo 2014 d’après orthophoto MPM 2011.
  24. 24. 23 Il apparaît donc essentiel de préserver ce patrimoine d’autant que les terres de Sainte-Marthe sont de bonne qualité agronomique. Chargées en alluvions, leur sol a été enrichi par les années de culture du temps où Marseille était encore entourée de sa ceinture agricole. Le PLU ne prévoit cependant aucune protection pour ces terres agricoles (cf. figure 10). A terme, il est donc à craindre, qu’elles soient entièrement urbanisées. C’est donc toute l’histoire rurale de Sainte-Marthe qui disparaîtrait mais aussi et surtout un formidable potentiel de valorisation agricole et économique pour la Ville. Et e, alors même que les documents d’urbanisme font état de la nécessité de préservation des espaces agricoles. A Sainte-Marthe plus qu’ailleurs, l’agriculture a un rôle déterminant à jouer dans l’aménagement du territoire. Composante historique indéniable, elle a façonné le paysage au fil des décennies. Bastides, espaces boisés et rigoles sont autant d’éléments paysagers qui font aujourd’hui tout l’attrait du territoire. Elle est déjà source de revenus complémentaires pour un couple de retraités mais aurait le potentiel de devenir une activité professionnelle rémunératrice. Les terres agricoles de Sainte-Marthe représentent un lieu d’implantation d’autant plus propice qu’elles sont voisines du M.I.N. des Arnavaux, à proximité directe des zones denses de consommation et bien desservies par le réseau viaire (RD4, L2, U4d). Au-delà du maintien de l’ouverture des milieux l’agriculture peut, lorsque elle est raisonnée, permettre la préservation de l’environnement et de la biodiversité, au moyen de mesures agri-environnementales (ex : implantation de haies). Enfin, dans un quartier composite comme Sainte-Marthe l’agriculture peut aussi être vectrice de mixité sociale, en recréant du lien entre les habitants, autour d’un jardin partagé par exemple. A l’heure où l’on ne cesse de parler de renforcer l’autosuffisance alimentaire des villes, il semble donc pertinent d’envisager l’aménagement de la ZAC des Hauts de Sainte Marthe en y intégrant la dynamique agricole. Le présent document se veut être une base de réflexion pour les éventuelles modifications à apporter au plan d’aménagement. A travers 3 scenarii il rend compte des visages que pourraient revêtir les Hauts de Sainte- Marthe.
  25. 25. 24 Figure 10 : zonage PLU de la ZAC des Hauts de Sainte-Marthe Réalisation J. Banigo 2014, d’après PLU MPM
  26. 26. 25 Au vu de la répartition spatiale des espaces cultivés et des friches agricoles (cf. figure 11), deux zones semblent propice à l’agriculture : le secteur de Notre Dame de Santa Cruz, à l’est (en rouge), ainsi que le secteur Bessons-Giraudy, au nord-ouest (en jaune). Figure 11 : deux secteurs potentiellement cultivables : Besson-Giraudy et Notre Dame de Santa-Cruz. Réalisation J. Banigo 2014 d’après orthophoto MPM 2011. Etant donné les objectifs auxquels la ZAC doit répondre (nombre de logements, infrastructures et équipements publics) la mise en place d’activités agricoles ne se fera pas sans interaction avec le projet développé. Si le secteur de Santa-Cruz semble le plus propice à l’urbanisation car le boulevard N.D. de Santa-Cruz dessine un axe structurant pour une nouvelle centralité, il pourrait pour autant accueillir dans son extrême ouest un exploitation sur des parcelles anciennement agricoles encore entretenues dans ce but par leurs propriétaires. Le secteur Bessons, circonscrit au nord par le canal de Marseille, offre des potentialités d’urbanisation plus réduites, d’autant que la présence de deux bastides inscrites soumet les travaux d’aménagement à l’avis conforme de l’Architecte des Bâtiments de France sur tout le tenant ouest (cf. figure7). C’est donc au sein de ce secteur qu’il apparaît opportun de développer une activité agricole conséquente. Un repérage de terrain a permis d’identifier une surface relativement plane, d’environ 6 ha, qui pourrait accueillir des cultures (cf. figure 12). Du reste, plus de la moitié de ces terrains sont déjà propriété de l’Etat et doivent être cédés à MPM au titre de la réalisation de la U4d. La maîtrise foncière permet donc de donner une certaine latitude au projet. En outre, un corps de ferme est déjà présent sur la zone et la proximité des eaux du canal de Marseille garantit les potentialités d’irrigation.
  27. 27. 26 Figure 12 : Terrains cultivables (en jaune) et maîtrise du foncier. Réalisation J. Banigo 2014 d’après données MPM et SOLEAM.
  28. 28. 27 SCENARIO 1 : L’EXPLOITATION AGRICOLE PROFESSIONNELLE Le contexte Afin de répondre aux objectifs de maintien et de développement de l’agriculture défendus par le SCoT et le PLU, la ville porte le projet d’installation d’une exploitation agricole. Pérennisation de l’activité agricole : La pérennisation de l’activité agricole se fait au moyen de deux leviers :  sécurisation du foncier : MPM est en passe de devenir propriétaire de la moitié des terrains. Elle sollicite la SAFER, dans le cadre de la CAR, pour faire l’acquisition de la moitié restante (terrains au nord, non concernés par la 1ère Déclaration d’Utilité Publique (DUP)).  Modification du zonage PLU : par modification du PLU, les terrains concernés sont classés en zone A2. Ce zonage met les terres arables à l’abri de l’urbanisation sans compromettre la réalisation de la U4d, tout en permettant la construction de bâtiments nécessaires à l’activité agricole. Ces 6 ha terres « sanctuarisés » sont mis en fermage dans le cadre d’un bail de longue durée (bail de 25 ans ou bail de carrière) qui permet d’établir une stratégie d’exploitation à long terme. La Ville sollicite la C.A. 13 pour trouver un exploitant. Orientation technico-économique Au vu du tableau 2, qui rend compte des surfaces à partir desquelles une mise en culture est économiquement viable, il apparaît que les 6 ha de terrain autorisent un panel de cultures non négligeable. Du fait qu’elle se situe au plus près des lieux de consommation, l’agriculture en milieu urbain se prête particulièrement bien au maraîchage, à l’arboriculture, à la viticulture ou encore à l’horticulture et autorise la culture d’espèces fragiles, qui ne supporteraient pas des transports trop longs. On pourrait même envisager l’implantation d’un élevage laitier (ovin ou caprin) étant donné que le massif de l’Etoile, accessible depuis le chemin des Bessons, offre une surface de pâturage intéressante. En effet, le diagnostic sylvopastoral mené par la C.A. 13 en 2010 fait état de 280 ha de parcours dans la garrigue (cf. figure 13). Tableau 2 : Surface Minimum d'Installation (SMI) sur la zone de Marseille (littoral de Provence). Source : Schéma Directeur Départemental des Structures Agricoles des Bouches-du-Rhône. Culture SMI (ha) Culture florale et pépinière sous serres 0,3 Abri chauffé 0,5 Abri froid 1,0 Pépinière ornementale 1,0 Culture florale plein champ 1,6 Maraîchage plein champ 1,8 Autres pépinières 2,0 Cultures de semences maraîchères, plantes médicinales aromatiques en frais 3,0 A.O.C. 6,0 Légumes plein champ 6,0 Plantes médicinales aromatiques séchées 6,0 Arboriculture 8,0 Vin / raisin de table 12,0 Autres cultures de semences 14,0 Oliviers, amandiers 15,0 Polyculture irriguée 20,0 Polyculture au sec 25,0 Parcours 148,1 Il ne s’agit ici que de pistes de réflexion qu’il faudrait explorer avec l’appui technique de la C.A. 13.
  29. 29. 28 Figure 13 : parcours sylvo-pastoral potentiel à Sainte-Marthe. Source : C.A. 13 diagnostic sylvo-pastoral 2010.
  30. 30. 29 Viabilité économique Sur le plan économique, la situation privilégiée de l’exploitation offre une multitude de débouchés : vente directe, vente en gros au MIN des Arnavaux, vente via les AMAP marseillaises (réseau Alliance Provence), vente de demi gros (réseau Filières paysannes). Les écuries de la Roserie, implantées à proximité directe, représentent un client potentiel pour les cultures fourragères. La Ville mène une réflexion sur l’approvisionnement de la restauration collective en local. Le marché public qui en résulte permet ainsi l’écoulement d’une partie de la production de l’exploitation via la centrale d’achat. Une partie de la production peut également être vendue via la plateforme de e-commerce mis en place par la C.A. 13. Autre forme de valorisation, l’exploitation propose aussi des visites à la ferme. L’activité est soutenue par les dispositifs d’aides du département et de la région (démarche agriculture biologique, mesures agri-environnementales, développement des circuits courts etc.). Tandis que la C.A. 13 propose un accompagnement technique. Implantation paysagère Les installations et habitations sont construites autour du corps de ferme préexistant. L’exploitation bénéficie d’un certain isolement : le canal constitue une limite au nord ; à l’ouest et au sud-ouest, le voisinage se compose des écuries de la Roserie ainsi que du golf et du tennis club de la Tour Sainte, tandis que les espaces boisés et le chemin du Four de Buze dessinent la limite à l’est et au sud-est. Autrement dit, il n’y a pas de densité résidentielle forte aux abords de l’exploitation. Les problèmes que posent généralement l’activité agricole au contact de tissus urbains sont ainsi partiellement éludés. Comme c’est déjà le cas de certains terrains actuellement cultivés, les parcelles de l’exploitation sont entourées de haies défensives (aubépine, chêne kermès, prunellier, poirier amande argousier, berbéris). Elles protègent les cultures des visiteurs importuns et servent aussi de refuge aux auxiliaires (prédateurs des ravageurs). Dans son état actuel, la traverse de la Fontaine, qui coupe les terrains d’est en ouest, rend impossible le passage d’engins agricoles (cf. figure 14). Ces derniers nécessitent une largeur de voie d’au moins 3,50 m alors que cette traverse n’en fait que 2,40. Un élargissement de la voie est donc à prévoir. Figure 14 : étroitesse de la traverse de la Fontaine. Photo J. Banigo 2014.
  31. 31. 30 Figure 15 : Scenario implantation de l'exploitation. Figure 16 : vue sur l'exploitation depuis la traverse de la Fontaine élargie Matrice AFOM (Atouts Faiblesses Opportunités Menaces) Atouts Qualité agronomique des sols Planitude des terrains Proximité du canal de Marseille (irrigation) Parcelles agricoles groupées (gain de temps) Isolement relatif Faiblesses Investissement foncier Extension de l’exploitation très limitée Opportunités Voisinage direct des écuries de la Roserie (vente fourrage, achat fumier) Accès au massif de l'Etoile (parcours pastoral, entretien DFCI) Valorisation par circuits courts (AMAP, épiceries paysannes, restauration collective…) Menaces Conflit proximité habitations (dégradation, vols, plaintes) Bâtiment agricole Périmètre de l’exploitation Traverse de la Fontaine élargie
  32. 32. 31 SCENARIO 2 :LA MICRO-AGRICULTURE BIO-INTENSIVE Le contexte Afin de répondre aux objectifs de maintien et de développement de l’agriculture défendus par le SCoT et le PLU, la ville porte le projet d’installation d’exploitations agricoles en micro-agriculture. Pérennisation de l’activité agricole : La micro-agriculture bio-intensive présente l’avantage d’être rentable sur des petites surfaces. L’étude menée sur la Ferme de Bec Hellouin, en Normandie, a par exemple démontré que 1 000 m2 de terrain suffisaient à assurer les revenus d’une personne6 . Ainsi, les 3 ha de terrains acquis par l’Etat représenteraient un potentiel de 30 micro-exploitations. Comme il est peu probable d’attirer autant d’agriculteurs, la surface dédiée à l’activité agricole est ramenée à 6 000 m2, le long de la traverse de la fontaine (cf. figure 19). Cette surface permet l’installation de 3 exploitants, disposant chacun de 2 000 m2 pour mener à bien leur activité, tout en ayant la possibilité de résider sur place. Par modification du PLU, ces terrains sont classés en zone A2. Les 2,4 ha restant sont aménagés selon le schéma de la ZAC. Les terres sont mises à disposition de 3 exploitants dans le cadre d’un bail de longue durée qui prévoit un certain nombre de conditions en termes d’itinéraire technique). A noter que, les terrains actuellement entretenus par la famille Guiot-Pin sur le secteur Santa-Cruz pourraient tout aussi bien se prêter à une mise en culture en micro agriculture bio-intensive. Orientation technico-économique et itinéraire technique La micro-agriculture bio-intensive se prête surtout à la culture maraîchère. Aussi c’est cette voie que suivent les 3 exploitants. Il s’agit d’un mode de 6 UMR 1048 SADAPT : Maraîchage biologique permaculturel et performance économique. Rapport d’étape n°3, janvier 2014. culture intensif, pouvant être réalisé sous serre, basé sur la culture en buttes, qui maximisent la surface, et l’association d’espèces qui multiplient le nombre de récoltes (cf. figure 17). La densité de semis appliquée est élevée (cf. figure 18). Elle permet ainsi d’augmenter les rendements mais empêche le passage des engins agricoles. C’est donc manuellement que s’effectue le travail. A la différence de l’agriculture conventionnelle, la micro-agriculture urbaine n’a pas recours à l’utilisation d’intrants de synthèse. Le fumier des écuries de la Roserie pourrait donc être valorisé comme engrais vert. Figure 17 : Association de cultures sous serre : tomates et salades sur butte. Source : Maraîchage biologique permaculturel et performance économique. Rapport d’étape n°3, janvier 2014 Figure 18 : le semis en quinconce permet un gain de 15% par unité de surface. Source : Maraîchage biologique permaculturel et performance économique. Rapport d’étape n°3, janvier 2014
  33. 33. 32 Viabilité économique Les micro-exploitations peuvent écouler leurs productions à travers les mêmes circuits que dans le cas de l’exploitation professionnelle conventionnelle. Par ailleurs, elles peuvent prétendre aux mêmes aides du département et de la région. Figure 19 : scenario 2 : implantation des micro exploitations sur le secteur Bessons Figure 20 : scenario 2 : implantation des micro-exploitations sur le secteur de Santa-Cruz Matrice AFOM Atouts Qualité agronomique des sols Planitude des terrains Proximité du canal de Marseille (irrigation) Nombre d’emplois potentiels Pas d’investissement foncier Impact positif sur l’environnement Faiblesses Niveau de technicité requis Travail manuel Trouver des exploitants motivés Démarche pionnière (peu de retour d’expériences) Opportunités Voisinage direct des écuries de la Roserie (vente fourrage, achat fumier) Valorisation par circuits courts (AMAP, épiceries paysannes, restauration collective…) Menaces Devenir des terrains au nord Non rentabilité de l’activité Conflit proximité habitations (dégradation, vols, plaintes) Bâtiment agricole Périmètre de la micro exploitation Traverse de la Fontaine élargie Habitat
  34. 34. 33 SCENARIO 3 :LES JARDINS PARTAGES Le contexte En accord avec les objectifs du PLU, la ville décide d’accompagner la création d’un jardin partagé à Sainte-Marthe. Sécurisation du foncier et de la destination des terrains La ville sollicite la SAFER, pour faire l’acquisition de l’intégralité des terrains. Par modification du PLU, une servitude TCP est inscrite sur ces 6 ha de terres arables. Celles-ci sont mises à disposition d’associations en charge de la gestion des jardins (exemple : Atelier Marseillais d’Initiatives en Ecologie Urbaine http://jardinspourtous.amieu.over-blog.com/ , Réseau des Jardins Solidaires Méditerranéens http://www.reseaujsm.org/ ). Dimensionnement En se basant sur le modèle des jardins ouvriers du Castellas, on peut tabler sur la création d’une centaine de parcelles. Figure 21 : scenario 3 : implantation des jardins partagés Matrice AFOM Atouts Qualité agronomique des sols Planitude des terrains Proximité du canal de Marseille (irrigation) Embellissement du paysage Renforcement de la vie de quartier Faiblesses Investissement lourd (réseau d’irrigation, construction des abris) Opportunités Forte demande (3 - 4 ans d’attente pour obtenir une parcelle) Menaces Impact environnemental (utilisation abusive d’intrants, consommation non raisonnée d’eau) Urbanisation à terme des terrains
  35. 35. 34
  36. 36. 35 BIBLIOGRAPHIE Ouvrages :  « L’Agriculture urbaine et périurbaine repensée pour l’aménagement dans les agglomérations » Jacques Allard - 22/02/2014 - site internet Isias, consulté le 07/08/2014 - http://www.isias.lautre.net/spip.php?article375  « Pourquoi faut-il imaginer un nouveau modèle d’agriculture périurbaine ? » Lauriane Lequet - site internet greenetvert, consulté le 07/08/2014 http://www.greenetvert.fr/2013/02/05/pourquoi-faut-il- imaginer-un-nouveau-modele-dagriculture-periurbaine/71315  « Agriculture urbaine, effet de mode ou transition vers des espaces urbains « vivants » ? » Lauriane Lequet - site internet greenetvert, consulté le 07/08/2014 http://www.greenetvert.fr/2013/02/11/agriculture-urbaine-effet-de- mode-ou-transition-vers-des-espaces-urbains-vivants/71316  « Caractéristiques et problématiques de l’agriculture périurbaine en Île- de-France » DRIAF Ile de France - mai 2010  « Livre Blanc des SAFER » Fédération Nationale des SAFER, juin 2013  « Préserver et valoriser les espaces agricoles » MPM Documents de référence  SCoT MPM  PLU Ville de Marseille  Schéma Départemental d’Agriculture Communautaire  Schéma Directeur Départemental des Structures Agricoles des Bouches- du-Rhône  Projet Agricole Départemental  Convention d’Aménagement Rural SAFER PACA-MPM  Convention d’Intervention Foncière SAFER PACA-MPM Web :  Site internet de la Ferme de Bec Hellouin, consulté le 07/08/2014 http://www.fermedubec.com/permaculture.aspx  Site internet Jardin comestible, consulté le 07/08/2014 http://jardincomestible.fr/  Site internet Fruitcity, consulté le 07/08/2014 http://fruitcity.co.uk/  Site internet du FEADER en région PACA, consulté le 12/08/2014 http://www.feader.paca.agriculture.gouv.fr/  Site internet de la région PACA, consulté le 12/08/2014 http://www.regionpaca.fr/  Site internet du Conseil Général des Bouches-du-Rhône, consulté le 13/08/2014 http://www.cg13.fr/  Site internet des SAFER, consulté le 14/08/2014 http://www.safer.fr/  Site internet Terres en Villes, consulté le 18/08/2014 http://www.terresenvilles.org/  Site internet Terre de liens, consulté le 18/08/2014 http://www.terredeliens.org/  Site internet Alliance Provence, consulté le 18/08/2014 http://www.allianceprovence.org/  Site internet ADEAR 13, consulté le 18/08/2014 http://adear13.com/  Site internet Filière Paysanne, consulté le 19/08/2014 http://filiere- paysanne.blogspot.fr/  Site internet Agreste, consulté le 05/08/2014 https://stats.agriculture.gouv.fr  Site internet expérimentation PAEN, consulté le 19/08/2014 http://www.experimentation-paen.fr/  Site internet dela communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Etoile http://www.agglo-paysdaubagne.com/
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