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Contributions de Médecins Résidents à la 5ème
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Vitiligo – Maladies auto-immunes
MajdaAskour*, HamadaSyrine, OuidanYasmina, Badreddine Hassam, Laila Benzekri
Service de d...
L'urticaire chronique et l'auto-immunité thyroïdienne
Mohamed El amraoui*
, Mohammed Boui
Service de dermatologie vénéréol...
Psoriasis et thyroïdite auto-immune de Hashimoto: une association rare
mais bien comprise
Mohamed. El amraoui, Mohammed. B...
Discussion :
L’association thyroïdite auto-immune d’Hashimoto et psoriasis ne nous semble pas fortuite, suggérant l'existe...
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DE LA PERICARDITE CHRONIQUE CONSTRICTIVE
O.Alaika, Z.Lakhal, E.Zbir....
QUAND UN SYNDROME DE WOLF-PARKINSON-WHITE (WPW)
EST ASYMPTOMATIQUE ?
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Vitiligo psoriasis thyroïdites ... à la 5ème journée de lauto immunité 2015 ammais

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L’association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS) a organisé le samedi 28 novembre 2015 à Casablanca sa 5ème journée de l’auto-immunité sur le thème « maladies rares et maladies auto-immunes et systémiques ».
Les maladies rares se définissent comme des affections touchant moins d’une personne sur 2000, soit au total plus de 8 000 pathologies recensées et entre 200 à 300 nouvellement décrites chaque année. D’origine souvent génétique, leurs manifestations sont extrêmement diverses : neuromusculaires, métaboliques, infectieuses, cancéreuses, auto-immunes… Ces maladies sont certes rares, mais les personnes atteintes sont très nombreuses, près de 5 % de la population mondiale, soit environ 1,5 millions de marocains. Un médecin rencontre ainsi dans sa pratique quotidienne plus ce type de pathologies que de cas de cancer ou de diabète.
Les maladies auto-immunes, quant à elles, sont un ensemble de pathologies où le système immunitaire commet des erreurs et s'attaque aux propres constituants de l’organisme. 3ème cause de morbidité après le cancer et les maladies cardiovasculaires elles touchent entre 7 à 10 % de marocains Leur fréquence est variable, certaines touchent jusqu’à 10% de la population telles les thyroïdites auto-immunes, d’autres sont moins fréquentes comme la polyarthrite rhumatoïde qui touche 1% de la population, ou encore beaucoup plus rares telle la sclérodermie qui touche 5 personnes sur 10 000.

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Vitiligo psoriasis thyroïdites ... à la 5ème journée de lauto immunité 2015 ammais

  1. 1. + Maladies Auto-immunes et Maladies rares Contributions de Médecins Résidents à la 5ème journée de l’auto-immunité 2015 : Vitiligo Urticaire chronique et auto-immunité thyroïdienne Psoriasis et thyroïdite auto-immune de Hashimoto Péricardite chronique constrictive Syndrome de Wolf-Parkinson-White
  2. 2. Association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques ‫والجهازية‬ ‫الذاتية‬ ‫المناعة‬ ‫ألمراض‬ ‫المغربية‬ ‫الجمعية‬ Maladies Auto-Immunes et Maladies Rares au Maroc Le Pr Loïc Guillevin, Président d’honneur d’AMMAIS Dans le cadre de ses Journées de l’Auto-Immunité, l’association AMMAIS a organisé le 28 novembre 2015 à Casablanca une grande conférence consacrée aux maladies rares. Animé par le Pr Loïc Guillevin (Président d’honneur d’AMMAIS, membre du collège de la Haute Autorité de Santé – HAS -et président de sa commission de la transparence ainsi que membre du Comité de Pilotage du Plan National Maladies Rares en France), cet événement a permis aux participants de mieux appréhender les avancées en matière de recherche et d’innovations thérapeutiques relatives aux maladies auto-immunes rares (sclérodermie, vascularites, cryoglobulinémies…). La rencontre a été marquée aussi par les interventions des Pr ou Dr David Saadoun, Fouzia Chraibi, Rachid Laraki, Mounir Filali, Ouafa Mkinsi et Khadija Moussayer (présidente d’AMMAIS). Les discussions modérées par les Pr ou Dr Ali Hda, Nabiha Mikou, Mohamed Chaoui, Hicham Ouazzani, Hamid Mohattane, Hassan Elkabli et Malika Benkiran ont mis en évidence un manque d’information sur le sujet des maladies rares pour les patients comme pour les professionnels, ayant pour conséquences errances de diagnostic, souffrance et isolement psychologique des malades, outils de diagnostics ignorés, etc. Rappelons que si les maladies dites rares touchent chacune par définition un nombre restreint de patients, moins d’une personne sur 2 000, elles deviennent massives lorsqu'on les cumule : près de 8 000 pathologies identifiées ! On estime que plus de 5 % de la population mondiale en seraient atteintes soit environ 1.5 millions de marocains. Un médecin rencontre dans sa pratique quotidienne plus ce type de maladies que de cas de cancer ou de diabète ! Des résidents en voie de spécialités ont illustré cette journée d’études de cas (sous forme de posters) qui on été particulièrement appréciées par l’assistance. Qu’ils en soient remerciés. Vous trouverez ci-après les sujets suivants : - Vitiligo - Urticaire chronique et auto-immunité thyroïdienne - Psoriasis et thyroïdite auto-immune de Hashimoto - Péricardite chronique constrictive - Syndrome de Wolf-Parkinson-White - Les maladies auto-immunes et l’Association AMMAIS - Références documentaires et revue de presse Casablanca Janvier 2015
  3. 3. Vitiligo – Maladies auto-immunes MajdaAskour*, HamadaSyrine, OuidanYasmina, Badreddine Hassam, Laila Benzekri Service de dermatologie-vénérologie,Hôpital IBN SINA, Rabat, MAROC Introduction: Le vitiligo est une dermatose fréquente pouvant s’associer à de nombreuses maladies auto-immunes ou autres. Le but de notre travail était d’évaluer la fréquence des maladies associées au vitiligo surtout les pathologies auto-immunes, et rechercher leurs facteurs de risques. Matériels et Méthodes : Etude prospective analytique réalisée sur une période de 7 ans (Novembre 2007 – Septembre 2014), intéressant des patients consultant en dermatologie et présentant un vitiligo. Nous avons inclus ceux qui ont réalisé les bilans à la recherche d’une maladie associée. Une fiche d’exploitation était utilisée. L’analyse statistique était réalisée à l’aide du logiciel SPSS 10.0. Résultats: 253 patients étaient inclus. L’âge moyen était de 35,8 ans, avec une nette prédominance féminine (Sex-ratio: 0,54).La médiane d’âge de début de vitiligo était de 27 ans. L’antécédent familial de vitiligo était noté chez 28,8% des cas, et un vitiligo vulgaire était retrouvé chez 47 % des patients. 145 patients (57,3%) présentaient une ou plusieurs maladies associées, les maladies auto-immunes étaient fréquentes avec 111 patients (43,9%), en chef de file les pathologies thyroïdiennes (32%), avec un sex-ratio à 0,39. Ces pathologies étaient associées de façonstatistiquement significative à un vitiligo vulgaire (P<0,001). Une pelade était présente chez 6,7% des patients, et respectivement un diabète de type I et un psoriasis chez 2,3% et 1,5% des cas. En analyse univariée/multivariée, le début du vitiligo après l’âge de 12 ans était considéré comme facteur de risque de maladies auto-immunes en général et thyroïdiennes en particulier, Respectivement (OR=2,96 - P=0,005) et (OR=5,50 -P=0,002). Le sexe féminin était apparu comme facteur de risque de pathologies auto-immunes thyroïdiennes au cours du vitiligo (OR=2,26 – P=0,032). Discussion: Les pathologies auto-immunes associées au vitiligo sont fréquentes, en particulier les désordres thyroïdiens qui restent en chef de file. Nous retrouvons des résultats semblables à la littérature concernant la prédominance du sexe féminin, le début du vitiligo en post puberté est apparu comme facteur de risque de maladies auto-immunes thyroïdiennes. Nous démontrons aussi que le désordre thyroïdien est associé à un vitiligo plus extensif. Nous n’avons pas pu démontrer que l’hypothyroïdie était plus fréquente chez nos patients comme ce qui a été décrit dans la littérature. Conclusion: Le bilan thyroïdien est un examen pertinent devant tout patient atteint de vitiligo. Poster Vitiligo Poster-pdf-Dr ASKOUR Majdaa.pdf
  4. 4. L'urticaire chronique et l'auto-immunité thyroïdienne Mohamed El amraoui* , Mohammed Boui Service de dermatologie vénéréologie, Hôpital militaire d'instruction Mohamed V, Rabat Introduction : L’association de l’urticaire chronique (UC) avec l’auto-immunité thyroïdienne est décrite depuis 1983. La découverte d’une part auto-immune a révolutionné l’urticaire d’une pathologie éminemment allergologique à une entité à mi chemin entre la dermatologie, la médecine interne et l’endocrinologie. Nous rapportant un cas d’(UC) chez une patiente ayant une thyroïdite auto-immune et un vitiligo. Observation : Patiente âgée de 62 ans, ayant comme antécédents une hypothyroïdie sous hormonothérapie substitutive depuis 3 ans, et un vitiligo concomitant sous Tacrolimus. A consulté pour des lésions urticariènnes, évoluant depuis 4 semaines dans un contexte d’apyrexie et de conservation de l’état générale. Le bilan para clinique objectivait des anticorps anti TPO et anti TGB très élevés, le bilan des maladies auto-immunes associées était négatif, la biopsie cutanée montrait un derme œdémateux avec un infiltrat lympho-plasmocytaire, riche en polynucléaires éosinophiles par endroits, prédominant en péri-vasculaire et en périfolliculaire. Devant la persistance des lésions et le prurit invalidant, sous une double dose d’une double anti-histaminothérapie, et l’effet rebond à l’arrêt de la corticothérapie qu’elle a pris d’elle-même, la patiente a été mise sous anti leucotreines avec ajustement en hausse de son hormonothérapie substitutive. L’évolution était favorable après deux semaines. Discussion : Depuis 1983, plusieurs études ont suggéré un lien entre la pathologie thyroïdienne et l’(UC), en effet, la prévalence des thyroïdites auto-immunes au cours de l’(UC) variait entre 10 et 33% alors que celle ci dans la population générale est de 6%. Les mécanismes de cette association sont mal connus. Les auto anticorps dirigés contre la thyroïde ne semblent pas avoir un rôle pathogénique direct mais sont des indicateurs d’un terrain d’auto-immunité comme en témoigne la présence chez ces patients de signes biologiques dys-immunitaires et l’association à d’autres maladies auto-immunes. La plupart des patients ont des anticorps anti TPO et anti TGB et parfois des modifications de la TSH mais le plus souvent sont en euthyroïdie. Sur le plan thérapeutique les antihistaminiques donnent des résultats décevants chez les patients hypothyroïdiens et le traitement substitutif s’impose, certain auteurs propose en cas d’échec des antihistaminiques de traiter les patients euthyroïdiens ayant des auto-anticorps élevés sur une période d’essai de 4 à 6 semaines par levothyroxine. D’autres médicaments (Omalizumab, Ciclosporine ou anti-leucotreines) peuvent être tentés [5]. Le recours à la corticothérapie générale est parfois nécessaire mais doit être réservée aux (UC) très invalidantes. Conclusion : L’(UC) est une maladie auto-immune dans un tiers des cas, associée à l’auto-immunité thyroïdienne dans un tiers des cas. D’où l’intérêt de demander un bilan thyroïdien complet devant toute (UC) et commencer un traitement endocrinien approprié (la substitution hormonale chez les patients en hypothyroïdie et les antithyroïdiens de synthèse en cas d’hyperthyroïdie.
  5. 5. Psoriasis et thyroïdite auto-immune de Hashimoto: une association rare mais bien comprise Mohamed. El amraoui, Mohammed. Boui Service de Dermatologie-Vénéréologie, Hôpital Militaire d’Instruction Mohamed V, Rabat Introduction : Le psoriasis est une dermatose inflammatoire chronique multifactorielle, touchant 2 à 5 % de la population mondiale. Sa physiopathologie est imparfaitement connue en dehors des deux extrémités de la chaîne (prolifération kératinocytaire et terrain génétique prédisposant). Son association avec la thyroïdite auto-immune d’Hashimoto n'a été, à notre connaissance que rarement rapportée dans la littérature. Nous pensons qu'il est nécessaire de tenter, à travers un cas clinique, de mettre en évidence un lien physiopathologique entre ces différentes affections auto- immunes. Observation : Jeune fille âgée de 13 ans, ayant un antécédent familial de goitre, suivie depuis un an pour une thyroïdite auto-immune de Hashimoto, sous Levothyrox°, a consulté pour un psoriasis. L’examen clinique objectivait des lésions érythémato-squameuses au niveau des coudes et des genoux et un état pelliculaire du cuir chevelu avec un goitre homogène, ferme, mobile, sans souffle à l’auscultation ni d’adénopathies locorégionales, le reste de l’examen clinique était sans particularités. Le bilan para clinique avait montré une TSH à 24UI/L, une FT4 normale et des anticorps anti-Thyroperoxidases supérieures à 555 UI/L, l’échographie cervicale avait montré des multiples nodules hypo échogènes, infra centimétriques, disséminés au niveau des deux lobes thyroïdiens sans adénopathies jugulo-carotidiennes. La patiente avait bénéficié d’un ajustement thérapeutique avec normalisation de la TSH (2,45 UI/L) et persistance de l’augmentation des anti-TPO à 585UI/L, comme elle avait reçu un traitement du psoriasis à base de dermocorticoïdes et des émollients avec un blanchiment des lésions.
  6. 6. Discussion : L’association thyroïdite auto-immune d’Hashimoto et psoriasis ne nous semble pas fortuite, suggérant l'existence d'une filiation pathogénique entre chacune d'elles. En effet, la thyroïdite d'Hashimoto pourrait être liée avec le polymorphisme génique CTLA-4 (Cytotoxic T-lymphocyte Associated-4) qui entraîne une diminution du fonctionnement des produits du gène qui associés à une régulation négative de l'activité des lymphocytes T . De même, chez les patients psoriasique, l’activité suppressive des lymphocytes T régulateurs a été retrouvée significativement diminuée comparée aux lymphocytes T régulateurs des patients non psoriasiques (8 fois moins importante). Le CTLA 4 ou CTLA- 4 ou CD152 régule à la baisse le système immunitaire, il se trouve à la surface de lymphocytes T et agit comme un interrupteur «arrêt» lorsqu'il est lié à CD80 ou CD86 présentant à la surface des cellules présentatrices d'antigènes . Alors que le CD28 transmet un signal de stimulation. Le CTLA 4 intracellulaire est également trouvé dans les cellules T régulatrices et peut être important dans leur fonction. L'activation des cellules T par l'intermédiaire du récepteur de cellule T CD28 conduit à une expression accrue de la protéine CTLA -4. Des mutations dans ce gène sont associées à des maladies auto-immunes telles la thyroïdite de Hashimoto, le diabète insulinodépendant , la maladie cœliaque, le lupus érythémateux disséminé, la cirrhose biliaire primitive, la sclérose en plaques.... Une étude chez des patients atteints de psoriasis vulgaire ayant reçu quatre perfusions intraveineuses de la protéine chimérique soluble CTLA 4Ig a montré que l'amélioration clinique a été associée à l'activation cellulaire réduite des lymphocytes T lésionnelles, des kératinocytes, des cellules dendritiques, et de l'endothélium vasculaire. Cette étude met en évidence également le rôle critique et proximale de l'activation des cellules T par la voie de co-stimulation B7- CD28 / CD152 dans le maintien de la pathologie du psoriasis. Conclusion : Ces deux pathologies auto immunes ont, physio pathologiquement, un dénominateur commun qui est la diminution de la régulation négative de l’activité des lymphocytes T, conséquence directe des mutations du gène CTLA 4. Ce mécanisme immunologique est largement retrouvé dans d’autres pathologies auto-immunes et inflammatoires ce qui explique leur association fréquente.
  7. 7. ASPECTS ETIOLOGIQUES, DIAGNOSTIQUES ET THERAPEUTIQUES DE LA PERICARDITE CHRONIQUE CONSTRICTIVE O.Alaika, Z.Lakhal, E.Zbir. Service de Cardiologie-HMIMV. Introduction : La péricardite chronique constrictive (PCC) est un épaississement péricardique fibro-calcaire responsable d’une gêne au remplissage ventriculaire définissant ainsi l’adiastolie. C’est une maladie rare mais grave, qui pose encore des difficultés diagnostiques. Matériel et méthodes : Nous rapportons trois cas dePCC colligés au service de cardiologie de l’hôpital HMIMV (2013-2015). Résultats : -Observation N°1 : Patient âgé de 32 ansayant été traité 9 ans auparavant pour péricardite aigue probablement tuberculeuse. Depuis,le patient estresté asymptomatique.L’ECG trouve un basvoltage et la radiographie thoracique (Rx.Thx) trouve des calcifications de silhouette cardiaque. -Observation N°2 :Patient âgé de 54ans, facteurs de risque cardiovasculaires:tabagisme, diabète de type 2 et HTAse présente pour dyspnée d’effort avec augmentation du volume abdominal et des membres inférieurs.L’ECG trouve un micro voltage et la Rx.Thx trouve un épanchement pleural droit. -Observation N°3 :Patient âgé de 28 ans, FDR cvx : tabagisme et un contage tuberculeux se présente pour dyspnée d’effort. L’ECG trouve hypertrophie auriculaire gauche et la Rx Thx montre un aspect en carafe. - L’échocardiographie doppler (ETT) et le cathétérisme cardiaque droit (KT Dt) trouvent des arguments en faveur de PCC chez les 3 cas, le scanner cardiothoracique confirme l’épaississement péricardique chez les 3 cas avec des calcifications péricardiques chez le 1er cas. - une péricardectomie a été effectuée chez les trois patients avec un traitement antituberculeux et corticothérapie préopératoires chez les 2ème et 3ème patients. Discussion et Conclusion : La PCC présente des aspects cliniques variables.La tuberculose est l’étiologie prédominante dans notre contexte. Le diagnostic de la PCC est facilement évoqué en cas de calcifications péricardiques. L’ETT et le KT Dt sont des moyens diagnostiques fiables. Les antibacillaires doivent être démarrés quand l’origine tuberculeuse est probable en attendant le traitement radical qui reste chirurgical.
  8. 8. QUAND UN SYNDROME DE WOLF-PARKINSON-WHITE (WPW) EST ASYMPTOMATIQUE ? O.Alaika, H.Bouzelmate, M.Kheyi, A.Chaib. Service de Cardiologie-Hopital Militaire d’Institution Mohammed V. Introduction : Le syndrome de WPW se définit par la présence d'une voie accessoire auriculo-ventriculaire, court-circuitant la voie de conduction normale. En rythme sinusal, il en résulte un aspect de pré excitation ventriculaire avec intervalle PR court et onde delta sur l'ECG. La gravité du syndrome de WPW tient au risque de syncope et de mort subite qu’encourent les patients. Matériel et méthodes : Nous rapportons l’observation d’un cas d’un syndrome de WPW asymptomatique colligé au service de cardiologie de l’hôpital militaire (HMIMV) en 2013. Observation : Il s’agit d’un patient âgé de 27 ans, militaire, sans facteurs de risque cardiovasculaires ni antécédent pathologique notable, asymptomatique et chez qui l’ECG (bilan d’aptitude) découvre un syndrome de WPW latéral droit. L’exploration électro physiologique a montré une voie accessoire latérale droite trèsperméable en antérogradeablatée par radiofréquence avec succès. Discussion et conclusion : Le problème posé par le syndrome WPW est que la mort subite peut être le premier évènement le révélant(25 à 56%).La cause de la mort est une fibrillation auriculaire (FA) conduite rapidement au ventricule par le faisceau accessoire à période réfractaire courte. La reconnaissance des WPW à bas risque est difficile. L'épreuve d'effort peut être utile. Mais, l’examen de référence est l'exploration électrophysiologique (EEP). Les facteurs de risque de mort subite acceptés sont le sexe masculin, la période réfractaire antérograde du kent courte avec le principal facteur de risque péjoratif est l'induction d'une FA à conduction rapide par la voie accessoire. Chez les patients asymptomatiques, une EEP est systématiquement indiquée s'ils sont sportifs ou s'ils ont une profession à risque (policier, militaire..). Elle est aussi impérative chez les moins de 35 ans (même non sportifs).
  9. 9. Les maladies auto-immunes et l’action d’Ammais Les Maladies Auto-Immunes Une maladie auto-immune est une pathologie provoquée par un dysfonctionnement du système immunitaire : des cellules spécialisées et des substances, les anticorps, sont sensées normalement protéger nos organes, tissus et cellules des agressions extérieures provenant de différents virus, bactéries, champignons... Pour des raisons encore non élucidés, ces éléments se trompent d’ennemi et se mettent à attaquer nos propres organes et cellules. Ces anticorps devenus nos ennemis s’appellent alors « auto-anticorps ». Parmi les maladies auto-immunes, on peut citer des maladies connues : la maladie de Basedow (hyperthyroïdie), la thyroïdite chronique de Hashimoto (hypothyroïdie), le lupus érythémateux disséminé (LED), la myasthénie, la Sclérose en plaques (SEP), le diabète de type 1, la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite, la maladie cœliaque (intolérance au gluten), la maladie de Crohn… Et des maladies plus rares et peu connues : le syndrome de Goodpasture, le pemphigus, l'anémie hémolytique auto- immune, le purpura thrombocytopénique auto-immun, la polymyosite et dermatomyosite, la sclérodermie, l'anémie de Biermer, la maladie de Gougerot-Sjögren, la glomérulonéphrite… Ces pathologies constituent un grave problème de santé publique du fait de leur poids économique et humain : 3ème cause de morbidité dans le monde après les maladies cardiovasculaires et les cancers, elles touchent en effet environ 10 % de la population mondiale et occupent le troisième poste du budget de la santé dans les pays développés. Enfin, dernier point mais pas le moindre, ces maladies concernent les femmes dans plus de 75 % des cas Les missions de AMMAIS Les objectifs d’AMMAIS, créée en 2010 à la suite d’une rencontre avec un groupe de marocaines atteintes de la maladie de Gougerot, sont d’informer et sensibiliser grand public et médias sur ces maladies en tant que catégorie globale afin que le diagnostic soit plus précoce, d’aider à leur meilleure prise en charge et de promouvoir la recherche et les études sur elles. Elle organise régulièrement pour ce faire des manifestations comme la journée de l’auto-immunité, la rencontre sur le syndrome sec et la maladie de Gougerot-Sjögren… ou encore des rencontre clinico-biologique avec l’association marocaine de Biologie Médicale (AMBM). Elle se donne par ailleurs pour but de contribuer à la création par les malades eux-mêmes d’associations spécifiques comme l’association marocaine des intolérants au gluten (AMIAG) et l’association marocaine de la fièvre méditerranéenne familiale (AMFM). Son bureau est composé de : Khadija Moussayer, Présidente, Mme Aziza Djedidi, Vice-présidente, Soufia khoufacha, Secrétaire générale ; Madiha Esseffah, Trésorière, Mlle Maha Moustatir, Trésoriére Adjointe, M. Ahmed Chahbi, Conseiller, Dr Loubna Dalal, Conseillère et Mme Fatima Lahouiry, Conseillère. Dr MOUSSAYER KHADIJA ‫مىسيار‬ ‫خديجت‬ ‫الدكتىرة‬ ‫الشيخىخت‬ ‫أمزاض‬ ‫و‬ ‫الباطنيت‬ ‫األمزاض‬ ‫في‬ ‫اختصاصيت‬ Spécialiste en médecine interne et en Gériatrie Présidente de l’association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS) ‫والجهاسيت‬ ‫و‬ ‫الذاتيت‬ ‫المناعت‬ ‫ألمزاض‬ ‫المغزبيت‬ ‫الجمعيت‬ ‫رئيست‬ Vice-présidente de l’association marocaine des intolérants et allergiques au gluten (AMIAG) Vice-présidente de l'association marocaine de la fièvre méditerranéenne familiale (AMFMF)
  10. 10. A lire également à propos de la 5ème journée de l’Auto-Immunite « maladies rares et maladies auto-immunes rares » Articles de presse Maladies auto-immunes : Les grands espoirs de rémission se précisent – Interview du Pr Loïc Guillevin L’ECONOMISTE Édition N° 4678 du 2015/12/31 Propos recueillis par Radia Lahlou See more at: http://www.leconomiste.com/article/982392-maladies-auto-immunes-les-grands-espoirs-de-remission-se- precisent#sthash.V4q8Mx9f.dpuf Le Maroc ne doit pas négliger les maladies rares : Entretien avec Loïc Guillevin, directeur du centre de référence des maladies systémiques et auto-immunes rares : L’ECONOMISTE Édition N° 3896 du 2012/10/25 Propos recueillis par Ilham Boumnade http://www.leconomiste.com/article/899874-le-maroc-ne-doit-pas-n-gliger-les-maladies-raresentretien-avec-lo-c- guillevin-directe Maladies auto-immunes Le diagnostic encore approximatif au Maroc –Interview du Dr Khadija Moussayer L’ECONOMISTE http://www.leconomiste.com/article/913448-maladies-auto-immunesle-diagnostic-encore-approximatif-au-maroc Maladies auto-immunes Un fléau qui progresse en silence ! Entretien avec le Dr Moussayer L’ECONOMISTE http://www.leconomiste.com/article/913447-maladies-auto-immunesun-fl-au-qui-progresse-en-silence http://lematin.ma/journal/2015/15-million-de-marocains-souffrent-d-une-maladie-rare/236466.html http://www.maroc-hebdo.press.ma/entretien-avec-dr-khadija-moussayer-presidente-dammais/ http://lnt.ma/sante-les-maladies-rares-parlons-en/ http://www.santemaghreb.com/maroc/actus.asp?id=20785 http://www.medias24.com/SOCIETE/160831-Maladies-rares-un-Marocain-sur-20-est-concerne.html http://www.sante21.ma/index.php/editorial/223-27-decembre-2015-necessite-et-urgence-d-un-plan-national-des- maladies-rares-au-maroc http://www.almaghribia.ma/ ‫جريدة‬/2015/‫الجمعية‬-‫المغربية‬-‫لألمراض‬-‫المناعية‬-‫تدعو‬-‫إلى‬-‫وضع‬-‫خطة‬-‫للتكفل‬-_‫مليون‬-‫و‬500-‫ألف‬-‫مغربي‬- ‫مصابون‬-‫بأحد‬-‫األمراض‬-‫النادرة‬/201681 .html http://www.hespress.com/sciences-nature/285819.html http://machahid.info/?p=54933 Références documentaires sur la journée Les-maladies-rares par ammais : résumes de la 5eme-journee-de-l’auto-immunite-2015 : https://www.yumpu.com/fr/document/view/54922704/les-maladies-rares-resumes-de-la-5eme-journee-de-lauto- immunite-ammais-28-novembre-2015-casablanca Powerpoint de présentation des maladies rares par le Dr Moussayer : https://www.yumpu.com/fr/document/view/54921412/les-maladies-rares-au-maroc-dr-moussayer-28-nov-2015

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