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Deuxième code impor-tant, le cadrage est indis-pensable à l’illustration,il sert lui aussi soit demoyen d’expression,soit ...
L’idée principale derrière la Typo-Illustration, comme la pense par exemple SiScott, est de fusionner la typographie et l’...
Le designer graphique autrichien Stefan Sagmeister fait partie de ces typographes.En effet, employant très souvent la typo...
AlexTrochutComme exemple nous pouvons prendre le travail d’Alex Trochut, the new classics.Dans cette affiche personnelle, ...
Avec l’arrivée de l’informatique et de l’écran la typographie s’est renouvelée. Ellea pris de l’ampleur notamment au trave...
D e u x i è m e P a r t i eLes limites de la lisibilitéAprès c’être intéressé à la visibilité de la typographie, nous nous...
La lisibilité est le fait d’être le plus rapidement intelligible par une personne, le faitpour un caractère d’être facile ...
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Néanmoins, loin des clichés de la typo-illustration illisible, certaines créationss’apparentant à cette discipline sont pa...
de marque visant l’impact sont accentués par le travail de ces typographes.Chapitre 3: Quand être lisible, quand être visi...
Dans un seconds temps, nous pouvons réfléchir au disposition naturel de la ty-po-lecture afin d’établir un type de contenu...
Quelles relations sont présentes entre illustrations et typographies ? Quelles li-mites pouvons-nous distinguer ? Pour que...
G l o s s a i r eTypographie: Plusieurs sens possibles, elle est soit un procédé d’impression uti-lisant des caractères et...
Codes de l’illustrationhttp://wheb.ac-reims.fr/ia10/IMG/pdf/L_illustration_d_album.pdfLisibilité et typographiehttp://www....
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De La typographie Lisible à la Typographie Visible

  1. 1. Typographie IllustrativeEntreTypographie LisibleetTypographie Visible
  2. 2. I N T R O D U C T I O NU N P E U D ’ H I S T O I R EP R E M I È R E P A R T I ELa typographie se suffit à elle-mêmea-Le media est le messageb-Codes illustratifs pour typographiec-Typo-lecture et Typo-visionS E C O N D E P A R T I ELes limites de la lisibilitéa-Lisibilité?b-Entre lisibilité et visibilitéc-Quand être lisible? Quand être visible?G L O S S A I R ER É F É R E N C E SB I B L I O G R A P H I ES o m m a i r e
  3. 3. La philosophie d’Alex Trochut pourrait se résumer en 3 mots “More is more». Il revendique un éclectisme constant et son travail fait déjà référence dans lemonde entier. Il étonne sans cesse ses admirateurs et ses imitateurs se multiplientdepuis quelque temps. Son grand père, le typographe Joan Trochut – créateurd’une typographie modulaire SuperVeloz dans les années 40 - lui a donné legoût de la lettre et de renouveler les défis créatifs les plus fous. Chaque projetest l’occasion de renouveler sa technique, de s’améliorer. Il perçoit la contraintecomme un atout. Une première monographie de son travail est parue en mai 2009aux éditions Michel Lagarde. Alex Trochut défini son travail ainsi: « Diverses ex-périences et influences - au premier rang desquelles le travail de mon grand-père- m’ont amené àconsidérer le graphisme comme un jeu {…} étroitement encadré par des règles: besoins du client,la transmission d’un message, la lisibilité, les contraintes de production… Ces règles {trans-forment le jeu} en ‘labyrinthe mental’ sans issue. C’est justement ce sentiment d’être désorientéet perdu qui génère chez moi la créativité, comme une soudaine source de lumière dans l’obscu-rité. Chercher des solutions pour échapper à la routine et dépasser mes limites, c’est ce qui memotive et me fait aimer mon travail. » Ainsi, c’est la notion de dépassement de soi,extrêmement présente dans chacun de ses travaux, qui le pousse à sans cesse seremettre en questions et remettre en questions tout ce qu’il a pu faire auparavant.I n t r o d u c t i o nAlexTrochutautravail
  4. 4. Alex Trochut est né en 1981 à Barcelone et après ses études de graphisme chezElisava, une des écoles de design les plus importante d’Espagne, il démarre sa car-rière d’illustrateur et graphiste free-lance. Nous sommes alors en 2007. Depuis, ilapparait de plus en plus comme un graphiste de renommé mondiale en signant desréalisations pour de grands groupes multinationaux. Parmi ses clients on comptedéjà Nike, The Rolling Stones, Nixon, British Airways, Coca-Cola, The Guardian,Non Format, Wieden + Kennedy, Saatchi and Saatchi, BBH, Fallon.Dans un cadre artistique Barcelonais foisonnant de talents multiples, la typogra-phie a pris une place importante. De longue date, la deuxième ville d’Espagne a éle-vé et accueilli de fortes personnalités ayant en commun une obsession de la lettre,qu’elle soit pensée pour des couvertures de livres, des affiches ou comme caractèretypographique à part entière. Dans une ligné de typographe comme Inigo Jerez,Malou Verlomme, et bien sûr Joan Trochut, Alex Trochut prend ça place dans cepôle créatif Européen et mondial.MarlouVerlommeQuelle est la frontière entre la typographie et l’illustration? Est-elle franchissable?En s’articulant autour du travail d’Alex Trochut, nous explorerons, au cours denotre étude, cette frontière qui tend à disparaitre entre la typographie et l’illustra-tion. Nous nous questionnerons sur les relations entre ces deux expressions artis-tiques. Comment une typo peut se suffire à elle-même, comment elle peut deveniren plus du message, l’image qui l’illustre ? Nous poserons ainsi une réflexion sur lavisibilité d’une typographie, comment elle peut être vu par le plus grand nombreau même titre qu’une illustration. Et enfin nous nous pencherons sur les limites dela lisibilité qui est un réel dilemme pour les typographes. Une typographie doit-elleêtre immédiatement perceptible et intelligible?
  5. 5. U n P e u d ’ h i s t o i r eLa typo-illustration est née en premier lieu avec la lettrine. Très exploitée par lesmoines copistes du Moyen Age, cet art typographique a été observé antérieure-ment à cette époque, dans l’Egypte ancienne. En effet, c’est sur un volumen de 24mètres de long, le papyrus d’Ani, forme tangible du livre des morts de Thot, quesont apparues les premières lettres ornementées. Dans cet ouvrage, la lettre étaitelle-même la lettrine de par la forme illustrative de Hiéroglyphe et donc ne dessinaitque les prémices de cet art. Les moines copistes ont donc, en reprenant l’esprit deshiéroglyphes, illustrés leurs textes en se servant des lettrines et des enluminures.Le lien entre ces deux arts, la lettrine et l’enluminure est étroit. L’un est une lettremajuscule placée en tête d’un texte et occupant une hauteur supérieure à la lignecourante. L’autre est le décor entourant une lettre ou une illustration dans un ma-nuscrit. Les deux pratiques servaient avant tout aux moines copistes d’échappatoire.En effet, au travers de la lettrine et de l’enluminure, ils accédaient à une grande li-berté d’expression qui contrastait avec la rigidité des codes de retranscription deslivres saints. Les moines jouaient alors avec des volutes et des arabesques,Il est, avant toutes choses, nécessaire de poser le cadre de notre réflexion etdonc l’histoire de la typographie, de la typographie illustrative ainsi que de l’illustra-tion. La typographie illustrative, ou typo-illustration, est, dans un esprit commun,quelque chose de récent et « à la mode », que les nouveaux graphistes utilise et quel’on trouve sur les enseignes de magasins ou dans le logo des marques en vogues.Mais la création de cet art ornemental remonte bien avant notre époque actuelleet puise ses sources dans les différentes transformations qui ont influencé la typo-graphie.
  6. 6. des couleurs et des nuances, des déformations et des ajouts de formes autour de lalettrine créant ainsi les premières typo-illustrations.Une des étapes importante dans le façonnage de l’univers typographique est lanaissance de l’imprimerie en 1454. Créés par Gutenberg, l’imprimerie et les carac-tères d’imprimerie furent les premières typographies à formes fixes et donc réutili-sable. A l’origine l’art typographique était à proprement parler l’art d’assembler descaractères mobiles pour créer mots, phrases et de les imprimer. Suite à cela, l’expan-sion et l’industrialisation de l’impression amena de plus en plus de recherche autourdes caractères, plus de lisibilité, plus de clarté, plus de contenu, etc. La typographiecommença alors à être utilisé en masse et pour différent emploi distinct. Certaineétaient usitée pour un titre car elles étaient prégnante et forte visuellement, d’autresl’étaient pour le corps du texte car elles étaient très lisible même à petite taille. Aufur et à mesure elle a évolué afin de créer diverses ambiances, sensations, expres-sions vis à vis du texte. L’univers typographique a ainsi commencé son expansion.La suite de l’histoire de l’imprimerie et surtout du caractère typographique prendappui dans une époque plus proche de l’époque actuelle, les débuts de l’informa-tique et l’arrivée de l’ordinateur. Avec ces nouvelles possibilités techniques la typo-graphie s’est diversifiée et de nombreux typographes en herbe ont émergé, souventpour ne proposer que des travaux inachevés mais le fait est là, la typographie séduità nouveau. Le numérique donna une nouvelle impulsion à un art que l’on pensaitvieillissant.Ancré dans la rue et la typographie, le Tag a également permis le renouveau de latypographie au sein d’un univers diamétralement opposé. La rue a donc donné unenouvelle force à l’art typographique lui permettant de se rependre dans les villes etdans les esprits. Bien que souvent décrier, la richesse du tag et les qualités d’écrituresproduites on permis une démocratisation de la typographie illustrative.Entre les deux grandes phases de l’histoire de la typographie, la presse deGutenberg et l’informatique, se trouve la naissance d’une tendance intéressantepour notre étude, celle de la typographie modulaire. La typographie modulaire estun ensemble d’éléments combinables qui, une fois associés, forment les lettres del’alphabet. Ce courant peut être perçu comme le prolongement même de la lettrineMoyenâgeuse. En effet, l’aspect personnel de la lettre rentrant en compte dans lacréation de l’alphabet, la pratique de la typographie modulaire se rapproche grande-ment de celle mis en place par les moines copistes. Un exemple marquant de cettetendance est le travail du grand-père d’Alex Trochut, Joan. En créant la typographiemodulaire SuperTypo Veloz, il s’est appliquéà mettre en place tout un système for-mel complexe comprenant des fûts verticaux, une série de lignes obliques et unesérie d’arcs de cercle, avec plusieurs épaisseurs possibles, le tout accompagné d’unensemble d’ornements divers et variés. L’ensemble forme alors un alphabet unique,personnel et à la limite de l’illustration.Nous avons pu constater au travers de ces brefs rappels historique quela typographie est un des arts premiers et que son lien avec l’illustration etl’ornementation est étroit. Que ce soient les moines copistes, les typogra-phies modulaires ou les créations numériques plus récentes, de nombreusesépoques ont recherchées à créer des typographies illustratives. Ceci permetdonc de constater et d’appuyer le fait que cette pratique n’est pas un cas iso-lé dans l’histoire de la création et que ce n’est pas non plus un effet de mode.SEEN
  7. 7. P r e m i è r e P a r t i eLa typographie se suffit à elle mêmeSi le message est ce qui tend à être transmis, et donc est l’élément principald’une argumentation, l’image est ce que l’on voit. La vision étant plus rapide, plusimmédiate que la lecture ou le raisonnement, il est plus aisé de se laisser porterd’abord par l’image avant de saisir le sens de celle-ci. Cette notion, Alex Tro-chut, comme de nombreux autres graphistes contemporains comme Si Scott ouMarian Bantjes, s’en saisit et s’en empare afin de créer une typographie prochede l’illustration au point même que le message exprimé devienne l’image expo-sée. Au travers de son travail, Trochut ouvre la voie à une question importante: comment une typographie, au départ créée pour délivrer un message par lebiais de formes simples et sans ornementation, a finalement pu s’emparer de l’il-lustration afin d’être à la fois le message et l’image qui illustre ce message? Enquelque sorte, comment une typographie peut-elle devenir une typo-illustration ?
  8. 8. sur le sens et le contenu de cette même information. Il prend, pour illustrer sonpropos, l’exemple du livre de poche et de l’imprimerie à grande échelle. L’inventiondes presses automatiques, ayant conduit à une production gigantesque de livres, a,toujours selon sa théorie, plus bouleversé toutes les sociétés lectrices que le conte-nu des livres produits. Dans son hypothèse, le média prend le sens de canal dediffusion, du contenant de différents systèmes, différents codes de représentationss’éloignant des « grands-médias » comme le cinéma, la presse, etc. Aussi, les codesdu media exprimés dans notre étude sont ceux de l’illustration.Chapitre 1: Le media est le message:Mac Luhan (ci-dessus) théorise : « The medium is the message ». Ce philosophe etsociologue canadien est un théoricien de la communication. Multi disciplinaire,il exerça bon nombre de métiers ou d’actions diverses dans sa vie, éducateur,professeur de littérature anglaise, conseiller au Vatican, etc. Herbert MarshallMac Luhan est avant tout connu pour ses réflexions souvent déstabilisantes quilui valurent soit d’être perçu comme une idole adulée des foules, soit commeun imposteur, charlatan et menteur. Son hypothèse la plus célèbre est celle quinous intéresse. Mais elle est avant tout une des réflexions sociologique du 20emesiècle des plus controversés, « The Medium is the message. » En effet, elle remettaiten cause un système de pensée faisant paraître en premier plan l’idée plutôt quela forme, tout l’inverse de l’hypothèse de Mac Luhan. Il explique que, selon lui,le moyen employé pour exprimer quelque chose est plus important même que lachose exprimée. Le canal de transmission d’une information prendrait alors le pas
  9. 9. Deuxième code impor-tant, le cadrage est indis-pensable à l’illustration,il sert lui aussi soit demoyen d’expression,soit de moyen de narration. Il peut être un gros plan, centré sur un détail, unplan américain où les personnages sont coupés à hauteur du buste, un planmoyen ou également un plan large, présentant une scène dans son ensemblele plus total.Enfin, le dernier code très important de l’illustration est l’angle de vue. Eneffet en fonction de cet angle, on exprime de bien nombreuses émotions etinformations sur le message ou l’histoire. La vue de dos en gros plan associele regard du lecteur à celui du personnage. La vue de face (frontale) présentele sujet franchement, avec parfois une part d’agressivité. La vue en plongéeécrase le sujet. La vue en contre-plongée donne un sentiment de grandeuret de puissance. Etc.En prenant appui sur la réflexion de Mac Luhan et l’appréciation que nous avonsfaite des médias, nous pouvons penser que, pour que la typographie deviennel’image qui l’illustre, elle doit se parer des codes de représentation de l’illustration.En effet, afin de jouer sur un même terrain, un élément doit accepter les règles dece terrain. Autrement dit, la typographie doit capter l’essence même des codes del’illustration. Mais quels sont ces codes?L’illustration au sens large du terme est ce qui vient servir d’exemples, de schèmesou de décoration à un texte (cf. glossaire). Elle a parfois un rôle simplement des-criptif venant éclairer telle ou telle explication, comme un dessin de l’anatomie àcôté d’un cours sur le corps humain par exemple. Mais elle a également été crééepour ornementer et ajouter une valeur esthétique et visuelle au texte, comme unplus graphique qui viendrait « impacter » le spectateur, le faire accrocher à unehistoire, à un article, etc. Ainsi, l’illustration a pris différentes formes pour parler àdifférentes cibles, délivrer différentes images d’un produit, d’une idée. Ces codessont donc multiples.En premier lieu, un des éléments les plus important de l’illustration est la couleur(Noir et blanc compris.). En effet elle peut être soit expressive et donc ramener ausens et à la perception, soit narrative en se rapprochant un maximum de la réalité.Chapitre 2: Codes illustratifs pour typographie
  10. 10. L’idée principale derrière la Typo-Illustration, comme la pense par exemple SiScott, est de fusionner la typographie et l’illustration, le message et le moyen defaire passer ce message. Ainsi l’ornementation prévue originellement comme su-perflue devient partie intégrante du message. En pensant comme cela, Si Scottouvre une réflexion autour de la fusion et de l’hybridation. Comment hybrider unmedia avec un autre ? Ayant observé auparavant les codes principaux de l’illustra-tion, nous pouvons maintenant nous intéresser sur comment la typographie à sucapter l’essence de ces codes, les digérer et les renouveler afin de les intégrer à sonpropre fonctionnement ? Les travaux proposés par Alex Trochut, Mariane Bantjes, Sean Freeman, etd’autres nous éclairent sur cette question. Tout d’abord, il s’emblerait que tous lescodes présentés ci-dessus aient tous été repris mais à différentes échelles.En premier lieu, le cadrage est une notion très mineure dans le cadre de la typo-graphie illustrative car la plupart du temps, les créations sont visibles entièrement,en pleine page, et sans bordure, marge ou cadre réducteur. Néanmoins, certainesœuvres utilisent ce code subtil dans des cas particuliers. Le travail Cream de SeanFreeman en est un exemple. En effet, il cadre sur la typographie et ainsi sort duchamp l’élément qui (virtuellement) a créé la typographie, à savoir un coulis decrème.Deuxièmement, les typo-illustrateurs ont repris de l’illustration les différentsangles de vue. En effet, de nombreux créateur joue avec cette notion afin d’ap-porter différents sens à leur travail. C’est le cas par exemple du typographe suissePhilipe Apeloig qui dans ces nombreux travaux joue avec cette notion. Tantôt encontre plongée, tantôt en plongée, tantôt proche, tantôt loin, Apeloig s’empare dece code illustratif pour mettre en avant une typographie, une lettre, etc.Enfin, l’élément primordial repris de l’illustration est la couleur. Centre de nom-breux projets, les couleurs sont au centre de la nouvelle typographie illustrative.Souvent pétillante et acidulé, elle évoque la naïveté et l’insouciance d’un grandnombre de projets récents. Cette naïveté peut rappeler un langage coloré proche dujeu et donc de l’univers enfantin tout en gardant une dimension artistique. De plus,les couleurs toniques attirent l’œil et séduisent par leur fraicheur, notamment dansle cadre d’une publicité, par exemple le travail d’Alex Trochut pour Puma. Danscette réclame, le Barcelonais se sert en effet de couleurs saturées, de bleu, de rouge,de jaune, très marquant visuellement. Néanmoins, la typographie illustrative se pareégalement de noir et de blanc. Dans un souci de raffinement, ou peut-être mêmede légitimité vis à vis des typographies dites classiques, certains typo-illustrateursemploient le noir comme couleur dominante.SiScottPhillipeApeloigSeanFreeman
  11. 11. Le designer graphique autrichien Stefan Sagmeister fait partie de ces typographes.En effet, employant très souvent la typographie illustrative comme détournementde la typographie dites classique, il ne se sert principalement que de modificationformelle. Ces travaux découlent donc régulièrement sur des travaux en noir et blanc.Nous avons donc vu, au travers des exemples et explications précédentes que lescodes principaux de l’illustration sont également très importants dans la typogra-phie illustrative. Ceci est une preuve de la fusion qui a été opéré entre ces deux arts.Mais comment Alex Trochut s’empare, lui, de ces notions ?This is illustration . Ce projet est une première de couverture créée pour le Ma-gasine Varoom. Elle est constituée d’une typographie illustrative où il est écrit Thisis Illustrations. Elle présente des formes organiques, ressemblantes à un liquidevisqueux. A la base même du travail de Trochut se trouve donc un paradoxe propreà la typographie illustrative. Est-ce une illustration comme l’affirme le texte? Est-ceune typographie comme l’affirme l’image? A l’évidence il s’agit là des deux à la fois.Son travail reprenant les différents codes de l’illustration, il pense la typographiecomme l’illustration même du texte. La création d’un jeu visuel entre forme et texte pousse le lecteur à voir et appréhen-der à la fois le message et la forme, et non plus les deux séparément. Le message estintelligible de par la lecture des lettres, puis par la connotation de l’aspect illustratif.En cela, le travail d’Alex Trochut crée le lien entre la typographie et l’illustrationmontrant comment la typographie peut s’emparer de l’essence de l’illustration pourse renouveler en typo-image. Mais Trochut pousse son travail à un degré supérieur.Dans la typographie illustrative, les créateurs reprennent les codes de l’illustrationmais ne les poussent pas toujours à leur paroxysme, se servant parfois d’un seulélément codifié, ou alors de plusieurs mais à un degré moindre.. C’est ce qui séparele travail d’Alex Trochut de celui de ses confrères. Les créations du typographesont extrêmement saturées, pensées comme des véritables labyrinthes graphiquesoù l’esprit se perd entre illustrations et typographie. Elles sont faites de courbeset de contre-courbes s’entremêlant, se liant, se déliant. Elles perdent le spectateurdans ses formes souvent généreuses et dans ses couleurs exubérantes. En poussantau maximum les codes de l’illustration, certaines créations du barcelonais ne sontparfois même plus considérées comme des typographies. Cette exubérance, cetteextravagance, permet aux créations d’Alex Trochut d’être auto-suffisantes visuelle-ment. Elles sont aussi visibles et prégnantes que des illustrations.AlexTrochut
  12. 12. AlexTrochutComme exemple nous pouvons prendre le travail d’Alex Trochut, the new classics.Dans cette affiche personnelle, Alex Trochut exprime toute sa patte. Des couleurssaturées et acidulées, des formes destructurées à la limite de la lisibilité, un cadragemettant en avant la lettre, le barcelonais se sert ici de toute cette palette pour pro-duire une image forte visuellement, prégnante.Au travers des codes de l’illustration, la typographie se charge d’éléments par-fois porteurs de sens mais parfois uniquement ornementaux. Ainsi les créateurstypographiques oscillent entre ces deux capacités que possède la typo-illustration.,ils oscillent entre typo-vision et typo-lecture.Créée par Gutenberg pour reproduire les premiers livres et notamment les livressaints, la typographie a servi tout d’abord à rendre compte d’un message par desmots. Et quoi de plus logique que ces mots soient les plus lisibles possible. Ainsien prenant l’exemple de l’Helvetica ou de l’Arial, typographies presque devenuesaujourd’hui « par défaut » il est facile de se rendre compte du besoin de lisibilité,forme simple, espacement entre les lettres, entre les lignes, graisse, etc. Tout est faitpour que cette typographie facilite le plus la lecture ce qui lui a permis de prendrecette ampleur universelle. En reprenant l’esprit originel de la typographie, certainscréateurs ont donc employé les diverses qualités d’expression de l’illustration afinde porter un message lisible et intelligible. Entremêlant pleins et déliés, boucle etpatte, Jean Larcher a durant les années 60-70 utilisé l’essence des l’illustration afinde produire des typographie à son image, des typographies « vivantes, malléables,belles et surtout évolutives » mais surtout des typographies lisibles. Chapitre 3: Typo-lecture et Typo-vision
  13. 13. Avec l’arrivée de l’informatique et de l’écran la typographie s’est renouvelée. Ellea pris de l’ampleur notamment au travers des codes de l’illustration. Ainsi certainstypographes ont fait le pari de proposer des typographies de moins ne moins lisiblesmais de plus en plus visibles. Ils pensèrent leur typographie comme des labyrinthes,des puzzles visuels et ainsi forgèrent une nouvelle dimension dans la typographie,la typo-vision. Une typographie tendant à être plus exubérante que lisible, la démar-quant ainsi de la première distinction faites auparavant, la typo-lecture.Alex Trochut est de la génération internet. Né en 1981 il a grandi avec les débutsdes ordinateurs et donc ce renouveau au sein de la typographie. Comment fait-ilpour que sa typographie soit visible? En la prenant tout d’abord comme un jeu, unpuzzle visuel, il exploite le potentiel ludique de la typographie, attirant ainsi le lec-teur par curiosité, lui demandant de s’attarder pour saisir. En jouant sur cela, AlexTrochut permet à sa typographie d’être vue et surtout remarqué au même titre quedes images. Ces casse-tête peuvent en effet reprendre les créations de Escher depar leur aspect labyrinthique. Au travers de cette exemple on constate que le travaild’Alex Trochut s’ancre dans un vrai processus de création, car chacuns s’arrêtedevant les figures impossibles de l’artiste hollandais qui ne laisse que très rarementindifférent. Un autre aspect du travail du typographe espagnol est son horreur duvide. En effet cette aversion pour le blanc ou le non-coloré le pousse sans cesse àenrichir son travail, le densifier, le complexifier. De par la maitrise des fluides et desvolumes, à l’instar des peintres ou des photographes, Alex Trochut arrive à capterl’attention du spectateur, l’axer sur un point précis pour que celui-ci oublie le videau même titre Alex Trochut tends à la combler. Ainsi, en alliant ces deux axes detravail à une base typographique solide, réfléchie et original, Alex Trochut réussità rendre une typographie aussi visible qu’une image, en témoignent ses travauxen collaboration avec de grandes multinationales particulièrement attentives à leurimage.JeanLarcher
  14. 14. D e u x i è m e P a r t i eLes limites de la lisibilitéAprès c’être intéressé à la visibilité de la typographie, nous nous penchons main-tenant sur son aspect principal, la lisibilité. À la base de la typographie, le fait d’êtrelisible a évolué avec le temps pour faire une place plus importante à la notion devisibilité. C’est justement au travers de la visibilité que nous nous interrogerons surla lisibilité. En effet, à force de pousser l’aspect visuel, les formes, les labyrinthesvisuels, la lecture peut devenir de plus en plus difficile. Les couleurs, les arabesques,les volutes, tous les rajouts empruntés à l’illustration sont parfois autant brouilleursque porteur de sens. A trop illustrer on peut perdre en lisibilité. Ainsi, une typogra-phie, même visuellement forte, doit-elle être immédiatement lisible? Dans quel cascette visibilité est intéressante, dans quel cas la lisibilité est intéressante ?
  15. 15. La lisibilité est le fait d’être le plus rapidement intelligible par une personne, le faitpour un caractère d’être facile à lire, sans aucun effort particulier à fournir. Ainsi, àla base de la typographie s’est posé ce souci de clarté. Des premières impressionsaux contenus numériques d’aujourd’hui, chaque écriture tend à être le plus aisémentlisible.Plusieurs éléments sont importants pour qu’une typographie soit intelligible sanseffort. En premier lieu, le choix le plus important est bien entendu la police decaractère. Entre un caractère script proche d’une écriture à main levée et une ty-pographie sans serif, les écarts de lisibilité sont parfois grands. Ainsi, sur écranpar exemple, la Verdana est une des polices les plus lisibles car ses formes simplespeuvent être facilement reproduites par les pixels et leur format carré. Un autre élé-ment primordial à prendre en compte pour qu’une typographie ou qu’un texte soitlisible est la taille du texte, bien entendu. Plus un texte sera petit, plus il sera difficileà apprécier. Ensuite, la mise en page joue également un rôle. Si elle est aérée et cor-rectement structurée, elle permettra au lecteur de lire sans difficulté. Au contraire,si elle est en désordre et complétement tassée elle sera très difficilement lisible.Enfin, le dernier point important concernant la lisibilité d’un texte est le contraste.En effet, deux couleurs ou valeurs trop proche étant difficilement distinguables, laséparation des lettres vis à vis du fond si la couleur d’écriture est trop proche de lacouleur d’arrière-plan provoque de gros problème de lisibilité.Les critères présentés si dessus ne sont bien sûr pas repères absolus et transgres-ser une des règles de lisibilité n’entraine pas systématiquement des difficultés de lec-ture. Néanmoins, ces codes sont à prendre en compte car un problème de lisibilitéentraine bien souvent des conséquences néfastes pour le contenu. Le lecteur peutressentir une gêne et donc lire plus rapidement, en sautant des paragraphes pour nepas trop fatiguer l’œil, ne pas faire attention à ce qui est écrit et juste apprécier (ounon) l’image que le texte créer ou même parfois arrêter de lire car le contenu esttrop difficilement accessible. Ces problèmes sont donc à surveiller de très près carmême la typographie illustrative tend à transmettre un message avant tout. Or si cemessage n’est pas lu par le lecteur car justement illisible, la mission du typographen’est en rien un succès.Chapitre 1: Lisibilité?
  16. 16. Chapitre 2: Entre lisibilité et visibilitéLa typographie a évolué au cours de 40 dernières années avec l’apparition de l’in-formatique. Les formes du passé de l’imprimerie se sont peu à peu misent en retraitau profit de la typographie illustrative. Cette discipline artistique à part entière puiseses sources dans l’illustration et propose ainsi des formes complexes où volutes etarabesques cohabitent avec la lettre et la couleur. Néanmoins, ces créations sont-elles porteuse des sens ou distancent-elle le lecteur de la lecture du message ?Dans un premier temps il est simple de penser que ces formes qui viennentcomplexifier la lettre et le texte sont avant tout des élémentd ne permettant pas unebonne lisibilité. Ils peuvent donc être facilement rejetés car considéré comme ame-nant une gêne à la lecture. En effet, par l’ajout de formes toujours plus complexes,par l’ajout de couleurs toujours plus criardes, certaines typographies proposent desformes incompatibles avec la lecture. C’est le cas par exemple du travail du studiode design graphique Akroch. Avec un projet typographique poussé à l’extrême en2010 ils ont cré non pas une typographie comme ils l’affirment dans le titre de leurcréation mais plus un répertoire de formes inspirées des lettres de l’alphabet maisnon compatible avec la lecture. Ainsi ce projet, bien qu’intéressant visuellement,pose problème d’un point de vue typographique de par son incapacité à être lisible.Akroch
  17. 17. Néanmoins, loin des clichés de la typo-illustration illisible, certaines créationss’apparentant à cette discipline sont parfaitement lisibles et permettent d’amener dusens de surcroits. En effet, de par l’ajout de certaines formes évocatrices, par l’ajoutde certaines couleurs porteuses de sens, les typographes peuvent illustrer le sens deleur message au travers même du message sous sa forme écrite. Le travail de MarianBantjes I Wonder est un bon exemple de cette qualité que possède la typographieillustrative. Ce travail se présente sous la forme d’un livre personnel sur une multi-tude de travaux graphiques que la designer se plait à décortiquer. Ici, la couvertureprésente un exemple intéressant de sens apporté par la création d’une typo-illustra-tion. Dans I Wonder, Marian Bantjes déambule dans l’univers graphique, tourne etretourne encore dans cet univers de création. Ainsi, la couverture rajoute au titre del’ouvrage ce chemin que parcourt la créatrice. En effet, de par ces formes extrême-ment fournies, reprises comme des motifs qui s’entrecroisent Bantjes surenchèresur le sens du titre de son livre et sur le sens même du contenu. Cette typographieillustrative est le miroir du contenue et comme Marian Bantjes le dit : « En tant qu’ex-périence de lecture, la relation entre le contenu et le graphisme est très importante. »Ainsi, à partir de ce constat, il est possible de distinguer deux types de typographieillustrative, la typo-vision, dont le but premier est d’impacter le spectateur et la ty-po-lecture dont la lisibilité est le maitre mot.
  18. 18. de marque visant l’impact sont accentués par le travail de ces typographes.Chapitre 3: Quand être lisible, quand être visible ?Créer du graphisme en lien étroit avec son contenu c’est également le penser enlien avec la demande. Quand utiliser une typographie visible ? Quand utiliser unetypographie lisible ? La variété des demandes de clients ou des envies personnellespousse le créateur typographe à réfléchir, en premier lieu sur le sens de sa créationmais également sous quelles forme elle va se présenter : une typo-lecture ou unetypo-vision ?Dans un premier temps, il est aisé de penser à quelles types de commandespeuvent répondre des images issues de la typo-illustration. La prégnance de leurimage, leur qualité d’impacter le spectateur, de l’interpeller répond en effet à uncode précis, celui du slogan. Que ce soit une « catch frase », un nom propre ouun acronyme, la typographie-vision s’entiche facilement de ces phrases fortes quivisent elles-mêmes à impacter le spectateur. Ainsi, cette branche de la typographieillustrative est souvent présente dans la publicité ou les produits de grande ampleurcommerciale. Cherchant sans cesse à être sur le devant de la scène, ici de la scènepublique, les commandes de publicités ou de campagne visant à promouvoir unemarque sont légion dans la typographie illustrative de type : typo-vision.Nous pouvons nous appuyer sur le travail d’Alex Trochut qui est l’exemple le plusprobant de cette présence forte de la typo-vision dans la publicité. Dans ces nom-breuses collaborations, il a en effet été à de maintes reprises sollicité par de grandsgroupes (Nike, Adidas, etc.) pour produire des images marquant l’esprit du spec-tateur, qui d’ailleurs ici n’est plus un lecteur. Ainsi, les slogans ou même les nomsAlexTrochut
  19. 19. Dans un seconds temps, nous pouvons réfléchir au disposition naturel de la ty-po-lecture afin d’établir un type de contenu adapté à ce schémas de création. Ausein de cette branche de la typographie illustrative, la lisibilité est l’élément primor-dial. Lisible et clair, tels doivent donc être les attributs de la typo-lecture. Elle nedoit en rien user le regard, ou fatiguer le lecteur. De plus elle doit être lisible, mêmeà petite taille. Enfin elle doit être intelligible sans aucune gêne. Ainsi ces différentsconstats nous amènent à penser la typo-lecture comme promise à des logotypes,des acronymes ou initiales ou alors des contenues plus longs comme des phrasesentières illustrées. En effet, souvent produites en noir et blanc, ces typo-lecturess’associent ainsi facilement avec des demandes d’intelligibilité, où le nom et/oule message doivent être compris sans aucun effort. Ce besoin de compréhensionpeut-il freiner les créations dites de typo-lecture ?Le typographe Niels Shoe Meulman qui se sert dans de nombreux travaux decette branche de la typographie-illustrative peut nous apporter un début de réponse.Ce calligraphe autodidacte qui s’est formé dans les rues new-yorkaises s’exprimedans la majorité de ces travaux en noir et blanc. En citant par exemple CaligraphitiBooks, il est possible de constater que notre réflexion précédente s’avère juste. Em-ployant sa technique pour des phrases ou des logos, il appuie notre pensée. Mais saplume est libre et ses lettres s’entremêlent dans une grande lisibilité. Point d’orguede son livre, God is an imaginary friend for grown ups est l’exemple le plus frap-pant. Il présente à première vu les traits principaux de la typo-vision, des formesfluides et confondues, une composition forte, etc. Néanmoins, là où le travail bas-cule dans la typo-lecture se trouve dans l’effort de lisibilité. Les formes complexespourraient au premier abord être illisibles mais par un travail millimétré et aveccertains codes de la typo-lecture, l’usage du noir et blanc notamment, Niels Shoerend intelligibles sa phrase et son travail. Cet exemple en est un parmi tant d’autres(Stephan Buffoni,… )qui permet de montrer toute la force de la typo-lecture. Cetteforce réside dans le fait de pouvoir être bi-valant, à la fois original et prégnant maistout en conservant une lisibilité importante qui permet plus d’ampleur dans lesmots employés.NielShoe
  20. 20. Quelles relations sont présentes entre illustrations et typographies ? Quelles li-mites pouvons-nous distinguer ? Pour quelles utilisations ?Tout au long de ce dossier nous avons entre-aperçu les réponses à ces différentesquestions.Des codes de l’illustration assimilés et transfusés dans la typographie aux diffé-rents usages de la typographie-illustrative, en passant par la prégnance de l’image,la lisibilité et la visibilité de cette discipline artistique, tous nos constats nous ontamené à observer les distinctions au sein de la typographie illustrative.Entre typo-vision et typo-lecture, les typographes, selon une culture personnelleou une commande précise, oscillent. Besoin de visibilité et d’impact ? Besoin declarté et de lisibilité ? La typographie illustrative a ainsi réussis à se diversifier afin depouvoir produire deux branches aux qualités et valeurs différentes afin de pouvoirs’adapter à des demandes diverses et variées. Ces deux branches présentant diffé-rentes qualités naturelles, soit l’impact visuelle, soit la lisibilité textuelle, servent deliens et de ponts entre la typographie et l’illustration. Elles sont à cheval sur cette li-mite perméable qui a depuis longtemps été source de création. Cette limite qui per-met de jongler entre beauté de la lettre et transmission du message, qui permet dejouer sur la relation entre le message et son illustration. Ainsi, que sce soit commenous l’avons vu pour des images publicitaires fortes ou pour des phrases illustréesou slogans, la typographie illustrative a tous les outils et toutes les capacités de réac-tivité nécessaires pour être en permanence sur le fil qu’est la limite typo/illustration.En exemple parfait de cette capacité que possède la typographie illustrative àjongler entre les demandes et besoins, Alex Trochut dit : « Chercher des solutions pouréchapper à la routine et dépasser mes limites, c’est ce qui me motive et me fait aimer mon travail.» Mais cette maxime, « chercher des solutions pour échapper à la routine » n’est-elle pas unedevise que devrait employer chaque designer, chaque créateur, chaque typographe? La beauté de la création réside dans la curiosité et la recherche de toutes chosesnouvelles, qu’elle soit inspirée d’un autre créateur, de la vie de tous les jours ou d’unfantasme sciences-fictionnel.Chercher et renouveler.C o n c l u s i o n
  21. 21. G l o s s a i r eTypographie: Plusieurs sens possibles, elle est soit un procédé d’impression uti-lisant des caractères et des clichés en relief ou alors plus simplement une manièrede disposer, de présenter un texte. Plus précisément l’art typographique consistedans la création, la réinterprétation et le renouvellement de forme typographiques(lettres).Grands noms : Pierre Di sciulio, Michael Hochleitner, Tom Lane, Niel Shoe Mullman, etc.Illustration: Une illustration dans son sens premier est quelque chose qui illustreun texte. Elle vient servir d’exemple ou de schéma pour clarifier un écrit ou parfoisjuste à but ornemental.Grands noms: Mc Bess, Moebius, Maurice Sendak, Gustave Doré, etc.Typo-illustration (ou typographie illustrative): Néologisme, rassemble-ment d’idées de la typographie et de l’illustration détaillées dans cet essai.Esthétique: qui a rapport à la perception de la beauté, au sentiment qu’elle faitnaître. Qui a de la grâce, une certaine forme de beauté. Théorie du beau, du senti-ment que le beau fait naître (le domaine de l’esthétique). Ensemble des principesfondant une expression artistique pour la conformer à un idéal de beauté (l’esthé-tique classique). Harmonie, beauté (l’esthétique d’un corps parfait).Ornementation: décoration, parure. Ensemble d’éléments qui ornent un décor.Lisibilité: Rendre intelligible un caractère, un élément.Visibilité: fait d’être visible, caractère de ce qui peut être bien vuImpact visuel: Fait d’imprégner, d’être omni présent au niveau de la vision.Force dégagée par une image. En lien avec la prégnance, qui se rapporte à la force,à quelque chose qui s’impose à l’esprit.
  22. 22. Codes de l’illustrationhttp://wheb.ac-reims.fr/ia10/IMG/pdf/L_illustration_d_album.pdfLisibilité et typographiehttp://www.ergologique.com/conseils/conseils.php?id_tip=739Marian Banjteshttp://www.bantjes.com/i-wonder/about-bookNiels Shoe Mullmanhttp://www.unrulygallery.com/productsDivers rechercheshttp://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Accueil_principalR é f é r e n c e s
  23. 23. Carnet de Typographie, hors collection, Pyramyd EditionTyposphère, typo actuelles, Maomao publicationÉcritures, proposition pour une typographie nouvelle, Jean Larcher,La NoriaAlex Trochut, Michel LagardeCorentin AllardetBts Communication Visuelle Option MultimédiaLycée des Arènes, Toulouse2012/2013Professeur(e)s: Hélène Morisot, Hervé BacabeB i b l i o g r a p h i e

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