I. PRÉSENTATION DE SILLON SOLIDAIRE
Le Fonds de dotation Sillon Solidaire a été créé en 2012 au cœur du projet de Ligne à ...
II – CONTEXTE :
La pauvreté concerne un plus grand nombre de couples avec enfants. Elle reste prédominante dans les famill...
Outiller et sensibiliser les professionnels de l’orientation restent donc des axes essentiels de la lutte contre
l’illettr...
III. La mobilité : un enjeu pour l'insertion sociale et professionnelle
Faciliter la mobilité des personnes
Depuis plus d’...
Sillon Solidaire a ainsi décidé de proposer un appel à projet sur ces trois axes, à savoir, l’illettrisme, l’insertion par...
Pérennité des projets :
Sillon Solidaire soutient des initiatives qui s’inscrivent dans la durée, et qui consolident et
pé...
V – RÈGLES D’INTERVENTION
1/ Un soutien financier
Sillon Solidaire soutiendra les projets dans la durée, en apportant syst...
2/ Un soutien humain
Mobilisation des collaborateurs :
L’implication citoyenne des collaborateurs (parrainage) constitue u...
3/ Procédure d’étude et de suivi des dossiers :
Le parcours d’un dossier soumis à Sillon Solidaire est le suivant :
Premiè...
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Sillon Solidaire soutient des projets qui correspondent aux thématiques suivantes :
Illettrisme : prévention et sensibilisation ;
Insertion par l’activité économique et accès à la formation ;
Mobilité solidaire, au service du lien social et de l’accès à l’emploi.

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Appel à projets 2016 du fond de dotation de la LGV SEA - Sillon solidaire

  1. 1. I. PRÉSENTATION DE SILLON SOLIDAIRE Le Fonds de dotation Sillon Solidaire a été créé en 2012 au cœur du projet de Ligne à Grande Vitesse Sud Europe Atlantique reliant Tours à Bordeaux, sous l’impulsion du groupement constructeur COSEA et de la Fondation VINCI pour la Cité, rejoints par la société concessionnaire LISEA. Après plusieurs années, le chantier s'est achevé en 2015. En 2016, LISEA et MESEA, en charge de l'exploitation et de la maintenance de la ligne, reprendront le pilotage de Sillon Solidaire. Sillon Solidaire vise à soutenir et accompagner des structures qui contribuent à l’insertion et à la réinsertion de personnes en situation d’exclusion ou rencontrant de grandes difficultés dans les six départements traversés par la future ligne : Indre-et-Loire, Vienne, Deux-Sèvres, Charente, Charente-Maritime et Gironde. Cinq principes d’action Contribuer au développement durable des territoires Le fonds de dotation soutient des initiatives locales à impact social et tisse des liens entre les acteurs de la lutte contre l’exclusion et les entreprises. • Lutter contre toutes les formes d’exclusion En créant Sillon Solidaire, les fondateurs affirment leur volonté de participer à la lutte contre l’exclusion dans les régions traversées par la ligne Sud Europe Atlantique, afin de conférer à chacun une place, un rôle et une dignité dans notre société. • Etre proche pour être efficace Les entreprises contributrices du fonds de dotation souhaitent s’engager dans la durée et confirmer leur ancrage dans les territoires par la mobilisation de leurs collaborateurs dans un parrainage sur des projets mis en œuvre dans les régions. • Mobiliser les collaborateurs Sillon Solidaire a pour vocation d’agir comme un trait d’union entre les compétences des collaborateurs des entreprises contributrices du fonds de dotation et les besoins des porteurs de projet. • Pérenniser les résultats et les structures accompagnées Sillon Solidaire soutient les projets dans la durée. Les parrainages sont développés afin de répondre au mieux aux besoins des structures soutenues. Chaque projet soutenu est évalué au terme d’une année afin d’apprécier l’utilité et la pertinence de la démarche, mais aussi de mesurer les progrès engendrés grâce au partenariat mis en place. Sillon Solidaire soutient des projets qui correspondent aux thématiques suivantes : Illettrisme : prévention et sensibilisation ; Insertion par l’activité économique et accès à la formation ; Mobilité solidaire, au service du lien social et de l’accès à l’emploi. 1
  2. 2. II – CONTEXTE : La pauvreté concerne un plus grand nombre de couples avec enfants. Elle reste prédominante dans les familles monoparentales et touche de manière plus dure encore les personnes ne maîtrisant pas le français. Le chômage poursuit sa course vers les sommets, la précarité tient lieu de mode de vie. Le constat est simple : l’emploi salarié est de moins en moins accessible aux plus fragiles. Quand ils y accèdent, ce travail est bien souvent synonyme de temps partiels, de CDD, d’horaires fractionnés, etc. L’emploi salarié devrait pourtant, en premier lieu, procurer un abri contre la précarité. Pour décrocher un emploi, il faut des compétences, de l’expérience, un réseau qui vous soutient, pouvoir se déplacer, n’être ni trop jeune ni trop âgé, etc. Tout ce qui fait défaut à plusieurs millions de personnes. I. Contribuer à la lutte contre l’illettrisme Prévenir le risque d’échec scolaire des enfants et favoriser l’insertion des parents en difficulté avec la lecture et l’écriture. Les actions de prévention de l’illettrisme concernent les enfants et les jeunes. Elles visent aussi à rapprocher de la culture écrite et de la maîtrise des compétences de base les parents qui en sont éloignés afin qu’ils transmettent le goût de lire à leurs enfants et qu’ils les accompagnent dans leur scolarité. Agir sur tous les fronts, de la petite enfance à l’âge adulte, pour éviter que l’illettrisme ne prenne racine dès l’enfance. Prévenir l’illettrisme dès la petite enfance, pour que les tout-petits se familiarisent avec les mots, les livres ; puis à l’âge de l’apprentissage de la lecture pour que les enfants réussissent cette première phase d’acquisition, pour qu’ils se sentent en confiance et progressent ensuite régulièrement et pour que les familles puissent mieux les accompagner tout au long de la scolarité. C’est éviter enfin les décrochages et aider les adolescents en difficulté à renouer avec l’écrit. Tous les parents souhaitent la réussite de leurs enfants. Mais nombreux sont ceux qui ne savent pas comment s’y prendre pour suivre leur scolarité, notamment parce qu’ils ne maîtrisent pas les codes culturels de l’école. Les parents ayant eu eux-mêmes une relation compliquée avec l’école durant leur enfance, ils peuvent vivre douloureusement la confrontation avec l’institution. L’action auprès des familles est donc essentielle pour que tous les parents, et particulièrement ceux qui sont eux- mêmes confrontés à l’illettrisme ou ne maitrisant pas le français, puissent suivre la scolarité de leurs enfants, reprendre confiance en eux, être co-acteurs de l’éducation et du développement de leurs enfants, et s’intégrer à la vie autour et à l’intérieur de l’école. Il est important de permettre aux parents de maîtriser les savoirs de base pour mieux accompagner la scolarité de leurs enfants. La capacité des parents et/ou des grands-parents à transmettre le goût de lire et le savoir-lire est un facteur essentiel pour la réussite des enfants. Agir ensemble contre l’illettrisme : Sensibiliser, observer, être attentif à certains indices L’illettrisme est un problème à résoudre collectivement. Nous devons amplifier les efforts d’information et de sensibilisation sur la détection de l’illettrisme et l’accompagnement vers la formation. Tous les acteurs au contact avec le public, chargés de l’orientation, de l’accompagnement social et professionnel, les informateurs et les médiateurs ont un rôle à jouer chacun à leur niveau. Encore faut-il qu’ils soient sensibilisés au phénomène et soient en capacité de repérer des difficultés, d’en parler et d’orienter vers les bons interlocuteurs. Charge aux professionnels, aux bénévoles au contact avec les personnes en situation d’illettrisme de les sensibiliser à leur action, d’illustrer leur discours d’expériences et de parcours de formation réussis. Lever le tabou de l’illettrisme et dédramatiser l’entrée en formation reste essentiel pour mieux repérer et accompagner les personnes vers le réapprentissage des savoirs de base. La diminution du nombre des personnes concernées entre 2004 et 2012 montre qu’un travail important a été fourni. Néanmoins la grande majorité des personnes en difficultés avec les savoirs de base ne sont ni repérées ni orientées vers la formation. Et ceci qu’elles soient ou non dans l’emploi. 2
  3. 3. Outiller et sensibiliser les professionnels de l’orientation restent donc des axes essentiels de la lutte contre l’illettrisme. Il s’agit donc de continuer nos démarches de sensibilisation et d’innover pour toucher un maximum d’acteurs potentiellement au contact avec ce public. Agir contre l’illettrisme, c’est permettre à chacun d’acquérir ou de réacquérir ce socle fonctionnel, ces compétences de base nécessaires aux actes simples de la vie quotidienne, pour être plus autonome dans sa vie familiale, professionnelle et citoyenne. C’est sécuriser les parcours scolaires et professionnels des plus fragiles, c’est rendre effectif l’accès à tous aux droits. II. Insertion par l’activité économique. L’accès et le maintien dans l’emploi par la formation: un enjeu de la lutte contre l’exclusion Favoriser l’accès à des actions de formation, c’est faciliter l’accès et le maintien dans l’emploi La non-maîtrise des savoirs de base est une cause majeure d’exclusion sociale et professionnelle. Il est vrai que l’illettrisme est souvent « invisible ». 2,5 millions de personnes âgées de 18 à 65 ans, ayant pourtant été scolarisées en France, sont en situation d’illettrisme. La formation tout au long de la vie est un instrument essentiel de promotion sociale et d’émancipation au plan individuel, et de performance économique au plan collectif. L’illettrisme qualifie la situation de personnes qui ne maîtrisent pas ou pas suffisamment les compétences de base nécessaires, en particulier la lecture, l’écriture et le calcul, pour pouvoir être autonomes dans des situations simples de leur vie professionnelle, limitant ainsi la sécurisation de leur parcours professionnel. L’accès à la formation de base est la première marche vers la formation qualifiante. Elle doit être accessible à tous et tout au long de la vie, quel que soit son statut, son âge ou son lieu d’habitation. Le marché du travail devient de plus en plus sélectif et la crise économique a rendu plus difficile l’accès à l’emploi durable pour les salariés en difficulté. L’insertion par l’activité économique permet à des personnes sans emploi rencontrant des difficultés particulières de bénéficier de contrats de travail pour faciliter leur insertion sociale et professionnelle. Les personnes exclues du marché de l’emploi ont besoin de se (re)familiariser avec le monde du travail, tout en bénéficiant d’une formation et d’un accompagnement adaptés. Ce parcours d’insertion leur permet d’avoir en main les atouts suffisants pour retrouver un emploi convenable sur le marché « ordinaire » du travail, de retrouver des habitudes de travail et de la confiance en eux. Les principaux freins à la formation Pour permettre l’accès durable à l’activité et à l’emploi des salariés opérant ce parcours, il faut lever les freins à la formation. Les structures qui accompagnent les salariés en insertion rencontrent des difficultés : - au niveau de l’ingénierie pédagogique (formuler le besoin; effectuer le cahier des charges) ; - au niveau de l’ingénierie financière (sources de financements, etc.) ; - au niveau de l’ingénierie administrative. Pour optimiser l’investissement fait dans la formation, il faut également veiller à l’engagement du salarié en amont et sur toute la durée de la formation, d’où l’importance de l’accompagnement effectué par les structures. En effet, le salarié en parcours est souvent démobilisé à la suite d’une longue période de chômage; il éprouve des résistances et de la méfiance vis-à-vis des enseignements en général. Le salarié cumule les difficultés d’ordre professionnel et aussi d’ordre social, parmi lesquelles l’absence de mobilité qui est un réel frein à la formation, particulièrement dans les territoires ruraux. Il est essentiel de rapprocher les publics des exigences du marché du travail. La formation des salariés en parcours améliore l’employabilité de ces derniers. 3
  4. 4. III. La mobilité : un enjeu pour l'insertion sociale et professionnelle Faciliter la mobilité des personnes Depuis plus d’une décennie, les difficultés liées à la mobilité des publics en situation de précarité viennent freiner, voire inhiber, la dynamique de leur parcours d’insertion sociale et/ou professionnelle. Dans les enquêtes, une personne en insertion sur deux a déjà refusé un travail ou une formation pour des problèmes de mobilité, 28% ont même abandonné un travail ou une formation en cours. Chez les employeurs, 41% ont rencontré des difficultés à pourvoir un poste pour des questions de mobilité et pour 59%, un candidat a refusé une embauche suite à des problèmes de mobilité. En 2005 une étude de l’Institut pour la Ville en Mouvement indiquait que, parmi les habitants des zones urbaines sensibles, la durée moyenne de chômage était de 23 % moindre pour ceux qui avaient le permis de conduire, et de 20% moindre pour les personnes qui avaient un moyen de transport individuel, et que le bénéfice de titres de transport gratuits raccourcissait de 8% la durée des périodes de recherche d’emploi. La mobilité est une capacité qui s’acquiert et se perd. Les personnes en précarité, de par leurs difficultés à financer leur transport, perdent progressivement l’habitude de se déplacer, et peuvent vivre des peurs ou des blocages quand il s’agit d’être mobile à nouveau. Ainsi, favoriser la mobilité des personnes défavorisées est une manière de rapprocher l’offre et la demande d’emploi. C’est également un vecteur d’éducation au choix : déterminer son mode de déplacement en fonction de ses objectifs, de ses contraintes, de ses représentations. C’est enfin un mode de socialisation, qui apprend aux personnes à redevenir mobiles, à conduire et se conduire. Dans le même temps, en vue de lutter contre les effets de ségrégations territoriales et de maintenir le vivre ensemble sur le périmètre de l’axe, Sillon solidaire interviendra pour soutenir l’accès à la mobilité comme vecteur de cohésion sociale. C’est pourquoi il est recommandé que les acteurs de la mobilité se rapprochent des associations ou services communaux intervenant dans le champ social et élaborent ensemble des actions coordonnées destinées à un plus large public. Proposer des réponses diversifiées L’aptitude à la mobilité est aussi affaire de compétences (la connaissance des lieux, la mémorisation d’un trajet, d’un réseau de bus, etc.). Il faut rappeler qu’environ deux millions d’adultes sont considérés comme touchés par l’illettrisme. Cette question de compétences touche aussi l’aptitude à passer le permis de conduire. L’absence de permis de conduire est très concentrée chez les jeunes de moins de 25 ans d’une part (des ressources insuffisantes peuvent l’expliquer). Pour les adultes dans la partie active du cycle de vie, environ 10% de la population ne détient pas le permis. Avec le vieillissement de la population, et un vieillissement moins souvent en maison de retraite et plus souvent dans des zones d’habitat dispersé, les services d’aide à la personne sur lesquels on compte beaucoup pour relancer l’emploi peu qualifié devront être réalisés par des personnes en situation de conduire. L’isolement des personnes vieillissantes est une problématique réelle. Le niveau d’équipement en automobiles des foyers est plus faible, ne serait-ce que pour des raisons purement économiques. Cette faiblesse, conjuguée à une taille de famille en moyenne plus élevée, contribue, par exemple à l’adolescence, à une moindre ouverture pour les activités extra-scolaires. Il faut se rendre compte qu’un déplacement régulier en voiture à 20 km de chez soi coûte environ 250 euros par mois, c’est- à-dire ampute d’un quart un salaire au smic. Une suppression de permis ou une grosse réparation imprévue peut entraîner une rupture du lien avec l’employeur. La mobilité est une condition indispensable à l’insertion, à la construction de trajectoires de vie satisfaisantes et de liens sociaux diversifiés. La mobilité n’est plus seulement un choix, elle est devenue une impérieuse nécessité. Face à cette nécessité, nombreux sont ceux qui sont mal armés, ou moins bien armés que d’autres. La mobilité est en enjeu global de société. Elle influe directement sur la vie quotidienne de chacun et va de pair avec le développement économique. 4
  5. 5. Sillon Solidaire a ainsi décidé de proposer un appel à projet sur ces trois axes, à savoir, l’illettrisme, l’insertion par l’activité économique et la mobilité, car ces problématiques se conjuguent. Les personnes en situation d’illettrisme ont acquis de l’expérience, une culture et un capital de compétences en ne s’appuyant pas ou peu sur la capacité à lire et à écrire. Certaines ont pu ainsi s’intégrer à la vie sociale et professionnelle, mais l’équilibre est fragile, et le risque de marginalisation, d’exclusion est permanent. Il faut savoir que l’absence d’emploi ne prive pas seulement d’un revenu. Le travail, s’il génère parfois des souffrances, est aussi source d’estime, d’épanouissement, de lien social. Lorsque cela touche les plus fragiles, cela entraîne un sentiment d’inutilité, une marginalisation, etc. Dans certaines conditions, l’absence ou la perte de lien « professionnel » est susceptible d’entrainer d’autres ruptures sociales (problèmes familiaux, isolement relationnel, difficultés d’accès aux soins, etc.). Et enfin, la mobilité est un facteur clef pour accéder à l’emploi, à l’éducation, à la santé, à la culture, aux loisirs ou tout simplement pour maintenir du lien social. Une personne qui n’est pas mobile est exclue de notre société. III – CRITERES D’ÉLIGIBILITÉ Structures éligibles: - Sillon Solidaire soutient des structures à vocation sociale et solidaire. - Les projets doivent être menés par des associations loi de 1901 à but non lucratif. - Les structures doivent avoir un caractère apolitique et non confessionnel. - Sillon Solidaire ne finance ni têtes de réseau, ni collectivités locales, ni établissements publics, ni projets individuels, ni les APE. - Sont exclues les structures qui travaillent par délégation de service public (Missions Locales, Maisons de l’Emploi, etc…). Illettrisme - Sont exclus les organismes de formation n’ayant pas recours au bénévolat (implication des bénévoles auprès des publics en difficulté). - Sont exclus les APE (Associations de Parents d’Élèves). Structures déjà soutenues par Sillon Solidaire en 2015 : Une structure ne peut déposer une demande de soutien deux années consécutives dans la même thématique, sauf si elle candidate à l’intérieur d’un groupement de structures incluant une ou des structures nouvelles. Une priorité sera donnée aux primo demandeurs. Localisation: Sillon Solidaire soutient des projets qui ont un impact tangible et durable dans les territoires traversés par la ligne Sud Europe Atlantique, à savoir les six départements suivants: Indre-et-Loire, Deux-Sèvres, Vienne, Charente-Maritime, Charente et Gironde. Projets éligibles : Publics ciblés: - Personnes en situation de précarité ; - Personnes en situation d’exclusion sociale et/ou professionnelle. 5
  6. 6. Pérennité des projets : Sillon Solidaire soutient des initiatives qui s’inscrivent dans la durée, et qui consolident et pérennisent une activité existante ou en création. Le fonds de dotation ne finance pas de projets ponctuels (expositions, manifestations, évènements, etc.), même s’ils sont orientés vers la formation et l’insertion par l’activité économique. Concordance avec un des trois axes de l’appel à projets : se référer page 1. Une attention particulière sera portée aux projets en partenariat avec d’autres structures associatives. Sillon Solidaire privilégiera les projets présentés par des groupements d’associations, soit par regroupement sur un périmètre géographique étendu sur un seul des 3 thèmes, soit par regroupement plus local ou non sur 2 thèmes ou sur les 3 thèmes. IV – CRITÈRES DE SÉLECTION Les dispositifs habituellement pris en charge par les financements publics sont exclus et ne peuvent donc bénéficier du soutien de Sillon Solidaire. Sillon Solidaire soutient des actions portées par des structures identifiées, s’inscrivant dans la durée, qui : - agissent au bénéfice des enfants accompagnés dans des actions de prévention de l’échec scolaire, accompagnés dans des actions visant à améliorer les acquis fragiles ; - agissent au bénéfice des adultes en situation d’illettrisme accompagnés dans des actions visant à réacquérir le socle fonctionnel des compétences de bases nécessaires aux actes de la vie quotidienne ; - agissent au bénéfice des adultes en situation d’insertion professionnelle ; - lèvent les freins à la mobilité et améliorent la mobilité des personnes défavorisées et/ou en situation d’exclusion, leur permettant ainsi de retrouver la voie de l’insertion sociale et professionnelle. Sillon Solidaire accordera une attention particulière aux projets qui répondent à un ou plusieurs des points suivants : Prioritairement : • partenariat avec d’autres structures associatives ; • développement en contexte rural ; • approche globale ; • démonstration de l’identification en amont des populations cibles et de leurs besoins, et de l’adaptation des solutions et des méthodes développées à ces besoins précis : réalisation d’un diagnostic, état des lieux, prise en compte et adaptation à la situation constatée ; • travail en concertation et en co-construction avec l’ensemble des acteurs concernés (acteurs publics du territoire, associations, entreprises, etc.) ; • déploiement des initiatives basées sur la complémentarité et la mutualisation de l’existant. Ce qui sera un plus : • approche innovante ; • mixité sociale ; • éventail de prestations adapté aux besoins des différents acteurs concernés ; • encouragement des échanges d’expériences, de la capitalisation sur les bonnes pratiques, la diffusion et l’essaimage ; garantie que les bénévoles et autres intervenants ont reçu les formations adéquates. 6
  7. 7. V – RÈGLES D’INTERVENTION 1/ Un soutien financier Sillon Solidaire soutiendra les projets dans la durée, en apportant systématiquement une aide financière, versée en une seule fois, et une aide humaine favorisant le transfert des compétences des collaborateurs des entreprises auprès des porteurs de projets. Le soutien financier est réservé à des dépenses d’investissement matériel (équipements, matériel pédagogique, matériel informatique, mobilier, aménagement de locaux, etc.) ou immatériel (formations des encadrants, des accompagnateurs, directement liées au projet, actions à impacts pérennes, site internet, etc.). Et il est à noter que le soutien financier peut également porter sur : Projets innovants, expérimentaux – aide au démarrage : Afin d’encourager les projets innovants et les expérimentations de nouvelles techniques, méthodes, d’outils et ainsi de faciliter leur démarrage, Sillon Solidaire pourra soutenir les frais liés à l’ingénierie de projet. Projets portés par des structures ayant pour objectif de favoriser le développement des relations avec les entreprises : Afin de favoriser le développement d’initiatives permettant de travailler sur la cohésion sociale du territoire avec les entreprises et ainsi favoriser les synergies, Sillon Solidaire pourra soutenir les frais liés à la prospection et à la communication envers ces dernières, de façon à ce que les associations bénéficient de soutien de la part des entreprises au bénéfice des personnes en insertion (création de passerelles entre les entreprises et les salariés en insertion : mise en place de jury de professionnels pour évaluer leurs compétences, accueil et soutien des personnes en insertion, immersions, visites en entreprise, etc.). Projets portés par des associations mettant en place une action de sensibilisation auprès des acteurs du social et des entreprises : Afin d’encourager les projets qui sensibilisent les acteurs du social et les entreprises au repérage des personnes en situation d’illettrisme ou en difficulté avec les savoirs de base, Sillon Solidaire pourra soutenir les frais liés à l’ingénierie de projet et les frais liés à la communication. Projets permettant la professionnalisation des intervenants à l’ingénierie de formation et la mutualisation avec les autres structures : Afin d’encourager la mise en place de plans de formation au sein des structures d’insertion et la mutualisation, la collaboration entre structures et la co-construction de projets, Sillon Solidaire pourra soutenir des frais de fonctionnement directement liés et imputés à la coordination entre acteurs et à la mutualisation des moyens, ainsi que les frais de formations des intervenants. Projets permettant aux actions favorisant la mobilité d’être au service du lien social : Afin de favoriser le développement d’initiatives permettant la collaboration avec les acteurs de la cohésion sociale (associations et/ou services de collectivité) , Sillon Solidaire pourra soutenir des frais liés à l’ingénierie de projet dans la mesure où ceux-ci peuvent contribuer à terme, par l’accès à la mobilité solidaire, au maintien du tissu social entre les générations et entre les micro-territoires. Le soutien financier est ponctuel et plafonné à 25.000 euros. La subvention doit être utilisée dans les douze mois suivant la signature de la convention de partenariat. 7
  8. 8. 2/ Un soutien humain Mobilisation des collaborateurs : L’implication citoyenne des collaborateurs (parrainage) constitue un des principes de base de Sillon Solidaire. Ce principe s’inscrit dans l’ancrage territorial des entreprises associées au projet de Ligne à Grande Vitesse Sud Europe Atlantique. Le parrainage par un ou plusieurs collaborateurs doit permettre aux porteurs de projet de se développer, d’innover, et ce faisant, d’améliorer leur action. Il doit s’inscrire dans la durée et n’est pas limité dans le temps. Le parrainage peut prendre diverses formes. A titre d’exemples, le parrain peut : o Être à l’écoute de l’association, apporter un regard extérieur sur ses activités, participer à la vie de la structure. o Conseiller l’association dans sa gestion (comptabilité, management, communication, etc.) ou sur des aspects techniques (informatique, travaux, sécurité, droit, etc.). o Promouvoir l’association, la faire bénéficier de son réseau. o Apporter directement aux personnes en difficulté des conseils d’orientation professionnelle et découverte de nos métiers (animations d’ateliers CV, simulations d’entretiens, témoignages métiers, etc.). Pour chaque projet soutenu, Sillon Solidaire s’attachera à suivre et évaluer l’impact, tant financier qu’humain, du parrainage, par la mise en œuvre d’indicateurs de suivi mesurables. VI – PROCÉDURE DE DÉPÔT DES DOSSIERS 1/ Calendrier : • Lancement de l’appel à projets: 30 mars 2016 • Date de clôture pour le dépôt des dossiers: 25 mai 2016 • Date de publication des lauréats: décembre 2016 2/ Comment proposer un projet ? Si vous avez un projet éligible à un soutien de Sillon Solidaire, vous pouvez télécharger le dossier de demande de soutien à l’adresse www.sillonsolidaire.fr C’est à partir des informations portées dans le dossier que la recevabilité de votre demande sera évaluée. Le dossier doit être rempli intégralement. Le dossier doit être transmis, accompagné des annexes précisées en fin de dossier, en un exemplaire papier, par voie postale à l’adresse suivante : Sillon Solidaire, Lise DAUCHET, LISEA - Rue Caroline Aigle - BP 90505 - 86012 Poitiers Cedex Ou en exemplaire informatisé à : sillon.solidaire@lisea.fr à l’attention de Lise DAUCHET. 8
  9. 9. 3/ Procédure d’étude et de suivi des dossiers : Le parcours d’un dossier soumis à Sillon Solidaire est le suivant : Première sélection sur dossier : Un appel à projets est publié chaque année. Une pré-sélection des dossiers est réalisée par les correspondants de Sillon Solidaire. • Rencontre du porteur de projet : Le correspondant de Sillon Solidaire en charge du dossier et le(s) parrain(s) rencontrent le porteur de projet sur son lieu d’activité. Ce premier rendez-vous permet d’évaluer la viabilité du projet et de confirmer la teneur du partenariat. Au cours de cette rencontre, des indicateurs, outils de mesure de la bonne réalisation du projet, sont définis avec le porteur de projet et Sillon Solidaire. Ils permettront d’évaluer l’impact tant financier qu’humain du parrainage. • Présentation au Comité de sélection: Les dossiers sont examinés par un comité de sélection, selon les critères décrits ci-dessus. Le Comité de sélection prend la décision finale pour l’attribution du soutien financier et du parrainage. • Mise en place du partenariat: Si le financement est accordé, une convention de partenariat est signée entre le porteur de projet, le(s) parrain(s) et Sillon Solidaire. Les correspondants de Sillon Solidaire restent à la disposition des parrains et du porteur de projet pour les aider à faire vivre cette collaboration, notamment en organisant un suivi régulier et une évaluation de l’action. • Bilan du partenariat: Au bout d’un an, une fiche d’évaluation est transmise au(x) parrain(s) permettant la réalisation d’un bilan du partenariat avec l’association accompagnée, et la définition des perspectives d’avenir. 9

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