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Un engagement de long terme
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Situés sur le bassin versant du Marais poitevin, la
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Les espèces animales utilisent parfois les infrastructures
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Les pelouses calcaires abritent des espèces floristiques
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Les actions de préservation des milieux peuvent être dirigées plus
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Les actions de préservation des milieux s’inscrivent bien
souvent dans une démarche expérimentale, qui requiert
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AGRICOLES EN FAVEUR
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Au sein d’une ferme expérimentale de polyculture-éle-
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1. Effectuer le suivi des populations
Présentes dans les plaines céréalières du Centre-Ouest
de la France, les populations...
3. Renforcer les populations
Ces études régulières ont permis d’établir des
zones et des méthodes de préservation de cette...
L’association Jardins d’Isis réalise un jardin partagé
sur la commune de la Couronne (Charente). L’espace
comprend des jar...
SE METTRE DANS LA PEAU DES
GESTIONNAIRES DU TERRITOIRE
Forte du succès du jeu vidéo Clim’city dédié à la prise
en compte d...
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Les jardins pédagogiques
du lycée horticole de Niort
Former les horticulteurs
et paysagistes de demain
FOCUS
Le projet a pour ambition
de prouver que la
biodiversité peut devenir un
facteur de production en
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Le suivi des projets
La Fondation LISEA s’engage à suivre et à accompagner
les projets dans la durée.
Les porteurs de proj...
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Comment présenter
son projet
à la Fondation ?
Les projets sont exclusivement choisis
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MERCI
À tous les porteurs de projets qui ont activement participé
à la rédaction et à l’illustration de ce rapport
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31Inventaire de tortues cistudes en Indre-et-Loire
© Renaud Baéta
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Chargée de mission - Fondation Biodiversité
lorene.dumeaux@lisea.fr
05 49 11 86 82
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Rapport d'activité et liste des projets 2013-2014 - Fondation LISEA Biodiversité

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Dotée de 5 millions d’euros pour la période 2012-2020, la Fondation participe au financement de projets de proximité qui sont proposés par des associations, entreprises ou établissements publics de recherche implantés dans l’un des six départements concernés par le tracé de la ligne à grande vitesse : Indre-et-Loire, Vienne, Deux-Sèvres, Charente, Charente-Maritime et Gironde.
Depuis 2013 et ce sont près de 50 journées de formation qui ont été organisées par les structures engagées. Les actions aidées par la Fondation sont complémentaires des engagements réglementaires déjà pris par LISEA, COSEA et SNCF Réseau, et viennent en sus des mesures compensatoires du projet. La fondation s'est tourné vers 3 axes : améliorer les connaissances naturalistes, protéger les espèces et leurs habitats, sensibiliser et former les acteurs du territoire.

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Rapport d'activité et liste des projets 2013-2014 - Fondation LISEA Biodiversité

  1. 1. 2013-2014 . UNE DÉMARCHE ENGAGÉE LA BIODIVERSITÉ AU CŒUR DES TERRITOIRES
  2. 2. Un engagement de long terme pour répondre aux enjeux de préservation de LA biodiversité LISEA est devenu en quelques années un acteur important du territoire. La nouvelle Ligne à Grande Vitesse Tours-Bordeaux, que nous construisons aujourd’hui et que nous exploiterons à partir de 2017, accompagnera les besoins de mobilités de la population. Mais cette ligne, déjà, modifie et s’intègre dans le paysage et l’environnement local. Chez LISEA, nous sommes sensibles et attentifs à l’impact que nous avons sur les territoires. C’est pourquoi nous avons voulu aller au-delà de nos engagements réglementaires. Nous avons créé cette Fondation d’entreprise, LISEA Biodiversité, dotée de 5 millions d’euros, pour soutenir les projet locaux en matière de préservation du patrimoine naturel, pour créer un terreau favorable à de nouvelles initiatives et participer, à notre manière, à ce défi commun. Avec la Fondation d’entreprise LISEA Biodiversité, nous nous engageons sur trois thématiques complémentaires : l’amélioration des connaissances, la préservation du patrimoine naturel et la sensibilisation du public. Notre démarche s’inscrit ainsi aux côtés de nombreuses initiatives locales et nationales. La première année d’existence de la Fondation a été riche. Pour le premier appel à projets, nous avons reçu plus de cent projets. L’exercice de sélection fut complexe : rigoureux, il sut être efficace et transparent. Je remercie tous ceux qui ont contribué à cette démarche. Leur passion, leur disponibilité et leurs expériences complémentaires sont essentielles à l’atteinte des objectifs que s’est fixée la Fondation. Les premiers projets sélectionnés reflètent la complexité et la diversité du monde vivant et des acteurs qui s’y intéressent. C’est bien la fonction de notre Fondation : constituer un laboratoire de projets ambitieux, originaux et concrets portés par des structures différentes, y compris celles dont la préservation de la biodiversité ne fait pas partie des missions principales. Pour parvenir à cet objectif, nous nous engageons à accompagner activement les structures concernées, de l’élaboration du projet au suivi des actions pluriannuelles. J’espère que ce premier rapport annuel vous permettra de découvrir toute la richesse des projets que nous avons soutenus en 2013 et qui sont les meilleurs témoins de notre engagement de long terme. Laurent Cavrois Président de LA FONDATION LISEA Biodiversité
  3. 3. UnE anNÉE en images // p. 4 6 La Fondation LISEA Biodiversité // p. 7 9 Les projets soutenus // p. 10 27 AXE 1 . Améliorer l’état des connaissances P. 10-11 FOCUS . Chauves-souris en Poitou-Charentes P. 12-13 AXE 2 . Restaurer et préserver les habitats naturels P. 14-21 FOCUS . La préservation des populations d’outardes en Poitou-Charentes P. 22-23 AXE 3 . Sensibiliser les acteurs du territoire P. 24-27 FOCUS . Les jardins pédagogiques du lycée horticole de Niort P. 26-27 notre action dans la durée // p. 26 29 S O MM A I R E ©CarolineDemilecamps ©Jardind’Isis ©ÉricSansault ©ÉricSansault ©FIFODistribution ©LycéehoticoledeNiort Résultat d’une restauration écologique de cours d’eau en Deux-Sevres © Fondation LISEA Biodiversite
  4. 4. Chiffres clés 30 projets soutenus portés par 26 structures différentes, sélectionnés parmi plus de 100 dossiers reçus par la Fondation pour son premier appel à projets 1.5 millions d’euros de financements engagés 3.5 ans en moyenne Durée des projets Les Trophées du Mécénat La 4ème édition des « Trophées du Mécénat d’entreprise pour l’environnement et le développement durable », organisés par le Ministère de l’Ecologie, a récompensé 2 partenariats engagés par la Fondation LISEA Biodiversité. Od’spot, un partenariat sur les libellules Institut de Recherche sur la Biologie de l’Insecte (CNRS /Université François Rabelais de Tours) et Caudalis Relations entre les oiseaux de plaines menacés et leurs proies Centre d’Etudes Biologiques de Chizé (CNRS / Université de La Rochelle) Une année en images 4 rencontres de la Fondation LISEA Biodiversité Le 26 septembre, la Fondation LISEA a présenté les projets sélectionnés lors d’un évènement qui a réuni plus d’une centaine de personnes à Poitiers.
  5. 5. premiers projets Axe 1 / Améliorer l’état des connaissances Inventaire d’écrevisses à pattes blanches en Gironde - Fédération de pêche de la Gironde (33) Axe 2 / Restaurer et préserver les habitats naturels Plantation de haie dans les jardins partagés de la Couronne - Jardin d’Isis (16) Axe 3 / Sensibiliser les acteurs du territoire Animation d’une web TV par les étudiants de l’IFFCAM - Festival de Ménigoute (79) AXE 2 AXE 3 AXE 1 5 ©FédérationdepêchedeGironde©Jardinsd’Isis ©Ménigoute
  6. 6. L’objectif de cette Fondation est de promouvoir la res- tauration et la conservation du patrimoine naturel le long du tracé de la LGV SEA Tours-Bordeaux. Dotée de 5 millions d’euros pour la période 2012-2017, elle participe au financement de projets de proximité qui seront proposés par des associations, entreprises ou établissements publics de recherche implantés dans l’un des six départements concernés par le tracé de la ligne à grande vitesse : Indre-et-Loire, Vienne, Deux-Sèvres, Charente, Charente-Maritime et Gironde. Les actions aidées par la Fondation sont complémen- taires des engagements déjà pris par LISEA, COSEA et RFF, et ne rentrent donc pas dans le cadre des mesures compensatoires du projet. La Fondation d’entreprise LISEA Biodiversité a été créée en 2012 par LISEA, société concessionnaire de la Ligne à Grande Vitesse Sud Europe Atlantique Tours-Bordeaux. La Fondation LISEA Biodiversité Nous connaître Le site internet www.lgv-sea-tours-bordeaux.fr/nos-fondations/ fondation-lisea-biodiversite Vous y trouverez la lettre d’informations. Travaux de renaturalisation en Vienne sur le chantier de la Ligne à Grande Vitesse Tours-Bordeaux © Pierre Couturier Argus bleu © FIFO Distribution 6
  7. 7. T Y P E D ’A C T I O N S F I N A N C É E SB E S O I N SC O N S TAT Manque de données sur les milieux et les espèces Études, inventaires concrets AMÉLIORER L’ÉTAT DES CONNAISSANCES A X E 1 Dégradation des milieux, disparition des espèces Travaux de restauration, évolution de pratiques RESTAURER ET PRÉSERVER LES HABITATS NATURELS A X E 2 Manque d’information, de sensibilisation du public aux enjeux de la perte de biodivesité Création de supports pédagogiques SENSIBILISER ET FORMER A X E 3 Les actions supportées par la fondation répondent aux enjeux actuels de préservation de la biodiversité 7 © Jardins d’Isis
  8. 8. Le processus de sélection Fondation + Bureau d’Étude Environnement Étude des projets Le Comité de Sélection Technique (CST) est composé d’experts aux compétences complémentaires Marie Aurenche Ingénieur écologue Philippe Chavaren Responsable domaine Nature, Paysage et Dépendances Vertes - ASF Bernard Frochot Professeur émérite Université de Bourgogne Cyril Gomel Chargé de mission - Aménagement durable des territoires - CGEDD Clara Lorinquer Responsable environnement COSEA Jean Roger-Estrade Professeur d’Agronomie Agro ParisTech La Conseil d’Administration est composé des admi- nistrateurs de LISEA et de personnalités qualifiées du Museum National d’Histoire Naturelle et de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité ainsi que des entreprises COSEA, RFF, VINCI. 8 Plantation © FIFO Distribution Comité de Sélection Technique Évaluation et classement Conseil d’Administration 1 SÉLECTION
  9. 9. 3 QUESTIONS À JEAN ROGER-ESTRADE 9 Comment le Comité de Sélection Technique intervient-il dans le travail de sélection des projets soutenus par la Fondation ? Face à la grande diversité des projets qui sont soumis à la Fondation, le CST intervient pour évaluer la qualité des projets en se fondant sur des critères scientifiques et techniques. Parmi les principaux axes d’analyse, nous étudions trois points fondamentaux : L’objectif de protection présenté dans le projet, qui doit être concret et contribuer à l’amélioration des connaissances. La qualité de la méthode retenue pour mener à bien le projet. La pérennité du projet, en fonction des partenariats et du suivi scientifique établis. Quels conseils donneriez-vous aux porteurs de projets souhaitant présenter leur candidature ? En lien avec les axes d’analyse, mes conseils seraient les suivants : Justifier l’intérêt et l’originalité du projet en matière de préservation . Détailler la méthode et les ressources utilisées, en lien avec les objectifs fixés. Décrire les moyens grâce auxquels le projet s’inscrit dans la durée. Selon vous, quel est l’intérêt d’une fondation d’entreprise au regard des modes de financements déjà existants ? Une fondation d’entreprise a la possibilité de s’engager auprès de projets au caractère original qui n’entrent pas dans les programmes de financement habituels. Elle peut également inciter de nouveaux acteurs à prendre part au sujet. Évaluer la qualité des projets en se fondant sur des critères scientifiques et techniques Professeur à l’Agro-Paritech
  10. 10. La Fondation LISEA Biodiversité accompagne des projets de recherche sur la faune, la flore et les milieux naturels. Ces études sont suivies d’actions de sensibilisation et de formation des gestionnaires et propriétaires d’espaces naturels, afin de concourir à la préservation de ces habitats. REChercher les modes de déplacements des libellules En Indre-et-Loire, l’Institut de Recherche sur la Biologie de l’Insecte (CNRS /Université François Rabelais de Tours) et l’association Caudalis étudient la façon dont le paysage structure les communautés de libellules (dispersion, reproduction, activités). Ces espèces sont de véritables indicateurs de l’état écologique des milieux. L’identification des corridors de déplacement permettra d’améliorer les stratégies de conservation de ces insectes et de leurs milieux, qui sont menacés par les activités humaines. Avec le soutien de la DREAL Centre, du Conseil Général d’Indre-et-Loire et l’Agence de l’eau Loire- Bretagne. Comprendre les choix alimentaires des abeilles Spécialisé dans l’étude des insectes pollinisateurs, l’INRA du Magneraud cherche des solutions pour répondre au manque de ressources alimentaires disponibles pour les abeilles. Le laboratoire souhaite particulièrement étudier leur attrait pour le coquelicot, qui fleurit pendant une période de disette. améliorER LES connaissances naturalistes, dans un souci de préservation A X E 1 10 Agrio jouvencelle © FIFO Distribution Travail d’inventaire des populations de libellules © Renaud Baeta – ANEPE Caudalis Mesures des pollens utilisés par les abeilles © INRA Magneraud
  11. 11. Retrouver des espèces fruitières oubliées Le patrimoine fruitier de Poitou-Charentes demeure peu connu, or les botanistes y découvrent toujours des essences qui n’existent nulle part ailleurs. Afin de pré- server ces espèces rares, l’association Prom’haies inventorie ces arbres dans toute la région grâce aux témoignages indispen- sables de particuliers et de gestionnaires d’espaces naturels. Elle garde ensuite les graines, fruits et pousses au sein de vergers conser- vatoires existants. Étudier des crustacés aux propriétés étonnantes L e s h a b i ta t s a q u a t i q u e s souterrains concentrent une faune fragile qui contribue à l’épuration des eaux. Ces espèces sont malheureusement très peu documentées, et sont menacées de disparition avant même d’avoir pu être étudiées. Poitou-Charentes Nature a fait le choix d’étudier la Gallaselle, un minuscule crustacé endémique du Centre-Ouest de la France, afin de préserver l’espèce mais aussi de démontrer sa contribution au bon état des milieux aquatiques. Avec le soutien de l’Union Européenne, du fonds FEADER, de l’Agence de l’eau Loire Bretagne, du Conseil1 Régional Poitou-Charentes. 11 Atelier de sensibilisation en Vienne © Prom’haie Biospéologie - Rivière souterraine de Bataillé, Deux-Sèvres © François Gay Mollusque Bythinelle Source de Font-Mart à Aslonnes en Vienne © François Lefebvre Greffe de châtaignier © Prom’haie
  12. 12. Le porteur de projet Poitou-Charentes Nature, créée en 1971, est l’union régionale de 12 associations de protection de la Nature en Poitou-Charentes. Le projet Avec 26 espèces de chauves-souris en Poitou-Charentes (sur 34 présentes en France), la région porte une responsabilité particulière dans la conservation de plusieurs espèces, et notamment celle du Grand rhinolophe. Si les sites utilisés en hiver par les chauves-souris sont aujourd’hui bien localisés et suivis, les sites utilisés le reste de l’année, en particulier pour la reproduction, sont encore très méconnus. Ils se trouvent souvent dans les bâtiments (combles, greniers, etc). Afin de remédier à ce manque de connaissances, les associations membres de Poitou-Charentes Nature ont fait appel à leurs bénévoles pour recenser les gîtes de mise bas de plusieurs espèces de chauves-souris (Grand rhinolophe, Grand Murin, Murin à oreilles échancrées, Barbastelle, Murin à moustaches). Afin de trouver ces sites, des individus ont été capturés sur leurs terrains de chasse (forêts, hameaux), pour être équipés d’un émetteur radio miniature permettant le suivi à distance. Chauves-souris en Poitou-charentes 12 FOCUS Radiotrack © Maxime Leuchtmann Prospection de pont pour trouver des gîtes à chauves-souris © Maxime Leuchtmann Pose d’émetteur sur une chauve-souris Barbastelle © Maxime Leuchtmann
  13. 13. En 2013, des prospections complémentaires ont été menées au « porte à porte » chez les particuliers. Des centaines de ponts et de bâtiments publics ont également été visités. Plusieurs dizaines de nouvelles colonies ont ainsi été repérées. Elles seront suivies annuellement et des mesures de protection seront proposées. Certains propriétaires se sont davantage engagés à protéger ces sites au travers de la signature d’une Charte de bonnes pratiques (usage très restreint des produits phytosanitaires, aménagement de combles, pas d’abattage des arbres favorables, etc). Il s’agit de la déclinaison régionale de l’opération « Refuge pour les chauves-souris » coordonnée par la Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM). Partenaires : Nature Environnement 17, LPO 17, Charente Nature, Deux- Sèvres Nature Environnement, Vienne Nature : inventaires départementaux. Le projet est aussi soutenu par : Le saviez-vous ? Les chauves-souris d’Europe sont quasi-exclusivement insectivores. En moyenne, une chauve-souris consomme entre un quart et un tiers de son poids en insectes chaque nuit. Prédateurs d’insectes ravageurs et nuisibles, elles font ainsi office d’insecticide naturel et gratuit. 13 Gîte à chauves-souris à Plaisance en Vienne © Maxime Leuchtmann Colonie de Grand Rhinolophe © Maxime Leuchtmann Panneau de refuge à chauves-souris © Maxime Leuchtmann Prospection de pont © Maxime Leuchtmann
  14. 14. Restaurer la continuité hydraulique Situés sur le bassin versant du Marais poitevin, la Courance et le Pamproux sont des cours d’eau dont le profil et la qualité se sont dégradés notamment en raison des modifications des ouvrages installés (barrages, passages à gué) et des usages développés (mise en place de retenues d’eau, pompages, etc). Ces cours d’eaux sont devenus peu attractifs pour la faune et la flore. L’association des pêches sportives de Saint Maixent et l’association La Truite de Mère de Frontenay Rohan-Rohan, souhaitent contribuer à l’aménagement et à la restauration des cours d’eau, avec la participation des équipes des syndicats de rivières et du parc interrégional du Marais poitevin. Les projets, soutenus par la Fondation LISEA, visent à rétablir la continuité écologique sur ces cours d’eau, c’est-à-dire à favoriser la circulation de l’eau, des sédiments et de la faune, en aménageant les ouvrages hydrauliques pour qu’ils soient franchissables et en créant des zones d’abri, d’alimentation et de reproduction. Avec le soutien de la Fédération Nationale de Pêche et la Fédération de Pêche des Deux-Sèvres Les états des lieux effectués mènent à la réalisation d’opérations de préservation d’habitats naturels et ainsi que des espèces qui les peuplent. Ces travaux sont menés en concertation avec les propriétaires et gestionnaires des sites, afin d’assurer leur pérennité. RESTAURER ET PRÉSERVER LES HABITATS NATURELS afin d’assurer leur conservation A X E 2 14 Opération de mesures sur le Pamproux en Deux-Sèvres © Fondation LISEA Biodiversité Résultat d’un travail de restauration de cours d’eau en Deux-Sèvres © Association de pêche de Saint Maixent
  15. 15. PRÉSERVER LES habitats artificiels Les espèces animales utilisent parfois les infrastructures construites par l’homme comme lieux de reproduction ou d’élevage des petits. Ainsi, la maison forestière de la Passe Blanche, en forêt domaniale de La Coubre (forêt de protection, Natura 2000, ZNIEFF), placée sous responsabilité de l’Office National des Forêts, accueille 6 espèces de chauves-souris, sur les 34 présentes en France. Cependant, son état de délabrement avancé menace les colonies installées. Des travaux de restauration et d’aménagement du site seront effectués pour le rendre plus favorable à la faune présente (pose de nichoirs, gîtes à chiroptères, boisements adaptés). Des webcams permettront de suivre et d’observer ces colonies. Avec le soutien de la DREAL Poitou Charentes et de l’Union Européenne (fond FEADER Parfois, les naturalistes doivent recréer des zones favorables à la faune, lorsque les habitats naturels sont menacés. 250 à 300 couples de sternes pierregarin nichent chaque année sur les bords de Loire. Mais les crues fréquentes, et les dérangements humains (baignade, canoë, pêche) détruisent les nichées et menacent le renouvellement de l’espèce. C’est pourquoi en 1989, la LPO Touraine a installé un radeau artificiel sur le lac de Rillé pour inciter les sternes à y nicher ; une trentaine de couples s’y est installée et reproduit. Détruit en 2010 lors de la tempête Xynthia, le radeau a été remplacé en 2014, avec l’aide de la Fondation LISEA. Avec le soutien de la Fondation CEMEX, de la Région Centre la DREAL Centre 15 Préparation de travaux à la maison forestière de la Passe Blanche © Fondation LISEA Biodiversité Mise en eau du radeau à sternes de Rillé © Delphine Jubault/LPO Touraine Sterne pierregarin © FIFO Distribution
  16. 16. Les pelouses calcaires abritent des espèces floristiques et faunistiques rares : orchidées, papillons, reptiles, oiseaux, etc. L’abandon des pratiques d’élevage et de l’entretien régulier de ces prairies entraine l’embroussaillement des milieux, et en diminue ainsi la richesse biologique. Les Conservatoires d’Espaces Naturels de la région Centre et de la région Poitou-Charentes, ainsi que le Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement Val de Touraine, mènent des opérations de restauration ou d’entretien de ces espaces fragiles. Afin de prolonger le bénéfice des opérations de débroussaillage ou de fauche, des mesures d’entretien régulières doivent être assurées, le plus souvent par des troupeaux ovins ou caprins. Parfois, en l’absence d’éleveurs locaux, les habitants des villages environnants se mobilisent pour entretenir ces espaces. Ainsi, à proximité d’Ensoulesse, en Vienne, les habitants s’occupent à tour de rôle, avec l’appui du CREN Poitou-Charentes, d’un troupeau communautaire de brebis, qui entretient les pelouses. Le suivi des actions est effectué scientifiquement pour chaque parcelle sur des espèces animales et végétales représentant un enjeu de conservation important mais aussi sur des plantes à caractère invasif. ASSURER L’ENTRETIEN deS prairies calcaires 16 Opération de fauche sur les pelouses calcaires de Buxerolles © CREN Poitou-Charentes Azuré du serpolet sur le site d’Ensoulesse © Fondation LISEA Biodiversité Paturage equin sur les pelouses calcaires d’Ensoulesse © CREN Poitou-Charentes
  17. 17. Les actions de préservation des milieux peuvent être dirigées plus particulièrement sur des espèces emblématiques et menacées. RESTAURER L’HABITAT DES ÉCREVISSES À PATTES BLANCHES Les écrevisses à pattes blanches sont très sensibles aux variations des milieux aquatiques. Elles constituent en cela l’un bon indicateur de la qualité des eaux. En 2013, la fédération de pêche de la Gironde a effectué un inventaire de l’espèce à l’échelle départementale et régionale, couvrant ainsi 93 cours d’eau en Gironde. Un état des lieux des cours d’eau en Aquitaine sera dressé suite à cet inventaire, afin d’établir des actions de restauration à plus long terme. Avec le soutien de l’Agence de l’eau Adour Garonne, du Conseil Régional Aquitaine, du Conseil Général de Gironde) Nichant dans les prairies de fauche, le Râle des genêts a vu ses effectifs diminuer brutalement. En 40 ans, la population été divisée par 4 en France, notamment en raison de fauches plus précoces et plus rapides qu’auparavant, qui engendrent une destruction des nichées et des jeunes. Face à ce constat, le Parc naturel régional Loire Anjou Touraine a décidé de mettre en œuvre une mesure d’urgence visant à augmenter le succès de reproduction de l’espèce : après un repérage des individus, les naturalistes contactent les exploitants des prairies et leur proposent de maintenir une zone refuge afin de préserver les nichées. Avec le soutien de la DREAL Centre PRÉSERVER LeS NIDS DU RÂLE DU GENÊT 17 Ecrevisse à pattes blanches © Fédération de pêche de Gironde Suivi de fauche au Parc Naturel Régional Loire Anjou Touraine © Olivier Riquet Râle des genêts © FIFO Distribution
  18. 18. Espèces emblématiques, suscitant l’émerveillement comme la crainte, les rapaces nocturnes constituent un bon indicateur de la diversité biologique. Un recensement spécifique à ces espèces (Chevêche d’Athéna, Petit-duc scops, Chouette hulotte, Hibou moyen-duc, Effraie des clochers) est ainsi réalisé à l’échelle régionale par Poitou-Charentes Nature pendant trois années consécutives (2013-2015). Parallèlement, l’association mènera également des actions de sensibilisation et de conservation adaptées à chacune de ces espèces. Avec le soutien du Conseil Régional Poitou-Charentes et de l’Union Européenne (fond FEADER) La population de Cistudes d’Europe est mal connue en Touraine Sud. Les études préliminaires font aujourd’hui état d’une population vieillissante et morcelée, ce qui accroît le risque de disparition. L’association Caudalis souhaite mieux connaître l’état de conservation de cette population et suivre avec précision le déplacement des individus afin de remettre en état et préserver les sites occupés par cette espèce. Avec le soutien de la DREAL Centre et de la communauté de communes Sud Touraine 18 Chouettes chevêches © FIFO Distribution Mesures d’une Cistude d’Europe © Eric Sansault PROTÉGER LES CHOUETTES ET LES HIBOUX EN POITOU-CHARENTES FAVORISER LA REPRODUCTION deS TORTUES CISTUDES
  19. 19. Les actions de préservation des milieux s’inscrivent bien souvent dans une démarche expérimentale, qui requiert l’élaboration d’outils scientifiques innovants. Les bocages sont des paysages bien représentés dans l’Ouest de la France mais ils sont particulièrement menacés par l’évolution des pratiques agricoles. Ces milieux concentrent pourtant une grande variété d’es- pèces : oiseaux, petits mammifères, mais aussi reptiles et amphibiens, qui n’y sont pas fréquemment étudiés. Les travaux du Centre d’Etudes Biologiques de Chizé (CNRS / Université de La Rochelle) ont pour objectif d’intégrer les reptiles et les amphibiens dans l’évalua- tion et la gestion des paysages bocagers, notamment par les agriculteurs. Ce programme vise à étudier l’in- fluence du bocage et des pratiques agricoles sur ces espèces. Des tests d’aménagements et de mesures de gestion seront également menés chez les agriculteurs partenaires, afin de dispenser des préconisations de gestion favorables à la biodiversité du bocage. 19 Création d’une mare © Alexandre Boissinot Rainette méridionale © FIFO Distribution PROMOUVOIR L’INTÉRÊT DU BOCAGE AUPRÈS DES AGRICULTEURS
  20. 20. ENCOURAGER LES PRATIQUES AGRICOLES EN FAVEUR DES POLLINISATEURS Pour encourager la mise en place de mesures favorables aux insectes pollinisateurs, la Chambre d’Agriculture des Deux-Sèvres et l’Institut de l’Abeille ont pour projet de tester des modes de culture différents dans 9 exploitations, en partenariat avec l’INRA du Magneraud et le Centre d’Etudes Biologiques de Chizé (CNRS / Université de La Rochelle). Les agriculteurs vont élaborer, mettre en place et suivre les résultats de ces mesures. Cette démarche participative doit aboutir à la mise en œuvre de méthodes culturales pérennes, engageant ainsi les participants à adopter les innovations qu’ils ont eux-mêmes développées. 20 Jeu d’acteurs pour élaborer des mesures en faveur des pollinisateurs © Chambre d’Agriculture des Deux-Sèvres Ruchers © Chambre d’Agriculture des Deux- Sèvres EXPERIMENTER LES TECHNIQUES DE SUIVI DES OISEAUX MIGRATEURS Depuis 25 ans, plus de 250 espèces d’oiseaux migrateurs sont suivies chaque année sur le site de la Pointe de Grave en Gironde. C’est un passage obligé pour des centaines de milliers d’oiseaux entre le mois de mars et le mois de juin. Le comptage se fait habituellement de jour et de visu, mais cette méthode est limitée. La LPO a effectué un suivi plus précis grâce à 2 méthodes de comptage complémentaires: le suivi au radar et le suivi sonore, par station bioacoustique. Les résultats permettront non seulement de détailler les inventaires mais aussi de comparer des méthodes de comptage différentes. Les résultats seront diffusés aux autres stations d’inventaires européennes. Camion radar utilisé dans le suivi de la migration © Fondation LISEA Biodiversité Suivi de la migration à la Pointe de Grave, en Gironde © Isabelle Marco/ LPO Aquitaine
  21. 21. AMÉLIORER LES PRATIQUES D’AGRO-ÉCOLOGIE EN MARAIS Au sein d’une ferme expérimentale de polyculture-éle- vage de 180 ha, l’INRA de Saint-Laurent de la Prée souhaite développer des pratiques agro-écologiques en préservant la biodiversité fragile du marais de Ro- chefort : plantation de haies, implantation de bandes enherbées, préservation et développement de roselières, réalisation d’aménagements hydrauliques, etc. L’unité expérimentale mènera également des travaux sur le désherbage mécanique des cultures et des tests de semis permettant une meilleure protection de la biodiversité dans les exploitations. Ces résultats seront présentés au grand public et aux agriculteurs dans le cadre de formations spécifiques. ÉTUDIER LES DIFFICULTÉS DE FRANCHISSEMENT D’OUVRAGES La Fondation LISEA apporte son soutien à la LPO dans la réalisation d’études sur le franchissement d’infrastructures linéaires par les mammifères semi- aquatiques, et plus particulièrement le Vison et la Loutre d’Europe. En effet, la principale cause de mortalité de ces espèces est le franchissement des ouvrages routiers. Dans ce cadre, la LPO identifie les zones indispensables à la conservation de ces mammifères et les zones de conflits potentiels entre les espèces et les usages anthropiques. Elle évalue également la fonctionnalité de dispositifs expérimentaux de franchissement de ces voies (amélioration les ouvrages de transparence écologiques). 21 Élevage de maraichine dans la ferme expérimentale de l’INRA © Claire Le Chanony Implantation de bande enherbée entre deux parcelles © Daphné Durant Vison d’Europe © FIFO Distribution
  22. 22. 1. Effectuer le suivi des populations Présentes dans les plaines céréalières du Centre-Ouest de la France, les populations d’outarde canepetière migratrices ont vu leurs effectifs diminuer de plus de 90% en 20 ans. La LPO effectue depuis près de 10 ans une enquête régionale sur l’espèce afin d’en connaître l’évolution et les tendances, à la fois spatiales et tem- porelles. Elle mobilise un certain nombre de partenaires parmi lesquels le Centre d’Etudes Biologiques de Chizé, l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage et les associations Charente Nature, LPO Vienne, le GODS, la fédération de chasseurs Charente. 2. Comprendre les évolutions En complément de l’étude des effectifs, l’équipe Agri- pop du Centre d’Etudes Biologiques de Chizé étudie l’influence des paysages et plus particulièrement des paysages agricoles, sur l’évolution des populations d’oiseaux. Ses membres sillonnent pour cela la Zone atelier Plaine et Val de Sèvre, une plaine céréalière de 450 km2 ² au sud de Niort. Le projet soutenu par la Fondation LISEA porte sur l’analyse de la présence des proies de ces oiseaux (insectes, plantes, micro- mammifères) en lien avec l’organisation du parcellaire agricole dans cette zone. A plus long terme, ce travail de recherche contribuera à la mise en place de mesures pour favoriser l’abondance des proies (plantation de luzernières, de prairies, diversification des cultures, diminution de l’usage de produits phytosanitaires) tout en prenant en compte les enjeux économiques de ces nouvelles mesures pour les agriculteurs. La préservation des populations d’outardes en Poitou-Charentes Un travail partenarial La Fondation soutient 3 projets de préservation de l’outarde canepetière ET DE SES HABITATS. 22 FOCUS Suivi de fauche et d’oiseaux de plaine © Olivier Riquet Outarde canepetière © FIFO Dsitribution Prairie de fauche © Olivier Riquet
  23. 23. 3. Renforcer les populations Ces études régulières ont permis d’établir des zones et des méthodes de préservation de cette espèce particulièrement menacée dans les régions Poitou-Charentes et Centre. Outre les mesures agri- environnementales mises en place avec les exploitants agricoles, la LPO a créé il y a 9 ans un centre d’élevage en Deux-Sèvres. Plus de 250 jeunes outardes y ont été élevées puis lâchées dans les plaines céréalières de Poitou-Charentes. Les outardes relâchées sont désormais intégrées aux populations sauvages. Cependant, l’élevage de cette espèce est expérimental et le succès de la reproduction reste encore fragile. Une trentaine d’individus constitue le stock reproducteur. Les œufs produits sont récoltés et incubés artificiellement. Certaines nichées sont laissées aux soins de leur mère. Les autres poussins sont élevés à la main par l’équipe du centre d’élevage. A l’âge de 15 jours, les jeunes sont bagués et transférés dans des volières extérieures, avec des adultes afin d’acquérir des réflexes de migration. Cette initiative requiert donc une forte implication des membres du centre d’élevage. Le saviez-vous ? Une femelle outarde qui élève ses petits a besoin de 200 criquets par jour et par poussin !   23 Alimentation d’outardeaux © Fondation LISEA Biodiversité Centre d’élevage d’outardes canepetières en Deux-Sèvres © Caroline Demilecamps
  24. 24. L’association Jardins d’Isis réalise un jardin partagé sur la commune de la Couronne (Charente). L’espace comprend des jardins individuels, un jardin maraîcher pour le chantier d’insertion des Restos du Cœur et un jardin pédagogique avec des plantes aromatiques, médicinales mais aussi une prairie fleurie et un verger conservatoire avec d’anciennes variétés de pommiers, de poiriers, de pruniers, de cerisiers. La Fondation LISEA intervient dans la réalisation du jardin péda- gogique, sur lequel des animations seront proposées. Elles permettront aux habitants de la commune d’amé- liorer leurs connaissances sur la biodiversité et de se former aux techniques de jardinage respectueuses de l’environnement. Les mesures de sensibilisation et de formation permettent de développer une prise en considération croissante de la biodiversité sur les territoires. Elles se déclinent sous les initiatives les plus diverses. A X E 3 24 Travaux d’aménagement du jardin partagé de La Couronne © Jardins d’Isis Sensibiliser et former les acteurs du territoire CRÉER UN JARDIN BIOLOGIQUE PARTAGÉ
  25. 25. SE METTRE DANS LA PEAU DES GESTIONNAIRES DU TERRITOIRE Forte du succès du jeu vidéo Clim’city dédié à la prise en compte des enjeux liés au changement climatique, l’association Cap Sciences souhaite réaliser, sur le même modèle, un jeu visant la préservation de la biodiversité. Le joueur sera amené à gérer un terri- toire virtuel (transport, urbanisme, tourisme, activité agricole, etc) tout en prenant en compte la protection des écosystèmes. Le module sera disponible sur le site internet de l’association et un exemplaire DVD sera distribué dans tous les établissements scolaires de la région Aquitaine. sensibiliser petits et grands au cours d’un festival Depuis 30 ans, le festival de Ménigoute réunit na- turalistes professionnels et amateurs autour de la sélection de films documentaires. Au fil des années, les manifestations en marge du festival se sont multipliées. Pour l’édition 2013, la Fondation LISEA a apporté son soutien aux rencontres scientifiques organisées notamment en partenariat avec la So- ciété Herpétologique de France, Poitou Charente Nature, le Centre d’Etudes Biologiques de Chizé (CNRS / Université de La Rochelle), la région Poitou Charentes et le Département des Deux Sèvres. Elle a également participé à la mise en œuvre de Mainate TV, la webTV du Festival créée avec la participation des étudiants de l’IFFCAM (école de cinéma animalier). Les reportages sont disponibles sur le site : www.dailymotion.com/mainatetv#video=x16ngzj 25 Web TV © Mainate Découvertes sur le forum de la nature du festival de Ménigoute © Mainate Le jeu Clim’city © Cap Sciences Séance de serious game pour les lycéens de Gironde © Cap Sciences
  26. 26. 26 Les jardins pédagogiques du lycée horticole de Niort Former les horticulteurs et paysagistes de demain FOCUS
  27. 27. Le projet a pour ambition de prouver que la biodiversité peut devenir un facteur de production en horticulture et qu’elle est incontournable dans les aménagements paysagers. Le porteur de projet Le lycée horticole de Niort (Deux-Sèvres) accueille 200 élèves et les forme à des métiers variés, dans les secteurs du paysage, de l’horticulture et de la vente. Le projet Depuis 2010, le lycée horticole de Niort (Deux-Sèvres) a lancé plusieurs démarches en faveur de la biodiversité, dans le cadre du programme Biodivea lancé par le ministère de l’Agriculture. Ainsi, il a conduit de nombreux inventaires (chauves-souris, libellules, papillons, criquets, flore) sur les terrains dont il dispose. Suite à ces inventaires, des propositions d’aménagement ont été développées. Le lycée a sollicité l’aide de la Fondation sur les projets suivants : Aménager le jardin de formation du lycée Situé en bordure de Sèvre niortaise, il présente des milieux intéressants (pelouse sèche, prairie humide) qu’il serait intéressant d’aménager afin d’accueillir de nouvelles espèces faunistiques et floristiques (nichoirs, hôtels à insectes, jardins d’inspiration médiévale, zone mellifère, etc). Transformer les modes culturaux au sein de la pépinière du lycée Entourée de parcelles de grande culture, la pépinière pourrait constituer un ilot de biodiversité pour les espèces se déplaçant de la Sèvre Niortaise jusqu’aux forêts avoisinantes. Pour cela, les méthodes utilisées au sein de la pépinière doivent évoluer pour prendre davantage en compte les besoins des espèces : les rangs de cultures seront paillés afin de maintenir la faune du sol, les fauches seront plus rares et les bandes enherbées maintenues le long des haies, les bâches plastiques seront remplacées par des toiles biodégradables et des haies seront plantées. Les bassins d’irrigation seront végétalisés. Les élèves participeront à la mise en place et à l’entre- tien de ces aménagements, intégrant ainsi pleinement la notion de préservation de la biodiversité à leur formation. Un plan de suivi des espèces (macrofaune, oiseaux, papillons, odonates, etc) sera mis en place et associera les élèves. Partenaires techniques et scientifiques : L’Université de Poitiers, CNRS, le syndicat d’eau du Vivier, Prom’Haies, Groupe Ornithologiques des Deux Sèvres, la fédération départementale des chasseurs, Deux Sèvres Nature environnement, la Chambre Départementale d’agriculture des Deux-Sèvres Consultation : la Ville de Niort, la Communauté d’Agglomération Niortaise, Conseil Régional de Poitou-Charentes, Conseil Général des Deux-Sèvres 27 Création de mare par les élèves du lycée © Marie Coirier Pose d’alvéoles avant la végétalisation des bords de bassin © Jean-François Serra Inventaire de reptiles par les élèves et professeurs du lycée avant d’entamer les travaux © Jean-François Serra
  28. 28. Le suivi des projets La Fondation LISEA s’engage à suivre et à accompagner les projets dans la durée. Les porteurs de projets et la Fondation partagent leurs compétences et leurs connaissances complémentaires afin de mener le projet à bien. Pour retrouver les projets, rendez-vous sur : www. lgv-sea-tours-bordeaux.fr/nos-fondations/fondation- lisea-biodiversite Les structures candidates sont plus diverses que pour le 1er appel à projets. Elles ont notamment été complétées par des structures dont la biodiversité ne fait pas partie des missions principales (entreprises, établissements publics). Lancé en septembre 2013, le 2ème appel à projets a réuni 136 candidatures. La sélection finale est prévue à la fin du premier semestre 2014. Poursuivre notre action dans la durée Type de porteurs de projets 2013 •Associations Loi 1901 •Établissements publics •Entreprises Type de porteurs de projets 2014 •Associations Loi 1901 •Établissements publics •Entreprises 66% 57% 26% 23% 8% 28 20%
  29. 29. 29 Comment présenter son projet à la Fondation ? Les projets sont exclusivement choisis par appels à projets successifs. Pour être tenus informés des appels à projets, ren- dez-vous sur : www.lgv-sea-tours-bordeaux.fr/nos-fondations/ fondation-lisea-biodiversite et abonnez-vous à notre lettre d’informations. Les appels à projets, les modalités et les critères de sélection y sont présentés.
  30. 30. MERCI À tous les porteurs de projets qui ont activement participé à la rédaction et à l’illustration de ce rapport Aux membres du Comité de Sélection Technique et du Conseil d’Administration de la Fondation LISEA pour leur enthousiasme et leur disponibilité Aux équipes de LISEA, fortement mobilisées autour de la Fondation À la Fondation VINCI pour la Cité et au Fonds de dotation Sillon Solidaire pour leur appui depuis la création de la Fondation Aux partenaires locaux contactés au cours de l’année 2013 pour leurs conseils et leur attention 30 ©FIFODistribution ©FIFODistribution ©FIFODistribution ©AAPPMAStMaixent ©FIFODistribution
  31. 31. 31Inventaire de tortues cistudes en Indre-et-Loire © Renaud Baéta
  32. 32. Contacts Lorène Dumeaux Chargée de mission - Fondation Biodiversité lorene.dumeaux@lisea.fr 05 49 11 86 82 Thierry Charlemagne Directeur du développement durable thierry.charlemagne@lisea.fr 05 49 11 86 67 Rue Caroline Aigle, CS 60484, 86012 Poitiers Cedex Tél. 05 49 11 80 00 . Fax 05 49 88 17 50 fondation-lisea-biodiversite@lisea.fr www.lgv-sea-tours-bordeaux.fr/nos-fondations/fondation-lisea-biodiversite

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