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La lettre du climat n°10

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La lettre du climat n°10

  1. 1. Afficher cette lettre dans votre navigateur internetPar Olivier GUY, édition du 11/02/2013A la uneQue Jean-François Cirelli, vice-Président de GDF-Suez et Président dEurogas, lassociationprofessionnelle des gaziers européens, vole au secours du marché européen des permis démission deCO2 (European Union Emission Trading Scheme ou EU ETS), voilà qui a de quoi surprendre. Cestpourtant ce quil fait dans une interview publiée sur le site Europolitics. En réalité, il y a toutintérêt.La baisse des prix du gaz aux Etats-Unis (merci le gaz de schiste) provoque un afflux de charbonaméricain bon marché en Europe. Si le marché européen du carbone fonctionnait correctement, leprix des permis d’émissions à acquérir pour bruler du charbon rendrait celui-ci plus cher que le gaz,car il émet deux fois plus de CO2. Or il n’en est rien puisque le cours de ces permis sur les boursesspécialisées (ECX,EEX,…) a récemment touché son cours plancher à 2,81€/tonne de CO2(Commodities Now). En 2006, on avait atteint les 32€. Le charbon gagne donc des parts de marchésur le gaz, alors quil est plus polluant.Le diagnostic est simple : il y a trop de permis en circulation par rapport à la demande. Ceux-ci ontété trop généreusement –et gratuitement- alloués aux entreprises pendant la précédente périodeKyoto (2008-2012). Certaines ont même pu se constituer un petit trésor de guerre comme ArcelorMittal, qui en fermant des usines réduit ses émissions, mais garde ses allocations (L’Usine Nouvelle).Certes, le cours actuel en minimise la valeur, mais il pourra les écouler le moment venu.Le volume en circulation disponible est si élevé que lAllemagne a du annuler une session denchèresde permis en janvier dernier, faute dacheteurs (Bloomberg). Depuis début 2013 en effet, les permisalloués aux entreprises par lUnion européenne leur sont vendus aux enchères, ce qui est senséprocurer des revenus aux gouvernements pour financer la transition énergétique. Si le prix reste tropbas, cette rentrée dargent potentielle partira en fumée.Les gouvernements européens n’arrivent même pas à s’entendre sur une intervention minimale poursoutenir les prix. La Commission a proposé, sans succès pour l’instant, un « back-loading » de 900millions de permis, c’est-à-dire le report en 2019 de leur mise sur le marché. Pour Greenpeace etd’autres ONG, ce montant serait pourtant très insuffisant. En revanche certains pays gros émetteursde CO2, comme la Pologne, s’accommodent très bien d’un effondrement des prix et ne souhaitentaucunement lintervention de lEurope (euractiv.com).Pour Johannes Teyssen, patron de E.ON, le plus gros producteur dénergie allemand, lEU ETS nestquune farce dont samuse le monde entier (Manager Magazin, en allemand). Il propose de remplacertout cela par une taxe carbone.Pourtant, plusieurs pays, villes ou régions ont aussi mis en place des bourses carbone, ou se 1
  2. 2. préparent à le faire, après avoir observé lEurope essuyer les pots cassés. Rtcc.org les présente surcette carte. A ce propos, lire aussi cet excellent article sur la perception du marché carbone néo-zélandais par les industriels locaux (stuff.co.nz).Météo et climat[Réalité et prévisions]Les climato-sceptiques accusent souvent le GIEC (le groupe dexperts des Nations-Unies sur le climat)dêtre alarmiste. Outre le fait que ce terme na aucun sens sagissant de travaux scientifiquessappuyant sur des méthodologies et des données clairement exposées et partagées, il savère en faitque la réalité dépasse leurs projections. Cest ce que montre un papier paru dans GlobalEnvironment Change, cité sur Thinkprogress.org. La montée du niveau des mers, la disparition desglaces arctiques, les émissions de CO2, et dautres phénomènes encore sont examinés dans larticle.En décembre dernier, le New York Times présentait le même type de résultat pour le réchauffementde lAntarctique Ouest.[Risque climatique]Très très long article de Coral Davenport dans National Journal sur limpact du changementclimatique aux Etats-Unis. On peut juste regarder la carte des zones côtières très basses menacéespar la montée des eaux. On y retrouve presque toute la côte Est, la Floride et la Louisiane. Après lesdégâts causés par Sandy, il apparait évident que le c œur économique du pays est menacé.Energie et matières premières[Déchets nucléaires]Le site expérimental de Bures dans la Meuse, préfiguration du Centre industriel de stockagegéologique des déchets radioactifs (Cigéo) a reçu la visite de Delphine Batho, qui a beaucoup aimé(smartplanet.fr). On peut dire quil sagit dun projet de long terme car il sécoulera plus de 100 ansavant que lon ne scelle définitivement à 500 mètres sous terre nos 80.000 mètres cubes de déchetsnucléaires. Le coût estimé à lheure actuelle est de 36 milliards deuros. Amorti sur plusieurscentaines de milliers dannées, ça reste raisonnable.Les britanniques sont moins avancés que nous puisqu ils en sont encore à batailler sur le choix dusite. Certains conseillers régionaux du Cumbria, devant voter son implantation sur leur territoire,auraient reçu des menaces de la part décologistes en colère (BBC News). Les Etats-Unis envisagentun site pour 2048, mais seulement si une commune se porte volontaire (Washington Post) et lesChinois sont en phase de tests géologiques.Economie et Politique[Chu]Steven Chu quitte le gouvernement américain dont il était secrétaire détat à lénergie. Dans sondiscours dadieu, il a défendu son bilan et notamment les aides apportées par létat aux entreprisesde la "green economy" (Yahoo!News). Par le passé, les républicains ont souvent qualifié cettepolitique de gabegie, arguant de certaines faillites retentissantes comme Solyndra ou SunPower(rachetée par Total). Le site dividedstates.com en dresse ici la liste. 2
  3. 3. Selon Chu cependant, seules 1 % des sociétés aidées ont connu des problèmes, attirant une attentiondisproportionnée dans les medias. Pour justifier son action, il cite une phrase de Michel-Ange : "leplus grand danger qui nous guette nest pas de fixer des objectifs trop ambitieux au risque de ne pasles atteindre, mais plutôt de viser des résultats trop faibles et de les obtenir".Science et technologie[Solaire à concentration]Dans lénergie, cest le solaire qui donne lieu à la créativité la plus débridée. Sur le site LEnergiedAvancer, Yoan Gibert présente le concept Coolspin de la société V3Solar : des cellules solairesassemblées à lintérieur dun cône rotatif, recouvert de lentilles optiques pour concentrer la lumièredun facteur 20 sur les cellules. Le dispositif résout au moins 2 problèmes : le refroidissement descellules nécessaires dans un système à concentration et lemprise au sol, fortement réduite. Lapromesse est un coût délectricité très faible. Reste à voir comment cela passera lépreuve delindustrialisation.[Oursins]Beaucoup de prospectivistes pensent quon ne pourra pas arriver à limiter leffet de serre sans unesolution technique abordable pour capturer et de stocker le CO2 dans les process industriels. Leprojet ULCOS (schéma ici) quon avait évoqué pour le maintien de Florange fait partie desrecherches menées dans ce domaine. Mais on estime quavec les technologies actuelles et pour unstockage géologique du CO2, le coût dadaptation dune centrale à charbon se situerait entre 500millions et 1 milliard deuros (Ministère du développement durable). Encore beaucoup trop cher.Cest pourquoi la piste suivie par des scientifiques de lUniversité de Newcastle mérite attention : ilsont observé que les oursins captaient le gaz carbonique dans leau de mer pour fabriquer leurcoquille en calcaire, grâce à la présence de nanoparticules de nickel. Ils ont donc mis au point unprocédé capable de reproduire ce phénomène en milieu industriel. Au lieu de stocker le CO2, on letransforme en un matériau stable, qui plus est réutilisable dans des matériaux de construction (Thetelegraph).Entreprises[Eolien]Il arrive que des entreprises françaises connaissent des succès à lexportation. Alstom a signé unprotocole daccord avec la compagnie brésilienne Renova pour la fourniture de 440 éoliennnes dunepuissance unitaire de 2,7 à 3 MW. Le montant dépasse 1 milliard deuros (20minutes.fr). Début 2012,Alstom avait remporté, associé à EDF, trois des cinq appels doffres français pour des parcs éoliensoffshore et confirme ainsi ses ambitions de leadership mondial dans ce secteur.[Gaz de schiste]La Chine ne laissera pas aux Etats-Unis le monopole du gaz de schiste. La société WujiangHydropower, spécialisée comme son nom lindique dans lhydroélectricité a annoncé son intentiondinvestir près de 2 milliards de dollars dans son exploitation en Chine (morningwhistle.com), aprèsdautres annonces lannée dernière (chinadaily.com). Le plan global chinois est darriver à uneproduction annuelle de 100 milliards de m3 en 2020 (investingdaily.com), soit grosso modoléquivalent de la consommation de gaz actuelle du pays.Pendant ce temps, le Département de lEnergie américain vient de baisser de 42% son estimation de 3
  4. 4. la réserve des Etats-Unis en gaz de schiste (Pennenergy.com).Photo/vidéo de la semaineUn nouveau concept de dirigeable va peut-être révolutionner le transport de frêt aérien(bloomberg.com). Conçu par la société Aeros, qui travaille aussi sur des turbines éoliennes géantesde 10 MW, il est sûr, économique, peu polluant et peut atterrir pratiquement partout.Pour vous abonner : overcast.frArchives de la lettre du climat 4

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