ThèMe Travail Emploi 2009 2010

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ThèMe Travail Emploi 2009 2010

  1. 1. Thème - Marché du travail et emploi Fiches 3 à 6 du chapitre travail et emploi ici
  2. 2. Partie 1 – L’analyse néo-classique (fiche 3) A.C Pigou A Marshall
  3. 3. I – Une théorie de l’équilibre de plein- emploi <ul><li>Sur le site de B.Adam du lycée M.Gambier de Lisieux : un diaporama présentant le fonctionnement néo-classique du marché du travail , jusqu’à la diapo 20: ici </li></ul>Les économistes de l’école de Chicago
  4. 4. <ul><li>Le niveau de l'emploi est donc déterminé par le taux de salaire réel , il appartient aux travailleurs d'accepter un niveau de salaire réel suffisamment bas pour que tous ceux qui veulent travailler trouvent une affectation : </li></ul><ul><li>Le marché du travail fonctionne ainsi comme n'importe quel autre marché : le marché s’autorégule grâce au mécanisme de la flexibilité du salaire. Le marché reste donc en équilibre stable de plein emploi </li></ul><ul><li>Le chômage est donc: </li></ul><ul><ul><ul><li>soit volontaire et d’origine micro-économique (décision des salariés) </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>Soit frictionnel («chômage de frottement »). </li></ul></ul></ul>Conclusion: un chômage volontaire
  5. 5. II – Dans la réalité, des rigidités
  6. 6. Introduction
  7. 7. <ul><li>Une comparaison internationale de l’évolution annuelle du nombre d’heures travaillées </li></ul><ul><li>Questions: </li></ul><ul><li>Donnez le mode de lecture et de calcul pour la France en 1955 </li></ul><ul><li>Opérez une analyse méthodique du graphique </li></ul><ul><li>Quelles conclusions pouvez vous en tirer? </li></ul>
  8. 8. 1. Une comparaison internationale de l’évolution annuelle du nombre d’heures travaillées <ul><li>Comparez la situation des pays de ce graphique avec celle de la France (diapo précédente) en 1955 </li></ul><ul><li>L’évolution de ces pays est-elle comparable à celle de la France. Que pouvez-vous en conclure ? </li></ul>
  9. 9. 2. Une comparaison Europe – Etats-Unis de l’évolution des taux de chômage <ul><li>Donnez le mode de lecture et de calcul pour l’année 2000 </li></ul><ul><li>Opérez une périodisation. Que pouvez-vous en conclure? </li></ul>
  10. 10. Evolution du taux de chômage en France entre 1968 et 2008 <ul><li>Donnez le mode de lecture et de calcul pour l’année 1968 </li></ul><ul><li>Périodisez l’évolution du taux de chômage en France </li></ul>
  11. 11. A- Les rigidités du coût du travail accroissent le chômage
  12. 12. 1. Le salaire minimum À partir de la diapo 20 du diaporama de B.Adam du lycée M.Gambier de Lisieux: ici
  13. 13. Salaires minimums dans l’UE et aux Etats-Unis Source: IRES <ul><li>Donnez le mode de lecture du chiffre de la France </li></ul><ul><li>Opérez une typologie des pays en fonction du niveau du salaire minimum </li></ul><ul><li>En quoi les écarts de salaire minimum peuvent- ils expliquer le développement du chômage de la main d’œuvre peu qualifiée dans certains pays (à préciser)? </li></ul><ul><li>En quoi ces écarts peuvent expliquer le dynamisme de la création d’emplois dans d’autres pays? </li></ul>
  14. 14. Salaire Net Cotisations patronales Cotis.Sal. Coût total employeur (hors subventions) Salaire Direct ( ce que « touche » le salarié) Salaire indirect ( sommes payées aux organismes de protection sociale et versées aux salariés sous forme de prestations) Salaire Brut (salaire imposable) Impôts sur les salaires 2 . Salaire et coût du travail ne sont pas synonymes Pour un exercice interactif, une présentation de J.Dornbush: ici Source : w3.univ-tlse1.fr/.../th%E9me%207%20politique%20de%20l'emploi%20et%20... -
  15. 15. <ul><li>Coût du travail (employeur) = Salaire brut + cotisations sociales patronales – aides à l’emploi versées par l’Etat </li></ul><ul><li>Salaire brut (employé) = Salaire net + cotisations salariales </li></ul><ul><li>Le niveau du salaire payé par l’employeur est donc différent du niveau de Salaire perçu par le salarié (et ce à inflation constante) : Cette différence est le « coin socio-fiscal ». </li></ul><ul><ul><li>Le coût employeur > salaire net ( prélèvement fiscal) </li></ul></ul><ul><ul><li>Le coût employeur < salaire net (exonération, emploi aidé) </li></ul></ul>2 . Salaire et coût du travail ne sont pas synonymes
  16. 16. L’effet des prélèvement sociaux sur le niveau d’emploi <ul><li>La demande de travail diminue se déplace vers la gauche (les charges renchérissent le coût du travail, la quantité de travail demandée diminue) et vers le bas (pour une quantité identique de travail, les firmes demandent un salaire moins élevé pour compenser les coûts).  </li></ul>L'offre de travail diminue car le salaire net est inférieur au salaire brut. L'offre de travail se déplace vers la gauche (les prélèvements rendent moins attractif le travail qui diminue en quantité) et vers le haut (pour continuer à offrir la même quantité de travail, les salariés réclament un salaire plus élevé pour compenser les impôts).  => Dans ce modèle le coin fiscal implique une montée du chômage. Source : w3.univ-tlse1.fr/.../th%E9me%207%20politique%20de%20l'emploi%20et%20... -
  17. 17. Taux de chômage Coûts financiers et administratif liés aux licenciements 3. Les coûts engendrés par les procédures de licenciement <ul><li>Donnez les modes de lecture et de calcul pour les chiffres correspondant à l’année 1970 </li></ul><ul><li>Pouvez-vous faire apparaître une relation de corrélation entre les deux courbes? </li></ul><ul><li>Quelles conclusions pouvez-vous en tirer ? </li></ul>
  18. 18. B- La législation pour l’emploi (LPE) Les économistes mettent souvent en avant les effets de facteurs réglementaires et juridiques pour expliquer l’inertie du marché du travail. Ces mesures, désignées sous le vocable de législation de protection de l’emploi, incluent pour l’essentiel des contraintes légales relatives aux procédures d’embauche et de licenciement, les clauses spécifiques à certains contrats de travail, le montant et la durée des allocations-chômage. Ces dispositions correspondent généralement à des coûts qui s’ajoutent à ceux engagés par l’entreprise pour produire et peuvent ainsi peser sur sa demande de travail. Dans la plupart des modèles théoriques du marché du travail, les mesures de protection de l’emploi contraintes administratives et légales, indemnités et allocations versées à la suite de licenciements, etc.) accroissent la durée moyenne du chômage et rendent le marché du travail moins réactif. Source : Denis Fougère, réformes structurelles sur le marché du travail : quels enseignements peut-on tirer des études existantes, in Notes d’études et de recherches , août 2006
  19. 19. 1 – Les flux d’entrée et de sortie sur le marché du travail 1 Pouvez vous faire apparaître une relation de corrélation entre les flux d’entrée et de sortie du chômage et la rigueur de la LPE ? 2. Que pouvez-vous en conclure?
  20. 20. 2 . La conséquence: l’évolution des taux d’emploi et de chômage 1 Les taux d’emploi et de chômage sont-ils corrélés à la rigueur de la LPE? 2 Qu’en concluez-vous?
  21. 21. 3. Le chômage de longue durée 1 Quelle corrélation pouvez-vous faire apparaître entre la rigueur de la LPE et le chômage de longue durée? 2. En quoi la diapo des flux d’entrée et de sortie du chômage vue précédemment permet-elle d’expliquer cette corrélation?
  22. 22. 4. Un paradoxe: le développement des emplois précaires 1 Quelle relation de corrélation pouvez-vous faire apparaître entre la rigueur de la LPE et le développement des emplois précaires? 2 Comment pouvez-vous expliquer ce paradoxe?
  23. 23. C – Des effets désincitatifs sur l’emploi Des interventions de l' Des interventions de l’Etat inadaptées
  24. 24. Les trappes à l’inactivité (ou à chômage) <ul><li>Il y a trappe à l’inactivité lorsque la différence entre tous les revenus net associés à l’activité et à l’inactivité est faible compte tenu de la désutilité marginale et /ou de la valorisation du travail. </li></ul><ul><li>Revenus d’activité = </li></ul><ul><li>salaire </li></ul><ul><li>Revenus liés à l’activité (prestations Comité d’Entreprise…) </li></ul><ul><li>- coûts liés à l’activité (garde d’enfant, transport, habillement…) </li></ul><ul><li>Revenus d’inactivité = </li></ul><ul><li>+ Revenu de remplacement </li></ul><ul><li>+ revenus liés à l’inactivité (gains lié à la réalisation de travail domestique…) </li></ul><ul><li>Impact du changement de situation sur les prestations sociales ( niveau des allocations sous conditions de ressources ou de statut) </li></ul><ul><li>coûts liés à l’inactivité (coûts de recherche d’emploi …) </li></ul>Différence Source : w3.univ-tlse1.fr/.../th%E9me%208%20 politique %20de%20l'emploi%20et%20... -
  25. 25. Heures travaillées élevées Taxes faibles Heures travaillées faibles Taxes élevées L’effet des cotisations sociales et des taxes sur le travail 1 Donnez le mode de lecture décrivant la situation de la Corée 2 Quelle relation pouvez-vous faire apparaître ? 3 En quoi ce graphique est-il une illustration de la trappe à l’inactivité
  26. 26. Allocation chômage Taux de chômage L’effet des allocations chômage 1 Donnez le mode lecture et de calcul des chiffres correspondant à l’année 1970 2 Périodisez les 2 courbes. Pouvez-vous faire apparaître une relation entre les deux variables ? 3 .En quoi ce graphique est-il une illustration de la trappe à l’inactivité ?
  27. 27. Conclusion <ul><li>L’allocation chômage perturbe le calcul rationnel des individus (J. Rueff). Elle constitue une rémunération du temps libre qui incite les salariés à arbitrer en faveur du loisir plutôt que du travail : </li></ul><ul><li>Elle incite donc les individus à «préférer» le chômage. </li></ul><ul><li>Elle contribue aussi à accroître la désutilité marginale du travail et à réduire l’utilité du salaire , ce qui rend plus difficile les ajustement du marché (augmentation du salaire de « réservation »). </li></ul><ul><li>Chômage volontaire lié aux trappes </li></ul><ul><li>à l’inactivité </li></ul>
  28. 28. III – Les solutions: la suppression des rigidités
  29. 29. <ul><li>Objectif : éliminer les réticences à la reprise d’emploi en réduisant les trappes à l’inactivité. </li></ul><ul><li>Trois grand axes : </li></ul>Les politiques à mettre en oeuvre Le crédit d’impôt L’intéressement à la reprise d’emploi Réforme de l’indemnisations chômage Source : w3.univ-tlse1.fr/.../th%E9me%208%20 politique %20de%20l'emploi%20et%20...
  30. 30. Une mesure : le Revenu Social d’Activité : RSA <ul><li>Pourquoi avant l’introduction du RSA un chômeur à qui on offrait un emploi à temps partiel avait-il intérêt à le refuser? </li></ul><ul><li>Comment le RSA corrige-t-il cette trappe à l’inactivité ? </li></ul><ul><li>Quels sont alors les effets attendus du RSA? </li></ul>
  31. 31. Partie 2 – Les limites de l’autorégulation du marché: La prise en compte de la demande et des rigidités du marché du travail: Keynes et les néo-keynésiens
  32. 32. Introduction – La relativisation des politiques de flexibilité prônées par les néo-classiques « Il faut atténuer les rigidités du marché du travail », tous les pays de l’OCDE connaissent maintenant ce refrain, notamment (mais pas uniquement) ceux qui affichent un taux de chômage élevé. Tel est en tout cas le message qui court en filigrane d’un bout à l’autre de la Stratégie de l’OCDE pour l’emploi, ensemble de recommandations mis au point au milieu des années 1990, et qui se caractérisent tout autant par leur parti pris résolument libéral que par leur absence de contenu social En fait, l’argument qui veut que des marchés du travail déréglementés et des structures plus souples permettent de renforcer le niveau d’activité économique n’est pas convaincant Une récente étude du Centre d’analyse des politiques économiques (CEPA) de la New School University de New York a trouvé très peu d’éléments permettant de conclure que la déréglementation constitue le meilleur moyen d’accroître l’emploi.. De son côté, la Banque mondiale a publié récemment une étude qui arrivait à la conclusion suivante : les économies affichent de meilleures performances lorsqu’elles peuvent s’appuyer sur des marchés du travail coordonnés que dans le cas contraire. l’Irlande, autre petit pays, a enregistré une forte baisse du chômage et un accroissement de l’emploi dans les années 1990. Pourtant, ce résultat n’a pas été obtenu en réformant le système de prestations sociales ou les institutions du marché du travail, comme le préconise la Stratégie pour l’emploi. Au contraire, les autorités se sont appuyées sur ces structures pour coordonner la politique économique et la politique sociale. En fait, le système irlandais de négociation salariale a été à nouveau centralisé. La longue phase d’expansion économique qu’a connue le pays a été consolidée par une succession de pactes sociaux dans le cadre desquels – plutôt que de réclamer de grands sacrifices en termes d’emploi et de protection sociale – on a mis l’accent sur la participation, la confiance et même, la modération des travailleurs Source : http://www.observateurocde.org/news/fullstory.php/aid/821 Questions : 1. Les études empiriques valident-elles la stratégie libérale prônée par l’OCDE depuis les années 80?
  33. 33. I – L’analyse keynésienne (fiche 4)
  34. 34. Introduction- Une critique de l’analyse néo-classique
  35. 35. wr Y Z Z ZO ZD Wr* Z* Z* Y* Équilibre de plein-emploi ZO=ZD=Z* pour un taux de salaire réel d’équilibre w* Production de plein emploi des capacités de production rentables (Y*) Rappel: la logique néo-classique
  36. 36. Selon Keynes la situation décrite par les économistes néo-classiques n’est pas réaliste comme l’a démontré la situation de sous-emploi durable des années 30 (cercle vicieux dépressionniste cumulatif) : aux Etats-Unis en 1933 un quart de la population active est au chômage, en Allemagne un tiers. Les capacités d’autorégulation du marché ont donc été, selon Keynes, largement surestimées par les auteurs néo-classiques. Keynes préconise donc d’adopter une nouvelle démarche : ne pas décrire l’économie telle que l’on voudrait qu’elle soit (démarche normative prônée par les partisans du modèle de CPP), mais telle qu’elle est , afin de proposer des solutions aux difficultés auxquelles elle est confrontée. Une démarche inadaptée à la compréhension de l’économie réelle
  37. 37. A- Présentation de la démarche keynésienne
  38. 38. 1 – Les déterminants de l’offre de travail <ul><li>L’offre de travail à court terme est indépendante du taux de salaire réel car : </li></ul><ul><ul><ul><li>Les ménages soumis à l’incertitude et à l’illusion monétaire ne peuvent anticiper l’évolution des salaires réels </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>Les ménages ne peuvent décider individuellement de la durée du travail ( elle est fixée par la loi : ex 35 heures en France) </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>L’offre de travail dépend de variables socio-économiques qui n’évoluent que dans le long terme (activité féminine, immigration, etc.) </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>Dès lors à court terme l’offre de travail est constante (droite parallèle à l’axe des ordonnées) </li></ul></ul></ul>
  39. 39. 2 – Les déterminants de la demande de travail <ul><li>La demande de travail des entreprises dépend de deux variables : </li></ul><ul><ul><ul><li>Les entreprises n’embauchent que si cela est rentable pour elles : il faut donc que les taux de salaire réels soient inférieurs ou égaux à la productivité marginale du travail </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>Mais cette variable qui est la seule prise en compte par les néo-classiques (en raison de la loi des débouchés de JB Say) doit être complétée selon Keynes par la prise en compte d’une seconde variable : le niveau de la demande effective c’est-à-dire de la demande solvable anticipée par les entreprises (fonction de la propension à consommer et du niveau d’investissement ) </li></ul></ul></ul><ul><li>Dès lors selon Keynes il est possible que l’on se situe au Plein emploi des facteurs de production; mais ce n’est qu’un cas envisageable parmi d’autres . Malheureusement il est plus probable que l’économie connaisse une situation de sous emploi. </li></ul>
  40. 40. Le schéma keynésien (M. Stewart) Revenu des familles Offre de monnaie Demande de monnaie e.m.c. Taux d’intérêt Niveau de la demande d’invest Niveau de l’emploi Niveau de la production Niveau de la D.E. Niveau de la demande de conso Propension à conso x = i A M Profits attendus d’une unité supplémentaire de K investi (rentabilité) Loi psychologique Source :www.ac-reims.fr/datice/ses/Respedag/eds keynes 04.mic. ppt
  41. 41. 3 – La possibilité d’un équilibre de sous-emploi
  42. 42. wr Y Z Z ZO ZD Yd=Yo ZDd Chômage( ZDd<ZO) ZO ZD Keynes refuse la loi de Say : la demande effective (Yd) détermine la production(Yo) dés lors qu’elle est rentable, c’est-à-dire que le taux de salaire réel est inférieure à la productivité marginale du travail (ici inférieur à wr) : la production réalisée est donc inférieure à la production de plein emploi L’offre de travail est constante à court terme indépendante du taux de salaire réel
  43. 43. B – Les effets pervers engendrés par les politiques néo-classiques <ul><li>Les néo-classiques préconisent pour remédier au chômage de diminuer les salaires afin d’inciter les entreprises à embaucher. </li></ul><ul><li>Selon Keynes cette solution serait efficace si elle était appliquée par une seule entreprise : sa compétitivité augmenterait , elle gagnerait des parts de marché , sans que la demande effective globale ne chute </li></ul><ul><li>Mais toutes les entreprises adoptant le même comportement ( passager clandestin) ce qui est rationnel au niveau individuel peut générer des effets pervers au niveau collectif (relativisation de la main invisible d’A Smith) </li></ul><ul><li>En effet , comme toutes les entreprises baissent les salaires, la demande effective chute, les entreprises sont donc incitées à produire moins et à réduire leurs effectifs. On peut donc assister à une hausse du chômage </li></ul><ul><li>Le risque de cercle vicieux n’est pas à écarter comme l’a montré l’exemple de la crise de 29 </li></ul>
  44. 44. wr Y Z Z ZO ZD Yd=yo ZDd Chômage de départ (ZO-ZDd) ZO ZDd wr’ Y’d=Y’o Z’Dd Hausse du chômage (ZO-Z’Dd) Suite à la baisse des taux de salaire réels (passage de wr à wr’, la demande effective chute de Yd à Y’d donc la production diminue (de Yo à Y’o) bien que la rentabilité des entreprises ait augmenté. Les entreprises réduisent leur demande de travail de ZDd à Z’Dd) le chômage augmente Z‘Dd
  45. 45. II – Les néo-keynésiens : des rigidités endogènes au marché du travail (fiche 5) <ul><li>Selon les nouveaux keynésiens : ce sont les entreprises elles-mêmes qui, rationnellement, n'ont pas intérêt à baisser les salaires. </li></ul><ul><li>Il suffit de réfléchir un peu aux conséquences qu'une baisse des salaires pourrait avoir. Cela pourrait &quot; désinciter &quot; les salariés, avance George Akerlof, qui voit dans le salaire moins le prix de la force de travail qu'une reconnaissance du niveau d'effort fourni : si l'employeur réduit cette reconnaissance, le salarié sera amené à réviser à la baisse son implication. « Ils font semblant de nous payer, nous faisons semblant de travailler » disait une blague soviétique pour expliquer la faible productivité de la grande majorité des travailleurs de la « patrie du socialisme » (…) </li></ul><ul><li>Au total, le marché du travail ne fonctionne pas comme la théorie des marchés l'explique. Il a beau y avoir un excès de main-d'oeuvre, le prix (le salaire) ne baisse pas et les mécanismes d'ajustement ne peuvent donc pas jouer. Et s'il en est ainsi, ce n'est pas parce que des règles inadéquates ou des syndicats ringards ou n'importe quoi d'autre empêcherait ces mécanismes d'opérer : ce sont les entreprises elles-mêmes qui refusent - parce que c'est leur intérêt - de les mettre en œuvre </li></ul><ul><li>Source : Denis Clerc , Nouveaux keynésiens, les chantres du salaire d'efficience.in Alter éco n°168. </li></ul><ul><li>Questions: </li></ul><ul><li>Expliquez la phrase soulignée </li></ul><ul><li>En quoi cela endogénéise-t-il les variables déterminant le chômage ? </li></ul>
  46. 46. A – La théorie des contrats implicites <ul><li>Explication de la rigidité des salaires par l’attitude face au risque </li></ul><ul><li>Hypothèses : </li></ul><ul><ul><li>incertitude sur la conjoncture (sur les « états de la nature » demain) </li></ul></ul><ul><ul><li>les salariés ont plus d'aversion pour le risque que les employeurs </li></ul></ul><ul><ul><li>Ils préfèrent le versement régulier d'une somme fixe, aux fluctuations d’un salaire flexible </li></ul></ul><ul><li>Les salariés cherchent à se prémunir contre des fluctuations de leur salaire </li></ul><ul><li> conclusion d'un contrat implicite entre employeur et salarié : </li></ul><ul><ul><li>les salariés acceptent un niveau de salaire plus faible (et stable) que celui auquel ils pourraient prétendre et correspondant à leur productivité marginale (plus élevé mais instable) </li></ul></ul><ul><ul><li>la différence constitue une prime d'assurance perçue par l'employeur </li></ul></ul><ul><ul><li>Source: diapos 46 à 52 http://s182403251.onlinehome.fr/IMG/ppt/chap04-cho2.ppt </li></ul></ul>
  47. 47. A – La théorie des contrats implicites <ul><li>La rigidité des salaires résulte de la double nature du contrat entre employeur et salarié : </li></ul><ul><ul><li>contrat de travail </li></ul></ul><ul><ul><li>contrat d'assurance </li></ul></ul><ul><li>Mais, si le salaire est fixe : </li></ul><ul><ul><li>La rémunération ne dépend plus de la conjoncture </li></ul></ul><ul><ul><li>Il n’y a plus égalité entre taux de salaire réel et productivité marginale du travail </li></ul></ul><ul><ul><li> existence de chômage : situation sous-optimale </li></ul></ul><ul><li>Par ailleurs, le salarié accepte un risque de chômage plus élevé : si la conjoncture est mauvaise, l'entreprise ne peut réaliser qu'un ajustement par les quantités  chômage involontaire </li></ul>
  48. 48. B- La théorie du salaire d’efficience <ul><li>Idée : il existe un lien entre le niveau du salaire et l'effort productif du salarié :selon les libéraux, c’est le niveau de productivité qui détermine le niveau de salaire </li></ul><ul><li>Leibenstein (1957) : un travailleur correctement nourri est plus productif  il peut donc être avantageux pour une entreprise d'élever ses salaires </li></ul><ul><li>Yellen (1984) : pourquoi la firme, qui aurait intérêt à baisser les salaires lorsque le chômage dépasse son niveau naturel, ne le fait pas ? </li></ul><ul><li> cela n'augmente pas forcément son profit </li></ul><ul><li>Conclusion : ce n'est peut-être pas la productivité qui oriente le salaire mais l'inverse: la productivité est donc une fonction croissante du salaire </li></ul><ul><li>3 modèles de salaire d'efficience peuvent être développés </li></ul>
  49. 49. B- La théorie du salaire d’efficience <ul><li>Le modèle d’antisélection (Weiss, 1980) : </li></ul><ul><ul><li>« antisélection » ou « sélection adverse », mise en évidence par Akerlof (1970) </li></ul></ul><ul><ul><li>Existence d’asymétrie d'information: le candidat à l’emploi connaît sa productivité dont le niveau reste indéterminé pour l’entreprise </li></ul></ul><ul><ul><li>L'employeur assimile l'exigence salariale à un signal sur la productivité du salarié. </li></ul></ul><ul><ul><li> Les candidats à un emploi n'ont pas intérêt à proposer des salaires inférieurs aux salaires courants, car ils signaleraient ainsi leur « mauvaise qualité » </li></ul></ul><ul><ul><li> Les entreprises n'ont pas intérêt à réduire les salaires offerts car les meilleurs démissionneraient </li></ul></ul><ul><ul><li>Les « hauts salaires » sont un moyen de recruter et de conserver les travailleurs à la productivité supérieure à la moyenne </li></ul></ul>
  50. 50. B- La théorie du salaire d’efficience <ul><li>Le modèle du « tire au flanc » (Shapiro & Stiglitz - 1984) </li></ul><ul><ul><li>Existence d’ « aléa moral » (ou « hasard moral ») </li></ul></ul><ul><ul><li>l'effort du salarié ne peut être ni contrôlé, ni mesuré  comment inciter le salarié à travailler ? </li></ul></ul><ul><ul><ul><li>Sur un marché du travail en CPP, le salarié a intérêt à ne fournir aucun effort </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>la CPP est donc inefficace !! </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>L'entreprise doit verser des salaires supérieurs à ceux du marché pour rendre crédible la menace du licenciement </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li> Il faut que le salarié ait quelque chose à perdre </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li> Si toutes les entreprises en font autant, les différentiels de salaire disparaissent. </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>Mais : hausse des salaire  baisse de la demande de travail  chômage involontaire </li></ul></ul></ul><ul><ul><li>Le risque de chômage devient une réelle incitation à travailler. </li></ul></ul>
  51. 51. B- La théorie du salaire d’efficience <ul><li>Le modèle de rotation de la main d'œuvre : Salop (1979) et Stiglitz (1974 & 1982) </li></ul><ul><ul><li>les entreprises versent des salaires supérieurs à ceux du marché pour fidéliser leurs salariés et réduire les coûts de rotation de la main d'œuvre </li></ul></ul><ul><ul><li>Cette pratique engendre du chômage </li></ul></ul><ul><ul><li>Cette idée rejoint les travaux de Piore & Doeringer (1971) sur la « segmentation du marché du travail » : </li></ul></ul><ul><ul><ul><li>Sur le marché primaire : niveau de salaire élevé (supérieur à celui du marché), carrières possibles, perspectives de promotion, niveau élevé de qualifications, bonnes conditions de travail… </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>Sur le marché secondaire : niveau des salaires moins élevé (correspondant au taux du marché), perspectives de carrières inexistantes (plus de précarité), des conditions de travail difficiles </li></ul></ul></ul><ul><ul><li>Dans le segment primaire, les salaires plus élevés se justifient en référence à la théorie du salaire d'efficience. </li></ul></ul>
  52. 52. C – La théorie insiders-outsiders <ul><li>Lindbeck & Snower (1986) distinguent </li></ul><ul><ul><li>insiders = salariés de l'entreprise </li></ul></ul><ul><ul><li>outsiders = chômeurs, candidats à l'embauche, dont l'intégration dans l’entreprise, et donc l’accès à l'emploi, peut être retardée, voire empêchée, par le comportement des insiders </li></ul></ul><ul><li>Existence de coûts de rotation de la main d'œuvre  pouvoir de négociation des insiders : ils peuvent refuser de coopérer avec les nouveaux embauchés </li></ul><ul><li> baisse de la productivité des nouveaux arrivants  hausse des coûts de rotation </li></ul><ul><li> ils peuvent exiger des hausses de salaires en contrepartie de leur collaboration </li></ul><ul><li>Si les insiders sont coûteux à remplacer, l'entreprise est incitée à leur verser des salaires plus élevés que leur productivité marginale. </li></ul><ul><li>Les salaires refètent les coûts de rotation propres à chaque entreprise et la capacité des insiders à capter cette « rente de situation ». </li></ul><ul><li>Cette analyse s'articule bien avec le concept d'hystérèse : le chômage, une fois qu'il a augmenté, n'a que très peu tendance à revenir à son niveau antérieur </li></ul>
  53. 53. Partie 3 – La flexibilité : un concept ambigu Vers la flexicurité ? (fiche 6)
  54. 54. Introduction – Le mal français … Le mal français, apparaît clairement en miroir de l’idéal que constitue le modèle de la flexicurité. On pourrait le résumer – en forçant le trait – par trois termes : rigidité, dualisme, insécurité. Le niveau global de protection de l’emploi est particulièrement élevé en France. Les licenciements économiques, individuels, et plus encore collectifs (avec l’obligation de plan social, dénommé « plan de sauvegarde de l’emploi depuis 2002) y sont encadrés de façon stricte. Mais, soulignent P. Cahuc et F. Kramarz, trop de réglementation tue la réglementation. D’une part les employeurs recourent de façon croissante aux emplois précaires (CDD, intérim) sur lesquels ils reportent la flexibilité – créant par là un marché du travail dual. D’autre part, les entreprises contournent en grande partie les contraintes imposées sur les licenciements économiques, en évitant les licenciements collectifs ou en les vidant de leur contenu, et/ou en recourant à des licenciements pour motif individuel – en constante hausse depuis la fin des années 80 On comprend alors que le sentiment de sécurité exprimé par les Français soit relativement bas : si l’insécurité d’emploi (mesurée par la probabilité de perdre l’emploi que l’on occupe) est relativement faible – du moins pour les CDI – la probabilité de rester longtemps au chômage est en revanche élevée – et ce d’autant que l’on est âgé et peu qualifié. Du fait de ce risque d’exclusion et de ses conséquences en termes de revenu (40% des demandeurs d’emploi ne perçoivent pas d’indemnité chômage, et, pour beaucoup, doivent s’inscrire au RMI), la sécurité d’emploi/employabilité et de revenu est au total perçue comme faible en France – malgré un système de protection sociale considéré comme généreux. Source: J.Gautié, La flexicurité: nouvel horizon du modèle social français 1. Expliquez la phrase soulignée
  55. 55. <ul><li>Les pays anglo-saxons ont choisi de déréglementer pour réduire les freins à la mobilité. Leur approche assure un quasi-plein emploi, mais elle s’accompagne d’une hausse des inégalités salariales sous l’effet de changements technologiques, au détriment des salariés les moins qualifiés. Personne n’est désormais à l’abri de pertes de salaires dues à une dévalorisation de ses qualifications sous l’effet de l’innovation ou de l’internationalisation. </li></ul><ul><li>Source: Gilles Saint-Paul est professeur à l’Ecole d’économie de Toulouse (TSE). Comment aller vers la flexicurité, Les échos,02/06/2008 </li></ul><ul><li>Questions: </li></ul><ul><li>Montrez que le modèle anglo-saxon obtient des résultats opposés à ceux de de l ’économie française et que ceux-ci ne sont pas satisfaisants </li></ul>… les insuffisances du modèle anglo-saxon
  56. 56. La flexicurité danoise, une solution ? Il est un pays, largement ouvert à la concurrence internationale, dont la fiscalité et les cotisations sociales absorbent près de la moitié du PIB et qui indemnise à 90 % et jusqu’à 4 ans ses chômeurs les plus défavorisés. Le taux de syndicalisation approche les 80 %, l’emploi public représente près du tiers de l’emploi total et le pays n’est pas spécialisé dans les hautes technologies. L’économiste aurait tendance à en conclure qu’il doit rencontrer des difficultés majeures qui appellent des réformes radicales. Or, le taux d’emploi y est l’un des plus élevés au monde, le chômage largement inférieur à la moyenne européenne, le niveau de vie approche celui des États-Unis et progresse au même rythme que dans la moyenne des pays de l’OCDE. Ce pays, c’est le Danemark, et l’on comprend qu’il ait retenu l’attention des analystes comme des décideurs politiques Source: R.Boyer, la flexicurité danoise, quels enseignements pour la France ? Questions: 1 Expliquez la dernière phrase à partir du texte Source :http://www.euractiv.com/fr/innovation/flexicurit-peut-fonctionner-france-allemagne/article-153429 Questions: 1 En quoi le modèle danois évite-il les écueils auxquels sont confrontés les autres modèles?
  57. 57. I – La flexibilité, un concept polysémique et ambigu <ul><li>Plusieurs formes de flexibilité sont a priori possibles : </li></ul><ul><li>Les entreprises peuvent d’abord chercher à répondre aux aléas et aux transformations structurelles grâce à la facilité des ajustements de l’emploi, ce que la littérature qualifie de flexibilité numérique . </li></ul><ul><li>Une alternative consiste à utiliser la durée du travail comme variable d’ajustement. </li></ul><ul><li>Une troisième solution vise à répercuter directement dans la formation des salaires l’évolution de la compétitivité des firmes nationales, ce qui définit la flexibilité salariale . </li></ul><ul><li>Dans la mesure où le changement technique affecte la nature du travail et les qualifications qu’il requiert, la capacité d’adaptation des compétences des salariés définit une quatrième forme, la flexibilité fonctionnelle . </li></ul><ul><li>Enfin, l’adaptabilité de la couverture sociale aux transformations technologiques et économiques constitue une cinquième composante d’une politique de flexibilisation, lorsque, par exemple,on institue des exemptions de cotisations sociales afin de faciliter l’embauche des moins qualifiés ou des chômeurs de longue durée. </li></ul><ul><li>Source : R.Boyer , la flexicurité danoise ,quels enseignements pour la France ? avril 2006 </li></ul><ul><li>Questions: </li></ul><ul><li>1. Expliquez en quoi la flexibilité est un concept polysémique et ambigu </li></ul>
  58. 58. Les principales formes de flexibilité du travail et de l’emploi (référence à la typologie de R. Boyer et B. Bruhnes) http://www3.ac-clermont.fr/pedago/ses/acquisterminale/corrige/11Presentation%20Fabrice%20Flexibilite%20Stage%20novembre%202007version%20corrige.ppt Quantitative Qualitative Externe Intern e Externe Intern e Faire varier le nombre d’heures de travail en fonction des besoins de l’activité sans modifier le nombre de salariés Suppression de certaines fonctions assumées par l’entreprise par le recours aux services d’entreprises extérieures soit de production, soit de services adapter le coût du travail et les salaires à la situation des entreprises et du marché du travail, à ses performances Licenciements recours à des intérimaires annualisation du temps de travail travail posté ou en équipes délocalisation des activités location de personnel polyvalence des salariés rotation des postes ateliers flexibles salaire au rendement primes à la réalisation d’objectifs Types de flexibilité du travail Définitions Exemples Faire varier le nombre de salariés en fonction des besoins de l’activité, du marché … Modification de l’affectation du personnel aux postes de travail selon les besoins, à salariés identiques Salariale
  59. 59. II – La flexicurité, un modèle à suivre?
  60. 60. A – Les intérêts de la flexicurité
  61. 61. le modèle danois de la flexicurité: le triangle d’or Source: Madsen, 2006 La flexicurité danoise se caractérise par la relation dynamique entre flexibilité externe numérique (recours facile aux licenciements et aux embauches), sécurité de revenu (compensation du revenu à hauteur de presque 85 % des salaires les moins élevés et pour une période maximale de quatre ans) et politique active du marché du travail, le fameux « triangle d’or » (Madsen, 2006). La régulation flexible du licenciement a pour résultat que la mobilité sur le marché du travail danois est parmi les plus élevées en Europe. Cet effet est renforcé par la troisième branche du triangle, la politique active du marché du travail centrée sur la reconversion et la formation, qui est décisive pour assurer un effectif suffisant de travailleurs flexibles . La main-d’oeuvre est ainsi reconvertie dans une large mesure et transférée à d’autres secteurs au rythme des délocalisations notamment de la production industrielle Source:La flexicurité danoise – et tout ce qui l’entoure Katrine Søndergård, Chroniques de l’IRES, Janvier 2008 Questions: 1 Explicitez le triangle d’or et montrez en quoi il permet de concilier ce qui paraît inconciliable
  62. 62. B - les limites de la flexicurité face à la crise actuelle Plus les pays auront introduit de flexibilité dans leur marché du travail, ce qui aura permis d’augmenter efficacement le taux d’emploi en période de croissance, plus ils seront confrontés à une montée rapide du chômage et à une éventuelle remise en cause de la flexicurité . En effet, l’un des principes phares de la flexicurité, qui « est la réallocation des travailleurs des secteurs en déclin vers les secteurs en croissance, risque d’être largement inapproprié tant que la reprise économique ne sera pas au rendez-vous», analyse Jakob von Weizsäcker. «En d’autres termes, la flexibilité signifiera que les gens vont perdre leur emploi encore plus vite», résume-t-il. Par conséquent, le commissaire devrait convaincre les États membres d’agir de concert pour faire face aux conséquences sociales de la crise et adapter la flexicurité en mettant en place des mécanismes de sécurisation, comme le recours au chômage partiel ou l’attribution d’un revenu minimum d’activité. Source : Liaisons sociales Europe N° 235 ,Du 15 au 28 octobre 2009, Une feuille de route pour le futur commissaire européen chargé de l’Emploi Questions: 1 Expliquez la phrase soulignée 2 Quelle solution est alors préconisée?
  63. 63. Pour comprendre les caractéristiques du système qui contribuent à, et renforcent, l’équilibre constructif et raisonnable entre flexibilité et sécurité, il faut aussi analyser les processus qui aboutissent aux divers arrangements et combinaisons entre flexibilité et sécurité. Certaines caractéristiques d’un système d’emploi renforcent la flexicurité tandis que d’autres l’empêchent. Le modèle danois de flexicurité ne peut pas être détaché de son contexte. Le système des négociations collectives, avec un dialogue social basé sur des relations de confiance entre les acteurs, semble favorable à un marché du travail à la fois flexible et sécurisé pour les salariés et pour les entreprises. L’exemple danois montre que la sécurité n’est pas forcément une barrière à la flexibilité du marché du travail, mais qu’elle peut au contraire la créer et l’augmenter. La sécurité et la confiance aident apparemment à faire face aux changements. La volonté et la capacité de s’adapter se trouvent augmentées et les salariés sont mieux disposés à l’égard de la flexibilité. Certes, produit de facteurs institutionnels, le modèle danois de flexicurité n’est pas exportable. Cela ne veut pas dire que l’idée et la logique de la flexicurité, dans laquelle se réconcilient les besoins des salariés et des entreprises, ne peuvent être présentes sur d’autres marchés du travail. Mais il faut construire l’équilibre d’une façon qui prenne en considération la situation institutionnelle et culturelle d’un marché du travail donné. Source:La flexicurité danoise – et tout ce qui l’entoure Katrine Søndergård, Chroniques de l’IRES, Janvier 2008 Aller vers le modèle danois risque de s’avérer périlleux. Nous pourrions nous retrouver en effet dans une situation où les pertes d’emplois seront plus fréquentes, les allocations plus généreuses mais la sortie du chômage pas plus rapide qu’avant, étant donné les faibles incitations à chercher un emploi. On aboutirait alors à une hausse du chômage et une forte augmentation des dépenses sociales. La mise en œuvre d’un système crédible et durable de suivi des chômeurs est donc un préalable à toute autre mesure vers la flexicurité. Source: Gilles Saint-Paul est professeur à l’Ecole d’économie de Toulouse (TSE). Comment aller vers la flexicurité, Les échos,02/06/2008 Questions: 1 Expliquez en quoi l’adoption du modèle danois en France conduirait à un échec 2 Cela condamne-t-il pour autant le modèle de la flexicurité ? Conclusion

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