Activities report at Sea Life aquarium, Porto

270 vues

Publié le

After 5 months intership, here it's a description of my missions.

Publié dans : Divertissement et humour
0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
270
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
3
Actions
Partages
0
Téléchargements
10
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Activities report at Sea Life aquarium, Porto

  1. 1. Stage du 26 Avril au 28 Mai 2010 Rapport du 31 Mai 2010 Stage à lAquarium Sea Life Porto BRAUD Laura Le travail du biologiste, le bien être des espèces.Préface « Un aquarium est un établissement ouvert au public pour lobservation des espècesaquatiques exposées dans un but commercial ou éducatif. De plus comme pour les zoos, lesaquariums ont habituellement des chercheurs qui étudient les habitudes et la biologie de leursespèces. » (Encyclopédie libre, wikipédia). Ce type détablissement permet donc de montrer la biodiversité, encore trop peu connue desocéans, qui est pourtant menacée par le réchauffement climatique, la pollution, les échouages depétroliers ou laccumulation de déchets anthropologiques de tout types. Afin de confronter le grandpublic à ce problème mondial, il est important quils se sentent impliqué. Laquarium public devient alors une passerelle entre lhomme et la mer, en créant uneinteraction et un contact entre la connaissance actuelle sur les océans et les consciences de chacunsur les problèmes écologiques actuels. 1
  2. 2. SOMMAIREI. Introduction  Objectifs de stage.  Présentation de lentreprise et de léquipe.II. Tâches quotidiennes  Vérification des paramètres abiotiques (température, salinité, oxygène).  Tests pour la qualité des eaux (ammoniac, nitrite, nitrate).  Entretient de leau (filtres mécanique, physique, chimique et biologique).  Alimentation des différentes espèces.III.Situations rencontrées  Traitement à l’arrivée de nouvelles espèces.  Dépigmentation des poissons Lions, Pterois volitan.  Hématome plausible dun poisson porc-épic, Diodon holocanthus.  Arrivée de trois serpents marins venimeux, Pelamis platurusIV. ConclusionV. Annexes  Liste des espèces présentes au Sea Life.  Formulaire : Suivi du traitement dentrée de nouveaux individus.  Annexe 3 2
  3. 3. I. Introduction Le stage est loccasion dacquérir une expérience professionnelle, de développer descompétences indispensables dans la vie active qui compléteront celles apprises à l’université. Toutau long de nos études il a était possible de parler à de nombreux enseignants chercheurs,dapprocher ce quils font grâce à certains cours intéressants, tels que stratégie déchantillonnage ouexpérimentation en laboratoire. Je voulais donc que le stage soit une opportunité de découvrirdautres débouchés professionnels liés à la biologie marine. Les aquariums peuvent assurer unestabilité de travail et lobjectif de mon stage était de savoir si cette orientation me plairait. Mon butétait donc de découvrir le rôle dun biologiste dans ce type détablissement, qui permet aussi unéchange avec la population. Enfin avec ce stage je pensais aussi acquérir plus de connaissances surcertaines espèces qui seraient présentes en pouvant les observer au quotidien et soccuper de lapartie alimentaire. Le Sea Life Porto fait partie du groupe Merlin Entertainment, au même titre que MadameTussauds, London eye, Legoland... Il sagit donc dune grande enseigne qui est reconnue dans lemonde entier. Les aquariums Sea Life sont présents dans lensemble de lEurope et aux Etats Unis.Le Sea Life de Porto est le 31ème de ce nom et le dernier à avoir ouvert ses portes, le 4 juin 2009.Pouvoir entrer dans cet aquarium était donc pour moi un grand honneur, une occasion détablir unréseau de contacts indispensable pour la vie professionnelle future et une expérience supplémentairesur le curriculum vitae. Le Sea Life Porto est un établissement où 29 personnes de filières différentes travaillentensemble : marketing, comptables, secrétaires, staffs et biologistes. Il existe 16 staffs qui sontpolyvalents. Ils travaillent aussi bien à l’accueil, dans le magasin de souvenirs, à la cafétéria et dansl’aquarium à surveiller et guider les visiteurs. L’équipe de biologiste est composé de quatrepersonnes : Ana Ferreira, Zé Pedro, Nuno Vasco, Carlos Pinto et une volontaire Joana Campos. Ilsont tous un parcours différent, qui permet ainsi un enrichissement du groupe par la contribution dechacun. Laquarium est composé de 31 bassins qui correspondent à trois types de systèmes : eaudouce, eau tempérée et eau tropicale. Il faut aussi prendre en compte les bassins de la quarantainepour les individus à isoler, représentative des trois milieux. Bien que ces trois environnementssoient différents, et donc complètement séparés, le système de chacun est le même. Ils proviennenttous du même réservoir et le circuit de leau va passer par le même type de filtres pour lentretient. Ilsagit ensuite de régler les paramètres tels que la salinité et la température afin quils correspondent àchaque type décosystème défini. De plus le système de la quarantaine est complètement séparé duprincipal afin qu’en cas de contamination, celui-ci ne se propage pas dans l’ensemble des bassins.Enfin, il existe à l’aquarium plus d’une centaine d’espèces, qui vont des plus petites, représentatives 3
  4. 4. des côtes et du Portugal, à lexposition des animaux venimeux (serpent marin, grenouille bleu,poisson pierre...), en passant par les incontournables raies et requins (cf. annexe 1). II. Tâches quotidiennes  Vérification des paramètres abiotiques Tous les matins, la température, salinité et loxygène est mesurée dans lensemble des aquariums, à laide dune sonde reliée à HQd Hach (cf. photo ci-contre). Lensemble de ces paramètres abiotiques sont important car chaque espèce supporte une certaine valeur écologique avec un optimum très spécifique. Le but est donc de tenter de maintenir ses valeurs pour chaque aquarium dans la zone optimale. La température est facilement réglable grâce à un échangeurthermique qui fonctionne comme un réfrigérateur (modèle ci contre). Eneffet le circuit par lequel passe la solution de mer pour être traitée réchaufféénormément le liquide qui a surtout besoin au final d’être refroidit pouratteindre les températures des différents milieux : eau douce, eau de mer, tempérée et tropicale. La salinité dans les aquariums dépend du dosage qui est introduit dans le réservoir deau.Lorsque celle-ci est trop importante, il suffit d’ajouter de leau douce dans le système impliqué. Alinverse, si la salinité est en dessous des normes, du sel de mer synthétique sans phosphates, nitrateet calcium ( sels Instant Océan) est additionné dans le réservoir général puis envoyé dans le systèmevoulu. Enfin, à linverse des tendances dans les océans avec leutrophisation, les aquariumssouffrent surtout de super-saturation, considérée lorsque la saturation doxygène est supérieure àenvirons 105%o DO. Le manque doxygène est en effet peu rencontré en aquarium grâce à laprésence de bulleurs et de pompes à air. La super-saturation est donc due à une trop grande entréedair dans le système. Lorsque se sont des petits aquariums, il suffit de réguler lentré de lair desbulleur grâce à la vanne dentré. Pour les plus grands aquariums dotés dune pompe, il faut toutdabord arrêter la pompe à air puis, si besoin, augmenter laération pour que tout lair remonte à lasurface. Si ces deux étapes ne suffisent pas alors un changement deau sapplique en dernier recours.Les élasmobranches sont très sensibles à la super-saturation, ils commencent alors à développer destroubles graves comme des problèmes de directions ou de vomissement. 4
  5. 5.  Tests pour la qualité des eaux Les sels minéraux azotés comme lammoniaque, le nitrate et le nitrite peuvent être toxiquespour de nombreux poissons. Par exemple, l’ammoniaque peut endommager les membranes delouïe, ce qui rend lindividu plus vulnérable à lapproche dun prédateur dans le cadre dune réponsede fuite, et empêche le bon fonctionnement de la respiration. Tout comme l’ammoniaque, le nitritel’est également, engendrant un stress sévère chez les individus. Seul le nitrate semble inoffensiflorsquil est rencontré à faible concentration. La surabondance de nitrate dans l’aquarium peut êtredue à un excès d’excréments de poissons et de plantes. De plus, les nitrates favorisent la croissancedes algues ce qui entraine une augmentation des quantités d’ammoniaque et de nitrite qui sonttoxiques (d’après article aqua-fish). Ces paramètres physico-chimiques sont donc important à suivre dans un aquarium et ils sont vérifiés deux fois par semaine. Ce sont les tests de qualité des eaux, fait à laide de linstrument DR 890 Colorimétrie (cf. photo ci-contre). Les différents types de bassins sont testés. Les produits de réaction introduit pour chaque expérience sont présentés sous forme de doses prédéfinies afin déviter un biais de dosage. Les substances sont toutes des Reagent Powder Pillow (RPP), comme les sachets présentés ci-contre. A chaque test il existe un programme particulier à entrer dans le DR 890, (touche prg 7 puis entrer le code). Pour lammoniaque NH3, il sagit dinstaller le programme 64. Le tubetémoin est rempli deau distillé puis chaque autre tube contient une solution de mer de chaqueaquarium. LAmmoniac Salicylate Reagent Powder Pillow (RPP) est ensuite introduit dans tous lestubes, y compris le témoin. Après 3min de réaction lammoniac Cyanurate RPP est ajouté. Il fautensuite attendre 15min avant la lecture, en utilisant la solution d eau distillé comme zéro et faire unelecture pour chaque autre tube. Le test du nitrite NO2 se fait à partir du programme 60. Pour chaque aquarium il existe untube témoin rempli seulement de solution de mer et pour lautre un NitriVer 3Nitrite RPP estadditionné. La réaction dure 15min, un zéro est ensuite fait, grâce à chaque témoin, pour la lecturedes quantités de sels dans chaque aquarium. Pour le test du nitrate NO3, il faut introduire le programme 54. Tout comme pour le nitrite,le témoin est fait pour chaque aquarium, mais cette fois une distillation de 2mL deau de mer pour8mL deau distillé est faites pour tout les tubes et la réaction se fait avec du NitraVer 5Nitragen RPP.Pendant une minute les tubes doivent être bien agités, puis il y a une attente de 5min avant depouvoir lire les concentrations présentes. 5
  6. 6. Lorsque les valeurs sont supérieures, il est introduit plus de bio-balles. Ce sont des filtresbiologiques qui contiennent des bactéries qui permettent la dégradation de lammoniac, en nitritepuis en nitrate, produit plus inoffensif pour les espèces. Figure 1 : Exemple de test pour lammoniac.  Entretient de leau Lentretient des espèces passent aussi par lentretien de leur milieu et donc de leau. En effetcomme il a été dit précédemment, laccumulation de déchet, dexcrément et dalgues peut entrainerla présence de sels minéraux azotés, toxiques pour les poissons. De plus il est aussi dans lintérêtpour les visiteurs davoir une eau limpide afin de pouvoir observer les espèces dans des conditionsidéales. Différents moyens sont donc mis en œuvre afin de maintenir une eau la plus proprepossible. Il existe tout dabord les filtres permanents qui font partie du circuit de l’eau. Celle-ci passepar trois types de filtres différents qui agissent en synergie. Le premier est le filtre physique oumécanique qui retient les particules les plus grosses. Il sagit déponges pour les systèmes plus petitscomme dans la quarantaine et des filtres à sable pour les systèmes généraux. Leau passe ensuite parles filtres biologiques (expliqués précédemment) qui sont des bio-balles. Enfin, il existe le filtrechimique où leau passe par des tuyaux qui sont éclairés par des UV et qui altèrent la compositionde certaines molécules. Ce filtre a un effet stérilisant. Cependant seul 30% de leau passe par lecircuit où il y a les UV car certaines bactéries sont nécessaires, mais en quantité faible. A la fin ducircuit de leau, de lozone est introduit et entraine avec lui jusquà la surface du skimmer lesdernières molécules de saletés, principalement des protéines. Le skimmer est donc le dernier filtre etpermet dobtenir une eau la plus limpide possible en retenant tout sous forme de mousse. Ces filtresdoivent ensuite être nettoyés afin déviter laccumulation des déchets et permettre une meilleureperformance des machines. Figure 2 : Filtre biologique(bio-balles) et le Skimmer filtre. 6
  7. 7. Outre ces filtres qui font partie du circuit général de leau, il reste indispensable dinterveniren retirant parfois des déchets de surface bloqués dans les grilles ; ou siphonner le fond de certainsaquariums, notamment ceux de la quarantaine qui doivent être maintenu les plus propre possible carils contiennent les individus sensibles.  Alimentation Lalimentation est bien sûre une part importante du travail du biologiste. Sans une bonnealimentation il serait impossible de maintenir certaines espèces dans le même aquarium. De pluslors de la prise alimentaire il est possible dobserver le comportement des individus et de détectersil existe une anomalie ou une compétition négative entre certains d’entre eux. En réponse à ceséventualités les poissons sont placés en quarantaine ; afin de mieux salimenter sans linteractiondautres, ou pour suivre une meilleure croissance. Chaque espèce a une alimentation spécifique, qui est souvent en lien avec sa taille. Encomplément, il est pourtant donné à tous de la nourriture sèche (Tetra pound stick) qui existe endifférente taille, ainsi que des vitamines additionnées à lalimentation le lundi. La nourriture sèche alavantage dêtre complète et de nourrir pour plus longtemps, et c’est pour cette raison que celle-ciest donnée le matin à tous. Toutefois, il est important de varier lalimentation et chaque espèce suitdonc un régime particulier qui répond aussi à ses exigences. Figure 3 : Alimentation type distribuée le matindans tout les bassins ( Tetra pound stick medium et petit,moules, flakes, gelée pour herbivore et larve Mysis ). Les plus petites espèces, tels que Pterapogon kauderni, Siganus vulpinus (poisson lapin),Lactoria cornuta (poisson vache) représentés ici de gauche à droite, mangent les larves Mysis, nomdu cinquième stade de la larve de crevette. Ces larves s’achètent congelées, il n’y a donc aucunemanipulation à faire. Les hippocampes ont aussi cette alimentation mais ils sont nourris quatre foispar jour en raison des petites quantités quils arrivent à ingérer en une fois. 7
  8. 8. Les méduses bleues, Catostylus mosaicus, les anémones et les oursins sont nourrit à base dartémias juvéniles. Ces petits crustacés sont achetés sous forme dœufs, puis traités. Ils sont tout dabord baignés dans la lessive afin de retirer leur enveloppe protectrice pour permettre une meilleure et plus rapide croissance. Puis ils sont introduits dans de leau de mer, à une température optimale afin d’accélérer leprocessus (cf ci-contre). Chaque jour de nouvelles artémias sont ainsi mis en culture et récupérées lejour suivant. Les méduses bleues mangent quatre fois par jours et la nourriture leur est injectée parseringue (environs une seringue de 20mL par repas) au centre de leurs tentacules car elles ont sanscesse besoin de salimenter. Les autres espèces sont alimentées une foispar jour, généralement en fin de journée. Figure 4 : Alimentation des méduses bleues Les prédateurs supérieurs tels que les raies et les requins mangent deux fois par jour unealimentation très diversifiée : seiches, poisons blanc, sardines, crevettes, moules. La nourriture estpréparée tout les matins pour la journée, en enlevant arêtes et le système digestive quand nécessaire,et coupée en plus large morceaux pour les requins. Le bassin contenant majoritairement les raiesmangent à 12h et 16h, alors que les espèces de l’aquarium « océan » mangent à 11h et 14h30 et enquantité supérieur. Figure 5 : Alimentation dans le bassin des raies. III. Situations rencontrées Tout d’abord, dès le début du stage, il y a eu l’arrivée de nouveaux poissons. Le passage à laquarantaine est obligatoire pour toutes espèces provenant de l’extérieur afin qu’elles subissent untraitement déparasitaire. Il a donc était possible de suivre ce processus bien particulier, dontl’exemple du chirurgien jaune en annexe (cf. annexe 2). Dans le bassin, il est introduit du Soluprazpendant 3h puis du Formaline bath pendant 6h. Suite à cela un changement d’eau est effectué avant 8
  9. 9. de commencer le traitement au Copercare qui doit être maintenu à une concentration de 0.15ml/Lpendant 24 jours. Pour vérifier le maintient de cette concentration, il a fallu faire un test du cuivrepar méthode colorimétrique tous les jours. L’ensemble de ces solutions sont déparasitantes, mais lecuivre peut aussi affecter les poissons et c’est pourquoi il faut un grand soin et un respect desquantités. Dans la quarantaine, il y avait aussi le cas de certains individus Pterois volitan (poissonsLions ou Rascasses volantes) atteints d’un problème de pigmentation au niveau du visage comme ilest possible de constater : Figure 6 : Dépigmentation des poissons Lions, en exposition et en quarantaine.Ces poissons font partis de l’exposition du moment sur les espèces marines venimeuses. Comme ilest coutume lorsqu’il y a un problème avec un individu, un rapport doit être fait et envoyer enAngleterre, où se trouve le siège des vétérinaires responsables des Sea Life. Aucun traitement n’esten cours, trois des individus atteints sont en quarantaine et un autre est en exposition. L’ensembledes paramètres physico-chimiques pouvant être responsable sont contrôlés. Le vétérinaire qui estvenu faire un contrôle a suggéré de séparer les deux en exposition pour voir si le problème serait dûà un stress d’être plusieurs de la même espèce dans un bassin commun. Un transfert a été faitrécemment et il est impossible à l’heure actuelle de savoir sil y a eu un impact bénéfique de cettemodification. Il serait toutefois plausible d’observer une amélioration car ces espèces sont, en tempsnormal, solitaires et la présence d’autres partenaires peut engendrer un stress de concurrence. Il a ensuite était observé chez le poisson porc-épic, Diodon holocanthus, une anomalie carcelui-ci narrivait plus à retourner en profondeur, en raison de lair coincé au niveau dorsal. Il a étésupposé qu’il s’agissait d’un problème lors de la sortie d’air suite à un gonflement causé par la peur.Il a donc était mis en quarantaine. Après avoir passé quelques jours sans trop manger, son état s’estamélioré sans le besoin de traitement ou d’intervention physique d’un vétérinaire. Il est cependantresté encore en quarantaine afin d’être certain que son état soit stabilisé pendant une semaine avant 9
  10. 10. d’être remis dans le bassin avec les autres poissons ballons. Figure 7 : Hématome de Diodon holocanthus. Le jeudi 6 mai sont arrivées d’Angleterre trois serpents marins venimeux, Pelamis platurus(cf. figure 8). Afin de pouvoir les accueillir au centre, plusieurs mesures ont été prises. Tout d’abordil a fallu libérer un des aquariums, celui où étaient les poissons ballons jaune. Il a été jugé préférablede les séparer car les serpents sont encore petits, environs 25cm, et les poissons auraient pu lesblesser. De plus en étant seuls, ces reptiles marins pourront se sentir plus à l’aise et peut être semontreront-ils d’avantage au public. Les Arothron meleagris ont donc été introduits dans un bassinoù il existait déjà les Diodon holocanthus. Cependant ceux déjà présents étaient plus petits et afind’éviter une compétition et une sous-alimentation des plus faibles, ces derniers ont été transférésdans la quarantaine pour grossir un peu plus avant d’être à nouveaux exposés. Il a aussi falluapprovisionner le bassin des serpents en gobies, Pholidichthys leucotaenia, car ils se nourrissentexclusivement de proies vivantes. Malheureusement, après seulement quatre jours, un des serpentsmarin est mort, sans doute du à une mauvaise adaptation et du stress causé par le voyage. Il a étédemandé deffectuer une autopsie, en décapitant la tête et en l’isolant puisque c’est dans cette partieque se situent les glandes à venins, puis l’ensemble du système digestif a été isolé dans du formol,avant d’être envoyé en Angleterre afin que les vétérinaires mènent l’enquête sur la raison de leurmort. Figure 8 : Pelamis platurus, serpent marin venimeux. IV. Conclusion Découvrir le travail de biologiste dans un aquarium ma plu pour diverses raisons. Il s’agitd’un métier où il faut être actif et prêt à s’adapter à tous types de situations car chaque animal réagità sa manière et nécessite un soin singulier. Les tâches d’un biologiste dans un aquarium sontdiverses : entretient de l’eau, alimentation, soin des individus malades, vérification des paramètres...Toutes ces activités ont un même but : recréer la vie présente dans les océans. Il s’agit del’application de l’enseignement délivré au cours de notre formation universitaire, puisque pourrecréer cet environnement il faut être capable de le comprendre et de tout prendre en compte. De 10
  11. 11. plus il faut aussi avoir les connaissances suffisantes pour détecter une possible anomaliecomportementale des individus et agir à temps et efficacement. Le biologiste a donc une granderesponsabilité puisquil est le seul à pouvoir interagir avec les espèces et permettre le bonfonctionnement de laquarium. L’objectif de celui-ci, outre commercial, est de transmettre lesconnaissances actuelles sur le domaine marin à un large public. Par jour, ce sont 1500 enfants quiviennent en classe découverte au Sea Life de Porto et les week-ends se sont des touristes de toutâges et de tout horizons qui viennent découvrir les espèces des océans. J’ai apprécié pouvoir faire leguide, partager avec eux le travail du biologiste et faire comprendre leurs intentions : protéger lemonde marin. Il est gratifiant de sentir l’impact sur les gens, de les voir sensibilisés et de se dire quepeut être, on contribue à faire changer les mentalités afin de faire respecter un peu plus les océans etla nature. Ainsi jai beaucoup appris sur chaque espèce présente, sur leurs comportements auquotidien et sur les réactions à avoir face à différentes situations. Enfin, lors du stage, il s’agit aussid’échanges humains avec une équipe de travail. Pour ma part, celle-ci est composée de personnesriches d’expériences et qui représentent donc de bons contacts pour l’avenir. Ce stage a été, à mes yeux, une expérience très riche et bénéfique qui m’a permis dacquérirde nouvelles compétences et découvrir un métier. Outre laspect professionnel, cela m’a égalementoffert l’occasion de mieux connaitre mes possibles envies et orientations professionnelles. Afindapprofondir mes connaissances et mon apprentissage, il mest possible, en accord avec laquarium,de prolonger cette expérience jusquà la fin de lété, avant de reprendre la suite de mes étudesuniversitaire en septembre. V. Bibliographie  http://www.aqua-fish.net/ Aquarium et Ammoniaque, Nitrates, Nitrites.  Nuno Vasco Rodrigues & all. «Guia das espécies submarinas».  Site web du Sea Life Porto et du Merlin Entertainment.  Wikipedia, définition dun aquarium. VI. AnnexesAnnexe 1 : Liste des espèces présentes à l’aquarium en 2009 Cf. Document joint « Livestock 2009 ». Remarque : La liste na pas subit de modifications depuis quelle a été écrite lors delouverture. Il sagit dun document pour donner une idée de la biodiversité présente. 11
  12. 12. Annexe 2 : Exemple de formulaire du suivi du traitement d’entrée de nouvelles espèces. Quarantine record card Tank No: QT 4 Date admitted: 28.03.2010 Species and Number: Acantharus xanthopterus Yellowfin surgeonfish AHEF no: 03-10 Reason for admittance: New acquisition from supplier Current therapy (Dose/Frequency): - Solupraz @ 1g/ 250l for 3h - Formalin bath @ 0.05 mL/L for 6h + »50% water change - Copper care @ 0.15mL/L for 21 days, increase to 0.15 mL/L over a three day period Day Date Initial Comments 1 24.04.10 A 0.5g Solupraz/ bongo for 3 hours 2 25.04.10 A 27 mL formalin/ QT 4 for 6h; 50% water change after that. 3 26.04.10 N 28 mL Coppercare 4 27.04.10 N 28 mL Coppercare 5 28.04.10 N 28 mL Coppercare 6 29.04.10 N 28 mL Coppercare 7 30.04.10 N 70% water change; 56 mL Coppercare 8 01.05.10 C 50% water change; add 28 mL copperc. (0.15) 9 02.05.10 Z/C 60% water change; add 64 mL copperc. (0.15) 10 03.05.10 11 04.05.10 L/A 0.08; add 28 mL 12 05.05.10 L/A/J 0.08; add 28 mL 13 06.05.10 L/A/J 0.2 – 75% water change; add 28 mL 14 07.05.10 L/A 0.08 – 50% water change; add 28 mL 15 08.05.10 Z/C 0.08 – 50% water change; add 28 mL 16 09.05.10 Z/C 0.08 – 50% water change; add 28 mL 17 10.05.10 L/A 0.08; add 28 mL 18 11.05.10 N/L 0.08; add 28 mL 19 12.05.10 J/N 0.12; add 28 mL 20 13.05.10 L/N 0.16; Fish not eating much; Heater on the tank 21 14.05.10 L/N 0.2; Fish didn’t eat 22 15.05.10 N 0.15; Fish is not eating 23 16.05.10 N 0.12 – 50% water change; 28 mL coppercare 24 17.05.10 A Moved to displays tanks Treatment logged in Drugs/Treatment book: √ Drug balance: - Solupraz = 0.5 g - Formalin = 27 mL - Coppercare = 540 mL 12
  13. 13. 13

×