Cours gestion de temps dans l'industrie

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Cours gestion de temps dans l'industrie

  1. 1. COURS CONFECTION Formation Professionnel Généralités sur le temps dans une entreprise de confection Introduction Pour une industrie manufacturière comme l’habillement, les temps de fabrication représentent l’instrument de mesure indispensable pour les décideurs dans les entreprises. Les temps de fabrication représentent un élément déterminant des coûts, donc du flux financier de l’entreprise. Ils sont à la base de la comptabilité et en relation directe avec le profit des entreprises I. Utilités des temps dans l’entreprise Les temps de fabrication sont indispensables dans de nombreux services de l’entreprise : Service paie : calcul des rémunérations (primes). Service commercial : établissement des prix de revient. Service ordonnancement – lancement : calcul des délais et détermination du planning de production. Service méthode Organisation du travail : Etablissement des gammes. Recherche du meilleur procédé de fabrication Etude de rentabilité des nouveaux matériels. Préparation des lancements : Calculs d’équilibrage des postes entre eux. Evaluation du temps de passage d’une série dans l’atelier. Calcul du rendement de l’atelier : Contrôle des performances individuelles et collectives M. LITIM Nasr 1
  2. 2. COURS CONFECTION Formation Professionnel II. Les unités de temps Les unités de temps le plus couramment employées sont : L’heure : h Le centième de l’heure : ch La minute : mn La seconde : s Le centième de minute : cmn Le dix millième d’heure : dmh Le cent millième d’heure : cmh Choix de l’unité de temps Pour chiffrer des opérations, pour comparer des méthodes il est nécessaire d’avoir des temps précis et courts. Pour cela, l’unité de mesure adéquate sera : - Le centième de minute : cmn - Le dix millième d’heure : dmh Pour établir des prix de revient, pour calculer des ratios d’exploitation,…il est préférable d’utiliser des unités de temps plus longues : - La seconde : s - La minute : mn - L’heure : h M. LITIM Nasr 2
  3. 3. COURS CONFECTION Formation Professionnel Mesure des temps de fabrication : chronométrage Pour calculer de façon précise le coût de fabrication d’un article et réaliser son équilibrage lors de son lancement en fabrication, il est nécessaire de mesurer les temps de fabrication de toutes les opérations qui constituent son montage et ceci par un chronométrage. Pour définir ces temps, il existe différentes méthodes et équipement. I. Chronomètre Ils existent en version mécanique à aiguille ou électronique avec affichage digital des temps. Ces chronomètres sont disponibles dans plusieurs unités de temps : 1/100 ème et 1/1000 ème de minute, 1/10 000 heure, ect. Ils possèdent trois fonctions : départ, arrêt et retour à zéro. Avec les chronomètres électroniques, il est possible de mémoriser plusieurs temps : plusieurs lignes permettent d’afficher le temps intermédiaire, le temps séquentiel, et le temps total. Il existe des chronomètres avec la fonction dépouillement : ce type de chronomètre saisit les temps et réalise automatiquement le dépouillement avec édition sur imprimante. Sont indiqués les ajustements des allures, les coefficients de repos et les aléas. Pendant le relevé, les temps sont affichés sur une fenêtre à cristaux liquides. II. But du chronométrage La mesure de temps permet de : Faire correspondre à chaque opération un temps défini. Fixer un temps de fabrication à chaque produit. Etablir une gamme chiffrée à chacun des vêtements à confectionner. Equilibrer les tâches entre les postes d’une chaîne d’un atelier. Définir les délais prévisionnels de fabrication d’une série de vêtements. Mesurer les rendements personnels et par groupe. Calculer l’activité des ouvrières. Calculer le salaire et les primes en fonction des pièces fabriquées. Détecter les postes de bas rendement, rechercher les causes et apporter les corrections. Déterminer le coût de revient de l’article Elaborer et compléter le catalogue de temps. M. LITIM Nasr 3
  4. 4. COURS CONFECTION Formation Professionnel III. Principes d’un bon chronométrage Il est absolument nécessaire de suivre les règles suivantes : • Avant de chronométrer, observer le poste du travail et la méthode opérationnelle utilisée par l’ouvrier, afin de se familiariser aux caractéristiques du poste. • Scinder l’opération en phases, les plus nombreuses possibilités. • Préparer la feuille de relevés, en inscrivant à l’avance les phases dans la colonne réservée. • Chronométrer debout afin de tout bien observer. • Se placer de telle sorte, que l’œil, puisse, simultanément ; - voir le travail de l’opérateur – lire le chronomètre - voir ce que le main écrit. • Relever l’allure et le temps de chaque phase. • Faire le dépouillement. • Présenter les résultats obtenus. Remarque : Grouper les phases courtes, une observation de moins de 5 dmh, risque d’être imprécise. Eviter les chronométrages longs :70 dmh maximum. Subdiviser une phase longue, pour faciliter les analyses ultérieures. IV. Types de Chronométrage Chronométrage de diagnostic Ce type de chronométrage permet d’avoir une vue d’ensemble d’un atelier. Il a pour but de détecter le, ou, les postes dont les temps sont anormalement élevés, ou, trop bas. Il est aussi utilisé pour contrôler le cheminement du travail : temps d’attente. Temps inter-postes. 2 à 3 relevés par opération observée. Sans JA Chronométrage d’étude Le chronométrage d’étude a pour but, la simplification du travail par l’exploitation des données qu’il indique. Il fait suite à l’analyse de déroulement. Le chronométrage d’étude permet de définir le degré de stabilisation du poste ( poste valable ou non). Ce chronométrage se fait donc, sur les postes non stabilisés. 15 à 20 relevés par éléments observés. Sans JA. M. LITIM Nasr 4
  5. 5. COURS CONFECTION Formation Professionnel Chronométrage de fixation de tache Le chronométrage à pour but de définir les temps à l’allure 100 (To). Conséquences : définir les temps ouvriers_ les délais_ le catalogue des temps- les prix de revient- les salaires. Ce chronométrage ne peut donc se faire que sur des postes stabilisées (conforme à la régularité du travail). 25 à 30 relevés par éléments observés. Avec JA Chronométrage de contrôle Ce chronométrage a pour but de contrôler les temps définis dans l’entreprise, lorsqu’il y a contestation. Contestation des ouvriers : en général il est fait appel à un chronométreur syndical qui arbitre. Contestation de la direction : en général lorsque les temps lui paraissent trop longs. La vérification est en principe faite par un ingénieur-conseil. De 25 à 30 relevés par éléments observés. Avec JA Chronométrage de confirmation C’est un chronométrage permettant de confirmer la validité des temps imposés. Ne pas confondre avec le précédant chronométrage de contrôle. 25 à 30 relevés par éléments observés. Avec JA M. LITIM Nasr 5
  6. 6. COURS CONFECTION Formation Professionnel CLASSEMENT DES TEMPS I-NATURE DES TEMPS 1/ Temps humain (Tm) Temps pendant lequel le travail réalisé résulte uniquement de l’action de l’opérateur aidé ou non d’un moyen inerte. Exemple : réparer un rempli. 2/ Temps technico humain (Ttp) Temps pendant lequel l’activité de l’exécutant dépend des conditions techniques de transformation de la matière ou du comportement des machines, outillages et appareils. Exemple : reprise piqûre machine plate, repasser devant chemise. 3/ Temps technologique (Tt) Temps de travail dont la durée dépend uniquement des conditions techniques d’exécution. Exemple: machine à couture longue, machine à boutonnières. Le temps technologique a la formule suivante : CMGTVM cmPo pT mn Tr *** 0006.0* int 17 ++= 0.0006 : Facteur de conversion des minutes en TMU. GT : correspond au guidage du travail. N : (Nul) couture droite : 0% (1.00). L : (Low) couture droite non visible : 10% (1.10). M : (Médium) guidage moyen, couture droite visible : 20% (1.20). H : (High ) couture courbée visible : 40% (1.40). CM : correspond à la longueur de piqûre. VM : c’est le facteur machine. Bas : vitesse variant de 2000 à 3000 trs/mn :1% (1.01). Moyen : vitesse variant de 3000 à 5000 trs/mn : 3 % (1.03). Haut : vitesse variant de 5000 à 7000 trs/mn : 8 % (1.08). Très haut : vitesse dépassant 7000 trs/mn : 10 % (1.10) P : C’est le facteur de tolérance de fin de couture : A : Tolérance d’arrêt > 1 cm p=0. B : Tolérance d’arrêt < 1 cm p=9. M. LITIM Nasr 6
  7. 7. COURS CONFECTION Formation Professionnel C : Tolérance d’arrêt < 0.5 cm p=20. II- PROGRESSION DES TEMPS 1/ Temps relevé ( Tr) Temps observé directement et mesuré à l’aide d’un chronomètre. 2/ Temps de référence (T0) Le temps de référence est le temps retenu pour l’exécution d’une opération selon un processus opératoire de référence. Ce temps est obtenu par mesures chronométriques pondérées d’un jugement d’allure (JA). T0= Tr*JA T0= Tr*Cp avec Cp : coefficient de performance 3/ Temps théorique (Th) Temps de référence corrigé en fonction des conditions inhérentes au travail : Effort Position Ambiance Il comprend un pourcentage de repos déterminé par la nature du travail. Th=T0*DP 4/ Temps prévu (Tp) Le temps prévu est la durée nécessaire à un opérateur pour accomplir un travail de qualité donné, selon un processus opératoire défini et des moyens utilisés, sans accumulation de fatigue excessive et compte tenu des incidents possibles qui peuvent en affecte le déroulement ordinaire (irrégularités n’excédant pas dix minutes environ). Ce temps est calculé à partir du temps théorique corrigé du coefficient d’irrégularités (obtenu par observation instantanée). Tp=T0* (DP+I) Tp= T0*Cx avec Cx : coefficient majorateur 5/ Temps prévisionnel (TP) C’est le temps prévu corrigé du pourcentage de rendement de l’atelier ou d’un groupe de postes. Il tient compte : De l’importance des séries, Du niveau général d’activité de la main-d’œuvre, M. LITIM Nasr 7
  8. 8. COURS CONFECTION Formation Professionnel Des perturbations générales d’organisation. Il peut être utilisé pour l’établissement des planning, devis, budget… TP= Tp/rendement Le dépouillement des mesures chronométriques M. LITIM Nasr 8
  9. 9. COURS CONFECTION Formation Professionnel 1. Le dépouillement des mesures chronométriques sans J.A Le temps d’une opération est déterminé par l’une des trois méthodes suivantes : a) La moyenne arithmétique Les temps non cerclés ou non soulignées sont additionnés. La somme est portée dans la case totale. Le nombre de lectures est porté dans la case nombre de lectures. La valeur moyenne de la phase de travail, est obtenue en effectuant le quotient. Temps Moyen = (somme des temps / Nombre de lectures) N°Relevé 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 Relevé 12 14 15 16 14 12 13 14 15 16 14 16 25 16 N°Relevé 15 16 17 18 19 20 21 Relevé 15 16 15 12 14 15 15 Temps moyen =289/20=14.45 b) La méthode des grandes fréquences Dans la série des temps relevés pour une opération, on choisit le temps qui se reproduit avec la plus grande fréquence. Relevé 12 13 14 15 16 Fréq 3 1 5 6 5 T=15 c) La méthode de Michelin C’est une méthode très usitée pour les travaux de grande série. Cette méthode est définie dans les manuels Michelin, comme méthode empirique qui a donné de bons résultats. M. LITIM Nasr 9
  10. 10. COURS CONFECTION Formation Professionnel Pour obtenir le temps le plus probable, on écrit par ordre de grandeur croissante, tous nombres obtenus. On retient le temps correspond au premier du 2ème tiers. T=14 2. Le dépouillement des mesures chronométriques avec J.A But de dépouillement Le dépouillement des mesures chronométriques avec jugement d’allure permet : Déterminer le temps moyen d’une opération, accouplé de l’allure moyenne qui lui est lié. Déterminer le temps d’une opération à l’allure 100 (temps de référence à To) Pour organiser rationnellement le travail, notamment sa division, il est important de connaître le temps To de chaque élément de travail, afin d’avoir des bases stables de calcul, en particulier pour :  Etablir les gammes de montage.  Equilibrer les postes.  Prévoir les délais de fabrication.  Dresser un catalogue des temps.  Rechercher une nouvelle méthode de travail.  Etablir les prix et les salaires. Méthodes de dépouillement Le temps d’une opération est déterminé par l’une des trois méthodes suivantes : M. LITIM Nasr 10 Ordre 1 2 3 4 5 6 7 8 9 1 0 1 1 1 2 1 3 1 4 1 5 1 6 1 7 1 8 1 9 20 Relevé 1 2 1 2 1 2 1 3 1 4 1 4 1 4 1 4 1 4 1 5 1 5 1 5 1 5 1 5 1 5 1 6 1 6 1 6 1 6 16
  11. 11. COURS CONFECTION Formation Professionnel a) La méthode Arithmétique Pour chaque relevé déterminer le temps To, puis la moyenne arithmétique des temps To. De la même façon déterminer la moyenne arithmétique des Temps T. La valeur moyenne de l’allure des temps T, est égale au rapport entre la moyenne arithmétique des temps To et la moyenne arithmétique des temps T. Moyen T0=191.2/20=9.56 Moyen T=289/20=14.45 J.A=9.56/14.45=66.15% Rq : Taux de stabilisation = 45.14 1216 − = 27.68 %  donc c’est une poste stable Irrégularités : 40 cmn ΣTemps relevés : 289 cmn Temps de bouclage : 330 cmn Taux de précision du chronométreur= 330 40289 + =0.30 %  Analyste précis et stable b) La méthode BEDAUX • Dans la colonne temps inscrire dans l’ordre croissant de grandeur : 12 ,13 ,14 ,15 ,16 Dans les colonnes allure, cocher par une barre les temps corresponds. • Dans la colonne phase, rassembler les barres dénommées (dans les colonnes allure), en face du temps correspond. • Dans les colonnes allure, encadrer les groupes de barres les plus importants • Réunir, par une droite, passant par le coin inférieur gauche, les cases contenant le plus grand nombre d’observations. M. LITIM Nasr 11 Ordre 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 1 2 1 3 14 15 16 17 18 19 20 J.A 80 90 85 70 70 70 65 70 70 65 65 6 0 6 0 65 65 65 60 65 60 60 Relevé 12 12 12 13 14 14 14 14 14 15 15 1 5 1 5 15 15 16 16 16 16 16 T0 9. 6 10. 8 10. 2 9. 1 9. 8 9. 8 9. 1 9. 8 9. 8 9.7 5 9.7 5 9 9 9.7 5 9.7 5 10. 4 9. 6 10. 4 9. 6 9.6
  12. 12. COURS CONFECTION Formation Professionnel • Tracer une droite horizontale, partant du temps pour lequel le plus grand nombre d’observations a été relevé, jusqu’à jonction avec l’oblique déjà tracée • Le point d’intersection, donne, en suivant la ligne horizontale vers la gauche, le temps T de la phase. • Le point d’intersection, donne, en suivant la ligne verticale vers le haut, l’allure moyenne du temps T. Fréq TempsAll 60 65 70 75 80 85 90 III 12 I I I I 13 I IIIII 14 I IIII IIIIII 15 II IIII IIIII 16 III II T=15 A=65 T0=9.75 c) La méthode LOGARITHMIQUE Le graphique comporte 2 échelles. Une échelle de temps (colonne de gauche). Une échelle des allures (colonnes du haut). Au bas de la feuille figure une oblique, c’est l ‘axe de référence, tracé à 45. • Adapter à chaque cas, l’échelle des temps, aux valeurs relevées ; Il suffit pour cela de multiplier les nombres figurant sur le graphique. Ainsi 1.3 peut devenir 13 ou 130 etc… • Porter, pour chaque allure et temps relevé un petit trait vertical situé au point d’intersection de l’abscisse JA et de l’ordonné T. M. LITIM Nasr 12
  13. 13. COURS CONFECTION Formation Professionnel • Lorsqu’il existe plusieurs couples de JA et temps identiques. On les représente par autant de petit traits, repartis de chaque coté du point d’intersection • Tracer l’enveloppe des traits. Pour des conditions de chronométrage idéales on obtiendra une forme elliptique allongée. • Tracer l’axe de cette ellipse. • Il doit en principe, séparer les points en 2 parties égales, tout en respectant l’inclinaison générale de l’ellipse. • Dans un relevé parfait, l’axe de l’ellipse doit être parallèle à l’axe de référence. • Tracer un trait devant un temps, autant de fois qu’il figure sur sa ligne correspondante. • Choisir le temps qui a le plus de fréquences. • Tracer une droite en partant du temps choisi, dirigée vers l’axe de l’ellipse. • Le point d’intersection donne, en abscisse l’allure, en ordonnée le temps. • Tracer une droite partant de l’allure 100, dirigée vers l’axe de l’ellipse. • Le point d’intersection donne en abscisse l’allure 100, en ordonnée le temps To. LE COEFFICIENT DE PERFORMANCE M. LITIM Nasr 13
  14. 14. COURS CONFECTION Formation Professionnel Le travail d’un exécutant peut être apprécié selon cinq critères différents : Adaptation au mode opératoire (AMO) Il y a bonification de 3, si l’ouvrière peut masquer des gestes sans affecter la qualité demandée. Par contre, si l’ouvrière semble hésiter plus ou moins, il y a pénalisation de 1 ou 2 points selon le cas, maintenant si les gestes sont conformes au mode opératoire prévu il n’y a pas de bonification, le coefficient pour ce critère est 0. Adaptation au matériel du poste (AM) Dans ce critère, il n’y a aucune bonification prévue, car il est normal qu’une ouvrière connaisse le matériel qu’elle utilise. Par contre, une adaptation insuffisante sera pénalisée de 1 ou 2 points car cela nuit à la performance du poste. La qualité ( Q) On considère comme normale que l’ouvrière fait son travail avec qualité, donc il n’y a pas de bonification prévue, mais si l’ouvrière n’est pas à l’aise dans son travail en faisant plusieurs ajustements, elle sera pénalisée de 1 ou 2 points. Le rythme de travail (RT) C’est un critère très important, on conçoit une progression de 6 degrés allant de faible ( -22 ) à remarquable ( +33 ). Pour fixer le rythme de travail, il faut bien connaître le travail à effectuer et des difficultés qu’il présente. La stabilité ( S) C’est un pourcentage de variation des temps qu’on applique à chaque élément mesurable. Chaque pourcentage correspond ainsi à un degré de stabilité, enfin on calcule la stabilité moyenne. Tableau du coefficient de performance M. LITIM Nasr 14
  15. 15. COURS CONFECTION Formation Professionnel TABLEAU DES COEFFICIENTS MAJORATEURS TYPE DE MACHINE TYPE DE POINTS NOMBRE D’AIGUILLE COEFFIENTS Travail humain coefficient M. LITIM Nasr 15 ADAPTATION AU MODE OPPERATOIRE ADAPTATI ON AU MATERIEL QUALITE RYTHME DE TRAVAIL STABILITE REMARQUABL E Masque Des Gestes + 3 A D A P T E 0 C O N F O R M E 0 Ne pas être soutenu longtemps 33 0 à 12% 4 EXCELLENTE CONFORM E 0 0 Très rapide 22 13 à 24% 4 BONNE 0 Rapide 11 25à 36% 2 MOYENNE 0 Normal 0 37 à 48% 0 INSUFFISANTE Parfois Maladroite et Hésitante -1 Parfois Hésitan te -1 Parfois Avec Difficult é -1 Un peu lente -11 49 à 60% -1 FIABLE Souvent Maladroite et Hésitante -2 Hésitan te -2 Souvent avec Difficult é -2 Lente -22 61 à 72% -2
  16. 16. COURS CONFECTION Formation Professionnel Travauxmanuels MACHINE PLATE Navette Chaînette 1fil 2fil 3fil 4fil 4fil 1 2 3 4 1 1 2 3 2 1.20 1.23 1.28 1.33 1.13 1.14 1.16 1.18 1.17 Manipulation 1.10 MACHINE PLATE ZIG- ZIG Navette 1 2 1.19 1.25 dégagement 1.10 contrôles 1.10 surjeteuse Chaînette 1 fil 2 fils 3 fils 4 fils 5 fils 1 1 1 2 2 1.13 1.14 1.15 1.17 1.18 préparations 1.12 Machine à bras déporté Chaînette 2 fils 3 fils 4 fils 6 fils Navette 2 3 2 3 2 1.18 1.19 1.20 1.21 1.26 présentations 1.12 Machine à point d’arrêt 1 fil ch Navette 1 1 1.11 1.14 Complément opération 1.13 Machine à poser les boutons 1 fil ch Navette 1 1 1.11 1.16 Machine à boutonnière 1 fil ch Navette 1 1 1.12 1.17 Machine boutonnière drap 2 fils 1 1.14 Presse machine Presse machine commandée pédale 1.15 1.18 Coupe ciseau électrique Coupe scie à ruban Matelassage chariot plieur 1.16 1.16 1.14 LES STANDARDS DE TEMPS ET DE MOUVEMENTS I. Définition M. LITIM Nasr 16
  17. 17. COURS CONFECTION Formation Professionnel Les standards de temps, à la différence du chronométrage, permettent des études de temps par pure synthèse, sans que soit matériellement exécuté le travail. Ces méthodes reposent essentiellement sur la décomposition de la quasi-totalité des activités physiques de l’homme en une succession de mouvements fondamentaux à chacun desquels correspond un temps d’exécution standard, à l’allure normale 100. Chaque méthode de chiffrage par standard, comporte une logique de décomposition du travail à réaliser qui se traduit par : Un langage (atteindre…). Une symbolisation de chaque action associée au vocabulaire (R, m.). Des paramètres, sources de variation des temps (distance, poids.). Les standards de temps se présentent sous forme de tables d temps. Ces tables ont été obtenues, par dépouillement statistique d’un grand nombre d’enregistrement. Note : Les symboles des mouvements sont appelés « stèmes ». II. Unité de temps Les temps sont exprimés en cent millième d’heure, symbole : cmh ou T.M.U = Time Measuremnt Unit. 1 cmh = 0.00001 h= 0.0006 mn= 0.036 s. III. Objectifs Essentiellement simplifier les méthodes de mesure du travail : Supprimer le chronométrage. Supprimer le calcul « temps référence ». Estimer Facilement les temps. Internationaliser le vocabulaire technique des mouvements. Eliminer toute contestation : automatisme des résultats. Déterminer facilement des temps très courts. Décomposer les éléments simples fondamentaux. Prédéterminer le temps de référence. IV. Les différentes méthodes M. LITIM Nasr 17
  18. 18. COURS CONFECTION Formation Professionnel Analyse des temps et mouvements (M.T.A) 1924. Mouvements du corps (M.C) 1938. Standards de temps et de mouvements (S.T.M) 1938. System Work factor (Q.S.K) 1938. Mesure des temps et des mouvements (M.T.M) 1948. Mesure des temps et des mouvements de base (B.M.T) 1950. Temps dimensionnels et mouvements (D.M.T) 1951. Temps prédéterminés de travail humain 1952. Eléments standards analytiques de piquage (E.S.A.P) Le M.T.M I. Introduction M. LITIM Nasr 18
  19. 19. COURS CONFECTION Formation Professionnel Le M.T.M (Méthode Time Measurement), Tous les mouvements élémentaires nomenclatures, sont définis par leur but : Atteindre, Mouvoir,…..etc. A chacun de ces mouvements est assigné un temps Standard prédéterminé. Ces gestes sont répartis en trois groupes : Mouvements des membres supérieurs (atteindre, mouvoir….). Mouvements des deux yeux (examiner, déplacer le regard). Mouvements de corps (Mouvement du pied, de la jambe…) La première méthode MTM a été nommée M.T.M 1. L’analyse en MTM1 étant un exercice qui prend beaucoup de temps, une deuxième génération de temps prédéterminés appelée MTM2 a vu le jour. Cette méthode a pour but de faciliter l’analyse grâce à un regroupement des gestes élémentaires du MTM1 donnant des éléments MTM2. Ces deux dernières méthodes sont universelles, applicables dans toutes les industries. Ces systèmes ont généré des méthodes professionnelles comme les ESAP et le GSD. Le GSD a été construit à partir des mouvements fondamentaux du MTM2. II. MTM 1 1. Mouvements des membres supérieurs Mouvement Symbole Description Atteindre (Reach) R Elément de base lorsque le but prédominant du mouvement est de déplacer la main ou les doigts. Mouvoir (Move) M Mouvoir est un élément de base effectué par les doigts ou la main, lorsque le but prédominant du mouvement de déplacer un objet. Tourner (Turn) T Tourner est l’élément de base réalisé par une rotation de la main vide ou chargée du poignet ou de l’avant-bras, autour de l’axe de l’avant –bras. Le temps d’exécution dépend de variables : L’angle de rotation L’effort Mouvement de manivelle (Crank) C C’est l’élément de base réalisé lorsque la main décrit une trajectoire circulaire. Appliquer pression (Apply pressure) AP Elément de base mettant en action une force musculaire pour vaincre une résistance : empêcher le mouvement d’un objet. Obliger l’objet à subir un mouvement. Assurer le contrôle de l’objet. Saisir G Elément de base réalisé par les doigts et la main ou les doigts seuls M. LITIM Nasr 19
  20. 20. COURS CONFECTION Formation Professionnel (Grasp) pour assurer un contrôle partiel ou total d’un ou plusieurs objets de façon que les autres éléments de base puissent d’effectuer. Lacher (Release) RL Elément de base utilisé lorsque les doigts ou la main abandonnent le contrôle d’un objet. Positionner (Position) P Elément de base utilisé pour aligner, orienter et engager un objet avec un autre objet. Désengager (Disengage) D Mouvement manuel de base réalisé pour rompre le contact entre deux ou plusieurs objets. 2. Mouvements des deux yeux Mouvement Symbole Description Déplacer le regard (Eye travel) ET Mouvement des yeux pour porter le regard d’un point à un autre. Le temps pour un déplacer le regard n’est accordé que lorsque celui-ci est réalisé pendant un arrêt complet des autres mouvements. Examiner (Eye focus) EF Action de base exécutée par les yeux qui se fixent sur un point, pour déterminer certaines caractéristiques d’un objet, situé dans une zone normale de la vision (surface de 10 cm de diamètre environ examinée à 40 cm des yeux). 3. Les mouvements du corps et de membres inférieurs Mouvement Symbole Description Mouvements du pied (Foot motion) FM C’est un mouvement du pied développé autour de l’axe de la cheville, effectué le plus souvent dans le plan vertical. Déplacer la jambe ( Leg motion) LM Elément de base utilisé pour déplacer le pied ou la jambe (ou les deux) dans une direction quelconque. Marche (Walk) W Cette action se rencontre dans les déplacements des personnes marche avant, marche arrière. M. LITIM Nasr 20
  21. 21. COURS CONFECTION Formation Professionnel Pas de cote (Side step) SS Mouvement effectué pour déplacer le corps sur le coté, d’une position à l’autre, voisine, sans faire tourner le corps. Il y a deux variables majeurs associées aux mouvements :« LA DISTANCE » et « LE CAS ». La carte MTM 1 comprend 350 valeurs de temps L’unité de temps TMU (Time Measurement Units) est le cmh. Une seconde=27.8 TMU ; Une minute=1 667 TMU ; Une heure = 100 000 TMU Exemple : Analyse MTM1 Opération : ourlet bas chemise ; Symbole : AS ; Machine Singer 251- 5 000 pts/minute Nbre pts/cm= 7 N° Opération Temps (TMU) 1 Prendre chemise (R40B+G1B) 19.1 2 Placer sur table (M40A+RL2) 15.8 3 Lacher (RL1) 2 4 Prendre bas chemise (R40B+G1B) 19.1 5 Fermer ourlet (R10B+G4B+P2SD+APB) 53.7 6 Ressaisir (G2+G2) 11.2 7 Placer en pied presseur (R30A+M2C) 11.5 8 ……………. 9 ………………. III. MTM2 L’analyse MTM1 est un exercice qui prend beaucoup de temps à être exécuté. Le MTM2 fournit un système plus facile et plus rapide d’emploi que le MTM1. La carte MTM2 comprend 39 valeurs de temps. Mouvements Codes Get- Prendre G Put- Placer P Apply pressure- Appliquer pression A Regrasp-Ressaisir R Eye action-Action des yeux E Cranck- Mouvement de manivelle C Step – Marcher S Foot Motion- Mouvement du pied ou de la jambe F Bend and arise- S’incliner et se relever B M. LITIM Nasr 21
  22. 22. COURS CONFECTION Formation Professionnel GA GB GC PA PB PC 05 cm 3 7 14 3 10 21 615 cm 6 10 19 6 15 26 1630 cm 9 14 23 11 19 30 3145 cm 13 18 27 15 24 36 4680 cm 17 23 32 20 30 41 A R E C S F B 14 6 7 15 18 9 61 0 1kg 12kg 23kg 34 kg GW 0 0 3 4 *** Plus de 2 kg : 1TMU / 1 kg 0 2kg 25kg 510kg PW 0 1 2 *** Plus de 2 kg : 1TMU / 5 kg Exemple : Prendre et placer Boite (Analyse MTM 2) N° Mouvements Symbole Temps (TMU) 1 Faire 1 pas en avant S 18 2 Fixer la boite du regard E 7 3 Prendre la boite (main gauche) à 45 cm GB 18 Poids : 15 kg GW 15 4 Placer la boite (main gauche) à 45 cm PB 24 Poids :15 kg PW 3 7 Faire un pas en arrière S 18 Total 103 IV. Limite d’emploi des standards des temps Peu utilisables pour les travaux très pénibles, ou impliquant une participation mentale importante. M. LITIM Nasr 22
  23. 23. COURS CONFECTION Formation Professionnel Pour les travaux à cycles longs, l’analyse très fine et l’addition de trop nombreux stèmes conduiraient à une préparation trop laborieuse. Nécessité d’une formation professionnelle des stémistes. Ne permet pas de détecter les postes, cause d’un mauvais fonctionnement technologique (recours au chrono de diagnostic). Ne permet pas de mesurer le degré de stabilisation des postes (recours au chrono d’étude). LE GSD (General Sewing Data) I. Définition Le GSD est une technique pour l’analyse des méthodes et pour l’obtention des temps standards pour les ateliers de piquage. Le GSD fournit une analyse de méthodes et une technique de détermination de termes uniformes, précises et faciles à comprendre, conçues tout particulièrement pour la confection. Le GSD est adaptable à toutes sortes de situations et lieux de travail, et peut adapter la finesse de l’analyse au type de fabrication (petite ou grande série). II. Applications principales Rationalisation (normalisation) des méthodes.. Planning de production. Estimation des pris de revient. Obtention des temps standards. Equilibrage. Calcul d’investissement. III. Méthode Chaque élément est défini affecté d’un code et d’un temps en TMU. Les éléments principaux, au nombre de 25 sont répartis en 6 groupes. prises de pièce et ajustements. M. LITIM Nasr 23
  24. 24. COURS CONFECTION Formation Professionnel Ajustements des pièces. Préparation des pièces. Coupe de fils et autres emplois d’outils. Evacuation des pièces. Eléments de maniements de la machine. Les temps de piquage sont fournis en fonction de : La difficulté de la piqûre. La vitesse maximum de la machine. La longueur de la reprise. La précision de fin de couture. Le système défini comprend 36 codes classes en 7 catégories générales : Eléments Activités Code Nbre Principaux Prendre et superposer pièce M 6 Aligner et ajuster A 4 Former pièces F 3 Couper fils et autres emplois d’outils T 4 Evacuer pièce AS 2 Eléments de maniements de la machine M 6 Secondaires Prendre et placer G - P 11 TOTAL 36 IV. Construction du GSD MTM 1 MTM 2  G (Get) M. LITIM Nasr 24 Atteindre R Saisir G Lâcher RL Mouvoir M Positionner P Désengager D Tourner T Appliquer pression AP Mts de manivelle C Mts visuels ET-EF Mts du corps
  25. 25. COURS CONFECTION Formation Professionnel  G.S.D  P (Put) TEMPS TECHNOLOGIQUE (Tt) I. Définition Temps de travail dont la durée dépend uniquement des conditions techniques d’exécution. Exemple: machine à couture longue, machine à boutonnières. Le temps technologique a la formule suivante : CMGTVM cmPo pT mn Tr *** 0006.0* int 17 ++= 0.0006 : Facteur de conversion des minutes en TMU. GT : correspond au guidage du travail. N : (Nul) couture droite : 0% (1.00). L : (Low) couture droite non visible : 10% (1.10). M : (Médium) guidage moyen, couture droite visible : 20% (1.20). H : (High ) couture courbée visible : 40% (1.40). CM : correspond à la longueur de piqûre. VM : c’est le facteur machine. Bas : vitesse variant de 2000 à 3000 trs/mn :1% (1.01). Moyen : vitesse variant de 3000 à 5000 trs/mn : 3 % (1.03). Haut : vitesse variant de 5000 à 7000 trs/mn : 8 % (1.08). Très haut : vitesse dépassant 7000 trs/mn : 10 % (1.10) P : C’est le facteur de tolérance de fin de couture : A : Tolérance d’arrêt > 1 cm p=0. B : Tolérance d’arrêt < 1 cm p=9. M. LITIM Nasr 25 R (Ressaisir) A ( Appliquer pression) C (Mts de manivelle) E (Action des yeux) S (marcher) F ( Pied- jambe) B (S’incliner / se lever)
  26. 26. COURS CONFECTION Formation Professionnel C : Tolérance d’arrêt < 0.5 cm p=20 II. Codification La codification d’un temps technologique tient compte de quatre critères : le premier critère est matérialisé par la lettre « S », qui indique l’action de piquer. Tous les codes de piquage commencent par cette lettre. Le deuxième critère : est la longueur piqué en cm. Le troisième critère indique le niveau d’attention requis pour guider le travail. La dernière partie du code ets une lettre qui indique le degré de précision de la fin de couture. Exp : S 40 L A S : Piquer - 40 : longueur de la piqure en cm – L : Attention basse – A : Précision de fin de piqure approximative. M. LITIM Nasr 26
  27. 27. COURS CONFECTION Formation Professionnel OBSERVATIONS INSTANTANEES I. Pourquoi fait-on des observations instantanées? Etant donné que l’atelier de confection confronte de maints problèmes, surtout au niveau de la discipline, laissant des conséquences néfastes sur la production tel que la baisse considérable du rendement, nous avons procédé à un diagnostic visant les éléments les plus influents et les plus graves. A travers les observations instantanées, nous avons diagnostiqué de l’état réel d’un groupe. II. Définition C’est une méthode de sondage permettant de déterminer la proportion des activités accomplies par une ouvrière. La méthode consiste à observer instantanément un poste : effectuer des observations discontinues et soudaines, fixées par le hasard afin de connaître le pourcentage des occupations (aléas, travail). III. Intérêt Puisque les ateliers présentent plusieurs problèmes, surtout au niveau de la discipline, laissant des conséquences néfastes sur la production tel que la baisse considérable de rendement et la manque d’alimentation d’atelier de confection. On procède à l’utilisation de la méthode des observations à la réalisation d’un diagnostic de l’état réel visant les éléments les plus influents et les plus graves. Le but de l’analyse est de Connaître le pourcentage des occupations (aléas, travail) M. LITIM Nasr 27
  28. 28. COURS CONFECTION Formation Professionnel IV. Exemple Symboles des éléments analysés : Symbole Occupations W Travail BV Bavardage AL2 Attente entre poste AL1 Attente alimentation ABS Absence au poste V Vérification D Déplacement P Panne machine DTC Discussion technique avec collègue DTF Discussion technique avec monitrice E1 Evacuation E2 Enregistrement BH Besoin humain C Correction R Rien M. LITIM Nasr 28
  29. 29. COURS CONFECTION Formation Professionnel Tableau des occupations Date Obs 02 03 04 05 06 07 09 10 11 12 13 14 16 17 18 19 20 21 23 24 Total W 236 240 250 262 249 259 250 261 247 241 266 250 263 266 237 260 263 260 249 257 5066 BV 105 80 73 75 76 76 76 80 74 74 67 84 75 72 77 73 70 42 24 41 1414 AL1 5 10 10 10 16 12 13 16 10 9 11 10 10 12 14 12 8 7 20 18 233 AL2 31 34 29 40 39 35 34 41 38 36 30 38 29 35 26 34 34 33 64 50 730 ABS 1 1 0 1 5 8 E2 3 3 2 2 5 7 3 4 2 2 3 2 4 42 V 7 10 2 2 3 2 5 7 10 4 9 4 2 4 71 DTF 4 2 1 1 2 4 2 1 4 21 DTC 2 1 2 0 1 3 9 D 0 4 3 0 2 5 4 18 BH 0 0 0 0 0 R 0 6 0 0 2 8 E1 4 7 5 6 7 10 14 14 8 9 9 2 8 8 8 6 4 129 T Aléas 162 158 125 136 143 135 139 158 142 151 135 143 126 125 130 125 99 118 113 2683 TOTAL 398 398 375 398 392 394 389 419 389 392 401 393 389 391 367 385 359 359 367 370 7749 M. LITIM Nasr 29
  30. 30. COURS CONFECTION Formation Professionnel Tableau de calcul des pourcentages des occupations Obs % des occupations % des aléas /somme des aléas W 65.37 BV 18.25 52.7 AL1 3 8.68 AL2 9.42 27.20 ABS 0.1 0.29 E2 0.54 1.56 V 0.91 2.64 DTF 0.27 0.78 DTC 0.11 0.33 D 0.23 0.67 BH 0 0 R 0.10 0.29 E1 1.664 4.8 G R A P H I Q U E D E S % D E S O C C U P A T I O N S 0 1 0 0 O C C U P A T I O N S S é r i e 1 G R A P H I Q U E D E S % D E S O C C U P A T I O N S 0 1 0 0 O C C U P A T I O N S S é r i e 1 G R A P H I Q U E D E S % D E S O C C U P A T I O N S 0 1 0 0 O C C U P A T I O N S S é r i e 1 G R A P H I Q U E D E S % D E S O C C U P A T I O N S 0 1 0 0 O C C U P A T I O N S S é r i e 1 G R A P H I Q U E D E S % D E S O C C U P A T I O N S 0 1 0 0 O C C U P A T I O N S S é r i e 1 GRAPHIQUEDES POURCENTAGES DES OCCUPATIONS 0 10 20 30 40 50 60 70 BH ABS R DTC D DTF E2 V E1 AL1 AL2 BV W OCCUPATIONS %OCCUPATIONS M. LITIM Nasr 30
  31. 31. Support de cours de formation Interprétation des observations instantanées Ces observations ont été prises durant 20 jours à des instants soudaines. Le tableau des occupations présente la somme journalière de chaque occupation ainsi que le total des aléas. Suivant le graphique des pourcentages des occupations : On remarque que le travail (W) possède un pourcentage de 65.37 % (65.37% = 7749 5066 ) Les aléas représentent le reste du pourcentage. Suivant le pourcentage des aléas : On remarque que le bavardage (BV)-52.7 %, l’attente inter postes (AL2)- 27.2% et attente alimentation (AL1) -8.68 % ont les pourcentages les plus importants. Analyse des observations instantanées par la méthode de Pareto Définition de Pareto : Le diagramme de Pareto nous permet de déterminer les éléments les plus ou moins influents sur un phénomène donné. Très souvent on utilise Pareto pour la simplification du circuit, l’amélioration de production et toutes sortes de travail, de contrôle et de suivi. On fait la classifications des éléments étudiés et on détermine les plus influents (ou les moins) pour pouvoir améliorer et intervenir sur le phénomène étudié. Les courbes de Pareto sont aussi appelées : Courbes 20-80 : les 20 % du nombre des éléments étudiés déterminent 80 % ou plus du phénomène. On trouve trois zones : zone A : jusqu’au 80 % zone B : à partir de la limite de A jusqu’au 95 % zone C : le reste Si la loi 20-80 n’est pas vérifié alors on procède par la méthode graphique : on relie les deux extrémités de la courbe et on mène la parallèle à celle –ci tangente à la courbe puis à partir du point (x) d’intersection entre la courbe et la droite on projette la perpendiculaire sur l’axe des abscisses : les éléments limités par cette droite constituent la zone A . On relie le point (x) avec le dernier point de la courbe menant sa parallèle tangente à la courbe, puis du point d’intersection (y) on projette la perpendiculaire sur l’axe des abscisses. Page 31
  32. 32. Support de cours de formation Les éléments limités par ces deux droites forment la zone B Le reste des éléments constituent la zone C. Analyse de dépouillement des aléas par le diagramme de Pareto Diagramme de Pareto : N° aléas nombre cumul % cumul 1 BV 1414 1414 52.7 2 Al2 730 2144 79.9 3 Al1 233 2377 88.59 4 E1 129 2506 93.40 5 V 71 2577 96.04 6 E2 42 2619 97.61 7 DTF 21 2640 98.39 8 D 18 2658 99.06 9 DTC 9 2667 99.40 10 ABS 8 2675 99.70 11 R 8 2683 100.00 12 BH 0 2683 100.00 DIAGRAMME DE PARETO 0 20 40 60 80 100 120 BV AL2 AL1 E1 V E2 DTF D DTC ABS R ALEAS %CUMUL Analyse des observations instantanées Les 2 premiers aléas représentent presque 20 % de la somme des aléas participent par 80 % de la somme des pourcentages des aléas donc la loi 20-80 est vérifiée. Puisque la loi est vérifiée on peut distinguer les 3 zones tel que : Page 32
  33. 33. Support de cours de formation zone A :80 % (BV ,AL2) zone B : 75 (AL1 ,E1,V) zone C : 5 % (E2, DTF , D, DTC , ABS ,R ,BH) (voir Diagramme de pareto) A partir de diagramme « pareto » on remarque bien l’influence de ces aléas sur la production et sur le déroulement de travail. Bavardage: (52.7 %) La tolérance des monitrices L’absence d’une technique d’occupation maximale des ouvrières (équilibrage). Les monitrices n’ont pas d’autorité nécessaire et efficace sur les ouvrières. Les ouvrières ne se sentent pas contrôlées. Attente inter poste: (27.2 %) Manque d’un système efficace d’équilibrage. Attente Alimentation : (8.68 %) Problèmes dans le déroulement du travail. Mauvaise distribution des charges entre les postes de travail ce qui produit des attentes improductives. Mode opératoire mal présente dans l’atelier. Application Page 33
  34. 34. Support de cours de formation 4 postes – 4 machines – 4 opératrices. 5 jours d’observations. 448 mn : temps journalier du travail effectif. 20 mn : temps journalière de pause. Cout MOD d’une opératrice : 40 F / h. 80 relevés chaque jour. Nbre d’O.I en 5 jours :……………. Moyenne pourcentage : W :………..% O :………% D :…………% P :…………%A :…………% Travail : W+O =……….% Irrégularités : P+D+A =………..% Page 34 W Travail Travail machine O Travail manuel D Irrégularités Attente P Panne A Absence de l’ouvrière Date Nbr_obs W O D P A % obs % obs % obs % obs % obs 02/05 80 22 …… 56 …… 1 …… 0 …… 1 100 03/05 80 27 …… 50 …… 1 …… 1 …… 1 100 04/05 80 26 …… 50 …… 1 …… 1 …… 2 100 05/05 80 25 …… 51 …… 2 …… 0 …… 2 100 06/05 80 27 …… 46 …… 2 …… 1 …… 4 100
  35. 35. Support de cours de formation Temps de travail de groupe en 5 jours :……………….mn. Temps d’une pièce = 2 mn Production travail effectif à 100 % = ……………… Production travail réelle (W +O ) %=………………… Coût MOD : ……………………. F Coût 1 pièce travail effectif 100% : ………………….F Coût 1 pièce travail réelle (W+O) % : …………………F Coût des irrégularités (D+P+A) : ………………….F Page 35
  36. 36. Support de cours de formation REFERENCES [1] : Précis d'organisation et gestion de la production ; L. Boyer, M. Poiree, E. Salin [2] : L’organisation du travail dans l’industries de l’habillement ; A . Lauriol [3] : Mesure de travail E.S.A.P – mémento de base ; CETIH [4] : Mesure de travail E.S.A.P – tables de temps CETIH [5] : Techniques de standards de temps MTM, ESAP et GSD -TH-TSTH ; Résumé théorique & Guide De Travaux Pratiques ; module n°:15 standards de temps; direction recherche et ingénierie de formation; royaume du maroc. Page 36

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