Education numérique
en accès libre
une révolution?
Une nouvelle manière d'apprendre qui
transforme l'enseignement supérieu...
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Introduction
Depuis quand l’Education est-elle devenue « Open »? C’est à dire en accès
libre?
Certains diront depuis tou...
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Le 30 Août 2012, Stanford University a annoncé la création d’un nouveau
poste : “Vice-Recteur pour l’apprentissage Onlin...
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d’universités comme Stanford, d’Harvard et du MIT ou, des universités du
Michigan et de Pennsylvanie qui leur ont emboît...
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différentes parties du monde, est un phénomène étudié et imaginé depuis
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En 1993 déjà, on parlait de ...
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La mosaïque a pris forme progressivement avec des hauts et des bas, pour
rencontrer la pleine reconnaissance du Web 2.0 ...
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Le vaste mouvement issu de la l’ouvre réalisée par le MIT reste varié. Il ne
manque pas d’initiatives fondées sur le tra...
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parcours pédagogiques, proposer des travaux à rendre en ligne, etc. Claroline
est utilisée non seulement dans les écoles...
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En 2006, l’Université virtuelle africaine, African Virtual University (AVU), a
publié 73 modules de ses programmes de fo...
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un taux d’acceptation de 100% pour des programmes d’éducation post / bac
http://www.umuc.edu
Concord Law School est une ...
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Supinfo. http://www.crossknowledge.com/fr_FR/elearning/solutions/par-
profil/education.html
(3) Sur son site, Action on...
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mesure. L’inconvénient, c’est qu’il a coûté l’équivalent de 600 000 euros et
la maintenance est équivalente à celle de ...
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avant d’adopter, il y a cinq ans, la solution d’origine australienne et libre de
droits, Moodle. La plateforme est hébe...
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personal de administración y servicios). UPM a enregistré plus de 100
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propre PC). Cette possibilité n’est offerte qu’aux étudiants de certains
diplômes (https://didattica.polito.it/lezioni ...
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Notepad de Yahoo et les a publié sur You Tube. Il s’est vu submergé
par une telle popularité qu’en 2009, il a quitté so...
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ou privée, et suivre leur impact sur le public (classe ou élève en
particulier) http://ed.ted.com/about .
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Les cours traditionnels en ligne prévoient des frais de scolarité (tuition
fees), accordent des crédits de validation d...
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La méthode de travail des MOOCs favorise l’apprentissage collaboratif à
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Contrairement aux modèles précédents de e-learning qui utilisent des
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fois ; puis, un test-quiz est lancé afin de voir si ceux qui suivent seront en
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“Comment peut-on transformer une méthodologie de masse en quelque
chose qui peut être perçu comme intime et personnel?”...
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online machine learning” ; les bases de données ont permis de relier aux
cours plus de 2 millions d’étudiants, 33 unive...
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payants comme le tutorat en complément d’un cours de base qui serait
gratuit; c’est la notion de service Premium. ”
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3- Vente de la plateforme d’apprentissage.
4- Mécénat: des entreprises ou des fondations pourraient subventionner
des c...
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à bas prix, pour les étudiants qui voient reconnue leur fréquentation des
cours en ligne. C’est une voie déjà entrepris...
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Mais le montant final dépendra de la somme que les universités seront
prêtes à faire payer pour l’obtention d’un certif...
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“Nous allons gagner de l’argent quand Coursera gagne de l’argent”, répond
Peter Lange, le président de l’Université Duk...
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L’aspect communautaire est beaucoup plus présent. Udemy est fondé par
l’entrepreneur d’origine turque Eren Bali, qui vi...
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Cela signifie que pour enseigner des cours Udacity il n’est pas nécessaire
d’avoir un doctorat. Alors que des universit...
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d’organiser des examens électroniques. Ainsi, Udacity offre la possibilité à
ses apprenants de passer gratuitement un e...
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réelle. Ils savent que de bonnes alternatives sont offertes, pas chères ou
presque gratuites” , répond de Sebastian Thr...
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EdX (Mit et Harvard)
EdX veut représenter l’élite absolue; et se présente comme une plateforme
intelligente et rigoureu...
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L’évaluation et le contrôle des devoirs sont réalisés moyennant un logiciel
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Une opinion
Paul LeBlanc, Président de Southern New Hampshire University, a construit
un grand programme national d’app...
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  1. 1. Education numérique en accès libre une révolution? Une nouvelle manière d'apprendre qui transforme l'enseignement supérieur, fondée sur les nouvelles technologies au service de l’innovation. Loredana Oliva, journaliste spécialiste en Education et Innovation Paris, 30/06/2013
  2. 2. 1 Introduction Depuis quand l’Education est-elle devenue « Open »? C’est à dire en accès libre? Certains diront depuis toujours. La transmission par tradition orale est aussi ancienne que l’humanité; au fil des ans les écoles sont devenues des lieux ouverts au public. Si nous regardons autour de nous, sous nos doigts qui frappent les touches de notre ordinateur, au plus léger input s’ouvre, dans le réseau, un océan de connaissances qui nous parait infini. Connaissance, éducation, instruction sont des mots très importants : le processus cognitif est une condition nécessaire à l’apprentissage. Mais faut- il pour autant qu’il passe toujours par le professeur - une présence humaine qui enseigne - ou peut-on aujourd’hui s’en passer, grâce à l’enseignement numérique ? Tout le monde peut-il apprendre assis devant son ordinateur, avec sa tablette ou son smart phone? Dans 20 ans, ou seulement 10 ans, les étudiants seront-ils inscrits en majorité aux Massive Open Online Courses? Il est vrai qu’il est possible de suivre une leçon de chez soi ou assis à une table d’un café en sirotant un verre. On peut passer les examens le soir, après le travail, assis sur son canapé. On peut se retrouver comme “camarades de cours” entre étudiants du monde entier. Pas de droits à payer, ou presque. C’est la toute dernière « frontière » de la formation universitaire : les « massive online open courses » (MOOC), cours online gratuits et ouverts à tous, dispensés par des universités de prestige, comme le MIT, Harvard, Stanford, Princeton et Washington University. Six institutions, parmi les dix premières universités au monde, ont enclenché ce que certains présentent comme une révolution de l’enseignement supérieur, pour répondre aux exigences du présent et de l’avenir avec de nouvelles méthodes d’enseignement et d’apprentissage fondées sur la technologie numérique. L’auteur de ces pages est d’avis qu’il s’agit d’une révolution qui va laisser des traces. Encore faudrait-il s’entendre sur ce qui est révolutionnaire dans les bouleversements en cours. Aujourd'hui l'éducation doit prendre en charge les changements et les transformations de la société. Pour cela il faut moderniser les systèmes d'organisation interne des universités et les remplacer par des solutions plus simples et utilisables, pour impliquer un nombre croissant de personnes sans oublier la qualité de l'enseignement. Quels sont les besoins actuels d'un établissement d'enseignement supérieur public ou privé? Une organisation doit être prête à évoluer dans le temps et être en mesure de produire des connaissances au moindre coût.
  3. 3. 2 Le 30 Août 2012, Stanford University a annoncé la création d’un nouveau poste : “Vice-Recteur pour l’apprentissage Online, VPOL - Vice Provost for Online Learning”. La célèbre université californienne propose de nouvelles méthodes d’enseignement et d’apprentissage à ses étudiants et aux étudiants du monde entier - en tenant compte des exigences et des possibilité offertes au 21ème siècle. L’existence d’un VPOL (Vice Provost for Online Learning), fait partie d’une initiative de grande envergure, “Stanford Online” qui marque, sinon la restructuration de l’université, en tout cas l’engagement qui garantit la souplesse pédagogique face aux transformations globales, économiques et sociales. Le président John Hennessy a souligné la double cible de l’apprentissage online: “Notre mission principale est celle d’enseigner aux étudiants de Stanford, mais aussi de répandre la connaissance en général, à travers les livres et les publications scientifiques. La technologie fournit des solutions soit pour améliorer les cours existants, soit pour diffuser tout le potentiel de notre enseignement en utilisant la technologie de manière créative ; nous sommes en mesure de mettre en valeur l’énorme talent pédagogique de notre campus et d’offrir de nouvelles occasions d’apprentissage à des millions de gens, aux États-Unis et dans le monde entier.” Au cours de l’année académique 2013 - 2014, Stanford Online se concentrera sur la mise en œuvre de nouvelles méthodes d’enseignement et d’apprentissage pour soutenir la production et la mise en ligne des nouveaux cours. Le Président John Hennessy a déclaré: “Notre université a longuement travaillé sur la formation en ligne et l’enthousiasme est à la hausse, ce qui est l’aspect fondamental qui mérite qu’on y prête une grande attention et que on y investisse. Le nouveau Bureau du Vice-Recteur pour la formation en ligne s’inscrit dans la tradition de Stanford : tenir une position de leadership dans l’innovation et dans l’expérimentation”. La réaction de Harvard et du MIT a été immédiate avec la création d’un projet commun, EdX. La modernisation de l’Education est aujourd’hui bien illustrée par les MOOCs, Massive Open Online Courses, modalités innovantes d’enseignement et d’apprentissage, développées grâce à la technologie numérique et popularisées en 2012 grâce aux initiatives “bulldozer” Pour faire face au changement, il est nécessaire que tous ceux qui diffusent la connaissance aient les outils appropriés pour permettre aux enfants, aux jeunes gens et aux adultes de se former pour accéder au travail de l'avenir L’existence d’un Vice – Recteurs pour l’e-learning à Stanford University est vue comme un symbole de leadership dans l’innovation pédagogique
  4. 4. 3 d’universités comme Stanford, d’Harvard et du MIT ou, des universités du Michigan et de Pennsylvanie qui leur ont emboîté le pas. Mais d’où viennent les MOOC? Rappelons quelques dates : Tableau: Chronologie de 1997 (Public Licence) al 2013 MOOC Model Courses Chronologie : les étapes de l’ Open Education 1997-2013 1997 Public License, communément désignée par l’acronyme GNU GPL http://opensource.org/licenses/gpl-license 2001 Creative Commons http://creativecommons.org/ 2002 Open Educational Resources (OER) UNESCO http://www.unesco.org/new/en/communication-and- information/access-to-knowledge/open-educational-resources 2002 MIT OCW Open Courses Ware http://ocw.mit.edu/index.htm 2004 OCW CONSORTIUM http://www.ocwconsortium.org/en/aboutus 2006 KHAN Academy http://www.khanacademy.org/ 2007 COMMUNITY College CONSORTIUM OER http://oerconsortium.org/about/ 2008 MOOC http://www.educause.edu/ero/article/mooc-model-challenging- traditional-education 2009 PEER -2- PEER University https://p2pu.org/en/ 2010 http://wikieducator.org/OER_university/Home OER UNIVERSITY OERu http://epic2020.org/online-courses/oer-university/ 2011 Stanford AI MOOC https://www.ai-class.com/ 2012 COURSERA, EDX, UDACITY On a parlé pour la première fois d “Open Educational Resources” (OER) en juillet 2002 lors d’un forum de l’Unesco où se rencontrèrent une vingtaine d’experts en Education des pays les plus industrialisés. Il semble que ce changement n’ait été une surprise pour personne. La transformation du message de la connaissance en une instruction ouverte qui enregistre les réactions des étudiants-utilisateurs installés dans Parmi les premiers « cours en ligne », ceux qui ont été mis au point par Murray Turoff et Starr Roxanne Hiltz dans les années 1970 et 1980 au New Jersey Institute of Technology, d’autres cours à l'Université de Guelph (Canada), la British Open University et les cours à distance en ligne de l'Université de Colombie- Britannique 2002 date clé pour l’Open Education: au Forum Unesco les experts en Education des Pays les plus développés annoncent qu’il y aura des ressources universelles pour que l’éducation soit accessible àtoute l’humanité
  5. 5. 4 différentes parties du monde, est un phénomène étudié et imaginé depuis quelques décennies. En 1993 déjà, on parlait de “On line Learning”, quand des étudiants recevaient les réponses à leurs examens par courrier électronique pendant les cours. On peut aussi citer les premières expériences de la State University of New York, ou les cours à distance de la British Open University, débattus et commentés par les étudiants dans les forums et les chats (1995). Une grande partie de ces expériences, qui ont passionné jeunes et adultes, a trouvé place sur les forums, les sites internet et très vite sur les réseaux sociaux. Les étudiants ont découvert la possibilité d’ajouter, d’imprégner de leur propre expérience, de transformer et de demander de l’aide à leurs amis. On s’est mis à parler d’une nouvelle façon d’apprendre ouverte aux pairs (Open Peer Review) pour comprendre en profondeur, pour aller plus loin et exercer la curiosité et l’analyse. L’Education est devenue Education 2.0. Soudain le glorieux E-learning (CBT, Computer Based Training) s’émancipait. Auparavant, on avait des ordinateurs qui moulinaient des données des différents logiciels et qui n’étaient pas modifiables et que étaient gravées sur CD – ROM. Désormais les cours étaient libérés de toutes les contraintes subsistantes. Tout cela ne s’est pas fait en un jour. Il a fallu parallèlement, la naissance d’un autre puissant mouvement, l’Open Source qui permet le copartage de programmes à travers les Public Licences (logiciels). Les auteurs eux-mêmes, ou les détenteurs de leurs droits, mais aussi les programmateurs indépendants, géographiquement distants, peuvent travailler au même projet, faire des modifications, collaborer, se coordonner en utilisant un langage souple et efficace (PHP). Ensuite, est apparu, le mouvement « Open content » s’inspirant de la philosophie de l’Open source (contenus ouverts) et concervant la libre disponibilité des contenus éditoriaux, comme les textes, les images, les vidéos et la musique. Cela a conduit aux Creative Commons. Les premiers logiciels open sources sont nés en 1991, mais la liste de base des licences open source est apparue seulement en 1998, avec l’Open Source Initiative. Un logiciel libre est souvent qualifié d’ «open source », car selon la définition de la FSF (Free Software Foundation), les licences compatibles open source englobent les licences libres. PHP est initialement prévu pour le développement de pages web dynamiques. Ce protocole permet de communiquer facilement avec une base de données. Il permet d'avoir rapidement une "visibilité" de son travail en le mettant en ligne, et d'avoir ainsi les commentaires et les suggestions des internautes.
  6. 6. 5 La mosaïque a pris forme progressivement avec des hauts et des bas, pour rencontrer la pleine reconnaissance du Web 2.0 avec l’arrivée des réseaux sociaux. Entre 2001 et 2005, et dans les années suivantes, le temps se dilate, et chaque mois devient un long cycle prolifique d’inventions et de découvertes. De nombreux réseaux sociaux naissent, de nouveaux outils, moteurs de recherche, bases de données apparaissent. Toute information est désormais on line, libre de toute contrainte d’accès et souvent gratuite. Les universités, les experts en Education des organisations internationales, les spécialistes de l’instruction informelle rêvent d’atteindre les enfants, les adolescents, les femmes au taux d’analphabétisme dramatique dans les endroits les plus reculés des slums et des favelas, et d’amener l’Education chez ces populations, grâce à l’enseignement numérique. Lors du forum Unesco de 2002 le mouvement de “Open Education Resources” fut donc lancé, les participants ayant exprimé le désir de “développer ensemble une ressource universelle pour l’éducation qui soit disponible pour l’humanité entière. En 2000, une ébauche avait été préparée et présentée au New York Times: c’était un avant-goût du projet OpenCourseWare lancé par le MIT en 2001. OCW compte, depuis 2007, plus de 1 800 cours répartis en 33 disciplines académiques. L’OCDE avait déjà abordé le sujet, mais c’est le MIT qui créé la véritable rupture. Il s’agit d’un énorme chantier : on étudie la méthodologie, mais on suit surtout ce qui se passe dans le réseau, sur les sites, sur les blogs, sur les SN et les forums. MIT’s OpenCourseWare L’initiative OCW du MIT a imprimé sa marque de qualité institutionnelle sur les matériels partagés. Le grand public profite d’un libre accès aux des ressources qui ne sont plus seulement le fruit du travail d’un simple professeur, mais deviennent les cours officiels d’une université d’élite ; en outre, ils sont encadrés par un cadre légal qui définit les modalités de modification et de réutilisation des matériels par la pratique, désormais validée, des License Creative Commons. Il existe de plus, des contenus qui peuvent être modifiés et traduits dans plusieurs langues. Il faut cependant bien comprendre que l’enjeu de l’enseignement numérique ne résulte pas seulement de la simple mise en ligne des contenus mais que la forme et le type de présentation effectués participent aussi pleinement à ce phénomène.
  7. 7. 6 Le vaste mouvement issu de la l’ouvre réalisée par le MIT reste varié. Il ne manque pas d’initiatives fondées sur le travail collaboratif d’un grand nombre de personnes (modèle Wikipedia), dont les contributions sont offertes par de vraies communautés. Mais le rôle des enseignants et celui des élèves restent souvent confus. Parmi les différentes expériences de ce genre, notons l’expérience de Peer 2 Peer University, http://p2pu.org/. On ajoutera qu’avant la naissance de la licence publique, et avant la grande vague provoquée par le MIT, certaines universités avaient commencé à mettre en ligne leurs ressources pédagogiques. Le Pennsylvania State World Campus, par exemple, proposait des diplômes on line; aujourd’hui il en offre plus de 50. Etant donné la grande quantité de contenus de qualité mis on line, de dispositif a fait l’objet d’une étude de cas réalisée par EDUCAUSE * “Penn State World Campus: Ensuring Success, Not Just Access”.( http://www.educause.edu/library/resources/case-study- 16-penn-state-world-campus-ensuring-success-not-just-access). Des diapositives, des documents, du matériel pédagogique habituellement déposés par des professeurs individuels, généralement de niveau universitaire, ont été mis à disposition en ligne dès la fin des années 1990 par des universités américaines pionnières du e-learning comme l’Université du Maryland, le University College ou Concord Law School. De plus, des plateformes publiques qui relient plusieurs initiatives existent depuis la fin des années 1990 : Merlot est une initiative de University of California née en 1997 et Claroline réunit dès 2001 le matériel et les cours on line d’universités d’Europe du Maroc, de l’Amérique Latine, du Canada et de l’Asie. MERLOT Fondé en 1997 par l’Université d’État de la Californie, MERLOT (ressource éducative multimédia pour l’apprentissage et l’enseignement en ligne) est une communauté en ligne regroupant chercheurs, professeurs et étudiants du monde entier qui échangent du matériel didactique et pédagogique. http://taste.merlot.org/ Claroline est une plate-forme Open Source, distribuée sous licence GPL, qui permet à des centaines d’institutions issues de plus de 100 pays de créer gratuitement des espaces de cours en ligne. Pour chaque cours, le formateur dispose d’une série d’outils lui permettant un ensemble d’actions, par exemple : rédiger une description du cours, créer des groupes de participants, élaborer des Des universités pionnières commencent à mettre on line des contenus académiques importants, comme Pennsylvania State World Campus, l’Université du Maryland et University College ou Concord Law School.
  8. 8. 7 parcours pédagogiques, proposer des travaux à rendre en ligne, etc. Claroline est utilisée non seulement dans les écoles et les universités, mais également dans les centres de formation, les associations et les entreprises http://www.claroline.net/?lang=en Suite à la démarche du MIT, une pléthore d’initiatives est mise en place Il reste que, comme le montrent des initiatives lancées depuis lors, OpenCourseWare du MIT a représenté le véritable tournant. China Open Resources for Education et OpenCourseWare in Japan se place derrière mais suivent de prêt OpenCourseWare du MIT. Open Course Ware Consortium, fondé en 2005 pour élargir et enrichir l’impact de tous les matériels “open course”, avait déjà en 2009plus de 200 institutions membres dans le monde entier. En 2003, Wikimedia Foundation est née de l’union de Wikipedia et Wiktionary dans le but de disséminer gratuitement culture et éducation au niveau mondiale. Wikipedia se place dans le top-ten des sites internet les plus visités depuis 2007. WikiEducator est ainsi devenu le network le plus important pour la promotion de Open Education Resources(OERs) et le projet Wikieducator’s Learning4Content, qui contient des logiciels (software) en mass-collaboration avec des contenus en libre accès, est le plus grand outil en ligne du monde dans la gamme“ wiki training project for education ”. A partir de 2009, le projet a rendu possible des workshops training pour 3 000 professeurs de 113 pays différents. En 2011-2012, d’éminents universitaires de University of Mumbai, ont lancé OER Portal avec des formations en économie et aux softs skills. Ce portail indien est accessible dans le monde entier. Parmi les autres réalisations majeures, citons l’initiative de formation gratuite de la Fondation Saylor: elle a pour objectif d’offrir 241 cours à partir de l’enseignement secondaire dans 13 domaines différents. La Fondation Saylor fait appel à des universitaires et à des experts ; elle organise des examens supervisés par des pairs de chaque cours pour en assurer la qualité. La Chine, le Japon, l’Inde et l’Afrique suivent l’exemple de Mit Open Course Ware, et en 2007 Wikipedia est déjà au top parmi les sites les plus visités.
  9. 9. 8 En 2006, l’Université virtuelle africaine, African Virtual University (AVU), a publié 73 modules de ses programmes de formation en tant que ressources éducatives en accès libre dans un but d’éducation universelle. En 2010, AVU a développé “OER Repository” qui a contribué à augmenter le nombre d’Africains qui utilisent, contextualisent, partagent et diffusent les contenus universitaires d’aujourd’hui et de demain. Ce portail en ligne comporte 219 modules de Mathématiques, Physique, Chimie, Biologie, ITC en science de l’éducation et a publié des cours de formation des enseignants professionnels. Les modules sont disponibles en trois langues différentes - anglais, français et portugais ce qui rend l’AVU la principale institution africaine dans la fourniture et l’utilisation des ressources éducatives libres http://oer.avu.org . Glanés sur la toile India - National Council Of Educational Research and Training a numérisé tous ses manuels du niveau 1 à 12. Les manuels sont disponibles gratuitement en ligne. http://www.ncert.nic.in/index.html US - Washington State’s Open Course Library Project, qui signifie matériel pour l’éducation post-baccalauréat – y compris manuels, programmes, activités de cours, lectures et évaluations – pour 81 cours post-bac. Jusqu’à présent, 42 cours ont été complétés et proposent aux étudiants, pour $30 par cours, une variété d’enseignements de grande qualité. (2008-10) Case Study EDUCASE http://www.educause.edu/library/resources/case-study-2-open-course-library- washington-state-colleges Jones International University ® est une université privée accréditée au niveau régional qui offre des diplômes en Education et en Business en ligne. Vers la moitié des années 1990, Jones Education Networks a mis au point le précurseur des cours télévisés de MOOC. http://www.jiu.edu/blog/first-moocs . Le secrétariat général est situé à Centennial, Colorado USA http://www.jiu.edu/ Rogers State University Online Claremore est une université publique mixte, située à Claremore, Oklahoma. Plus de 4 000 étudiants sont actuellement inscrits dans les programmes auprès de ses trois campus et dans les programmes d’enseignement à distance http://www.rsu.edu/rsuonline/index.asp University of Maryland University College (UMUC) a plus de 90 000 étudiants dans le monde entier; UMUC est une des plus grandes universités d’enseignement à distance, ouverte à des candidats hautement qualifies, avec College Open Textbooks est un blog animé par Washington State’s Open Course Library. Ce blog a été créé pour informer continuellement sur ce qui se passe dans le monde de Open Textbooks et des sujets connexes http://www.collegeopentextb ooks.org/blog/about/ .
  10. 10. 9 un taux d’acceptation de 100% pour des programmes d’éducation post / bac http://www.umuc.edu Concord Law School est une faculté de droit en ligne, privée, située à Los Angeles, Californie. Kaplan est une filial privée de The Washington Post Company. Son PDG est M. Andrew Rosen. En 2011, son revenu annuel s’élevait à $2,5 milliards. http://www.concord.kaplan.edu/ Knight Center for Journalism in the Americas The University of Texas at Austin est un pionnier de la formation en ligne en journalisme; ses cours ont presque toujours été organisés pour de petits groupes et réservés à des journalistes provenant d’Amérique Latine et des Caraïbes ; il a organisé un Massive Open Online Course qui a attiré plus de 2 000 étudiants de 109 pays http://knightcenter.utexas.edu/00-12544-students-knight-centers-first-mooc- point-growing-interest-infographics-around-world Tour d’horizon des plateformes d’E-Learning adoptées dans les écoles de commerce et d’ingénieurs Dans les Pays, où se trouvent les campus d’ESCP Europe, de nombreuses institutions académiques ont intégré les plateformes en ligne à leurs formations. France Plateformes de e-learning en France les plus répandues dans les Universités et les Grandes Ecoles Parmi les solutions commerciales concurrentes, on peut citer Blackboard (1) qui a racheté bon nombre d’autres éditeurs (comme WebCT). Crossknowledge (2) ou Action on line (3) sont présents dans les écoles de commerce avec des solutions de plateformes qui incluent incluant des supports de cours en middle management pour la première et en comptabilité, gestion, finance pour la seconde. (1) Parmi les grandes écoles utilisatrices, on peut citer Grenoble Ecole de management, Télécom Ecole de Management à Evry, Télécom Bretagne, Télécom SudParis, l’école des Mines, l’INSA de Lyon, l’UTT, l’INPT, l’INSEEC Bordeaux, l’ESCEM… (2) Sur son site, Crossknowledge affiche parmi ses clients français dans les grandes écoles : Grenoble Ecole de management, Euromed, ESCE, ESCP Europe; ESC Lille, Rouen, Troyes, ESG, ESSEC, HEC, IESEG, Les universités numériques régionales ou thématiques se mettent en place www.umversites- numeriques.fr Elles proposent différents services : ressources pédagogiques en ligne (cours, soutien, bibliographies). des espaces numériques permettant d'obtenir des informations administratives, de consulter son dossier personnel.
  11. 11. 10 Supinfo. http://www.crossknowledge.com/fr_FR/elearning/solutions/par- profil/education.html (3) Sur son site, Action on line, affiche parmi ses clients français dans les grandes écoles : ESC Clermont, Chambery, La Rochelle, Le Havre, Pau, Rennes, les écoles des Mines de Saint-Etienne, Douai, Paris, l’EDHEC, EM Lyon, l’ESCEM, l’ESDES, l’ESSEC, ISARA Lyon… Source: http://www.letudiant.fr/educpros/enquetes/plateforme-de-e-learning- les-choix-des-ecoles-de-commerce-et-dingenieurs.html Parmi les plus importantes en France, les Ecoles ont adopté des choix très différents pour leurs cours on line, open ou destinés seulement aux inscrits: plateforme libre, commerciale ou propriétaire et aux contenus propres ou intégrés. Deux exemples d’écoles en plateforme commerciale L’EDHEC: depuis 1999, elle utilise le modèle commercial Blackboard. Les professeurs ont longtemps travaillé avec l’intranet pédagogique, mais pour aller plus loin en proposant du contenu en ligne dans le MBA, ils travaillent entre deux sessions en présentiel de façon collaborative sur des cas. Le coût de la licence d’utilisation et de la maintenance est estimé entre 10 et 12 euros par étudiant et par an. Les Ecoles des mines ont fait le choix de l’accès libre en réseau. La plus précoce fut celle de Douai, qui a bénéficié des financements de sa tutelle, au titre de la GEV*2, la grande école virtuelle. Les premières ressources numériques datent de 2003 et ont d’abord été mises en ligne sur des sites web. Le choix d’une plateforme est venu après, en 2004-2005. Moodle est alors choisie par les écoles des mines avec des plateformes installées dans chacune d’elles et qui peuvent s’interconnecter. La licence et la maintenance coûtent entre 10 et 12 euros par étudiant et par an. Deux Ecoles avec leurs propres plateformes L’ EISTI, école d’ingénieurs en informatique installée à Cergy - Pontoise et Pau , a développé de A à Z sa propre plateforme de e-learning, Arel. Le choix de l’école s’est donc tourné vers les compétences techniques et pédagogiques en interne, en mettant y compris à contribution les étudiants à travers projets pédagogiques ou stages, pour construire un système sur- Blackboard Inc. est utilisé quotidiennement par plus de 20 millions de personnes. Les instruments de Blackboard permettent aux enseignants de décider si leur programme sera mixte ou totalement en ligne, synchrone ou asynchrone. Blackboard peut être utilisé pour Enseignement K-12, Enseignement Supérieur, Business et Collaboration avec le Gouvernement. www.blackboard.com/ Utilisé quotidiennement par plus de 20 millions de personnes, Moodle est un Open Source Course Management System. Téléchargeable gratuitement, il offre aussi bien la possibilité d’ apprentissage mixte que des plateformes pour les cours d’apprentissage en ligne. Le site web propose plusieurs tutoriels pour créer un programme ou devenir un étudiant Moodle. https://moodle.org
  12. 12. 11 mesure. L’inconvénient, c’est qu’il a coûté l’équivalent de 600 000 euros et la maintenance est équivalente à celle de Moodle. Avec 900 comptes étudiants et 50 comptes enseignants, Arel sert essentiellement d’armoire documentaire et de plateforme de communication pour échanger des devoirs. Supinfo, école d’informatique a choisi de développer en interne sa solution e-learning. Depuis la rentrée 2009, sa plateforme Campus Booster sert de support à des cours mixant des sessions en présentiel et des sessions en ligne pour l’ensemble des cinq années d’école. Une révolution pédagogique appelée “blended learning”. Supinfo affirme combiner une révolution technologique assurée par sa plateforme à la révolution pédagogique. La solution retenue devra permettre d’intégrer des contenus de partenaires, de faire un suivi complet de l’étudiant et de proposer des outils de travail collaboratif. Grenoble investit dans l’expérimentation L’école de management de Grenoble veut se distinguer en matière de nouvelles technologies en plaçant le “management de la technologie et de l’innovation “ au cœur de ses formations initiales. Elle teste depuis un an déjà les solutions collaboratives de SMART Technologies et a inauguré fin 2012, le premier point relais SMART pour l’enseignement supérieur en France. La salle, équipée par l’entreprise pour un montant d’environ 25 000 euros, servira de showroom aux écoles de l’académie de Grenoble et aux entreprises du bassin. Elle est équipée de trois TNI (tableaux numériques interactifs), d’une dalle interactive à stylet, d’un câble de lancement automatique et bientôt d’une imprimante 3D qui permettra de créer des objets. A l’ère des MOOCs et des réseaux sociaux, c’est aussi un moyen de développer l’enseignement à distance. Via ces outils, les professeurs auront également accès aux logiciels de réunion à distance et de création de ressources pédagogiques. (plus d’infos : http://www.letudiant.fr/educpros/enquetes/enseignement- superieur-cinq-pedagogies-pour-demain/grenoble-ecole-de-management- teste-la-salle-de-classe-du-futur.html) L’école s’est d’abord laissé séduire par des plateformes d’e-learning commerciales: IBM learning space, un de ses partenaires, puis Blackboard, A l’image de la réalité augmenté, on a récemment parlé d’ « Education Augmentée ». La réalité augmentée a en effet de nombreuses applications dans un grand nombre de domaines différents allant de la médecine au tourisme, en passant par l'industrie et de la publicité, etc. Dans le domaine de l'éducation, elle présente de nombreux avantages dans la salle de classe, car elle stimule l'apprentissage et motive les élèves à travailler et à interagir dans des environnements 3D. On peut citer quelques applications intéressantes disponibles sur http://www.freetech4teacher s.com/2013/02/5-uses-of- augmented-reality-in- education.html nous aimerions citer quelques applications intéressantes disponibles
  13. 13. 12 avant d’adopter, il y a cinq ans, la solution d’origine australienne et libre de droits, Moodle. La plateforme est hébergée sur ses serveurs et administrée techniquement et pédagogiquement par deux personnes, c’est en fait l’équivalent d’un ETP. A côté de la plateforme principale Moodle, qui accueille tous les cours en ligne, Grenoble utilise, comme bon nombre d’écoles de commerce, la solution commerciale des éditions ENI pour ses contenus intégrés sur la bureautique. Le coût estimé de cette prestation est de 20 000 euros par an, mais l’administration est gérée par un prestataire extérieur à l’école. Pour le développement de ses cours multimédia, de service l’école utilise e-doceo (http://www.e-doceo.net/) Espagne The Universidad Politécnica de Madrid (UPM) GATE Gabinete de Teleeducación L’UPM coordonne ses activités basées sur ICT via le “Gabinete de Teleeducación – GATE”, un département (créé en 1991) annexé à la Vice- Présidence des Nouvelles Technologies et des Services basés sur le Réseau (Vicerrectorado y Nuevas Tecnologías y Servicios en Red). GATE a pour fonctions principales: 1) Fournir un support aux enseignants désirant inclure ICT dans leurs processus d’enseignement, 2) Développer le campus virtuel de l’université en collaboration avec le service informatique, 3) Collaborer dans différents projets et initiatives concernant la formation à distance, 4) Développer des cours on-line pour les étudiants (cours en option), cours de formation permanente et cours de formation pour le personnel enseignant et administratif de l’université. Les cours sont effectués en utilisant quatre technologies principales: communication par vidéoconférence, vidéo en streaming, internet, vidéoconférence sur IP et internet en temps réel. Le VLE utilisé pour la formation en ligne est MOODLE. UPM a organisé près de 110 cours on-line, qui concernent l’aire des sujets universitaires en option (enseñanza reglada, cursos de libre elección), la formation permanente (formación continua) et la formation du personnel (PDI – personal docente investigador; PAS – Unimooc AEMprende, est le premier Mooc en espagnol créé par et pour les entrepreneurs. Ce cours vise à promouvoir l'esprit d'entreprise et le développement de l'économie numérique à travers les cas de réussite des entrepreneurs qui ont une réputation internationale. http://unimooc.com/landing/i ndex.html
  14. 14. 13 personal de administración y servicios). UPM a enregistré plus de 100 inscriptions par cours et déclaré 14 000 inscriptions au total quant aux cours on line fournis. Site web: http://www.upm.es/institucional/Docentes/e-EdU/Tele-educacion Italie Politecnico di Milano (Ecole Polytechnique de Milan) utilise une nouvelle plateforme intégrée avec tous les nouveaux outils du réseau 2.0 http://beep.metid.polimi.it La nouvelle plateforme s’appelle BeeP, ou “Be e-Poli”. Beep pousse dans le terrain du Web 2.0, de l’apprentissage constructiviste pour être une plateforme à caractère social et collaboratif. La structure BeeP est conçue de façon à permettre l’utilisation d’outils différents pour des cours différents; elle aura un système de calendrier, d’agenda et d’avis exportables avec des formats standard (iCal, RSS, etc.). Dès l’inscription l’utilisateur a accès aux ressources de l’université y compris aux réseaux sociaux (polimytube, twitter, facebook, ressources bibliothécaires, communautés transversales de School, de CCS ou d’Ateneo). En accédant à la page du cours, on a la possibilité de partager des documents (fichier et linkographies) et de communiquer aussi bien entre étudiants qu’avec un enseignant (forum, chat et classe virtuelle). Politecnico di Torino (Ecole Polytechnique de Turin) Poli@home,le Politecnico renouvelle les cours à distance. A partir de l’année universitaire 2010/2011, le Politecnico a totalement réorganisé son offre didactique “à distance”. Le modèle de formation à distance de l’école Polytechnique de Turin se fonde sur trois outils fondamentaux:  le Portail de la Didactique, qui permet aux étudiants d’effectuer on-line une grande partie des démarches administratives et d’avoir accès au matériel didactique fourni par les enseignants. Le portail est accessible à tous les étudiants du Politecnico.  le Cours On-line, c’est-à-dire le cours enregistré dans la salle de cours, par le professeur qui anime ce cours (ou les travaux pratiques) et qui est disponible sur le Portail (visible en streaming ou chargeable sur son L’Ecole Polytechnique de Turin a développé également une offre pour les entreprises qui peuvent ainsi concilier études et travail, éliminer les problèmes de transport, le temps de déplacement et trouver une aide pour les sujets d’étude les plus difficiles, grâce au support supplémentaire fourni par le service Poli@Home
  15. 15. 14 propre PC). Cette possibilité n’est offerte qu’aux étudiants de certains diplômes (https://didattica.polito.it/lezioni _online.html) sans frais supplémentaires.  Le service Poli@Home est la mise à la disposition des étudiants d’un tuteur on-line (qui fournit du matériel didactique, répond aux questions des étudiants, organise des vidéochat périodiques le soir) pour chacune des matières prévues par le plan d’études. Un service est disponible pour des étudiants-travailleurs (ou devant faire face à des problèmes pratiques pour suivre les cours, par exemple les personnes en situation de handicap) mais n’est proposé aux étudiants de deux formations seulement (ingénierie informatique et ingénierie mécanique). Pour les autres, des frais supplémentaires de 600 euros sont imputés. Ce dispositif est valable toute l’année et pour tous les cours prévus par le plan d’études. Les étudiants poli@home ne doivent se rendre au Politecnico que pour les examens (écrits/oraux), tandis que toutes les activités d’étude, (cours, travaux pratiques, consultation, démarches administratives) peuvent être effectués dans l’univers virtuel. A la fin du cursus universitaire, les étudiants obtiennent le même diplôme que les étudiants ayant suivi les cours « normalement ». On peut consulter le service Poli@Home sur le site est http://athome.polito.it A la recherche de contenus originaux et de formats attractifs Comment expliquer le passage du on-line, tel que nous l’avons décrit jusqu’ici aux MOOCs ? Un premier élément de réponse se trouve surement dansla recherche de nouveaux formats et contenus. Les plateformes et les supports se multiplient, mais l’aspect le plus important, est la capacité à mettre on line des contenus attractifs non standardisés. De fait : avec You Tube, ou d’autres supports, beaucoup de cours sont déjà on line. Mais ils présentent le professeur assis à son bureau, parlant de mécanique quantique, d’atomes d’hydrogène : cette formule ne fait plus recette. A l’inverse, Salman Khan, ingénieur américain originaire du Bangladesh, est devenu une star. Khan, multi-diplômé du MIT, a enregistré une série de tutoriel en vidéo en utilisant le Doodle Khan Accademy propose des exercices en ligne et tutorisés, des cartes des connaissances, des vidéos explicatives, des données statistiques relatives aux étudiants et à l'évolution de leurs apprentissages. Pour susciter la motivation, des badges sont distribués aux apprenants en fonction de leur degré de maîtrise. Le Politecnico de Milan a mis au point un service exprès pour des étudiants- travailleurs, ou avec des problèmes pour suivre les cours, comme les porteurs de handicap, pour tous les cours prévus par le plan d’études.
  16. 16. 15 Notepad de Yahoo et les a publié sur You Tube. Il s’est vu submergé par une telle popularité qu’en 2009, il a quitté son travail d’analyste pour un fond de pension chez Capital Wohl Management, pour se concentrer sur ses tutoriels, distribués désormais sous le label « Khan Academy ». Fort de son succès, il a étendu son objectif : “Providing high-quality”. Le site de l’organisation a recueilli plus de 3 300 vidéo-leçons de 10 minutes maximum chacune sur YouTube, et ce, dans de nombreuses disciplines, comme la physique, les mathématiques, la chimie, la biologie, l’astronomie, l’économie, l’histoire ou la finance. Kahn Academy a créé un langage spécifique pour l’on line learning, parmi les plus utilisés sur Internet encore aujourd’hui. Qui a déjà eu l’idée de réaliser un MOOC a forcément regardé les nombreuses et très intéressantes vidéos sur le canal Ted (You Tube). TED ED TED est maintenant la plus grande « agora » mondiale, sur laquelle tous ceux qui ont des idées intéressantes les exposent dans des vidéos à durée variable (souvent de 18/ 20 minutes). Les orateurs doivent savoir parler en public. En ce qui concerne les MOOCs, TED est reconnu commeune « salle d'entraînement » pour les enseignants. Les plateformes les plus connues attachent de l’importance à une vidéo postée sur Ted par un enseignant, ainsi qu’au nombre de vues et de téléchargements que son speech comptabilise. Pour l’enseignant, cela représente la garantie de pouvoir inclure dans son CV ses compétences en transmission des savoirs en ligne. Mais l'engagement de TED-Ed pour la diffusion de leçons intéressantes à partager n’est que l’une des extensions de la mission globale de TED qui est de propager de grandes idées. La vidéothèque TED-Ed s’est enrichie graduellement et on peut y trouver à présent des vidéos éducatives soigneusement réalisées, dont beaucoup sont le fruit de collaborations entre éducateurs talentueux et animateurs désignés par la plateforme TED-Ed. Cette plateforme permet également aux utilisateurs de prendre n'importe quelle vidéo pédagogique utile, et pas seulement de TED, et de créer facilement une leçon personnalisée autour de la vidéo. Les utilisateurs peuvent donner les leçons publique Les conférences de TED sont des capsules vidéos de 20 minutes maximum qui présentent une idée ou une action innovante dans le monde de la science, de la technologie, de l’humanitaire, du design. Chris Anderson, l’un des responsables de TED croit fermement que les vidéos peuvent accélérer la diffusion d’idées novatrices au sein d’un monde globalisé. Ces idées peuvent venir autant des pays développés que des pays “emergents” ou des pays pauvres. http://www."ted.com/
  17. 17. 16 ou privée, et suivre leur impact sur le public (classe ou élève en particulier) http://ed.ted.com/about . La méthode Computer - Supported Collaborative Learning (CSCL) Les cours et l’ensemble des matériels concernant l’Education, mis en ligne depuis le début des années 2000, ont été partagés et vivement débattus. La méthode du travail collaboratif permet un enrichissement progressif du processus d’apprentissage, grâce à l’open accès. Par exemple, à une question initiale posée dans un forum ou sur un site internet, étudiants, experts, ou simples curieux ajouteront régulièrement de nouvelles réponses. La diffusion de l’Education sur le web doit être dynamique, sans supprimer le travail des enseignants, mais en leur donnant une autre fonction. Le processus d’apprentissage doit s’enrichir de la créativité des utilisateurs, de leurs manières personnelles de débattre, de développer, et enfin de comprendre et d’acquérir les connaissances. On fait tout cela à travers l’apprentissage collaboratif par le biais de l’ordinateur et d’internet - Computer - Supported Collaborative Learning (CSCL) - une stratégie d’enseignement selon laquelle plusieurs sujets interagissent pour construire des connaissances par des réflexions et des discussions échangées en ligne. La coopération à distance dans un cadre professionnel fait de plus en plus l’objet de l’attention des informaticiens, des chercheurs en sciences sociales et des industriels. Les outils de coopération sont élaborés à partir de l’expérience théorique et technologique dans le cadre de Computer Supported Cooperative Work (CSCW); la méthode de travail collaboratif dans les entreprises est fondée sur le principe de l’utilisation des réseaux d’ordinateurs pour définir et augmenter l’interaction dans un groupe de travail. Le but est d’améliorer l’interaction entre pairs, le travail de groupe, de faciliter le copartage et la distribution des connaissances et des expériences. La méthode est prévue désormais dans l’activité didactique de plusieurs cours on line learning, dans les plateformes qui soutiennent les activités des universités, qui organisent leurs propres cours à distance pour les inscrits ou qui les mettent on line en forme libre et gratuite.
  18. 18. 17 Au cours des années 2000, l’habitude d’utiliser des sites web pour partager des contenus éducatifs s’est répandue à tous les niveaux : sites des écoles, blogs de classe, blogs collectifs ou individuels, blogs des enseignants et des étudiants sont disponibles en grande quantité. On observe une myriade d’initiatives personnelles dans la plupart des cas sans indications claires sur la possibilité de réutilisation des ressources. Les Mooc : un mouvement perturbateur ? Massive Open et On Line Courses, en un seul mot MOOC Les cours MOOCs existent déjà depuis plusieurs années sous forme de technologie pour réaliser les bases technologiques d’événements et d’apprentissage collaboratif. En 2013, les universités, les professeurs, les développeurs, les institutions publiques et privées sont devenus les protagonistes de cette innovation. L’épopée des MOOCs a commencé à partir d’un cours d’intelligence artificielle dispensé sur le site de Stanford en novembre 2011. Ce cours a attiré 160 000 étudiants alors que seulement 10 000 étudiants étaient attendus (plus de 15% ont terminé le cours avec succès). En revanche le MIT et Harvard ont réagi en créant EdX avec un capital de 60 M$. Anant Argarwal, dirigé par EdX, n’hésite pas lancer des déclarations prophétiques: “I believe we can work with a billion people around the world and change education in a fundamental way as it really hasn’t changed in 1 000 years », a-t-il déclaré , en décembre 2011, à l’occasion du lancement du MITx, l’initiative qui précédait Edx. Les universités d’élite deviennent partenaires des MOOCs, par exemple à travers Coursera, à un rythme impressionnant. Aujourd’hui les MOOCs proposent des cours signés par 33 des plus grands noms dans le domaine de l’enseignement supérieur comme par exemple Princeton, Brown, Columbia et Duke University. En septembre 2012, Google a lancé un MOOC Tools en ligne, et Stanford a présenté Class2Go avec des cours sur Introduction to Computer Networks, tenus par Nick McKeown et Philip Levis, de Stanford engineers . La construction d’un Mooc demande une équipe en mesure d’assurer les charges en lien avec la création des contenus pédagogiques en ligne, le bon déroulement des cours et la communication.
  19. 19. 18 Les cours traditionnels en ligne prévoient des frais de scolarité (tuition fees), accordent des crédits de validation de cours et limitent les inscriptions à quelques dizaines d’étudiants pour assurer l’interaction avec les instructeurs/professeurs. Dans le projet d’origine, les MOOCs sont généralement gratuits, n’accordent pas de crédits, sont ouverts à tous, et proposés en ligne et peuvent également être suivis massivement sans limitation de nombre. Par rapport aux cours en ligne ouverts, la dimension ‘M’ signifie que ces cours visent un grand nombre d’étudiants : plusieurs milliers voire des centaines de milliers d’étudiants. C’est un changement d’échelle par rapport aux systèmes de e-learning existants. L’apparition des MOOCs et leur vitesse de développement constituent probablement le fait marquant de l’année 2012 dans domaine de l’éducation en ligne. On espère que des cours en accès libre comme le MOOC pourront diffuser l’Education dans le monde, dans les coins les plus reculés de la planète, aider les gens à étendre les réseaux intellectuels et personnels. Les caractéristiques communes à tous les MOOCs MOOC est Open Un cours MOOC est mis en ligne avec une licence open source qui garantit l’utilisation totale ou partielle, la modification, la traduction, l’intégration avec d’autres cours, et l’insertion dans un parcours de formation plus général, ou un programme académique (c’est-à-dire offrant la possibilité de le créditer). MOOC est on line Sa mise en réseau permet aux étudiants l’accès à la richesse de l’information sur Internet, la promotion de la connectivité entre un étudiant et ses collègues, avec le tuteur, entre les communautés qui partagent une façon la pratique d’étudier d’une nouvelle manière. On a observé une certaine facilité d’interactivité synchrone, asynchrone ou mixte, en utilisant aussi bien des supports écrits, des titres, des graphiques, que des vidéos, des espaces de travail partagés, et des combinaisons de ces formes. Les cours Mooc sont bien différents l’un de l’autre : il y en a où l’interaction peut être presque inexistante ; d’autre où les enseignants eux-mêmes mettent au point des contenus interactifs ad hoc et motivent les étudiants à devenir des collaborateurs actifs.
  20. 20. 19 La méthode de travail des MOOCs favorise l’apprentissage collaboratif à travers des groupes de discussion en ligne et les réseaux sociaux, assure des évaluations automatisées précises et propose des ateliers en ligne. Le MOOC permet aux étudiants d’accéder aux cours des meilleurs enseignants, qui peuvent être employés par les universités ou qui produisent leurs propres cours. L’idée n’est pas de remplacer l’enseignant, mais de changer son rôle. En effet, l’enseignant devient un créateur de cours, qui doit être en mesure de développer ses capacités de diffusion du message. L’approche traditionnelle est inversée: on apprend à la maison avec des leçons en vidéo et les devoirs sont faits en classe virtuelle. On appelle cela flipped Teaching, un mélange de techniques d’enseignement classique et en ligne. Une méthode qui a été testée dans de véritables classes « traditionelles » : lorsque les élèves questionnent leur professeur en classe après avoir regardé la vidéo, l’enseignant doit être prêt à répondre aux questions des étudiants, pour les aider à comprendre et à appliquer des connaissances et des concepts, diagnostiquer et corriger les lacunes qui entravent les cours. La Ludification est également un des aspects majeurs dans l’organisation des MOOCs. En anglais « Gamification », c’est, d’après Wikipedia, le transfert des mécanismes du jeu dans d’autres domaines, en particulier des sites web, des situations d'apprentissage, des situations de travail ou des réseaux sociaux. La ludification a pour objet d’augmenter l’acceptabilité et l’usage de ces applications en s’appuyant sur la prédisposition humaine au jeu. (Pour aller plus loin on peut écouter l’explication de Sylvain Paley sur le site « La Gaîté Lyrique | Le lieu des cultures numériques » http://www.gaite- lyrique.net/gaitelive/c-est-quoi-la-gamification-definition-audio-par-sylvain- pale). Coursera propose parmi ses Gamification courses de l’University of Pennsylvania (Prof. Kevin Werbach), un cours sur l’intégration des mécanismes de jeu dans des environnements sérieux qui a été suivi par 81 000 étudiants. Pour les étudiants, le bénéfice engendré par la ludification se trouve dans l’accès aux outils puissants pour la modélisation et la simulation. Ils ont la possibilité d’entrer dans une réalité virtuelle de manière Les Serious Games, ou jeux sérieux, font partie du grand chapitre de le gamification. Il s’agit d’ un logiciel qui combine une intention « sérieuse » à but pédagogique, informatif, communicationnel, en lien avec le marketing, ou qui propose un entrainement, avec des ressorts ludiques. Dans le système éducatif, les Jeux sérieux sont utilisés à la fois dans les cours en présentiel et dans les cours à distance. Pour en savoir plus sur la ludification de l’Education, l’article sur OWNi est éclairant : http://owni.fr/2012/04/16/des- ecoles-game-over/
  21. 21. 20 dynamique. Les sciences naturelles et les sciences sociales peuvent ainsi être étudiées de manière très vivante grâce aux MOOCs. MOOC est un cours Le cours en MOOC partage certaines caractéristiques avec un cours traditionnel, comme par exemple un calendrier ou un emploi du temps avec les thèmes qui seront abordés chaque semaine, à la différence près qu’il est accessible à n’importe quel endroit et à n’importe quelle heure, avec la seule contrainte de pouvoir disposer d’un ordinateur personnel et d’une connexion Internet rapide. Le cours en MOOC est basé sur la participation des étudiants qui s’auto- organisent, sur la base de leurs objectifs d’apprentissage, des connaissances, des compétences acquises, et des intérêts communs. Il est en libre accès, n’a prévu aucune condition d’admission et ne prévoit pas de diplôme qui sanctionne la fin des études. Il propose en revanche des crédits de validation d’acquis, autour desquels s’élève actuellement un grand débat. Chaque élève est un collaborateur actif L’étudiant passe d’une situation passive de réception des informations, typique du modèle traditionnel, pour devenir un collaborateur actif, à la fois coproducteur et consommateur du savoir. C’est tout du moins ce qui avait été originellement prévu. L’étudiant a la possibilité de rechercher et de sélectionner des supports, vérifier les sources, offrir des informations, créer de nouveaux matériels à partager et participer avec ses propres actions et son point de vue à la création de nouvelles idées, à la construction des contenus et au développement des projets. En plus, il est en mesure de choisir des programmes d’études liés à ses intérêts et ses besoins, et d’étudier à son propre rythme d’apprentissage. Néanmoins dans la réalité les choses ne sont pas toujours aussi sophistiquées. Il est vrai que les cours MOOC sont bien différents les uns des autres; il y en existe où l’interaction est presque inexistante: l’enseignant explique sa matière en fixant l’objectif de la caméra et les étudiants font ensuite des devoirs que le professeur lira et corrigera, à la manière de l’ancien e- Les serious games sont intégrés dans les Mooc. Par exemple dans Coursera, une equipe de professeurs de Rice University a utilisé des jeux pour le cours « Interactive Programming with Python ». Le but était de mettre les participant en compétition sur les devoirs prévus demandés dans le programme https://www.coursera.org/#co urse/interactivepython
  22. 22. 21 learning. Dans d’autres MOOCs, ce sont les enseignants eux-mêmes qui mettent au point des contenus interactifs ad hoc et motivent les étudiants à devenir des collaborateurs actifs. Il est intéressant d’examiner plus avant les programmes Coursera pour la variété des instruments que le dispositif utilise. Dans les programmes de Coursera, par exemple, des groupes se forment au préalable sur Facebook. Les inscrits échangent des informations importantes sur la préparation, sur les textes et sur les links, sur le matériel à partager avant d’assister aux cours en ligne. “Introduction to Genetics and Evolution” de Coursera va commencer en 2014, mais il existe déjà un groupe sur Facebook. Ce cours est très attendu car, au cours des dernières éditions, l’American Council on Education (ACE) l’a reconnu officiellement. Un système de confrontation, de partage de notes, de dialogue avec l’enseignant est prévu dès le moment de l’inscription à un MOOC dans lequel se trouve également un outil très similaire à Facebbok qui permet aux inscrits d’échanger entre eux, de confronter les points de vues, de poser des questions, etc. Coursera et Udacity offrent en particulier aux apprenants un haut niveau d’interaction avec des forums de discussion en ligne. Certains étudiants EdX peuvent déjà communiquer entre eux via des échanges en ligne directs et ouverts, des questions de sondage et des vidéoconférences avec de petits groupes de discussion. Architectures et difficultés Architectures et différences: toute personne disposant d’une connexion Internet peut participer à un MOOC. La question que tout le monde se pose est la suivante : comment peut-on accompagner l’apprentissage d’un nombre aussi importants d’étudiants? Les spécialistes insistent sur l’importance fondamentale de l’architecture, l’organisation des cours, la présentation des contenus ainsi que le système d’interaction. Les camarades de cours peuvent s’aider mutuellement dans des groupes d’étude organisés dans leur ville ou dans les forums en ligne. Une interconnexion généralisée permet la collaboration ou tout au moins la discussion. Une collaboration sera d’autant plus fructueuse si chacune des personnes engagées produit elle-même de nouvelles ressources. Premières accréditations : à fin 2012, l’American Council on Education (ACE) a recommandé la reconnaissance officielle de cinq MOOCs proposés par Coursera. Il s’agit des cours de Pre-Calculus de l’ Université de Californie, Irvine; Introduction to Genetics and Evolution de Duke University; Bioelectricity- A Quantitative Approach from Duke University; Calculus. Single Variable de University of Pennsylvania. ; Algebra de University of California, Irvine.
  23. 23. 22 Contrairement aux modèles précédents de e-learning qui utilisent des supports écrits ou le simple enregistrement des cours en vidéo, le MOOC a été élaboré en prenant en compte les besoins des apprenants. Par exemple, en revenant au cours « Gamification », qui s’est déroulé d’août à octobre 2012, et qui sera proposé à nouveau en automne 2013, (https://www.coursera.org/#course/gamification), la formation s’est déclinée de la façon suivante : - Contenus de formation donnés sous forme de vidéos. Chaque semaine, 10 à 14 vidéos d’une dizaine de minutes correspondent à des chapitres. - Des évaluations hebdomadaires obligatoires sous forme de QCM. - Trois rédactions (« essays » de 500, 1 000 et 1 500 mots) qui permettent aux apprenants de mettre en pratique les connaissances acquises au travers d’étude de cas pratiques. - L’obligation d’atteindre un score de 80% sur l’ensemble des activités pour l’obtention du certificat. - Un forum de discussion (très utilisé) pour l’ensemble des participants au cours. - Un wiki. - Des réunions « Coursera » inter-cours qui sont librement mises en place localement par des participants. A propos de ce cours, un participant à remis son retour d’expérience sur le blog du site de la société suisse E-TEACH, spécialisée en produits et services de e-learning http://www.e-teach.ch . Julien Buecheler, product management en Informatique et software a développé a déclaré après avoir conclu son cours: « Les outils que Coursera met à disposition des enseignants permettent ainsi d’aller au-delà d’une simple vidéo d’un cours donné en salle. Il m’est d’ailleurs même arrivé de hocher la tête ou de répondre aux sourires du professeur Werbach, tant le dispositif peut donner l’impression d’interagir avec l’enseignant. Cette méthode de transmission de la connaissance est donc à mes yeux une belle réussite » Les producteurs des MOOCs ont compris l’avantage de la concision et se sont fondés sur les archives de Khan Academy avec ses vidéos pédagogiques concises et efficaces. La durée d’une vidéo varie de 8 à 12 minutes. Dans une première vidéo, des pauses sont prévues, jusqu’à deux Typologie des MOOCs : selon une définition de Downes et Siemens les xMOOCs sont basés sur la transmission de savoirs déjà existants ; les cMOOCs suivent l’approche connectiviste, qui place les apprenants au centre de la génération du savoir. Mais souvent les deux approches se mélangent.
  24. 24. 23 fois ; puis, un test-quiz est lancé afin de voir si ceux qui suivent seront en mesure de comprendre et d’écrire un premier code pour l’interaction. Le feedback est électronique. Les assistants d’enseignement peuvent surveiller les forums de discussion, et proposer des exercices ultérieurs et un examen final. Les difficultés Les étudiants ne sont pas suffisamment préparés pour suivre un cours qui prévoit un travail de niveau universitaire. Leur niveau d’application n’est pas constant. L’inscription est très facile, on suit la procédure d’enregistrement sur les réseaux sociaux, le premier moment consiste à trouver un nom utilisateur original, cinq minutes suffisent. Mais on découvre assez vite que ce dispositif ne convient plus à tout le monde, que l’on se place du côté de l’institution ou du côté des apprenants. Le taux de non-participation (ou d’abandon, lorsqu’un MOOC est distribué et crédité par une institution académique) est élevé. Cependant, l’appréciation des participants aux MOOCs reste élevée. Ceux qui ont suivi un cours sur les circuits et l’électronique par exemple, dirigé au printemps dernier par le professeur Agarwal, ont jugé positivement la qualité de cette formation: pour 63% d’entre eux, le cours était meilleur que le cours similaire tenu dans un campus, 36% l’ont trouvé de qualité équivalente, et seulement 1% l’ont trouvé moins bon. Ray Schroeder, directeur du Centre On Line Learning de l’University of Illinois estime que les trois éléments qui comptent le plus dans l’enseignement en ligne sont la qualité des matériels utilisés, l’implication de l’enseignant et l’interaction entre les élèves. Les deux premiers critères ne semblent pas être un problème - la plupart des professeurs concernés sont issus de l’élite universitaire et, jusqu’à présent, la plupart des MOOCs ont proposé des contenus didactiques d’un niveau élevé autour de sujets techniques tels que l’informatique et les mathématiques. La question la plus difficile consiste à réaliser une vraie connexion entre les instructeurs et le feedback donné par l’interaction et le travail collaboratif des étudiants. L’instructeur (tuteur - animateur) ne peut être disponible pour tout le monde car des dizaines de milliers d’étudiants fréquentent les cours. Les pourcentages d’abandon ou d’échec des MOOCs restent hauts. Une étude de Stanford's Learning Analytics Group démontre que le niveau de participation aux activités collaboratives augmente en même temps que le taux de succès et que plus il y a de “social” (forums, prise de notes, chat) autour du cours, moins les élèves abandonnent.
  25. 25. 24 “Comment peut-on transformer une méthodologie de masse en quelque chose qui peut être perçu comme intime et personnel?” se demande le professeur Schroeder. La caractéristique essentielle d’un MOOC réside dans la méthode de construction des connaissances. On peut désigner deux approches différentes. Tous les acquis de connaissance naissent principalement de l’interaction entre les participants au cours, entre les participants et les ressources mises à leur disposition, repérées ou produites par eux, entre les participants et les facilitateurs. Il s’agit là d’une conception de l’apprentissage centrée sur l’apprenant, ce dernier étant le principal responsable de ses apprentissages, de leur quantité, de leur forme, de leur utilisation. Une approche plus classique de l’apprentissage plus centrée sur le formateur (ce qui implique donc que le formateur ait sélectionné lui-même non seulement ce qu’il fallait apprendre, mais aussi la façon de le faire), beaucoup plus répandue dans le monde académique, est donc moins “MOOC-compatible”, du moins dans l’esprit “destructeur” originaire. La pratique des Moocs Coursera, Udacity et EdX, a beaucoup mélangé les deux approches selon la demande des étudiants. Une grande partie des étudiants européens demande des formateurs plus performants avec un rôle stratégique comme Teacher Bridging, par exemple. Parmi les difficultés, il y a la définition d’un modèle économique pas encore stabilisé : jusqu’à présent Udacity et Coursera ont profité de l’argent des investisseurs. EDX, pour citer une autre plateforme ayant le même objet, est en train de travailler avec les fonds des universités qui l’ont créée. Pour l’avenir on envisage l’intégration de bannières publicitaires sur les sites web. Quant à EDX on envisage de faire payer aux étudiants les diplômes officiels, tandis qu’actuellement la pratique consiste à délivrer seulement des certificats de fréquentation. Mais nous aborderons à nouveau ce sujet avec plus de détails plus loins dans le texte. Le premier « trois-mâts » des MOOCs : Coursera, Udacity et EdX Coursera est un “hub” pour l’apprentissage et le networking, selon les mots de son fondateur Andrew Ng, chercheur américain en informatique, professeur associé au Département de science informatique de l’université Stanford. Andrew Ng a développé sa première plateforme pour “Stanford’s A propos du tutorat en ligne : des communautés de tutorat en ligne se développent rapidement, avec par exemple Instaedu aux Etats- Unis ou même la start-up parisienne Learning Shelter. InstaEDU a été fondée en 2011 par trois entrepreneurs Alison Johnston, Dan Johnston, and Joey Shurtleff. Alison et son frère Dan s ont rencontré Joey alors que tous les trois étaient étudiants à l'Université de Stanford. Au printemps 2012, ils ont soulevé une levée de fonds de 1,1 million de dollars de financement, dirigé par by The Social+Capital Partnership. Site :http:// instaedu.com
  26. 26. 25 online machine learning” ; les bases de données ont permis de relier aux cours plus de 2 millions d’étudiants, 33 universités de haute gamme et 22 millions de dollars en financement d’entreprise. L’apprentissage est gratuit et offert par une liste impressionnante d’universités d’élite **. Certains cours ne nécessitent pas de qualifications de haut niveau comme par exemple le cours “Ecouter la World Music” de l’University of Pennsylvania qui veut élargir simplement la playlist de l’iPod. Coursera, agissant parmi les MOOCs, a ses propres caractéristiques et stratégies. “En fin de compte, toutes les décisions pédagogiques sont prises par les universités.” La plupart des offres est adaptée à partir des cours existants: un cours de Princeton University sur plateforme Coursera reste un cours de Princeton. En observant la façon d’enseigner, nous pouvons dire que le style est en définitive celui de Facebook: vous devez créer un profil, télécharger vos propres images, des outils sont prévus pour les étudiants qui veulent planifier « des rencontres » (meet-up) avec les courserians dans environ 1 400 villes dans le monde entier. Ces réunions peuvent être des groupes d’étude organisées par un individu ou par des sessions sociales et sont plus ou moins fréquentées. **Stanford, Université du Michigan, Princeton et Université de Pennsylvanie. Des partenaires supplémentaires: California Institute of Technology, Université Duke, Georgia Institute of Technology, Université Johns-Hopkins, Université Rice, Université de Californie à San Francisco, Université d’Édimbourg, Université de l’Illinois à Urbana-Champaign, Université de Washington, Université de Virginie, Université de Toronto, et l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne. Business Model Coursera finance ses activités par Venture Capital. En Avril 2012, Coursera a annoncé avoir reçu 16 millions de dollars de Venture Capital de la part de L. John Doerr et Kleiner, Perkins, Caufield & Byers et Scott Sandell de New Enterprise Associates. John Doerr, intervenant pour TED, qui fait partie du board « Council on Jobs and Competitiveness » du Président B.Obama, et qui est un des investisseurs internationaux les plus importants sur le marché numérique , a suggéré une autre possibilité : Les gens paieront pour des services premium. La solution peut être de mettre en place des services Learning Shelter : start-up incubée à la Blue Factory, de ESCP Europe a été fondée en juillet 2012 par Charles Lefèbvre du Preÿ et Alexandre Dana. Il s’agit d’un site de cours particulier à distance, un lieu de rencontres entre ceux qui ont des connaissances et ceux qui veulent apprendre. Les cours durent une heure et se font en visio- conférence. Les prix varient en fonction des professeurs. A l’été 2012, Learning Shelter a assuré une première levée de fonds de 25 000 euros auprès de trois business angels,. Depuis quelques mois, ils sont partis à la rencontre de fonds de capital-risque avec un tout premier objective d’un investissement de 300 000 euros Site : www.learningshelter.com
  27. 27. 26 payants comme le tutorat en complément d’un cours de base qui serait gratuit; c’est la notion de service Premium. ” Sur ce sujet il est intéressant de lire sur le Blog de EduPros.fr, le billet de Matthieu Cisel qui se demande : « Combien les tuteurs coûteraient-ils et comment partager les revenus? Quel prix fixer pour un MOOC de six semaines? 50 euros, 200 euros? Faut-il payer à la session ou à la copie corrigée? » (http://blog.educpros.fr/matthieu-cisel/2013/05/23/services- premium-pour-les-mooc-le-tutorat/) Actuellement, les revenus sont partagés entre les plateformes et les écoles qui reçoivent un faible pourcentage du chiffre d’affaires et 20% des bénéfices bruts. Coursera s’impose comme le leader actuel du groupe (Moocs) ; il essaie de maintenir son activité grâce aux revenus provenant de la concession de licences, aux coûts de la certification et aux coordonnées des étudiants fournies aux employeurs pour de futurs recrutements. Mais il n’est pas garanti qu’il maintienne sa position dans l’explosion du marché de l’éducation technologique. “Coursera” est actif depuis mars 2012, mais la société a déjà attiré les universités les plus réputées au monde, prêtes à offrir des cours gratuits sur la plateforme en ligne. Des institutions qui travaillent habituellement à des rythmes très lents, se hâtent pour trouver rapidement une place dans la nouvelle organisation Coursera. Mais qu’ont-elles signé? Si les cours sont gratuits, comment est- ce que Coursera – et les universités concernées peuvent- elles obtenir les fonds nécessaires au soutien de l’ensemble de l’opération? L’étape numéro 1 du contrat entre Coursera et les universités participantes, évoque une liste de possibilités : citons par exemple le contrat signé avec Michigan University, document obtenu par le Chronicle of Higher Education: 1- Certificat: les étudiants paient des frais d’université ; celle-ci émet un certificat de fin d’études, accomplissement que Coursera rend disponible dans un format reconnu. 2- Vendre les informations aux employeurs potentiels: avec l’autorisation de l’étudiant, Coursera finance l’accès à une base de données contenant les informations de réussite de l’étudiant qui est vendue aux entreprises. Le crowdfunding, qui consiste pour des personns privées à faire des dons volontaires, pourrait permettre de financer les MOOCs. C’est l’idée que leprofesseur Jim Groom a mis en place grâce au site Kickstarter : « a really crowd funding service ». Il a obtenue 3 000 dollars pour lancer son “technology lab” à l’Université de Mary Washington aux Etats-Unis. Kickstarter.com a permis également de trouver des fond nécessaires au financement d’autres initiatives dans l’Education : par exemple SmartHistory, un site web créé par deux historiens de l'art ; Punk Mathématiques: un livre d'histoires mathématiques.
  28. 28. 27 3- Vente de la plateforme d’apprentissage. 4- Mécénat: des entreprises ou des fondations pourraient subventionner des cours spécifiques. 5- Après une période d’essai gratuite, des frais de scolarités seraient appliqués pour avoir accès à l’ensemble du cours. 6- Examens sécurisés: Coursera propose via un centre d’examen, une vérification d’identité et de réussite aux examens. Sur la question du modèle économique, il n’est pas exclu que Coursera puisse avoir des entreprises-sponsors pour ses cours. Cela signifie que les étudiants qui participent à un cours gratuit à l’Université de Stanford pourraient être destinataires des bannières internet et autres messages promotionnels. Mais les universités ont la possibilité de s’opposer à l’idée de générer des revenus économiques pour chaque cours et peuvent refuser de participer à une politique de recherche de profits trop poussée. Coursera suit une approche populaire parmi les start-ups de la Silicon Valley: celle de construire rapidement et de penser à l’argent plus tard. Des “Ventures capitalists” - et deux universités - ont déjà investi plus de 22 millions de dollars. Les dirigeants de Coursera affirment être activement engagés dans seulement deux idées: une contribution monétaire modique des étudiants qui ont suivi les cours pour l’obtention d’un diplôme, et pour son rôle d’intermédiation entre les étudiants qui cherchent un emploi et les entreprises à la recherche de personnel qualifié. En ce moment, pour Coursera la source de revenus la plus prometteuse est le paiement des droits de licence provenant d’autres établissements d’enseignement qui souhaitent utiliser les “Coursera on line classes”. En effet d’autre institutions – universités ou entreprises – peuvent être intéressées pour participer à Coursera en tant que société productrice de « courses in a box ready-made ». Scott Sandell, (New Enterprise Associates) l’un des financeurs de Coursera affirme que faire du profit n’est actuellement pas le but fondamental, mais qu’il est essentiel de construire une mine de contenus de haute qualité pour attirer d’autres universités, prêtes à payer une licence pour leur utilisation. Cela convient à tout le monde, à la plateforme MOOC qui gagne de l’argent, aux universités qui peuvent offrir à leurs étudiants des cours de haut niveau Coursera propose aux étudiants qui ont suivi les cours des "certificats vérifiés" une fois le cours achevé avec succès. Ces certificats sont délivrés à la vente, entre 30 et 100 dollars dans la plupart des cas et comporte le nom de l'université qui a rédigé le cours . Malgré cela, ce certificat ne constitue pas un diplôme délivré par celle- ci. Le nom de l’université apposé sur le document témoigne seulement de la participation de l’Université à la production des cours.
  29. 29. 28 à bas prix, pour les étudiants qui voient reconnue leur fréquentation des cours en ligne. C’est une voie déjà entreprise par Antioch University de Los Angeles avec la labellisation des cours “Modern and Contemporary American Poetry” et “Greek and Roman Mythology”, tenus par des professeurs de l’université de Pennsylvania. “Je pense que ce modèle va se développer - explique Daphne Koller, l’un des fondateurs de Coursera - parce qu’il aide les universités à offrir à leurs étudiants une meilleure formation à un coût très raisonnable”. L’achat de licences sera l’un des revenus les plus probables pour l’avenir, cela varie selon les disciplines et le format du cours magistral retenu. Dans sticef.fr, site du laboratoire d'Informatique de l'Université du Maine, les chercheurs Matthieu Cisel et Eric Bruillard ont examiné la question : « Le véritable coût provient de la production des cours magistraux et des licences nécessaires pour l'utilisation des données. Le cours Introduction to Genetics and Evolution, a généré par exemple près de 40000 dollars pour l’obtention des licences ; Nature réclamant 900 euros par figure utilisée », affirment-ils. Le coût ne provient pas tant de la production des cours magistraux que des licences indispensables pour utiliser des outils à haute technologie qui sont nécessaires. L’achat de licences sera un revenu des plus rentables en particulier pour les disciplines comme l’économie ou la statistique qui comptent chaque année des centaines de milliers d’adhérents. Parmi les options de financement envisagées, une organisation comme Coursera pourrait identifier un cours on line, lui donner un packaging avec la marque MOOC Coursera et enfin le vendre à un coût inférieur au coût d’un cours donné sur le campus. Toutefois, à l’heure actuelle, moins de 10% des étudiants complètent un cours en ligne sans aide ; par conséquence, les experts estiment qu’il est important d’accompagner les élèves qui étudient on line avec un professeur de la faculté en tant qu’assistant. De nouvelles idées ont été envisagées à ce propos. Par exemple, il est prévu de payer 30 dollars voire 100 dollars, pour les certificats de fin d’études. Une autre société, Udacity, a commencé à faire payer les employeurs des réseaux d’entreprises et des réseaux sociaux pour la formation des élèves qui poursuivent des études d’ingénieurs en informatique ciblées sur les logiciels.
  30. 30. 29 Mais le montant final dépendra de la somme que les universités seront prêtes à faire payer pour l’obtention d’un certificat qui, selon les dirigeants Coursera, devrait être de l’ordre de quelques dizaines de dollars. Si les fonds n’arrivent pas? Les universités toucheront entre 6-15% du chiffre d’affaires, en fonction du temps de la mise à disposition des cours en ligne. Les établissements recevront également 20 % des bénéfices bruts, après comptabilisation des revenus et des dépenses précédemment payées. Cela signifie que l’entreprise obtient la plupart des profits des mouvements de caisse. Tendances Coursera, de son côté, va dans la même direction: l’organisation indique aux élèves que les cours universitaires suivis en ligne sont reconnus par les autres universités, évidemment après le paiement des frais. Actuellement, l’entreprise s’est adressée à des experts de l’American Council on Education (ACE) ** afin d’évaluer quels sont les cours proposés qui pourraient recevoir des crédits de validation des acquis. Pour ces cours et après paiement des frais, l’étudiant pourra passer un examen et obtenir un “ACE Credit transcript”, un certificat reconnu par 2 000 universités. Ce ne sont que quelques exemples de financement du système. D’autres méthodes sont également évaluées : le paiement des frais d’inscription pour participer aux forums de confrontation sur les sujets, l’achat de matériel d’étude supplémentaire, la possibilité d’accueillir des publicités sur les sites Web, la proposition d’une médiation professionnelle entre entreprises et étudiants, ou encore le paiement des certificats de fin des cours, dont on a déjà parlé. En outre, puisque que Coursera est affilié à Amazon, elle reçoit un pourcentage pour chaque étudiant qui achète sur Amazon des textes recommandés pour suivre leur cours en ligne. Malgré toutes ces tentatives, Scott Sandell, associé de New Enterprise Associates, qui finance Coursera affirme: “ A l’heure actuelle, la monétisation n’est pas le but le plus important de cette activité ”. Il ajoute : “Ce qui compte, c’est que Coursera doit accumuler rapidement un ensemble de contenus de grande qualité, qui pourrait être très intéressant pour les universités qui veulent s’en servir pour leur propre usage ( dans un master), contre paiement d’une licence. Nous investissons sur le très long terme et la période de gestation des meilleures entreprises dure au moins 10 ans”. EuroTech Universities est un réseau de 4 universités techniques: EPFL (École polytechnique fédérale de Lausanne), TU Munich, Danemark TU et TU Einthoven. Réunies dans l’initiative MOOCs for Continuing Education, elles cherchent à promouvoir les synergies entre les différentes universités partenaires et à créer une offre innovante de formation continue sous un même label d’excellence européenne Eurotech. Site http://www.eurotech- universities.org
  31. 31. 30 “Nous allons gagner de l’argent quand Coursera gagne de l’argent”, répond Peter Lange, le président de l’Université Duke, un partenaire de Coursera. “Je ne pense pas que cela prenne trop de temps. Nous ne voulons pas faire l’erreur d’offrir notre produit en ligne gratuitement sur une très longue période”. Gain aussi pour les enseignants? L’exemple d’Udemy Il semble que dans la course pour la mise en ligne les cours, personne n’ait abordé la question de savoir si les enseignants devaient avoir une compensation financière. La question a été posée par la Darden School of Business de l’Université de Virginie, qui a offert aux enseignants qui jouent un rôle actif dans les cours free et on line, la possibilité d’obtenir des royalties à long terme. Certaines universités ont augmenté leur offre en ligne, dans l’espoir d’attirer des étudiants du monde entier. Udemy, entreprise pionnière dans ce domaine, aide chaque professeur à mettre ses cours en ligne. Udemy permet à tous les experts de partager leurs savoirs en publiant des cours en ligne en quelques minutes, avec textes, vidéos, sons et PowerPoint. Cette plateforme de publication permet à n’importe quelle personne de proposer des leçons sur un domaine particulier, comme l’histoire, le webdesign ou la musique. Ce site propose de nombreux outils facilitant la création d’un cours. En effet, un expert pourra, selon ses préférences, créer une présentation PowerPoint, un enregistrement sonore, une vidéo en ligne ou rédiger des articles. Un cours peut être proposé gratuitement ou être payant, selon le choix de l’auteur. Intégrant une touche de réseau social, tous les utilisateurs peuvent être contactés pour obtenir des renseignements. Il est possible de commenter et de noter les intervenants pour partager leur retour d’expérience. Lorsqu’un internaute souhaite obtenir des informations sur un logiciel ou un instrument de musique, l’utilisation du moteur de recherche Google lui permet d’accéder à une masse d’informations très importantes, de qualités variables et de niveaux différents. De plus, les informations sont souvent partielles et ne permettent pas d’aborder réellement un sujet. Udemy répond à ce besoin en permettant d’apprendre réellement un sujet, grâce à de véritables cours structurés. En se positionnant comme un Blog de la connaissance, Udemy se positionne différemment par rapport à Wikipédia et aux autres sources d’informations similaires, qui proposent une réponse à une question précise. Udemy, vient de lancer Udemy for Organizations, une nouvelle plateforme que s’adresse aux entreprises afin qu’elles puissent offrir à leurs employés une formation continue adaptée à leur rythme et leur niveau. La plateforme met à disposition des entreprises sa bibliothèque contenant plus de 7 000 cours, dont 75% sont gratuits et couvrent des sujets variés. Les entreprises peuvent co- brander leur formation en insérant le logo de l’entreprise, et le contenu qui leur correspond. Site : https://www.udemy.com/orga nizations/
  32. 32. 31 L’aspect communautaire est beaucoup plus présent. Udemy est fondé par l’entrepreneur d’origine turque Eren Bali, qui vient de lever 12 millions de dollars. Arrivé il n’y a pas si longtemps avec son équipe de développeurs turcs à San Francisco, avec un passé dans la création d’entreprise et une expérience d’ingénieur, Eren Bali ne cesse de progresser depuis 2010. UDEMY https://udemy.com/ UDACITY Udacity est resté ancré dans le monde scientifique, car ses cours traitent les sujets présents dans l’acronyme “STEM” (sciences, technologie, ingénierie et mathématiques). En particulier les mathématiques appliquées et l’informatique. Les cours Udacity sont conçus et produits en interne ou en partenariat avec des sociétés comme Google et Microsoft. Udacity propose des cours de perfectionnement, d’apprentissage et de mise à jour tels que “Comment créer un blog” ou “Création d’un navigateur Web”. 25 cours sont actuellement disponibles (juin 2012) et sont triés par ordre de difficulté croissante. L’insertion en entreprise fait partie du package Udacity. “Les compétences enseignées dans l’informatique, même dans les universités d’élite, peuvent être très théoriques”, explique David Stavens, Président et directeur général Udacity. C’est un peu par hasard que Sebastian Thrun, professeur à Stanford, a décidé de diffuser en ligne un de ses cours. 58 000 personnes en ont bénéficié, soit quatre fois plus que tous les effectifs de Stanford réunis. Qu’à cela ne tienne : Sebastian Thrun a démissionné pour lancer Udacity, une université virtuelle accessible à tous. Lancée en janvier 2012, l’initiative espère attirer 500 000 étudiants. David Stavens affirme choisir ses propres enseignants non sur la base de leurs recherches universitaires, comme font la plupart des universités, mais pour leur façon d’enseigner. “Nous refusons 98% des professeurs qui veulent enseigner dans nos cours, dit-il. Un économiste parmi les plus célèbres au monde peut ne pas être le meilleur enseignant de sa propre matière”. Stavens prévoit le jour où les MOOCs détruiront le système par lequel les enseignants sont attirés, formés et rémunérés. Il imagine que la sélection sera fondée sur “la popularité”, comme pour les acteurs de la télévision ou du cinéma. Il ajoute que “Les étudiants souhaitent que les cours soient donnés par le meilleur professeur”. La Commission ‘européenne a lancé une initiative Academic Cube. Elle n’est pas centrée sur les Mooc, mais par contre a le mérite de proposer une vision systémique pour une adéquation entre marché de l’emploi et formation en ligne dans le domaine du numérique. Site: http://academy-cube.com/
  33. 33. 32 Cela signifie que pour enseigner des cours Udacity il n’est pas nécessaire d’avoir un doctorat. Alors que des universitaires traditionnels comme David Evans, de l’Université de Virginie donnent leurs cours, par exemple en “ Landmarks in Physics”, le même cours est enseigné par Andy Brown en première année de college, diplômé en 2009 au MIT avec un Bachelor en Science en Physique. “Nous pensons que les professeurs qui feront l’avenir de l’éducation sont des gens comme Andy Brown, qui enseignent d’une façon plus amusante” explique Stavens. Le cours de M. Brown est une version indie de “Bill Nye - The Science Guy”** tourné en Italie, aux Pays- Bas et en Angleterre (http://www.billnye.com), avec les remerciements au directeur de la photographie et aux cameramen dans le générique d’entrée. Udacity offre un service qui répond à une des difficultés propres à ce genre de plates-formes: la mobilisation de ressources financières permettant de maintenir les cours gratuits. Business model**: Udacity est financé par la société de “venture capital” Charles Ventures, River et pour un montant de 300 000 dollars avec l’argent de son fondateur Sebastian Thrun. En Octobre 2012, la société de venture capital Andreessen Horowitz a investi encore plus d’argent : un investissement de 15 millions de dollars en faveur d’Udacity. **Sources:  http://blogs.wsj.com/digits/2012/10/25/startup-udacity-builds- bankroll-for-online-learning/;  http://forums.udacity.com/questions/17001273/but-what-is-the- business-model-of-udacity Examens et Certifications* Après avoir passé avec succès un examen final, qui consiste en une série d’exercices de programmation, comme les exercices proposés à la fin de chaque unité d’enseignement, les étudiants reçoivent un certificat qui sanctionnera officiellement la fin du cours. Depuis août 2012, les utilisateurs qui ont suivi un cours sur Udacity peuvent obtenir un diplôme officiel grâce au partenariat établi avec Pearson VUE. Pearson VUE est une société spécialisée dans l’Education qui propose Pearson VUE est le service d'examens électronique de Pearson Education, le leader de la littérature éducationnelle intégrée, que fait partie de Pearson, la société de media internationale. Pearson VUE développe des solutions d'examens électroniques améliorant les performances, la fiabilité et la sécurité des programmes de licence et de certification dans le monde entier. Les examens ont lieu sur un réseau privé de plus de 200 centres d'examens professionnels appartenant à et exploités par Pearson et de plus de 3500 centres homologués Pearson VUE™ dans le monde entier. Site http://www.vue.com/
  34. 34. 33 d’organiser des examens électroniques. Ainsi, Udacity offre la possibilité à ses apprenants de passer gratuitement un examen en ligne au lieu de se rendre dans un centre Pearson VUE et de débourser 90 dollars pour un examen de deux heures. Udacity permet à ses étudiants d’obtenir un crédit de confiance reconnu par les employeurs. D’autres projets sont annoncés pour des options de certification qui devraient inclure un examen en ligne offrant plus de garanties, une alternative moins coûteuse que les examens effectués en modalité frontale. *Source:http://blog.udacity.com/2012/08/proctored-exam-in-basic-python- and.html En octobre 2012, Udacity a annoncé un partenariat avec des entreprises leaders dans les nouvelles technologies, telles que Google, NVIDIA, Microsoft, Autodesk, Cadence, et Wolfram dans le but d’offrir une nouvelle série de cours gratuits en ligne sur Udacity.com. Les cours enseignent les compétences et les connaissances utiles en high-tech, développent et enrichissent les cours existants en informatique, mathématiques, sciences générales, de la programmation et de l’entrepreneuriat. En outre, les outils de calcul de Wolfram Alpha (http://www.wolframalpha.com) seront intégrés dans les prochains cours Udacity pour améliorer l’expérience de l’apprentissage des étudiants. Le CEO et fondateur, Sebastian Thrun, a annoncé cette initiative lors de la conférence China Mobile Développeurs en mai 2012 ; la plus grande conférence pour les développeurs d’applications mobiles en Asie Sebastian Thurn répond à l’égard des formes futures de financement de Udacity* A votre avis, quel sera le prochain business model de Udacity? “En ce moment, un cours coûte environ un dollar pour chaque élève inscrit. C’est quelque chose de révolutionnaire, par rapport aux milliers de dollars que coûte un cours dans une classe d’étude formelle. Udacity se propose de rendre l’éducation accessible à tous les étudiants et gratuitement. Les étudiants eux-mêmes devraient être en mesure de choisir dans une société libre, entre suivre un cours on line et suivre un cours formel dans une classe Udacity propose un programme de partenariat avec les entreprises qui donne aux entreprises de haute technologie et aux recruteurs un accès aux CV des étudiants. Le programme est gratuit pour les étudiants, et les positionne dans des offres d'emploi en rapport avec l'informatique ou le développement. Udacity a développé un système qui distingue les étudiants qui présentent les meilleurs résultats sur une échelle de distinction qui peut booster leur candidature.
  35. 35. 34 réelle. Ils savent que de bonnes alternatives sont offertes, pas chères ou presque gratuites” , répond de Sebastian Thrun. Les employeurs sont très intéressés pour recruter les meilleurs diplômés, et beaucoup parmi eux sont membres de forums de support des cours Udacity. « Les employeurs payeront pour soutenir ces cours en échange d’une liste des meilleurs diplômés de la classe ». Udacity veut développer le business des certifications. Mais il semble vouloir aller encore plus loin et offrir la possibilité de faire correspondre l’offre des entreprises avec les compétences des étudiants auprès des sociétés qui utilisent Udacity, en jouant le rôle de talents scout. La société a déjà embauché un consultant à plein temps pour travailler avec les employeurs potentiels des grandes entreprises. Udacity va toucher un pourcentage pour chaque “jumelage” de succès en tant que chasseur de têtes. “Nous avons un partenariat avec une entreprise, “test center company”, en mesure d’offrir des tests personnalisés dans le monde entier”. Thrun continue: “Les élèves peuvent passer un test dans un centre près de chez eux, après avoir terminé le cours et fini le travail dans une classe on line. Ils doivent payer une petite somme pour obtenir un certificat attestant qu’ils connaissent le sujet étudié. Cela se fera avec l’autorisation du gouvernement ou d’une institution universitaire. Il est donc aussi légal qu’un examen dans une classe universitaire. Thrun a dit : “C’est passionnant que les entreprises veuillent sponsoriser ces cours en ligne. Le développement de ces cours est une reconnaissance de l’importance de connecter l’enseignement supérieur à la formation des futurs travailleurs”. “Nos étudiants travaillent dur et essaient d’apprendre de manière autonome : “learning by doing”. Nous voulons garantir la mise à jour de l’enseignement supérieur avec les dernières technologies et le savoir-faire, car nous espérons faire progresser la qualité de l’éducation et les opportunités de carrière pour nos étudiants”. *What do you think will be the business model of Udacity? (http://forums.udacity.com/questions/6001814/what-do-you-think-will-be-the- business-model-of-udacity)
  36. 36. 35 EdX (Mit et Harvard) EdX veut représenter l’élite absolue; et se présente comme une plateforme intelligente et rigoureuse. Environ 120 établissements ont été en contact avec EdX, mais seulement Berkeley et l’Université du Texas ont été admis dans le club. EdX prend racines dans la passion de son équipe pour la construction et les essais des outils en ligne. La société EdX s’appuie sur l’expérience des deux universités pour offrir en ligne un contenu pédagogique. La plateforme technologique a été mise en place par le MITx et constitue le fondement pour le nouveau système d’apprentissage. Elle a été conçue afin d’offrir des versions en ligne des cours du MIT présentant des segments de leçons en vidéos, des quizz, des questions-réponses d’étudiants, des labos en ligne, des présentations rétroactives immédiates et des échanges étudiants-apprentis. Des certificats de maîtrise seront disponibles pour ceux qui sont motivés et capables de démontrer leurs connaissances de cours. Anant Agarwal (professeur auprès de l’Indian Institute of Technology Madras et Ph.D. in Electrical Engineering at Stanford University) fondateur d’EdX explique que les participants “préfèrent regarder une main écrire une équation ou une phrase sur le papier, plutôt que lire sur le même support avec l’écriture déjà créée, imprimée sur la feuille”. Harvard et le Massachusetts Institute of Technology se sont engagés à verser chacun 30 millions de dollars pour établir EdX et appuyer l’institution, avec l’objectif d’attirer subventions et philanthropes. L’initiative est supervisée par un organisme sans but lucratif basé à Cambridge (Massachusetts), pour rendre possible l’appartenance et la gestion à parts égales des deux universités. Le MIT, Harvard, l’Université de Californie de Berkeley et l’Université du Texas ont admis des universités et health institutions. EdX offre actuellement 60 cours dans toutes les disciplines. Au printemps 2013, elle comptait seulement 8 cours (en chimie, en informatique, en électronique et en santé publique). La société avait annoncé le calendrier de 20 à 30 cours supplémentaires qui commenceront à l’automne 2013, mais les résultats ont dépassé toutes les attentes et un complément de cours débutera finalement on line en 2014. Dans la plateforme EdX certains cours, comme celui d’introduction à la programmation en Python du MIT, sont exclusivement disponibles en ligne. Mais d’autres, comme celui d’Harvard sur l’informatique, sont également suivis physiquement par des étudiants : les vidéos des cours sont donc filmées lors de ces amphis.
  37. 37. 36 L’évaluation et le contrôle des devoirs sont réalisés moyennant un logiciel “Software grades tests”. Validité académique: certains examens finaux sont certifiés et contrôlés dans les centres Pearson. Pour éviter que les élèves copient entre eux, chacun reçoit un code chiffré engendré par le système. Les certificats délivrés à l’automne dernier étaient gratuits, mais à l’avenir on envisage une modeste contribution financière de la part des étudiants. L’interactivité sur EdX peut être rudimentaire, surtout dans les premiers cours que la société a mis en ligne. Un seul cours de “Harvard School of Public Health”, sur les méthodes quantitatives prévoit des réseaux régionaux constitués par des groupes d’étude. Les cours ont une date de début et une date de fin. L’inscription se termine deux semaines après la date du début. Les étudiants peuvent manquer une semaine de cours, mais ils perdront une partie de l’évaluation et des notes s’ils ne fixent pas une nouvelle date limite pour rendre un autre travail et ainsi transformer les dettes en crédits. Qu’obtiennent les étudiants? Deux certificats sont disponibles : l’attribution d’un code d’honneur et un examen « surveillé ». Une sécurisation par le Signature Track permet, via l’association Proctor U (www.proctoru.com) qui utilise les photos d'identité comme une assurance de l'identité de la personne, d’obtenir le certificat. Les deux certificats portent le nom d’EdX campus - par exemple MITX, HarvardX, BerkeleyX, UTAustinX. Quel est l’avantage d’EdX? Une vision à long terme permettra-t-elle la durabilité de l’entreprise? Il y existe un fort investissement dans la marque, proche de la valeur, de la diffusion de la culture et de la connaissance pour tous. Ceci pourra probablement attirer de nouveaux étudiants dans des classes réelles. Anant Agarwal prévoit qu’un jour les étudiants arriveront à l’université avec des crédits MOOC, comme ils le font maintenant avec les Advanced Placement. (*U.S. grant credits utilisés dans de nombreuses universités américaines afin d’évaluer l’état de préparation des étudiants par un examen et une évaluation). Le débat sur la sponsorisation des MOOCs par les entreprises démarre et provoque déjà des polémiques sur la ‘financiarisation de l’enseignement’. Les grandes plateformes ont essayé de mettre des limites, par exemple aux bannières publicitaires pendant les cours on line, de choisir les entreprises selon les sujets qu’elles sponsorisent. Il semble que les universités auront toujours les derniers mots : elles peuvent refuser de participer à une politique de recherche de profits trop poussée.
  38. 38. 37 Une opinion Paul LeBlanc, Président de Southern New Hampshire University, a construit un grand programme national d’apprentissage en ligne dans un collège plutôt somnolent dans le New England. Il déclare : « Les universités des plateformes EdX du MIT et de Harvard peuvent organiser des conférences dans différentes villes pour les étudiants qui fréquentent un certain nombre de cours. Les professeurs du MIT et de Harvard peuvent organiser des interviews, les employeurs peuvent envoyer des recruteurs et les étudiants peuvent participer à des ateliers”. D’après lui, le succès de ces conférences dépendra beaucoup de la volonté des universités pour exploiter leurs noms prestigieux, surtout à l’étranger, où la plupart des étudiants qui suivent les MOOCs réside. « Là où la demande de la marque MIT - Harvard est particulièrement élevée », dit LeBlanc. Cela peut signifier que MIT et Harvard sont dans une meilleure position que Udacity et Coursera. EdX pourra demander une contribution finanacière aux inscrits à l’occasion de networking de haut niveau (au Beijing Hilton, par exemple). “Dans ce cas, l’élément le plus important est lié à la marque - affirme LeBlanc - que tout le monde voudrait mettre sur son CV . On pourrait faire un milliard de dollars”, a-t-il ajouté. ITYPA 1er MOOC francophone: Centrale Nantes Met Internet a son cours France ITyPA Internet, Tout Y est Pour Apprendre (Central Nantes ) Centrale Nantes et Télécoms Bretagne se lancent dans les MOOCs. L’Ecole Centrale de Nantes a décidé de développer les cours en ligne nouvelle génération, en s’associant avec une autre grande école d’ingénieurs, Télécom Bretagne. Les fondateurs racontent: Origine du Mooc Itypa Comment ce cours est-il né? Le projet est né grâce à Twitter, qui nous a permis de nous connaître, d’échanger nos idées et d’exprimer simplement une envie : offrir un premier MOOC en français. Il s’agit donc d’un projet collectif, réalisé par la volonté et la bonne volonté de quatre personnes, sans appui ni demande institutionnelles au départ. Le sujet de ce premier MOOC correspond à une La première initiative pan- European Massive Open Online Course a été lancée de la part de European Association of Distance Teaching Universities. Les partenaires issus de 11 pays, y compris l'Open University du Royaume-Uni, ont adhéré à OpenupEd. Actuellement cela donne un accès libre à environ 40 cours gratuits dans 12 langues différentes. Soutenu par la Commission européenne, le site contient une base de données de cours allant des mathématiques à l'écriture de fiction. Chaque institution partenaire offre ses cours via son propre site web. http://www.openuped.eu/

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