LITTO
litto@netcourrier.com
Saint-Sula, 29 550 PLOMODIERN
Tél. : 06 87 38 57 07
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Environnement littoral et patrimoine...
SOMMAIRE
I- Cadre de l'étude : p. 4
I.1- Contexte p. 4
I.2- Demande du maître d'ouvrage p. 5
I.3- Présentation de la zone ...
Bibliographie p. 35
Annexes p. 36
Annexe 1 : Bordereau d'enregistrement des données « Suivi du comportement
et de la migra...
3
ÉVALUATION DE L’IMPACT D'UN MAT DE MESURES
MÉTÉOROLOGIQUES SUR L’AVIFAUNE DE L’ÎLE DE SEIN
I- Cadre de l'étude :
I.1- Cont...
Fig. 1 : Représentation du mât de mesures météorologiques dans son environnement (Source : Koïbo, 2015).
I.2- Demande du m...
– La zone tampon (environ 6000 m2
) qui ceinture l'aire d'étude et qui est délimitée par
les obstacles environnants limita...
Les observations sont réalisées à partir d'un point fixe. Une localisation pertinente du point
fixe est primordiale. Elle ...
Fig. 3 : Délimitation et matérialisation de l'aire d'étude.
Fig. 5 : Vue générale de l'aire d'étude depuis le point fixe d...
II- Méthodologie :
II.1- Fréquence des observations
Un suivi régulier a été mis en place sur l'aire d'étude durant une ann...
des parcs éoliens sur l’avifaune, qui a publié un recueil de protocoles sur cette thématique
(André, 2004).
En effet, l'es...
oiseaux tandis que la pluie ou le crachin compliquent la détection à vue et l'identification
spécifique.
La migration est ...
Fig. 6 : Chat siamois présent dans la zone tampon le 14/11/15 à 11h18.
En cinq mois de suivi, douze observations de chat (...
Fig. 8 : Évolution de la décomposition d'un cadavre de grive musicienne : 1 (le 17/10/15), 2 (le 30/10/15), 3 (le
14/11/15...
On constate que deux semaines après la découverte du cadavre frais, celui-ci est en cours de
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précise. La cause de la mort peut être appréhendée en fonction de l’espèce, de son état
apparent et de sa localisation par...
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Les phares peuvent avoir un effet néfaste sur les oiseaux migr...
IV.1- Le suivi du comportement et de la migration des oiseaux
– Résultats généraux :
9 suivis ont été menés entre le 15 oc...
Fig. 11 : Liste et statut de protection des espèces contactées au sein de l'aire d'étude entre octobre 2015 et
février 201...
L'ordre le plus représenté est celui des Passériformes (74%, Fig. 13), suivi par les
Charadriiformes (famille des Charadri...
Fig. 13 : Proportion des différents ordres d'oiseaux fréquentant l'aire d'étude.
Fig. 14 : Proportion des familles de pass...
a chuté mais reste néanmoins constant, ce qui témoigne, indirectement, de l'occupation du
site par les hivernants et les s...
les reposoirs des Nerroth et d' Ar Milinou ou encore rejoignant des zones d'alimentation
côté sud de l'île (anses d'Ar Bil...
Fig. 16 : Proportion spécifique du nombre de contacts.
– Statut de protection des espèces contactées dans l'aire d'étude :...
pour diverses raisons ou les données disponibles sont trop minces pour statuer
(UICN/MNHN/LPO/SEOF/ONCFS, 2011). Cependant...
– Direction de vol :
L'analyse des directions de vol nous apporte trois informations principales (Fig. 18) :
– une directi...
– Altitude de vol :
L'altitude de vol dépend de l'espèce concernée, des conditions météorologiques et varie en
fonction de...
– Statut des espèces :
Il est souvent difficile de définir le statut des espèces contactées sur l'aire d'étude. En effet,
...
des contacts, l'absence de suivi bimensuel en janvier 2016 peut expliquer en partie cette
faible proportion.
Fig. 20 : Sta...
comportement reproducteur (excepté fin février où des observations ont pu être réalisées
sur le merle noir, l'accenteur mo...
Fig. 22 : Carte d'occupation du site.
Quatre grandes zones abritant différents types d'occupation peuvent être distinguées...
Quelques voies de déplacement régulièrement empruntées par les Goélands (argenté, brun
et marin) et les Etourneaux ont pu ...
IV.2- Le suivi de la mortalité des oiseaux sur l'aire d'étude
A ce stade du suivi, deux cadavres de Grive musicienne ont é...
Le second cadavre a été découvert le 14/11/2015 sur le secteur B, gisant sur un sol
sablonneux parsemé de broyat de fougèr...
IV.3- Bilan provisoire :
L'absence de cadavres imputables à la présence du mât de mesures permet de considérer,
qu'à ce st...
Bibliographie :
ANDRE Y. (2004) – Protocoles de suivis pour l'étude des impacts d'un parc éolien sur
l'avifaune, Ligue pou...
Annexes :
Annexe 1 : Bordereau d'enregistrement des données « Suivi du comportement
et de la migration des oiseaux »
Annex...
Annexe 1 : Bordereau d'enregistrement des données « Suivi du comportement et de la
migration des oiseaux »
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Annexe 2 : Bordereau d'enregistrement des données « Mortalité »
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Annexe 3 : Base de données consignant les contacts d'oiseaux dans l'aire d'étude (voir fichier
numérique joint au rapport)...
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7 16/10/15 Faucon crécerelle
7 16/10/15 Etourneau sansonnet
8 16/10/15 Rouge gorge familier
8 16/10/15 Merle noir
9 30/...
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15 31/10/15 Merle noir
15 31/10/15 Troglodyte mignon
15 31/10/15 Pipit maritime
15 31/10/15 Grive musicienne
15 31/10/1...
42
22 14/11/15 Merle noir
22 14/11/15 Troglodyte mignon
22 14/11/15 Pipit maritime
23 28/11/15 Pinson des arbres
23 28/11/...
43
29 12/12/15 Linotte mélodieuse
29 12/12/15 Pipit farlouse
30 12/12/15 Moineau domestique
30 12/12/15 Rouge gorge famili...
44
34 13/12/15 Pinson des arbres
34 13/12/15 Goéland argenté
34 13/12/15 Pipit farlouse
34 13/12/15 Rouge gorge familier
3...
45
40 16/01/16 Etourneau sansonnet
40 16/01/16 Merle noir
40 16/01/16 Accenteur mouchet
40 16/01/16 Pinson des arbres
40 1...
46
45 11/02/16 Merle noir
45 11/02/16 Accenteur mouchet
45 11/02/16 Pipit maritime
45 11/02/16 Pinson des arbres
45 11/02/...
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51 20/02/16 Goéland argenté
51 20/02/16 Goéland marin
51 20/02/16 Etourneau sansonnet
51 20/02/16 Pinson des arbres
51 ...
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Rapport Mars 2016

  1. 1. LITTO litto@netcourrier.com Saint-Sula, 29 550 PLOMODIERN Tél. : 06 87 38 57 07 LITTO Environnement littoral et patrimoine insulaire Évaluation de l’impact d’un mât de mesures météorologiques sur l’avifaune de l’île de Sein (Finistère) Rapport intermédiaire - mars 2016
  2. 2. SOMMAIRE I- Cadre de l'étude : p. 4 I.1- Contexte p. 4 I.2- Demande du maître d'ouvrage p. 5 I.3- Présentation de la zone d'étude p. 5 II- Méthodologie : p. 9 II.1- Fréquence des observations p. 9 II.2- Protocoles de suivi de l’avifaune et estimation de l’impact de la structure p. 9 II.2.a - Le suivi du comportement et de la migration des oiseaux p. 10 II.2.b - Le suivi de la mortalité des oiseaux sur l'aire d'étude p. 11 - Détermination de P, coefficient de correction lié à la prédation - Détermination de Z, coefficient de correction lié à la détection de cadavres - Contrôle de la mortalité sur l'aire d'étude - Contrôle de la mortalité autour du phare - Fiche d'enregistrement de terrain - Limites et difficultés III- Risques liés à la structure : p. 15 III.1- Les risques liés à la présence du mât de mesures EDF... p. 15 III.2- … amplifiés par la proximité du phare de Goulénez p. 16 IV- Résultats et discussion p. 17 IV.1- Le suivi du comportement et de la migration des oiseaux p. 17 IV.1.a- Résultats généraux p. 17 IV.1.b- Approche spécifique p. 17 IV.1.c- Statut de protection des espèces contactées dans l'aire d'étude p. 23 IV.1.d- Fréquentation mensuelle p. 24 IV.1.e- Direction de vol p. 25 IV.1.f- Altitude de vol p. 26 IV.1.g- Statut des espèces p. 27 IV.1.h- Activités développées sur l'aire d'étude p. 28 IV.1.i- Analyse spatiale p. 29 IV.2- Le suivi de la mortalité des oiseaux sur l'aire d'étude p. 32 IV.3- Bilan provisoire p. 34 1
  3. 3. Bibliographie p. 35 Annexes p. 36 Annexe 1 : Bordereau d'enregistrement des données « Suivi du comportement et de la migration des oiseaux » p. 37 Annexe 2 : Bordereau d'enregistrement des données « Mortalité » p. 38 Annexe 3 : Base de données consignant les contacts d'oiseaux dans l'aire d'étude (voir fichier numérique joint au présent rapport). Annexe 4 : Base de données relatives aux observations en zone tampon p. 39 2
  4. 4. 3
  5. 5. ÉVALUATION DE L’IMPACT D'UN MAT DE MESURES MÉTÉOROLOGIQUES SUR L’AVIFAUNE DE L’ÎLE DE SEIN I- Cadre de l'étude : I.1- Contexte La France est située au centre de la façade océanique européenne, à mi-distance entre la Sibérie occidentale et l'Afrique de l'Ouest. Du fait de cette position géographique stratégique, elle est traversée par un des couloirs de migration les plus importants au monde, appelé axe est-atlantique (Issa et Muller, 2015). Des millions d'oiseaux empruntent cette voie pour transiter entre l'Afrique et les îles Britanniques, l'Islande, le Groenland et l'est du Labrador d'une part ou le nord-est de l'Europe, la Scandinavie, et la Sibérie occidentale d'autre part. Bon nombre d'espèces migratrices s'arrêtent en France pour se reproduire, en halte migratoire ou pour passer l'hiver, bénéficiant à la fois de conditions climatiques et d'habitats favorables. Sur la façade Manche-Atlantique, le climat océanique est caractérisé par une faible amplitude annuelle des températures et des gelées rares. La pluviométrie importante, fréquente en hiver et bien répartie tout au long de l'année, offre des conditions favorables à l'hivernage de nombreux passereaux et oiseaux d'eau qui fuient les froids hivernaux des zones boréales et continentales tandis que ces mêmes conditions permettent à des individus sédentaires d'affinité méridionale d'y maintenir des effectifs importants même en hiver (Issa et Muller, 2015). La position géographique hyper-océanique de l'île de Sein, située à la pointe occidentale de la péninsule armoricaine, en fait une zone de refuge pour de nombreux oiseaux migrateurs et hivernants. Du fait de son insularité, l'île de Sein est aujourd'hui au cœur de problématiques environnementales semblables à celles identifiées sur le continent mais accentuées par son caractère insulaire : gestion des déchets et des eaux usées, approvisionnement en eau douce, alimentation énergétique... Cette dernière thématique constitue un enjeu majeur pour les populations insulaires. C'est pourquoi des réflexions quant à la production électrique renouvelable ont été engagées conjointement par la commune et EDF. Dans ce cadre et suite à l'acceptation du permis de construire, un mât de mesures météorologiques a été installé à proximité du phare de Goulénez, à l'extrémité occidentale de l'île pour une période d'un an (octobre 2015/septembre 2016) période après laquelle il sera démantelé. Cet ouvrage doit permettre de caractériser et de quantifier les régimes de vent dans le but d'évaluer la possibilité d'approvisionner l'île via une ou des éoliennes. Il est composé d'un treillis métallique de 44 m de haut supporté par trois rangées de quatre haubans en câble de 8 mm (Fig. 1, Koïbo, 2015). 4
  6. 6. Fig. 1 : Représentation du mât de mesures météorologiques dans son environnement (Source : Koïbo, 2015). I.2- Demande du maître d'ouvrage Afin d'évaluer l'impact potentiel d'une telle structure sur l'avifaune de l'île, le maître d'ouvrage a fait appel à un prestataire indépendant pour mener un suivi des oiseaux fréquentant le secteur du mât de mesures. Les résultats partiels de son étude sont consignés dans le présent rapport. I.3- Présentation de la zone d'étude La zone d'étude est située à l'extrémité nord-ouest de l'île, à 120 m au sud-est du phare de Goulénez. Elle a été divisée en deux parties (Fig. 2) : – l'aire d'étude proprement dite dont la surface a été définie à partir de l'emprise au sol du mât et de ses haubans (1000 m2 environ) et qui constituent un rectangle de 30,5 m x 31,5 m (Fig. 3). C'est dans cette stricte zone qu'un risque de collision existe avec le treillis ou les rangées de hauban en câbles métalliques. C'est également sur cette zone que les différents suivis ont été réalisés. 5
  7. 7. – La zone tampon (environ 6000 m2 ) qui ceinture l'aire d'étude et qui est délimitée par les obstacles environnants limitant la vue sur l'horizon (bâtiments, tas de déblais, buissons de Tamaris). Aucun risque de collision avec la structure n'existe sur ce secteur. L'observation simultanée des oiseaux présents dans la zone tampon, et susceptibles de pénétrer dans l'aire d'étude, permet d'anticiper leurs déplacements et d'identifier les espèces avant qu'elles ne traversent la zone étudiée. Elle apporte également des informations complémentaires sur le comportement de l'individu et des activités qu'il pratique au sein de l'aire d'étude et donc indirectement sur la (les) vocation(s) du site pour l'avifaune. En effet, l'observation des oiseaux présents uniquement dans l'aire d'étude ne permet pas toujours d'identifier le but de ces déplacements ni de comprendre le comportement des oiseaux qui la traverse, ces déplacements étant généralement extrêmement brefs. C'est pourquoi, un recensement systématique des espèces fréquentant la zone tampon a été dressé à chaque séance d'observation parallèlement au suivi de l'aire d'étude. Ce recensement comparé à celui effectué dans l'aire d'étude devrait permettre de préciser le statut et les activités développées par les individus contactés dans l'aire d'étude et de mettre en évidence d'éventuelles disparités quant à l'occupation du secteur par l'avifaune. Fig. 2 : Cartographie représentant l'aire d'étude (rectangle au contour noir) et la zone tampon environnante (polygone rouge). Le point fixe d'observation est matérialisé par le rectangle vert tandis que le treillis du mât est représenté par le cercle noir. 6
  8. 8. Les observations sont réalisées à partir d'un point fixe. Une localisation pertinente du point fixe est primordiale. Elle doit répondre à deux critères essentiels : – permettre d'avoir une vue d'ensemble des environs et de la direction d'où sont susceptibles de venir la plupart des oiseaux, – se situer au cœur de la zone d'implantation de la structure ou le plus proche possible, afin d'apprécier au mieux le flux sur l'aire d'étude. Plusieurs points de suivis par site peuvent être nécessaires (dans le cas de parcs éoliens), cela dépend essentiellement de la taille et de la configuration de la zone d'étude (orientation, ligne de vue, altitude, situation géographique). Étant donnée l'emprise spatiale du mât de mesures météorologiques, un seul point fixe a été défini. Il est situé sur un point haut permettant des observations sur l'ensemble de l'aire d'étude et sur la zone tampon (Fig. 4). Les observations se font en direction de l'ouest ce qui permet, à tout moment de la journée, de ne pas être trop gêné par les rayons lumineux du soleil sauf dans de rares cas, en fin de journée (Fig. 5). Fig. 4 : Vue du point fixe d'observation depuis l'ouest. 7
  9. 9. Fig. 3 : Délimitation et matérialisation de l'aire d'étude. Fig. 5 : Vue générale de l'aire d'étude depuis le point fixe d'observation. 8
  10. 10. II- Méthodologie : II.1- Fréquence des observations Un suivi régulier a été mis en place sur l'aire d'étude durant une année pleine (octobre 2015- octobre 2016). D'octobre 2015 à avril 2016, il a été réalisé bimensuellement de manière à percevoir au mieux les flux migratoires d'automne et de printemps. De mai 2015 à octobre 2016, à la demande du maître d'ouvrage, le suivi sera effectué mensuellement. Cette période correspond, en effet, à la nidification de nombreuses espèces d'oiseaux. Engagés dans la reproduction, leurs déplacements sont limités et généralement courts (sauf pour certaines espèces d'oiseaux marins) et sont principalement liés à la recherche de nourriture nécessaire à l'alimentation des jeunes. Chaque suivi est composé de plusieurs séances d'observation. Elles débutent à l’aube pour se terminer au crépuscule. Elles sont réalisées toutes les 1h30, chacune d'entre elles durant 30 minutes. En fonction des saisons et de la durée d'ensoleillement journalier, entre 6 et 8 séances d'observation sont effectuées par suivi. Le contexte insulaire nécessite, pour pouvoir réaliser les séances d'observation de l'aube au crépuscule, de passer une nuit sur l'île. En effet, les liaisons maritimes effectuent quotidiennement un aller vers Sein à 9h30 (arrivée sur l'aire d'étude à 11h15) et un retour vers Audierne à 16h (arrivée : 17h), ce qui ne permet pas, en une seul journée, de couvrir l'ensemble des plages horaire du suivi. Ainsi, les premières séances d'observations sont effectuées le premier jour entre 11h30 et la tombée de la nuit à intervalle régulier d'1h30. Le lendemain, des séances d'observation complémentaires sont réalisées entre le lever du soleil et 11h30, toujours à intervalle d'1h30. L'ensemble de ces deux journées permet alors de disposer d'un suivi de l'avifaune sur 24 heures. Ces suivis bimensuels, effectués à intervalle régulier, à toutes saisons et lors de conditions climatiques clémentes permettent : – d'identifier le cortège d'espèces fréquentant l'aire d'étude, – d'identifier, dans la mesure du possible le statut des espèces contactées, – de suivre l'occupation du site et le comportement des oiseaux sur l'aire d'étude et à toutes saisons (espèce, nombre, activités pratiquées). – d'identifier la ou les vocations(s) du site pour les différentes espèces contactées et tout au long de leur cycle biologique. II.2- Protocoles de suivi de l’avifaune et estimation de l’impact de la structure Les protocoles de suivi mis en place dans le cadre de cette étude sont largement inspirés des méthodologies initiées par la LPO1 , coordonnateur de l’observatoire permanent des impacts 1 Ligue pour la Protection des Oiseaux 9
  11. 11. des parcs éoliens sur l’avifaune, qui a publié un recueil de protocoles sur cette thématique (André, 2004). En effet, l'essor des énergies renouvelables de ces dernières années a permis d'étoffer la documentation existante sur le sujet : compte-rendus de l'ADEME2 , publications scientifiques, études d'impact, résultats de suivi... Cependant, elle traite généralement de grands projets éoliens, d'antenne-relais ou de réseaux électriques aériens. Aucune bibliographie propre au mât de mesures météorologiques ne semble exister c'est pourquoi, nous nous sommes basés sur les protocoles initiés par la LPO. Deux d’entre eux ont été retenus pour l’évaluation de l’impact du mât de mesures météorologiques sur l’avifaune de l’île de Sein : – le protocole de suivi du comportement et de la migration des oiseaux, – le protocole d’évaluation de la mortalité avifaunistique inféodée à la structure. Certains aspects des protocoles (période et durée d'intervention) ont dû être adaptés aux contraintes insulaires (conditions météorologiques empêchant la réalisation du suivi, conditions marines ne permettant pas l'accès à l'île) et à la nature du projet (faible emprise de la structure, absence de pales rotatives). II.2.a - Le suivi du comportement et de la migration des oiseaux Différentes données sont à recueillir concernant les oiseaux qui traversent l'aire d'étude : l'espèce, l'effectif, le sexe et l'âge des individus, la direction de vol, l'utilisation spatiale et la vocation du site (repos, recherche de nourriture, toilette, chasse...) et les comportements observés. Une fois installé sur le point fixe, l'observateur recherche activement, à l'aide d'un matériel optique adapté (ici des jumelles), les oiseaux en déplacement ou en stationnement sur l'aire d'étude. Il reporte, sur un bordereau l'ensemble de ses observations : la date, la météo (vent, direction, force, intempéries, visibilité, couverture nuageuse), l'heure de début et de fin de suivi, l'heure de passage de chaque individu ou groupe d'individus, l'altitude, le point de passage, la direction de vol, l'espèce et le nombre d'individus ainsi que l'âge et le sexe des individus contactés (Annexe 1). La plupart des migrateurs (passereaux notamment) migrent en première partie de journée. Les 2 heures qui suivent le lever du soleil sont donc généralement celles où l'activité est la plus intense. Les journées où les conditions météorologiques sont exécrables doivent être évitées. Il est préférable de sélectionner des journées sans précipitation ou brumes persistantes. En contexte insulaire, le bruit occasionné par le vent et la houle peut s’avérer particulièrement handicapant pour la détection auditive des chants, cris et alarmes des 2 Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie 10
  12. 12. oiseaux tandis que la pluie ou le crachin compliquent la détection à vue et l'identification spécifique. La migration est un phénomène complexe qui concerne de nombreuses espèces pouvant regrouper des dizaines de milliers d'individus. Elle peut être diurne ou nocturne. Dans ce dernier cas, elle concerne essentiellement les passereaux insectivores, les anatidés, les rallidés et les limicoles. L'altitude de vol des oiseaux migrateurs nocturnes se trouve dans une fourchette variant de 200 à 700 m en moyenne (André, 2004), ce qui les place en dehors du rayon d'action du mât de mesures météorologiques. Compte-tenu du temps imparti pour chaque suivi, des contraintes liées à l'insularité et des techniques et outils nécessaires pour apprécier la migration nocturne, celle-ci n'a pas pu être suivie. II.2.b - Le suivi de la mortalité des oiseaux sur l'aire d'étude Défini par la LPO (LPO / Winkelman J.), ce protocole permet, à l'origine, d'évaluer l'impact des éoliennes sur l'avifaune. Ces structures, à l'instar du mât de mesures météorologiques installé sur l'île de Sein, sont susceptibles d'avoir un impact direct sur les oiseaux. En effet, dressés verticalement, ils constituent des obstacles pour les oiseaux en déplacement et occasionne donc un risque de collision. Celui-ci peut se faire avec la tour de l'éolienne ou au niveau des pales rotatives. Par ailleurs, ces structures peuvent perturber les oiseaux dans leur déplacement migratoire en contraignant les oiseaux à modifier leurs axes de circulation. Placées sur ou à proximité des couloirs de migration, on comprend aisément que ces structures peuvent avoir un impact non négligeable sur l'avifaune. Le nombre total d’oiseaux tués par la structure (Ns) est égal au nombre d’oiseaux trouvés morts sur l'aire d'étude (Na) moins ceux dont la cause de la mort n’est pas liée à la structure (Nb). On corrigera ce chiffre par les coefficients d’erreur déterminés au préalable et liés à la capacité de l'observateur à détecter les cadavres (coeff. Z) et à la disparition de cadavres imputables à la décomposition naturelle, aux charognards et aux prédateurs (coeff. P, voir « Détermination des coefficients de correction »). Soit la traduction : Ns = (Na-Nb)/(P*Z) Les suivis réalisés dans le cadre de cette étude ont permis d'identifier un cortège d'espèces susceptibles de faire disparaître les cadavres d'oiseaux. Ainsi, la présence du rat surmulot (Rattus norvegicus), du chien (Canis lupus familiaris) et du chat (Felis silvestris catus) domestiques est attestée sur l'île. Ces deux dernières espèces ont été régulièrement observées sur ou à proximité de l'aire d'étude (Fig. 6). Elles sont capables de prélever des cadavres d'oiseaux sur l'aire d'étude, faussant ainsi les résultats relatifs à leur mortalité et donc, indirectement, notre évaluation de l'impact du mât de mesures EDF sur l'avifaune. 11
  13. 13. Fig. 6 : Chat siamois présent dans la zone tampon le 14/11/15 à 11h18. En cinq mois de suivi, douze observations de chat (6) et de chien (6) domestiques ont été comptabilisées sur ou à proximité directe de l'aire d'étude (Fig. 7), soit une intrusion constatée tous les 4,66 suivis. Nous notons, le 17/10/15, la présence d'un chat qui chasse un roitelet à triple bandeau en halte migratoire sur l'aire d'étude. Fig. 7 : Suivi des intrusions de potentiels charognards sur l'aire d'étude et la zone tampon. - Détermination de P, coefficient de correction lié à la prédation : On disposera, à un temps t, 10 cadavres d'oiseaux marqués (par exemple avec un ruban adhésif à l'une des pattes), sur l'aire d'étude, aire qui est susceptible de recevoir naturellement des cadavres d'oiseaux résultant d'une collision avec le mât ou ses haubans. On contrôle, à un temps t+n, le nombre d'oiseaux restants. La différence entre ces deux valeurs détermine le taux de prédation qui s'est exercée sur l'aire d'étude pendant le temps n. Par exemple, si sur 10 cadavres 2 disparaissent en 2 semaines, on a : P (coefficient de correction lié à la prédation) = 0,8 (pour deux semaines). Il est important de choisir un intervalle de temps entre les recherches assez court de façon à ce que P soit le plus proche possible de 1. Ainsi, l'effet du charognage, de la prédation ou de la décomposition naturelle des cadavres est minimisée. Concernant ce dernier point, un suivi de la décomposition d'une grive musicienne dont le cadavre a été découvert le 17/10/15 a été réalisé afin d'évaluer le temps nécessaire à la disparition d'un cadavre d'oiseau (Fig. 8). 12 Espèce Date Heure Remarques Chien domestique 12/12/15 13h23 Epagneul breton Chien domestique 16/01/16 13h19 Epagneul breton Chien domestique 16/01/16 15h34 Epagneul breton Chien domestique 17/10/15 10h01 Epagneul breton Chien domestique 16/10/15 17h10 pénètre dans l'aire d'étude Chien domestique 11/03/16 13h25 Epagneul breton Chat domestique 14/11/15 11h18 Chat siamois pénètre dans l'aire d'étude Chat domestique 31/10/15 9h58 Chat blanc et gris dans la zone tampon Chat domestique 30/10/15 11h20 pénètre dans l'aire d'étude Chat domestique 17/10/15 8h25 Chat qui chasse un roitelet à triple bandeau dans la zone tampon Chat domestique 16/10/15 17h13 pénètre dans la zone tampon Chat domestique 16/10/15 18h57 pénètre dans l'aire d'étude
  14. 14. Fig. 8 : Évolution de la décomposition d'un cadavre de grive musicienne : 1 (le 17/10/15), 2 (le 30/10/15), 3 (le 14/11/15), 4 (le 29/11/15), 5 (le 12/12/15), 6 (le 16/01/16), 7 (le 11/02/16), 8 (le 10/13/16). 13 11 2 3 4 5 6 7 8
  15. 15. On constate que deux semaines après la découverte du cadavre frais, celui-ci est en cours de décomposition et son aspect extérieur a fortement évolué (Fig. 8, photos 1 et 2). Deux mois après sa découverte, le cadavre n'est plus qu'un amoncellement de plumes cachant plus ou moins le squelette sous-jacent (Fig. 8, photo 5). Trois mois plus tard, le plumage est fortement dégradé laissant apparaître largement le squelette (Fig. 8, photo 8). Le temps de décomposition naturelle de ce cadavre de petite taille, épargné par les actes de charognage est largement supérieur à la périodicité du suivi. On peut alors considérer que la décomposition naturelle des cadavres joue un rôle mineur dans leur éventuelle disparition. - Détermination de Z, coefficient de correction lié à la capacité de l'observateur à détecter les cadavres : Ce coefficient varie en fonction de la nature et de la hauteur du couvert végétal. En effet, un même observateur n'aura pas la même capacité à détecter les cadavres d'oiseaux disposées dans une pelouse rase que dans une ptéridaie. De la même manière, ce coefficient permet de corriger la capacité à détecter les cadavres de deux observateurs différents. On évaluera ce coefficient en disposant des carcasses d’oiseaux à l’insu de l’observateur. Le nombre de carcasses découvertes par rapport au nombre de carcasses déposées constitue le coefficient de correction lié à la capacité de l'observateur à découvrir les cadavres soit le taux de découverte. Ainsi, si sur 10 cadavres déposés, l'observateur en découvre 8, alors Z = 8/10 =0,8 soit 80% de taux de découverte. - Contrôle de la mortalité sur l'aire d'étude : Le contrôle de la mortalité consiste à parcourir l'aire d'étude sur un parcours prédéfini élaboré de manière à ce qu'il permette de détecter à vue les cadavres sur l'aire d'étude. Pour réaliser une prospection complète, une matérialisation au sol a été réalisée avec des piquets marquant les 4 angles ainsi que le centre de l'aire d'étude. Celle-ci se retrouve découpée en quatre secteurs A, B, C et D qui sont parcourus le premier jour du suivi (récupération des éventuels cadavres présents sur le site entre deux suivis bimensuels) puis le second (contrôle de la présence d'éventuels nouveaux cadavres). - Contrôle de la mortalité autour du phare : Une prospection systématique des abords du phare de Goulénez a été réalisée à chaque suivi pour détecter d'éventuels cadavres liés à sa présence. Un contrôle régulier du secteur du phare parallèlement à celui effectué au pied du mât pourrait nous apporter de nouveaux éléments de compréhension quant à l'impact relatif des deux structures. - Fiche d'enregistrement de terrain : Les résultats sont notés sur une fiche associée qui est remplie pour chaque cadavre découvert et numéroté (Annexe 2). Il est important d’identifier l’espèce et de noter son état apparent, le plus précisément possible. Le cadavre peut être photographié (2 ou 3 photos par cadavre). La localisation de la découverte doit également être cartographiée de façon 14
  16. 16. précise. La cause de la mort peut être appréhendée en fonction de l’espèce, de son état apparent et de sa localisation par rapport aux obstacles présents. - Limites et difficultés : La détermination des coefficients d’erreur P et Z est délicate. En effet, ils varient considérablement en fonction de nombreux paramètres extérieurs (nombre de charognards sur le site, accoutumance des prédateurs, couverture végétale, fréquentation touristique, période de chasse, météo, taille des cadavres…). III- Risques liés à la structure : III.1- Les risques liés à la présence du mât de mesures EDF... Dans le cas qui nous intéresse, le risque de collision d'un oiseau avec le mât de mesures est, à priori, moins important qu'avec une éolienne. En effet, l'occupation spatiale du mât est limitée par rapport à celle d'une éolienne mais surtout l'absence de pales rotatives réduit considérablement le risque de collision avec les oiseaux. Cependant, les 4 x 3 lignes de haubans qui supportent le mât peuvent représenter un danger pour des oiseaux volant à basse altitude (Fig. 9). Fig. 9 : Vue sur le phare de Goulénez (à gauche) et sur le mât de mesures EDF (à droite). Pour pallier cette éventualité, des spirales de couleur rouge ont été fixées par le maître d'ouvrage à différentes hauteurs sur les haubans extérieurs (Fig. 10). Fig. 10 : Vue des spirales rouges installées sur les haubans extérieurs du mât de mesures EDF favorisant sa détection par les oiseaux. 15
  17. 17. III.2- ...amplifiés par la proximité du phare de Goulénez : Les phares peuvent avoir un effet néfaste sur les oiseaux migrateurs. En effet, les espèces migrant la nuit peuvent être attirées ou perturbées par sa lumière et heurter la tour ou la lanterne du phare. Bien entendu, ce phénomène n'est pas généralisable à l'ensemble de ces édifices et dépend de nombreux facteurs : conditions météorologiques, espèce migratrice, hauteur de vol, hauteur du phare... Néanmoins, le risque de collision est reconnu et en période de migration, il n'est pas rare de retrouver des oiseaux morts au pied de ces édifices ou sur les toits de ses bâtiments annexes. Le phare de Goulénez, situé à une centaine de mètres au nord ouest du mât de mesures, n'échappe pas à cette problématique. Des discussions avec deux des gardiens du phare de Goulénez ont confirmé ces suppositions. Dans les années 1983-1984, Michel Rozen, gardien du phare de Goulénez se souvient avoir récupéré des dizaines de grives (dont l'espèce précise reste inconnue) retrouvées mortes au pied du phare au petit matin. Elles avaient heurté le phare, sans doute attirées par sa puissante lumière. Depuis, aucun événement de cette ampleur n'est survenu même si quelques oiseaux morts sont retrouvés, sur les toits des bâtiments annexes ou sur la coursive du phare, de temps à autre par les gardiens (comm. pers M. Rozen et J. Crenn). On comprend alors que la présence d'un second obstacle (le mât de mesures), situé à proximité directe d'une structure susceptible d'attirer ou de perturber les oiseaux la nuit, renforce inévitablement le risque de collision avec les oiseaux. IV- Résultats et discussion 16
  18. 18. IV.1- Le suivi du comportement et de la migration des oiseaux – Résultats généraux : 9 suivis ont été menés entre le 15 octobre 2015 et le 29 février 2016, à raison de deux suivis mensuels, régulièrement espacés. En janvier, un seul suivi a pu être effectué, du fait de mauvaises conditions météorologiques ne permettant pas la liaison maritime entre le continent et l'île. Ces neuf suivis totalisent 56 séances d'observation de 30 minutes, soit 28 heures cumulées d'observation. 552 contacts d'oiseaux ou groupe d'oiseaux ont été enregistrés (Annexe 3) durant cette période, soit un peu moins de 20 contacts par heure (19,71). Ce nombre nous paraît assez faible compte tenu du fait que l'île de Sein abrite de nombreux oiseaux migrateurs et hivernants. Plusieurs causes peuvent être avancées pour expliquer cette faible fréquentation de l'aire d'étude, elles seront exposées au fur et à mesure de ce chapitre. – Approche spécifique : 23 espèces d'oiseaux ont traversé l'aire d'étude durant cette période (Fig. 11) tandis que 34 espèces ont été contactées dans la zone tampon (Fig. 12 et annexe 4). Cette différence peut être, en majeure partie, expliquée par la surface plus étendue de la zone tampon qui offre une diversité d'habitats (prairie secondaire, dune fixée, prairie inondable, haie) dont ne dispose pas l'aire d'étude. 17
  19. 19. Fig. 11 : Liste et statut de protection des espèces contactées au sein de l'aire d'étude entre octobre 2015 et février 2016. LRN UICN : Liste Rouge Nationale de l'UICN, LC : Préoccupation mineure, VU : vulnérable, (Sources des données : UICN/MNHN/LPO/SEOF/ONCFS, 2011, Issa et Muller, 2015). La présence d'un plus grand nombre d'espèces dans la zone tampon peut aussi être expliquée, dans une moindre mesure, par le comportement de certaines espèces, qui, bien que présentes régulièrement voire systématiquement dans la zone tampon, sont rarement contactées dans l'aire d'étude (Goélands brun, argenté et marin, Grand cormoran, Tournepierre, Etourneau...). Ces espèces semblent avoir parfaitement intégré le mât de mesures dans leur environnement. Ils prennent un soin habile à éviter l'aire d'étude qui correspond à la zone présentant un risque de collision. Les principaux circuits aériens empruntés par ces espèces ont pu être identifiés et sont présentés Fig. 23, p. 31. 18 Espèces contactées dans l'aire d'étude Protection nationale LRN UICN – Oiseau nicheur chassable II/2 LC oui non VU chassable II/2 LC oui I LC oui non LC oui non LC oui II/2 LC oui II/2 LC oui II/2 LC oui non LC oui non VU oui non LC oui non LC chassable II/2 LC oui non LC oui non LC oui non LC oui non LC chassable II/2 LC chassable II/2 LC chassable II/2 LC oui non LC oui non LC Annexe Directive « Oiseaux » Alouette des champs (Alauda arvensis) Grand gravelot (Charadrius hiaticula) Huîtrier-pie (Haematopus ostralegus) Faucon pèlerin (Falco peregrinus) Chardonneret élégant (Carduelis carduelis) Pinson des arbres (Fringilla coelebs) Goéland argenté (Larus argentatus) Goéland brun (Larus fuscus) Goéland marin (Larus marinus) Bergeronnette grise (Motacilla alba) Pipit farlouse (Anthus pratensis) Pipit maritime (Anthus petrosus) Accenteur mouchet (Prunella modularis) Etourneau sansonnet (Sturnus vulgaris) Fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla) Pouillot véloce (Phylloscopus collybita) Roitelet à triple bandeau (Regulus ignicapillus) Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes) Grive mauvis (Turdus iliacus) Grive musicienne (Turdus philomelos) Merle noir (Turdus merula) Rougegorge familier (Erithacus rubecula) Rougequeue noir (Phoenicurus ochruros)
  20. 20. L'ordre le plus représenté est celui des Passériformes (74%, Fig. 13), suivi par les Charadriiformes (famille des Charadriidés et des Laridés, 22%) et les Accipitriformes (famille des Falconidés, 4%, Fig.). 10 familles de Passériformes sont présentes (Fig. 14) ; les Turdidés (29,4%) étant les plus abondants sur l'aire d'étude, suivis par les Sylviidés (17,6%) , les Motacillidés et les Fringillidés (11,7% chacune) et enfin par les Troglodytidés, Alaudidés, Sturnidés et Prunellidés (5,8% chacune). 19 Espèces contactées dans la zone tampon Accenteur mouchet (Prunella modularis) Alouette des champs (Alauda arvensis) Bécassine des marais (Gallinago gallinago) Bergeronnette grise (Motacilla alba) Chardonneret élégant (Carduelis carduelis) Cormoran huppé (Phalacrocorax aristotelis) Etourneau sansonnet (Sturnus vulgaris) Faucon crécerelle (Falco tinnunculus) Faucon pèlerin (Falco peregrinus) Fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla) Fou de Bassan (Sula leucogaster) Goéland argenté (Larus argentatus) Goéland brun (Larus fuscus) Goéland marin (Larus marinus) Grand cormoran (Phalacrocorax carbo) Grand gravelot (Charadrius hiaticula) Grive mauvis (Turdus iliacus) Grive musicienne (Turdus philomelos) Héron cendré (Ardea cinerea) Huîtrier-pie (Haematopus ostralegus) Linotte mélodieuse (Carduelis cannabina) Merle noir (Turdus merula) Moineau domestique (Passer domesticus) Pinson des arbres (Fringilla coelebs) Pipit farlouse (Anthus pratensis) Pipit maritime (Anthus petrosus) Pouillot à grands sourcils (Phylloscopus inornatus) Pouillot véloce (Phylloscopus collybita) Roitelet à triple bandeau (Regulus ignicapillus) Rougegorge familier (Erithacus rubecula) rougequeue noir (Phoenicurus ochruros) Tournepierre à collier (Arenaria interpres) Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes) Verdier d'Europe (Carduelis chloris) Fig. 12 : Liste des espèces contactées dans la zone tampon
  21. 21. Fig. 13 : Proportion des différents ordres d'oiseaux fréquentant l'aire d'étude. Fig. 14 : Proportion des familles de passereaux fréquentant l'aire d'étude. En termes de proportions inter-spécifiques, le Merle noir (21%), l'Etourneau sansonnet (16%), le Rougegorge familier (15 %) et le Pipit maritime (8,5%) sont les quatre espèces ayant été le plus contactées sur l'aire d'étude et représentent à eux seuls 60,5% de la totalité des contacts. Le nombre de contacts élevé de Rougegorge peut être mis en relation avec les déplacements automnaux de l'espèce. En effet, 58 des 82 contacts effectués (70%) l'ont été entre le 15 et le 31/10/2015, ce qui correspond à la pleine période de migration de cette espèce (septembre-octobre). Depuis novembre 2015, le nombre de contacts de Rougegorge 20 Orde des oiseaux fréquentant l'aire d'étude 15 octobre 2015-29 février 2016 Passériformes Accipitriformes Charadriiformes Turdidés Sylviidés Motacillidés Fringillidés Prunellidés Alaudidés Sturnidés Troglodytidés 0 5 10 15 20 25 30 35 29,41 17,65 11,76 11,76 5,88 5,88 5,88 5,88 Proportion des familles de passereaux fréquentant l'aire d'étude 15 octobre 2015-29 février 2016 Pourcentage Famille Pourcentage
  22. 22. a chuté mais reste néanmoins constant, ce qui témoigne, indirectement, de l'occupation du site par les hivernants et les sédentaires. Concernant l'Etourneau sansonnet, malgré sa présence dès le 16/10/2015 dans la zone tampon, il est contacté la première fois sur l'aire d'étude le 30/10/2015. Cette espèce est très commune en hiver dans notre pays. A cette période, les effectifs d'oiseaux sédentaires se voient gonflés par des individus migrateurs (septembre-novembre) principalement originaires du nord et du centre de l'Europe et de Russie et venus hiverner dans notre pays. Ainsi, J. Dubois estime que la proportion entre migrateur et sédentaire est de l'ordre de 8-10 oiseaux migrateurs pour un autochtone (Dubois et al, 2000). Le nombre de contacts d'Etourneau par suivi, présenté Fig. 15, est irrégulier car dépendant de nombreux facteurs (conditions météorologiques, période de l'année, type d'activités développées par les oiseaux, secteurs géographiques fréquentés, voies aériennes utilisées...) et de fait, difficilement interprétable. Par contre, l'évolution de l'effectif maximal d'Etourneaux contactés lors des suivis montre une nette augmentation, certes irrégulière mais bien marquée, entre octobre 2015 et février 2016. Cette période semble correspondre à l'arrivée d'individus migrateurs et hivernants venus gonfler l'effectif d'oiseaux sédentaires. Fig. 15 : Nombre de contacts et effectif maximal d'étourneaux sansonnet sur l'aire d'étude. Les oiseaux marins sont uniquement représentés par le Goéland argenté (7%) et le Goéland marin (4,5%). Résidant de manière plus ou moins permanente sur l'île et ses abords, ces deux espèces sont observées dans la zone tampon quasiment à chaque suivi : très mobiles, on les voit souvent évoluer en vol dans le secteur situé au nord du mât ou se dirigeant vers 21 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0 10 20 30 40 50 60 70 80 0 12 40 27 50 23 64 17 70 Nombre de contacts et effectif maximal d'Étourneaux sansonnet 15 octobre 2015-29 février 2016 Nombre de contacts par suivi Effectif maximal contacté Logarithmique (Effectif maximal contacté) Numéro de suivi Nombredecontacts/Effectifmaximal
  23. 23. les reposoirs des Nerroth et d' Ar Milinou ou encore rejoignant des zones d'alimentation côté sud de l'île (anses d'Ar Biliog-Vras et d'An Aber) à marée haute. Malgré leur forte mobilité et leur présence constante à proximité de l'aire d'étude, le taux de contact in situ reste faible. Les observations effectuées ont permis de constater que ces oiseaux semblent avoir intégré la présence du mât dans leur environnement. Ils prennent en effet un soin habile à éviter, de manière anticipée, la zone critique, même par des forts vents ouest ou sud-ouest. Ce cortège d'espèces majoritaires (Fig. 16) est complété par trois espèces de passereaux moins souvent contactées mais toutes aussi communes : le Pinson des arbres (6,5% des contacts dont 70% réalisés en période de migration), l'Accenteur mouchet (5,8%) et le Troglodyte mignon (3,8%). Quelques espèces à fort intérêt patrimonial s'ajoutent à cette liste mais le nombre de contacts reste anecdotique dans l'aire d'étude : le Faucon pèlerin (0,18%) et le Grand gravelot (0,18%). Enfin, plusieurs espèces migratrices et hivernantes communes ont été notées lors des différents suivis : hormis le Rougegorge et le Pinson déjà évoqués supra, le Roitelet à triple bandeau (1%, passage le 16/10/2015), la Fauvette à tête noire (0,36%, passages le 17 et le 30/10/2015), le Pouillot véloce (1%, passages du 16/10 au 14/11/2015), la Grive mauvis (0,5%, passage le 17/10/2015), la Grive musicienne (2,5%, passages en octobre-novembre) et le Rougequeue noir (0,2%, passage le 17/10/2015). Le nombre de contacts et celui d'individus contactés simultanément restent cependant faibles. Dans la zone tampon, ce cortège est agrémenté d'autres espèces comme la Linotte mélodieuse, le Grand cormoran, le Pouillot à grands sourcils, la Bécassine des marais... 22
  24. 24. Fig. 16 : Proportion spécifique du nombre de contacts. – Statut de protection des espèces contactées dans l'aire d'étude : 17 des 23 espèces contactées sont protégées au niveau national alors que les 6 dernières sont chassables (Fig. 11, p. 18). 54% des espèces contactées ne sont pas concernées par la Directive « Oiseaux » de Natura 2000, 37,5% sont inscrites à son annexe II qui considère les espèces pouvant faire l'objet de prélèvements cynégétiques ou de régulation tandis que 4% d'entre elles (1 seule espèce) sont inscrites à son annexe I. Cette annexe apporte un statut de protection stricte pour les espèces qui y sont listées et implique des mesures de protection des espaces utilisées notamment la création de ZPS3 . La quasi-totalité des espèces contactées (92%) sont considérées comme une préoccupation mineure en termes de nicheur selon les critères de la LRN4 (UICN5 , Issa et Muller, 2015) alors que deux d'entre elles sont considérées comme vulnérables (le Grand gravelot et le Pipit farlouse). Concernant les hivernants, le statut des espèces, défini selon les critères de la LRN ,n'est pas encore établi car, pour la plupart des espèces concernées (79%), ils ne sont pas applicables 3 Zone de Protection Spéciale 4 Liste Rouge Nationale 5 Union Internationale pour la Conservation de la Nature 23 Merlenoir Etourneausansonnet Rougegorgefamilier Pipitmaritime Goélandargenté Pinsondesarbres Accenteurmouchet Goélandmarin Troglodytemignon Grivemusicienne Passereauindéterminé Pipitfarlouse Pouillotvéloce Roiteletàtriplebandeau Grivemauvis Tarierpâtre Chardonneretélégant Fauvetteàtêtenoire Alouettedeschamps Bergeronnettegrise Fauconpèlerin Goélandbrun Grandgravelot Huîtrier-pie Limicoleindéterminé Rougequeuenoir 0 20 40 60 80 100 120 140 118 88 82 46 393632 2521 1414 9 5 5 3 3 2 2 1 1 1 1 1 1 1 1 Nombre de contacts par espèce 15 octobre 2015-29 février 2016 Nombre de passages dans l'aire d'étude Pourcentage Espèce Nombredecontacts
  25. 25. pour diverses raisons ou les données disponibles sont trop minces pour statuer (UICN/MNHN/LPO/SEOF/ONCFS, 2011). Cependant, pour 5 espèces (21%), le statut d'hivernant est considéré comme une préoccupation mineure (Alouette des champs, Grand gravelot, Huîtrier-pie, Goéland brun et Etourneau sansonnet) selon les critères de la LRN. Enfin, concernant les oiseaux migrateurs, aucune espèce contactée sur l'aire d'étude ne dispose d'un statut particulier au titre de la LRN. – Fréquentation mensuelle : Le cumul mensuel des contacts d'oiseaux est présenté Fig. 17. Il ressort de ce graphique que le mois d'octobre en rassemble un maximum (168). Ce mois est celui où la migration de bon nombre d'espèces qui fréquentent l'aire d'étude est à son apogée (Merle, Etourneau, Rougegorge, Pinson, Chardonneret, Roitelet à triple bandeau...). Les mois suivants, le nombre de contacts chutent dans une fourchette régulière comprise entre 101 à 136 contacts. La poursuite du suivi en 2016 et notamment en septembre, période de migration post-nuptiale, permettra de confirmer ou d'infirmer cette tendance. La baisse enregistrée en janvier est due à la réalisation d'un unique suivi mensuel (pas de liaisons maritimes entre l'île et le continent). Fig. 17 : Répartition mensuelle du nombre de contacts. 24 Oct 15 Nov 15 Déc 15 Jan 16 Fév 16 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 168 101 136 45 102 30,43 18,3 24,64 8,15 18,48 Nombre de contacts mensuels 15 octobre 2015-29 février 2016 Nombre Mois Nombre/Pourcentage
  26. 26. – Direction de vol : L'analyse des directions de vol nous apporte trois informations principales (Fig. 18) : – une direction de vol vers le sud, le sud-ouest ou le sud-est est suivie dans plus de 48% des cas. Par ailleurs, 45% des vols orientés dans ces directions l'ont été en période de migration (octobre-novembre). Il semble que cette direction privilégiée soit en partie due à la migration automnale, la majorité des espèces migratrices suivant globalement ces orientations. La présence de haies au nord et à l'ouest du site qui servent d'abri aux passereaux occasionne également des vols orientés sud, sud-est ou sud-ouest pour les oiseaux en recherche de nourriture et s'alimentant sur l'aire d'étude (Merle, Rougegorge, Accenteur, Grive musicienne principalement). – La direction nord-ouest est suivie dans 17% des cas. Ici, le rôle d'abri joué par les buissons de tamaris bordant le site côtés nord et ouest, semble à l'origine de cette orientation de vol privilégiée. En effet, les étourneaux et autres passereaux rejoignent généralement en vol nord-ouest, cette zone abritée pour s'y reposer ou rechercher de la nourriture. – Les autres directions sont suivies sans qu'aucune d'entre elles ne se distinguent d'un point de vue quantitatif. Elles correspondent à des vols aléatoires lors de déplacements courts liés à la recherche de nourriture sur ou autour de l'aire d'étude et n'affichent donc pas une orientation privilégiée. Fig. 18 : Proportion des orientations de vol. 25 E O N S SO SE NE NO 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 44 43 73 159 30 78 29 96 Orientations de vol des oiseaux traversant l'aire d'étude 15 octobre 2015-29 février 2016 Nombre Pourcentage Orientation de vol Nombre/Pourcentage
  27. 27. – Altitude de vol : L'altitude de vol dépend de l'espèce concernée, des conditions météorologiques et varie en fonction des activités développées par les oiseaux. Ainsi, lors des migrations, la plupart des oiseaux volent à une altitude comprise entre 200 et 700 m (André, 2004) tandis que des déplacements courts liés à diverses activités quotidiennes (recherche de nourriture, marquage territorial...) seront réalisés à une hauteur de vol plus basse. Cinq tranches altimétriques ont été définies par rapport à la hauteur du mât : 0 m (l'individu pénètre dans l'aire d'étude en sautillant), - 5m, 5-25 m, 25-44 m et + de 44 m. Dans 53% des cas, l'altitude de vol est inférieure à 5 m (Fig. 19). Cette tranche altimétrique (comme celle de 0 m qui représente 4% des vols) concerne exclusivement les passereaux pénétrant l'aire d'étude lors de déplacements courts, souvent liés à la recherche de nourriture ou d'un abri dans les buissons. 33% des vols effectués ont une altitude comprise entre 5 et 25 m. Cette tranche altimétrique concerne principalement les passereaux en migration (42%), les étourneaux résidents de la zone tampon (41%) et les trois espèces de goéland (17%). Dans 8,5% des cas, l'altitude de vol des oiseaux est comprise entre 25 et 44 m. Cette fenêtre altimétrique est majoritairement utilisée par les goélands (66%), les passereaux en migration (15%, pinson des arbres, alouette des champs, chardonneret élégant) ainsi que les étourneaux occupant le secteur (15%). Enfin, peu d'observations ont été enregistrées pour une altitude supérieure à 44 m malgré une attention particulière portée à cette tranche altimétrique qui est celle empruntée lors des grands vols migratoires. Fig. 19 : Proportion des tranches altimétriques. 26 0 m - 5 m 5-25 m 25-44 m + 44 m 0 100 200 300 400 Altitude de vol des oiseaux traversant l'aire d'étude 15 octobre 2015-29 février 2016 Nombre d'oiseaux Pourcentage Altitude de vol en mètre Nombre/Pourcentage
  28. 28. – Statut des espèces : Il est souvent difficile de définir le statut des espèces contactées sur l'aire d'étude. En effet, même si de nombreuses espèces présentes sont sédentaires (merle, accenteur, pipit maritime, troglodyte...), leurs effectifs se voient renforcer : – à l'automne, par des individus migrant depuis l'Europe du Nord ou de l'Est et rejoignant le sud de l'Europe ou l'Afrique du Nord, – en hiver, par des individus originaires des mêmes régions mais hivernant en Bretagne. A titre d'exemple, un Rougegorge observé sur l'aire d'étude fin octobre peut être un oiseau, originaire de Scandinavie, et en migration vers l'Espagne (statut de migrateur) ou un individu provenant d'Europe centrale et venu hiverner en Bretagne (statut d'hivernant) . Sur place, il se mêle à des Rougegorges sénans, résidant de manière permanente sur l'île (statut de sédentaire). Par ailleurs, la discrétion et les déplacements furtifs des passereaux (ordre le plus représenté sur l'aire d'étude) n'occasionnent généralement que des observations brèves et parfois uniques d'un même individu. Ces conditions ne permettent pas toujours de définir le statut de l'individu contacté. C'est pourquoi, dans près de 20% des cas, celui-ci n'a pas pu être déterminé (Fig. 20). Néanmoins, l'observation du comportement d'un (ou de plusieurs) individu(s) au sein de l'aire d'étude et de la zone tampon, couplée à l'étude du cycle biologique de l'espèce et à ses périodes de migration permet généralement de proposer un statut. Ainsi, 38% des oiseaux contactés sont migrateurs. Du fait de la position biogéographique de la France déjà évoquée et de la situation hyper-océanique de l'île de Sein, il n'est pas étonnant de rencontrer une telle proportion d'oiseaux en migration. Cette observation corrobore le fait que près de 49% des contacts ont été réalisés en octobre-novembre (voir paragraphe « Fréquentation mensuelle » p. 24), principale période de migration post- nuptiale pour les espèces qui nous intéressent. Elle est également en adéquation avec le fait que près de la moitié des vols effectués prennent une orientation sud, sud-ouest ou sud-est (voir paragraphe « Direction de vol », p. 25). 25,5% des oiseaux contactés ont été considérés comme sédentaires. Il concerne principalement les passereaux comme le Pipit maritime ou l'Accenteur mouchet et les Goélands argenté et marin qui sont peu mobiles. Les oiseaux hivernants représentent 16,5% 27
  29. 29. des contacts, l'absence de suivi bimensuel en janvier 2016 peut expliquer en partie cette faible proportion. Fig. 20 : Statut des oiseaux contactés sur l'aire d'étude. – Activités développées sur l'aire d'étude : Diverses activités peuvent être développées par les oiseaux, elles varient en fonction d'une multitude de paramètres intervenant sur une même journée ou au cours des saisons : recherche de nourriture, chasse, repos, toilette, échange avec les congénères, marquage de territoire, parade nuptiale, reproduction, nourrissage des jeunes... L'observation du comportement d'un oiseau permet généralement de lui attribuer un type d'activités. Cette attribution, basée sur l'observation du comportement de l'individu dans son environnement et avec ses semblables, reste à l'appréciation de l'observateur et est indéniablement subjective. De plus, il n'est pas toujours aisé de définir le type d'activités pratiqué par un individu tant son déplacement peut être furtif, son comportement discret et la durée d'observation courte (d'autant plus vrai pour les Passériformes, ordre le plus représenté sur l'aire d'étude). Ainsi, dans 35% des cas, l'activité de l'individu contacté dans l'aire d'étude n'a pas pu être identifiée, faute d'indices comportementaux distinctifs. Néanmoins, sur l'aire d'étude, les principales activités développées par les oiseaux sont la recherche de nourriture (33,69%) et le repos (29,89%). Les activités de chasse (0,18% : une unique observation de Faucon pèlerin) et celles liées à la reproduction (0,54%) sont quant à elles anecdotiques (Fig. 21). Pour cette dernière activité, le faible pourcentage est lié à la période annuelle à laquelle a été réalisé le suivi et qui est peu propice à l'observation de 28 Hivernant Migrateur Sédentaire Indéterminé 0 50 100 150 200 250 92 209 141 110 Statut des oiseaux fréquentant l'aire d'étude 15 octobre 2015-29 février 2016 Nombre Pourcentage Statut Nombre/Pourcentage
  30. 30. comportement reproducteur (excepté fin février où des observations ont pu être réalisées sur le merle noir, l'accenteur mouchet et le pipit maritime). Fig. 21 : Proportion des activités développées par les oiseaux fréquentant l'aire d'étude. - Analyse spatiale : Comme nous l'avons vu, la recherche de nourriture et le repos sont les principales activités développées sur l'aire d'étude. Elles occasionnent des déplacements courts, effectués à basse altitude et n'affichant généralement pas d'orientation de vol préférentielle. Ainsi, l'analyse spatiale de l'occupation du site et des déplacements inhérents aux activités pratiquées est difficilement réalisable pour chaque espèce. Néanmoins, il a été possible d'identifier différentes aires d'occupation (Fig. 22) et certains circuits aériens régulièrement empruntés par quelques espèces (Fig. 23). 29 Indéterminé Repos Comportementreproducteur Recherchedenourriture Migration Chasse 0 50 100 150 200 184 165 3 186 13 1 Activités développées sur l'aire d'étude 15 octobre 2015-29 février 2016 Nombre Activités Nombre/Pourcentage
  31. 31. Fig. 22 : Carte d'occupation du site. Quatre grandes zones abritant différents types d'occupation peuvent être distinguées. La zone centrale (en bleu) est utilisée principalement pour la recherche de nourriture par quelques espèces de passereau : Accenteur mouchet, Merle noir, Grive musicienne, Rougegorge... La zone périphérique nord (en rouge) est composée de haie de Tamaris, qui servent d'abri ou de zone de repos pour les passereaux précédemment évoqués et d'autres espèces comme le Troglodyte, la Fauvette à tête noire, le Rougequeue noir et le Pouillot véloce qui, en plus de s'y abriter, y trouve des zones d'alimentation. Ce secteur sert également de dortoir et de reposoir aux Etourneaux et aux Moineaux. Les bâtiments de l'ancienne écloserie (en vert) sont utilisés principalement comme reposoir par les Etourneaux et les Moineaux. Quelques indices de comportement reproducteur ont été observés sur ces espèces fin février et il n'est pas impossible que le bâtiment leur servent de site de nidification au cours du printemps. Enfin, la zone matérialisée en jaune est composée de terre à nue particulièrement prisée pour la toilette individuelle (Bergeronnette grise, Moineau, Pinson) ou collective (Etourneau) Elle est généralement pratiquée dans la poussière et/ou dans les flaques d'eau temporaires. 30
  32. 32. Quelques voies de déplacement régulièrement empruntées par les Goélands (argenté, brun et marin) et les Etourneaux ont pu être identifiées. Comme nous l'avons déjà évoqué ces espèces prennent un soin habile à éviter la zone à risque. Ces déplacements sont liés à la recherche de nourriture (An Aber, Beg al Lann, Ar Gosteur), ou à des activités de reposoir ou de dortoir (Les Nerroth, Ar Milinou). Fig. 23 : Voies de déplacement empruntées à proximité de l'aire d'étude par les Goélands (en jaune) et les Etourneaux (en rouge). 31 An Aber Ar Gosteur Ar Milinou Les Nerroth Beg al LannBeg al LannBeg al Lann
  33. 33. IV.2- Le suivi de la mortalité des oiseaux sur l'aire d'étude A ce stade du suivi, deux cadavres de Grive musicienne ont été récoltées sur l'aire d'étude. La première a été découverte le 16/10/2015 sur le secteur D, le cadavre gisant sur un broyat de ronces et de fougères. Il s'agit un individu adulte, l'espèce ne permet malheureusement pas de déterminer les mâles des femelles. Le cadavre est découvert à l'état frais, (Fig. 24) ; aucune mouche ou ponte de mouche n'est présente sur le cadavre, le plumage est neuf tandis que la cavité oculaire ne présente aucune trace de décomposition ou de prédation. Les deux ailes sont complètes, sans signe de dislocation ou de cassure, le plumage est entier et en bon ordre. Aucune blessure ni trace de sang n'est détectée sur l'oiseau. Les articulations des tibias et des tarses ne présentent pas de signes de cassure ou de dislocation. Aucun indice témoignant d'une collision avec un obstacle (hauban, treillis) n'est détecté sur l'oiseau, ni dans son environnement (plumée laissée dans la végétation). Par contre, le ventre et les flancs de l'oiseau paraissent anormalement peu charnus. Cette espèce est observée en migration dans tout le pays entre fin août et fin novembre avec un pic de passage en octobre (Dubois et al, 2000). Les oiseaux migrants sont principalement originaires de Scandinavie et d'Europe de l'Est. Compte-tenu de la date de découverte du cadavre et de l'état de conservation de l'oiseau, il pourrait s'agir d'un individu en migration fragilisé par un manque d'alimentation, puis mort d'épuisement après avoir atteint l'île. Fig. 24 : Vue du cadavre de Grive musicienne découvert le 16/10/2015 dans le secteur D. 32
  34. 34. Le second cadavre a été découvert le 14/11/2015 sur le secteur B, gisant sur un sol sablonneux parsemé de broyat de fougères. Il s'agit un individu adulte, l'espèce ne permet malheureusement pas de déterminer les mâles des femelles. Le cadavre est découvert dans un état relativement frais (Fig. 25) ; le plumage est plutôt neuf mais l’œil a été dégagé de sa cavité oculaire et est absent (charognage?). Les deux ailes sont complètes, sans signe de dislocation ou de cassure, le plumage est entier et en bon ordre. Aucune blessure ni trace de sang n'est détectée sur l'oiseau. Les articulations des tibias et des tarses ne présentent pas de signes de cassure ou de dislocation. Aucun indice témoignant d'une collision avec un obstacle (hauban, treillis) n'est détecté sur l'oiseau ou dans son environnement immédiat (plumée laissée dans la végétation). Par contre, comme pour le premier cadavre, le ventre et les flancs de l'oiseau paraissent anormalement peu charnus. Cette espèce est observée en migration dans tout le pays entre fin août et fin novembre. Les oiseaux migrants sont principalement originaires de Scandinavie et d'Europe de l'Est (Dubois et al, 2000). Étant donné l'état général de l'oiseau et la date de la mort (entre le 01/11/15 et le 13/11/15) correspondant à la période de migration de l'espèce, il pourrait s'agir une nouvelle fois d'un individu migrateur, mort d'épuisement après avoir atteint l'île. SI on y prête attention, on trouve régulièrement des cadavres de différentes espèces d'oiseau (Fou de Bassan, Goéland, Aigrette garzette, Mouette rieuse...) en différents points de l'île. Certains sont dus à des actes de prédation laissant en général des indices de lutte et de consommation (plumée, entrailles...), tandis que d'autres ne présentent aucune trace de ce type et peuvent être liés à l'épuisement d'individus migrateurs. Fig. 25 : Vue du cadavre de Grive musicienne découvert le 14/11/2015 dans le secteur B. 33
  35. 35. IV.3- Bilan provisoire : L'absence de cadavres imputables à la présence du mât de mesures permet de considérer, qu'à ce stade du suivi, l'impact de cette structure est nulle, d'un point de vue mortalité, pour l'avifaune de l'île de Sein. Cependant, en l'absence de formation vétérinaire et d'autopsies réalisées par un professionnel, nous pourrions considérer, dans le pire des scénarii, que ces deux cadavres soient imputables à cette structure. Dans ce scénario, l'estimation du nombre d'oiseaux morts serait alors de : Ns = (Na-Nb)/(PxZ) = (2-0)/ (0,5x1) = 4 oiseaux morts en 5 mois soit 0,8 oiseau mort par mois. Cette estimation témoigne, dans un cas comme dans l'autre, de l'impact extrêmement faible de la structure sur l'avifaune. Par ailleurs, l'examen de différents paramètres enregistrés lors des suivis (espèce contactée, effectif, orientation et hauteur de vol, comportement des oiseaux, vocation du site) a permis de mettre en évidence une faible diversité spécifique, composée d'espèces communes représentant généralement une préoccupation mineure d'un point de vue Conservation. L'avifaune (sédentaire, hivernante et migratrice) fréquentant l'aire d'étude y développe principalement des activités liées à la recherche de nourriture et au repos. Elles nécessitent des déplacements courts, multidirectionnels et effectués à basse altitude. Les circuits aériens empruntés pour rejoindre les zones d'abri et de repos que constituent la haie de Tamaris et la toiture de l'osmoseur confirment, par ailleurs, que certaines espèces évitent la zone à risque de manière anticipée. D'autres au contraire utilisent le mât ou les haubans comme perchoir (Rougegorge, Merle, Troglodyte, Accenteur mouchet) et semblent les avoir intégrés à leur environnement. Ainsi, ces observations montrent que le risque de perturbation des orientations de vol lié à la présence du mât paraît, lui aussi mineur. Enfin, les grands déplacements post-migratoires restent très limités au sein de l'aire d'étude et sont à priori peu concernés par la présence de cette structure du fait de l'altitude de vol pratiquée par les oiseaux lors des migrations. La poursuite du suivi jusqu'en octobre 2016 permettra de compléter les observations liées à la migration pré-nuptiale (février-mai), de définir l'importance du site pour la nidification (mai-août), d'affiner les informations recueillies pour la migration post-nuptiale (août- octobre) et, à terme, de préciser l'impact du mât de mesures sur l'avifaune, qui à l'heure actuelle semble fort limité. 34
  36. 36. Bibliographie : ANDRE Y. (2004) – Protocoles de suivis pour l'étude des impacts d'un parc éolien sur l'avifaune, Ligue pour la Protection des Oiseaux, 20 p. DUBOIS J.-P., LE MARECHAL P., OLIOSO G., YESOU P. (2000) – Inventaire des oiseaux de France. Avifaune de la France métropolitaine, Edition Nathan/HER, Paris, France, 397 p. ISSA N., MULLER Y. coord. (2015) – Atlas des oiseaux de France métropolitaine. Nidification et présence hivernale. LPO/SEOF/MNHN. Delachaux et Niestlé, Paris, 1408 p. KOÏBO, Klervi Le Bot Architecte DEA (2015) – Ile de Sein Goulénez, Installation d'un mât de mesures météorologiques, Permis de construire, Dossier Projet architectural, 9 p. UICN France, MNHN, LPO, SEOF, ONCFS (2011) – La liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Oiseaux de France métropolitaine, Paris, France, 28 p. 35
  37. 37. Annexes : Annexe 1 : Bordereau d'enregistrement des données « Suivi du comportement et de la migration des oiseaux » Annexe 2 : Bordereau d'enregistrement des données « Mortalité » Annexe 3 : Base de données consignant les contacts d'oiseaux dans l'aire d'étude (voir fichier numérique joint au rapport). Annexe 4 : Base de données relatives aux observations en zone tampon. 36
  38. 38. Annexe 1 : Bordereau d'enregistrement des données « Suivi du comportement et de la migration des oiseaux » 37
  39. 39. Annexe 2 : Bordereau d'enregistrement des données « Mortalité » 38
  40. 40. Annexe 3 : Base de données consignant les contacts d'oiseaux dans l'aire d'étude (voir fichier numérique joint au rapport) Annexe 4 : Base de données relatives aux observations en zone tampon. 39 N° séance d'observation Date Espèce 1 17/10/15 Roitelet à triple bandeau 1 17/10/15 Grive musicienne 1 17/10/15 Pipit maritime 1 17/10/15 Troglodyte mignon 1 17/10/15 Rouge gorge familier 1 17/10/15 Accenteur mouchet 1 17/10/15 Chardonneret élégant 1 17/10/15 Merle noir 1 17/10/15 Etourneau sansonnet 1 17/10/15 Pouillot véloce 2 17/10/15 Grive musicienne 2 17/10/15 Troglodyte mignon 2 17/10/15 Etourneau sansonnet 2 17/10/15 Accenteur mouchet 2 17/10/15 Merle noir 2 17/10/15 Roitelet à triple bandeau 2 17/10/15 Pouillot véloce 2 17/10/15 Fauvette à tête noire 2 17/10/15 Goéland marin 3 17/10/15 Pipit maritime 3 17/10/15 Merle noir 3 17/10/15 Héron cendré 3 17/10/15 Roitelet à triple bandeau 3 17/10/15 Goéland argenté 4 16/10/15 Pipit maritime 4 16/10/15 Troglodyte mignon 4 16/10/15 Grive mauvis 4 16/10/15 Merle noir 4 16/10/15 Roitelet à triple bandeau 5 16/10/15 Roitelet à triple bandeau 5 16/10/15 Pinson des arbres 6 16/10/15 Roitelet à triple bandeau 6 16/10/15 Merle noir 6 16/10/15 Pinson des arbres 6 16/10/15 Accenteur mouchet 6 16/10/15 Troglodyte mignon 6 16/10/15 Grive musicienne 6 16/10/15 Rouge gorge familier
  41. 41. 40 7 16/10/15 Faucon crécerelle 7 16/10/15 Etourneau sansonnet 8 16/10/15 Rouge gorge familier 8 16/10/15 Merle noir 9 30/10/15 Pipit maritime 9 30/10/15 Merle noir 9 30/10/15 Rouge gorge familier 9 30/10/15 Etourneau sansonnet 9 30/10/15 Pinson des arbres 9 30/10/15 Moineau domestique 9 30/10/15 Troglodyte mignon 9 30/10/15 Goéland argenté 10 30/10/15 Pipit maritime 10 30/10/15 Troglodyte mignon 10 30/10/15 Goéland marin 10 30/10/15 Etourneau sansonnet 10 30/10/15 Rouge gorge familier 10 30/10/15 Moineau domestique 10 30/10/15 Accenteur mouchet 11 30/10/15 Rouge gorge familier 11 30/10/15 Moineau domestique 11 30/10/15 Bergeronnette grise 11 30/10/15 Goéland argenté 11 30/10/15 Pipit maritime 11 30/10/15 Linotte mélodieuse 11 30/10/15 Etourneau sansonnet 11 30/10/15 Accenteur mouchet 11 30/10/15 Pouillot véloce 11 30/10/15 Pinson des arbres 12 30/10/15 Troglodyte mignon 12 30/10/15 Etourneau sansonnet 12 30/10/15 Accenteur mouchet 12 30/10/15 Moineau domestique 12 30/10/15 Barge sp. 12 30/10/15 Pipit maritime 12 30/10/15 Goéland marin 12 30/10/15 Rouge gorge familier 12 30/10/15 Goéland argenté 12 30/10/15 Pinson des arbres 12 30/10/15 Merle noir 12 30/10/15 Fauvette à tête noire 12 30/10/15 Pouillot véloce 13 30/10/15 Merle noir 13 30/10/15 Accenteur mouchet 13 30/10/15 Pipit maritime 13 30/10/15 Goéland argenté 13 30/10/15 Rouge gorge familier 14 31/10/15 Etourneau sansonnet 14 31/10/15 Rouge gorge familier 14 31/10/15 Grive musicienne 14 31/10/15 Pipit maritime 14 31/10/15 Goéland argenté 14 31/10/15 Merle noir 14 31/10/15 Troglodyte mignon 14 31/10/15 Pinson des arbres 15 31/10/15 Etourneau sansonnet 15 31/10/15 Bergeronnette grise 15 31/10/15 Pinson des arbres 15 31/10/15 Pouillot véloce
  42. 42. 41 15 31/10/15 Merle noir 15 31/10/15 Troglodyte mignon 15 31/10/15 Pipit maritime 15 31/10/15 Grive musicienne 15 31/10/15 Goéland argenté 16 14/11/15 Etourneau sansonnet 16 14/11/15 Goéland argenté 16 14/11/15 Pinson des arbres 16 14/11/15 Moineau domestique 16 14/11/15 Merle noir 16 14/11/15 Pipit maritime 16 14/11/15 Troglodyte mignon 16 14/11/15 Accenteur mouchet 16 14/11/15 Goéland marin 17 14/11/15 Goéland argenté 17 14/11/15 Pipit maritime 17 14/11/15 Merle noir 17 14/11/15 Pinson des arbres 17 14/11/15 Etourneau sansonnet 18 14/11/15 Rouge gorge familier 18 14/11/15 Etourneau sansonnet 18 14/11/15 Grand cormoran 18 14/11/15 Pinson des arbres 18 14/11/15 Goéland marin 18 14/11/15 Merle noir 19 14/11/15 Rouge gorge familier 19 14/11/15 Etourneau sansonnet 19 14/11/15 Pinson des arbres 19 14/11/15 Merle noir 19 14/11/15 Goéland marin 19 14/11/15 Moineau domestique 19 14/11/15 Goéland argenté 19 14/11/15 Accenteur mouchet 20 14/11/15 Merle noir 20 14/11/15 Barge sp. 20 14/11/15 Goéland marin 20 14/11/15 Grand cormoran 21 14/11/15 Etourneau sansonnet 21 14/11/15 Goéland marin 21 14/11/15 Goéland argenté 21 14/11/15 Accenteur mouchet 21 14/11/15 Pinson des arbres 21 14/11/15 Moineau domestique 21 14/11/15 Troglodyte mignon 21 14/11/15 Verdier d'Europe 21 14/11/15 Merle noir 22 14/11/15 Etourneau sansonnet 22 14/11/15 Goéland marin 22 14/11/15 Rouge gorge familier 22 14/11/15 Accenteur mouchet
  43. 43. 42 22 14/11/15 Merle noir 22 14/11/15 Troglodyte mignon 22 14/11/15 Pipit maritime 23 28/11/15 Pinson des arbres 23 28/11/15 Huîtrier-pie 23 28/11/15 Goéland marin 23 28/11/15 Etourneau sansonnet 23 28/11/15 Rouge gorge familier 23 28/11/15 Pipit maritime 24 28/11/15 Goéland argenté 24 28/11/15 Pinson des arbres 24 28/11/15 Merle noir 24 28/11/15 Pipit maritime 24 28/11/15 Goéland marin 25 28/11/15 Goéland argenté 25 28/11/15 Goéland marin 25 28/11/15 Etourneau sansonnet 25 28/11/15 Merle noir 25 28/11/15 Grive musicienne 25 28/11/15 Grand cormoran 25 28/11/15 Pinson des arbres 26 28/11/15 Goéland argenté 26 28/11/15 Merle noir 26 28/11/15 Goéland marin 26 28/11/15 Troglodyte mignon 27 29/11/15 Goéland marin 27 29/11/15 Troglodyte mignon 27 29/11/15 Etourneau sansonnet 27 29/11/15 Goéland argenté 27 29/11/15 Merle noir 27 29/11/15 Pinson des arbres 28 29/11/15 Goéland marin 28 29/11/15 Goéland argenté 28 29/11/15 Merle noir 28 29/11/15 Etourneau sansonnet 28 29/11/15 Moineau domestique 28 29/11/15 Troglodyte mignon 28 29/11/15 Tarier pâtre 28 29/11/15 Accenteur mouchet 28 29/11/15 Pinson des arbres 28 29/11/15 Rouge gorge familier 28 29/11/15 Pipit maritime 29 12/12/15 Etourneau sansonnet 29 12/12/15 Moineau domestique 29 12/12/15 Pinson des arbres 29 12/12/15 Goéland marin 29 12/12/15 Merle noir 29 12/12/15 Rouge gorge familier 29 12/12/15 Troglodyte mignon 29 12/12/15 Accenteur mouchet
  44. 44. 43 29 12/12/15 Linotte mélodieuse 29 12/12/15 Pipit farlouse 30 12/12/15 Moineau domestique 30 12/12/15 Rouge gorge familier 30 12/12/15 Pouillot véloce 30 12/12/15 Goéland marin 30 12/12/15 Troglodyte mignon 30 12/12/15 Etourneau sansonnet 30 12/12/15 Goéland argenté 30 12/12/15 Pinson des arbres 30 12/12/15 Chardonneret élégant 30 12/12/15 Pipit maritime 30 12/12/15 Grive musicienne 30 12/12/15 Merle noir 30 12/12/15 Accenteur mouchet 31 12/12/15 Tarier pâtre 31 12/12/15 Etourneau sansonnet 31 12/12/15 Accenteur mouchet 31 12/12/15 Rouge gorge familier 31 12/12/15 Pinson des arbres 31 12/12/15 Pouillot véloce 31 12/12/15 Troglodyte mignon 31 12/12/15 Merle noir 31 12/12/15 Goéland argenté 31 12/12/15 Goéland marin 31 12/12/15 Grive musicienne 32 12/12/15 Etourneau sansonnet 32 12/12/15 Rouge gorge familier 32 12/12/15 Goéland marin 32 12/12/15 Goéland argenté 32 12/12/15 Faucon crécerelle 32 12/12/15 Accenteur mouchet 32 12/12/15 Troglodyte mignon 32 12/12/15 Merle noir 32 12/12/15 Pipit farlouse 32 12/12/15 Bergeronnette grise 32 12/12/15 Pipit maritime 33 13/12/15 Merle noir 33 13/12/15 Etourneau sansonnet 33 13/12/15 Pipit maritime 33 13/12/15 Goéland argenté 33 13/12/15 Troglodyte mignon 33 13/12/15 Accenteur mouchet 33 13/12/15 Faucon crécerelle 33 13/12/15 Pinson des arbres 33 13/12/15 Rouge gorge familier 34 13/12/15 Merle noir 34 13/12/15 Etourneau sansonnet 34 13/12/15 Moineau domestique 34 13/12/15 Goéland marin
  45. 45. 44 34 13/12/15 Pinson des arbres 34 13/12/15 Goéland argenté 34 13/12/15 Pipit farlouse 34 13/12/15 Rouge gorge familier 34 13/12/15 Héron cendré 34 13/12/15 Troglodyte mignon 34 13/12/15 Chardonneret élégant 34 13/12/15 Accenteur mouchet 34 13/12/15 Faucon crécerelle 34 13/12/15 Pouillot véloce 34 13/12/15 Grive musicienne 35 26/12/15 Etourneau sansonnet 35 26/12/15 Merle noir 35 26/12/15 Accenteur mouchet 35 26/12/15 Goéland marin 35 26/12/15 Pipit maritime 35 26/12/15 Tarier pâtre 35 26/12/15 Pinson des arbres 35 26/12/15 Goéland argenté 35 26/12/15 Pipit farlouse 36 26/12/15 Etourneau sansonnet 36 26/12/15 Merle noir 36 26/12/15 Goéland argenté 36 26/12/15 Tarier pâtre 36 26/12/15 Pipit maritime 36 26/12/15 Accenteur mouchet 36 26/12/15 Rouge gorge familier 36 26/12/15 Goéland marin 36 26/12/15 Pouillot véloce 37 26/12/15 Etourneau sansonnet 37 26/12/15 Goéland argenté 37 26/12/15 Goéland marin 37 26/12/15 Merle noir 37 26/12/15 Troglodyte mignon 37 26/12/15 Faucon pèlerin 37 26/12/15 Pipit maritime 37 26/12/15 Rouge gorge familier 38 26/12/15 Etourneau sansonnet 38 26/12/15 Goéland marin 38 26/12/15 Merle noir 38 26/12/15 Goéland argenté 38 26/12/15 Accenteur mouchet 38 26/12/15 Faucon pèlerin 39 27/12/15 Merle noir 39 27/12/15 Rouge gorge familier 39 27/12/15 Pipit farlouse 39 27/12/15 Pipit maritime 39 27/12/15 Pinson des arbres 39 27/12/15 Accenteur mouchet 39 27/12/15 Etourneau sansonnet 40 16/01/16 Rouge gorge familier
  46. 46. 45 40 16/01/16 Etourneau sansonnet 40 16/01/16 Merle noir 40 16/01/16 Accenteur mouchet 40 16/01/16 Pinson des arbres 40 16/01/16 Rouge queue noire 40 16/01/16 Goéland argenté 40 16/01/16 Goéland marin 40 16/01/16 Troglodyte mignon 40 16/01/16 Grive musicienne 41 16/01/16 Merle noir 41 16/01/16 Etourneau sansonnet 41 16/01/16 Pipit maritime 41 16/01/16 Goéland marin 41 16/01/16 Pinson des arbres 41 16/01/16 Troglodyte mignon 41 16/01/16 Goéland argenté 41 16/01/16 Grive musicienne 41 16/01/16 Pipit farlouse 41 16/01/16 Rouge gorge familier 41 16/01/16 Accenteur mouchet 42 16/01/16 Etourneau sansonnet 42 16/01/16 Troglodyte mignon 42 16/01/16 Pipit maritime 42 16/01/16 Merle noir 42 16/01/16 Rouge gorge familier 42 16/01/16 Pinson des arbres 42 16/01/16 Goéland marin 42 16/01/16 Goéland argenté 42 16/01/16 Pouillot véloce 42 16/01/16 Accenteur mouchet 43 16/01/16 Merle noir 43 16/01/16 Pinson des arbres 43 16/01/16 Pipit maritime 43 16/01/16 Accenteur mouchet 43 16/01/16 Goéland argenté 43 16/01/16 Goéland marin 43 16/01/16 Rouge gorge familier 43 16/01/16 Troglodyte mignon 44 17/01/16 Etourneau sansonnet 44 17/01/16 Goéland argenté 44 17/01/16 Troglodyte mignon 44 17/01/16 Rouge gorge familier 44 17/01/16 Merle noir 44 17/01/16 Goéland marin 44 17/01/16 Pinson des arbres 44 17/01/16 Accenteur mouchet 44 17/01/16 Pipit maritime 45 11/02/16 Etourneau sansonnet 45 11/02/16 Goéland marin 45 11/02/16 Rouge gorge familier
  47. 47. 46 45 11/02/16 Merle noir 45 11/02/16 Accenteur mouchet 45 11/02/16 Pipit maritime 45 11/02/16 Pinson des arbres 45 11/02/16 Tournepierre à collier 45 11/02/16 Goéland argenté 45 11/02/16 Pipit farlouse 46 11/02/16 Moineau domestique 46 11/02/16 Etourneau sansonnet 46 11/02/16 Goéland argenté 46 11/02/16 Goéland marin 46 11/02/16 Accenteur mouchet 46 11/02/16 Pinson des arbres 46 11/02/16 Pipit maritime 46 11/02/16 Rouge gorge familier 46 11/02/16 Pouillot véloce 46 11/02/16 Merle noir 47 11/02/16 Goéland argenté 47 11/02/16 Goéland marin 47 11/02/16 Etourneau sansonnet 47 11/02/16 Bergeronnette grise 47 11/02/16 Pinson des arbres 47 11/02/16 Merle noir 47 11/02/16 Pouillot véloce 47 11/02/16 Troglodyte mignon 47 11/02/16 Pipit maritime 47 11/02/16 Rouge gorge familier 48 11/02/16 Etourneau sansonnet 48 11/02/16 Goéland argenté 48 11/02/16 Goéland marin 48 11/02/16 Merle noir 48 11/02/16 Pipit maritime 48 11/02/16 Pinson des arbres 48 11/02/16 Accenteur mouchet 49 12/02/16 Goéland argenté 49 12/02/16 Goéland marin 49 12/02/16 Merle noir 49 12/02/16 Rouge gorge familier 49 12/02/16 Etourneau sansonnet 49 12/02/16 Pipit maritime 49 12/02/16 Accenteur mouchet 49 12/02/16 Pinson des arbres 50 20/02/16 Faucon pèlerin 50 20/02/16 Goéland argenté 50 20/02/16 Goéland marin 50 20/02/16 Etourneau sansonnet 50 20/02/16 Moineau domestique 50 20/02/16 Pinson des arbres 50 20/02/16 Troglodyte mignon
  48. 48. 47 51 20/02/16 Goéland argenté 51 20/02/16 Goéland marin 51 20/02/16 Etourneau sansonnet 51 20/02/16 Pinson des arbres 51 20/02/16 Merle noir 51 20/02/16 Pipit maritime 51 20/02/16 Accenteur mouchet (chante dans les buissons) 51 20/02/16 Troglodyte mignon 52 20/02/16 Etourneau sansonnet 52 20/02/16 Goéland marin 52 20/02/16 Bécassine des marais 52 20/02/16 Pipit maritime 52 20/02/16 Merle noir 52 20/02/16 Goéland argenté 52 20/02/16 Grand gravelot 52 20/02/16 Accenteur mouchet 53 20/02/16 Goéland argenté 53 20/02/16 Goéland marin 53 20/02/16 Pinson des arbres 53 20/02/16 Etourneau sansonnet 53 20/02/16 Faucon pèlerin 53 20/02/16 Grand cormoran 53 20/02/16 Merle noir 53 20/02/16 Goéland brun 54 20/02/16 Etourneau sansonnet 54 20/02/16 Goéland argenté 54 20/02/16 Goéland marin 54 20/02/16 Pipit maritime 54 20/02/16 Faucon pèlerin 54 20/02/16 Pinson des arbres 54 20/02/16 Merle noir 54 20/02/16 Rouge gorge familier 55 21/02/16 Etourneau sansonnet 55 21/02/16 Merle noir 55 21/02/16 Goéland argenté 55 21/02/16 Goéland marin 55 21/02/16 Accenteur mouchet 55 21/02/16 Pinson des arbres 55 21/02/16 Troglodyte mignon 56 21/02/16 Troglodyte mignon 56 21/02/16 Accenteur mouchet 56 21/02/16 Pipit maritime 56 21/02/16 Moineau domestique 56 21/02/16 Etourneau sansonnet 56 21/02/16 Goéland argenté 56 21/02/16 Goéland marin 56 21/02/16 Merle noir 56 22/02/16 Pinson des arbres 56 22/02/16 Rouge gorge familier

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