Nobile - Suffixes alteratifs italien

7 547 vues

Publié le

Sémantique et phonologie des suffixes altératifs en italien

Publié dans : Formation, Technologie
0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
7 547
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
5 469
Actions
Partages
0
Téléchargements
0
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive
  • La découverte des neurones miroirs. Vilayanur Ramachandran: les neurones miroirs feront pour la psychologie ce que l’ADN a fait pour la biologie. Qu’est-ce que c’est les neurones miroirs? Concentration dans l’aire de Broca. Sémantique: les concepts sont incarnés dans le cerveau sous forme de schémas sensori-moteurs. Phonétique: le système moteur de la bouche interfère avec celui de la main. Forte contiguité neurophysiologique et évolutive entre imitation gestuelle et articulation linguistique. Objection de Hurford: les neurones miroirs peuvent expliquer certains aspects de la sémantique ou de la phonologie mais pas leur rapport qui est par définition arbitraire.
  • Il s’agit d’une querelle très ancienne qui commence avec la tradition philosophique occidentale. Une tradition dominante, laïco-théologique ou aristotélico-scolastico-cartésienne, considère le rapport son-sens comme arbitraire et conventionnel. Une tradition mineure, mystico-matérialiste, ou épicurienne et juive, considère le rapport comme naturel et iconique. En réalité, il a déjà été observé (Jürgen Trabant, Stefano Gensini) que la situation est plus complexe.
  • Le concept est une image naturelle de la chose, indépendante des langues. Les langues utilisent différents sons pour les mêmes concepts . Donc, le rapport son - concept est nécessairement arbitraire . Le signifié est une image arbitraire de la chose, dépendante des langues. Les langues utilisent différents signifiants pour différents signifiés . Donc, le rapport signifiant - signifié peut être naturel . Saussure 1922: 144: « Dans la langue, un concept est une qualité de la substance phonique, comme une sonorité déterminée est une qualité du concept ».
  • Notion d’iconicité figurative: le son est l’image d’un sens La notion d’iconicité figurative est intuitive mais limitée: Elle ne peut démontrer l’analogie d’un son qu’avec un concept sonore, ou avec un concept reductible à un concept sonore Elle ne peut pas démontrer une analogie entre un son et un concept abstrait Elle est obligée de supposer une certaine uniformité entre les différentes langues Notion d’iconicité diagrammatique: le rapport entre deux ou plusiuers sons est l’image du rapport entre deux ou plusieurs sens Par exemple, la dimension plus importante du superlatif /karissimo/ par rapport à /karo/ est une image de la dimension plus importante des 80 euros par rapport à 40 La dimension du mot n’est que l’un des nombreux aspects du signifiant qui peuvent participer à la représentation iconique du signifié Puisque elle se base sur des rapports, la notion d’iconicité diagrammatique offre plusieurs avantages: elle permet de concevoir des représentations phonologiques sélectives et abstraites des différents aspects du sens. elle permet d’admettre la plus grande variété des différentes langues dans la façon d’envisager les concepts
  • Le corpus est construit à partir de la Nuova Grammatica Italiana de Dardano et Trifone. Il comprend tous les suffixes altératifs dissyllabiques . Le suffixes altératifs sont ceux qui ne modifient pas le noyau sémantique de la racine et n’en changent pas la catégorie grammaticale. On limite l’analyse aux dissyllabiques afin d’obtenir un corpus homogène, en excluant les composés -icciuolo, -ucolo, -acchiotto, -iciattolo, -acchione, -ognolo. L’ensemble des suffixes altératifs dissyllabiques comprend 14 formes , toutes douées de quatre terminaisons morphologiques qui en distinguent le nombre et le genre (il s’agit toujours des terminaisons en -o, -i, -a, -e sauf dans le cas de -one) Toutes les formes, sauf -olo et -igno, peuvent concerner des substantifs ou des adjectifs: -olo ne forme que des substantifs, -igno que des adjectifs, -iccio et -occio sont presque aussi toujours des adjectifs Les colonnes noires donnent une mesure approximative de la productivité et de la fréquence du suffixe. Elles sont proportionnelles au nombre de mots pouvant avoir ce suffixe pour la lettre D du dictionnaire. Les couleurs... Tous les suffixes ne se rattachent pas à n’importe quelle racine. En général, il y a une certaine tendance à refuser l’allitération, au moins pour /t/ et /l/ les racines en -t n’aiment pas -etto les racines en -l n’aiment pas -ello
  • Il faut préalablement exclure la voyelle finale de l’analyse phono-sémantique. La voyelle finale ne distingue pas la valeur sémantique du suffixe, mais le nombre et le genre. Le (-e) de (-one) ne semble pas devoir être considéré comme une marque de l’augmentatif. En effet, la valeur de l’augmentatif se conserve parfaitement même au pluriel et au féminin, lorsque (-oni, -ona, -one) partage (-i, -e, -a) avec (-ini, -etta...) Le (-e) n’est pas la marque de l’augmentatif, mais la marque du groupe nominal et adjectival en (-e) dont (-one) fait partie. Ce n’est pas (-e) en tant que phonème qui oppose l’augmentatif aux non-augmentatifs, mais (-e) en tant que morphème. C’est le fait d’appartenir au groupe (-e, -i) au lieu d’appartenir au groupe (-o, -i, -a, -e). Ce fait est intéressant, parce que le groupe (-e, -i) se caractérise par une confusion morphologique entre masculin et féminin. Or, (-one) se caractérise à son tour par une confusion semblable: les féminins peuvent toujours prendre un suffixe augmentatif masculin (il donnone). Sans pouvoir épuiser ici ce problème, il nous semble que la singularité morphologique de (-one) dépend d’une superposition entre les notions de masculin et d’augmentatif. --- Il faut noter que, bien que la terminaison en (-e) puisse donner lieu à des féminins singuliers (la volpe, la nave...), -one reste toujours un masculin. Les féminins peuvent avoir un augmentatif féminin en (-a, -e ; la donnona), mais également un augmentatif masculin en (-e, -i ; il donnone). Même -ino peut avoir des féminin mascolinisés: il pennino, il donnino.
  • Une fois la terminaison exclue, la valeur sémantique de chaque suffixe est distinguée par deux phonèmes : une voyelle tonique une consonne Ce noyau phonosémantique peut donc être représenté par un segment qui relie deux points du système phonologique. L’ensemble de tous ces segments forme une représentation phonologique complète du système des suffixes altératifs Pour l’instant le système est encore trop complexe pour être interprété . Cependant on peut remarquer déjà: que l’augmentatif occupe une position postérieure que le dégré maximal d’aouverture est occupé par les péjoratifs Essayons de voir les choses plus en détail
  • La distribution des altératifs par voyelle tonique met clairement en lumière le fait que les trois péjoratifs (accio, azzo, astro) s’articulent en voyelle centrale ouverte (a) et la voyelle centrale ouverte ne donne lieu qu’à des péjoratifs La distribution des valeurs sémantiques sur les autres voyelles n’est pas aussi nette. On peut pourtant affirmer que: les trois diminutifs les plus fréquents, et dont la valeur est la plus purement diminutive (ino, etto, ello), occupent les trois voyelles antérieures le seul augmentatif (-one) occupe une voyelle postérieure le principal pseudo-diminutif (-uccio) occupe une voyelle postérièure (tout comme -occio) les deux diminutifs postérieurs (otto, olo), peu fréquents, ont une valeur diminutive moins nette que celle des antérieurs (on y reviendra), en outre (-olo) a un statut ecceptionnel les deux pseudo-diminutifs en i (iccio, igno), peu fréquents, ont un statut particulier parce qu’ils ne forment que des adjectifs Donc, il me semble qu’on ne force pas trop la réalité en affirmant que: la voyelle centrale est consacrée aux péjoratifs les voyelles antérieures aigues sont consacrées aux diminutifs les voyelles postérieures graves sont partagées entre l’augmentatif et les pseudo-diminutifs
  • La distribution par consonnes met en lumière deux fait importants: le couple (-one : -ino) s’oppose à tous, sauf -igno, comme (nasale : orale) et, sauf -olo, comme (faible : intense) les diminutifs (-etto, -otto, -ello, -olo) s’opposent aux péjoratifs et aux pseudo-diminutifs (-accio, -astro, -azzo, -uccio, -uzzo, -occio, -iccio) comme des consonnes (simples) - occlusives ou latérales - à des consonnes (complexes) - affriquées ou groupe consonantique. En général, il semblerait qu’il y ait une gradation de l’energie articulatoire : faible (-one, -ino, -olo) moyenne (-etto, -otto, -ello, -igno) forte (-astro, -azzo, -accio, -uzzo, -uccio, -iccio) Cette gradation pourrait être en rapport avec le dégré d’affectivité du suffixe.
  • Dans son ensemble, le groupe des péjoratifs est donc très nettement distingué par: (/a/) L’emploi exclusif (et en exclusivité) de la voyelles centrale ouverte (/t$/, /ts/, /str/) L’emploi exclusif d’un consonantisme complexe: consonnes affriquées et groupe consonantique Le deuxième trait est partagé avec les pseudo-diminutifs
  • Les pseudo-diminutifs, sont des diminutifs dont la valeur principale est affective (uccio, uzzo), ou bien atténuative et approximative (iccio, igno, occio). Ils se caractérisent par (/t$/, /ts/) l’emploi exclusif de consonnes affriquées, qu’ils partagent avec les péjoratifs. Il faut remarquer que tous ces pseudo-diminutifs peuvent acquérir une nuance péjorative (uccio, uzzo, iccio, occio). Par contre, les péjoratifs (surtout /astro/ et /azzo/, mais parfois aussi /accio/) peuvent acquérir une valeur d’attenuation/approximation (rossastro, poveraccio) La valeur d’approximation semble pouvoir expliquer en même temps le péjoratif et l’affectif. Les affriquées - ce son aussi typiquement italien - seraient l’image de cette notion, elle aussi très italienne. Dans ce cadre, la préférence des péjoratifs pour /a/ s’expliquerait comme une préférence pour le moins précis (qua, là : qui, li’ = accio : iccio). En tout cas, il s’agit de s’opposer à la netteté, à la clarté, à la précision, exprimée par les diminutifs proprement dits.
  • La valeur d’approximation des pseudo-diminutifs semble confirmée par les oppositions minimales aux diminutifs proprement dits. (Tandis qu’on ne peut pas comparer facilement ceux-ci avec les péjotatifs, parce qu’ils n’ont en commun aucun phonème) (-otto, -olo : -occio) « un petit peu grand » et « plutôt petit » sont plus précis que « assez, plutôt, une sorte de » (par exemple: figliolo, figlioccio; ragazzotto, ragazzuolo, ragazzoccio) (-etto : -iccio) « petit » est plus précis que « un peu et à peut pres » (rossetto, neretto, bianchetto : rossiccio, nericcio, bianchiccio) Cela confirmerait le rôle de l’affriquée dans la construction de la valeur « approximation » (la cas paradigmatique est -otto : -occio) .
  • L’augmentatif -one est la forme la plus postérieure: (-one : -ino) par la voyelle tonique (-one : -otto, -olo, -occio) par la consonne nasale Dans son ensemble voyelle+consonne c’est la forme la plus postérieure du système Cette fonction de la postériorité dans la distinction de l’augmentatif est confirmé par des formes diminutives et pseudo-diminutives où le (-o) a une fonction partiellement augmentative: (-etto : -otto) « petit » : « un petit peu grand » - ragazzetto : ragazzotto  ; maialetto : maialotto (-iccio : -occio) « un peu (et à peu près) » : « (assez et) à peu près » - malaticcio: belloccio (-ello : -olo) sont dans un rapport semblable mais il est difficile des trouver des exemples (en général, -olo est moins productif et plus ancien: il tend donc à perdre sa valeur proprement diminutive pour désigner un variante particulière de l’objet: capriolo vs capretto, piazzola vs piazzetta).
  • Nobile - Suffixes alteratifs italien

    1. 1. en italien Suffixes Luca Nobile JE 2498 – Sémantique Logique Enonciation UMR 7597 – Histoire des Théories Linguistiques Université de Provence 15 mai 2009 Journée d’études de LiCoLaR “ Linguistique Comparée des Langues Romanes” Suffixes altératifs Sémantique et phonologie des Romana Bardy Université de Provence Sophie Saffi Université de Provence
    2. 2. 1. I ntroduction <ul><li>Les neurones miroirs. </li></ul><ul><ul><li>Rizzolatti & Arbib 1998 </li></ul></ul><ul><li>Le langage, geste imitatif. </li></ul><ul><ul><li>Gallese & Lakoff 2005 </li></ul></ul><ul><ul><li>Gentilucci & Corballis 2006 </li></ul></ul><ul><li>Objection : l’arbitraire du signe </li></ul><ul><ul><li>Hurford 2004 </li></ul></ul>
    3. 3. 1.1 S on et sens: un problème ancien 1. Introduction RAPPORT CONVENTIONNEL / ARBITRAIRE Platon ( Cratylus, 384c-385e) Aristote ( De interpretatione, 16a) Augustin ( De doctrina christiana, II) Thomas ( Summa theologiae, I, 85) Dante ( De vulgari eloquentia, I, 3) Logique de Port-Royal (1662 : I, 4) Cordemoy (1668 : Préf. § 2) Locke (1690 : III, 2) Bopp (1833 : 1) RAPPORT NATUREL / ICONIQUE Platon ( Cratylus, 422a-427d) Epicure ( Epistula ad Herodotum, 75-76) Les stoïciens (Augustin, De dialectica, VI) Nigidius Figulus (Aulu-Gelle, X, 4) Abulafia ( Or ha- Ś ekel , VIII, 5) Leibniz (1710 : 2) Vico (1744 : I, 3, 57; II, 2, 4) De Brosses (1765 : VI, § 62-92) Humboldt (1836 : § 10)
    4. 4. 1.2 D eux notions d’arbitraire ARBITRAIRE « ARISTOTELICIEN » cf. Saussure 1922 : 99-101 ARBITRAIRE « EPICURIEN » cf. Saussure 1922 : 155-162 1. Introduction Le rapport entre le sens et la chose est naturel . Le rapport entre le son et le sens est arbitraire . Le rapport entre le sens et la chose est arbitraire . Le rapport entre le son et le sens est naturel .
    5. 5. 1.3 D eux notions d’iconicité 1. Introduction ICONICIT É DIAGRAMMATIQUE Jakobson 1965 = : : 40€ : 80€ = /karo/ : /ka’rissimo/ = ICONICIT É FIGURATIVE Jakobson 1965 = /kikkiri’ki/
    6. 6. 2. S uffixes altératifs de l’italien <ul><li>L’objet de la recherche n’est pas le rapport entre le son et le sens mais le rapport entre un système différentiel de signifiants et un système différentiel de signifiés. </li></ul><ul><li>L’élément minimal de la recherche n’est pas le phonème mais le trait distinctif. </li></ul><ul><li>Le domaine de la recherche n’est pas l’universalité du langage mais la particularité d’une langue. </li></ul><ul><li>La méthode de la recherche n’est pas l’accumulation d’exemples, mais l’analyse cohérente et achevée d’un système d’oppositions. </li></ul>
    7. 7. 2. Suffixes altératifs de l’italien Dardano et Trifone 1997, De Mauro 1997, Zingarelli 2007 2.1. Corpus bellone bellastro bellazzo bellaccio belloccio belluzzo belluccio bellotto bellino ragazzone ragazzastro ragazzaccio ragazzoccio ragazzuccio ragazzuolo ragazzello ragazzotto ragazzetto ragazzino -e -i -a -e -o -i -a -e -o -i -a -e -o -i -a -e -o -i -a -e -o -i -a -e -o -i -a -e -o -i -a -e -o -i -a -e -o -i -a -e -o -i -a -e -o -i -a -e -o -i -a -e -o -i -a -e 14 13 12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 s/a -astro casazza s/a -azzo casaccia s/a -accio casona s/a -one s -olo a/s -occio casotta s/a -otto a -igno a/s -iccio s/a s/a/A s/a s/a s/a casetta -etto casella -ello -uzzo -uccio -ino casuzza casuccia casina
    8. 8. 2.2 Exclusion de la terminaison L È VRES LANGUE VOILE OUVERT FERM É AVANT ARRI È RE -ino -one -accio -iccio -uccio -occio -ello -uzzo -azzo -astro -etto -otto -olo -igno 2. Suffixes altératifs de l’italien ɔ i u o ɛ e a p ʦ ʣ ʧ ʤ ʎ ɲ b t v f d k g ʃ w j m n l r s z
    9. 9. 2.3. Système des suffixes altératifs L È VRES LANGUE VOILE OUVERT FERM É AVANT ARRI È RE -ino -one -accio -iccio -uccio -occio -ello -uzzo -azzo -astro -etto -otto -olo -igno 2. Suffixes altératifs de l’italien ɔ i u o ɛ e a p ʦ ʣ ʧ ʤ ʎ ɲ b t v f d k g ʃ w j m n l r s z
    10. 10. 2.4. Distribution des voyelles toniques L È VRES LANGUE VOILE OUVERT FERM É AVANT ARRI È RE -one -accio -uccio -occio -ello -uzzo -azzo -astro -otto -olo -igno -ino -etto -iccio 2. Suffixes altératifs de l’italien ɔ i u o ɛ e a p ʦ ʣ ʧ ʤ ʎ ɲ b t v f d k g ʃ w j m n l r s z
    11. 11. 2.5. Distribution des consonnes L È VRES LANGUE VOILE OUVERT FERM É AVANT ARRI È RE -ino -one -accio -iccio -uccio -occio -ello -uzzo -azzo -astro -etto -otto -olo -igno 2. Suffixes altératifs de l’italien ɔ i u o ɛ e a p ʦ ʣ ʧ ʤ ʎ ɲ b t v f d k g ʃ w j m n l r s z
    12. 12. 2.6 Péjoratifs L È VRES LANGUE VOILE OUVERT FERM É AVANT ARRI È RE -accio -azzo -astro 2. Suffixes altératifs de l’italien ɔ i u o ɛ e a p ʦ ʣ ʧ ʤ ʎ ɲ b t v f d k g ʃ w j m n l r s z
    13. 13. 2.7 Péjoratifs et pseudo-diminutifs L È VRES LANGUE VOILE OUVERT FERM É AVANT ARRI È RE -accio -azzo -astro -iccio -uccio -occio -uzzo -igno 2. Suffixes altératifs de l’italien ɔ i u o ɛ e a p ʦ ʣ ʧ ʤ ʎ ɲ b t v f d k g ʃ w j m n l r s z
    14. 14. 2.8 Diminutifs et pseudo-diminutifs L È VRES LANGUE VOILE OUVERT FERM É AVANT ARRI È RE -iccio -uccio -occio -uzzo -igno -ello -etto -otto -olo 2. Suffixes altératifs de l’italien ɔ i u o ɛ e a p ʦ ʣ ʧ ʤ ʎ ɲ b t v f d k g ʃ w j m n l r s z
    15. 15. 2.9 Diminutifs et augmentatif L È VRES LANGUE VOILE OUVERT FERM É AVANT ARRI È RE -ino -ello -etto -otto -olo -one -iccio -occio 2. Suffixes altératifs de l’italien ɔ i u o ɛ e a p ʦ ʣ ʧ ʤ ʎ ɲ b t v f d k g ʃ w j m n l r s z
    16. 16. 3. C onclusion <ul><li>Iconicité diagrammatique: </li></ul><ul><ul><li>Les péjoratifs (-accio, -azzo, -astro) se distinguent par la voyelle centrale et par le consonantisme complexe (/ts/, /t∫/, /st/). </li></ul></ul><ul><ul><li>Les pseudo-diminutifs (-uccio, -iccio, -occio, -uzzo), par le consonantisme complexe, qu’ils partagent avec les péjoratifs, sans la voyelle centrale. </li></ul></ul><ul><ul><li>Les diminutifs (-ino, -etto, -otto, -ello, -olo) se distinguent par le consonantisme simple et par une tendance à l’antériorité. </li></ul></ul><ul><ul><li>L’augmentatif (-one) se distingue par une composition vocalique et consonantique postérieure et grave. </li></ul></ul><ul><li>Peut-on envisager une figurativité de deuxième degré derrière ces diagrammes? </li></ul>
    17. 17. 3. Conclusion L’aperture de /a/ qui caractérise les péjoratifs pourrait constituer une image de l’ « imprécision » comme dans le cas de qua là vs qui l ì. ɔ i u o ɛ e a p ʦ ʣ ʧ ʤ ʎ ɲ b t v f d k g ʃ w j m n l r s z -accio -azzo -astro
    18. 18. 3. Conclusion Le consonantisme complexe ( /ts/, /t∫/, /str/ ) qui caractérise les péjoratifs et les pseudo-diminutifs pourrait constituer une image de l’ «  approximation  » qui les distingue des autres suffixes. L’aperture de /a/ qui caractérise les péjoratifs pourrait constituer une image de l’ « imprécision » comme dans le cas de qua là vs qui l ì. ɔ i u o ɛ e a p ʦ ʣ ʧ ʤ ʎ ɲ b t v f d k g ʃ w j m n l r s z -accio -azzo -astro -iccio -uccio -occio -uzzo -igno
    19. 19. 3. Conclusion La tendance des diminutifs à employer des consonnes ( /t/ ) et des voyelles ( /i/, /e/, / ɛ / ) antérieures et aiguës pourrait constituer une image de la «  petitesse  ». La composition postérieure et grave de l’augmentatif, dans la consonne ( /n/ ) et dans la voyelle ( /o/ ) pourrait constituer une image de la «  grandeur  ». Le consonantisme complexe ( /ts/, /t∫/, /str/ ) qui caractérise les péjoratifs et les pseudo-diminutifs pourrait constituer une image de l’ «  approximation  » qui les distingue des autres suffixes. L’aperture de /a/ qui caractérise les péjoratifs pourrait constituer une image de l’ « imprécision » comme dans le cas de qua là vs qui l ì. ɔ i u o ɛ e a p ʦ ʣ ʧ ʤ ʎ ɲ b t v f d k g ʃ w j m n l r s z -ino -one -accio -iccio -uccio -occio -ello -uzzo -azzo -astro -etto -otto -olo -igno
    20. 20. 3. Conclusion Les sons graves sont liés à la grandeur parce qu’ils ont une grande longueur d’onde qui a besoin d’une grande caisse de résonance pour être amplifiée. Les sons aigus sont liés à la petitesse parce qu’ils ont une petite longueur d’onde qui peut être amplifiée par des petites caisses de résonance.
    21. 21. Merci T out ce qui a trait à la langue en tant que système demande, c’est notre conviction, à être abordé de ce point de vue, qui ne retient guère les linguistes : la limitation de l’arbitraire. Saussure 1922: 182 U n système linguistique est une série de différences de sons, combinées avec une série de différences d’idées ; mais cette mise en regard d’un certain nombre de signes acoustiques avec autant de découpures faites dans la masse de la pensée engendre un système de valeurs ; et c’est ce système qui constitue le lien effectif entre les éléments phoniques et psychiques à l’intérieur de chaque signe. Saussure 1922: 166

    ×