Français: Dr. Todd F. Hatchette

70 vues

Publié le

Les opinions exprimées dans ces exposés sont celles des auteurs et ne représentent pas nécessairement les points de vue du gouvernement du Canada. Les exposés sont diffusés dans leur format original, tel que nous les avons reçus des présentateurs.

Les exposés présentés lors de la Conférence en vue d’élaborer un cadre fédéral relatif à la maladie de Lyme sont la propriété de l’auteur, à moins d’indication contraire. Si vous faites référence au travail de l’auteur, vous devez nommer l’auteur et le titre de son exposé, ainsi que le lieu et la date de l’exposé.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec le secrétariat de la Conférence sur la maladie de Lyme à l’adresse maladie_lyme_disease@phac-aspc.gc.ca

Publié dans : Santé & Médecine
0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
70
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
2
Actions
Partages
0
Téléchargements
3
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Français: Dr. Todd F. Hatchette

  1. 1. État actuel du diagnostic de la maladie de Lyme au Canada Todd F. Hatchette M.D., FRCPC
  2. 2. Divulgation du corps professoral/du présentateur • Corps professoral : Todd F. Hatchette • Liens avec des intérêts commerciaux : – Subventions/aide à la recherche : Ententes sur la recherche collaborative pour les chercheurs – laboratoire d’ancrage pour le Réseau de surveillance des cas sévères qui étudie l’efficacité du vaccin contre la grippe et le pneumocoque de pneumonie acquise dans la collectivité (GSK/Pfizer) – Bureau des conférenciers/honoraires : Honoraires pour une discussion sur les infections tuberculeuses latentes et la réactivation chez les patients qui reçoivent un traitement biologique (Abbvie) – Honoraires d’expert-conseil : Aucun – Autre : Aucun
  3. 3. Atténuation du risque de partialité • Le financement du programme de recherche/des honoraires n’a rien à voir avec la maladie de Lyme
  4. 4. Définitions • Stade localisé précoce de la maladie de Lyme • Stade disséminé précoce de la maladie de Lyme • Stade avancé de la maladie de Lyme • Syndrome post-maladie de Lyme • Maladie de Lyme chronique Discutées de façon plus approfondie par Bill Bowie
  5. 5. Symptômes de la maladie de Lyme à un stade précoce et à un stade avancé Quelques jours à quelques semaines Quelques semaines à quelques mois Quelques mois à quelques années
  6. 6. Évolution clinique de la maladie de Lyme Maladie cutanée aiguë Stade disséminé précoce de la maladie Stade disséminé tardif de la maladie http://ocw.jhsph.edu/courses/EpiInfectiousDisease/PDFs/EID_lec15_Griffin.pdf
  7. 7. Facteurs qui ont une incidence sur l’exactitude des diagnostics • Type d’échantillons • Moment de la collecte relativement au stade de la maladie • Cinétique de l’expansion des anticorps • Méthodologie (p. ex. molécules, culture, sérologie, etc.) • Souches bactériennes – Antécédents de voyage • Prévalence
  8. 8. Diagnostic en laboratoire de la maladie de Lyme • Sérologie (algorithme en deux étapes) – Essai immunoenzymatique (EIA) • EIA à cellules entières • VlsE/peptide C6 • VIsE1/peptide C10 – Transfert Western • Test de polymérase en chaîne – Pour le liquide synovial ou le liquide céphalorachidien • Culture – Jusqu’à 50 % dans les érythèmes migrants • Tests avec rendement incertain – Détection de l’antigène – Marqueurs immunologiques • CD57 – cellules NK • Elispot
  9. 9. Tests en deux étapes • Les tests par transfert Western ne peuvent pas être utilisés sans les EIA. – Les EIA sont quantitatifs; les transferts sont subjectifs – Les tests par transfert Western (anticorps IgM) présentent une mauvaise spécificité. Diagnostic, si utilisé, seulement dans les six premières semaines de l’infection – Les espèces européennes peuvent être des faux négatifs dans les analyses par transfert Western Aguero-Rosenfeld et Wormser, 2015. Exprt Rev Mol Diagn 15:1-4 DeBiasi. 2014. Curr Infect Dis Rep 16:450-455
  10. 10. • Les protéines individuelles diffèrent largement en matière de sensibilité et de spécificité pour ce qui est de prédire le résultat final des tests par transfert Western (anticorps IgG) • Les antigènes P39 et VlsE sont les plus uniformes, mais la courbe caractéristique de la performance d’un test (ROC) est inférieure à 90 % • Aucune protéine n’est prédictive à plus de 90 % (ROC > 90 %) du résultat des tests par transfert Western (anticorps IgG) • La réduction du niveau de réponse nécessaire pour qu’une bande soit considérée comme étant positive augmente légèrement la sensibilité, mais diminue la spécificité Les protéines individuelles diffèrent largement en matière de sensibilité et de spécificité pour ce qui est de prédire le résultat final des tests par transfert Western (anticorps IgG) (Source : R. Lindsay, LNM)
  11. 11. Le rendement des tests sérologiques dépend du stade de la maladie
  12. 12. • 1999-2001 East Lyme Connecticut • La culture de 76 patients a confirmé l’existence d’érythèmes migrants • 147 patients étaient au stade tardif de la maladie de Lyme ou d’autres maladies – Constatations cliniques objectives et sérologie positive • Syndrome post-maladie de Lyme (après la maladie de Lyme ou maladie de Lyme chronique) – Douleur, déficience neurocognitive ou fatigue moins de 6 mois après les antibiotiques appropriés • Témoins CID 2008 47:188-195
  13. 13. Le rendement des tests sérologiques dépend du stade de la maladie Stade de la maladie EIA C6 EIA + transfert Western (anticorps IgM) EIA + transfert Western (anticorps IgG) EIA et anticorps IgM ou tansfert Western (anticorps IgG) Aigu (stade 1) 19 à 38 % 11 à 38 % 6 à 15 % 17 à 43 % Phase de convalescence après antibiotiques 47 à 63 % 39 à 70 % 17 à 20 % 53 à 75 % Infection disséminée (douleurs neurologiques ou arthrite aiguës) (stade 2) 100 % 85 % 85 % 100 % Infection persistante (stade 3) 100 % 23 % 100 % 100 % CID 2008 47:188-195
  14. 14. Stade de la maladie EIA C6 EIA + transfert Western (anticorps IgM) EIA + transfert Western (anticorps IgG) EIA et anticorps IgM ou tansfert Western (anticorps IgG) Syndrome post-maladie de Lyme (n = 14) 43 % 50 % 36 % 71 % Pas la maladie de Lyme (n = 75) (Encéphalo-myélite myalgique, fibromyalgie, sclérose en plaques, polyarthrite rhumatoïde) 1 % 0 % 0 % 0 % En santé (région endémique) (n = 86) 5 % 1 % 1 % 2 % En santé (région non endémique) (n = 50) 2 % 0 % 0 % 0 % Spécificité élevée d’un algorithme en deux temps CID 2008 47:188-195
  15. 15. Le rendement des tests sérologiques dépend du stade de la maladie *Sérums obtenus après traitement par antibiotiques Molins et al 2014 JCM 52:10
  16. 16. Nouvelles cibles antigéniques • Antigènes exprimés au début dans le cas d’infection chez les mammifères – C6, peptide contenant 26 acides aminés dans la principale séquence protéinique variable (VlsE1) – VlsE1 recombinante même – pepC10, portion conservée de peptide contenant 10 acides aminés dans l’OspC • Les réponses immunitaires à VlsE1 sont des IgG à médiation, même dans les premiers stades de la maladie, tandis que pepC10 génère une réponse précoce et parfois durable des anticorps IgM (2, 5, 28). • B. burgdorferi Lipoprotéine BBK07 – antigène immunodominant – est un antigène de surface provoqué in vivo qui est exprimé de façon sélective durant l’infection chez les mammifères Porwancher et al., Clin. Vaccine Immunol. 2011 18:851-859 Coleman et al., Clin vaccine Immunol. 2011 18:406–413.
  17. 17. Évolution des EIA : sensibilité améliorée Essais biologiques Sensibilité (%) Spécificité Stade précoce Stade disséminé précoce Stade tardif En santé Patients non atteints de la maladie de Lyme Essai d’immuno- absorption enzymatique (test ELISA) – sonicat de cellules entières 74 97,7 98,4 96,4 89,3 Test ELISA – sonicat de cellules entières + transfert Western 35,2 77,3 95,9 99,5 99,2 Test ELISA – C6 66,5 88,6 98,4 98,8 99,5 Test ELISA – C6 + transfert Western 34,5 75 95,1 99,5 99,5 VlsE CIA 69,8 100 100 99,5 93,7 PepC10 kELISA (IgM) 47,3 46,1 10,3 100 98,0 VlsE/PepC10 kELISA 67,2 88,5 94,1 99,2 96,7 Adapté de Theel S JCM 2016
  18. 18. Autres algorithmes EIA à cellules entières + C6 par rapport à l’essai actuel en deux temps • Meilleure sensibilité au stade précoce de l’infection Branda et al. Clinical Infectious Diseases 2011;53(6):541–547 • Spécificité au moyen de témoins en santé de niveau égal
  19. 19. Autres algorithmes VlsE1-IgG et pepC10-IgM • Deuxième temps : immuno-essai au moyen d’un système de microsphères multiples qui mesure VlsE1-IgG et pepC10-IgM • Meilleure sensibilité au stade précoce de l’infection Porwancher et al., Clin. Vaccine Immunol. 2011 18:851-859
  20. 20. Résumé des tests de dépistage de la maladie de Lyme dans les provinces Prov. 1er temps 2e temps C.-B. Zeus VlsE + pepC10 EIA Transferts Western MarDx (IgM et IgG), transférer les tests par transfert Western propres à l’Europe au LNM Alb. Immunetics C6 IgG/IgM ELISA transférer tous les tests par transfert Western vers le LNM Sask. Diasorin Liason cLIA (IgG/IgM + VlsE), transférer tous les tests par transfert Western vers le LNM Man. Immunetics C6 IgG/IgM ELISA transférer tous les tests par transfert Western vers le LNM Ont. Immunetics C6 IgG/IgM ELISA Transferts Western MarDx (IgM et IgG), transférer les tests par transfert Western propres à l’Europe au LNM Qc Divers* Test ELISA pour le dépistage transférer tous les tests par transfert Western vers le LNM N.-B. Immunetics C6 IgG/IgM ELISA transférer tous les tests par transfert Western vers le LNM N.-É. ZEUS WC IgG/IgM ELISA ensuite Immunetics C6 IgG/IgM ELISA, transférer tous les tests par transfert Western vers le LNM Î.-P.-É. transfert en N.-É. aux fins de dépistage T.-N.-L. Transfert au LNM pour tous les tests LNM Immunetics C6 IgG/IgM ELISA Euroimmun Us (IgM et IgG) Euroimmun Transferts Western propres à l’Europe (IgG) *Immunetics C6 IgG/IgM ELISA, VIDAS Lyme IgG II EIA, Euroimmun Anti- Borrelia IgM et Anti-Borrelia VlsE IgG ELISA
  21. 21. D’autres méthodes peuvent mener à de faux résultats • Fallon et al., 2014. Clin Infect Dis 59(12):1705–10 • Critères de laboratoire internes pour un transfert Western (anticorps IgM) au laboratoire spécialisé B ≥2 supérieurs aux bandes suivantes : 23–25, 31, 34, 39, 41, 83/93. Critères pour un transfert Western (anticorps IgM) ≥2 supérieurs aux bandes suivantes : 23–25, 31, 34, 39, 41, 83/93.
  22. 22. • Comparaison de la capacité de la microscopie photonique pour diagnostiquer l’infection à Borrelia dans le sang – 25 témoins en santé sur 41 ont obtenu une microscopie positive • Le test de polymérase en chaîne n’était pas uniforme dans les quatre laboratoires et il y a eu des préoccupations quant à la contamination entre les contrôles positifs Maladie infectieuse 2016 48:411-419
  23. 23. Rendement des tests déclarés selon Fallon dans Clinical Infectious Diseases 2014 100 autres tests de dépistage de la maladie de Lyme Pourquoi la spécificité est-elle aussi importante que la sensibilité
  24. 24. Autre approche – Métabolomique Molins et al., Clin Infect Dis 2015;60(12):1767 – 75 • Petits métabolites moléculaires extraits d’un sérum avec du méthanol et analysés au moyen du couplage de chromatographie en phase liquide et spectrométrie de masse (CPL-SM).
  25. 25. Le diagnostic d’une réinfection pose un défi • Il n’existe pas de test de contrôle • Réinfection signalée dans cinq études prospectives sur la maladie de Lyme aux États-Unis – Taux de réinfection/année : -1,2 % et 3,1 % – Érythème migrant habituellement à un endroit différent • Aucun modèle n’a été déterminé pour distinguer une réinfection d’infections antérieures • Séroconversion ou augmentation multipliée par 4 de titres d’anticorps pourrait indiquer la réinfection – difficiles à faire Nadelman et Wormser, 2007 CID 45:1032-1038 Krause et al., 2006 AJTMH 75:1090-1094
  26. 26. Biodiversité Cerar T 2016 EID 2016 • Bactéries B. burgdoferi différentes en Europe et aux États-Unis • Les présentations cliniques diffèrent en Europe et aux États-Unis • Diversité plus importante aux États-Unis selon l’OspC
  27. 27. La diversité des souches existe Haninkova et al. Plos one 2013. 8(9) Arbre sans racines multilocus de B. burgdorferi selon des séquences concaténées de huit gènes constitutifs soumis au typage génomique multilocus Diagrammes de Venn illustrant la répartition géographique de la bactérie B. burgdorferi chez les patients atteints de la maladie de Lyme.
  28. 28. La biodiversité influe sur le résultat des tests par transfert Western, mais moins pour C6 ou EIA à cellules entières Wormser et al., Clinical Infectious Diseases 2008; 47:910–4 RST OMP C
  29. 29. Problèmes de diagnostic Résumé • Rendement médiocre de la sérologie au stade précoce de l’infection • La séroconversion pourrait ne pas se produire avec le traitement précoce • Aucun test de contrôle – • la sérologie peut persister pendant une décennie • Le diagnostic d’une réinfection pose un défi • Besoin d’étudier davantage l’influence de la biodiversité • Aucun dépistage n’existe actuellement pour le syndrome post-maladie de Lyme
  30. 30. Besoin urgent d’échantillons bien caractérisés • Des échantillons pratiques sont utilisés pour déterminer la sensibilité et la spécificité • Difficulté à comparer les nouveaux tests si la référence est fondée sur des résultats sérologiques à deux niveaux • Impossible d’étudier facilement les bactéries par des méthodes moléculaires • Les CDC possèdent un répertoire de sérum et un certain accès à cette information est offert au Canada – Ressources limitées – Préférable de connaître le contexte canadien
  31. 31. Problèmes de diagnostic Résumé • Nous avons besoin de cohortes mieux définies afin d’avoir des échantillons pour valider les nouvelles méthodes à mesure qu’elles sont élaborées – Stade localisé précoce de la maladie de Lyme (30 jours) – Stade disséminé précoce de la maladie de Lyme (< 3 mois) – Stade tardif de la maladie de Lyme (> 3 mois) – Syndrome post-maladie de Lyme – Maladie de Lyme chronique • Diagnostic fondé uniquement sur les caractéristiques cliniques • Diagnostiqué au moyen d’autres méthodes de dépistage

×