Les risques dans les exploitations agricoles familiales en système pluvial

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M. Mamadou Ndiaye

Publié dans : Économie & finance
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Les risques dans les exploitations agricoles familiales en système pluvial

  1. 1. LLEESS RRIISSQQUUEESS DDAANNSS LLEESS EEXXPPLLOOIITTAATTIIOONNSS AAGGRRIICCOOLLEESS FFAAMMIILLIIAALLEESS EENN SSYYSSTTÈÈMMEE PPLLUUVVIIAALL AAtteelliieerr BBIITT DDaakkaarr llee 3300 SSeepptteemmbbrree 22001144 MMaammaaddoouu NNDDIIAAYYEE
  2. 2. SSoommmmaaiirree  1. Introduction  2.Risques encourus par les EAF en Système Pluvial  3. Inventaire des risques encourus par les EAF en cultures pluviales  4. Importance relative des risques en cultures pluviales  5. Impacts des risques sur les EAF  6. Conclusion
  3. 3. II -- IInnttrroodduuccttiioonn  L’agriculture. Activité de production les plus exposées aux effets nuisibles des risques naturels car : (i) portant sur la gestion des êtres vivants; (ii) se déroulant le plus souvent à l’air libre. :  Une Campagne ou Récolte est comprise si le moment propice est raté aussi bien pour préparer la culture que pour réaliser telle action culturale ou si la pluviométrie est déficitaire.
  4. 4. II –– IInnttrroodduuccttiioonn ((SSuuiittee))  L’agriculture sénégalaise est essentiellement traditionnelle et de subsistance. Faiblement mécanisée, sa dépendance vis-à-vis des aléas et conditions climatiques influe négativement sur le développement du secteur et met ses acteurs dans une situation de précarité dont les conséquences les plus manifestes sont la pauvreté et un exode rural massif des campagnes vers la ville.  95% des exploitations agricoles sont des exploitations familiales (EAF) combinant le plus souvent productions végétales et productions animales (ou disposant d’animaux pour la traction).
  5. 5. II –– IInnttrroodduuccttiioonn ((SSuuiittee))  L’agriculture familiale est ainsi la forme dominante d’organisation de la production agricole et elle contribue pour près de 60% des besoins alimentaires du pays  La production reste dominée par les cultures pluviales qui couvrent près de 95% des superficies (Mil : 36%, Arachide : 32%, Niébé :9%, Maïs : 8%, Sorgho : 8%, Coton : 2%).
  6. 6. II.- Risques eennccoouurruuss ppaarr lleess EEAAFF eenn ccuullttuurreess pplluuvviiaalleess  Les cultures sous pluies sont confrontées à plusieurs risques et notamment des risques naturels qui peuvent être considérés comme ordinaires ou extraordinaires (catastrophes) selon leur fréquence et l’étendue des dégâts  Quelques uns de ces risques et catastrophes restent encore vivants dans la mémoire des populations rurales, notamment :
  7. 7. II.- Risques eennccoouurruuss ppaarr lleess EEAAFF eenn ccuullttuurreess pplluuvviiaalleess ((ssuuiittee))  l’invasion des cultures de coton par la mouche blanche en 1997,  les "pluies hors saison" et le déficit pluviométrique de 2002,  les invasions de criquets de 2004  les inondations à Djilor en 2012 et 2013,
  8. 8. III. IInnvveennttaaiirree ddeess rriissqquueess eennccoouurruuss ppaarr lleess EEAAFF eenn ccuullttuurreess pplluuvviiaalleess Etude EMAP de 2004 sur les risques agricoles  La Sécheresse : la calamité la plus ressentie par les exploitations quelle que soit la zone, mais elle est plus éprouvée dans la nord du Bassin Arachidier. Les cultures les plus affectées sont principalement l’arachide, le coton, le maïs, le mil et à un degré moindre le sorgho  Les invasions de sauteriaux. Elles se manifestent surtout dans le nord du Bassin Arachidier, et à des degrés moindres dans la partie sud et la zone Cotonnière. Les céréales (mil et sorgho) sont les spéculations les plus affectées.
  9. 9. III. IInnvveennttaaiirree ddeess rriissqquueess eennccoouurruuss ppaarr lleess EEAAFF eenn ccuullttuurreess pplluuvviiaalleess ((ssuuiittee)) Etude EMAP de 2004 sur les risques agricoles  Le parasitisme. Il affecte principalement le nord du Bassin Arachidier, les autres zones ne sont pas épargnées, mais touchées à des degrés mineurs. Les spéculations les plus affectées sont le niébé, le coton, l’arachide, le maïs et le mil.  La divagation des animaux. C’est au niveau des zones « Cotonnière » et « et du Bassin Arachidier » que le phénomène semble être plus aigu. L’arachide et le maïs sont les cultures les plus touchées.
  10. 10. III. IInnvveennttaaiirree ddeess rriissqquueess eennccoouurruuss ppaarr lleess EEAAFF eenn ccuullttuurreess pplluuvviiaalleess ((ssuuiittee)) Etude EMAP de 2004 sur les risques agricoles  Les pluies hors saison. Touchent particulièrement le nord du pays et parfois le Bassin Arachidier (Ferlo et région de Louga, Kaolack).  Les invasions aviaires. Ce fléau affecte certaines localités qui jouxtent les forêts classées. Les spéculations touchées sont principalement les céréales : mil et sorgho.
  11. 11. III. IInnvveennttaaiirree ddeess rriissqquueess eennccoouurruuss ppaarr lleess EEAAFF eenn ccuullttuurreess pplluuvviiaalleess ((ssuuiittee)) Etude EMAP de 2004 sur les risques agricoles  Les inondations. Les cultures les plus sensibles au phénomène sont le coton, le maïs, l’arachide.  Les invasions de criquets. C’est le nord du pays, et à un moindre degré le sud du Bassin Arachidier qui semblent être les plus concernées par le phénomène. Le mil est la culture la plus sensible aux infestations de criquets
  12. 12. III. IInnvveennttaaiirree ddeess rriissqquueess eennccoouurruuss ppaarr lleess EEAAFF eenn ccuullttuurreess pplluuvviiaalleess ((ssuuiittee)) Etude EMAP de 2004 sur les risques agricoles  Le vol de production et de bétail. – Le vol de production concerne plus particulièrement l’arachide (Meule/ Fane au moment du battage), – le vol de bétail est noté dans la quasi-totalité du pays, mais semble être plus marqué dans le Bassin Arachidier, et la région de Kolda, et touche principalement les bovins, ovins et caprins.
  13. 13. III. IInnvveennttaaiirree ddeess rriissqquueess eennccoouurruuss ppaarr lleess EEAAFF eenn ccuullttuurreess pplluuvviiaalleess ((ssuuiittee)) Etude EMAP de 2004 sur les risques agricoles  Les incendies. Ils sont parfois liés au feux de brousse au moment des récoltes. Elles touchent principalement le coton, et l’arachide.  Les épizooties/(Mortalité du Bétail). Elles touchent surtout les ruminants et la volaille, mais aussi les animaux de trait (cheval).
  14. 14. III. IInnvveennttaaiirree ddeess rriissqquueess eennccoouurruuss ppaarr lleess EEAAFF eenn ccuullttuurreess pplluuvviiaalleess ((ssuuiittee)) Etude EMAP de 2004 sur les risques agricoles  Les Risques commerciaux. Pour toutes les filières « inorganisées ou non encadrées », les producteurs sont soumis aux aléas du marché régi dans la plupart des cas par les lois de l’offre et de la demande : – les producteurs d’arachide dépendent des huiliers et des opérateurs privés; – les producteurs de maïs dépendent de la volonté des meuniers et autres gros clients et subissent aussi le cynisme des spéculateurs.
  15. 15. III. IInnvveennttaaiirree ddeess rriissqquueess eennccoouurruuss ppaarr lleess EEAAFF eenn ccuullttuurreess pplluuvviiaalleess ((ssuuiittee)) Etude EMAP de 2004 sur les risques agricoles  Autres risques – Les Maladies (Paludisme) : l’immobilisation des actifs pour cause de maladie réduit les journées de travail, et met en cause les récoltes surtout les opérations « clés » – Les Accidents Charrettes (principal moyen de transport en milieu rural) Troupeaux (pendant la transhumance) – Les morsures de serpents – Décès (du CE en cours de campagne)
  16. 16. IV. -- IImmppoorrttaannccee rreellaattiivvee ddeess rriissqquueess eenn ccuullttuurreess pplluuvviiaalleess Etude EMAP de 2004 sur les risques agricoles
  17. 17. VV.. -- IImmppaaccttss ddeess rriissqquueess ssuurr lleess EEAAFF  Baisse de la production – Déficit vivrier – Baisse des revenus monétaires  Pertes de capital (Mortalité du cheptel)  Pertes des outils de production (mortalité des animaux de trait…)  Difficultés de reconstitution des semences,  Difficultés de remboursement de crédit (formel et non formel)
  18. 18. VVII..-- CCoonncclluussiioonn  Les EAF assurent l’essentiel de la production agricole. Elles sont exposées à différents risques, notamment les risques climatiques et particulièrement la sécheresse.  L’assurance et notamment la micro assurance peut contribuer à la gestion de ces risques.
  19. 19. FIN MERCI POUR VOTRE AIMABLE ATTENTION

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