S'adapter à la situation linguistique et aux besoins du marché touristique

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Former des professionnels du tourisme en langue française pour les rendre capables, dans l’exercice de leurs différentes professions et tâches, de prendre en charge des touristes

Assises ITM 2013

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S'adapter à la situation linguistique et aux besoins du marché touristique

  1. 1. Assises de la formation 2013 Référent Madagascar: RAJAONARIVO Suzy Université d’Antananarivo Enseignant chercheur Référents Extérieurs : MARGUERITE Solange PARIS Danièle Centre local du Centre international d’études pédagogiques (CIEP) Chargée de programmes/expert
  2. 2. • Contexte Des besoins accrus en matière de formation en tourisme et notamment en termes de formation linguistique (français, anglais) • Opportunité Un accord cadre national réunissant tous les responsables en matière de formation professionnelle en tourisme Un accord de coopération entre la Région Réunion et les autorités malgaches du tourisme. • Finalité du projet Former des professionnels du tourisme en langue française pour les rendre capables, dans l’exercice de leurs différentes professions et tâches, de prendre en charge des touristes. • Objectifs opérationnels • Former une équipe d’enseignants de français sur objectifs spécifiques, qui interviendront auprès de ces professionnels, en leur donnant les outils et les méthodes ad hoc. • Former des cohortes de professionnels du tourisme, en fonction des différents besoins spécifiques. Assises de la formation 2013
  3. 3. Le contexte linguistique malgache Le bilinguisme officiel, malgache et français a été rétabli •Le malgache est toutefois selon les termes de la constitution la seule langue nationale •Le français et le malgache sont les langues utilisées dans l’administration et l’enseignement •Les communications verbales avec les citoyens se font, comme dans la vie quotidienne en malgache Un système partiellement malgachisé est en vigueur dans l’enseignement •Le malgache est langue d’enseignement dans l’école de base •Le français, introduit comme langue étrangère dès la seconde année primaire, devient langue d’enseignement du secondaire et de l’université •L’anglais est obligatoire à compter de la sixième année du primaire et une autre langue étrangère peut être apprise dans le secondaire. La population dans son ensemble est loin d’être bilingue, •Le contexte de pauvreté économique affaiblit le système éducatif public •Le taux d’achèvement du primaire était de 60% en 2010 (UNESCO) •L’accès aux documents écrits et au web francophones restent rares, coûteux et difficiles. Les professionnels du tourisme, notamment issus du milieu rural ou urbain modeste, ne peuvent pas toujours recevoir une formation linguistique de qualité (français ou anglais) • ni même à une formation professionnelle adéquate en malgache •Formation souvent autodidacte ou prise en charge par des associations, ONG et établissements de tourisme Assises de la formation 2013
  4. 4. Confection d'un vocabulaire du tourisme À Madagascar Création en 1993 du « Centre des Langues » au sein de l'Académie malgache. - Assure les fonctions d'Office des Langues de la République de Madagascar. - Mise en œuvre de la politique linguistique, de planification et d'aménagement linguistique - Constitution d’une banque de données terminologiques informatisée avec un programme de veille néologique. - Tradition de recherche terminologique à Madagascar: lexique malgache des noms de plantes au 18e. Un projet d'aménagement linguistique a été réalisé en 1996 en faveur du domaine du tourisme: - confection d'un vocabulaire du tourisme - pour résoudre les difficultés de communication entre les différents agents et acteurs du secteur touristique. - recours à la néologie et à la terminologie - Objectif : publication d'un vocabulaire malgache du tourisme et ses équivalents versus français (à étendre : anglais, allemand et italien)
  5. 5. I - Projet de coopération REUNION/AFRIQUE DU SUD 2009 1 – Contexte linguistique général du projet: L’Afrique du sud: 48M d’habitants et 11 langues officielles. Le « multilinguisme », une stratégie de réconciliation et de construction de la nation. Egalité de statut et « parité de considération » pour toutes les langues. Les langues : des atouts et non des problèmes. MAIS d’importantes difficultés dans l’application des directives, sur le terrain scolaire. 2 – Contexte particulier Coupe du Monde de Football en 2010 en Afrique du Sud. Un nombre croissant de touristes, notamment francophones. Une demande du gouvernement sud africain auprès de la France, La Région Réunion est sollicitée, le CIEP est partenaire, pour une formation en français du tourisme. 3 – Mise en œuvre du projet : 3.1 - Au Kwazulu-Natal, une filière de tourisme mise en place dans une université au sein d’un réseau d’établissements d’enseignement supérieur. - Dans la province du Gauteng, une formation mise en place dans le réseau des Alliances françaises avec les autorités touristiques sud africaines. 3.2 - PUBLIC CIBLE : 7 professeurs formateurs universitaires pour 115 futurs guides. 3.3 - MOYENS MIS EN ŒUVRE : - Février/mars 2009, élaboration par le CIEP d’un référentiel. - Avril 2009, stage intensif /15 jours / FLE et FOS au CLCIEP à La Réunion. - Mai 2009 , formation complémentaire de 2 semaines à Durban/3 experts CIEP - Juin 2009 : Début des cours de français du tourisme à l’Alliance Française de Johannesburg. et dans les deux instituts de formation à Durban et Pietermaritzburg. • 4 - Les points forts du projet: - Un partenariat efficace - Des actions déclinées rapidement dans le temps. - Des objectifs pédagogiques ciblés. - Des formateurs recrutées sur place par les autorités sud africaines. Assises de la formation 2013
  6. 6. Projet de coopération REUNION/KENYA 2011 1 - Contexte général - Stratégie nationale : création en 2012 de filières universitaires dans le domaine du tourisme et de l’hôtellerie - Formation d'un nouveau corps de professeurs de français : professeurs de FOS 2- Contexte linguistique 40 millions d’habitants l’anglais et le swahili sont déclarés langues officielles + plusieurs autres langues vernaculaires •Apprentissage du français dans le cycle primaire limité à un public très restreint, écoles internationales et écoles privées urbaines. •A partir du cycle secondaire : une langue étrangère (français, allemand ou arabe) matière optionnelle pour un cursus de 2 ou 4 ans Le français au premier rang : 30 000 élèves 350 lycées 400 professeurs •Dans l’enseignement supérieur 2 500 étudiants 4 universités publiques 5 universités privées + 20 collèges technologiques 3- Objectif national du gouvernement kenyan Adapter l’enseignement du français au marché du tourisme en développant un savoir-faire professionnel de niveau international Développer des programmes public-privé -Première étape : formation de « professeurs de FOS » en poste dans des établissements d’enseignement supérieur kenyans Coup d’envoi : un stage d’une semaine pour dix-neuf futurs professeurs de FOS Démarche pragmatique proposée par le CIEP : perfectionnement linguistique du futur professionnel du domaine se doublé d’un savoir faire 4 -Résultats - Professeurs motivés par leurs nouvelles tâches pédagogiques - Le curriculum intègre les référentiels élaborés lors du stage - Filières universitaires revitalisées
  7. 7. RECOMMANDATIONS SOUS FORME DE PLAN D’ACTION 1 - Pré-requis au projet pour les enseignants ciblés par la formation (Test linguistique) maîtrise de la langue suffisante Maîtrise des principes de la didactique du FLE Maîtrise des outils informatiques. 2 -Mise en œuvre pour une formation intégrée dans une stratégie nationale, incluant tous les partenaires Action 1 -Mission d’expertise en amont du projet de deux experts (CIEP) Action 2 - Adaptation du référentiel et du matériel pédagogique afférant. Action 3 -Formation des enseignants à l’utilisation de ce référentiel, à l’élaboration du programme et à l’élaboration des dossiers didactiques. 3-1/ Stage intensif de 2 ou 3 semaines en immersion (à La Réunion) 3-2 - Formation complémentaire de deux semaines à Madagascar (experts Réunion/Madagascar) • Action 4 - Mise en place d’un tutorat à distance, dans un premier temps pour les formateurs, puis pour les professionnels formés • 3 - Recommandation finales: • Etablir un large partenariat: établissements scolaires, universités, associations, ONG et établissements privés à Madagascar et à La Réunion • Formaliser les curricula à l’échelon national dès la première phase du programme • Prévoir et assurer la formation continue. Assises de la formation 2013

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