ABBASI, Gravand mahnam

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ABBASI, Gravand mahnam

  1. 1. ‫اململكة‬‫اململكة‬‫املغربية‬‫املغربية‬ RROOYYAAUUMMEE DDUU MMAARROOCC IINNSSTTIITTUUTT AAGGRROONNOOMMIIQQUUEE EETT VVÉÉTTÉÉRRIINNAAIIRREE HHAASSSSAANN IIII ‫معهد‬‫معهد‬‫الحسن‬‫الحسن‬‫الثاني‬‫الثاني‬ ‫للزراعة‬‫للزراعة‬‫والبيطرة‬‫والبيطرة‬ Adresse : Madinat Al Irfane, B.P. 6202. Rabat – Maroc Tél : (00 212) 0537 77 17 58/59 Fax : (00 212) 0537 77 58 45 Site web : http://www.iav.ac.ma ‫العنوان‬:‫ص‬.‫ب‬2626‫الرباط‬ ‫المعاهد‬ ‫الرباط‬–‫المغرب‬ ‫الهاتف‬:95/9571112951(00 212) ‫الفاكس‬:5995112951(00 212) ‫األنتيرنت‬ ‫موقع‬:http://www.iav.ac.ma Projet de Fin d’Études présenté pour l’obtention du diplôme d’Ingénieur en Agronomie Option : ÉTUDE ET PROPOSITION D’AMENAGEMENT DU PARC DU LAC OULFA à HAY HASSANI -CASABLANCA_ Présenté et soutenu publiquement par : ABBASI GRAVAND Mahnam Devant le jury composé de : Mr. AYOUBI Mohamed (Ministère de l’Intérieur) Président Pr. BENAODA TLEMÇANI Nour-Eddine (IAV Hassan II) Rapporteur Pr. FAKIR Said (IAV Hassan II) Examinateur Pr. ZEIDGUY Mohamed (IAV Hassan II) Examinateur Pr.TALEB Abdelkader (IAV Hassan II) Examinateur Juillet 2012
  2. 2. I Remerciements : Aucun remerciement ne peut refléter ma profonde gratitude envers Dr. BENAODA TLEMçANI Nour –Eddine qui, par sa bienveillance, son altruisme, et son soutien aussi bien moral, matériel que scientifique m’a amplement aidéepour la réalisationdece travail, veuillez trouver ici l’expression de mon estime le plus profond. Mes remerciements s’adressent aussi à Dr. FAKHIR .Saïd pour ses efforts louables durant toute cette année de formation. Je tiens à remercier vivement Dr. Alami, M. Ayoubi, Dr .Harrouni, Dr. Zeidguy et tous les professeurs du Complexe Horticoled’Agadir pour leur effort, leurs conseils fructueux durant toutes ces années de formation. J’adresse mes remerciements à Jamal Eddine LABIB (L’entreprise Land Art) pour m’avoir accordée pour l’aide précieuse qu’il m’a fourni pendant la période de stage. Je tiens à remercier également à Mr. Saadani Idriss (L’entreprise Art & Nature Concepts) qui m’a aidé à m’orienter vers l’option de paysage au sein de’ Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II. Ma gratitude à l’égard des membres du jury pour avoir accepté d’assister à ma soutenance pour juger mon travail et l’améliorer grâce à leurs précieuses remarques. Que les membres de jury me permettent de leur exprimer ma profonde gratitude et mes remerciements les plus vifs d’avoir accepté de juger ce travail
  3. 3. II Dédicace : A mes chers parents En témoignage de mon affection et mes reconnaissances des sacrifices qu’ils ont consentis pour mon éducation et ma formation, aucune dédicace ne saurait exprimer la profondeur de mon amour et de mon attachement. A mon mari : Pour son soutien moral et son affection, qu’il trouve ici l’expression de ma profonde gratitude. A mes amis A tous ceux qui m’ont accompagnée de prés ou de loin A tous les amateurs de la nature ; Je dédie ce travail
  4. 4. III Résumé : Le site du parc du lac se trouve en plein espace urbain de Hay Hassani. Il s’étale sur une superficie d’environne 9 ha. L’aménagement de ce site permettra la création d’un parc paysager et des équipements très utiles pour la population locale et régionale et comblant aussi le manque en espaces libres relevé au sein de ce centre urbain. L’existence des sources d’eau abondantes, d’un lac de Hay Hassani, fait que l’attachement des riverains à ce site est très important. C’est pour cela que l’objectif principal de ce travail est de mettre en valeur et sauvegarder ce patrimoine naturel. Pour aboutir aux objectifs soulignés et répondre aux besoins de la population locale et aux orientations des responsables de la ville , on a procédé par une analyse paysagère qui a permis de déceler les points forts et les contraintes du site et élaborer un programme d’aménagement cohérent avec l’ensemble des composantes du site . Nous avons proposé dans ce site un projet d’aménagement paysager qui répond aux besoins des habitants en terme d’espaces libre, de promenade , de distraction , de récréation , de repos et de loisir. Cet aménagement permettra également de préserver le site sacré de Hay Hassani et son espace naturelle. Mots clés : Casablanca - Hay Hassani -lac -zone humide -patrimoine paysager -jardin écologique -programme d’aménagement -proposition d’aménagement.
  5. 5. IV Abstract: The site of Lake Park is located in the city of Hay Hassani. It spreads over an area of 9 ha. The development of this site will create a landscaped park equipped with useful amenities for local and regional population and closing the gap in open spaces identified in this urban center. The existence of abundant water sources, lakes Hay Hassani, the fact that residents' attachment to this site is very important. This is why the main objective of this work is to develop and safeguard this natural heritage. To achieve the objectives outlined and the needs of the local population and orientation of city officials, was conducted by a landscape analysis has revealed the strengths and constraints of the site and develop a management program consistent with the entire components site. We proposed in this site a landscaping project meets the needs of residents in terms of free space, walking, entertainment, recreation, rest and recreation. This development will also preserve the sacred site of Hay Hassani and natural space. Keywords: Casablanca - Hay Hassani-lake-wetland-landscape heritage-highlight-landscape- ecologique garden - management program-development propos
  6. 6. V Liste des tableaux : Tableau 1 L’évolution des précipitations de Casablanca .....................................................................39 Tableau 2: Les importants oueds et sources d’eau de Casablanca......................................................40 Tableau 3 :l’évolution démographique de Casablanca.........................................................................40 Tableau 4 : la division communal de Casablanca..................................................................................41 Tableau 5 : Superficie d’espace vert par habitant dans différentes provinces de Casablanca ........42 Tableau 6 : Fréquentation des espaces verts...........................................................................................44 Tableau 7 : Organisation Spatiale Zones / Type d’Espaces Verts à Casablanca...............................44 Tableau 8 :l’évolution de la population de l’arrondissement Hay Hassani ......................................45 Tableau 9 :: Surfaces d’espaces vert par commune ...............................................................................46 Liste des figures : Figure 1: Schéma de l’étape de l’eutrophisation......................................................................................7 Figure 2. Lac oligotrophe Figure 3.Lac mésotrophe ...............................................................................................................................9 Figure 4. Lac eutrophe Figure 5.Lac hypereutrophe .......................................................................................................................9 Figure 6 : Les différentes couches d’eau d’un lac ..................................................................................13 Figure 7: Les différentes parties d’un lac................................................................................................13 Figure 8: Schéma montrant les différentes parties d'un lac .................................................................13 Figure 9 : Différents profondeur de la plantation aquatique...............................................................18 Figure 10 .Modèle d’habitation écologique en matière de bio rétention en milieu rural et urbain28 Figure 11. Le bâtiment dans l’eau de jardin de pluie............................................................................30 Figure 12. Infiltration d’un bassin............................................................................................................31 Figure 13. Disposition des plantes aquatique ........................................................................................32 Figure 14. Différentes parties de substrat de plant flottant Figure 15. Différentes parties de substrat...............................................................................................37 Figure 16 : Plan d’aménagement de Hay Hassani .......................................................................................48 Figure 17. Plan d’aménagement de quartier El Oulfa Figure 18 : L’image satellite du site du lac Oulfa........................................................................................49 Figure 19. L e découpage administratif de Casablanca ........................................................................54 Figure 20. L’environnement de site .........................................................................................................55 Figure 21 : Coupe longitudinale du site..................................................................................................59 Figure 22 : Coupe transversale du site....................................................................................................59 Figure 24 .Super collecteur ouest d’oued Bouskoura...........................................................................65 Figure 23 .Trop plein et branchement sur canalisation d’assainissement dela ville.........................65 Figure 25 : Les différentes esquisses évolutives élaborées à l’échelle de 1 /2000 et 1 /1000 ..........83
  7. 7. VI Figure 26: Jardin du belvédère .................................................................................................................86 Figure 27 : Des photos illustrant les ambiencess du jardin du belvédère..........................................87 Figure 28 : Coupe qui illustre l’ambiance qu’on trouve au niveau du jardin du belvédère ...........88 Figure 29 : Coupe au niveau les bassins et jeux d’eau du jardin belvédère.......................................88 Figure 30: Des photos illustrant les ambiances du jardin aquatique..................................................89 Figure 31: Coupe qui illustre l’ambiance qu’on trouve au niveau de jardin aquatique ..................90 Figure 32 :Jardin écologique .....................................................................................................................91 Figure 33 : Exemples de plantes préconisés dans le jardin écologique ..............................................92 Figure 34: Des photos illustrant les ambiances du jardin écologique.................................................93 Figure 35 : Coupe au niveau du jardin écologique................................................................................94 Figure 36 : les terrains de sport et de jeux suggérés dans le site pour toutes catégories d’âge.......95 Figure 37 : Des photos illustrant les ambiances de l’aire de jeux pour toutes les catégories d’’âge .......................................................................................................................................................................96 Figure 38: Aire de promenade..................................................................................................................97 Figure 39 : Des photos illustrant les ambiances de l’aire de promenade ...........................................98 Figure 40: Coupe au niveau de l’ile.........................................................................................................99 Figure 41: Coupe au niveau des chemins de promenade.....................................................................99 Figure 42: Exemple de parking planté ..................................................................................................100 Figure 43 : Vue d’ambiance de la promenade en haut de la falaise..................................................101 Figure 44. Vue d’ambiance du jardin écologique................................................................................102 Liste des plans Plan 1 : Plan de répartition des éléments du programme sur le site _____________ 81 Plan 2 : Fond de plan du projet-_____________________________________________ 83 Plan 3 : plan masse___________________________________________________________ 84
  8. 8. VII Sommaire 1. Introduction générale :.............................................................................................................. 1 Chapitre I ,Revue Bibliographique ............................................................................................. 3 1. Zone humide : ............................................................................................................................. 4 2. Approche hydrologie au Maroc : ............................................................................................ 4 3. La vie d'un lac : .......................................................................................................................... 5 4. Le lac, lieu de rencontre : ......................................................................................................... 5 5. Boiser ou déboiser les rives des cours d’eau : ........................................................................ 6 6. Eutrophisation :......................................................................................................................... 6 7. Le processus d’eutrophisation d’un lac :................................................................................ 8 7.1 Lac oligotrophe :................................................................................................................................8 7. 2 Lac mésotrophe.................................................................................................................................8 7.3. Lac eutrophe :....................................................................................................................................8 7. 4. Lac hypereutrophe : ........................................................................................................................9 8. Les différentes parties d’un lac :............................................................................................ 10 9. Les rives d’un lac : ................................................................................................................... 10 10. Les écosystèmes aquatiques :............................................................................................... 11 11. Définition d’une plante aquatique :.................................................................................... 12 12. Répartition des plantes aquatiques au Maroc :................................................................ 12 13. Types de plantes aquatiques :.............................................................................................. 12 13. 1 Les plantes de berge ou de zone humide où la terre est arrosée par capillarité :.............14 13. 2 Les plantes de marécage (0 à 10 cm d'eau au dessus du collet de la plante) : ...................14 13.3 .Les plantes d'eau peu profonde et assez profonde (10 à 20 cm d'eau) : .............................15 13. 4. Les plantes d'eau profonde :......................................................................................................15 14. Multiplication :..................................................................................................................... 15 15. Plantation :............................................................................................................................. 16 15 .1 . Les plantes de zone peu profonde et de marais (0 à - 20 cm) : ...........................................17 15 .2 . Plantation des plantes immergées de zone assez profonde (- 20 à - 35 cm) : ..................17 15.3. Plantation des plantes immergées de zone profonde : (Nénuphars et lotus) :.................20 15. 4. Plantation des plantes oxygénantes (immergées de zone profonde (- 35 à - 80 cm) :.....21
  9. 9. VIII 16. Application pour les bassins : ............................................................................................. 23 16.1 Trop plein et Drainage :...............................................................................................................24 16. 2. Bassin de rétention :....................................................................................................................24 16.1.1 Description des éléments constitutifs du bassin de rétention : ........................................................24 16.1.2 Différents types de bassin de rétention : .............................................................................................24 17. Les noues :............................................................................................................................... 25 Les noues paysagères :..........................................................................................................................26 18. La bio rétention :.................................................................................................................... 27 Les techniques de bio rétention : .......................................................................................................27 19. Les jardins de pluies :............................................................................................................ 28 20. Les bassins de rétention ou marais aménagé : .................................................................. 29 21. Les réservoirs paysagers pour pluies d’orages :................................................................ 29 22. Jardin d’eau :........................................................................................................................... 33 23. Écologie au Maroc :............................................................................................................... 33 24. Jardin écologique : ................................................................................................................. 33 Spécificités des jardins écologiques :................................................................................................34 Chapitre II , Aperçu monographique de Hay Hassani à Casablanca ............................... 38 1. Localisation :............................................................................................................................ 39 2. Climat :.................................................................................................................................... 39 3. Pluviométrie :........................................................................................................................... 39 4. Hydrologie : .............................................................................................................................. 39 5. Habitat :.................................................................................................................................... 40 6. Urbanisme et environnement :............................................................................................... 40 7. Assainissement liquide :......................................................................................................... 42 7. 1. Problèmes liés à l’assainissement :............................................................................................43 7. 2. Projet super collecteur ouest (oued Bouskoura) .....................................................................43 8. Espace vert :.............................................................................................................................. 44 9. Présentation de l’arrondissement de Hay Hassani :.......................................................... 44 9 .1 . L’Évolution et projection de la population de l’arrondissement Hay Hassani :..............45 9 .2 . Espace vert dans la préfecture Hay Hassani : .........................................................................45 9. 3. Plan d’aménagement de l’arrondissement Hay Hassani :.....................................................46 9 .4 .Quartier EL OULFA :....................................................................................................................49
  10. 10. IX Chapitre III ,Analyse paysagère du site du lac Oulfa............................................................ 51 1. Histoire du lac Oulfa : ........................................................................................................... 52 2. Analyse paysagère du site du lac Oulfa............................................................................... 54 2.1. Présentation et limite de site :......................................................................................................54 2.2 Le site dans son environnement :.................................................................................................54 2.3 Le circuit :..........................................................................................................................................56 2. 4. Le relief : .........................................................................................................................................56 2.5. Composantes du site du lac :........................................................................................................56 2.6. Évolution du périmètre du lac 2000-2010 :.................................................................................60 2. 7. Écologie du lac...............................................................................................................................61 2. 8. La végétation :................................................................................................................................64 2 .9 . La Géologie :.................................................................................................................................65 2.10. L’oued Bouskoura : ......................................................................................................................65 2.11 La fréquentation :..........................................................................................................................66 3. Les points négatifs de site : .................................................................................................... 72 3.1. Déversement de l’eau usée dans le lac :.....................................................................................72 3. 2. Pollution du sol : ...........................................................................................................................72 3. 3. Risque sismique :..........................................................................................................................72 3. 4. Manque de stationnement :.........................................................................................................73 3. 5. Manque de sécurité :.....................................................................................................................73 3. 6. Installation des bidonvilles :.......................................................................................................73 3. 7. Décharge de chantier :.................................................................................................................74 3.8. Décharge domestique :..................................................................................................................74 4. Programme d’aménagement :................................................................................................. 76 Chapitre IV ,Proposition d’Aménagement............................................................................... 77 1. Objectifs.................................................................................................................................... 78 2. Stratégie d’intervention.......................................................................................................... 78 3. Parti d’aménagement............................................................................................................. 79 4. Plan de zoning 1/2000 ............................................................................................................. 79 5. Les esquisses 1/2000................................................................................................................. 79 6. Le plan d’aménagement 1/1000.............................................................................................. 80 7. Le plan masse........................................................................................................................... 81
  11. 11. X 8. Les composantes du projet d’aménagement : ...................................................................... 86 8.1 Jardin du belvédère : ......................................................................................................................86 8.2. Jardin aquatique :...........................................................................................................................88 8.3 Jardin écologique : ..........................................................................................................................91 8. 5. Le parc de jeu ................................................................................................................................95 8. 4. La zone de sport et de jeux ..........................................................................................................96 8. 6. Aire de promenade :......................................................................................................................97 8.7. L’ile : .................................................................................................................................................99 8. 8. Aire de stationnement :..............................................................................................................100 Synthèse et conclusion :..................................................................................................................... 103 Références bibliographiques................................................................................................................ 104 ANNEXE....................................................................................................................................... 108
  12. 12. 1 1. Introduction générale : Un aménagement paysager représente l’ensemble des mesures permettant le développement harmonieux d'un site, d'une région ou d'un espace. (Serrano, 2012) Les opérations d’aménagement paysager ont pour objet d’assurer une bonne organisation de l’espace par la réalisation d’équipements collectifs, la lutte contre l’insalubrité, la mise en valeur du patrimoine bâti. La sauvegarde des espaces naturels et la limitation de l’extension de la conurbation en créant des espaces destinés à la détente et qui assurent le maintien de l’équilibre écologique du milieu (Serrano, 2012) En outre les aménagements des zones humides urbaines ont pour objectif de mettre en valeur ces espaces et préserver ces richesses en flore et en faune et l’intégrer dans l’environnement urbain. Il est facile d’associer l’eau à la ville en tant que ressource, mais la zone humide est aussi un élément fondamental de l’installation d’une cité et un gage de prospérité. A Casablanca l’offre d’espaces libres publics est très faible, et cette offre est encore plus faible dans l’arrondissement de Hay Hassani. L’évolution des espaces libre dans l’arrondissement de Hay Hassani dévoile un accroissement qui n’a suivi ni la croissance de la population ni celui des espaces construits ou le ratio d’espaces libres par habitant reste très faible. L’aménagement paysager du parc du lac Oulfa de Hay Hassani a pour objectif de remédier à ce déséquilibre, de faire profiter l’arrondissement de la diversité de l’offre urbaine et de mettre en valeur cet espace et de préserver ses écosystèmes tout en créant un parc récréatif pour les riverains. Sur le plan environnemental, cet aménagement contribuera d’une façon importante, au maintien de l’équilibre écologique et offrira à la population locale et régionale un lieu de détente, de distraction, d’éducation, de récréation et d’activités de sport. Ce document se compose de quatre chapitres. Dans le premier, on mènera une étude bibliographique sur les zones humides, les différentes parties d’une vie d'un lac, les plantations aquatiques, et les bassins de rétentions et le jardin écologique. Dans le deuxième on présentera un aperçu monographique de l’arrondissement de Hay Hassani dans la wilaya de Casablanca. Dans le troisième, on présentera l’analyse paysagère du site, ses composantes, sa fréquentation et ses interactions avec les quartiers avoisinants.
  13. 13. 2 On dégagera aussi les avantages et les inconvénients des différentes composantes du site afin de proposer à la fin, un programme d’aménagement répondant aux besoins et aux attentes des usagers de cet espace. Dans le dernier chapitre, on proposera un projet d’aménagement paysager représentant la répartition des éléments du programme sur l’espace du site étudié, et aussi leur forme et leur dimension, et interaction entre eux et l’environnement du site.
  14. 14. 3 Chapitre I Revue Bibliographique
  15. 15. 4 Puisque nous avons affaire à un lac dans notre site d’étude, nous allons faire une revue bibliographique sur la notion du lac, hydrologie, les bassins de rétention, le trop plein, et les plantes aquatiques. 1. Zone humide : On qualifie de zone humide tout territoire dont le biotope et la répartition des êtres vivants sont caractérisés principalement par la présence d’eau, quelque soit son degré de salinité ou sa persistance au cours de l’année. Selon la loi sur l’eau et les milieux aquatiques (Lema), tout « terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d'eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire dont , la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l'année » est considéré comme une zone humide. La convention sur les zones humides d’importance internationale, ou Convention de Ramsar, donne une définition plus large encore de ces milieux, en incluant une partie plus importante du domaine marin. (Anonyme, 2012g) En limnologie, un lac est de manière générale une grande étendue d'eau située dans un continent où il suffit que la profondeur, la superficie, ou le volume soit suffisant pour provoquer une stratification, une zonation, ou une régionalisation des processus qui lui sont propres . Dans le langage courant, le lac est un concept assez flou ; les noms locaux donnés aux plans d'eau par la population ne s'accordent pas toujours aux définitions officielles, et c'est souvent la grande taille ou une grande profondeur qui est alors prises en compte. Un lac est plus grand et plus profond qu'un étang, lequel est plus grand et plus profond qu'une mare. (Anonyme, 2003) 2. Approche hydrologie au Maroc : Au cours des 20 dernières années, le Maroc a souffert d'un déficit permanent en eau du fait à la fois de conditions climatiques très variables et irrégulières, de la pression démographique croissante et de l'urbanisation ainsi que du développement des secteurs touristique et industriel. Cette situation a pénalisé l'agriculture et les revenus des agriculteurs. Aussi, le gouvernement du Maroc a lancé un plan national d'économie d'eau qui vise à la réduction des pertes durant les opérations d'irrigation grâce à la réhabilitation des infrastructures et à l'amélioration de la gestion des ressources hydriques. (German, 2007)
  16. 16. 5 Dans le contexte du changement climatique, les modèles prédisent une baisse des précipitations dans de nombreuses zones de la région méditerranéenne, et par conséquent une aggravation des pressions déjà fortes sur la ressource en eau. (Laurence, 2012) Le Moyen Atlas est considéré comme le réservoir d’eau du Maroc. C’est une zone à pluviométrie élevée qui donne naissance aux deux plus importants fleuves du pays. Le climat est reconnu comme humide et froid, climat de type continental de montagne méditerranéen. Les précipitations annuelles sont de l’ordre de 800 mm. Elles décroissent rapidement à l’Est et au Sud pour atteindre des valeurs de l’ordre de 300 à 100 mm/an (Laurence, 2012) 3. La vie d'un lac : Les lacs sont des milieux vivants qui naissent, vieillissent et meurent. Ce phénomène se nomme l’eutrophisation. Généralement, c'est un processus naturel qui s’échelonne sur des milliers sinon des centaines de milliers d’années. Les activités humaines en sont responsables, car elles augmentent significativement les apports de sédiments et de nutriments. (Alma, 2007) 4. Le lac, lieu de rencontre : Même si la campagne offre à l'homme des milieux très variés, c'est le milieu lacustre qui attire particulièrement le citadin. Par définition, le lac est une cuvette naturelle ou artificielle contenant de l'eau et ayant une vie propre. En réalité, le lac est beaucoup plus un réservoir de vie qu'une cuvette remplie d'eau. Le plancton, masse de minuscules animaux ou végétaux flottant dans l'eau et les myriades de micro-organismes constituent le premier chaînon de cette vie. Du plancton et des micro- organismes, la vie passe à des organismes supérieurs : larves, insectes et poissons. Ces derniers se nourrissent de plancton et d'organismes inférieurs avant d'être dévorés à leur tour par d’autres animaux. (Anonyme 3) Dans un lac, les maillons de la chaîne d'interdépendance entre les plantes et les animaux, de même qu'entre les animaux eux-mêmes, sont inséparables. Le lac offre à l'homme un magnifique lieu de rencontre où il peut refaire ses réserves tout en échappant au stress de la ville. Il n'y a rien d'étonnant qu'aux mots vacances, plein air, soleil, détente et villégiature, on ait toujours associé le mot lac.
  17. 17. 6 La flore est essentielle à la vie d'un lac. Les plantes sont des producteurs de base : elles absorbent les substances dissoutes dans l'eau pour fabriquer de la matière organique qui sert de nourriture aux animaux. Les plantes protègent également la faune aquatique contre la lumière, la chaleur et les ennemis, tout en hébergeant une foule d'êtres microscopiques. Sur certaines, on peut trouver jusqu'à vingt-quatre espèces d'insectes différents. Sans les plantes, les poissons seraient donc privés d'une bonne partie de leur nourriture. (Anonyme 3) 5. Boiser ou déboiser les rives des cours d’eau : Les ripisylves, boisements spontanés le long des rivières, présentent bien des Avantages pour les aménageurs : elles protègent les berges contre l’érosion, filtrent Les pollutions diffuses, maintiennent les eaux fraîches en été, favorisent la diversité de la faune et de la flore, tant terrestre qu’aquatique. Cependant, ces avantages ne Persistent qu’au prix de pratiques d’entretien adaptées. Les résultats obtenus en écologie, en géographie et en sociologie montrent que les pratiques d’entretien des ripisylves sont souvent inadaptées. Elles doivent être modulées pour tenir compte de dynamiques complexes, très variables dans l’espace et dans le temps. Selon les positions des secteurs géomorphologique et hydrologique dans les réseaux hydrographiques, il sera recommandé ou déconseillé de conserver certains embâcles de bois mort dans les lits de rivière. Les pratiques d’entretien doivent également évoluer parce que nous comprenons mieux l’aptitude de ces systèmes à préserver la biodiversité. L’intégration de cette dimension paysagère est la seule façon réaliste de promouvoir un entretien adapté à la fois aux conditions naturelles et aux conditions sociales. (Anonyme, 2001) 6. Eutrophisation : L'eutrophisation est la modification et la dégradation d'un milieu aquatique, lié en général à un apport excessif de substances nutritives (azote provenant surtout des nitrates agricoles et des eaux usées, et secondairement de la pollution automobile, et phosphore, provenant surtout des phosphates et des eaux usées), qui augmentent la production d’algues et d'espèces aquatiques, ainsi que la turbidité, en privant parfois le fond et la colonne d'eau de lumière. (Alma, 2007)
  18. 18. 7 Figure 1: Schéma de l’étape de l’eutrophisation. (Alma, 2007) L'eutrophisation est aussi une des étapes du processus naturel qui transforme lentement les lacs peu profonds en marais, puis en prairie ou en mégaphorbiaies et finalement en forêt. Le comblement d'une mare ou d'un marais est très accéléré par la présence de nutriments artificiels, par la proximité d'arbres (par exemple feuilles mortes), mais aussi par l'absence de faune se nourrissant dans l'eau tout en exportant les nutriments (par exemple, amphibiens, canards ou élan mangeant des algues, des invertébrés et des plantes aquatiques, par dizaines de kilogrammes par jour dans le cas de l'élan). (Alma, 2007) L'atterrissement d'une petite mare en sous-bois peut se faire en quelques décennies, alors que les lacs naturels se comblent eux en dizaines de milliers voire en millions d'années. L’apport de sédiments provenant essentiellement de l’érosion des sols du bassin versant est un facteur qui contribue à la détérioration du plan d’eau en envasant le fond. La forte concentration de nutriments dans l’eau provoque un déséquilibre qui accélère le processus d’eutrophisation. L’apport excessif de matières nutritives comme le phosphore et l’azote ont des répercussions considérables sur la croissance des plantes aquatiques et d’algues, notamment de cyanobactéries. L’envahissement des végétaux aquatiques détériore la qualité du plan d’eau. Le ruissellement des nutriments contenus dans 1 kg d’engrais phosphoré contribue à la production de 500 kg de végétaux aquatiques. On peut contrôler cette prolifération, mais on ne peut pas revenir en arrière. Provenance des nutriments : Nutriments proviennent des ruissellements de fertilisants et de pesticides domestiques et agricoles, des fosses septiques non conformes, des Pollutions diffuses des riverains, du déboisement des berges, d’érosion des sols, et des rejets industriels. (Alma, 2007)
  19. 19. 8 7. Le processus d’eutrophisation d’un lac : 7.1 Lac oligotrophe : C’est un lac jeune, il se caractérise par des eaux claires, et une faible quantité des plants aquatiques.  Lac jeune.  Lac profond composé de roches, sable, gravier  Eau claire, fraîche et bien oxygénée  Eau pauvre en éléments nutritifs, donc peu de végétaux aquatiques (tous les végétaux qu’on retrouve dans l’eau sont les plantes aquatiques et les algues). (Alma, 2007) 7. 2 Lac mésotrophe C’est un lac intermédiaire, il se caractérise par l’apparition de plants aquatiques et une accumulation de sédiments au fond du lac.  Lac en transformation  Début d’accumulation de sédiments dans le fond  Augmentation des végétaux aquatiques  Les activités humaines accélèrent significativement le processus d’eutrophisation. (Alma, 2007) 7.3. Lac eutrophe : C’est un vieux lac, ou lac vieilli prématurément, il se caractérise par des eaux troubles, d’une surabondance, de plantes aquatiques, d’algue et une couche importante de vase.  Vieux lac ou vieilli prématurément  Lac peu profond et vaseux composé des sédiments riches en matières organiques  Eau trouble, chaude et peu oxygénée  Eau riche en éléments nutritifs, donc beaucoup de végétaux aquatiques Pour un processus naturel il faut une dizaine de milliers d’années, pour un processus accéléré par les activités humaines il faut une dizaine d’années. (Alma, 2007)
  20. 20. 9 7. 4. Lac hypereutrophe : C’est un lac mort, qui s’est rempli de sédiments, jusqu’ à devenir une tourbière et qui terminera son cycle en devenant un jour un milieu forestier.  Lac mort (tourbière)  Comblé de sédiments et de matières organiques Sol détrempé Dans le cas de vieillissement prématuré des lacs, le processus est irréversible. (Alma, 2007) Figure 2. Lac oligotrophe (Alma, 2007) Figure 3.Lac mésotrophe (Alma, 2007) Figure 4. Lac eutrophe (Alma, 2007) Figure 5.Lac hypereutrophe (Alma, 2007) Après les revue des différentes vies d’un lac, on peut constater que le lac Oulfa peut être a caractérisé comme un Lac intermédiaire, vue l’apparition des plants aquatiques et l’accumulation des sédiments au fond, on peut dire que le lac d’Oulfa est un lac mésotrophe.
  21. 21. 10 8. Les différentes parties d’un lac : Un lac peut se diviser en deux grandes parties. La première, la zone superficielle, elle peut être comparée à une usine. C'est là où se fabrique l'énergie nécessaire à la vie d'un lac : oxygène pour respirer et nourriture pour subsister. La seconde, la zone profonde, utilise cette énergie pour fournir les matériaux de base à l'usine de la zone superficielle. Ces matériaux sont tirés des déchets accumulés au fond du lac. C'est une région de recyclage. (Anonyme 3) La zone littorale est une bande faisant le tour du lac et qui est généralement recouverte de végétation. Elle s’étend vers l’intérieur du lac. Il s’agit d’un milieu très productif où l’on retrouve les plantes aquatiques, les frayères, etc. Cette partie du lac est influencée à la fois par la lumière et par son fond (constitué de sédiments). La zone pélagique (ou zone d’eau libre) est indépendante du fond et du littoral du lac. La zone benthique ou eaux profondes est la zone où vivent les organismes associés au fond du lac. La lumière n’y pénètre pas. À cet endroit, les eaux du lac sont généralement plus froides (environ 4° C). La fosse correspond à la partie la plus profonde du lac. L’eau de la majorité des lacs se divise en trois couches (stratification thermique). Les eaux de surface (épilimnion) représentent la couche d’eau superficielle où la lumière pénètre et permet la croissance des végétaux aquatiques. Puisqu’elle subit le brassage par les vents, cette couche d’eau possède une température uniforme et une bonne oxygénation. En été, cette couche contient l’eau la plus chaude du lac. Sous les eaux de surface, on retrouve la thermocline (métalimnion) qui désigne la couche d’eau où il y a une chute importante de température. Finalement, les eaux profondes (hypolimnion) constituent la couche inférieure de l’eau d’un lac. Cette couche conserve une température basse et peu variable, soit autour de 4° C. Il est à noter que certains des lacs peu profonds ne sont pas stratifiés de la sorte et possèdent plutôt des eaux d’une température relativement uniforme. (Anonyme 3) 9. Les rives d’un lac : La rive est la partie du milieu terrestre attenant à un lac ou à un cours d’eau. La rive assure la transition entre le milieu aquatique et le milieu strictement terrestre. Elle permet le maintien d’une bande de protection de 10 ou 15 mètres de largeur sur le périmètre des lacs et des cours d’eau.
  22. 22. 11 La rive est mesurée en partant de la ligne des hautes eaux vers l’intérieur des terres. La largeur de la rive à protéger se mesure horizontalement à un minimum de 10 mètres si la pente est inférieure à 30% avec un talus de moins de 5 mètres et un minimum de 15 mètres si la pente est supérieure à 30% avec un talus de plus de 5 mètres. On appelle également bande riveraine la zone de végétation qui entoure les lacs et leurs tributaires. La bande riveraine constitue la dernière barrière de protection des plans d’eau. En effet, les arbres, les arbustes et les plantes herbacées qui la constituent, freinent et filtrent les intrants, juste avant que ceux-ci n’atteignent les plans d’eau. (Goupil, 1997) Les lacs peuvent être décrits de différentes manières. Un lac diffère généralement d’un étang d’abord par sa grandeur et sa profondeur. Un étang est une petite étendue d’eau, peu profonde, de sorte que les plantes croissent même en son centre et que la température de l’eau yest assez uniforme, de la surface jusqu’au fond. Parallèlement, les lacs sont des étendues d’eau plus grandes et plus profondes, les plantes sont ainsi limitées au bord, car la lumière ne pénètre que les premiers mètres d’eau. L’eau d’un lac, est thermiquement stratifiée et la température de l’eau varie grandement entre la surface et le fond. De plus, en dehors des brassages printanier et automnal, l’eau des premiers mètres de la surface (épilimnion) ne se mélange pas à celle plus profonde (hypolimnion). Ceci dit, dans certains cas, il est impossible de qualifier un plan d’eau de lac ou d’étang, car il n’existe pas de définitions indiscutables et unanimes. (Goupil, 1997) 10. Les écosystèmes aquatiques : Les écosystèmes aquatiques abritent des communautés vivantes qui dépendent de l’eau pour puiser leur nourriture, se reproduire, se cacher ou se déplacer. Certains spécialistes considèrent que tous les milieux qui ne sont pas strictement terrestres peuvent être considérés comme des écosystèmes aquatiques. Cependant, on réserve ici cette appellation pour les milieux normalement submergés de façon permanente, notamment les lacs et les cours d’eau. Selon leurs caractéristiques physico- chimiques, ces écosystèmes se subdivisent en plusieurs types d’habitats pour les communautés de plantes et d’animaux. (Goupil, 1997)
  23. 23. 12 11. Définition d’une plante aquatique : Une plante aquatique (également appelée plante hydrophyte, ou plante hygrophile ou hygrophyte) est une plante adaptée à la vie dans des milieux très humides ou aquatiques, son adaptation au milieu aquatique est variable. On rencontre dans ces différents groupes des plantes totalement immergées, d'autres, les plus nombreuses, partiellement émergées ou à feuilles flottantes. Elles sont généralement fixées dans la vase qui forme le fond de l'étendue d'eau dans laquelle elles vivent, quelques unes sont libres, cas exceptionnel dans le monde végétal, dérivant entre deux eaux ou flottant en surface. Ces espèces présentent généralement des adaptations au mode de vie aquatique tant dans l'appareil végétatif que dans l'appareil reproducteur. Les milieux qui accueillent ces plantes sont variés, eau douce ou salée ou saumâtre, eau plus ou moins stagnante, température plus ou moins élevée, il s’agit notamment des lacs, des étangs, des marres, de marais, de rives fluviales de deltas et estuaires ou de lagunes marines. (Anonyme 2) 12. Répartition des plantes aquatiques au Maroc : Les plantes aquatiques se trouvent partout au Maroc, mais cela ne veut pas dire qu’il s’agit des plantes aquatiques proprement dites. Ainsi, et en se référant au fait qu’une plante aquatique n’est pas uniquement celle qui vit dans l’eau, mais aussi celle qui a besoin de sol humide, nous pouvons dire qu’elles sont très abondante, dans les marais, les berges les lacs et aussi les bassins. Toutefois leur répartition est aléatoire et leur présence est très faible d’autant plus que les marocains n’ont pas la notion de bassin chez eux, du coup, ils ne prêtent pas d’attention au différents types de plantes aquatiques. Comparé aux autres pays qui ont plusieurs styles de bassins et par la suite plusieurs espèces de plantes aquatiques utilisées. (Melhaoui. et Boudot, 2008) 13. Types de plantes aquatiques : La profondeur de plantation est toujours donnée par rapport au collet de la plante, ce qui correspond au bord supérieur du panier pour les plantations en pot et au collet de la plante pour les plantations en pleine terre. Les plantes aquatiques sont assez prolifiques, l'échec dans leur culture provient souvent d'une profondeur de plantation inadaptée (trop profond, l'inverse est moins gênant) ou d'un support de culture inadapté. Un bassin se doit d’être un espace de calme et d’harmonie le plus proche possible de la nature. (Anonyme, 2012c)
  24. 24. 13 Figure 6 : Les différentes couches d’eau d’un lac (Anonyme 3) Figure 7: Les différentes parties d’un lac (Anonyme 3) Figure 8: Schéma montrant les différentes parties d'un lac 1. Zone superficielle. 1.1. Littoral. 1.2. Zone limnétique. 2. Zone profonde (Anonyme 3)
  25. 25. 14 A ce titre, les plantes aquatiques sont très importantes. Il faut distinguer :  Les plantes de berge  Les plantes de marais  Les plantes immergées de zone peu profonde  Les plantes immergées de zone assez profonde  Les plantes immergées de zone profonde 13. 1 Les plantes de berge ou de zone humide où la terre est arrosée par capillarité : Les plantes de berge poussent hors de l'eau. Elles peuvent très bien être mises en terre dans le jardin. Ces plantes supportent d'éventuelles inondations, mais pas de longues périodes de sécheresse. A arroser régulièrement. Les plantes de berge colonisent et stabilisent les bords du bassin. Ces végétaux seront plantés au-dessus du niveau d'eau habituel du bassin. Ils seront intégrés dans le panier de finition et feront la transition entre le bassin et son environnement. Les plus grands d'entre eux peuvent servir à cacher un local technique. Ces plantes participent à l’amélioration de la qualité de l’eau en consommant des substances polluantes. Le rôle « auto-épurateur » des berges dans ces zones de faible profondeur est primordial pour les nombreuses espèces animales notamment des poissons, oiseaux, grenouilles et têtards. (Anonyme, 2012c) Exemple : Alisma lanceolata, Cyperus eragrostis, Osmunda regalis Purpurascens, Gunnera manicata. (Voir détail dans l’annexe de la description des plantes aquatiques) 13. 2 Les plantes de marécage (0 à 10 cm d'eau au dessus du collet de la plante) : Ces plantes auront donc les pieds complètement dans l'eau, voire 5 à 10 cm d'eau au dessus. Elles peuvent être plantées dans des zones de lagunage ou de marais. Elles colonisent et stabilisent aussi les bords du bassin. Elles nécessitent peu de soins et n'ont pas de gros besoins en termes de substrat de culture. Il est intéressant de varier les nuances de couleur des feuillages, des floraisons (ainsi que leur échelonnement dans le temps). (Anonyme, 2012d)
  26. 26. 15 Exemples : Typha gracilis, Myosotis scorpioides, Ranunculus flammula, Sparganium erectum. (Voir détail dans l’annexe de la description des plantes aquatique) 13.3 .Les plantes d'eau peu profonde et assez profonde (10 à 20 cm d'eau) : Ces plantes ont souvent différents feuillages selon l'avancement dans la saison (exemple typique de la sagittaire). Certaines espèces intéressantes par leur floraison nous proviennent de contrées plus chaudes. A cette profondeur (de 10 à 20 cm d'eau), leur rusticité ne pose pas de problème. (Anonyme, 2012e) Exemples : Nymphéa pygmaea helvola, Orontium aquaticum, Utricularia vulgaris, Sagittaria latifolia. (Voir détail dans l’annexe de la description des plantes aquatique) Les plantes d'eau assez profonde : Exemples : Aponogeton distachyos, Echinodorus macrophyllus, Nymphea James Brydon, Nymphoïdes peltata. (Voir détail dans l’annexe de la description des plantes aquatique) 13. 4. Les plantes d'eau profonde : Nous retrouvons à ces profondeurs de 40 à 100cm, d'autres nymphéas et les nénuphars. Le Lotus ainsi que le Thalia dealbata auront leur place avec plus de 35 cm d'eau au dessus du collet, ils ne craignent pas le froid. Les nymphéas créent une zone d'ombre au centre du bassin et sont d'importants consommateurs d'éléments nutritifs (nitrates). De plus, ces plantes disparaissent l'hiver laissant le soleil réchauffer l'eau. Les plantes oxygénantes et les plantes flottantes ont aussi un rôle dans l'amélioration de l'oxygénation et de la qualité de l'eau (nitrates, clarté.). Elles sont aussi un support de frai apprécié des poissons et servent de refuge aux alevins. (Anonyme, 2012f) Exemples : Ceratophyllum demersum, Elodea canadensis, Elodea crispa, Elodea densa, Nelumbo nucifera. (Voir détail dans l’annexe de la description des plantes aquatique) 14. Multiplication : La multiplication des plantes aquatiques est très différente, non seulement elle varie d’un type à l’autre, mais elle varie aussi d’une plante à l’autre que la plante soit de berge, de marais ou de zone profonde.
  27. 27. 16 Prenons l’exemple de l’Alisma lanceolata et du Phalaris arundinaceae, qui sont toutes les deux des plantes de berge, la multiplication de la première se fait par division de souche au printemps et par semis, tandis que la seconde se fait uniquement par semis. La multiplication des plantes de marécage s’effectue différemment et ce par la séparation des petits bulbes après le flétrissement du feuillage comme la jacinthe, ou bien par la division des touffes ou de sections de rhizome pourvues de bourgeons en juillet-août. Pour les plantes de zone peu profonde comme celle de la sagittaire, la multiplication se fait par des rejets, comme elle peut s’effectuer par la division de rhizomes au printemps. En ce qui concerne les plantes flottantes, leur multiplication se fait en général par l’émission de stolons aux bouts desquels apparaissent de nouveaux plants. La multiplication des plantes de zone très profonde comme l’Élodée se manifeste par un fort développement végétatif. Des fragments de plantes arrachés peuvent engendrer de nouveaux plants après s’être enracinés. Les Élodées sont dotées de bourgeons dormants (hibernacles). Ces organes se forment à partir de feuilles modifiées. Elles s’enrichissent en effet en amidon (substance de réserve chez les plantes) et leur surface s’épaissit. Le bourgeon dormant ainsi formé peut rester sur la plante pendant l’hiver ou se détacher pour s’ancrer dans le substrat. Suivant la rigueur de l’hiver, le bourgeon dormant engendrera une nouvelle plante plus ou moins tardivement au printemps. La reproduction sexuée est quasiment inexistante chez les Élodées du Canada et de Nuttall. Les populations introduites d’Elodea nuttallii comportent des individus mâles et femelles. La reproduction sexuée est donc possible mais les fleurs femelles sont beaucoup plus nombreuses. C’est donc la multiplication végétative qui prédomine encore chez cette espèce. 15. Plantation : Pour planter des plantes aquatiques dans un bassin, Il convient de commencer par disposer en premier les plantes de zone profonde et de remonter progressivement vers les berges. Il est conseillé de réserver environ un tiers de la surface du bassin pour la plantation. (Anonyme, 2010e) La plantation des plantes aquatiques diffère d’un type à l’autre, on distingue alors :  Plantation des plantes de berge :  Plantation des plantes de marécage  Plantation des plantes de zone peu profonde
  28. 28. 17  Plantation des plantes de zones très profonde 15 .1 . Les plantes de zone peu profonde et de marais (0 à - 20 cm) : Ces végétaux se plantent généralement dans des poches de terre que l’on aura mises en place lors de l’installation du bassin. On peut aussi les planter dans des paniers en plastique, en coco (plus esthétiques car ils sont vite cachés par les racines des plantes) ou dans des nattes en coco tressé pour les berges. Afin d’avoir une belle potée, mettre 3 plants de la même espèce par panier. Il est préférable de planter entre 6 et 10 pieds au m², au départ, car les espèces aquatiques ont une croissance importante et rapide (souvent par rhizomes ou racines traçantes). Il faut aussi tenir compte de la vigueur des plantes pour qu’il n’y ait pas trop de concurrence entre les espèces voisines. (Anonyme, 2010e) 15 .2 . Plantation des plantes immergées de zone assez profonde (- 20 à - 35 cm) : Ces plantes ont des feuilles immergées, flottantes, émergées qui ne se ressemblent pas forcément (sagittaires par exemple) avec des inflorescences érigées plus ou moins colorées (pontederia, thalia..). Leurs tiges immergées servent de refuge aux poissons plus petits. Elles permettent Également à certaines espèces d’insectes de se poser et de pondre dans l’eau (libellules, demoiselles. Ces végétaux à forte croissance se plantent également dans des paniers plastiques ou des paniers en coco (plus discrets) d’assez grande dimension (10 à 20 litres) ce qui permet de faire de belles potées sans avoir à recourir à la division des touffes chaque année. Attention pour les grandes espèces (Thalia dealbata) prévoir de lester et de caler le panier avec des pierres pour éviter les dégâts dus au vent. Ces plantes sont vendues en godet ce qui permet de les mettre en place presque toute l’année (la période la plus favorable de plantation va du printemps à l’automne) sans aucune contrainte. Il est recommandé d’éviter de mettre différentes espèces dans le même pot car elles n’auront pas la même croissance et l’une pourra étouffer l’autre. (Anonyme, 2010e)
  29. 29. 18 Figure 9 : Différents profondeur de la plantation aquatique 1. Cyperus eragrostis 2. Alisma plantago aquatica 3. Gunnera manicata 4. Osmunda regalis purpurascens 5. Lotus rose 6. Touffe de Lotus blan
  30. 30. 19 7. Typha latifolia 8.Myosotis scorpioides 9. Ranunculus flammula 10. Sparganium erectum 11. Echinodorus macrophyllus 12 .Aponogeton distachyos 13. Nymphoïdes peltata 14. Nymphéa james brydon 15.Orontium aquaticum 16.Nymphea pygmaea helvola 17. Utricularia vulgaris 18.Sagittaria latifolia 19. Elodea crispa 20.Elodea densa 21. Elodea canadensis 22. Ceratophyllum demersum 23.Nelumbo nucifera
  31. 31. 20 Là aussi il faut compléter le pot avec du terreau aquatique ne troublant pas l’eau lors de sa mise en place. Il est recommandé de déposer par-dessus une couche de pouzzolane, afin d’éviter que les poissons ne déterrent la plante en fouissant dans le substrat, de plus c’est un excellent support bactérien. Une fois le panier fini, le faire tremper dans une bassine (l'immerger complètement) afin que la terre se gorge d'eau et que les petites particules en suspension ne troublent pas le bassin. 15.3. Plantation des plantes immergées de zone profonde : (Nénuphars et lotus) : Les nymphéas et les nénuphars (nénuphars indigènes ou à petites fleurs) de part leur cycle végétatif et leur floraison sont les alliés précieux d’un propriétaire de bassin, ils apportent ombre et fraîcheur au meilleur moment de la saison et savent se faire oublier le reste du temps. (Anonyme, 2008b) Il faut les disposer à une profondeur variant entre 10 et 15 cm (pour les variétés naines) à 80 cm pour les plus vigoureuses. Il faut prévoir dès le départ un panier ajouré de grande contenance (30 litres) afin de permettre un bon développement des rhizomes. Si on achète un petit pied, le mettre dans un panier moyen la première année, ce qui favorisera le développement racinaire puis le rempoter la saison suivante dans un pot plus grand. Ils doivent être plantés dans un terreau aquatique (ne jamais utiliser de terreau horticole, il est trop riche et favorise le développement des algues) avec un complément d’engrais spécifique aux plantes aquatiques (à diffusion lente type osmocote 10-11-18 sur 6 mois). Recouvrir tous les pots d’une couche de 1 à 2 cm de pierre de lave afin d’éviter les remontées de terreau et d’empêcher les Koï de fouiller au pied des plantes. (Anonyme, 2010e) Les nénuphars sont les plantes royales d’un bassin, ils agrémentent tout l’été la surface de l’eau de fleurs vivement colorées se détachant sur le vert profond des feuilles. Même si les fleurs ne durent jamais plus de 4 ou 5 jours, elles sont sans arrêt remplacées par de nouvelles. Il existe quatre couleurs principales de floraison :  Le blanc : Alba, Albatros, Tetragona (nain).  Le jaune : Colonel Welch, Marliacea chromatella, des nuances cuivre avec Aurora.  Le rose: Firecrest, Marliacea carnea, Rose nymphe, Fabiola.  Le rouge : Attraction, Charles de Meurville, Escarboucle, James Brydon, En début de saison on peut attendre le départ de la végétation et descendre progressivement les pots à une profondeur plus importante, mais il est préférable de les mettre tout de suite à la bonne
  32. 32. 21 profondeur. Les boutons floraux apparaissent un peu plus tard, en pleine saison on peut supprimer quelques feuilles ce qui assure une floraison plus fournie. (Anonyme, 2010e) Par la suite il faut surveiller les potées de nénuphar tous les trois ans et les rajeunir en changeant la terre (+ engrais) et en gardant de jeunes éclats de souche. A l’achat, il faut toujours privilégier un plant ayant des racines saines en pot de 1 litre minimum avec des tiges fortes et nombreuses. Il existe aussi des plantes plus fortes en pots de 4 litres ce qui assure une reprise, un démarrage plus rapides et une floraison plus intense dès la première année. Les lotus (Nelumbo nucifera) ont les mêmes exigences que les nymphéas. Ils doivent être placés dans une zone très ensoleillée du bassin à une profondeur permettant d'avoir 50 cm d'eau au-dessus du haut du pot (pour éviter tout risque de gel l'hiver. On trouve les lotus dans différents coloris allant du blanc au rose en passant par le jaune. Les premières feuilles sont flottantes, les suivantes s'élancent dans les airs. Éviter de couper les feuilles fanées en fin de saison. Il est préférable d'attendre le printemps. Si vous le faites quand même, sectionnez toujours 20 cm au-dessus de la surface de l'eau. Les tiges sont creuses et si de l'eau rentre dedans vous risquez de faire pourrir la souche. Comme ils ont de gros besoins énergétiques, donnez de l'engrais 2 à 3 fois par saison (cf. conseils de mai et juin).Prévoyez un récipient aux formes arrondies de grande taille (minimum 20 litres pour les 2 premières années) pouvant aller jusqu'à un mètre carré de surface au bout de 5 / 6 ans. La transplantation se fait en avril mai avant que les nouvelles pousses ne commencent à pointer. Attention le rhizome casse comme du verre... si un départ est abîmé c'est la survie de toute la plante qui est mise en question. Il faut utiliser un terreau très riche pour favoriser la floraison. Il est conseillé de maintenir le lotus dans un emplacement précis. Pendant la végétation il émet de nombreuses pousses qui peuvent dépasser 2 / 3 mètres. Si celles-ci sont près de la surface, elles vont geler pendant l'hiver. Il est nécessaire de les maintenir au fond du bassin et si possible de les faire tourner en rond dans le pot afin que la touffe soit plus compacte (effet visuel renforcé). (Anonyme, 2008b) 15. 4. Plantation des plantes oxygénantes (immergées de zone profonde (- 35 à - 80 cm) : Les plantes oxygénantes sont souvent vendues en bouquet ou en godet selon les espèces. Il faut les mettre en pot au fond de l’eau (- 10 à - 50 cm suivant les espèces). Ensuite elles évoluent comme bon leur semble.
  33. 33. 22 Certaines ont des fragments qui se détachent et vont coloniser d’autres endroits du bassin, d’autres produisent de longues tiges qui montent à la surface ou restent au fond du bassin. Par la suite, elles se développent sans entretien particulier. Il faut les surveiller afin d’éviter l’envahissement. Elles permettent aux poissons de se cacher, de se reproduire, de trouver un complément végétal de nourriture. De part leur forte croissance elles épurent le bassin et produisent de l’oxygène directement assimilable par les poissons et contribuent à l’équilibre biologique. On trouve dans cette catégorie les plantes suivantes : Cératophyllum, Crassula, Elodées (élodée crispa très résistante), Hippuris, Myriophyllum, Stratiotes aloïdes. Plantation des plantes flottantes : Ces plantes de surface méritent tout autant de figurer dans un jardin aquatique que les plantes ancrées dans le fond du bassin. Elles ont un rôle à jouer par rapport à l’ensoleillement et à la qualité de l’eau (consommation des nitrates). On peut en distinguer deux sortes : les indigènes (lentille d’eau trilobée, châtaigne d’eau : Trapa natans) et les espèces d’origine tropicale (Azolée, jacinthe d’eau : Eichornia crassipes, et laitue d’eau : Pistia stratiotes). Ces dernières sont à fort développement pendant la période estivale. Elles craignent les températures < à 10 °C et il faut donc les considérer comme des annuelles et les remplacer chaque année. Elles ont besoin d’un bon ensoleillement et d’une eau riche en matières nutritives (surtout si l’on veut voir fleurir la jacinthe d’eau).Il est possible de conserver d'une année à l'autre les jacinthes et pistias en les plaçant dans un récipient rempli de 10 cm de bonne terre, le reste d'eau et de l'installer dans une pièce bien éclairée dont la température est > à 15° C. Pour éviter qu’elles ne se déplacent dans le bassin, il est possible de maintenir en place les eichornias et les pistias en les attachant à une petite pierre posée au fond du bassin avec un fil nylon transparent, ainsi le vent et le courant ne les feront plus circuler. Attention les châtaignes d’eau peuvent être à l’origine de perforation de la bâche si l’on marche sur un fruit posé au fond. Il faut éviter de récupérer des lentilles sauvages dans la nature car celles-ci prolifèrent très rapidement. De même je déconseille, à titre préventif, de prélever des plantes aquatiques ou palustres dans la nature car celles-ci peuvent
  34. 34. 23 être le vecteur de maladies et de parasites pouvant affecter autant les plantes (champignons, insectes phytophages) que les poissons (champignons, virus, parasites). (Anonyme, 2010e) 16. Application pour les bassins : Il faut savoir que, pour les bassins d'agrément, l'inconvénient principal de lagunages mal conçus est le colmatage (sédimentation des particules en suspension) des supports de plantation au bout de quelques années. Nettoyer un filtre de 200 L ou plus en retirant des filets remplis de matière filtrante, des mousses, est quand même nettement plus facile que de retirer plusieurs centaines de litre de pierre de lave en vrac... et recouverts de plantes. Le lagunage, utilisé seul, ne peut pas être conçu avec les mêmes bases qu'une filtration de type tonneau ou multi chambres. En effet pour une filtration classique, la pompe est placée dans la zone la plus profonde du bassin et est légèrement surélevée afin de laisser un peu de vase au fond du bassin. Tout le reste est envoyé dans le filtre qui sera purgé régulièrement et certains compartiments seront nettoyés de temps à autre en fonction du colmatage des masses filtrantes. Dans le cas d'un lagunage classique (filtration exclusive) toute action d'entretien est pour moi, je le répète, impossible. La zone est plantée et retirer plusieurs centaines de litres de pierre de lave, me parait être une action pénible à réaliser. Pour éviter le colmatage de la lagune il faut mettre la pompe de filtration moins profondément dans le bassin. De ce fait on assiste parfois à un envasement plus rapide de ce dernier. (Anonyme, 2010e) L'avantage du lagunage réside dans son intégration parfaite dans le jardin. Il apporte une touche végétale supplémentaire et ne doit pas nécessiter d'entretien, à part un ensemencement bactérien régulier. Les inconvénients peuvent être, en cas de mauvaise conception, un colmatage. La surface au sol est importante : 40% du volume du bassin. Ainsi un bassin de 20 m³ nécessite une lagune de 8 m³. Avec une profondeur moyenne de 50 à 60 cm, cela représente une surface de 16 m². Ces chiffres sont à personnaliser selon l'implantation du bassin, l'exposition au soleil et la situation géographique. La construction de la lagune est relativement aisée. On peut utiliser un récipient rigide de grande taille ou bien se servir de bâche prise en sandwich entre deux couches de feutre épais. L'eau va arriver par un drain posé en rond sur le fond du lagunage, prévoir une vanne de vidange qui permettra d'éviter un colmatage. La lagune sera remplie sur une hauteur de 20 cm de Bio Balles, puis le reste sera comblé avec de la pierre de lave de 10/15 mm de granulométrie. Si une granulométrie inférieure est utilisée, le risque de colmatage est plus grand. Le niveau d'eau de la lagune sera obligatoirement au-dessus du niveau du bassin (retour par gravité). Le retour sera protégé par une crépine afin de permettre un bon écoulement de l'eau sans risque de débordement.
  35. 35. 24 La pompe alimentant le lagunage permettra le passage de la totalité du volume du bassin toutes les 4/5 heures environ. Pour un bassin de 20 m³ il faudra prévoir une pompe, ayant un débit au niveau de la lagune, d'environ 4,5 m³/H. Attention il ne s'agit pas du débit annoncé de la pompe mais bel et bien du débit réel tenant compte des pertes de charge (hauteur de refoulement, longueur du tuyau, drain). (Anonyme, 2010e) 16.1 Trop plein et Drainage : Là où il existe un apport permanent d'eau, il faut prévoir également un trop-plein. Sans cela il a un risque de débordement du bassin avec, comme conséquence, des dépôts sur les ouvrage et sur les plantations. L'eau qui arrive dans le bassin doit être évacuée en égale mesure, soit dans une canalisation d’assainissement dans une zone humide avec trop plein. (IL FEDLI, 2010) 16. 2. Bassin de rétention : Il est à noter que les bassins de rétention en eau, à l’échelle d’une maison, qui contiennent de l’eau en permanence, sont à implanter préférentiellement en zone humide ou dans des zones qui l’ont été dans le passé. Des bassins de rétention secs, qui se vidangent complètement suite à un évènement pluvieux, peuvent alors être une solution et permettent de conserver des espaces verts en zone urbaine. (Anonyme, 1998) 16.1.1 Description des éléments constitutifs du bassin de rétention : Le rôle principal du bassin de rétention est d’abattre la charge polluante des eaux de ruissellement, mais également de confiner une pollution accidentelle. La rétention de ces eaux de ruissellement présente plusieurs avantages environnementaux :  Rétention des pollutions par piégeage des flottants et des hydrocarbures  Décantation des Matières en Suspension (MES)  Rôle épuratoire grâce à l’aération 16.1.2 Différents types de bassin de rétention : La mise en place de rétention à la parcelle peut prendre des formes multiples : - bassin enterré, - zone incurvée dans un jardin, - bassin en eau, - chaussée réservoir. - etc.
  36. 36. 25 La rétention pourra également se faire par infiltration si les caractéristiques du sol le Permettent (réalisation de sondages). Le débit de fuite des bassins de rétention sera évacué en priorité vers le réseau Séparatif eaux pluviales ou vers le milieu naturel (fossé, ruisseau, zone humide). Le rejet vers le réseau unitaire sera utilisé uniquement en l’absence d’autres possibilités. Dans ce cas, il sera nécessaire de se conformer au règlement du service D’assainissement, il est impératif de prévoir un trop plein dont la capacité d’évacuation est supérieure à La capacité de l’ouvrage d’entrée afin d’éviter tout débordement. Ce trop plein pourra Également être évacué soit vers le réseau, soit vers le milieu naturel. La buse d’entrée permettra la récupération des eaux de toitures et des voies d’accès. (Anonyme, 1998) Les bassins de rétention pourront avoir une double utilité : - réserve d’eau utilisable pour l’arrosage, les toilettes, le lave-linge, etc. - plan d’eau permanente. Il conviendra, le cas échéant, de veiller à maintenir le volume suffisant nécessaire à la rétention. Les bassins de rétention nécessitent un entretien régulier notamment au niveau des Ouvrages d’entrée et de sortie. 16.1.2.1 Bassin de rétention enterré : Les bassins de rétention peuvent être mis en place sous une terrasse ou un espace Vert. Une attention particulière sera observée pour le soutènement de la dalle. Il est Nécessaire de prévoir un regard permet l’inspection et le nettoyage du bassin. Il est possible de réserver un volume supplémentaire utilisable pour l’arrosage. 16.1. 2.2 Bassins secs ou en eau apparents : Les bassins à ciel ouvert, qu’ils soient secs ou en eau, peuvent être intégrés dans un aménagement paysager. Le choix dépendra de l’alimentation en eau possible pendant les périodes de sécheresse et de la fréquence de remplissage. Le bassin pourra prendre de multiples formes : simple zone incurvée dans un jardin, Mare aménagée, bassin agrémenté d’une fontaine, placette abaissée inondable par Forte pluie. 17. Les noues : Une noue est un fossé large et peu profond, avec un profil présentant des rives en pente douce. Sa fonction essentielle est de stocker un épisode de pluie retenu (de fréquence décennale par exemple) et d’écouler un épisode plus rare. Le stockage et l’écoulement se font à l’air libre, à l’intérieur de la
  37. 37. 26 noue. L’eau est collectée par l’intermédiaire de canalisations ou par ruissellement sur les surfaces adjacentes. L’eau est ensuite évacuée par un exutoire (réseau ou ruisseau) ou par infiltration. Les noues sont généralement engazonnées ce qui permet une diminution de la pollution notamment par filtration des métaux lourds La mise en place d’une noue permet une diminution importante des coûts par rapport aux réseaux enterrés et à la rétention des eaux pluviales. Elle permet également une bonne intégration dans l’environnement paysager. L’inconvénient réside dans la place importante qu’elle nécessite (5 à 10 m de large environ pour un stockage important), il est difficile de mettre en place ce système dans les zones déjà urbanisées. Il est donc nécessaire de l’intégrer en amont des projets d’urbanisation. (Anonyme, 1998) Les noues paysagères : La noue paysagère est une technique de drainage et de rétention de l’eau qui en plus de sa valeur pratique peut présenter une forte vocation esthétique dans l’aménagement paysager. Elles peuvent prendre plusieurs aspects : Soit celui d’ un simple vallonnement ou dépression humide concave très diffus à la surface d’un terrain qui suit une pente pouvant acheminer vers une zone de stockage ou un bassin. Soit celui d’un fossé de rétention dont les abords peuvent êtres végétalisés, un aménagement pouvant être associé au concept du ‘Jardin de pluie’. Noue herbeuse dans un secteur résidentiel au niveau international, comme en Suède. Les carrés bétonnés peuvent accueillir des plantes filtrantes. Ainsi des végétaux appréciant les zones humides peuvent accompagnés vos aménagements ; vivaces comme, Kniphofia, Iris, hemerocalles, Astilbe et graminées, le Carex, le Calamagrostis ou d’autres à plus fort développement Cyprès chauve, Aulne glutineux, Saules, Frênes et résistant en cas d’immersion temporaire. Son utilisation agit de trois manières sur le détournement des pluies d’orages : _ Récupération et stockage des eaux de ruissellement _ Captation par les végétaux ou par les sols en fonction de la porosité. _ Infiltration des eaux de pluies dans les sous sols Par cette technique découle de nombreux phénomènes favorables à l’épuration en éléments minéraux de l’eau par les plantes. Également a lieu une filtration des éléments par sol. On peut considérer la noue paysagère comme un simple réservoir, ou l’intégrer dans un ensemble d’aménagements en prenant en compte le potentiel des précipitations d’une région, le relief pour acheminer l’eau dans les noues et la stocker plus loin dans un bassin …
  38. 38. 27 Pour se faire, la noue doit être assez profonde permettant la mise en place d’un substrat poreux accueillant les plantes tout en favorisant le drainage. Le sol d’origine peut être séparé par un feutre anti contaminant. (Anonyme, 2008b) 18. La bio rétention : Son rôle est de diminuer la quantité et la vitesse de ruissellement des pluies d’orages en intégrant des aménagements venant à l’encontre du parcours de l’eau. Ainsi dans une démarche écologique, grâce à des techniques de déviation, d’acheminement et de stockage, elle permet une utilisation vertueuse de l’eau favorisant les éléments vivants, l’infiltration dans le sous sol pour les nappes ou encore une mise en valeur décorative pour les espaces paysagers urbains ou ruraux. (Anonyme, 2008b) Chaque surface exposée aux pluies d’orages ou au ruissellement de ces pluies, il existe un aménagement approprié. Selon le milieu rural ou urbain, le budget, l’espace disponible, l’altitude, le sol, il faut raisonner l’ampleur de cet aménagement et les fonctions réelles qu’il va remplir. Les techniques de bio rétention : On distingue plusieurs notions de bio rétention qui limite le ruissellement à partir des surfaces :  La rétention qui stocke l’eau de ruissellement à travers le sol pour l’infiltration ou l’évaporation. (noue paysagère, jardin de pluie)  Des installations de retenue qui stockent l’eau de ruissellement temporairement, puis la libère. (Toit végétalisé, réservoir paysager)  Des techniques d’acheminement qui transportent l’eau d’où elle est tombée à l’endroit où elle doit être stockée. (Drainage agricoles, rigoles d’irrigation, bassins de rétention paysagers)
  39. 39. 28 Figure 10 .Modèle d’habitation écologique en matière de bio rétention en milieu rural et urbain (Anonyme, 2008b) 19. Les jardins de pluies : Le concept de jardin de pluie favorise le microclimat de l’espace paysager. Dans cette démarche, la première étape serait de substituer des plantes et végétaux diverses à des surfaces en dur. Exemple, des surfaces pavés emmagasinent la chaleur du soleil et la restituent la nuit. Le jour, les surfaces de couleur claire renvoient le rayonnement thermique. Les deux processus sont moins importants avec une couverture végétale. La présence d’un arbre ou d’un arbuste procure de l’ombre, mais en allant plus loin, l’évapotranspiration de l’eau par les feuilles va rafraichir l’air. L’énergie thermique nécessaire à l’eau pour se transformer en gaz disparait car elle est absorber par la plante. D’autre part, le jardin de pluie intervient au cœur des problèmes de gestion environnemental (captation de l’eau, amélioration de la qualité de l’eau, développement des habitats. Il accentue l’impression de particularité d’un lieu. Un aménagement pour tirer les bénéfices de l’eau tient compte du relief, du volume d’eau susceptible d’influencer le site. Par ailleurs, il permet une mise en valeur des éléments construits en rendant le site plus naturel, stimule les services chargés de l’environnement et suscite la fierté des communes. De plus, par la volonté de laisser la nature faire son travail, les besoins en entretien seront réduits. (Anonyme, 2008b)
  40. 40. 29 20. Les bassins de rétention ou marais aménagé : Créer un bassin de rétention, c’est non seulement agir sur la capacité de stockage d’un site favorisant la filtration mais aussi sur le développement des habitats participant à l’équilibre biologique des milieux. Un bassin est un écosystème complexe et interactif mais plutôt simple à réaliser. L’équilibre entre une eau claire miroitante et une soupe verdâtre et sombre est plutôt subtil. Le fait d’alimenter ce point d’eau par des eaux de ruissellement ayant coulé sur d’autres surfaces et ayant amassé de nombreux éléments minéraux ou substances polluantes complique les choses. L’eau riche en substances nutritives favorise la prolifération des algues responsables de l’eau vertes. C’est pourquoi si l’eau transportée est acheminée dans des noues, des bandes d’infiltration, des filtres plantés, ces aires tampons de végétation auront un effet bénéfique sur les niveaux de substances nutritives. Contrairement à l'approche technologique actuelle, inutile d’utiliser de système de filtration et d'épuration. Tout est basé sur l’équilibre biologique : les bactéries, le système de lagunage, la filtration de l’eau par les plantes. L’eau vit, donc elle va changer. Au printemps, elle tournera un peu au vert mais restera claire. En été, elle sera parfaitement claire parce que les plantes oxygénantes seront arrivées à maturité pour épurer l’eau. Plantes constituant l’aspect esthétique du plan d’eau pour lesquelles le sol n’est pas gorgé d’eau ou hydromorphe, mais pouvant être humidifié par capillarité. Plantes de milieu frais et adaptées au sol en place. Ligularia dentata – ligulaire, Lobelia syphilitica - Lobelie bleue, Lysimachia punctata – Lysimaque, Tradescanthia andersoniana - Ephémère de Virginie, Myosotis alpestris – Myosotis, Fougère, Hosta, Scolopendre - scolopendrium officinale, Chrysanthemum parthenium - Grande Camomille, Zantedeschia aethiopica - Calla, Caltha palustris - Soucis d'eau. La végétation printanière vient se développer à temps pour absorber les éléments minéraux de l’eau, et ainsi réduire l’activité de plantes immergées. (Anonyme, 2008b) 21. Les réservoirs paysagers pour pluies d’orages : Ce sont des conteneurs surélevés et partiellement remplis de terre dans lesquelles ont fait pousser des végétaux afin de stocker et filtrer l’eau des toits en ville. Inventés en 2004 à Portland dans l’Oregon, ces aménagements ont pour vertu de réduire la pollution des eaux de ruissellement en ville, ils contrôlent le débit de l’eau et ses volumes pour modérer le flux qui descend des toits. On en trouve deux types ; Les réservoirs paysager d’infiltration qui permettent à l’eau de s’infiltrer
  41. 41. 30 directement dans le sol, et les réservoirs paysagers d’écoulement qui se déversent dans le réseau d’assainissement ou dans le maillon suivant de la chaîne de drainage. 24. Bassin de rétention Figure 11. Le bâtiment dans l’eau de jardin de pluie (Anonyme, 2008b)
  42. 42. 31 25. Les marais artificiels. Figure 12. Infiltration d’un bassin 26. Bassins agrémentés avec un jet d'eau
  43. 43. 32 Figure 13. Disposition des plantes aquatique (Anonyme, 2008b) 1 : Plantes imergées Potamogeton crispus, Myriophyllum veticilattlum (Myriofille verticillé), Elodea canadensis. 2 : Plantes flottantes Nymphea carnea, Nymphea chromatela , Nuphar Villarsia. 3 : Plantes émergées Menyanthes trifoliata (trèfle d'eau), Pontederia Cordata (pontédérie),Sagittaria Sagittifolia (Sagitaire),Phragmites australis (Phragmites). 4 : Plantes de rives Iris Peseudacorus(Iris des marais), Caltha palustris(Calatea), Lythrum Salicaria (Salicaire). 5 et 6 : Plantes de berges Certains bassins peuvent être agrémentés avec un jet d'eau. Il faut utiliser une pompe qui peut être placée sur une platine immergée parfaitement stable et horizontale. Un ajutage est nécessaire pour permettre d'obtenir une hauteur de jet inférieure à la moitié de la largeur du bassin. Les jets sont utiles l'été, ils participent au brassage de l'eau. Il ne faut pas cependant que les rejets puissent tomber sur les feuilles des nénuphars. Cela entraînerait un pourrissement rapide et la mort de la plante qui se fatiguerait à faire sans cesse de nouvelles feuilles. (Anonyme, 2010e)
  44. 44. 33 22. Jardin d’eau : Un jardin d'eau ou jardin aquatique est un jardin principalement construit avec des plantes aquatiques ou palustres, dans et autour de l'eau ; autour d'un système de bassin ou en fond de boue. Ces jardins peuvent avoir une vocation secondaire ou principale d'épuration de l'eau. (Anonyme, 2010) Le jardin d’eau est essentiellement destiné aux plantes du milieu aquatique et des rives, aux animaux de ce milieu, aux insectes et même aux micro-organismes. En le considérant comme une unité, on peut dire qu’il s’agit d’un biotope humide. Sans les plantes, un plan d’eau est fade et même stérile. C’est seulement en rajoutant des plantes que la vie apparaît. Les plantes ne sont pas seulement un élément décoratif, elles permettent aussi aux autres organismes de vivre et contribuent à garder l’eau propre. Les plantes des bords procurent protection contre l’érosion et couverture aux amphibiens et aux oiseaux. (Watcher, 1995) 23. Écologie au Maroc : Les écosystèmes marocains sont parmi les plus remarquables du zonobiome méditerranéen, en nombre d’espèces et en endémismes. Mais la biodiversité marocaine est inéluctablement en marche vers son extinction massive et la désertification concerne, à divers degrés, 93% du territoire. La banalisation des grands écosystèmes et la dévastation des paysages, l'éviction et l'extermination des espèces, et la privatisation des eaux de sources, le bétonnage des plus beaux sites littoraux bradés à des promoteurs sans scrupule, figurent parmi les causes Majeures de cette catastrophe. (Anonyme, 2007) 24. Jardin écologique : La notion de jardin écologique désigne divers types de jardins, publics ou privés, éventuellement jardin communautaires ou associatifs, ayant en commun d'être conçu, gérés, organisés et cultivés de manière à aussi restaurer et protéger la biodiversité et les équilibres écologiques. Le mot "écologique" rappelle que le jardinier s'appuie ici sur la science qui étudie les conditions d’existence des êtres vivants et les rapports qui s’établissent entre eux et leur environnement ; l’écologie qui devient ici une science appliquée. Le jardinier peut ainsi s'appuyer sur des auxiliaires naturels (par exemple la coccinelle qui mange les pucerons, le hérisson ou certains oiseaux (grives, etc.) qui mangent les limaces, etc.
  45. 45. 34 En contrôlant les populations indésirables d'espèces susceptibles de devenir des "ravageurs" quand elles pullulent. Pour les spécialistes, l'approche peut inclure la phytosociologie, en particulier dans un jardin botanique à vocation écologique ou pédagogique où l'on peut étudier, et valoriser les associations végétales. Mais un jardin de collection botanique n'est pas nécessairement "écologique". (Anonyme 1) Spécificités des jardins écologiques :  les principes du développement durable sont souvent mis en œuvre, incluant des aspects sociaux et de convivialité.  un point d'eau, une ou plusieurs mares et des systèmes de récupération et épuration (mini-lagunage naturel) des eaux pluviales sont souvent incluses dans le jardin.  des milieux de substitution aux milieux naturels sont offerts aux espèces sauvages. Ce sont, par exemple, des haies d'espèces locales, des bosquets ou buissons rare d'espèces locales, du bois mort, une zone de prairie fauchée tardivement ou une année sur deux, un éventuel espace de sable ou de craie pour les espèces arénicoles ou calcicoles, ainsi que des nichoirs à oiseaux, chauve- souris ou insecte, des tas de bûches ou fagots pour les hérissons, etc.  L'éclairage permanent est proscrit, pour limiter les effets de la pollution lumineuse sur la faune ayant besoin d'un environnement nocturne protégé. Une minuterie ou un détecteur de présence permet un éclairage de sécurité.  la gestion écologique et donc différentiée est pratiquée pour les espaces non cultivés, et les fruits et légumes sont produits selon les principes de l'agriculture biologique, de la permaculture, avec compostage systématique des déchets verts. Le principe de la résilience écologique guide le jardinier qui n'y utilise pas d'engrais chimiques ni pesticides de synthèse, au profit de la lutte raisonnée et de la restauration puis de l'entretien d'un équilibre écologique.  À la différence du jardin à la française, le jardinier cherche à modeler le terrain pour y restaurer des micros habitats et microclimats favorisant la diversité des espèces.  Un jardin sauvage privilégiant le caractère spontané de la flore et de la faune peut faire partie du jardin dit écologique. Le jardin sauvage est souvent considéré comme l'une des formes possibles de jardin écologique. (Anonyme, 2003)
  46. 46. 35 27.Le rhizome doit être sain. Le débarrasser des vieilles tiges... 29 .Placer le rhizome de façon à ce que les départs des feuilles soient au-dessus du niveau de terre final. 31. Placer les pots dans une zone bien éclairée et pas trop profonde pour favoriser la reprise (25 à 30 cm). Division d'un pied d'Escarboucle réalisée fin 04/2003 28. Préparer le pot avec une terre assez argileuse. 30. Ajouter la terre + engrais à diffusion lente et recouvrir avec de la pierre de lave. 32. Et voici le résultat mi 06/2003. De nombreuses feuilles sont apparues et les premières fleurs nous dévoilent la couleur rouge profond de cette variété.
  47. 47. 36 33. Paniers de plantation en plastique ajouré et paniers coco. 34. Légende : Paniers de plantation (de gauche à droite) : souple en tissu imputrescible (noir), paniers coco. Toile de jute, et en dessous natte en coco avec poches de plantation intégrées. 35. Ce nénuphar a déformé son panier. Il est grands temps de le diviser et de le rempoter 40. Division de nymphéas au début du printemps. Le rhizome est placé de façon à ce que les bourgeons soient en dehors du terreau
  48. 48. 37 Figure 14. Différentes parties de substrat de plant flottant Figure 15. Différentes parties de substrat . Figure 19 : Installation d’un bassin 36. Zone de marais (Glycéria aquatica variegata) recouverte de pierre de lave.
  49. 49. 38 Chapitre I Casablanca Chapitre II Aperçu monographique de Hay Hassani à Casablanca
  50. 50. 39 Le site à aménager se situe dans l’arrondissement de Hay Hassani qui se trouve à Casablanca qui est située au centre-ouest du pays et constitue la région la plus peuplée du Maroc, voir là quelques informations sur la ville de Casablanca. 1. Localisation : Casablanca est une ville dans l'ouest du Maroc , située sur l'océan Atlantique. Elle est la capitale du Grand Casablanca région, dans la population est estimée de plus de 5.500.000 habitantes. Elle est la plus grande ville du Maroc avec une superficie est de plus 1 615 km.2 (Anonyme, 2009a) 2. Climat : Casablanca possède un climat atlantique océanique particulièrement agréable caractérisé par des hivers doux et humides, ainsi que des étés relativement tempérés bien que très secs. Le courant froid de l'océan atlantique, qui borde la côte occidentale de la ville, modère les températures de manière à les rafraîchir tout au long de l'année. La température moyenne annuelle de la ville est de 21,6 °C. Pendant l'été, la pluie et les canicules sont très rares. Pendant l'hiver, le gel est inexistant et les courtes averses fréquentes. La ville est considérée comme ayant un climat océanique. Le climat de Casablanca est comparable à celui que l'on trouve à San Francisco, sur la côte de Santiago du Chili, à Melbourne en Australie ou Cape Town en Afrique du Sud. (Anonyme, 2010b) 3. Pluviométrie : La pluviométrie moyenne varie entre 400 mm et 500mm. Les précipitations tombent entre octobre et avril, la répartition de la pluviométrie moyenne annuelle est irrégulière sur l’année avec une saison d’été presque sec. Son évolution durant les dernières années était comme suit (en mm) (Rhinane, 2009) Station Météorologique 1999-2000 2000-2001 2001-2002 2002-2003 2003-2004 Casablanca 264,2 337,5 368,2 484,8 485,1 Variation en % -18, 3 +2,76 +9,1 +31,7 +0,06 Tableau 1 L’évolution des précipitations de Casablanca (Rhinane, 2009) 4. Hydrologie : Les importants oueds et sources d’eau de la ville sont regroupés dans le tableau suivant :
  51. 51. 40 Sources d’eaux Nominations Nombres Les Oueds Oued Caoucaou/ Oued Bouskoura 02 Les Sources Ain Diab /Ain Sebâa / Hay Hassani/ Ain Sidi Bernoussi. 04 Les plans d’eau naturels Sidi Abderrahman / Ain Sebâa / Hay Hassani. 03 Les plans d’eau artificiels Plan d’eau des jardins d’Arrondissement de Ain Sebaâ 01 Tableau 2: Les importants oueds et sources d’eau de Casablanca (Anonyme ,2010c) 5. Habitat : Le secteur de l’habitat se situe au centre des priorités des pouvoirs publics. Ce secteur connait un déséquilibre entre l’offre et la demande en logements. Malgré les efforts déployés l’habitat reste critique à cause de tissu urbain des bidonvilles, habitat vétuste, habitat menaçant de ruine et l’habitat clandestin qui dévalorise l’image de la ville. Il est à rappeler que plusieurs actions législatives et organisationnelles ont été mises en place visant la résorption des bidonvilles et la lutte contre l’habitat clandestin. (Anonyme, 2005) 6. Urbanisme et environnement : La région du Grand Casablanca a connu une extension rapide et une croissance démographique accrue : Année Population Totale Population Urbaine Taux d’Urbanisation 1960 1070359 1000287 93,45 1971 1718921 1612459 93,81 1982 2470434 2312177 93,59 1994 3126785 2953224 94,45 2004 3631061 3325539 91,59 Tableau 3 :l’évolution démographique de Casablanca (Anonyme, 2005) Il est à rappeler que l’urbanisation résulte de l’interaction de plusieurs facteurs, notamment de l’exode rural et de l’accroissement naturel de la population. Par conséquent la pression démographique et la rareté des moyens contribuent à la dégradation de l’environnement. Cela entraine un impact négatif
  52. 52. 41 sur la qualité de la vie matérialisé par :  Le développement des quartiers clandestins ;  Un manque des équipements de base ;  Le rejet des eaux usées dans l’océan  La défaillance de la voirie ;  L’absence d’espaces libres ; La superficie du périmètre urbain : Casablanca s'est développée à partir de la médina et du premier bassin du port, essentiellement à partir de 1920. C'est l'urbaniste Henri Prost qui en a dessiné les premières extensions entre les années 1917 et 1922. Dans les années 1950, l'urbaniste Michel Écochard a dessiné un nouveau plan d'extension et d'organisation de la ville. Sa superficie est de 1 615 km² pour une population de3 897 748 habitants. La ville de Casablanca est une des deux préfectures de la région du Grand Casablanca et regroupe huit préfectures. Ain Chock, Aïn Sebaâ -Hay Mohammadi ,Anfa, Ben M'Sick, Sidi Bernoussi Al Fida _Mers Sultan, Hay Hassani , Moulay Rachid Préfectures d'arrondissement Arrondissements Municipalités Superficie (km²) Population (2004) (hab.) Hay Hassani Hay Hassani _ 25, 91 323 277 Tableau 4 : la division communal de Casablanca (Anonyme, 2006b)
  53. 53. 42 Tableau 5 : Superficie d’espace vert par habitant dans différentes provinces de Casablanca (Anonyme, 2010a) A partir de ce tableau qui donne une idée sur la superficie d’espace vert par habitant dans différentes provinces et la majorité des arrondissements de la ville, on peut dire qu’il a une efficience grave au niveau des espaces verts à cause de la densité élevée des habitants. Le manque des espaces libres, apparait par le ratio faible de 0.6m2 /hab, ce qui est loin de la norme admise par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) qui est de 15m2 . (Anonyme, 2010a) 7. Assainissement liquide : L’assainissement liquide concerne : L’évacuation des eaux usées ; et l’évacuation des eaux pluviales ; En ce qui concerne le réseau d’assainissement, les résultats du (RGPH) de 2004 montrent que 85,3% Province Arrondissement Superficie d’E.V en (m2) Population (En 2004) Densité (hab/km2) Superficie d’E.V/hab en (m2/ind) Ain Chock Ain Chock 9 0000 253600 8778 0.35 Hay Hassani Hay Hassani 1 0000 323944 12503 0.03 Al Fida- Mers Sultan Al Fida Mers Sultan 7 0000 4 0000 186 754 145928 44715 0.37 0.27 Ben Msik Ben Msik Sbata 11 0000 ------- 163052 122827 27836 0.67 ------- Casa- Anfa Anfa El Maarif Sidi Belyout ------- 3 0000 28 0000 95539 180394 218918 13196 -------- 0.16 1.27 Moulay Rachid-Sidi Othmane Moulay Rachid Sidi Othmane ------- 23 0000 207624 176983 28745 ------- 1.3 Sidi Bernoussi Sidi Bernoussi Sidi Moumen 14 0000 12 0000 165324 289253 11779 0.85 0.41 Ain Sbaa- Hay Mohammadi Ain Sbaa Assoukhour assaouda Hay Mohammadi 16 0000 -------- 3 0000 155489 104310 156501 15592 1.03 ------- 0.19
  54. 54. 43 des ménages urbains sont raccordés au réseau public contre 4 % des ménages ruraux. De même, près de 70% des ménages ruraux évacuent leurs eaux dans des fosses sceptiques contre 7,6% des ménages urbains. Casablanca et Mohammedia ont un assainissement souterrain dirigé vers la mer. A Casablanca, le réseau d’assainissement est composé d’un réseau principal et d’un autre secondaire aboutissant à des collecteurs .le collecteur principal est celui d’Ouest près d’El Hank. A ce niveau, les eaux collectées sont débarrassées de tous les déchets et pompées vers un émissaire marin qui entraine les rejets au large des côtes. (Anonyme, 2008a) 7. 1. Problèmes liés à l’assainissement : L’assainissement soulève plusieurs problèmes, parmi lesquels on peut citer :  L’absence de législation réglementant le traitement des déchets et d’un droit environnemental en général.  L’absence du réseau d’égouts dans certaines zones : autoroute, Ain Diab, bidonvilles etc. L’absence de filières spécialisées en matière d’élimination des déchets. Les déchets collectés sont éliminés souvent dans des décharges sauvages, ce qui influence d’une manière direct et indirect l’environnement et l’écologie.  L’absence du tri amont des déchets (avant le ramassage) ;  Le réseau est vétuste. (Anonyme, 2008af) 7. 2. Projet super collecteur ouest (oued Bouskoura) : Son objectif est de protéger Casablanca du risque de crues de l’oued Bouskoura et de renforcer l’assainissement pluvial. Le super collecteur ouest (SCO) a pour objectif de redonner un exutoire en mer à l’oued Bouskoura dont l’issue a été obstruée par l’urbanisation galopante. Ce projet vise aussi à renforcer l’infrastructure d’assainissement pluvial de la zone ouest de Casablanca (secteurs Ferrara, Oulfa, Hay Hassani…) qui connaît une forte urbanisation. Sa mise en place permettra aussi l’ouverture à l’urbanisation de tous les secteurs de la zone sud-ouest du Grand Casablanca sans risque d’inondation. (Anonyme, 2010f) Ce projet qui a fait l’objet d’un appel d’offre en 2008 a été reporté au profit du projet anti-pollution de la zone est. D’une longueur de 7 km et de 40 mètres de profondeur par endroit, la réalisation du SCO nécessitera des techniques modernes. Il sera creusé à l’aide d’un tunnelier conçu spécialement et qui aura une forme circulaire. Son diamètre sera de 4 mètres. Le collecteur passera principalement par les quartiers de la zone ouest de Casablanca. Son point de départ se situera entre la voie Al Qods et la route 1.077 à côté du rond-point «Azbane» sur la route d’El Jadida. Par la suite, il empruntera le
  55. 55. 44 prolongement du boulevard Al Qods à Hay Hassani et la route d’Azemmour à proximité du poste source d’À

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