Le dernier jour du condamné

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Le Dernier jour d'un condamné

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Le dernier jour du condamné

  1. 1. 1 Projetpédagogique : Lire un roman à thèse Le Dernier jour d’un condamné De Victor Hugo Module : Deuxième Projet pédagogique : Lire une œuvre littéraire engagée à visée argumentative. Support : Victor Hugo, Le Dernier jour d’un condamné. Macro-compétence : Etudier un roman à thèse dans le cadre de la littérature engagée. Sous-compétences : -Connaitre les caractéristiques d’un roman à thèse. -Identifier la portée critique d’un roman à thèse. -Etre doté d’un bagage littéraire et linguistique permettant une bonne communication orale et écrite. -Saisir un certain nombre de valeurs à portée universelle tels que les droits de l’Homme. Objectifs : -Etudier l’œuvre pour en comprendre l’intérêt et les enjeux. -Etudier la spécificité du genre : journal intime, récit autobiographique, monologue intérieur. -Observer la chronologie dans la trame du récit : l’organisation spatio-temporelle. -Etudier les procédés d’écriture dans Le Dernier jour d’un condamné : Le schéma de l’argumentation, les types de raisonnement, les registres, le plaidoyer, le réquisitoire,…
  2. 2. 2 Première séquence : Séances Activités Contenus Durée Objectifs 1 Travaux encadrés -Aperçut sur le 19e siècle. -Biographie de V. Hugo. -Aperçut sur le genre. -Correction du questionnaire(guide de lecture) donné au préalable. 2H -Connaitre le cadre historique et culturel qui a précédé à l’écriture de l’œuvre. -Etablir une biographie. -Reconnaitre la spécificité du genre et cerner ses caractéristiques. -Evaluer la lecture des élèves. 2 Activité de lecture -Etude du paratexte : *Support : L’œuvre au programme : « Le Dernier jour d’un condamné » 2H -Repérage et analyse des indices para textuels (iconiques et linguistiques). -Formuler des hypothèses de lecture. -Anticiper le contenu de l’œuvre. 3 Activité de lecture -Lecture analytique de l’incipit. *Support : ch.1 2H -Etudier la visée et les enjeux de l’incipit dans un roman à thèse. -Etudier les caractéristiques du monologue intérieur. -Identifier les caractéristiques du registre pathétique. -Etudier l’énonciation et le statut du narrateur dans
  3. 3. 3 l’incipit. 4 Langue -Le champ lexical de la justice. *Support : ch.2 1H Etudier le lexique juridique. 5 Technique d’expression -Comment réussir un exposé ? 1H -Doter l’élève des techniques lui permettant de préparer et de présenter un exposé. 6 Travaux encadrés -Exposé autour du Romantisme. 1H -Approfondir les connaissances des élèves sur le Romantisme, et bien saisir l’importance de ce courant et en comprendre les particularités. -Prendre la parole en public. -Prendre des notes lors d’une discussion. 7 Production écrite -Sujet : « un vieil homme malade est jeté, par ses enfants, dans un lugubre hospice. Expirant, il exprime son chagrin et sa déception dans un monologue intérieur. Rédigez ce monologue en vous inspirant de l’incipit étudié. Donnez à votre texte une tonalité pathétique. » 2H -Etre capable de rédiger un récit sous forme d’un monologue intérieur. -Rédiger un texte cohérent et ponctué. -S’exprimer correctement à l’écrit.
  4. 4. 4 Deuxième séquence : Séances Activités Contenus Durée Objectifs 1 Activité de lecture -Lecture analytique du second extrait : *Support : ch.6 2H -La fonction libératrice et dénonciatrice de l’écriture. -Le rôle justificatif de la narration : L e témoignage. -Etudier l’argumentation dans un roman à thèse. 2 Langue -L’argumentation (1) *Support : V. Hugo, Le Dernier jour d’un condamné, Ch.6 1H -Reconnaitre les éléments du schéma argumentatif. -Connaitre les différents procédés de l’argumentation. -Etre capable d’identifier la stratégie argumentative d’un discours argumentatif. 3 Travaux encadrés -Exposé autour de la peine de mort. 1H -S’exprimer au sujet de la peine de mort. -Prendre la parole en public. -S’exprimer correctement à l’orale. -Prendre des notes lors d’une discussion. 4 Production écrite -Sujet : « Certains luttent pour l’abolition de la peine de mort, d’autres pour son maintien. Laquelle de ces deux positions adoptez-vous ? 2H -Rédiger un sujet à visée argumentative en s’appuyant sur les procédés de l’argumentation vus lors de l’activité de langue.
  5. 5. 5 Donnez vos arguments. » -Produire un texte cohérent et ponctué. -S’exprimer correctement à l’écrit. Troisième séquence : Séances Activités Contenus Durée Objectifs 1 Activité de lecture -Lecture analytique du troisième extrait : *Support : ch.12 2H -Identifier la visée persuasive et la stratégie argumentative de l’extrait. -Saisir la portée critique du passage (critique de la société et de la justice). -Identifier les procédés de l’argumentation employés dans le texte. 2 Langue -L’argumentation (2) : Les types de raisonnement. *Support : Ensemble d’extraits illustrant chacun un type de raisonnement(inductif, déductif, analogique, causal, par opposition) 1H -Reconnaitre les différents types de raisonnement et l’effet produit de chaque raisonnement. -Repérer le type de raisonnement employé dans un texte afin de. -Comprendre la stratégie argumentative du locuteur. 3 Activité orale -Sujet : « La société civile, en collaboration avec les autorités judiciaires, organise une compagne de sensibilisation en vue de 1H -Prendre la parole en public. -Exprimer son point de vue et le défendre à l’aide d’arguments illustrés d’exemples.
  6. 6. 6 la réinsertion des prisonniers. Que pensez- vous de ce type d’action ? Quelle sorte d’aide pourriez-vous apporter à ces détenus ? Pourquoi ? » -S’exprimer correctement à l’oral. 4 Production écrite -Sujet : « Dans Le Dernier jour d’un condamné, Victor Hugo décrit la prison comme un monstre qui écrase les détenus physiquement et moralement. Développez cette idée en vous appuyant sur la lecture du roman. » 2H - Produire un texte descriptif contenant une argumentation. -Etre capable de décrire un lieu de manière dévalorisante. -Etre capable d’élaborer un plan de rédaction. -Rédiger un texte cohérent et ponctué. -S’exprimer correctement à l’écrit. Quatrième séquence : Séances Activités Contenus Durée Objectifs 1 Activité de lecture -Lecture analytique du quatrième extrait : *Support : ch.26 2H -Identifier la tonalité pathétique de l’extrait. -Saisir la portée critique d’un roman à thèse (critique de la justice). -Identifier la stratégie argumentative et persuasive
  7. 7. 7 du passage. 2 Langue -Les registres littéraires. *Support : Ensemble d’extraits illustrant chacun un registre (polémique, satirique, pathétique, lyrique, tragique) 1H -Reconnaitre les différents registres littéraires et identifier leurs caractéristiques. -Connaitre la tonalité d’un texte littéraire et l’effet qui en est produit. 3 Activité orale -Jeu de rôles : « vous êtes l’avocat d’un condamné à mort, et vous prenez sa défense en plaidant les circonstances atténuantes devant le juge d’un tribunal. Jouez cette scène, en axant votre plaidoyer sur des arguments convaincants. » 1H -Etre capable de jouer son rôle dans une mise en scène orale. -Savoir simuler une audience du tribunal. -Prendre des notes (pour les élèves qui jouent le rôle du public). -S’exprimer correctement à l’oral. 4 Production écrite -Sujet : « Imaginez que vous êtes l’avocat chargé de défendre le condamné à mort. Organisez votre plaidoirie en dénonçant les failles du système judiciaire de l’époque. » 2H -Rédiger un plaidoyer à tonalité polémique. -Produire un texte argumentatif cohérent et ponctué. -S’exprimer correctement à l’écrit.
  8. 8. 8 Cinquième séquence : Séances Activités Contenus Durée Objectifs 1 Activité de lecture -Lecture analytique du cinquième extrait : *Support : ch.42 et 43. 2H -Comprendre le réalisme du passage. -Etudier le pathétique dans un roman à thèse. -Etudier la visée persuasive de l’extrait. 2 Langue -Les discours rapporté *Support : Ch.43 1H -Reconnaitre les différents types de discours. -Saisir les différentes transformations que nécessite le passage du discours direct au discours 3 Activité orale -Visionnage d’un reportage autour de la peine de mort au Maroc 1H -S’exprimer au sujet de la peine de mort. -Prendre la parole en public. -Varier les supports pédagogiques en vue d’un apprentissage meilleur. Prendre des notes lors d’une discussion. 4 Production écrite -Sujet : « Vous participez à une compagne en faveur de l’abolition de la peine de mort, rédigez un réquisitoire que vous allez présentez devant l’assemblée, et dans lequel vous vous adressez aux partisans 2H -Rédiger un réquisitoire. - Rédiger un texte argumentatif cohérent et ponctué. -S’exprimer correctement à l’écrit.
  9. 9. 9 de la peine capitale. » 5 Travaux encadrés Elaborer un dictionnaire juridique à partir de l’œuvre. 1H -Effectuer un travail de groupe. -saisir les termes juridiques contenus dans l’œuvre. Sixième séquence : Séances Activités Contenus Durée Objectifs 1 Activité de lecture -Lecture analytique du sixième extrait : (L’excipit) *Support : ch.48 et 49. 2H -Etudier le dénouement d’un roman à thèse. -Identifier la dimension tragique de l’œuvre. -Reconnaitre le pathétique de la situation du narrateur sur l’échafaud. 2 Langue -La phrase complexe. *Support : Corpus extrait duDernier jour d’un condamné. (ensemble de phrases complexes) 1H -Consolider les acquis des élèves quant à la phrase complexe. -Identifier les caractéristiques de la phrase complexe. -Etre capable de produire des phrases complexes grammaticalement correctes. 3 Activité orale -Sujet : « Après la lecture de ce roman, la peine de mort vous semble-t-elle juste ? utile ? Humaine ? » 1H -Exprimer son point de vue en l’appuyant d’arguments illustrés d’exemples.
  10. 10. 10 -S’exprimer correctement à l’oral. 4 Production écrite -Sujet : « Rédigez le compte rendu de lecture du Dernier jour d’un condamné » 2H -Etre capable de rédiger le compte rendu de lecture d’une œuvre littéraire, en l’occurrence, Le Dernier jour d’un condamné. -Consolider les acquis des élèves quant aux techniques de la rédaction d’un compte rendu. 5 Travaux encadrés -Le schéma narratif et le schéma actantiel de l’œuvre. *Support : L’œuvre au programme : Le Dernier jour d’un condamné. 1H -Elaborer le schéma narratif et le schéma actantiel d’une œuvre littéraire, en l’occurrence,Le Dernier jour d’un condamné. -Vérifier la compréhension de l’œuvre au programme. 6 Evaluation sommative *Support : Extrait de l’œuvre au programme : L e Dernier jour d’un condamné. -Questions de compréhension. -Questions de langue. -Expression écrite. 2H -Evaluer les acquis des élèves concernant le contenu du second module. -Permettre aux élèves de s’auto-évaluer. 7 Activité orale -Correction de l’évaluation. 1H -Permettre aux élèves de s’auto-évaluer. -Permettre aux élèves
  11. 11. 11 de se rendre compte de leurs propres erreurs et de les corriger. -Corriger les fautes commises. . Le Dernier Jour d’un condamné Genèse Victor Hugo rencontre plusieurs fois le spectacle de la guillotine et s’indigne de ce que la société se permet de faire de sang-froid ce qu’elle reproche à l’accusé d’avoir fait. C’est au lendemain d’une traversée de la place de l’Hôtel-de-Ville où le bourreau graissait la guillotine en prévision de l’exécution prévue le soir même que Victor Hugo se lance dans l’écriture du Dernier Jour d’un condamné qu’il achève très rapidement. Le livre est édité en février 1829 par l’éditeur Charles Gosselin mais sans nom d’auteur. Ce n’est que 3 ans plus tard (15 mars 1832) que Victor Hugo complète sa nouvelle par une longue préface qu’il signe de son nom. Le Dernier jour d'un condamné: fiche de lecture Biographie de Victor Hugo Fils d'un général d'Empire souvent absent, Victor Hugo est élevé surtout par sa mère. Alors qu'il est encore élève au lycée Louis le Grand, il se fait connaître en publiant son premier recueil de poèmes, Odes et obtient, pour celui-ci, une pension de Louis XVIII. Chef d'un groupe de jeunes écrivains, il publie en 1827 sa première pièce de théâtre en vers, Cromwell, puis Orientales et Hernani. Il s'impose comme le porte-parole du romantisme aux côtés de Gérard de Nerval et de Gauthier. En 1829 il publie de façon anonyme Le dernier jour d’un condamné qui constitue un violent réquisitoire contre la peine de mort. En 1831, il publie son premier roman historique, Notre-Dame de Paris, et en 1838 son chef- d’oeuvre romantique Ruy Blas. En 1841, il est élu à l'Académie française. En 1843, la mort de sa fille Léopoldine le déchire et le pousse à réviser son action. Il entame une carrière
  12. 12. 12 politique. Élu à l'Assemblée constituante en 1848, il prend position contre la société qui l'entoure : la peine de mort, la misère, l'ordre moral et religieux. C'est en 1862 que Victor Hugo termine Les Misérables, immense succès populaire à l'époque. Fervent opposant au coup d'État du 2 décembre 1851, il doit prendre le chemin de l'exil jusqu'en 1870. Installé à Jersey et Guernesey, il écrit Les Châtiments, et Les Contemplations. De retour en France, à plus de 60 ans, il entame la rédaction de La Légende des siècles. Poète romantique, dramaturge en rupture avec les codes classiques, et auteur de romans mythiques, Victor Hugo a connu la gloire populaire et la reconnaissance de ses pairs. Naissance : 1802, Besançon. Décès : 1885, Paris. Activité : Écrivain, poète, dramaturge. Nationalité : France. Mouvement : Romantisme. OEuvres principales : Cromwell, Hernani, Ruy Blas., Notre-Dame de Paris, Les Misérables, Les Châtiments, Les Contemplations ; Le dernier jour d’un condamné. Fiche de lecture Auteur : Victor Hugo Titre et date de publication: Le dernier jour d’un condamne , publié en 1829. Genre : Récit à la première personne ; adoption des techniques de l’autobiographie, le journal intime en particulier. Histoire : Le livre est l’histoire d’un homme qui a été condamné a mort et, il raconte ce qu’il vit pendant les dernières semaines de sa vie. Nous ne savons ni le nom de cet homme ni ce qu’il a fait pour être condamné à mort, mais nous pouvons comprendre et vivre avec cet homme ce que veut dire être condamnés à mort. Il nous raconte sa vie en prison ; nous parle de ses sentiments ; peurs et espoir, de sa famille ; sa fille, sa femme et sa mère. Il raconte aussi quelques bribes de son passé et cesse d’écrire quand arrive le moment de l’exécution. Composition : Le livre comporte trois parties : Bicêtre, la Conciergerie et la Mairie. Bicêtre : le procès, le ferrage des forçats et la chanson ; La Conciergerie : le voyage vers Paris, la rencontre avec la friauche et la rencontre avec le
  13. 13. 13 geôlier qui lui demande les numéros pour jouer à la loterie ; L’Hôtel de Ville : le voyage dans Paris, la toilette du condamné et le voyage vers la Place de Grève : l’échafaud. Personnages : Le condamné à mort / Les geôliers / Sa fille / Sa femme et sa mère / Le prêtre. / La foule le condamné à mort : nous ne savons ni son nom ni ce qu'il a fait pour être condamné a mort. Il a très peur et il voudrait être sauvé par la grâce du roi, mais il sait que cela est impossible. Il semble s'être repenti pour ce qu'il a fait. Il est jeune, sain et fort, il a une bonne éducation (il cite des phrases en latin au concierge qui lui permet de faire la promenade une fois par semaine avec les autres détenus, chap. V ; second tome des voyages de Spallanzani dont il lit quelques pages à côté d'une jeune fille, chap.XXXIII). Il dit que pour lui le temps passe plus vite que pour les autres. Il n'aime pas la foule et il ne l'aimera jamais et lui-même n'a jamais aimé voir tuer un condamné à mort. Il aime sa fillette Marie et est très préoccupé pour son futur : chap. XXVI : "Quand elle sera grande ... Elle rougira de moi et de mon nom ; elle sera méprisée, repoussée, vile à cause de moi qui l'aime de toutes les tendresses de mon coeur." les geôliers: quelqu'uns sont gentils avec le protagoniste ; d'autres ne le sont pas. Il y a des geôliers qui parlent avec lui et lui demandent beaucoup de choses et d'autres qui le traitent comme un animal. Sa fillette: Elle s'appelle Marie et elle a trois ans au moment de sa visite en prison. C'est une fillette qui a très envie de vivre. Mais quand elle parle avec le protagoniste, elle dit que son père est mort (c'est ce que lui a dit sa mère) : elle ne reconnaît plus son père qu'elle ne voit plus depuis plusieurs mois. Sa femme et sa mère : Elles ne sont pas décrites ; mais elles sont citées en référence à la souffrance, à la peine indirecte que l'on fait subir aux membres de la famille du condamné a mort : "J'admets que je sois justement puni ; ces innocentes qu'ont-elles fait ? N'importe ; on les déshonore, on les ruine. C'est la justice." (chap.IX) Le prêtre: Il est détaché dans ses rencontres avec le condamné. Selon le protagoniste, ce prêtre ne parle par avec son coeur, mais dit seulement de façon machinale ce qu'il dit habituellement avec les condamnés. La foule : C'est la société (de Paris) qui veut voir tuer cet homme. Elle est très nombreuse. Elle ne veut pas la justice ; elle veut simplement assister à un spectacle : celui de l'exécution de la peine
  14. 14. 14 capitale par la guillotine. On peut donc affirmer que de quelque manière la foule et le condamné sont proches l'une de l'autre au niveau moral. Cadre: Lieux : Les grandes prisons de Paris : Bicêtre, la Conciergerie et l’Hôtel de Ville. Durée : Cinq semaines, à partir du moment où le protagoniste est condamné à mort jusqu’au moment où il monte sur l’échafaud. Thèmes : La peine de mort / La peur / la haine / la religion / la violence contre les prisonniers / l’injustice / la justice Enonciation, focalisation : Le narrateur est le personnage : utilisation de la première personne. Le narrateur # l’auteur. Focalisation interne : accès au point de vue du narrateur et à sa vision des choses et du monde.. Résumé de ‘ Le dernier jour d’un condamné’ Chapitre par Chapitre CHAPITRE1 Depuis cinq semaines, un jeune prisonnier vit constamment avec l’idée de la mort. Il est doublement enfermé. Physiquement, il est captif dans une cellule à Bicêtre. Moralement, il est prisonnier d’une seule idée : condamné à mort. Il se trouve dans l’impossibilité de penser à autre chose. CHAPITRE2 De sa cellule, le narrateur se souvient de son procès et de sa condamnation à mort. Il relate les circonstances de son procès et sa réaction au verdict fatal. CHAPITRE3 Le condamné semble accepter ce verdict. Il ne regrette pas trop de choses dan,s cette vie où tous les hommes sont des condamnés en sursis. Peu importe ce qui lui arrive.
  15. 15. 15 CHAPITRE4 Le condamné est transféré à Bicêtre. Il décrit brièvement cette hideuse prison. CHAPITRE5 Le narrateur nous parle de son arrivée à la prison. Il a réussi à améliorer ses conditions de prisonnier grâce à sa docilité et à quelques mots de latin. Il nous parle ensuite de l’argot pratiqué en prison. CHAPITRE6 Dans un monologue intérieur, le prisonnier nous dévoile sa décision de se mettre à écrire. D’abord, pour lui-même pour se distraire et oublier ses angoisses. Ensuite pour ceux qui jugent pour que leurs mains soient moins légères quand il s’agit de condamner quelqu’un à mort. C’est sa contribution à lui pour abolir la peine capitale. CHAPITRE7 Le narrateur se demande quel intérêt peut-il tirer en sauvant d’autre têtes alors qu’il ne peut sauver la sienne. CHAPITRE8 Le jeune condamné compte le temps qui lui reste à vivre. Six semaines dont il a déjà passé cinq ou même six. Il ne lui reste presque rien. CHAPITRE9 Notre prisonnier vient de faire son testament. Il pense aux personnes qu’il laisse derrière lui : sa mère, se femme et sa petite fille. C’est pour cette dernière qu’il s’inquiète le plus. CHAPITRE10 Le condamné nous décrit son cachot qui n’a même pas de fenêtres. Il décrit aussi le long corridor longé par des cachots réservés aux forçats alors que les trois premiers cabanons sont réservés aux condamné à la peine capitale. CHAPITRE11 Pour passer sa longue nuit, il se lève pour nous décrire les murs de sa cellule pleins d’inscriptions, traces laissées par d’autres prisonniers. L’image de l’échafaud crayonnée sur le mur le perturbe.
  16. 16. 16 CHAPITRE12 Le prisonnier reprend sa lecture des inscriptions murales. Il découvre les noms de criminels qui ont déjà séjourné dans cette triste cellule. CHAPITRE13 Le narrateur- personnage se rappelle d’un événement particulier qui a eu lieu il y a quelques jours dans le cour de la prison : le départ des forçats au bagne de Toulon. Il nous rapporte cet événement comme un vrai spectacle en trois actes : la visite médicale, le visite des geôliers et le ferrage. Il nous parle du traitement inhumain réservé à ces condamnés. A la fin du spectacle, il tombe évanoui. CHAPITRE14 Quand il revient à lui, il se trouve dans l’infirmerie. D’une fenêtre , il peut observer les forçats partir tristement sous la pluie au bagne de Toulon. Il préfère plutôt la mort que les travaux forcés. CHAPITRE15 Le prisonnier est dans sa cellule. Il avait senti un peu de liberté dans l’infirmerie mais voilà qu’il est repris par l’idée de la mort qu’il pense à s’évader. CHAPITRE16 Le narrateur se rappelle de ces quelques heures de liberté à l’infirmerie. Il se souvient de cette jeune fille qu’il a entendu chanter de sa vois pure, veloutée une chanson en argot. CHAPITRE17 Il pense encore à s’évader. Il s’imagine déjà en dehors de la prison dans le port pour s’embarquer vers l’Angleterre mais voilà qu’un gendarme vient demander son passeport : le rêve est brisé CHAPITRE18 Il est six heures du matin. Le guichetier entre dans le cachot. Il demande à notre condamné ce qu’il désire à manger. CHAPITRE19
  17. 17. 17 Le directeur de la prison vient en personne voir le condamné. Il se montre doux et gentil. Le jeune comprend que son heure est arrivée. CHAPITRE20 Le narrateur pense à son geôlier, à la prison qu’il trouve partout autour de lui, dans les murs, dans les guichetiers… CHAPITRE21 Le condamné reçoit deux visites. D’abord celle du prêtre et puis celle de l’huissier. Ce dernier vient lui annoncer que le pourvoi est rejeté et que son exécution aura lieu le jour même place de Grève. Il reviendra le chercher dans une heure. CHAPITRE22 Le prisonnier est transféré à la Conciergerie. Il nous conte le voyage et sa discussion avec le prêtre et l’huissier pendant le trajet. Il se montre peu bavard et parait plutôt pensif. A huit heures trente, la carriole est déjà devant la Cour. CHAPITRE23 L’huissier remet le condamné aux mains du directeur. Dans un cabinet voisin, il fait une rencontre curieuse avec un condamné à mort qui séjournera dans la même cellule à Bicêtre. Ce dernier, fils d’un ancien condamné à mort lui raconte son histoire et s’empare de sa redingote . CHAPITRE24 Le narrateur est enragé parce que l’autre condamné lui a pris sa redingote. CHAPITRE25 Le condamné est transféré dans une autre cellule. On lui rapporte, sur sa demande une chaise, une table, ce qu’il faut pour écrire et un lit. CHAPITRE26 Il est dix heures. Le condamné plaint sa petite fille qui restera sans père. Elle sera peut être repoussée, haie à cause de lui. CHAPITRE27 Le narrateur se demande comment on pouvait mourir sur l’échafaud. CHAPITRE28 Il se rappelle avoir déjà vu une fois monter une guillotine sur la place de Grève.
  18. 18. 18 CHAPITRE29 Le jeune détenu pense à cette grâce qui ne vient toujours pas. Il estime maintenant que les galères seraient meilleure solution en attendant qu’un jour arrive la grâce. CHAPITRE30 Le prêtre revient voir le condamné. Celui-ci est loin d’apprécier sa présence. Ce prêtre parle machinalement et semble peu touché par la souffrance du prisonnier. Ensuite, et bien que la table soit délicate et bien garnie, il ne peut manger. CHAPITRE31 Le narrateur est surpris de voir un homme prendre les mesures de la cellule. Ironie du sort : la prison va être rénovée dans six mois. CHAPITRE32 Un autre gendarme vient prendre la relève. Il est un peu brusque. Il demande au prisonnier de venir chez lui après son exécution pour lui révéler les trois bons numéros gagnants à la loterie . Le condamné veut profiter de cette demande bizarre : il lui propose de changer ses vêtements avec lui. Le gendarme refuse ; il a compris que le prisonnier veut s’évader. CHAPITRE33 Pour oublier son présent, le narrateur passe en revue ses souvenirs d’enfance et de jeunesse.Il s’arrête longuement sur le souvenir de Pepa, cette jeune andalouse dont il était amoureux et avec qui il a passé une belle soirée d’été. CHAPITRE34 Au milieu de ses souvenirs de jeunesse, le condamné pense à son crime. Entre son passé et son présent, il y a une rivière de sang : le sang de l’autre ( sa victime) et le sien( le coupable) CHAPITRE35 Le narrateur pense à toutes ces personnes qui continuent toujours à vivre le plus normalement au monde. CHAPITRE36 Il se rappelle ensuite du jour où il est allé voir la grande cloche (le bourdon) de Notre-Dame (cathédrale à Paris) CHAPITRE37 Le narrateur décrit brièvement l’hôtel de ville. CHAPITRE38 Il est une heure le quart. Le condamné éprouve une violente douleur. Il a mal partout. Il lui reste deux heures quarante cinq à vivre.
  19. 19. 19 CHAPITRE39 On dit que sous la guillotine, on ne souffre pas, que cela passe vite. Le narrateur se demande comment on peut savoir une telle chose puisque aucun condamné déjà exécuté ne peut l’affirmer. CHAPITRE40 Le jeune détenu pense au roi. C’est de lui que viendrait la grâce tant attendue. Sa vie dépend d’une signature. Il espère toujours. CHAPITRE41 Le condamné se met dans la tête l’idée qu’il va bientôt mourir. Il demande un prêtre pour se confesser, un crucifix à baiser CHAPITRE42 Il se laisse dormir un moment. C’est son dernier sommeil. Il fait un cauchemar et se réveille frémissant, baigné d’une sueur froide. CHAPITRE43 La petite Marie vient rendre visite à son père. Ce dernier est choqué devant la fraîche et la belle petite fille qui ne le reconnaît pas. Elle croit que son père est mort. Le jeune condamné perd tout espoir. CHAPITRE44 Le détenu a une heure devant lui pour s’habituer à la mort. La visite de sa fille l’a poussé dans le désespoir. CHAPITRE45 Il pense au peuple qui viendra assister au « spectacle » de son exécution. Il se dit que parmi ce public enthousiaste, il y a peut-être des têtes qui le suivront , sans le savoir, dans sa fatale destination. CHAPITRE46 La petite Marie vient de partir. Le père se demande s’il a le temps de lui écrire quelques pages. Il cherche à se justifier aux les yeux de sa fille. CHAPITRE47 Ce chapitre comporte une note de l’éditeur : les feuillets qui se rattachent à celui-ci sont perdus ou peut être que le condamné n’a pas eu le temps de les écrire CHAPITRE48 Le condamné est dans une chambre de l’hôtel de ville. A trois heures, on vient l’avertir qu’il est temps. Le bourreau et ses deux valets, lui coupent les cheveux et le collet avant de lier ses mains. Le convoi se dirige ensuite vers la place de Grève devant une foule de curieux qui attendent l’exécution.
  20. 20. 20 CHAPITRE49 Le condamné demande sa grâce à cette personne qu’il croyait juge, commissaire ou magistrat. Il demande, par pitié, qu’on lui donne cinq minutes pour attendre la grâce. Mais le juge et le bourreau sortent de la cellule. Il reste seul avec le gendarme. Il espère encore mais voilà qu’on vient le chercher… Le schéma narratif du récit: Le schéma actanciel du récit Situation initiale: Le personnage-narrateur menait une vie heureuse avec sa famille, sa fille Marie, sa femme et sa mère jusqu’au jour du crime qui a bouleversé sa vie. NB: Le récit commence in medias res c’est-à-dire le moment où l’action est déjà engagée. Puisque le plus important est la contestation de la peine de mort, l’auteur fait ellipse de cette situation initiale et passe directement aux faits. Toutefois il nous est facile de déduire cette situation initiale à travers les flashes back. (Analepses, retour en arrière). Elément perturbateur: Le meurtre commis par le narrateur-personnage. Péripéties: Le jugement, l’emprisonnement, la condamnation à la peine de mort, recherche du condamné d’une solution pour préserver sa vie. Dénouement: Il n’y a pas de dénouement. Le condamné garde l’espoir jusqu’à quelques moments avant l’exécution, mais à ce moment-là les bourreaux préparent l’exécution. C’est
  21. 21. 21 une clausule ouverte, aux lecteurs d’imaginer la fin puisque pour l’auteur ce qui compte c’est la dénonciation de l’horrible peine de mort. Situation finale: L’auteur a fait l’ellipse de la situation finale pour amener le lecteur à réfléchir. Résumé général : Dans la prison de Bicêtre, un condamné à mort ( le narrateur) attend le jour de son exécution. Jour après jour, il note ses angoisses, ses espoirs fous et ses pensées. Le narrateur nous rappelle les circonstances de son procès ( chapitres 1/9 ).Puis il nous décrit sa cellule ( chapitre 10/12 ). Il évoque ensuite le départ des forçats au bagne de Toulon ( chap. 13/15 ). Il nous rapporte la complainte en argot d’une jeune femme à l’infirmerie ( chapitre 16 ) .Désespéré, il décide alors de s’évader ( chapitre17). on vient lui apprendre que son exécution aura lieu le jour même.( chapitre 18/19 ). Le narrateur sera transféré ensuite à la conciergerie ( chap. 22) , il y rencontre un autre condamné à mort ( chap. 23/24). Son séjour en prison devient de plus en plus suffocant .il sombre dans les hallucinations et les cauchemars .Il se demande comment on meurt sous la guillotine. ( chap. 27). Il reçoit après la visite d’un prêtre qu’il trouve placide et sans compassion devant son état. ( chap30) La visite de sa petite fille Marie sera évoquée au chapitre 43. Elle ne le reconnaitra pas, ce qui l’attriste profondément. Puis vient l’ultime ligne droite avant la mort; son dernier jour de condamné. Sur son passage de la conciergerie à la place de Grève où se dresse l’échafaud, la foule rit et applaudit: le condamné était donné en spectacles à cette foule qu’il n ‘a jamais aimé d’ailleurs. Devant le spectre de la mort, le narrateur tremble et implore la pitié mais il sait déjà que son sort est scellé. Le bourreau accomplit alors sa tâche pour décapiter le condamné. Le roman à thèse Le roman à thèse est une expression utilisée en littérature pour classer des romans dans lesquels la réflexion philosophique ou politique prime sur l'histoire. Ce sont des romans mettant en scène des personnages destinés à illustrer ou représenter des concepts ou des courants philosophiques. Il s'agit d'un genre didactique qui naît principalement au XVIIIe siècle, avec les Lumières, à travers des auteurs tels que Denis Diderot ou Voltaire. LE ROMAN A THESE est un genre romanesque qui s'inscrit dans le cadre des textes à idées. Ce genre qui cherche à illustrer une théorie, des idées, à défendre une thèse à travers
  22. 22. 22 une histoire qui ne constitue en fin de compte qu'un prétexte pour confirmer une thèse ou pour réfuter une autre. Le roman à thèse est l'héritier du conte et du roman philosophique (comme chez Voltaire ou Diderot) . Il vise d'abord à défendre une conception politique, philosophique ou religieuse même. Il est le genre romanesque le plus proche de la pensée de son auteur. Souvent il sert à dénoncer une injustice et s'opposer à l'ordre établi. L'exemple du roman Hugolien « Le Dernier Jour d'un condamné » est loquace sur ce niveau. Hugo s'y oppose avec véhémence à la peine de mort. Le récit du condamné n'est pas une fin en soi, mais juste un prétexte pour montrer la barbarie de l'injustice humaine.Le texte habille l'idée et lui donne la forme narrative plus acceptable chez le lecteur plus que tout autre forme. L'expression « roman à thèse » a le plus souvent une résonance péjorative. Paul Bourget, considéré comme un maître du genre, a ainsi distingué la « littérature à idées, genre légitime » et la « littérature à thèse, genre essentiellement faux » : il définit ses propres romans comme des « romans d'analyse » et donne comme exemples de romans à thèse les romans de George Sand et de Hugo, fictions développées pour « illustrer » le bien-fondé d'une thèse politique humanitaire. En fait, même si subsiste jusqu'à nos jours une littérature romanesque de divertissement, on peut avancer qu'il n'y a pas depuis le milieu du xviiie siècle de roman important sans « thèse » sous-jacente. Dans le « roman à thèse » au sens étroit, la structure romanesque n'est pas commandée par la dynamique interne du roman, mais par une démarche intellectuelle qui lui est extérieure et dont le roman apparaît comme l'illustration ou la démonstration. L'objet peut en être philosophique (romans mystiques de Huysmans, roman existentialiste de Camus), idéologique (le Disciple de Bourget), ouvertement politique (les Chiens de garde de Nizan). Le roman à thèse apparaît ainsi comme un substitut et comme parfois un double romancé de l'essai discursif. Il s'inscrit dans l'actualité immédiate et peut avoir un objectif circonstanciel : le Dernier Jour d'un condamné appuyait la campagne de Hugo pour l'abolition de la peine de mort. Le genre repose, au fond, sur la certitude et la vertu – à tout le moins sur la transparence et la prégnance de l'idée –, et fleurit en période de conflits idéologiques et sociaux aigus : la France de la fin du xixe s., celle de l'entre-deux-guerres, la Russie de la seconde moitié du xixe s. Entre le pur « roman à thèse » et le roman « idéologique » (par exemple les Communistes d'Aragon), il existe quantité de formes intermédiaires, soit que le talent du romancier donne à la démonstration une vie autonome (les Démons de Dostoïevski sont-ils ou non un roman à thèse ?), soit que l'auteur prête à un personnage l'expression directe de ses idées (Vautrin dans le Père Goriot), soit qu'il use de digressions plus ou moins longues (chez Fielding, des chapitres entiers), qu'il en fasse un roman dans le roman (« le Grand Inquisiteur » dans les Frères Karamazov) ou qu'il prolonge son roman en considérations idéologiques (la 4e partie de Guerre et Paix). Etude de l’incipit du « dernier jourd’un condamné» Objectifs de la leçon : - Etudier les spécificités du genre : Roman à thèse, journal intime, monologue intérieur
  23. 23. 23 - Reconnaître le registre pathétique 1) L’énonciation : -L’émetteur : Un condamné à mort, l’indice personnel employé est le pronom (je) qui renvoie, non à l’auteur ( V.Hugo) , mais au narrateur ( Le condamné à mort). -Le récepteur : lui-même. En effet, le condamné est dans un cachot, il n’y a personne avec qui il pourrait parler sinon avec soi- même. Il s’agit, donc, d’un monologue intérieur - Lieu : Dans une prison ( Bicêtre) - Temps : Après cinq semaines d’incarcération (Voilà cinq semaines que j’habite avec cette pensée) - Sujet principal : L’idée de sa condamnation à mort - But : témoigner de la souffrance occasionnée par cette sentence (toujours glacé de sa présence, toujours courbé sous son poids). 2) Temps verbaux : Les temps verbaux employés varient entre : -Le présent de l’énonciation : Maintenant je suis captif - L’imparfait : j’étais un homme comme un autre homme 3- Deux moments opposés : Moment passé ( analepse) Moment présent Joie de vivre : -Jeunesse et richesse d’esprit : Mon esprit, jeune et riche - Idées agréables variées et fantaisistes : Chaque jour, chaque heure et chaque minute avait son idée -Aventures amoureuses : et puis encore des jeunes filles et de sombres promenades la -Souffrance du corps et de l’esprit : Mon corps et aux fers dans un cachot, mon esprit est en prison dans une idée. - Le narrateur est accablé par l’idée de la mort : toujours seul avec elle, toujours glacé de sa présence, toujours courbé sous son poids. - Réalité aussi terrifiante qu’un cauchemar : « je viens de m’éveiller… Condamné à
  24. 24. 24 nuits Liberté : Je pouvais penser à ce que je voulais, j’étais libre mort » Captivité : Maintenant je suis captif 4-Une idée obsédante et polymorphe ( qui change constamment de forme) Le narrateur présente l’idée de la mort sous plusieurs aspects : - Pensée froide et pesante : toujours glacé de sa présence, toujours courbé sous son poids - Cellule de l’esprit : Mon esprit est en prison dans une idée - Créature horrible, infernale, implacable : Une horrible, une sanglante, une implacable idée - Femme seule et jalouse à l’obsession : Seule et jalouse, chassant toute distraction, face à face avec moi misérable - Prend la forme d’un couteau dans les rêves du narrateur : et reparaît dans mes rêves sous la forme d’un couteau 5-Les champs lexicaux : -La mort : sanglante, condamné à mort, glacé, couteau, fatale, infernale -La peur et l’angoisse : horrible, spectre, hideuses, sursaut sombre, fuir - La souffrance : seul, glacé, courbé, je suis captif, de plomb, misérable, me secouant, m’obsède, sommeil convulsif, yeux lourds - prison : cachot, captif, cellule, dalle mouillée et suante, soldat de garde, giberne, grille. 6- Le registre : Pathétique A travers son texte l’auteur cherche à émouvoir le lecteur, à susciter sa pitié voire ses larmes, il s’agit d’émouvoir le destinataire pour le convaincre. 7- Les figures de style : a- La personnification : Sous les larges bras des marronniers / et me secouant de ses deux mains de glace. b- La gradation : Chaque jour, chaque heure, chaque minute c- Comparaison : cette pensée infernale comme un spectre de plomb
  25. 25. 25 d- Anaphore : toujours seul …, toujours glacé…toujours courbé e- métaphore : me secouant de ses deux mains de glace. Exercice de prolongement : En quelques lignes résumez la situation dans laquelle se trouve le narrateur Lecture analytique du chapitre 6 Objectif : apprécier le rôle justificatif de la narration. L’ENONCIATION : Le texte est sous forme de monologue intérieur : -Le narrateur est seul dans sa cellule à Bicêtre. - Il parle à lui-même « Je me suis dit » Pour ou contre l’écriture du journal intime La réflexion du narrateur est centrée sur l’utilité de l’écriture de son journal intime, cette réflexion s’organise autour de deux moments principaux :  - 1er moment : Le narrateur semble douter de l’utilité de l’acte d’écriture ainsi que de sa capacité à accomplir cette tâche, il étale, par conséquent, tous les obstacles qui l’entravent : - Le narrateur est privé de sa liberté : pris entre quatre murailles de pierre nue est froide, sans liberté pour mes pas sans horizon pour mes yeux - Son cerveau n’est plus capable de produire des idées, tant il est flétri et vidé par l’idée de la mort qui le consume : et que trouverai-je dans ce cerveau flétri et vide qui vaille la peine d’être écrit.  - 2ème moment : Le narrateur semble prendre une décision en faveur de l’écriture de son journal intime, ce changement de point de vue est marqué par l’emploi de « pourquoi non » - L’écriture est pour le condamné à mort un moyen de distraction : Le seul moyen d’en moins souffrir, c’est de les observer et les peindre m’en distraira.
  26. 26. 26 - Les souffrances du narrateur constitueront une matière féconde pour l’écriture : « Il y aura bien… encrier » - Le condamné écrit pour donner une leçon à ceux qui condamnent. - Le témoignage du condamné rendra la main de ceux qui condamnent moins légère quand il s’agira d’achever la vie d’un être humain. Registre littéraire : Le narrateur veut provoquer deux sentiments : l’horreur et la pitié, d’où les registres tragique et pathétique. Les figures de style : synecdoque : de jeter une tête qui pense La personnification : cette idée fixe qui me possède. La périphrase : La chute verticale d’un couteau triangulaire. Type de texte : argumentatif. lecture,alalytique,chap,26,le,dernier,jour,d'un,condamné Le dernier jour d'un condamné : Lecture analytique du chapitre 26 (p.128-129) Axe I/ Le texte est argumentatif Sous axe 1 : Les arguments du narrateur Arg 1 :Il ne faut pas laisser un enfant orphelin Ex 1 :Accumulation : « ton père qui t’aimait tant […] qui baisait ton petit coup blanc […] qui passait la main sans cesse dans tes cheveux […] qui prenait ton joli visage rond entre ses mains », « Qui est-ce qui te fera tout ça maintenant ? », « malheureuse orpheline » Arg 2 :L’exécution d’un condamné a des conséquences sur son enfant
  27. 27. 27 Ex 2 : « Tous les enfants de ton âge auront des pères, excepté toi », « Comment te déshabitueras-tu, mon enfant, du jour de l’an, des étrennes, des beaux joujoux, des bonbons et des baisers ? » Arg 3 :L’avenir d’un enfant de condamné est compromis Ex 3 :Phrases interrogatives : « Que deviendra-t-elle ? » , « Est-il bien vrai que tu auras honte et horreur de moi ? » , utilisation du futur « sera » , « auras » . Sentiments négatifs : « honte », « horreur », « méprisée » « repoussée » Arg 4 : Point commun : les sentiments. Tous les exemples du narrateur s’appuient sur sa propre fille. Elle semble être l’unique raison pour laquelle il ne faut pas le tuer. Sous axe 2 : Les stratégies pour persuader Arg 1 :Appel aux sentiments familiaux Ex 1 :Marques de tendresse envers sa fille ; «petite Marie bien-aimée» , «qui l'aime de toutes les tendresses de mon cœur» , «ton père qui t'aimait tant», adjectifs qualificatifs comme «petite» , «jolie». Description angélique de Marie : «ton petit cou blanc et parfumé» , «joli visage rond» , comparaison: «les boucles de tes cheveux comme sur de la soie» . Arg 2 : Implication du locuteur Ex 2 : Marques de la 1ere personne du singulier : « je » , « me », « moi », nombreuses répétitions de ces pronoms. Arg 3 : Utilisation du registre pathétique Ex 3 : Phrases exclamatives et interjections qui traduisent les émotions du narrateur (tristesse, désespoir) : «Ah ! Grand Dieu !», «Misérable !» , «Oh !» , «C'est pour moi !» . Compassion éveillée chez le lecteur, attendrissement dû à la séparation avec sa fille : adjectifs qualificatifs «pauvre petite» , sa fille va se retrouver seule : «malheureuse orpheline» . Arg 4 : Expressivité forte Ex 4 : Phrases interrogatives et exclamatives, expressivité du narrateur : « Ô ma pauvre petite fille ! Encore six heures, et je serai mort ! », « Pauvre petite ! », « Ma jolie petite Marie ! », « Qui est-ce qui te fera tout ça maintenant ? », « Qui est-ce qui t’aimera ? » . Axe II/ L'absence d'échappatoire Sous axe 1 :Le registre tragique
  28. 28. 28 Arg 1 : L'impuissance du narrateur, épreuve insurmontable qui va le conduire à la mort, il a été condamné par la justice. Ex 1 : Champ lexical de la mort : «bière» , «tuer» , «mourir» , il n'y a pas d'échappatoire possible, pourtant : «ces hommes dont aucun ne me hait, qui tous me plaignent et tous pourraient me sauver.» Arg 2 : Le narrateur a conscience du mal qui l'accable, il sait qu'il va mourir Ex 2 : Phrases exclamatives : «C'est moi qui vais mourir !» «C'est pour moi !», affirmations : «Ils vont me tuer» , «Je serai mort» , connecteur temporel : «six heures» Arg 3: La pitié est éveillée chez le lecteur. Ex 3: Le lecteur éprouve de la pitié face à la situation du narrateur, devant la cruauté du sort. La peine de mort est une pratique horrible. Sans vraiment s'en rendre compte on se retrouve du côté du condamné. Sous axe 2 : La prise de conscience du narrateur Arg 1: Le narrateur se rend compte de ce qu'il a fait, il regrette. Ex 1: Regrets du narrateur : «Misérable ! Quel crime j'ai commis, et quel crime je fais commettre à la société Arg 2 : Le narrateur se pose des questions à lui-même, il doute. Ex 2 : Phrases interrogatives : «Est-il bien vrai que je vais mourir avant la fin du jour ?» «Est-il bien vrai que c'est moi ?» Arg 3 : Tous attendent l'exécution du condamné. Ex 3 : L'exécution est assimilé à une cérémonie (l.1485), tous se préparent pour l'événement : «Ce bruit sourd de cris que j'entends au-dehors, ce flot de peuple joyeux qui déjà se hâte sur les quais […] cet autre homme aux mains rouges ».

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