Contributions OralesPED1TRAITEMENT CHIRURGICAL DES EPENDYMOMES DE L’ENFANT. EXPERIENCE APROPOS D’UNE SERIE OPEREE ENTRE 20...
PED2    MALIGNANT BRAIN TUMORS IN CHILDREN: A 19 YEARS EXPERIENCE OF A MO-    ROCCAN CENTER    Fadwa Fliyou, Mounir Rghiou...
Matériel et MéthodesC’est une étude rétrospective basée sur l’étude des dossiers des malades et le suivi en consul-tation....
Résultats    Dans tous les cas l’exérèse a été possible, même pour les localisations rolandiques ou au ni-    veau du tron...
précédente observation.Matériel et MéthodeDans la période 1994-2011, 70 malades avec KTS symptomatique ont été opérés: 21 ...
sacré et l’autre de localisation lombaire. Le tableau malformatif associe en plus 3 cas d’hernie    inguinale, 1 cas d’her...
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Matériel et méthode     Entre juin 2010 et février 2011, 24 patients consécutifs âgés de 21 à 84 ans (âge moyen = 59     a...
Results:There were no operative mortalities or vascular injuries in our series. Two of our patients showedtransient neurol...
RAC14     DECOMPRESSION LOMBAIRE VIA OSTEOTOMIE DE L’APOPHYSE EPINEUSE     POUR LE TRAITEMENT DE SPONDYLOLISTHESIS DEGENER...
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RAC17     IMPLANT DYNAMIQUE CERVICAL. ALTERNATIVE ENTRE FUSION PAR CAGE ET     PROTHESE DE DISQUE     Guy Matgé     Centre...
27 de 45 patients avec une sensibilité troublée,30 de 34 patients avec des parésies,22 de 26 patients avec une démarche tr...
Commentaires     Nous présentons notre façon actuelle d’explorer ces patients et nos critères de sélection, tant     pour ...
VAS1CEPHALEE Chroniques SYMPTOMATIQUE D’ANEVRYSME INTRA CRANIENAVANT FISSURATION ? UNE ETUDE CAS-TEMOINSophie Curey, Stéph...
régularité. La santé fonctionnelle a été mesurée par les questionnaires SF-36, GHQ-12, GOS et     mRS.     Résultats:     ...
VAS4ROLE DE L’IRM A TRES HAUT CHAMP (7T) DANS L’IMAGERIE VASCULAIRE CE-REBRALE, APPLICATIONS SCIENTIFIQUES ET CLINIQUES EN...
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crânienne. L’évolution immédiate peut être imprévisible. Sa prise en charge commence depuis le     lieu de l’accident. C’e...
DIV8DU BON USAGE DES TETIERES A PRISE OSSEUSE EN NEUROCHIRURGIE : RE-VUE DES COMPLICATIONS ET RECOMMANDATIONS D’UTILISATIO...
DIV10     PRISE EN CHARGE DES SYRINGOMYÉLIES AU CHU IBN ROCHD DE CASABLANCA.     ANALYSE DE 42 CAS     Pascal, Compaore; M...
RAC21RESECTION TRANSORALE DE L’ODONTOÏDE DANS DEUX CAS DE FRACTURESPSEUDARTHROSEES RESPONSABLES D’UNE COMPRESSION MEDULLAI...
gique est un facteur prédicateur de la qualité de l’exérèse.     Résumé:     l’exérèse d’astrocytomes intra médullaire inf...
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RAC26     LA CHIRURGIE DE TUMEURS DE LA MOELLE EPINIERE – L´IMPORTANCE DE LA     SURVEILLANCE ELECTROPHYSIOLOGIQUE INTRAOP...
tous les cas, et le déficit neurologique (Frankel A à D) dans 21%. Les lésions radiologiques ontété associées: 7 luxations...
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  1. 1. Contributions OralesPED1TRAITEMENT CHIRURGICAL DES EPENDYMOMES DE L’ENFANT. EXPERIENCE APROPOS D’UNE SERIE OPEREE ENTRE 2000 ET 2010.Alexandru Szathmari, Anne-Claire Ricci-Franchi, Carmine MottoleseService de Neurochirurgie Pédiatrique. Hôpital Neurologique et Neurochirurgical «Pierre Wer-theimer», Lyon, FranceObjectifNous évaluons une nouvelle série d’épendymomes avec l’analyse des résultats selon localisa-tion.Matériel et méthodesParmi les 29 enfants opérés, 20 cas (69%) sont localisés dans la fosse cérébrale postérieure(EpFp), 6 cas (21%) en supratentorielle (EpSt) et 3 cas (10%) en spinal (EpSp). L’âge de la sérievarie entre 2 mois et 16 ans. Pour les EpFp, 14 ont présentés des signes d’hypertension intra-crânienne non-spécifique (HIC), 5 un torticolis et 4 des troubles d’équilibre. Pour les EpSt, 3 cason présente des céphalées et 2 des troubles visuels. 2 cas des EpSp ont présente des douleursrachidiennes. 4 cas des EpFp ont été opérés admis dans notre centre pour un second-look (2cas) ou pour une récidive (2 cas) après avoir été opérés dans un autre centre. La classificationhistologique selon OMS montre la prédominance du grade 2 pour les EpFp et le grade 3 pour lesEpSt. Les EpSp sont uniquement de grade 2 ou 1. 8cas des EpFp ont eu une ventriculocister-nostomie endoscopique préopératoire. L’exérèse a été complète sauf 2 cas (1 EpSt et 1 EpFp).6 patients ont eu une chimiothérapie et 13 enfants une radiothérapie.Résultats23 patients sont vivants avec une survie moyenne de 3,5 ans (6m à 10 ans). Trois patients sontdécédés (2 EpFp et 1 EpSt). 4 enfants présentent une parésie de la VIIème paire des nerfs crâ-niens, 3 présentent troubles de la déglutition et 4 un syndrome cérébelleux. 15 enfants sont enâge scolaire, deux avec une assistance spécialise.ConclusionCette série confirme que l’EpFp reste une maladie sévère. Le seul facteur pronostic importantest l’exérèse complète mais avec risques des séquelles. La radiothérapie semble être plus effi-cace que la chimiothérapie. Les études génétiques ne permet pas encore d’améliorer la surviedes EpFp qui représente une maladie à part. Les EpSt et EpSp semblent avoir une évolutionplus favorable. 3
  2. 2. PED2 MALIGNANT BRAIN TUMORS IN CHILDREN: A 19 YEARS EXPERIENCE OF A MO- ROCCAN CENTER Fadwa Fliyou, Mounir Rghioui, Mohammed Haissam, Zineb Erradey, Abdelwahed Bertal, Said Hilmani, Abdenbi El Kamar, Abdessamad El Azhari Service De Neurochirurgie Chu Ibn Rochd Casablanca, Maroc Introduction: Malignant brain tumors represent 20% of all malignant diseases in childhood. They are the first cause of overall solid cancers and the second cause of malignant disease after leukemia in chil- dren. Methods: Our study in Neurosurgery department (Pr A. El Azhari) of U.H.C. IBN ROCHD Casablanca Mo- rocco is a retrospective study showing our experience in the last 19 years (1990 – 2010), in the management of malignant brain tumors in children. Results: In this period, 3641 cases of overall brain tumors were operated, 456 were under 15 years old and 138 of them were malignant ( 30,3%). The sex ratio was 1, 06 with an average age of 8, 16. The main localisation was in the posterior fossa (62, 12%). All our cases were operated with histological confirmation. Medulloblastoma represent the main histological finding, with 47, 7%, followed by anaplasic ependymoma 16,6% and glioblastoma 10,6%. Some rare tumors were confirmed, as pinealo- blastoma (1 case) and germinoma (1 case). The treatment used was surgery, chemotherapy and radiotherapy in 51, 5%, surgery with adju- vant chemotherapy in 25,7% of cases, and surgery with radiotherapy in 22,7%. 42, 4% of our cases have no post-operative complications, 12, 1% have .Kept neurological com- plications, and 9,8% have kept an epilepsy. Until today, 20 cases are still under chemotherapy and 17 under radiotherapy. Conclusions: Early diagnosis and prompt neurosurgical consultation are the mainstay of the optimum manage- ment of malignant brain tumors in children. Surgery provides biopsy and decompression of the tumor. Adjuvant therapy is required in the majority of cases. Actually, advances in molecular genetics have assumed a role in treatment of malignant brain tumors in children Learning Objectives: 1) exposing the experience of a neurosurgery center in a developing Country: Morocco 2) Sharing experience, difficulties with other centers around the world 3) Discuss treatment protocols for malignant brain tumor in children PED3 LES TUMEURS DE LA FOSSE CEREBRALE DE L’ENFANT A CASABLANCA. A PROPOS DE 160 CAS Compaore Pascal, Rghioui Mounir, Bertal Abderrazak, Chellaoui Abdelmajid, Ibahioin Khadija, Hilmani Said, Lakhdar Abdelkrim, Naja Abdessamad, Achouri Mohamed, Ouboukhlik Ali, El Ka- mar Abdenbi, El Azhari Abdessamad Service de Neurochirurgie CHU IBN ROCHD Casablanca, MAROC Introduction Les tumeurs cérébrales représentent la 2e cause d’affections malignes de l’enfant après les leu- cémies. La localisation dans la fosse cérébrale postérieure représente plus de 50%. Elles se ma- nifestent par un syndrome d’hypertension intracrânienne par blocage de la circulation du LCR.4
  3. 3. Matériel et MéthodesC’est une étude rétrospective basée sur l’étude des dossiers des malades et le suivi en consul-tation.Entre 1996 et 2010 (14 ans), 160 enfants ont été opérés au CHU IBN ROCHD de Casablancapour une tumeur de la fosse cérébrale postérieure.RésultatsParmi 278 tumeurs cérébrales de l’enfants traités sur 14 ans, 160 étaient localisées dans fossecérébrale postérieure. La fréquence est estimée à 57,5 %.L’age moyen est de 7,32 ans pour des extrêmes allant de 2 mois à 15 ans. 54% était des gar-çons.Les types histologiques les plus rencontrés sont les astrocytomes (40%), les médulloblastomes(34%), les épendymomes (11%) et les gliomes (9%).Le traitement était basée sur l’exérèse chirurgicale avec une dérivation première du LCR dansles formes associées à une hydrocéphalie.Le traitement complémentaire (radiothérapie et/ou chimiothérapie) a été instauré dans les cas oul’exérèse chirurgicale était incomplète et dans les tumeurs malignes.Une méningite post-opératoire a été observée dans 18% de nos patients.La mortalité globale est de 4% dans notre série.ConclusionLes tumeurs de la fosse cérébrale postérieure de l’enfant posent encore d’importants problèmesde morbidité et de mortalité. Elles doivent être diagnostiquées et pris en charge précocement.Le pronostic est favorable dans les formes bénignes avec une exérèse chirurgicale totale mais lasurvie reste inférieure à 1 an dans les gliomes infiltrants du tronc cérébrale.PED4LE TRAITEMENT CHIRURGICAL DES CAVERNOMES. NOTRE EXPERIENCE SURUNE SERIE PEDIATRIQUE ENTRE 2001 ET 2009Carmine Mottolese, Alexandru Szathmari, Anne-Claire Ricci-FranchiService de Neurochirurgie Pédiatrique. Hôpital Neurologique et Neurochirurgical «Pierre Wer-theimer», Lyon, FranceObjectifNous présentons notre expérience dans le traitement neurochirurgical des cavernomes chez 31enfants.Matériel et méthodes31 enfants on été opérés entre 2001 et 2009. La distribution par sexe est de 13 filles (42%) et 18garçons (58%). L’intervalle d’âge est situe entre 8 mois et 17 ans avec une moyenne à 11,9 ans.Le tableau clinique est dominé par l’hémorragie présente dans 18 cas (58%) puis par la comitia-lité comme manifestation initiale dans 12 cas (39%). Dans 8 cas il s’agit d’une cavernomatosecérébrale et dans 4 cas d’une forme familiale. Dans un cas de cavernome de la protubérance, letableau clinique et radiologique initial suggérait une lésion tumorale du tronc. La localisation su-pratentorielle est dominante avec 25 cas (81%) dans cette série. Dans les localisation au niveaude la FCP, moitie sont localisées au niveau du tronc cérébral (pont, n=4). Tous ces patients onbénéficié d’un IRM initiale et d’un traitement chirurgical avec l’exérèse de la lésion symptoma-tique. Dans 23 cas (74%), des méthodes de guidance stéréotaxique sans cadre (neuronaviga-tion) ont été utilisée lors de la chirurgie. 5
  4. 4. Résultats Dans tous les cas l’exérèse a été possible, même pour les localisations rolandiques ou au ni- veau du tronc cérébral. Pour la localisation supratentorielle l’évolution a été favorable dans tous les cas. 3 cas avec une localisation pontique ont présentés des déficits persistants : deux cas de parésie du VII (un avec parésie complète) et un cas avec un syndrome cérébelleux. Le contrôle de l’épilepsie a été observe dans tous les cas. Conclusion La chirurgie des cavernomes chez l’enfant est une option sure et, à part la localisation pontique, elle est peux iatrogène. PED5 KYSTE COLOBOMATEUX DUNERF OPTIQUE A PROPOS D’UN CAS Becherki Yacoubi Faculté Médecine Alger, Algérie Introduction : Le kyste colobomateux du nerf optique est une anomalie très rare, non héréditaire, générale- ment uni latérale. Si la fente optique ne se ferme pas correctement, un colobome apparaît. Le développement d’un colobome peut être le résultat d’une agression externe du fœtus pendant la grossesse, ou dû à la mutation autosomique dominante (gène Pax). Matériels et méthodes : Nous rapportons une observation d’un colobome du nerf optique cher un Nourrisson de 04 mois ayant présenté depuis la naissance une exophtalmie axile associée à une cécité droite. L’imagerie par résonance magnétique a mis en évidence, une cavité kystique intra orbitaire intra conique remplaçant le nerf optique dans sa totalité. Le traitement chirurgical a permis l’ablation totale de la lésion, à travers un abord latéral de Kron- lein. Le kyste était volumineux, donnant une exophtalmie inesthétique raison pour laquelle une excision chirurgicale a été réalisée. L’examen anatomopathologique a montré une paroi formée de tissu neurorétinien entouré de tissu glial. Le résultat était satisfaisant sur le plan esthétique, la perte de la vue est définitive. Conclusion : En cas de kyste colobomateux volumineux intra orbitaire, l’excision chirurgicale est indiquée, par contre un kyste colobomateux de petite taille peu expressif doit être respecté. Une surveillance clinique et radiologique s’impose. PED6 LES KYSTES ARACHNOIDIENS SYLVIENS. MICROCHIRURGIE OU NEURO-EN- DOSCOPIE ? EXPERIENCE DANS UNE SERIES DE 70 CAS CINQ ANS APRES UNE COMMUNICATION PRECEDENTE Flavio Giordano, Barbara Spacca, Federico Mussa, Mirko Scagnet, Lorenzo Genitori Hôpital Pédiatrique «Anna Meyer» Firenze, Italie Introduction et objectifs La dérivation kysto-péritoneale (DKP) et la membranectomie microchirurgicale (MMC) sont les techniques classiques pour le traitement des kystes arachnoïdiens sylviens (KTS). La fenestra- tion neuro-endoscopique (FNE) est une nouvelle méthode avec moindre agressivité. Le but est d’analyser les résultats des techniques de MMC et FNE dans 70 patients cinq ans après une6
  5. 5. précédente observation.Matériel et MéthodeDans la période 1994-2011, 70 malades avec KTS symptomatique ont été opérés: 21 males,19 females; âge moyen 7,2 ans. Les KTS sans parenchyme cérébrale attraversée et sans sai-gnament ont été opérés par FNE. 36 patients ont été traités par MMC (groupe A), 34 par FNE(groupe B). L’âge moyen a été de 8,4 ans dans le groupe A, de 6,2 ans dans le groupe B.RésultatsGroup A-MMC (suivi moyen: 2,2 ans) : 33 cas (91%) ont été améliorés, 3 ne sont pas variés. Lescomplications ont intéressé 3/36 malades (8,3%) atteints d’hygrome subdural (HSD) ou pseudo-méningocèle. Ces enfants ont eu besoin d’une DKP (1) et d’une dérivation subduro-peritoneale(DSDP) temporaire (2) pour une période moyenne de 8,2 mois. Au dernier contrôle, 22 patientsavaient un KTS réduit, 7 stable et 4 disparu. Le patient avec DKP est encore dérivé.Group B-FNE (suivi moyen: 2,6 ans) : 28 patients (82.3%) ont bénéficié d’une amélioration cli-nique, et 5 sont immodifiés. Morbidité opératoire 8/34 cas (23,5%) pour HSD traitée par DSDP(5 cas) temporaire mantenue pour une période moyenne de 11,5 mois. Trois cas ont eu besoind’une DKP. Au dernier contrôle, 18 patients avaient un KTS réduit, 9 stable, 7 disparu. Les ma-lades avec DKP sont encore dérivés.ConclusionLes résultats cliniques et radiologiques sont presque les mêmes avec les deux techniques.L’avantage de la FNE est une moindre agressivité chirurgicale, comme démontré par l’absencede pseudoméningocèle. Les trois DKP secondaire dans le groupe B peut être en rapport avecl’âge plus basse. Ces résultats confirment l’expérience précédente.PED7SPINA BIFIDA APERTA : NOTRE EXPERIENCE A PROPOS DE 72 CASMohamed Lmejjati1,2, Khalid Aniba1,2, Mehdi Laghmari1,2, Houssine Ghannane1,2, Said Ait Benali1,21 Université Cadi Ayyad, faculté de médecine et de pharmacie, Marrakech; 2Service de Neurochi-rurgie, CHU Mohammed VI, Marrakech, Maroc.ObjectiveLe terme de Spina bifida désigne plusieurs anomalies vertébro- médullaires ayant en communune anomalie embryologique concernant le développement du tube neural.Les auteurs rapportent une série de 72 cas de Spina bifida aperta (SBA) dont le but est de souli-gner leur expérience sur la prise en charge thérapeutique de cette affection.Matériels et Méthodes Sur une période de 7ans allant de février 2002 à novembre 2009, nousavons colligé 72 cas de SBA. Ces patients ont été hospitalisés et traités au service de Neurochi-rurgie, CHU Mohammed VI de Marrakech, Maroc.RésultatsLe patient est sélectionné comme porteur de SBA lorsqu’il présente une tuméfaction postérieureen regard du rachis ayant un aspect en cocarde avec ou sans troubles neurologiques, neuro-or-thopédiques ou urologiques. Parmi les 72 patients, il y avait 41 garçons et 31 filles soit un sexeratio de 1,3. 35 enfants sont premier ou second dans la famille soit 46% des cas. L’âge des pa-tients varie entre 1 mois et 6 ans mais 80 % des malades sont âgés de moins de 3 mois; 4 casnégligés ont consulté à l’âge de 4 et 6 ans. La fréquence de recrutement était en moyenne de 11cas par an. La malformation a été bien épidermisée dans 39 cas soit 54% des cas.15 malades présentaient une fistule du LCR avec signes de surinfection locale dans 10 cas. Undéficit sensitivomoteur a été noté dans 48 cas à type de paraplégie flasque dans 28 cas, para-parésie dans 20 cas. 5 cas présentaient une anesthésie thermo-algique. 14 patients avaient unebéance anale. La macrocranie a été retrouvée dans 60 cas de SBA. 4 patients présentaient unretard de développement psychomoteur dont 3 avaient une myoloméningocèle de siège lombo- 7
  6. 6. sacré et l’autre de localisation lombaire. Le tableau malformatif associe en plus 3 cas d’hernie inguinale, 1 cas d’hernie ombilicale, 1 cas d’hernie inguino-scrotale bilatérale, 2 cas de prolapsus rectal et 4 cas d’hypospadias. Les malformations des pieds étaient les plus fréquentes, trouvées dans 30 % des cas. 9 patients dans notre série présentaient un pied bot varus équin bilatéral. Un seul malade avait en plus du pied bot une déformation thoracique. 2 patients présentaient une association de luxation congé- nitale de la hanche et pied bot. La tomodensitométrie cérébrale a été réalisée dans tous les cas montrant une hydrocéphalie chez 90 % des malades. L’imagerie par résonance magnétique de la malformation, faute de moyenne, n’a été pratiquée que six fois. 68 patients ont bénéficié d’un traitement chirurgical de la malformation et d’une dérivation ventri- culopéritonéale dans le même temps opératoire avec des suites simples. Un bilan malformatif a toujours été fait. L’évolution a été favorable dans 48 cas soit 70 %. Emaillée de complications; avec 4 cas de mé- ningite traitée avec bonne évolution et cinq cas de dysfonctionnement du shunt révisé. 2 cas de dysfonctionnement de la ventriculocisternostomie dérivé. 3 cas de fistule du liquide céphalorachi- dien opéré. L’évolution est stationnaire dans 35 cas soit 72%, alors qu’une discrète amélioration motrice est notée dans 9 cas soit 28%. Un décès a été noté chez un nourrisson où la malformation était de localisation cervicale. Conclusion L’amélioration du pronostic lointain nécessite une collaboration multidisciplinaire et des parents ; ce qui facilitera l’autonomie et donc l’insertion sociale du patient. PED8 SPONDYLOLISTHESIS DE GRADE 1 PAR ISTHMOLYSE : INTERET DU TRAITE- MENT PAR CORSET Maxime Ros, Emmanuel Moyse, Marion Reddy, Franck Accadbled, Sergio Boetto, Jérôme Sales de Gauzy CHU Toulouse, France Introduction La prise en charge du spondylolisthésis de grade 1 par lyse isthmique (Spl1) est controversée, dans la littérature la majorité des études ne montre pas d’évolution clinique différente entre les patients traités par corset et sans corset. Notre étude a pour but d’évaluer l’effet du corset dans le Spl1 chez l’enfant. Patients Nous présentons une série rétrospective de 155 enfants présentant un Spl1. Age moyen 12 ans (3 – 17), 82 garçons, 73 filles. Ils ont été classés en 3 groupes (G) à partir de la classification de Steiner et Micheli : G1 (Pas de douleur, sport sans restriction) 32 cas (20.5%), G2 (Gêne occasionnelle mais sport sans restriction ou douleur en cas d’activité importante, mais vie quotidienne normale) 69 cas (44.5%), G3 (Douleur dans la vie quotidienne) 55 cas (35%), Les G1 et G2 n’ont pas eu de traitement ou un traitement par rééducation. Le G3 a été traité par corset. Résultats A court terme,144 patients ont pu reprendre ou poursuivre une vie normale. 11 patients du8
  7. 7. groupe 3 (20%) présentant des douleurs persistantes à l’arrêt du corset ont été opérés.A moyen terme 45 patients (non opérés) ont été réévalués avec un recul moyen de 7 ans (2-16).12 G1 initiaux : 6 G1, 6 G2 à distance,16 G2 initiaux : 7 G1, 9 G2 à distance,17 G3 initiaux : 3 G1, 14 G2 à distance.Au recul, l’équilibre Sagittal a été évalué chez 22 patients. 9 G1, 13 G2 :Respectivement incidence pelvienne 75.5°/66.3°, version pelvienne 16°/11.7°, pente sacrée58.3°/54.6°, lordose lombaire 37.1°/41°.Il n’existe pas de différence significative entre les 2 groupesDiscussion et conclusionEn accord avec la littérature. Le corset présente un intérêt en phase aiguë avec des douleurs in-validantes dans la vie courante. Par contre à moyen terme, il ne se dégage pas d’influence entreabstention thérapeutique, rééducation ou corset. On remarque que la majorité des patients ayantprésenté initialement des douleurs invalidantes ont pu reprendre une vie normale, mais présen-tent des douleurs épisodiques.PED9DERIVATION VENTRICULO-VESICULAIRE : A PROPOS DE TROIS CASPhilippe Coubes, Mathieu Vassal, Jerome Cochereau, Syril James, Hossein AllalCHU MONTPELLIER, FranceNous rapportons l’expérience initiale de la dérivation ventriculo-vésiculaire chez trois enfants enéchec grave des sites de dérivation classique.Nous décrirons le matériel et la technique coelioscopique utilisée.Il s’agit d’un cathéter dont l’extrémité a été modifié pour permettre sa suture au péritoine vésicu-laire afin de le stabiliser définitivement. L’implantation coelioscopique permet l’évaluation de lacavité péritonéale et l’implantation sécurisée dans la vésicule sans abord direct.Au plan physiologique, ce site de drainage a de nombreux avantages et a permis de contrôlerune situation de mauvais pronostic chez les enfants opérés. Nous ne déplorons pas dans l’im-médiat de nouvelle complication.Les durées de suivi sont douze ans (prématurité post-hémorragique), deux ans (post infectieuse)et six mois (post-hémorragique) .RAC11EVALUATION DE L’INTERET DE LA FLUOROSCOPIE 3D INTRA-OPERATOIREDANS LA MISE EN PLACE DE VIS PEDICULAIRES LOMBAIRES PAR VOIE PERCU-TANEEFrançois Waterkeyn, Thierry Duprez, Edward Fomekong, Christian RaftopoulosCliniques universitaires Saint-Luc, BelgiqueIntroductionLa précision du vissage pédiculaire lombaire par voie percutanée est rendue difficile par lemanque de repères anatomiques. Nous rapportons notre expérience en utilisant une fluorosco-pie 3D intra-opératoire (F3Di). 9
  8. 8. Matériel et méthode Entre juin 2010 et février 2011, 24 patients consécutifs âgés de 21 à 84 ans (âge moyen = 59 ans) et souffrant de douleurs lombaires chroniques réfractaires au traitement médical, ont béné- ficié d’une ostéosynthèse percutanée avec ou sans arthrodèse en utilisant le système Viper 2 (DePuy Spine) et une fluoroscopie de type Artis zeego (Siemens). Une première F3Di a été réa- lisée après mise en place des broches de Kirschner, et celles placées en dehors du pédicule ont été repositionnées. Une seconde F3Di a été effectuée après insertion des vis pédiculaires percu- tanées (VPP), et chacune d’entre elles a été gradée en fonction du degré d’effraction pédiculaire (0, pas d’effraction; I, <2mm; II, 2 - 4mm; III, >4mm). Toutes les VPP grade III et les grades II trop médiales ont été repositionnées. Les VPP grade I et 0 ont été acceptées. Au total, 11 Kirschner ou VPP ont été repositionnées. Un scanner postopératoire a été réalisé chez tous les patients et chacune des VPP a été gradée par un radiologue indépendant. Résultats Sur un total de 106 VPP, le scanner a montré 101 (95.3%) grade 0, 2 (1.9%) grade I, 1 (0.9%) grade 2 et 2 (1.9%) grade 3. En absence de correction intra-opératoire, on aurait eu 91 (85.8%) grade 0, 2 (1.9%) grade I, 3 (2.8%) grade 2 et 10 (9.4%) grade 3. L’analyse statistique de la F3Di comme outil d’imagerie intra-opératoire a montré une valeur de sensibilité et de spécificité de respectivement 95% et 80% pour la reconnaissance des grades 0, et de 50% et 95.2% pour celle des grades I. Elles sont de 100% pour la reconnaissance des grades II et III. Aucune com- plication n’a été reportée dans cette série. Conclusion La F3Di permet de détecter durant l’intervention les broches de Kirschner et les VPP mal posi- tionnées, et ainsi améliorer le taux de VPP grade 0 et I de 85.8 à 97.2%. RAC12 LA FIXATION OCCIPITOCERVICALE POUR LE TRAITEMENT DES INSTABILITES CRANIOCERVICALES Ihab Zidan, Wael Foad Alexandria University, Egypte Introduction: The occipitocervical junction presents a unique, complex, biomechanical interface between the cranium and the upper cervical spine. Occipitocervical fixation has undergone significant evolu- tion due to advances in operative techniques and instrumentation techniques. Objective: The purpose of this study was to evaluate clinical and radiographic results of occipitocervical fu- sion in patients with craniocervical instabilities and to compare these results with others reported in the literature. Methods: This retrospective study reviewed 10 patients who underwent occipitocervical fixation for cra- niocervical instabilities between June 2007 and June 2010 in Alexandria hospitals. There were 7 males and 3 females and their ages ranged from 16 to 63 years with mean age of 42.1 years. As regard the clinical presentation, all patients had presented with neck pain before surgery, 8 patients (80%) with myelopathy, and 7 patients (70%) had presented with a neurological deficit either motor or sensory or both. The etiologies of occipitocervical instability in our study were trauma in three patients, rheumatoid arthritis in three patients, tumor in two patients and Down syndrome in two patients. All patients had preoperative craniocervical plain X-ray, CT and MRI examination. All patients underwent occipitocervical fixation surgery with various fixation systems and autologous bone grafts for fusion. Fusion was assessed by plain cervical X-ray films and CT scan, and the neurological outcome by Frankel grade. The mean follow-up period was 14.7 months (range, 4–24 months) including both clinical and radiological examination.10
  9. 9. Results:There were no operative mortalities or vascular injuries in our series. Two of our patients showedtransient neurological deterioration postoperatively that had resolved within three months. Wehad two cases with superficial wound infection and one case with cerebrospinal fluid fistula. Themean operation time was 207 min (range 130–320 min) and the mean volume of blood loss was354 ml (range 120–750 ml). Neck pain improved in all patients and no new instability developedat adjacent levels. Regarding the Frankel grade, five patients had shown improvement (Threepatients improved from Frankel grade C to grade D, one patient from Frankel grade A to grade Band one patient from Frankel grade D to grade E), while five patients remained at the same Fran-kel grade. A solid fusion was achieved in nine patients out of ten (90%).Conclusion:Occiptocervical fixation is indicated in the management of cranicervical instabilities resulting fromtrauma, rheumatoid arthritis, tumors and congenital anomalies of the craniocervical junction. Ac-curate imaging studies and proper patient selection are the keys to a successful outcome. Occi-pitocervical fusion procedures can be performed with low morbidity. A comprehensive knowledgeof the anatomy of the occipital-cervical junction is imperative. A wide variety of stabilization tech-niques and instrumentation systems are currently available, each of which has its own advan-tages and disadvantages.RAC13OSTEOSYNTHESE DU RACHIS DORSAL: 82 CASSaid Hilmani1, Abderrazak Bertal1, Khadija Ibahioin1, Abdessamad El Azhari3, Abdenbi El Kamar21 Faculté de médecine Casablanca, Maroc; 2CHU Ibn Rochd; 3Société marocaine de la chirurgiedu rachisIntroduction:Le traumatisme du rachis dorsal est moins fréquent que celui du rachis lombaire, mais de pro-nostic plus grave. Pour analyser les résultats cliniques de la chirurgie du rachis dorsal nous rap-portons une sérié de 82 cas.Matériel et méthode:C’est une étude rétrospective de 82 traumatismes du rachis dorsal opérés au CHU Ibn Rochdde Casablanca durant la période entre 2000 et 164 traumatisés du rachis dorsal. Il s’agit de 57hommes et 25 femmes, avec un âge moyen de 36 ans.Résultats:Un trouble neurologique est noté dans 45.12% qui était complet dans un tiers. Les fracturestassements prédominaient par 82.8%. La D12 est la plus touchées avec 57%. Tous les patientsétaient opérés par voie postérieure avec une ostéosynthèse et une laminectomie dans 43 casdont . L’évolution globale est marquée par 5 cas de récupération neurologique (14.3%). Elle estanalysée en classant les patients d’abord en fonction du déficit neurologique, puis en 3 groupesen fonction du degré du recul du mûr postérieur du corps de la vertèbre atteinte et l’apport de lalaminectomie. Ceux qui n’avaient pas de déficit, tous ont bien évolué dont 2 avaient un déficitpartiel avec récupération. Parmi 35 patients déficitaires qui ont tous bénéficié de la laminecto-mie, 5 ont récupéré le déficit dont 4 avaient un déficit partiel. Un des patients qui n’avaient pasde recul deux qui avaient un recul inférieur à un tiers avaient présente une complication neuro-logique transitoire, les autres ont bien évolué. Trois des patients qui avaient un recul supérieur àun tiers ont récupéré le déficit.Discussion et conclusion:La laminectomie, en de hors d’un déficit moteur ou d’un recul supérieur d’un tier, ne doit pas êtresystématique. 11
  10. 10. RAC14 DECOMPRESSION LOMBAIRE VIA OSTEOTOMIE DE L’APOPHYSE EPINEUSE POUR LE TRAITEMENT DE SPONDYLOLISTHESIS DEGENERATIVE Mohammed Al Jumaily, Joseph Tang, Martin Wilby The Walton Centre, Royaume-Uni Objectif: Observer l’innocuité et l’efficacité d’une technique mini destructive de décompression sans fu- sion chez les patients présentant une sténose lombaire secondaire à spondylolisthésis dégéné- rative. Méthodes: 30 patients présentant un spondylolisthésis dégénérative (SD) ont été consécutivement traité par un seul rachidien. Tous les patients présentaient une claudication neurogène secondaire à la SD. Tous les patients ont été opéré avec décompression lombaire en utilisant une technique d’ostéotomie de l’apophyse épineuse (1). En bref, cette approche ne requiert qu’une approche musculaire unilatérale avec la préservation du ligament inter épineux. Une décompression stan- dard centrolateral est ensuite réalisée. Données, composées de la score visuel analogique et douleurs dans les jambes et ODI ont été recueillies avant et après l’opération. Résultats: La majorité des patients étaient des femmes (23) avec un âge médian de 66 ans. 29 patients avaient grade 1 et 1 patient de grade 2. Le niveau de l’indice a été principalement L4 / 5 (25 pts, 83%) et L3 / 4 dans le reste (5 pts, 17%). 5 patients ont été notés pour avoir une déformation plan frontal ainsi que SD. 3 patients ont subi 2 niveaux de décompression. La durée moyenne de séjour est de 2 jours (extrêmes: 1 à 13 jours). 2 patients a subi une brèche durale lors de la chirurgie (les deux avec une scoliose). Parmi eux, un avait besoin d’une deuxième opération pour réparer une pseudoméningocèle. Tous les patients se sont améliorés après l’opération (de 3 à 26 mois; moyenne sur 8 mois). ODI nettement améliorée après l’opération (p <0,05). Un patient, cependant, ont développé une réci- dive des symptômes à 3-6 mois. Répétant l’imagerie a confirmé un feuillet accrue et une sténose récurrente. Ce patient a subi une re-décompression complétée par la fusion instrumentée. Conclusion: La technique décrite ci-dessus facilite une méthode sûre de décompression seul, sans fusion chez les patients avec SD, même chez les patients atteints de scoliose. La procédure est sans danger, efficace et facile à apprendre. Récupération postopératoire est rapide avec une hospita- lisation de courte durée. En dépit de préserver le ligament inter épineux, 2 / 30 patients (6%) a progressé à un glissement plus exigeant sagittal fusion. RAC15 TRAITEMENT PAR VERTEBROPLASTIE ET KYPHOPLASTIE. EXPERIENCE DU SERVICE DE NEUROCHIRURGIE DU CHU AVICENNE (2006-2010) Mustapha HEMAMA, Yassaad Oudrhiri, Nizar El Fatemi, Rachid Gana, Moulay Rachid El Maa- quili, Fouad Bellakhdar CHU Avicenne, Maroc Objectifs. Rapporter l’expérience du Service de Neurochirurgie au CHU Avicenne de Rabat dans le traite- ment des fractures-tassements vertébraux ostéoporotiques et métastatiques par la vertébroplas- tie et la kyphoplastie percutanées et évaluer les effets de ces deux techniques à court et à long terme sur la douleur et sur la stabilité rachidienne. Patients et méthodes. Il s’agit d’une étude rétrospective incluant les sujets ayant été traité par vertébroplastie ou par kyphoplastie entre 2006 et 2010 dans notre service. 26 patients au total (8 femmes et 1812
  11. 11. hommes, âge moyen = 54) ont été inclus dans cette série. L’efficacité de la technique utiliséea été évaluée à l’aide de l’échelle visuelle analogique (EVA) et à la mesure de la cyphose. Enoutre, les complications observées en post-opératoire ont été notées.Résultats.L’ensemble de la série a été suivi avec un recul moyen de 21 mois. 20 patients ont subi unevertébroplastie et les 6 autres une kyphoplastie. Au total, 28 vertèbres ont été traitées. En post-opératoire immédiat, une diminution significative du score moyen de la douleur sur l’échelle EVAa été observée chez l’ensemble des patients (de 7/10 à 1/10). Une réduction de la cyphose chezle total des patients a été observée (moyenne=6.1°). La mobilité a été retrouvée après 24 heuressans corset ni orthèse avec une reprise rapide de l’activité physique pour 24 patients. Un seulcas de détérioration neurologique postopératoire une laminectomie décompressive a été réa-lisée en urgence avec bonne évolution postopératoire est rapporté. Aucun cas de fracture desvertèbres adjacentes après traitement par vertébroplastie ou kyphoplastie n’a été constaté dansnotre série.Conclusion.La vertébroplastie et la kyphoplastie sont 2 techniques peu invasives permettant d’obtenir chezdes sujets fragiles, une amélioration rapide et significative de la douleur associée aux fractures-tassements vertébraux.RAC16SÉQUESTRECTOMIE ENDOSCOPIQUE LOMBAIRE PAR VOIE INTERLAMINAIRE :PREMIÈRES EXPÉRIENCES ET ÉTUDE D’UNE SÉRIE DE 50 CASJean-Yves Fournier, Heiko RichterSNCLF, SuisseObjectifEvaluer les difficultés d’introduction de la technique de séquestrectomie endoscopique lombaire(SEL) par 2 neurochirurgiens ainsi que les résultats cliniques des 50 premiers patients opéréspar voie interlaminaire pour hernie discale lombaire.Matériel et méthodeAnalyse des dossiers des 50 premiers patients ayant subi une SEL pour hernie discale lombaire,avec évaluation de la durée de l’intervention, du taux de conversion et des complications.RésultatsEntre le 04.04.2007 et le 07.02.2011 cinquante patients ont subi une SEL pour une hernie dis-cale lombaire. La majorité des patients (46) ont été opérés au niveau L5/S1, en fin de série 4patients ont été opérés au niveau L4/5, également par voie interlaminaire. La durée du tempsopératoire ainsi que le taux de conversion ont diminué régulièrement durant la période d’obser-vation ; de même les rares complications ont été observées au début de la période. L’augmenta-tion d’assurance des opérateurs a aussi permis d’augmenter la complexité des cas, ce qui s’estaccompagné d’une élévation de l’âge moyen.ConclusionL’analyse des données a permis de mettre en évidence une courbe d’apprentissage, liée à l’ac-coutumance au nouveau contexte avec la vision en 2 dimensions, l’orientation intra-opératoireet une instrumentation différentes . Une expérience de plus de 30 cas semble nécessaire avantd’atteindre un niveau de sécurité confortable. 13
  12. 12. RAC17 IMPLANT DYNAMIQUE CERVICAL. ALTERNATIVE ENTRE FUSION PAR CAGE ET PROTHESE DE DISQUE Guy Matgé Centre Hospitalier de Luxembourg, Luxembourg La fusion cervicale accélère la dégénérescence adjacente (DA). Le DCI combine les avantages de technique de fusion(par cage) avec la préservation du mouvement des prothèses. L’implant en titane de forme anatomique est un spacer dynamique et auto-stabilisant la colonne cervicale tout en contrôlant la flexion-extension, mouvement principal du rachis subaxial. L’absorption de choque (prévention de DA) est un avantage notable par rapport à la plupart des prothèses. Les indications du DCI concernent les segments symptomatiques et mobiles (>3°F/E) de C3 à C7 avec hernie discale, discopathie dégénérative, sténose canalaire centrale ou latérale, ainsi que la protection des niveaux adjacents à une ancienne fusion (clichés dynamiques cervicaux et IRM préopératoires indispensables). Avec un recul de 6 ans pour les 12 premiers cas opérés, la mobilité est conservée ou réduite sauf un cas de fusion à 18 mois. Les niveaux adjacents semblent conservés. Le risque de mi- gration antérieure de l’implant est réduit depuis les modifications (2008) de design du DCI, d’ins- trumentation et de technique chirurgicale. Les résultats cliniques de 44 patients suivis de 2008 à 2010 sont très encourageants de sorte que 91% des malades optent pour la même opération. Les effets adverses observé sont 2 migrations antérieures asymptomatiques, 3 cas d’ossifica- tions mineures, 1 cas de subsidence asymptomatique et 1 cas de DA. Le DCI a des indications nettement plus large que les prothèses conventionnelles comme la rotation cervicale est contrôlée: l’arthropathie n’est pas une contre-indication contrairement aux prothèses. Une hernie discale molle chez un sujet jeune peut justifier d’une prothèse, mais à 2.5 fois le prix du DCI. L’arthrodèse cervicale intervient dans la DA. Il est licite de retarder la fusion le plus longtemps possible avec l’arthroplastie. La fusion lente semble également protéger la DA. Le DCI est une alternative intéressante entre cage et prothèse. RAC18 EXPERIENCE AVEC 500 PROTHESES DISCALES CERVICALES DEPUIS 2004 Peter-Michael Zink, Marc Schnetzke ATOS Klinik Heidelberg, Allemagne Entre Juin 2004 et Octobre 2010 l’auteur a implanté 500 prothèses discales cervicales du type Prodisc-C auprès 331 patients. La discectomie a été effectué dans tout cas avec la résection bilatérale des processus uncinati d’après JUNG. La quote-part des effets secondaires indésirables pendant toute cette période a été basse: 1,5 % de révisions pour dislocation ou desserrement de la prothèse 3,6 % parésie du n.recurrens 1,5 % lésion temporaire d’une racine neurale. 89 patients avec 124 prothèses entre 2004 et 2007 ont été évalués, avec un âge moyen de 50,3 ans, dont 43 femelles et 46 mâles. Les douleurs, soit locales, soit radiculaires, soit maux de tête, ont amélioré d’un VAS de 7,9 à 2,0 après six moins.14
  13. 13. 27 de 45 patients avec une sensibilité troublée,30 de 34 patients avec des parésies,22 de 26 patients avec une démarche troublée ont démontré une amélioration.99,2 % des patients ont démontré une amélioration de la mobilité du rachis cervical.La quote-part de nécessité d’une nouvelle opération, soit révision, soit segment voisin pour unedégénération secondaire a été seulement un tiers d’un groupe comparable avec une fusion cer-vicale: 6 de 89 contre 18 de 91.En somme l’abandon de la fusion cervicale en faveur de l’implantation d’une prothèse a été unbon succès.RAC19INTERET DE L’INJECTION DE COLLE BIOLOGIQUE SOUS TDM DES KYSTES DETARLOV ET RESULTATS A PARTIR D’UNE SERIE DE 95 CASDaniel Maitrot1, Georg Zollner2, Frédérique Daemgen3SNCLF, France; 2Société Française de Neuroradiologie; 3Club Electrophysiologie du périnée1Notre objectif.Evaluer le rôle pathogène des kystes de Tarlov dans un certain nombre de situations cliniquesavant toute décision chirurgicale.Matériel et méthode.Parmi 300 dossiers et/ou patients, examinés entre juin 2004 et décembre 2009, nous avonssélectionné 95 patients (86 femmes et 9 hommes) dont la symptomatologie associait de façonsdiverses :lomboradiculalgies sacrées, douleurs sacro-coccygiennes, pelviennes, inguinales, périnéales,altérations uro-génitales et sexuelleset présentant aux explorations neuroradiologiques les points communs suivants :kystes de Tarlov sacrés, souvent au niveau S2 et/ou S3érosions des arcs postérieurs sacrés en regard des kystesaltérations de la communication entre le fourreau dural et les kystes, bien mises en évidence surles clichés retardés de la radiculosaccographie.Au fur et à mesure de notre expérience, nous avons accordé une place croissante à l’explorationélectrophysiologique et avons tenté en 2008/2009 de nous priver de la radiculosaccographieavec clichés tardifs.Résultats.17 absences d’efficacité sur la symptomatologie clinique2 échecs techniques2 cas particuliers6 ponctions simples sans injection de colle biologique (Tissucol*) les kystes s’étant avérés com-municants3 aggravations transitoires tant sur les algies que sur les troubles urinaires65 régressions de la symptomatologie, soit rapidement soit dans les semaines suivant l’injection.Selon la durée de cette amélioration ou du moment de la réapparition des symptômes, se discu-tait la place de la chirurgie voire d’une nouvelle injection de colle biologique. 15
  14. 14. Commentaires Nous présentons notre façon actuelle d’explorer ces patients et nos critères de sélection, tant pour l’injection de colle biologique sous TDM que pour d’éventuelles interventions en fonction des résultats observés. Nous détaillons également les corrélations entre nos échecs ou nos réussites et les particularités anatomo-cliniques rencontrées (multiplicité des kystes, extension pelvienne, antécédents chirurgicaux) ainsi que les résultats post-opératoires observés chez les patients où le test s’est avéré un échec ou lorsque la symptomatologie est réapparue. RAC110 KYSTES DE TARLOV. INJECTION INTRA KYSTIQUE DE COLLE BIOLOGIQUE SOUS TDM. TECHNIQUE ET ILLUSTRATIONS RADIOLOGIQUES Georg Zollner1, Daniel Maitrot2 Société Française de Neuroradiologie; 2SNCLF, France 1 Matériel et critères de sélection. A partir d’une série de 95 patients porteurs de kystes de Tarlov, vus en consultation puis en hos- pitalisation entre octobre 2004 et décembre 2009, parmi près de 300 dossiers ou patients, nous présentons les caractéristiques de la méthode d’injection intrakystique de colle biologique sous TDM. Ces patients ont tous subi les investigations multiples nécessaires au diagnostic et leurs points communs sont : · d’avoir une symptomatologie clinique pouvant correspondre à l’atteinte du ou des deux plus gros kystes · d’objectiver une érosion nette de l’arc postérieur en regard du ou des kystes à ponctionner · d’avoir des kystes dont le diamètre transversal minimum est de 10 mm · d’être non ou peu communicants à la radiculosaccographie avec clichés tardifs. Méthode La ponction est réalisée sous anesthésie locale et sous contrôle tomodensitométrique avec deux aiguilles de 20G et se doit d’être totalement atraumatique. Après prélèvement de LCR, une kys- tographie est pratiquée pour s’assurer du caractère peu ou non communicant du ou des deux kystes ponctionnés. L’injection de la colle biologique (Tissucol*) est ensuite pratiquée de façon à remplir la plus grande partie du ou des deux kystes sélectionnés. Vient ensuite le contrôle tomo- densitométrique et l’ablation des aiguilles à PL. Ensuite, le patient reste alité pendant deux heures et subit un contrôle clinique le soir et le lende- main où il est autorisé à quitter le service. Il est revu après 6 semaines et à plus long terme, en fonction de son évolution clinique. Une IRM de contrôle était volontiers pratiquée à 3 mois, au début de notre expérience. Présentation radiologique des résultats Nous présentons de façon détaillée, tant sur le plan clinique que radiologique, 3 observations illustrant cette approche qui se voulait d’abord diagnostique et se révèle en fait, également théra- peutique. Discussion des problèmes techniques Nous détaillons les quelques difficultés techniques rencontrées, soit lors de la ponction du ou des kystes, soit en fonction du matériel utilisé, soit lors de l’injection de la colle biologique et/ ou de sa préparation, ainsi que les raisons qui nous ont conduits assez rapidement au choix de ponctionner le kyste ou les deux kystes avec deux aiguilles, ainsi que les raisons qui font que nous ne ponctionnons pas plus de deux kystes16
  15. 15. VAS1CEPHALEE Chroniques SYMPTOMATIQUE D’ANEVRYSME INTRA CRANIENAVANT FISSURATION ? UNE ETUDE CAS-TEMOINSophie Curey, Stéphane Derrey, Olivier Langlois, François ProustCHU RouenObjectifsL’objectif était d’analyser le statut céphalalgique d’une cohorte de patients avant rupture anévris-male en comparaison d’un groupe témoin (T), afin d’identifier des critères sémiologiques orien-tant vers une céphalée symptomatique de l’AI.Patients et méthodeLa cohorte étudiée comprenait 40 patients consécutifs admis pour un AI rompu et pouvant ré-pondre à un questionnaire. Un groupe T apparié en âge et sexe était constitué de patients vo-lontaires hospitalisés pour spondylarthrose lombaire dégénérative. Un questionnaire standardiséutilisant les critères de l’International Headache Society permettait de classer les céphalées etleur stabilité ou non. Cette analyse prospective, réalisée par un neurologue unique, comparaitdeux périodes : l’année précédant le dernier trimestre et le dernier trimestre avant l’hospitalisa-tion. Les comparaisons utilisaient le test exact de Fisher (variables qualitatives), les tests t deStudent ou de Mann-Withney (variables quantitatives).RésultatsDurant le dernier trimestre précédant l’hospitalisation le statut céphalalgique était significative-ment modifié dans la cohorte AI (52,5%) par rapport au groupe T(12,5%). Les modifications descéphalées chroniques étaient plus fréquentes dans la cohorte étudiée (35,5% ; 11 patients) etau minimum 2 variables étaient modifiées chez 8 patients. Les céphalées en coup de tonnerreconcernaient exclusivement le groupe AI et retrouvées chez 17,5 % d’entre eux.DiscussionLes céphalées chroniques comme les céphalées en coup de tonnerre durant le dernier trimestreprécédant la rupture anévrismale peuvent être le témoin d’une transformation symptomatiqued’un AI non rompu.VAS2RÉGULARITÉ DES MOUVEMENTS ALTERNÉS DIGITAUX SUIVANT UNE HÉMOR-RAGIE SOUS-ARACHNOÏDIENNEDaniel Denis, Alexander Weil, Michel Wieslaw BojanowskiCentre Hospitalier de l’Université de Montréal, CanadaObjectifs:La régularité des mouvements répétés permet d’évaluer les aires motrices associatives servant àla planification, l’exécution et la répétition des gestes. Les effets de l’hémorragie sous-arachnoï-dienne (HSA) et de son traitement sur la régularité des mouvements alternés digitaux (RMAD)sont inconnus. Les objectifs de cette étude sont : (1) Analyser la RMAD, chez des patients traitéspour un anévrisme intracrânien rompu ou non rompu. (2) Déterminer si la RMAD est associée àla santé fonctionnelle après une HSA.Méthodologie:Étude prospective de 31 patients traités pour anévrisme cérébral qui ne présentent pas de paré-sie. Un groupe contrôle a été apparié pour l’âge et le sexe. Les mouvements répétitifs de flexion-extension de l’index ont été mesurés à l’aide d’un accéléromètre positionné sur la face dorsalede l’index. Les sujets devaient suivre un signal auditif ou visuel émit à 1.30 Hz. Les résultatsd’accélérométrie ont été transformés par la méthode de Fourier rapide afin d’obtenir un index de 17
  16. 16. régularité. La santé fonctionnelle a été mesurée par les questionnaires SF-36, GHQ-12, GOS et mRS. Résultats: Nos données préliminaires soutiennent que la RMAD est diminuée significativement suivant une HSA même en l’absence de lésions ischémiques. La présence de lésions ischémiques est cependant associée à une RMAD plus faible. La RMAD post-HSA semble s’améliorer avec le temps. Le traitement d’un anévrisme non rompu n’affecte pas la RMAD. Il semble exister une corrélation entre la santé fonctionnelle et la RMAD. Conclusion: Les patients ayant subit une HSA qui ne présentent pas de parésie ont une diminution significa- tive de la RMAD, même en l’absence de lésion ischémique. La RMAD semble pouvoir prédire la présence d’une atteinte de la santé fonctionnelle. VAS3 LES CAVERNOMES INTRAMEDULLAIRES; ANALYSE DE 5 CAS ET REVUE DE LA LITTERATURE Mohammed Yassaad Oudrhiri, Nizare El Fatemi, Mustapha Hemama, Rachid Gana, Rachid El Maaqili, Fouad Bellakhdar CHU Ibn Sina Rabat, Maroc Objectifs : Les auteurs exposent leur expérience dans la prise en charge des cavernomes intramédullaires en insistant sur la présentation clinique, l’intérêt de l’IRM dans le diagnostic et le choix de la technique chirurgicale dont découle le pronostic fonctionnel. Matériel et méthodes : Tous les patients pris en charge pour un cavernome intramédullaire dans les 10 dernières an- nées ont été revus, avec évaluation comparative du statut fonctionnel par l’échelle de Mc Cor- mick. Une analyse de l’imagerie médullaire, des modalités thérapeutiques, du résultat anatomo- pathologique ainsi que du pronostic à long terme ont également fait l’objet de ce travail. Résultats : 5 patients ont été colligés entre 1999 et 2009. Il s’agissait de 3 femmes et 2 hommes, d’une moyenne d’âge de 41 ans et une durée d’évolution moyenne pré-opératoire de 12 mois. Tous les patients ont été admis à l’occasion d’un accident hémorragique avec tableau de compression médullaire brutal : cervical dans 1 cas, dorsal dans 2 cas et un syndrome du cône médullaire dans 2 cas. Tous les patients ont bénéficié d’une IRM médullaire avec séquences angiogra- phiques, ayant montré l’aspect caractéristique de cavernome, en localisation centromédullaire dans un cas et postérieur dans 4 cas. L’angio IRM était normale dans tous les cas, éliminant ainsi d’autres types de malformations vasculaires. La prise en charge thérapeutique a été chirurgicale dans tous les cas, basée sur un abord pos- térieur avec myélotomie. L’exérèse a été complète et l’examen anatomopathologique a permis la confirmation diagnostique dans tous les cas. L’évolution post-opératoire a été favorable dans tous les cas (passage d’un grade III à I dans 3 cas et d’un grade IV à II dans 2 cas). Aucun cas de récidive n’a été noté durant la durée d’évolution. Conclusion : L’exérèse chirurgicale en bloc est le traitement de choix dans les cavernomes intra-médullaires symptomatiques dont le diagnostic radiologique est essentiellement basé sur l’IRM.18
  17. 17. VAS4ROLE DE L’IRM A TRES HAUT CHAMP (7T) DANS L’IMAGERIE VASCULAIRE CE-REBRALE, APPLICATIONS SCIENTIFIQUES ET CLINIQUES EN NEUROCHIRURGIEDino Saban1, Philip Damman1,2, Karsten Wrede1,2, Mark Ladd2,3, Ibrahim Sandalcioglu1, UlrichSure11 Département de Neurochirurgie, Hôpital Universitaire de Essen, Allemagne; 2Institut Erwin L.Hahn pour l’Imagerie par Résonnance Magnétique, Université de Duisbourg-Essen, Allemagne;3 Département de Radiologie et Neuroradiologie Diagnostique et Interventionnelle, Hôpital Univer-sitaire de Essen, AllemagneObjectifs:Grâce au rapport signal sur bruit (signal-to-noise-ratio, SNR) et à une susceptibilité supérieursaux scanners à bas et moyens champs, les IRM à très hauts champs permettent une améliora-tion de la résolution spatiale ainsi qu’une accélération des temps d’acquisition en imagerie céré-brale. Malgré des temps de relaxations T1, T2 et T2* différents, un taux d’absorption spécifiquesupérieur (spécifique absorption rate, SAR) et des artéfacts plus prononcés, nécessitant uneadaptation des paramètres des séquences, cette technique a le potentiel d’améliorer l’imageriepréopératoire en neurochirurgie. Nous présentons ici les résultats de notre expérience monocentrique dans l’utilisation d’un protocole d’imagerie à 7 Tesla (T) pour l’imagerie vasculaire céré-brale.Méthode:Différents protocoles d’acquisitions sont employés avec un scanner de 7T (Magnetom 7T, Sie-mens Healthcare, Erlangen, Allemagne) équipé d’une bobine de gradient de 125 cm avec uneamplitude maximale de 45 mT/m et de 220 mT/ms de slew rate. Nous utilisons une antenne têteémettrice-réceptrice à 8 canaux produite sur commande, auparavant testée en simulation etcalibrée, ainsi qu’une antenne tête à 1 canal d’émission et 32 canaux de réception commerciale-ment disponible (Nova medical Corp., USA). Afin de comparer nos résultats, nous avons réalisédes séquences correspondantes sur un scanner de 1.5T (Avanto, Siemens Healthcare, Erlan-gen, Germany) équipé de la même bobine de gradient. Des séquences avec et sans produit decontraste de gradient d’écho (GE), de turbo spin echo (TSE), de fast low angle shot (FLASH),ainsi que des séquences de susceptibilité magnétique (susceptibility weigthed imaging, SWI)sont acquises chez des volontaires sains, porteurs d’angiomes caverneux, d’anévrismes crâ-niens, de malformations artériovéneuses (MAVs) ou de fistules artériovéneuses.Résultats:L’IRM à 7T permet l’acquisition d’images de haute résolution du Cercle de Willis. La visualisa-tion de petites structures vasculaires, telles que les artères lenticulostriées est possible dansdes temps d’examen raisonnables en utilisant l’angiographie time of flight (TOF). La résolutionpréopératoire des anévrismes crâniens est comparable à celle obtenue par angiographie parsoustraction digitale en ce qui concerne la représentation de la configuration micro anatomiquedans notre série de 8 patients porteurs d’anévrismes cérébraux de localisations différentes. Lesséquences TOF sont également puissantes pour caractériser les MAV (4 cas) et les fistulesartériovéneuses (1 cas). Les séquences SWI sont quant à elles très utiles en complément auxautres séquences IRM pour le diagnostic des angiomes caverneux. Dans notre série de 30 pa-tients porteurs d’angiomes caverneux, les séquences SWI se sont révélées supérieures auxacquisitions IRM conventionnelles dans la détection de ces lésions et des données préliminairessuggèrent dans certains cas que cette méthode permet également la visualisation de structuresveineuses associées à ces malformations.Conclusions:L’IRM à 7T pourrait à l’avenir améliorer l’imagerie préopératoire en neurochirurgie. Les résultatspréliminaires de petites séries cliniques démontrent le potentiel des IRM à très hauts champspour des applications sélectionnées. Toutefois, des problèmes non résolus à ce jour concernantles bobines de gradient et les systèmes de radiofréquence (RF) limitent encore le potentiel decette technique. 19
  18. 18. VAS5 ANOMALIES DE DEVELOPPEMENT VEINEUX CEREBRAL Najia El Abbadi SNCLF, Maroc Patient de 54 ans, hospitalisé en urgence pour déficit hémicorporel avec paralysie oculomotrice. L‘IRM réalisée en urgence, a montré un hématome sur un cavernome du plancher du 4°ventri- cule associé à une DVA. L’angio-IRM ne montrait pas de signes en faveur de malformation artérioveineuse. Lors de la chirurgie du cavernome, l’aspect peropératoire du cavernome remanié prêtait confu- sion avec une malformation artérioveineuse (MAV) avec présence d’une volumineuse veine de drainage. La résection a été reportée jusqu’à la réalisation d’une artériographie pour éliminer une MAV laquelle nécessiterait une embolisation suivie éventuellement d’une chirurgie. L’intérêt de cette observation est de connaître l’aspect IRM de la DVA lorsqu’elle est associée à un cavernome puisque l’attitude thérapeutique en dépendra. VAS6 BOW HUNTER SYNDROME. A PROPOS DE 8 CAS Bernard George, Damien Bresson SNCLF, France Le Bow Hunter syndrome correspond à une compression extrinsèque intermittente de l’artère vertébrale au niveau de la charnière cranio-cervicale. Il s’agit d’une pathologie rare qu’il faut sa- voir reconnaitre car elle peut entrainer des lésions ischémiques sévères. Le traitement est chirur- gical par décompression de l’artère vertébrale. Notre série comprend 8 cas dont 4 adultes et 4 enfants. La compression était unilatérale 6 fois et bilatérale 2 fois; elle était due à une bande fibreuse dans 4 cas, à une anomalie osseuse dans 2 cas et l’association des deux dans 2 cas. Chez deux patients, des images d’infarctus étaient présentes en IRM. Chez tous les patients ont été observés des manifestations d’insuffisance ver- tébro-basilaire régressives sauf chez un patient qui conserve une hémiparésie. Le traitement a toujours comporté une décompression de l’artère vertébrale par voie antérolaté- rale 6 fois et par voie postéro-latérale 2 fois. Deux fois elle a été associée à une fixation occipito- cervicale en raison d’une instabilité de la charnière cranio-cervicale. Aucune morbidité n’a été déplorée. DIV1 TECHNIQUE OPERATOIRE DE LA DREZOTOMIE MICROCHIRURGICALE (DMC) POUR DOULEURS NEUROPATHIQUES APRES LESION TRAUMATIQUE DU CONE MEDULLAIRE. (vidéo –présentation : 5 minutes) Marc Sindou, Santiago Driollet, Patrick Mertens Hôpital Neurologique P. Wertheimer, France Des douleurs neuropathiques viennent fréquemment compliquer les lésions de la moelle épi- nière et des racines spinales (avec une incidence de 35% pour les lésions du Cône médullaire et/ou de la Queue de cheval, après fracture de la charnière thoraco-lombaire). Notre expérience clinique nous a montré que (seule) la composante segmentaire de ces douleurs pouvait être supprimée de façon durable par la DREZotomie, et cela dans les ¾ des cas. La chirurgie en est20
  19. 19. souvent difficile, du fait des remaniements cicatriciels.Le cas illustratif est celui d’un patient atteint de douleurs segmentaires de topographie L2 à L5des deux membres inférieurs, associant des décharges électriques sur fond douloureux lanci-nant et brûlant, d’une intensité de 9/10 sur l’échelle EVA.La technique opératoire comporta les étapes suivantes : décubitus ventral sur coussin, laminec-tomie Th10-L2 ; ouverture de la dure-mère et libération de la moelle et des racines de l’arachnoï-dite engainante ; identification du sillon dorso-latéral, longé par l’artère dorso-latérale émanantà gauche d’une branche postérieure de l’artère d’Adamkiewicz, naissant de L2 gauche ; récline-ment des radicelles lombaires L1 à L5 pour accéder à la berge ventro-latérale du sillon; incisionlongitudinale aux microciseaux et au microbistouri ; microcoagulations de la DREZ et de la cornedorsale, tous les millimètres, de L2 à L5, jusqu’à une profondeur de 3 mm avec 45° d’obliquité.La chirurgie fut suivie d’une sédation de la douleur des deux membres inférieurs (0 à l’échelleEVA) permettant de supprimer les thérapeutiques antalgiques.Dans la série globale du service de 42 cas de douleurs « segmentaires » après atteinte trau-matique du cône médullaire, le taux de sédation (= suppression des antalgiques opiacés et declasse II-III) a été de 73% à long terme (Kaplan-Meier analyse).DIV2TECHNIQUE OPERATOIRE DE LA DREZOTOMIE MICROCHIRURGICALE (DMC)POUR LES DOULEURS NEUROPATHIQUES APRES AVULSION DU PLEXUS BRA-CHIAL (vidéo-présentation, 5 minutes)Marc Sindou, Santiago Driollet, Patrick MertensHôpital Neurologique P. Wertheimer, FranceDes douleurs neuropathiques viennent compliquer les traumatismes du plexus brachial, dans90% des cas lorsque les lésions siègent entre le ganglion spinal et la moelle, cad. en situationpréganglionnaire, en particulier en cas d’avulsions. Ces douleurs associent généralement unecomposante paroxystique (à type de décharges électriques) et un fond douloureux permanent(à prédominance de brûlures et broiements). Ces douleurs sont le plus souvent rebelles auxtraitements médicamenteux et à la stimulation médullaire (puisque les lésions sont pré-ganglion-naires).Le cas illustratif est celui d’un patient victime d’avulsion des racines cervicales avec douleursd’une intensité 9 sur l’échelle EVA.La technique opératoire fut la suivante : décubitus ventral avec cou légèrement fléchi et têtebasse pour éviter une trop grande fuite de LCS ; hémilaminectomie C4-C7 avec conservationdes épineuses et des articulaires ; ouverture de l’arachnoïde siège d’une arachnoïdite ; identifi-cation du sillon dorso-latéral, puis incision du sillon aux micro-ciseaux et au micro-bistouri à 35°d’obliquité ; microcoagulations à la pince bipolaire de la DREZ et de la corne dorsale tous lesmillimètres sur toute la hauteur de la moelle désafférentée, jusqu’à une profondeur de 3 mm.Dans la série globale du service, de 84 cas le taux de sédation (=suppression des antalgiquesopiacés et de classe II-III) a été globalement de 76% à long-terme (Kaplan-Meier analyse), de84% pour la composante paroxystique et de 73% pour le fond douloureux permanent. 21
  20. 20. DIV3 STEREOTACTIC MICROENDOSCOPY FOR TRANSVENTRICULAR ANTERIOR THA- LAMUS LEAD IMPLANTATION IN THE TREATMENT OF REFRACTORY EPILEPSY BY DBS - technical note Philippe Coubes, Victoria Gonzales, Laura Cif, Arielle Crespel, Philippe Gelisse, Ana Moura Ri- beiro, Syril James CHU Montpellier, France The use of DBS has recently been proposed for treating refractory epilepsy (Fisher et al, SANTE study group, Epilepsia 51(5):899-908 2010). The target to be reached is the anterior thalamic nucleus located immediately under the choroidal fissure to be approached through the anterior horn of the lateral ventricle. The small distance to the glomus of the choroidal plexus (potentially mobile) with the superior choroidal vein and artery, to the thalamo-striate vein and the density of the ependymal vessels in this area must be considered as the reported risk of bleeding, coming with a blind insertion of the lead, is 4.5% in the SANTE pilot study. We discuss the interest of using a micro endoscope (1.5mm) (Storz*) during the course of the stereotactical procedure to be inserted in the canula just before the insertion of the lead. This al- low to check for the absence of vessel at risk of bleeding when entering the thalamus in the ven- tricle and does not lengthen the operation. DIV4 VALEUR DE LA MESURE DU DIAMETRE DE L’ENVELOPPE DU NERF OPTIQUE PAR L’ECHOGRAPHIE POUR LA DETECTION DE L’HYPERTENSION INTRACRA- NIENNE Julie Dubourg1, Emmanuel Jouanneau2, Mahmoud Messerer2, Etienne Javouhey3, Behrouz Kas- sai1 1 Inserm, CIC201, Lyon, F-69000 France; Univ Lyon, Lyon, F-69000 France; CHU Lyon, Hop L Pradel, Service de Pharmacologie Clinique, EPICIME, F-69000 France; 2Service de Neurochirur- gie, Hôpital Neurologique Pierre Wertheimer, Lyon, France; 3Service de Réanimation Pédiatrique, Hôpital Femme Mère Enfant, Lyon, France Objectifs : La technique de référence pour la mesure de la pression intracrânienne (PIC) demeure la mise en place, invasive, d’un capteur intraparenchymateux ou intraventriculaire. La mesure du dia- mètre de l’enveloppe du nerf optique (DENO) par échographie est une méthode non invasive qui a été décrite comme outil diagnostique pour la détection de l’hypertension intracrânienne (HTIC), grâce à la mesure de la distension des espaces sous-arachnoïdiens qui entourent la por- tion rétrobulbaire du nerf optique. Le but de cette méta-analyse était d’évaluer les performances diagnostiques de cet outil pour la détection de l’HTIC en comparaison à la méthode de référence (PIC). Méthodes : Une revue systématique de la littérature, sans restriction de langues, a été réalisée dans des bases de recherche électronique. Les études étaient retenues quand il y avait comparaison entre l’échographie du DENO et le capteur intraparenchymateux ou intraventriculaire. Résultats : Six études, incluant 231 patients, ont été inclues dans la méta-analyse. Le seuil utilisé, pour déterminer la positivité de l’échographie du DENO, variait entre les études de 5 mm à 5.9 mm. L’HTIC était définie comme une augmentation de la PIC égale ou supérieure à 20 mmHg. Pour la détection de l’HTIC, la sensibilité moyenne de l’échographie du DENO comparée au gold stan- dard (capteur invasif de PIC) était de 90% [95% IC : 80% - 95%], la spécificité moyenne était de 85% [95% IC : 73% - 93%] et le diagnostic odds ratio était de 51 [95% IC : 22 – 121]. L’aire sous la courbe SROC (Summary receiver-operating characteristic) était de 0.94 [95% IC: 0.91 – 0.96].22
  21. 21. Conclusions:L’échographie du DENO montre un bon niveau de performance diagnostique pour la détectionde l’HTIC. En situation de décision clinique, cette technique pourrait aider les neurochirurgiens etles réanimateurs à mieux poser les indications de pose de capteur de PIC dans les situations oùil n’existe pas de recommandations spécifiques.DIV5LES HYDROCEPHALIES CHRONIQUES DE L’ADULTE FACTEURS DE PRONOSTICET BONS CANDIDATS A LA CHIRURGIEFaycal Moufid, Nizare El Fatemi, Mustapha Hemama, Rachid Gana, Rachid El Maaqili, FouadBellakhdarService de Neurochirurgie de l’Hôpital Ibn Sina. MarocObjectif :Nous rapportons une étude rétrospective de la conduite à tenir diagnostique et thérapeutique del’hydrocéphalie chronique de l’adulte (HCA), avec proposition d’un certain nombre de facteurspronostiques.Matériel & méthodes :Etude rétrospective, de Janvier 1997 à Décembre 2007. Tous les patients ont été examinés enpré et en postopératoire, 3 mois, et/ou 6 mois puis et/ou tout les ans (données de la consulta-tion). Les Critères d’inclusion sont : tableau clinique HCA, tableau radiologique, dossiers exploi-tablesRésultats :33 patients étudiés, avec 2 groupes de résultats : Résultats cliniques, et Complications ou morbi-dité. Pour les résultats cliniques, l’âge moyen est de 62,3 ans, prédominance masculine. Les an-técédents: hypertension artérielle 7cas, Diabète 3cas, Cardiopathie 4cas. La Durée d’évolutiondes symptômes est de 1,55 ans en moyenne. La Chirurgie a compris : shunt ventriculoperitoneal(DVP) 29 / 33 cas, Valve Pression (P) programmable 9 cas ( réglage de la valve à 8 -10 cm H20)Valve P fixe ( basse pression) 20 Cas. Les Résultats post opératoires : Complications avec infec-tion 2 cas, hyperdrainage 3 cas (3 réinterventions), mortalité 3 cas. Les Résultats cliniques postopératoire: Amélioration par l’interrogatoire du patient ou de l’entourage, examen clinique : amé-lioration de 22 cas sur 33, avec Recul de 2 ans en moyenne. Les Variables significatives sont :Triade complète ou trouble de la marche au 1er plan, Index bifrontal (IBF) > 0,5, durée d’évolu-tion de la symptomatologie < 2 ans, et Test de résistance à l’écoulement du liquide cérébrospinal(LCR) positif.Conclusion:Bons candidats à une dérivation: Triade complète ou trouble de la marche au 1er plan, et IBF >0,5 ; Le Test de résistance à l’écoulement du LCR permet de sélectionner les patients. Enfin, lapersistance de la dilatation ventriculaire après DVP n’est pas corrélée aux mauvais résultats cli-niques.DIV6PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES TRAUMATISMES CRANIO ENCEPHALIQUES ENAbd-El Kader Moumouni1, Emile Mansenh2, Thomas Lokossou3, Holdan Fadigba2, Huguer Gan-daho2, Kisito Quenum2, Martin Chobli31 CHU Yopougon, Cote d’Ivoire; 2SAMU BENIN; 3Service Polyvalent Danesthesie Et De Reanima-tionIntroductionLes traumatismes crânio-encéphaliques sont les manifestations encéphaliques, d’apparition im-médiate ou retardée, suite à une agression physique directe ou indirecte, de la boite 23
  22. 22. crânienne. L’évolution immédiate peut être imprévisible. Sa prise en charge commence depuis le lieu de l’accident. C’est l’une des pathologies pour lesquelles, la prise en charge préhospitalière est bien codifiée. Objectifs Les auteurs rapportent, l’expérience du SAMU Bénin, dans la gestion pré hospitalière des trau- matisés crâniens à travers 146 cas. Résultats Sur les 146 patients, 116 sont de sexe masculin soit 79%, avec un âge moyen de 32 ans. 68% des traumatismes sont survenus par accident de la voie publique. Et la demande d’aide du SAMU a été formulée par les usagers de la voie publique pour 41% des blessés. Environ 8 % sont des traumatisés crâniens graves dont plus des ¾ sont décédés en réanimation. Dans l’équipe d’intervention du SAMU, il y avait un médecin réanimateur dans prés de 77 %. Pour les autres équipes, il y avait soit un chirurgien, soit un médecin généraliste. 34 blessés ont bénéficié d’un transport dans un matelas coquille. Le collier cervical rigide a été utilisé chez les 8 trauma- tisés graves. La durée d’hospitalisation des patients est comprise entre quelques heures aux ur- gences et 90 jours dans le service d’hospitalisation. 09 patients sont décédés dont une patiente avant d’arriver aux urgences. Conclusion La gestion préhospitalière des traumatisés crâniens a connu un meilleur essor avec le SAMU au Bénin. Mais beaucoup de travail reste encore à faire. DIV7 BRECHES OSTEO-DURALES DE LA FOSSE TEMPORALE Sadok Ben Amor1, Nejib Khouja1, Aouidj Lassaad2, Hela Hajri3 1 Clinique Neurologique La Soukra; Tunis; (Tunisie); 2Institut National de Neurologie; Tunis ; (Tuni- sie); 3Hôpital Charles Nicolle; Tunis; (Tunisie) Introduction: Les brèches osteo-durales spontanées de LCS au niveau de l’oreille moyenne sont relativement rares et de diagnostic difficile Méthode: Etude rétrospective de 5 observations Résultats: L’effusion de liquide dans l’oreille moyenne a été révélateur chez 2 patients, une otorrhée (2 pa- tients) et une rhinorrhée ( 1 patient) Le diagnostic a été établi grâce a l’IRM et CT scan 4 patients ont été opérés par voie sous-temporale et 1 patient par voie trans-mastoïdienne Le défet osseux était multiple incluant le tegmen et la masoide dans tous les cas, complexe pre- nant tout le toit de l’os temporal (1patient) et plus général dans un cadre polymalformatif chez un patient. Le colmatage était suffisant chez 3 patients. Deux récidives ont nécessite des PL déplétives chez un patient et une dérivation lombo-péritonéale chez un autre. Conclusion: Les défets ostéo-duraux temporaux sont souvent multiples. La prise en charge est plus difficile dans les cas complexes polymalformatifs24
  23. 23. DIV8DU BON USAGE DES TETIERES A PRISE OSSEUSE EN NEUROCHIRURGIE : RE-VUE DES COMPLICATIONS ET RECOMMANDATIONS D’UTILISATIONPierre-Aurélien Beuriat1, Bogdan Ene2, Bernard Vallee3, Moncef Berhouma41 Hospice civil de Lyon, France; 2Hospice civil de Lyon, France; 3Hospice civil de Lyon, France;4 Hospice civil de Lyon, FrancePlusieurs types de têtières sont utilisés en neurochirurgie, permettant une fixation de la tête etune sécurité lors d’interventions intéressant l’extrémité céphalique ou le rachis cervical.Des complications, liées à leur utilisation, peuvent survenir, particulièrement dans la populationpédiatrique. Les auteurs proposent de réaliser une revue exhaustive de la littérature et présen-tent une série de recommandations pour éviter ces complications.Parmi 26 cas de complications liées à l’utilisation de ces têtières, collectées dans 17 articles,9 (34,61%) sont survenues chez des adultes et 17 (65,39%) chez des enfants (âge inférieur à18 ans). Les complications retrouvées, parfois associées, étaient : bris de têtière (7,7%), héma-tomes extra-duraux (38,5%), fractures du crâne (61,5%, essentiellement chez les enfants) sansou avec déchirure de la dure-mère (19,2%), embolies gazeuses (15,4%), fistule artério-veineusepost-traumatique au dépens des vaisseaux méningés moyens (3,8%), anévrysme post-trauma-tique de l’artère temporale superficielle (3,8%), fracture de sinus frontal associée à une rhinor-rhée (3,8%).Une connaissance de l’anatomie du scalp et du crâne est indispensable pour diminuer l’inci-dence des complications lors de l’utilisation d’une têtière à prise osseuse, notamment le réseauvasculaire superficiel ainsi que l’innervation du scalp.Les auteurs rappellent les recommandations d’utilisation de ce type de têtière : Eviter l’usaged’une têtière à prise osseuse dès que possible, inspecter la têtière à chaque utilisation, planifierun entretien régulier et un stockage adéquat, fixer la têtière en évitant les structures vasculo-ner-veuses du scalp et les zones de fragilité osseuse, utiliser des pointeaux pédiatriques chez l’en-fant, mettre de la pommade bétadinée sur les pointeaux, toujours retirer les pointeaux lorsque lepatient est en position horizontale et adapter la pression de serrage.DIV9DEVENIR DES PATIENTS PRIS EN CHARGE PAR LE SAMU BENINAbd-El Kader Moumouni1, Thomas Lokossou2, Emile Mensanh2, Hugues Gandaho2, MadinathAgbetou2, Martin Chobli21 CHU Yopougon, service de Neurochirurgie; 2Service Aide Médicale d’ Urgence SAMU BENINUL’enquête a porté sur 172 patients dont 61 % des sont des adultes jeunes d’âge compris entre15 et 45 ans, une prédominance féminine à 60% ; sexe ratio = 0,67.91% des demandes d’aides sont de nature urgente. 54 % des interventions sont régulées enmoins de 5 minutes. Dans une proportion de 58%, les interventions ont une durée totale com-prise entre 60 et 90 minutes et 74% des interventions du SAMU au Bénin se déroulent dans unmilieu hospitalier. 80 % des patients sont acheminés aux urgences du Centre Hospitalier Uni-versitaire et les détresses neurologiques et les urgences obstétricales sont les motifs d’appel lesplus fréquents. L’altération de l’état de conscience est l’élément majeur des détresses neurolo-giques. De tous les patients pris en charge dans un cadre de traumatisme, 62% sont des trau-matisés crâniens. 88% des patients ont bénéficié d’une voie veineuse périphérique. 19 patientsont été intubés. Pour 15 % patients, l’état clinique s’est amélioré aux soins exclusifs du SAMU.31 % des patients ont une durée d’hospitalisation comprise entre 2 et 3 jours. Près de 22 % despatients soit 38, sont décédés en cours d’hospitalisation dont 24 décès survenus enRéanimation et 19 survenus dès le premier jour. 25
  24. 24. DIV10 PRISE EN CHARGE DES SYRINGOMYÉLIES AU CHU IBN ROCHD DE CASABLANCA. ANALYSE DE 42 CAS Pascal, Compaore; M. Aminou, Sanda; Mohamed, Mokri; Khadija, Ibahioin; Said, Hilmani; Abdelhakim, Lakhdar; Abdessamad, Naja; Ali, Ouboukhlik; Abdenbi, El Kamar; Abdessamad, El Azhari Casablanca, MA Introduction

 La syringomyélie est une cavité intra médullaire remplie de LCR (Liquide Céphalo-Rachidien) consécu- tive en règle générale à une perturbation de sa circulation extra médullaire. L’obstacle siège habituelle- ment au niveau de la charnière crânio-cervicale définissant les syringomyélies foraminales.
Nous rap- portons l’expérience du Service de Neurochirurgie du CHU IBN ROCHD de Casablanca en matière de syringomyélie sur une période de 17 ans.

 Matériel et Méthodes

 De 1993 à 2010, 42 cas de syringomyélie ont été prise en charge dans notre service.
C’est une étude rétrospective basée sur l’étude des dossiers des patients et de leur suivi en consultation.

 Résultats

Nous avons recensé 19 hommes et 23 femmes avec un age moyen de 42 ans pour des ex- trêmes allant de 7 à 61 ans. La fréquence moyenne est de 2,35 cas par an, mais il y a eu une recrudes- cence ces 5 dernières années avec une fréquence atteignant 5 cas par an.

Une décompression crânio -cervicale a été réalisée dans 36 cas (86%), contre une dérivation syringo-péritonéale ou syringo sous arachnoïdienne dans 5 cas (12%). Après un recul de 36 mois, une amélioration clinique a été observée dans 65,5% des cas alors que 22% des patients sont restés stationnaires.
 Conclusion

Le diagnostic précoce des cavités syringomyéiques, la recherche de malformations de la charnière crânio-cervicale et d’autres lésions associées, possible actuellement grâce à l’IRM, doit être effectués devant un tableau clinique évocateur. La décompression de la charnière crânio –cervicale reste la méthode la plus utilisée pour le traitement. Toute fois, une prise en charge multidisciplinaire est indispensable pour le suivi de ces malades. DIV11 APPORT DE LA RADIO-DETECTION EN NEUROCHIRURGIE Sidi Said, Abderrahmane (Alger, DZ) Introduction: La collaboration multidisciplinaire dans la prise en charge de nombreuses affections neurochirurgicales connait ces dernières années un développement considérable.En effet nos relations avec nos collègues de l’imagerie médicale,ORL,anatomopathologistes...se renforcent et se consolident davantage. Nous rapportons dans cette étude prospective le résultat de notre collaboration avec nos collè- gues de la Médecine nucléaire. Matériel et Méthodes: Il s’agit du cas d’une jeune étudiande de 18 ans qui a présenté cliniquement depuis quelques mois un syndrome rachidien lombaire associé à une atteinte radiculaire L5 à l’origine de douleurs intenses perturbant la scolarité,le sommeil et sa vie quotidienne.L’exploration neuroscintigra- phique était en faveur d’un ostéoblastome touchant une partie du corps du pédicule et l’articu- laire supérieure ddroite de la 5ème vertèbre lombaire. Résultats et Conclusions: Le traitement chirurgical a nécessité l’apport et le contrôle peropératoir par un matériel de radiodétection, en collaboration avec nos collègues de la médecine nucléaire, de la preuve de l’éxérèse totale de la lésion.Cela a été rendu possible, durant l’intervention, par l’observation de la normalisation du rapport de fixation du traceur à tropisme osseux incorporé par les ostéoblastes au niveau du site opératoire. Le résultat post opératoire est très bon avec un recul de 09 ans.26
  25. 25. RAC21RESECTION TRANSORALE DE L’ODONTOÏDE DANS DEUX CAS DE FRACTURESPSEUDARTHROSEES RESPONSABLES D’UNE COMPRESSION MEDULLAIRESébastien Freppel, Vincent Roualdes, Saïd Taha, Karl Doe, Laurent NoguesCHR de La Réunion, RéunionOBJECTIFS:Les fractures de l’odontoïde représentent environ 18% des lésions traumatiques cervicales. Cesfractures peuvent passer inaperçues du fait de la difficulté de leur diagnostic sur des radiogra-phies cervicales simples ou sur les coupes axiales d’un scanner cervical. Le retard diagnostic estun des principaux facteurs de risque de pseudarthrose. Le mode de révélation le plus fréquentde ces fractures pseudarthrosées est l’apparition progressive de troubles neurologiques. Dansce cas, une prise en charge rapide pour décompression et stabilisation est indispensable.METHODES :Nous décrivons deux cas de fractures de l’odontoïde pseudarthrosées et déplacées respon-sables d’une compression antérieure de la moelle. Ces deux patients ont bénéficié d’une résec-tion transorale de l’odontoïde puis d’une fixation postérieure au cours du même temps chirurgi-cal. Nous confrontons cette prise en charge à une revue de la littérature.RESULTATS :La résection par voie transorale de l’odontoïde a permis d’améliorer la symptomatologie neuro-logique de ces deux patients. La fixation par voie postérieure seule s’est avérée suffisante dansles deux cas que nous présentons.CONCLUSIONS :La survenue d’un déficit neurologique révélant une fracture pseudarthrosée de l’odontoïde estune complication grave nécessitant une prise en charge rapide. La faible mobilité de ces frac-tures, souvent entourées d’un tissu fibreux, exclut une réduction par manœuvres externes. Larésection de l’arc postérieur de l’atlas dans les cas de compression médullaire par un déplace-ment postérieur de l’odontoïde est inutile et dangereuse. La résection de l’odontoïde par voie an-térieure est une technique sûre et efficace nécessitant néanmoins une instrumentation durant lemême temps chirurgical. Les modalités de cette instrumentation restent actuellement débattues.RAC22ASTROCYTOME INTRA MEDULLAIRE A PROPOS D’UN CASRabah Kouadria, Khadidja KadiService de neurochirurgie CHU Sidi Belabbes AlgerieObjectif:Reporter une issue controversée de la chirurgie en deux temps d’un astrocytome médullaire.Méthodes:Il s’agit d’une jeune femme de 35 ans, qui a présenté une détérioration neurologique rapide avectroubles vésico sphinctériens.Dans le premier temps chirurgical, on s’est contenté d’une biopsie en raison de l’aspect macros-copique suspect.Contre toute attente, l’évolution a été relativement favorable, et l’examen histologique est revenuen faveur d’un astrocytome grade II. Un deuxième temps chirurgical s’est imposé ou une résec-tion subtotale a été réalisée, avec plastie durale.1 mois après la chirurgie, il y a eu une aggravation neurologique et des troubles du comporte-ment.L’IRM de contrôle a montré une dissémination leptoméningées, et le second examen histolo-gique a corrigé le diagnostic en faveur d’un glioblastome.La patiente est décédée.Conclusion:Le type histologique des astrocytomes en particulier chez des patients en mauvais état neurolo- 27
  26. 26. gique est un facteur prédicateur de la qualité de l’exérèse. Résumé: l’exérèse d’astrocytomes intra médullaire infiltrant est un véritable chalenge. RAC23 LE MENINGIOME DU CANAL RACHIDIEN Zineb Erradey, Mohammed Boulfaiz, Khadija Ibahioin, Said Hilmani, Abdessamad Naja, Abdenbi El Kamar, Abdessamad El Azhari Société marocaine de neurochirurgie, Maroc INTRODUCTION : Le méningiome du canal rachidien représente 10 % de l’ensemble des méningiomes et environ 30 % des tumeurs intracanalaires. Longtemps méconnu, il évolue vers un tableau de compres- sion médullaire qui constitue une urgence thérapeutique. OBJECTIFS : Etude des aspects cliniques, radiologiques, thérapeutiques et évolutifs de ces tumeurs MATERIELS ET METHODES : Il s’agit d’une étude rétrospective concernant 36 cas de méningiomes rachidiens, recensés au service de Neurochirurgie du CHU Ibnou Rochd de Casablanca, durant une période de 22 ans (1988-2009). RESULTATS : L’âge des patients varie de 14 à 76 ans (une moyenne de 45 ans), avec une prédominance féminine de 81,81%, la localisation dorsale est la plus fréquente (84,84%). Le tableau clinique est longtemps silencieux et le délai diagnostique se situe entre 1 mois et 4 ans. L’imagerie par résonance magnétique est l’examen le plus performant pour localiser la tumeur et guider le trai- tement. L’exérèse chirurgicale totale du méningiome et de sa base d’insertion durale constitue le traitement de choix. Le type histologique le plus fréquent est le méningiome psammomateux (45,45%). L’évolution clinique est très favorable dans plus de 70% des cas, cependant le risque de récidive est de 5 à 15 %, 10 à 15 ans après la chirurgie. RAC24 LES TUMEURS PRIMITIVES DU RACHIS A PROPOS DE 13 CAS Mehdi Darmoul1, Ahmed Zrig2, Jamal Saad2, Nejib Hattab1 Service de Neurochirurgie Monastir, Tunisie; 2Service d’imagerie Monastir, Tunisie 1 Introduction : Les Tumeurs primitives du rachis sont rares et ne représentent que 10 à 20% de l’ensemble des tumeurs du rachis. Nous rapportons 13 cas de tumeurs primitives du rachis dont 11 malignes, opérés au service de Neurochirurgie de Monastir sur une période de 15 ans. Matériel et Méthodes : Etude rétrospective de 13 cas de tumeurs primitives du rachis colligés au service de Neurochi- rurgie de Monastir entre 1990 et 2005. Résultats : Il s’agit de 13 patients âgé de 5 à 78 ans avec un âge moyen de 40 ans, répartis en 9 hommes et 4 femmes. La symptomatologie clinique est dominée par les douleurs rachidiennes dans la majorité des cas alors que les troubles neurologiques n’ont été retrouvés que dans 8 cas. La TDM, réalisée dans tous les cas et l’IRM dans trois cas ont permis de mettre en évidence 2 lésions cervicales, 5 dor-28
  27. 27. sales , 1 lombaire et 5 sacrées.Tous les patients ont été opérés avec des suites opératoires simples.L’examen histologique a révélé un ostéome ostéoide, un ostéoblastome, quatre plasmocytomes,cinq chordomes et deux sarcomes d’Ewing.Un traitement complémentaire par radio chimiothérapie a été réalisé chez13 patients.L’évolution est variable selon la nature histologique de la tumeur.Conclusion :Les tumeurs primitives du rachis sont rares et sont caractérisées par leur variabilité histologique.Elles nécessitent un bilan radiologique précis associant TDM et IRM et une prise en charge thé-rapeutique adéquate.RAC25NEURINOMES RACHIDIENS: ETUDE RETROSPECTIVE DE 24 CASMahamadou Aminou Sanda, Pascal Compaoré, Abdelmajid Chellaoui, A. Bertal, Khadija Iba-hioin, Said Hilmani, Abdessamad Naja, Abdelhakim Lakhdar, Ali Ouboukhlik, Abdenbi El Kamar,Abdessamad El AzhariCHU Ibn Rochd de Casablanca, MarocIntroductionLes schwannomes ou neurinomes rachidiens, sont des tumeurs bénignes qui se développent àpartir des cellules de Schwann des racines ou des nerfs rachidiens. Le but de ce travail est dedécrire les particularités épidémiologiques, cliniques, paracliniques, thérapeutiques et pronos-tiques à travers une étude rétrospective.Matériels et MéthodesEtude rétrospective étalée sur 21 ans, allant de 1990 à 2010 concernant 24 cas de neurinomesrachidiens chez des patients âgés de 13 à 60 ans, traités et suivis au service de neurochirurgiedu CHU Ibn Rochd de Casablanca. Sont exclus de l’étude les neurofibromes.RésultatsL’âge moyen est de 40,54 ans, avec des extrêmes de 13 et 60 ans. La prédominance est fé-minine (66,7%). Le tableau clinique est longtemps silencieux, et le délai diagnostique est va-riable selon la localisation et le volume des neurinomes. L’imagerie par résonance magnétique,examen clé, a été réalisée dans la plupart des cas. L’exérèse chirurgicale de la tumeur a été letraitement de première intention dans 100 % des cas. La voie d’abord postérieure est la plusutilisée. L’évolution clinique n’a pu être apprécier dans la plupart des cas qu’à court terme, lesmalades étant perdus de vue à leur sortie de l’hôpital.ConclusionLes neurinomes rachidiens sont des tumeurs bénignes dont le pronostic est lié à une prise encharge diagnostique et thérapeutique adéquate. 29
  28. 28. RAC26 LA CHIRURGIE DE TUMEURS DE LA MOELLE EPINIERE – L´IMPORTANCE DE LA SURVEILLANCE ELECTROPHYSIOLOGIQUE INTRAOPERATOIRE APRES LA RE- SECTION DE LA TUMEUR Marie-Thérèse Forster, Gerhard Marquardt, Volker Seifert, Andrea Szelényi Université Goethe Francfort, Département de Neurochirurgie, Allemagne Objectifs: Les dernières décennies la surveillance électrophysiologique intra-opératoire est devenue une méthode fiable pour juger l´intégrité du tract cortico-spinal et des colonnes dorsales pendant les opérations de la moelle. Pendant que les altérations de potentiels évoqués (PEs) intra-opéra- toires en relation avec la position et la résection de la tumeur sont bien connues, les altérations pendant la fermeture du site chirurgical ont été décrites que pour l´anecdote. Pour cette raison, nous analysions notre base de donnés prospective concernant les altérations de la surveillance électrophysiologique pendant la fermeture du site chirurgical. Méthodes utilisées: De PEs somatosensitifs et moteurs, si indiqué complétées par les ondes directes (onde-D), ont été surveillés en 203 patients opérés pour de tumeurs de la moelle épinière. La surveillance électrophysiologique était employé pendant le positionnement, la laminotomie, l´ouverture de la dure-mère, la résection de la tumeur, la fermeture de la dure-mère et la réinsertion de lamines. Les altérations de PEs étaient analysées selon ces phases différentes de l´opération. Résultats: Les altérations de PEs étaient observées pendant la laminotomie en cinq (2,5%), l´ouverture de la dure-mère en sept (3,5%), la résection de la tumeur en 29 (14,3%) et la fermeture de la dure-mère en cinq (2,5%) patients. La stratégie chirurgicale était modifiée selon la phase de l´opération où l´altération de PEs était observée, y compris l´arrêt de la résection de la tumeur et la mise en œuvre d´une duroplastie. Finalement, une de 16 (0,5%) patients soumis a une lami- notomie expérimentait de changements dramatiques de PEs pendant la réinsertion de lamines, suivi par leur prélèvement immédiat. Conclusion: La surveillance électrophysiologique permet l´identification de phases dangereuses pendant l´opération et ainsi une adaptation de la procédure chirurgicale. Pour éviter au maximum de défi- cits neurologiques postopératoires la surveillance électrophysiologique devrait être maintenue du positionnement du patient jusqu´à la fermeture de sa peau. RAC27 TRAUMATISMES DU RACHIS CERVICAL SUPERIEUR : INDICATIONS THERAPEU- TIQUES DANS UNE SERIE DE 70 CAS Nizare El Fatemi, Mohamed Yassaad Oudrhiri, Mustapha Hemama, Rachid Gana, Rachid El Maaqili, Fouad Bellakhdar Service de neurochirurgie de l’hôpital Ibn Sina, CHU de Rabat, Maroc Objectif: Les auteurs établissent des indications thérapeutiques, en fonction des aspects cliniques et radiologiques, des fractures du rachis cervical supérieur (RCS), et évaluent le pronostic à long terme de l’instabilité et des lésions neurologiques. Matériel et Méthode : On rapporte une série rétrospective incluant les patients traités pour un traumatisme du RCS sur une période de 14 ans. Le déficit neurologique a été évalué par l’échelle Frankel ; l’imagerie a permis de classer les types de fractures, le traitement a compris des méthodes orthopédiques et chirurgicales, le taux d’arthrodèse et la récupération neurologique ont été analysés à long terme. Résultats : 70 cas de traumatismes de RCS ont été répertoriés. Le syndrome rachidien a été retrouvé dans30
  29. 29. tous les cas, et le déficit neurologique (Frankel A à D) dans 21%. Les lésions radiologiques ontété associées: 7 luxations C1C2, 9 luxations C2C3, 10 fractures de C1, 54 fractures de C2 dont28 cas de l’odontoïde. Le traitement orthopédique seul a été indiqué chez 31 patients, et l’abordchirurgical chez 38, dont 29 par voie postérieure avec ostéosynthèse et arthrodèse (18 crochetslaminaires, 9 laçages, 2 vissages transartiuculaires C1C2 ), et 9 par abord antérieur (5 vissagesodontoïdiens, et 4 arthrodèses C2C3). La mortalité a été nulle, aucune aggravation neurologiquen’a été notée, et sur un suivi moyen de 23 mois, la fusion osseuse a été satisfaisante dans 94%des cas dans le groupe chirurgical, alors que le traitement orthopédique a été pourvoyeur depseudarthrose dans 22% de cas.Conclusion:L’analyse clinico-radiologique des lésions traumatiques du RCS permet de mieux en poser lesindications thérapeutiques, et de ceci améliorer à long terme la stabilité rachidienne et le statutfonctionnel.RAC28LES SPONDYLODISCITES TUBERCULEUSES DORSO-LOMBAIRES EXPERIENCEDU SERVICE DE NEUROCHIRURGIE HOPITAL IBN SINA DE RABATMustapha HEMAMA, El Mehdi Hakkou, Nizar El Fatemi, Rachid GANA, Moulay Rachid El Maa-quili, Fouad BellakhdarCHU Avicenne, MarocOBJECTIF :L’objectif de ce travail est de déterminer rétrospectivement d’après l’expérience de notre serviceles différents moyens diagnostiques et les modalités thérapeutiques permettant la stabilisationrachidienne, la récupération neurologique et la prévention de la cyphose chez les patients souf-frant d’une atteinte tuberculeuse du rachis (mal de pott).MATERIEL ET METHODES :Notre travail a porté sur l’étude des données épidémiologiques, cliniques, radiologiques, histolo-giques, thérapeutiques et évolutives de 271 cas de spondylodiscites tuberculeuses (ST) dorso-lombaires colligés au service de neurochirurgie de l’hôpital IBN SINA de Rabat de 1990 à 2010.RESULTATS :L’âge moyen de nos patients était de 41 ans. Sur le plan clinique, les déficits neurologiquesmédullaires et/ou radiculaires sont présents dans 83% des cas, les déformations rachidiennesdans 22% des cas et les abcès paravertébraux dans 17% des cas. La localisation était dorsale(37% des cas), lombaire (47%) et dans la charnière (16%). Le diagnostic a été suspecté sur labase des données cliniques, biologiques et radiologiques et a été confirmé dans 63% des caspar l’étude histologique. Le traitement est basé sur la chimiothérapie antibacillaire dans tous lescas. La chirurgie a été réalisée dans 85% des cas. L’évolution post-opératoire à distance dans84% des cas a montré une guérison de la maladie tuberculeuse dans tous les cas avec un reculmoyen de 18 mois. Sur le plan neurologique, une amélioration du déficit dans 88% des cas opé-rés par voie antérieure contre 48% des cas opérés par voie postérieure. Othopédiquement, unemoyenne de 3° d’amélioration de l’angle de cyphose pour les patients ayant bénéficié d’un abordantérieur contre 8° d’aggravation de l’angle de cyphose pour les patients traités médicalementou par voie postérieure.CONCLUSION :A travers notre étude, nous soulignons l’intérêt du diagnostic précoce de la ST, tout en soulignantsur les avantages de la voie d’abord antérieure. 31

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