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Critique Avignon 2007
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Elle, tout. Lui, rien.
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Le square 2015

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Le Square de Marguerite Duras. Un des plus beaux textes fleuves de Duras... et des plus accessibles :

Deux laissés pour compte se rencontrent par le hasard d’un bel après-midi de printemps. Avec des mots très simples et comme à tâtons, leur parole aventureuse recrée tout un ciel de fraternité et de beauté dont ils se croyaient définitivement exclus.

Elle : Ophélia Teillaud - Lui : Marc Zammit
Version courte : 50 mn - Version longue : 2h45

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  1. 1. "Jʼaurais cru pourtant que cʼétait comme un devoir de tous les hommes dʼêtre heureux comme on recherche le soleil plutôt que lʼombre " Le Square Marguerite Duras
  2. 2. Lʼéchappée belle (critique) " Ces deux clowns célestes en orbite poétique nous propulsent à des années-lumière de tout verbiage. Avec Le Square, la parole devient un évènement, un horizon qui se déplace à mesure quʼelle se déploie. " Marguerite Duras Le Square Ophélia Teillaud et Marc Zammit " Le texte de Marguerite Duras est magnifique et le jeu des acteurs le sublime. La générosité de la mise en scène fait advenir un moment de rêve qui donne la clé des champs pour se faire la belle. " Cédric Enjalbert Cie LE THÉÂTRE DU CONTE AMER LABORATOIRE DE LʼACTEUR ET DU SPECTATEUR Contact : marc.zammit5@gmail.com – 06 74 88 22 21
  3. 3. Le Square MODULE DE CRÉATION Le Square révèle un visage méconnu de Marguerite Duras. Corrosif, drôle, touchant, très touchant. Le texte met en scène deux laissés-pour- compte. Ils ne possèdent rien, rien que ce bout de conversation que le hasard dʼun bel après-midi de printemps leur offre. Alors, avec des mots très simples et des idées bien à eux, ils font de ce carré de verdure la plus fantastique piste du monde. Duras avenduras La parole libre
  4. 4. Le Square MODULE DE CRÉATION Une comédienne, un comédien, un banc, une chaise… Le MODULE DE CREATION Le Square est conçu pour voyager partout, à la rencontre de tous les publics et de toutes les générations. Du spectacle fleuve de 2 heures 45 en salle au module de 30 à 50 minutes en appartement, foyer, médiathèque, bisrtot, jardin, maison de retraite, hopital, établissement scolaire… il offre chaque fois lʼoccasion de nouvelles aventures. Partout où nous lʼavons joué, le texte suscite le dialogue, ouvre une parole bien au-delà du cadre de la représentation.
  5. 5. Dans les jardins de la médiathèque de Cheptainville . Marc Zammit Complément de dossier Deux années avec Marguerite Duras
  6. 6. Dans lʼédition du Théâtre de Marguerite Duras, on peut lire : « La version intégrale du Square ici publiée a été créée le 15 janvier 1965 au Théâtre Daniel Sorano, par Évelyne Istria et Alain Astruc, dans la mise en scène dʼAlain Astruc. » Quelques vingt ans plus tard, Ophélia Teillaud, Alain Astruc et moi- même avons travaillé sur une nouvelle mise en scène du Square deux années avec la complicité de Marguerite Duras. Un amour sans fin A ses côtés, nous explorions le texte dans ses moindres finesses, troublés par son humour, sa violence cachée, son humanité. Je veux évoquer ici une rencontre dʼune nature exceptionnelle. Rencontre bien loin des clichés, avec une femme qui, à chacune de nos visites, nous livrait tout dʼelle. Par son écriture comme par sa présence, nous vivions une même qualité de sentiment qui se tissait, circulait, sʼéchangeait, nous ouvrant à lʼintimité du monde … et de nous-mêmes.
  7. 7. Puis, elle était venue assister à une représentation. Ophélia tenait le rôle de la jeune fille et Alain celui de lʼhomme… sur scène, tous deux jouant la totalité de la pièce pour, au milieu du théâtre vide, Marguerite et Yann. Ce moment me semble encore une plongée dans un espace-temps autre. À la fin, Marguerite est allée tout près dʼOphélia, très près : « Vous aimez jouer cette pièce, vous lʼaimez, ça se voit. ». Voir… elle donnait souvent cette impression : Être totalement regard. Lʼimmanence dʼun regard Marguerite Duras a ce pouvoir, et sa pièce, Le Square, cʼest ça : une attention au monde devenue écriture. Cela appelle un rapport au théâtre très singulier, tel celui quʼAlain Astruc a nourri toute sa vie et nous a transmis. Cʼest un sens aigu dʼune langue active qui les rapproche, Marguerite et lui, qui les dévore pareille, lʼévidence dʼun cheminement de lʼécriture qui transforme, qui libère… qui rend Voyant.
  8. 8. Et puis tous deux ont bien voulu cesser de vivre. La transmission… la trace Aussi, aller vers Le Square, pour nous cʼest toujours retrouver une trace vivante qui raméne à des liens essentielles. Encore quelque vingt ans plus loin, jʼavais conquis la maturité du rôle tandis quʼà son tour, Ophélia transmettait son expérience à Camille Metzger et nous guidait, elle et moi, dans un nouveau voyage. Cʼétait en 2005, nous écrivions alors : « Publié en 1955, Le Square prend aujourdʼhui une résonance inattendue. Le texte met en scène une jeune fille et un homme dʼâge mûr. Elle et lui nʼont quʼun bout de vie à porter heure après heure dans un monde qui nʼa pas dʼégard pour eux. De ces vies qui fleurissent encore et encore sous les jolis noms de précarité, exclusion, détresse, solitude… et nourrissent de belles statistiques et dʼéloquents discours sur le seuil de pauvreté et la fracture sociale. »
  9. 9. Critique Avignon 2007 « Les pieds bien dans la terre mais le cœur dans le ciel, la jeune fille et lʼhomme disent les désirs irrépressibles, les humiliations, la révolte qui colle au corps et la lassitude parfois, la cruauté, absurde, la bêtise, mais aussi lʼenchantement, les enfants, le bleu de la mer et… le plaisir de danser. Au fil des mots, la conversation prend des envols vertigineux. Elle et lui se font clowns célestes, arrachent à la désespérance des nuées de rire, des soleils de vie dont rien ni personne jamais ne les dépossèdera. » En 1955, nous vivions lʼidée unique que le progrès était inéluctable, que le progrès matériel engendrerait forcément le progrès social. La misère, les guerres… tous ces maux étaient des imperfections appartenant au passé et elles allaient être très bientôt corrigées. En 1955, naissait la société du bonheur inévitable. Marguerite Duras disait déjà que cʼétait le contraire qui allait se produire que dans cette fuite en avant on allait abandonner lʼhomme
  10. 10. Soixante ans plus tard, on voit combien elle avait raison. Au fil des mots, on comprend alors que dans ce grand mensonge social qui envahit tout, cʼest la meilleure part de nous-même qui a été sacrifiée. Cʼest pour cela que Le Square touche tout le monde. Et le texte est là indemne poétique et plus politique que jamais Auprès dʼelle, nous étions sous haute surveillance mais surtout elle voulait encore nous transmettre quelque chose de son engagement à travers la matière même de la langue. Elle nous inculcait son art des mots avec une générosité et une joie incroyables. Soixante ans après lʼécriture du Square, revenir à son expérience « poétique et politique » de la parole, cʼest aussi prendre conscience ensemble que le mythe de la réussite et du progrès scellait notre déshumanisation et que notre monde avait basculé dans lʼhorreur. Nous avions agi pour que les produits du travail nous rendent libres. Aujourdʼhui, pris aux charmes de la « libre communication », cʼest nous qui sommes devenus des produits.
  11. 11. Quʼattendent-ils dans ce Square? Elle, tout. Lui, rien. Elle, tout ce quʼune jeune fille courageuse et pleine dʼappétits peut légitimement espérer sur cette terre : un mari, un réfrigérateur, des enfants… la vraie vie des autres en somme. Lui, juste une occasion de bavarder un peu afin que la journée paraisse plus courte. La voix dʼun enfant leur en fournira le prétexte : « Jʼai faim ! » Une attente aussi, la toute première. Marguerite Duras Le Square Avec Ophélia Teillaud et Marc Zammit Le réalisme, cʼest lʼidée quʼon peut se faire du réel à un moment donné, tandis que le réel échappe à toute idée. Le réel est expérience, immédiate et fugace, du mystère de notre vie – tels ces trop courts instants, heureux ou douloureux, où intérieur et extérieur ne font quʼun. Le réel est notre sensibilité soudaine à la mutité du monde et qui devient langage. Contact : marc.zammit5@gmail.com – 06 74 88 22 21

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