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Rapport bibliographique
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Un ouvrage technique
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THE VÉSUBIE’S CANAL
A technical work
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D. La station d’alerte de Gairaut
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3. UN CANAL INDISPENSABLE
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B. Les autres moyens d’approvisionnement
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Comment gérer les incidents sur le canal et quels en sont le...
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En bref, la ressource alternative au canal de la Vésubie se trouve sous terre.
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Notre étude portait sur l’importance du canal pour l’agglomération de Nice....
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BIBLIOGRAPHIE
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POLE DEVELOPPEMENT DURABLE ET ENVIRONNEMENT, DIRECTION DE L'EAU 2012 – Rapport
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GLOSSAIRE
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Ce rapport bibliographique traite du canal de la Vésubie. Dans un premier temps...
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Rapport-Le canal de la Vésubie

  1. 1. 1 | P a g e LE CANAL DE LA VÉSUBIE Rapport bibliographique LE CANAL DE LA VÉSUBIE Un ouvrage technique Marie BRUNEL Tuteur académique : Olivier DELESTRE, Université de Nice Sophia Antipolis Janvier 2013 (Promotion 2012-2013) Diplôme d’ingénieur en Génie de l’eau Université de Nice Sophia Antipolis Polytech'Nice-Sophia 930 Route des Colles - BP 145 06903 Sophia Antipolis Cedex FRANCE Tél : 04 92 96 50 50 Web : http://www.polytechnice.fr/hydroinformatique.html
  2. 2. 2 | P a g e LE CANAL DE LA VÉSUBIE Bibliographical report THE VÉSUBIE’S CANAL A technical work Marie BRUNEL Academic tutor : Olivier DELESTRE, University of Nice Sophia Antipolis January 2013 (Promotion 2012-2013) Water engeneering degree University of Nice Sophia Antipolis Polytech'Nice-Sophia 930 Route des Colles - BP 145 06903 Sophia Antipolis Cedex FRANCE Tél : 04 92 96 50 50 Web : http://www.polytechnice.fr/hydroinformatique.html
  3. 3. 3 | P a g e LE CANAL DE LA VÉSUBIE RÉSUMÉ Ce rapport bibliographique traite du canal de la Vésubie. Dans un premier temps, on fera l’étude des différents contextes du canal, comme l’histoire du canal, la géographie et le climat de la région, l’étude démographique de la population et l’économie de la région liée à l’eau. Dans un second temps, on fera une étude précise de plusieurs installations appartenant au canal afin d’évaluer son efficacité. Enfin, dans une troisième partie, nous verrons les différents travaux d’aménagement et de sécurisation du canal, effectués durant l’année en 2010. Notre étude portera également sur les différentes sources d’approvisionnement comme le var et enfin sur quelques incidents et les solutions misent en place. Cette étude aura pour but de déterminer l’importance du canal sur la ville de Nice et son agglomération. Mots clefs : Canal de la Vésubie ; Nice ; Hydraulique ABSTRACT This bibliography report talks about the Vésubie’s canal. Initially, we will study the different context of this canal, like the history, the geography and the climate of the region, the demographic study of the population and the economy of this canal related to water. In a second time, we will precisely study many installations belong to the canal to assess its effectiveness. At last, we will see the various developments work and the securisaton of the canal made during 2010. This study will also focus on different sources such as “Le Var” and finally a few incidents and the solutions that have been taken. This study will aim to consider the importance of the canal for Nice and its agglomeration Key words : Vésubie’s Canal ; Nice ; Hydraulic
  4. 4. 4 | P a g e LE CANAL DE LA VÉSUBIE SOMMAIRE RÉSUMÉ......................................................................................................................................3 ABSTRACT..................................................................................................................................3 SOMMAIRE..................................................................................................................................4 REMERCIEMENTS ......................................................................................................................5 INTRODUCTION..........................................................................................................................6 1. LES DIFFERENTS CONTEXTES.....................................................................................7 A. Contexte historique ......................................................................................................7 B. Contexte géographique................................................................................................8 C. Contexte démographique ...........................................................................................10 D. Contexte économique ................................................................................................11 2. LES INFRASTRUCTURES DU CANAL ..........................................................................14 A. La prise d’eau de Saint-Jean-la-Rivière ......................................................................15 B. Le siphon de Saint-Blaise...........................................................................................17 C. La cascade de Gairaut ...............................................................................................18 D. La station d’alerte de Gairaut .....................................................................................19 3. UN CANAL INDISPENSABLE........................................................................................21 A. Les travaux sur le canal .............................................................................................21 B. Les autres moyens d’approvisionnement....................................................................22 C. Incidents et solutions..................................................................................................23 CONCLUSION ...........................................................................................................................25 BIBLIOGRAPHIE.......................................................................................................................26 GLOSSAIRE ..............................................................................................................................28 LISTE DES SIGLES...................................................................................................................28 LISTE DES FIGURES ................................................................................................................29
  5. 5. 5 | P a g e LE CANAL DE LA VÉSUBIE REMERCIEMENTS Je tiens à remercier tout d’abord mon tuteur Monsieur DELESTRE qui a pris soin de répondre à chacune de mes interrogations. Je remercie ensuite Monsieur AUDRA pour son cours sur la méthodologie d’un rapport qui m’a permis par ce biais de rendre un rapport dans les formes. Je remercie également toute l’équipe de Super-Rimiez notamment Monsieur GROSSI responsable de l’usine et mon ancien maître de stage Monsieur DI-GREGORIO pour toutes les informations que j’ai pues collecter grâce à eux. Je remercie également Monsieur BRUNEL directeur de la caisse d’assurance retraite et de santé au travail (CARSAT) pour son aide pour la documentation de mon rapport bibliographique et notamment les bilans de qualités. Pour finir, je remercierai toute les personnes qui m’ont aidée de près ou de loin à rédiger ce rapport. Marie Brunel
  6. 6. 6 | P a g e LE CANAL DE LA VÉSUBIE INTRODUCTION Quand on pense aux Alpes-Maritimes et notamment à Nice, notre pensée va inéluctablement à l’eau. L’eau salée de la mer Méditerranée, mais aussi l’eau pure venant des montagnes des Préalpes et particulièrement de la chaîne du Mercantour qui s’élève à plus de 3 000 mètres d’altitude. La qualité de l’eau dans cette région est exceptionnelle de part sa turbidité très faible à l’origine et de sa teneur pauvre en bactéries comme les nitrates ou produits chimiques, comme les pesticides. Cette eau de qualité est donc une chance pour la région. Mais ce secteur reste tout de même un enjeu majeur pour la région. Car bien que l’eau soit excellente, le relief et l’occupation du territoire par la population reste complexe. Il est donc important d’avoir des infrastructures performantes et entretenues, afin que l’approvisionnement en eau se fasse sans encombre. Dans ce rapport bibliographique, nous allons étudier une de ces infrastructures : Le canal de la Vésubie. Ce canal long de 30 km puise sont eau dans la rivière Vésubie elle-même située dans la vallée de la Vésubie. C’est un affluent du fleuve Var. Notre étudierons de manière générale l’importance du canal pour la ville de Nice et ses alentours. L’étude se déroulera en trois phases. Dans la première partie, nous étudierons les différents contextes : historique, géographique, démographique et économique. Ceci nous permettra de bien comprendre la région sous tous les domaines, afin dans les partie suivantes de pouvoir évaluer dans les meilleures conditions le canal. La deuxième partie portera ensuite sur le canal en lui-même et les installations techniques mises en place tout au long de son parcours afin que l’eau puisse circuler sans problème dans cet ouvrage. Nous étudierons notamment la prise d’eau du canal, un siphon, une cascade, ainsi qu’une station d’alerte permettant de contrôler la qualité de l’eau en temps réel. Enfin, nous terminerons une étude des enjeux du canal c'est-à-dire, les différents travaux que les entreprises chargées du fonctionnement du canal ont pu effectuer et pour quelles raisons, les autres sources d’approvisionnement en eau potable de la région de Nice, afin d’évaluer l’importance du canal, et nous terminerons sur les incidents rencontrés ou potentiels et l’impact sur la population.
  7. 7. 7 | P a g e LE CANAL DE LA VÉSUBIE 1. LES DIFFERENTS CONTEXTES Avant de commencer véritablement notre étude sur le canal de la Vésubie, il serait préférable de se pencher sur les différents contextes de celui-ci. La région du pays Niçois est un pays extraordinaire de part sa géographie contrastée avec son littoral urbanisé, son arrière pays montagneux et plus à l’est, ses falaises des Préalpes plongeants directement dans la Méditerranée. Son histoire est également unique car cette région frontalière fut souvent au cœur de conflit. De plus, Nice est la quatrième ville de France de part son économie. Nous étudierons donc, les différents contextes notamment historique, géographique, démographique et économique par rapport à l’eau afin de bien comprendre les enjeux et défis posés par cette ressource dans cette région. A. Contexte historique Dans quelles circonstances le canal fut-il construit ? Pour comprendre précisément la genèse du Canal de la Vésubie, il faut remonter à la date du 14 juin 1860 qui correspond au jour où le comté de Nice fut officiellement rattaché à la France. En effet, avant cette date le comté de Nice était annexé au royaume de Piémont-Sardaigne, depuis 1815. Napoléon III au pouvoir à cette époque, promet alors aux niçois « d’amener l’eau et le chemin de fer ». Grâce au décret du 4 mars 1864, Nice confia la gestion des réseaux d’eau à la Compagnie générale des eaux qui était par ailleurs une des seules sociétés de l’époque capable de gérer de tels travaux. Aussitôt, la compagnie construisit l’aqueduc de Sainte- Thècle qui amenait dans un premier temps les eaux de source du Paillon jusqu’au réservoir de Bon Voyage à Nice. En même temps, le projet de construction d’un canal de dérivation de la Vésubie fut étudié. La loi du 26 décembre 1878 rendit alors ce projet d’utilité public et la construction fut confiée à la Compagnie générale des Eaux. Les travaux commencèrent alors sous la direction de l’ingénieur E. Delacroix. Le nouveau canal, devenu le canal de la Vésubie, fut mis en service progressivement de 1879 à 1885. Cependant, la ville continua à se développer et bien vite, les installations de potabilisation de l’eau qui étaient à cette époque des bassins décanteurs et filtres lents ne suffirent plus. Le chercheur niçois M. P. Otto qui découvrit en 1889 les propriétés désinfectantes de l’ozone, inventa quelques années plus tard le moyen de l’exploiter industriellement. Après l’avoir proposé à la ville de Nice, la construction de l’usine de Bon Voyage fut décidée. Elle fut opérationnelle en 1907. En 1909, une autre usine à Rimiez fut alors construite sur les mêmes procédés, puis encore une autre en 1925, à Saint-Pierre-de-Feric. En 1931, l’usine de Rimiez augmenta sa production et passa de 13 à 30 millions de litres d’eau par jour. Finalement en 1969, l’administration décida de réunir les trois usines et l’usine de Super-Rimiez vit alors le jour durant le mois octobre 1972. Elle pouvait traiter jusqu’à 90 millions de litres d’eau par jour et devint alors une des usines les plus modernes d’Europe. Cette usine est toujours alimentée par le canal de la Vésubie, qui n’a jamais cessé d’être en activité depuis 1885. Ce contexte historique exceptionnel de la ville de Nice montre dans un
  8. 8. 8 | P a g e LE CANAL DE LA VÉSUBIE premier temps la réelle motivation de la région à l’époque pour amener de l’eau jusqu’à Nice, par la rapidité de construction de l’ouvrage et l’expansion rapide de la ville. En effet, au fil du temps, il a fallu augmenter la consommation d’eau pour répondre à l’accroissement du nombre d’habitants. La construction du canal était donc grandement nécessaire et certainement très attendue par les habitants de l’époque. B. Contexte géographique Pourquoi être allé chercher l’eau de la Vésubie ? Afin de bien comprendre le contexte géographique du canal, il semble important dans un premier temps, de s’intéresser au climat de cette région si agréable de nos jours, mais certainement bien moins hospitalière dans le domaine de l’eau, à la fin du XIXème siècle. En effet, à notre époque, l’alimentation en eau des foyers dans la région de Nice est assurée. Néanmoins, il y a plus d’un siècle, les moyens d’approvisionnement étant moins évolués et on pouvait alors craindre des sécheresses et un manque d’eau durant la saison chaude. Le climat dans la région de Nice, est un climat méditerranéen. Il a la particularité d’avoir des étés arides et chauds et un hiver tempéré. Mais également des précipitations violentes à l’intersaison (voir sur la figure 1), qui s’apparenterait à une saison des pluies dans les climats tropicaux. Bien que l’été ne soit pas aussi chaud que sous un climat continental, cet été sec peut engendrer des périodes de sécheresses ayant d’importantes influences sur les cours d’eau. En effet, durant l’été la plupart des torrents et petits ruisseaux sont à sec et en règle générale, les cours d’eau présentent un étiage sévère : l’étiage correspond statistiquement à la période de l’année où le débit d’un cours d’eau est au plus bas. Autrefois, les jours sans eau étaient fréquents et redoutés par la population locale. Figure 1 : Diagramme climatique présentant le climat à Nice, les températures et fortes précipitations à l’intersaison (source : LOVISI 2009)
  9. 9. 9 | P a g e LE CANAL DE LA VÉSUBIE Toutefois, la région plutôt connue pour ses sécheresses, présente aussi des périodes de fortes précipitations, dont la moyenne pluviométrique varie de 400 à 700 mm annuel [MOMMENS 2005]. Cela génère de fortes crues, et ce phénomène tend à s’accentuer avec le réchauffement climatique actuel. En bref, l’approvisionnement en eau de Nice a toujours été un défit et une priorité. Cependant, comme illustré sur la carte de la figure 2, il est bon aussi de remarquer la géographie du pays. Nice est située à l’endroit où les Préalpes sud plongent dans la mer Méditerranée. Figure 2 : Carte du relief des Alpes-Maritimes (source : WINK PRODUCTION 2008)
  10. 10. 10 | P a g e LE CANAL DE LA VÉSUBIE Le secteur géographique est donc contrasté entre des environnements montagneux, et des plaines fluviales comme celle du Var. On doit alors adapter le réseau d’eau à ces contraintes et faire au cas par cas pour chaque commune. Mais c’est aussi grâce à ce relief que le réseau d’eau va pouvoir majoritairement se servir de la gravité. L’eau du canal de la Vésubie s’écoule donc naturellement. Cela permet notamment une économie d’énergie considérable et des constructions relativement peu coûteuses. Pour s’approvisionner en eau à la fin du XIXème siècle, on utilise seulement des eaux de source, des puits mais de profondeurs superficielles ainsi que des canaux. Les sources étant rares, il était donc de mise de construire un canal. Mais pourquoi si loin ? Avec les sécheresses, les cours d’eau peuvent s’assécher. Mais plus on se rapproche de la source, moins les débits des cours d’eau diminuent pendant la saison chaude. La zone de captage du canal se trouve à environ 35 kilomètres de la source, ce qui est relativement proche. De plus, la Vésubie a la particularité d’être abondante en eau et d’avoir une chute du débit d’étiage de 1,9 mètre cube lors d’une saison sèche, ce qui reste fortement élevé. Les niçois sont donc allés chercher l’eau à plus de 30 km de Nice, afin de ne pas souffrir de la sécheresse et d’avoir une eau au départ de qualité. Le canal de la Vésubie a donc été un véritable défit vues les conditions géographiques, mais aussi une nécessité étant donné le climat de la région. C. Contexte démographique Quelles est influence a la population sur le réseau d’eau ? Le département des Alpes-Maritimes compte 163 communes et 1 105 289 d’habitants [AGENCE REGIONALE DE SANTE 2010] desservis en eau par un service publique comme la Lyonnaise des eaux, ou la Compagnie générale des eaux, devenue depuis 1998 Véolia eau. Comme on peut l’observer sur la carte de la figure 3 ci-après, la population du département est inégalement répartie. La majorité de la population se trouve sur le littoral alors que l’arrière-pays est quasi désertique. Le canal de la Vésubie alimente la région proche de Nice. Nous allons donc dans le cadre de notre rapport, nous concentrer sur ce secteur. En 2010, l’agglomération de Nice Côte-d’Azur rassemble 27 communes et regroupe 650 000 habitants pour une superficie de 1 400 km². Nice est maître d’ouvrage des réseaux d’eau de seulement 24 communes, les 3 autres ayant rejoint l’agglomération dans l’année et ayant gardé leur autonomie de gestion. Le réseau d’eau quant à lui, alimente plus de 575 000 habitants environ qui consomment d’après les chiffres de 2010, 43,28 millions de mètre cube d’eau par an. Cette consommation est assurée par le biais de 131 625 abonnements pour une alimentation en eau domestique ou d’arrosage. Sur le périmètre de Nice côte d’azur, la consommation par jour et par habitant s’élève à 223 L d’eau. À titre de comparaison, c’est le double de la consommation du Nord- Pas-de-Calais où la consommation s’élève à 109 L, mais moins qu’à la Réunion avec 250 L. Ces différences de consommations sont certainement dues au climat qui influe sur les besoins en eau des populations locales. Nous allons maintenant nous intéresser plus précisément à Nice. En 2011, la ville compte plus de 375 000 habitants. Le réseau d’eau dessert plus de 72 000 abonnés.
  11. 11. 11 | P a g e LE CANAL DE LA VÉSUBIE Le canal de la Vésubie alimente les 2 tiers de la ville de Nice et d’autres communes plus à l’est. Il doit approvisionner 48 000 abonnés sur Nice. Si on prend la moyenne d’habitants par abonnement de la ville qui est de 5,2 : nous pouvons alors en déduire que 279 000 habitants sont alimentés grâce au canal de la Vésubie [POLE DEVELLOPEMENT DURABLE ET ENVIRONNEMENT 2011]. En conclusion, la population a un impact direct sur le réseau d’eau. Si la population, et donc la demande en eau augmente, la production doit elle aussi augmenter. Ainsi, le canal doit suivre l’évolution de la population. Le contexte historique nous donne également un exemple : les installations de potabilisation de l’eau ont dû être agrandies du fait de la croissance démographique. D. Contexte économique Quels sont les enjeux économiques dans le domaine de l’eau ? Le prix de l’eau dans le département des Alpes-Maritimes en 2010 peut être comparé au tarif moyen fixé par le ministre de l’écologie et du développement durable par rapport à la consommation de l’année 2008. Le prix de base a été fixé à 3,39 € le mètre cube avec une répartition de 1,51 € le mètre cube d’eau potable, 1,35 Figure 3 : Carte montrant la concentration de la population sur le littoral des Alpes-Maritimes (source : STRAUCH 2012)
  12. 12. 12 | P a g e LE CANAL DE LA VÉSUBIE € celui d’assainissement et 0,53 € par mètre cube d’eau pour les redevances des agences. Le graphique présenté sur la figure 4, montre le tarif de l’eau dans les différentes communes de l’agglomération de Nice. Il est nécessaire de rester prudent sur ces comparaisons, car le prix du mètre cube d’eau peut être influencé par le contexte local, qu’il soit politique ou géographique. Cependant, on remarque tout de même que la majorité des prix sont inférieurs à la moyenne nationale. On explique cela par la géographie du terrain montagneux qui permet ainsi, par l’utilisation de la gravité de grandes économies d’énergie, notamment de pompage. Mais également à l’eau prélevée, déjà de grande qualité et qui nécessite uniquement de simples traitements. On notera tout de même que le prix du mètre cube d’eau par jour fixé à Nice est d’un peu plus de 3 €. Cependant, une politique d’harmonisation des tarifs dans la région menée par la communauté se met en place. C’est pour cela que les communes de la rive droite du var, soit Cagnes-sur-Mer, Saint-Laurent-du-Var et Vence, ont vu leur prix s’évoluer vers un tarif unique et baisser de façon significative pour Vence. Les recettes obtenues grâce aux abonnements et ventes d’eau en gros, financent ensuite la maîtrise d’ouvrage, l’exploitation, les agences de l’eau et l’état via la TVA. En 2010, les abonnés ont payés 77,64 millions d’euros qui ont été répartis ainsi :  19,89 millions d’euros aux agences et à l’état  7,34 millions d’euros à l’agglomération de Nice et à la maîtrise d’ouvrage  50,41 millions d’euros pour les délégataires, soit Véolia eau D’après ces chiffres, l’eau n’est pas seulement un service vital, mais c’est aussi une véritable économie avec un budget important [POLE DEVELLOPEMENT DURABLE ET ENVIRONNEMENT 2011]. Figure 4 : Diagramme en barre présentant les tarifs selon chaque ville des Alpes-Maritimes (source : POLE DEVELLOPEMENT DURABLE ET ENVIRONNEMENT 2011)
  13. 13. 13 | P a g e LE CANAL DE LA VÉSUBIE En conclusion, cette partie, sur les différents contextes, nous aura permis de bien comprendre le cadre et les différentes situations du canal dans plusieurs domaines, tels que la démographie et la géographie. Il en ressort essentiellement que le réseau d’eau de l’agglomération de Nice doit répondre à plusieurs obligations. Il doit pouvoir s’adapter au relief contrasté de la région, s’adapter à une population élevée, mais également concentrée sur le littoral. De plus, il permet une recette non négligeable. Le canal quant à lui doit répondre aux mêmes attentes et présente à l’époque de sa construction un véritable ouvrage technique qui sera étudié dans la prochaine partie.
  14. 14. 14 | P a g e LE CANAL DE LA VÉSUBIE 2. LES INFRASTRUCTURES DU CANAL Le canal de la Vésubie est un véritable monument et fait partie du patrimoine de la région Niçoise. Il est constitué de plusieurs infrastructures comme la Prise d’eau à Saint-Jean-la-Rivière, le siphon de Saint-Blaise et la cascade de Gairaut, classés et protégés en tant que patrimoine national. Le canal prend sa source à Saint-Jean-la-Rivière à une altitude de 271 m, et traverse les communes de Duranus, Levens, Saint-Martin-du-Var, la Roquette-sur- Var, Saint-Blaise, Castagniers, Aspremont, Colomars et enfin Nice. A environ 2 km de la fin de son parcours, il rencontre la cascade de Gairaut et finit enfin sa course à l’usine de Super-Rimiez à 243 m d’altitude. En tout, il aura franchi une trentaine de kilomètres d’un parcours montagneux, avec à peine 30 km de dénivelé négatif. La figure 5 illustre le parcours du canal. Ce canal est un véritable ouvrage technique. Nous étudierons dans un premier temps, les différentes infrastructures du canal qui permettent le bon acheminement Figure 5 : Le parcours du Canal de la Vésubie dans la région niçoise et les communes et sites traversés (source : POLE DEVELLOPEMENT DURABLE ET ENVIRONNEMENT 2011)
  15. 15. 15 | P a g e LE CANAL DE LA VÉSUBIE de l’eau dans le pays Niçois, notamment la prise d’eau de Saint-Jean-la-Rivière, le siphon de Saint-Blaise, la cascade et la station d’alerte de Gairaut. Notre but sera d’analyser le rôle de chaque installation, afin d’évaluer leur efficacité et en conclusion, celle du canal en général. A. La prise d’eau de Saint-Jean-la-Rivière Comment le canal répond t-il aux événements naturels ? Saint-Jean-la-Rivière est un village se situant à 41 km de Nice. Il se situe à 271 m d’altitude et dépend de la commune d’Utelle dans la vallée de la Vésubie. C’est ici que le canal prend sa source. En contrebas du village, se trouve la prise d’eau. L’eau va d’abord s’écouler dans un canal de dérivation qui peut capter jusqu’à 275 millions de litres d’eau par jour. Le canal dirige l’eau dans un dessableur. C’est ici que va s’effectuer une première décantation de l’eau captée. En effet, bien que l’eau de la Vésubie soit déjà de très bonne qualité, plusieurs débris sont acheminés par le courant. Le dessableur est constitué de larges et longs bassins dont le fond est tapissé d’alvéoles. Le débit de l’eau va alors ralentir et les particules de sable, boue et débris divers, peuvent alors tomber au fond des bassins. Ils sont alors pris au piège dans les alvéoles et ne peuvent plus suivre le courant. (figure 6) Cette opération a plusieurs rôles. Le premier est de nettoyer une première fois l’eau et ainsi d’assurer le bon écoulement du canal. En effet, une trop grande quantité de débris et de particules dans l’eau pourraient boucher partiellement ou totalement le canal, notamment dans les parties souterraines difficilement accessibles. Le deuxième rôle est de diminuer le débit. Cela permet la décantation, mais aussi à l’eau de ne pas prendre trop de vitesse pour poursuivre son trajet dans Figure 6 : Le dessableur à la prise d’eau de Saint-Jean-la-Rivière (source : POLE DEVELLOPEMENT DURABLE ET ENVIRONNEMENT 2011)
  16. 16. 16 | P a g e LE CANAL DE LA VÉSUBIE le canal. Ainsi, l’eau peut s’écouler tranquillement. Cela peut limiter les problèmes d’érosion et de débordement. Cette installation permet donc d’une part de réguler le débit de l’eau et d’autre part d’assurer en partie son bon écoulement. Cependant lors de son parcours, le canal rencontre des passages à découvert. Il est donc fréquent que des débris viennent s’agglomérer dans le canal. Plusieurs systèmes de nettoyage de l’eau ont donc été placés tout au long des 30 km du trajet : ce sont des dégrilleurs, comme présenté sur la figure 7. Ils sont composés d’une grille verticale qui stoppe les déchets. Au fur et à mesure que les déchets s’amassent, le niveau de l’eau en amont augmente. En amont du dégrilleur, se trouve une sonde de niveau. Dés que celle-ci, capte un niveau d’eau trop important, elle met en route automatiquement un râteau mécanique qui va descendre sur la grille et enlever tous les déchets et ainsi permettre à l’eau de retrouver son niveau de base et de s’écouler plus facilement. Il existe également une autre installation permettant de récupérer l’eau de vallons adjacents à la vallée de la Vésubie. Celle-ci permet entre autre, d’augmenter le débit quand la turbidité de l’eau de la Vésubie est extrêmement élevée. Par exemple, après un orage, l’eau sera chargée en boue. Augmenter le débit compensera l’effet visqueux de la boue sur l’eau et lui permettra ainsi de s’écouler plus facilement. En conclusion, tout au long du canal, des installations sont présentent pour assurer le bon acheminement de l’eau. Elles rendent possible la régulation du débit, le nettoyage et le retrait des déchets encombrants véhiculés par le canal. Elles permettent également de pouvoir réagir aux conditions météorologiques. Ainsi, toutes ces installations répondent efficacement aux conditions environnementales. Le relief n’est pas forcement favorable à un canal à débit régulier et le fait de capter Figure 7 : Image en 3D d’un dégrilleur mécanique en action (source : BICHAT R. 2010)
  17. 17. 17 | P a g e LE CANAL DE LA VÉSUBIE l’eau d’une rivière, rend l’eau du canal dépendante de l’état de la rivière. Le canal est tout à fait adapté à son environnement sans pour autant en être dépendant. B. Le siphon de Saint-Blaise Comment le canal s’adapte t-il au relief ? À une vingtaine de kilomètres de Nice, se trouve la commune de Saint-Blaise, où passe le canal. C’est ici qu’il doit franchir le vallon de Saint-Blaise (figure 8). La seule façon de franchir une dépression est de mettre en place un siphon. Un siphon est une conduite forcée permettant le franchissement d’une vallée à un canal ou à un aqueduc. Il utilise le principe du siphon inversé. Il est composé d’un réservoir de chasse en amont du canal, d’un pont-canal au fond de la vallée traversée, et d’un réservoir de fuite en aval. L’eau va alors circuler d’un réservoir à l’autre sous l’effet de la pression moins importante en aval qu’en amont et également grâce à la gravité. Le canal arrive au dessus du vallon à une hauteur de 230 m et doit rejoindre l’autre coté se trouvant 5 m plus bas. Cependant, il descend de 73 m avec une pente des deux cotés de 58 degrés. Figure 8 : La carte du vallon de Saint-Blaise (source : IGN 2001)
  18. 18. 18 | P a g e LE CANAL DE LA VÉSUBIE Le siphon de Saint-Blaise permet donc au canal de traverser le vallon de Saint- Blaise et de continuer sa route. L’eau ne subit aucune modification, si ce n’est qu’elle aura perdu 5 m de dénivelé à la sortie du siphon. À la construction du canal, on a donc adapté celui-ci au relief rencontré. Cet exemple nous démontre alors l’adaptation parfaite du canal à un environnement montagneux, tel que l’est l’arrière pays Niçois. C. La cascade de Gairaut Comment lier l’esthétique à la technique ? A environ 2 km de la fin du canal, se trouve la cascade de Gairaut. Elle est surplombée par un chalet d’inspiration autrichienne. Cette cascade est devenue un lieu touristique à Nice. En effet, elle offre une vue incroyable sur la capitale des Alpes-Maritimes. Bien qu’ayant un rôle esthétique, la cascade a surtout un rôle technique. D’après les ouvriers de l’usine d’eau potable, la cascade n’a jamais été un projet lors de la construction du canal. En effet, le parcours de celui-ci avait été calculé pour arriver aux usines d’eau potable seulement par force gravitationnelle avec un dénivelé faible, empêchant ainsi à l’eau d’augmenter en vitesse et en débit. Mais lorsque le canal arriva à Gairaut, les ouvriers remarquèrent qu’une petite erreur avait été commise et qu’il manquait quelques mètres de dénivelé. Afin de garder le même débit, l’idée d’une cascade fut alors évoquée. En effet, une cascade permet de conduire l’eau à une altitude inférieure sans pour autant changer son débit. Ainsi l’eau pouvait alors finir sa route sans prendre de vitesse. Par ailleurs la cascade offre d’autres spécificités techniques. La chute d’eau permet à l’eau de s’oxygéner après un long parcours, et les bassins de la cascade permettent une décantation. En conclusion, la cascade permet de répondre à des problèmes de conception du canal tout en jouant un rôle sur la qualité de l’eau et sur l’esthétique du canal. Figure 9 : Vue aérienne du siphon de Saint-Blaise et les différentes altitudes (source : GOOGLE EARTH 2011)
  19. 19. 19 | P a g e LE CANAL DE LA VÉSUBIE D. La station d’alerte de Gairaut Comment a évolué le canal avec l’évolution de la technique ? En aval de la cascade se trouve la station d’alerte de Gairaut. Cette station est actuellement gérée par l’usine de Super-Rimiez dépendante de Véolia eau. Elle permet de contrôler de façon physique, chimique et bactériologique l’eau du canal en temps réel. Les prélèvements réguliers sont testés par des appareils de mesure sophistiqués. Les mesures sont aussitôt envoyées via le système informatique centralisé de télésurveillance à l’usine. Durant mon stage à l’usine de Super-Rimiez, j’ai pu voir de plus près le fonctionnement de la station d’alerte. D’une part, la station tombe souvent en panne à cause de plusieurs facteurs. Les pannes de courant après les orages dérèglent les appareils de mesure qu’il faut alors réinitialiser sur place. De plus, la télésurveillance n’est pas sans faille et les informations sont parfois faussées par des problèmes informatiques et de transmission. J’ai assistée durant mon stage à la remise en état des armoires électriques de la station. Une grande partie des cartes électroniques permettant le contrôle des appareils par la télégestion y étaient défectueuses. De plus, les appareils électroniques tombent souvent en panne dans un milieu humide, comme l’est la station d’alerte. C’est pour cela qu’en cas de mauvaises mesures transmises par la station, les techniciens se déplacent d’abord pour voir les appareils et déterminer si l’on peut se fier à la mesure de la station. Cependant, il existe un autre test, qui sauf par un défaut de transmission est infaillible. Il s’agit du Truitotest. Il est composé d’un aquarium dans lequel évoluent des truites. L’eau venant du canal va circuler dans l’aquarium. Ces poissons sont très sensibles à la qualité de l’eau. En effet, si celle-ci présente un problème de qualité comme une trop forte concentration en substances toxiques, les truites meurent Figure 10 : Vue aérienne de la cascade de Gairaut (source : ALLIGON 2012
  20. 20. 20 | P a g e LE CANAL DE LA VÉSUBIE instantanément. Si les truites meurent et donc arrêtent de bouger, un détecteur de mouvement lance une alerte, et l’eau du canal est instantanément rejetée. C’est seulement après cela que les techniciens vont aller à la station et constater le problème. Si effectivement l’eau présente une anomalie, l’usine possède des réserves d’eau de 48 heures pour régler le problème. Cette station d’alerte permet donc de contrôler la qualité de l’eau avant que celle- ci n’arrive à l’usine et permet également à l’usine de réagir en cas de problème. Cependant, l’informatique reste un outil certes performant, mais qui peut aussi présenter des d’aléas d’où l’utilisation complémentaire d’un système naturel comme le Truitotest. C’est pourquoi cette station d’alerte en théorie efficace, présente tout de même des failles en pratique. Après avoir passé la station d’alerte, l’eau est expédiée dans les bassins de l’usine de Super-Rimiez, mais une partie va aussi être acheminée à l’usine Jean Favre sur le col de Ville-Franche. Cette usine va approvisionner les villes de Ville-Franche-sur- mer, Saint-Jean-Cap-Ferrat, Beaulieu-sur-Mer, Eze, Cap d’Ail et Monaco. L’usine de Super-Rimiez quant à elle, s’occupe de fournir en eau les deux tiers de la ville de Nice. Elle peut produire jusqu’à 150 millions de litres d’eau par jour. C’est l’usine la plus moderne d’Europe grâce à son traitement de l’eau par ozonation et son nouveau système Actiflo qui utilise du sable pour accélérer la décantation de l’eau. L’évolution des systèmes et des procédés a donc permis au canal et aux usines en aval de se moderniser et d’être ainsi performants, même dans le domaine microscopique. Ces évolutions sont importantes et permettent ainsi une optimisation et une sécurisation sanitaire de la population approvisionnée. En conclusion, le canal de la Vésubie est un véritable ouvrage technique. Les installations mises en place tout au long de son parcours, permettent de veiller au bon acheminement de l’eau vers les différentes usines d’eau potable. Elles permettent aussi d’enlever les débris tombés dans l’eau, d’accélérer le débit en cas de turbidité extrême et de faire parcourir à l’eau 29 km d’un chemin accidenté et montagneux. De plus, les infrastructures permettent aussi de contrôler en détails la qualité de l’eau, avant que celle-ci ne soit traitée. Bien que ces infrastructures présentent tout de même des problèmes, elles arrivent à remplir leurs missions. Grâce à elles, le canal peut à lui tout seul fournir en eau les deux tiers de la ville de Nice. D’après notre étude, on en conclut que ces infrastructures sont efficaces et que par conséquent le canal aussi.
  21. 21. 21 | P a g e LE CANAL DE LA VÉSUBIE 3. UN CANAL INDISPENSABLE Cette partie va nous permettre de nous rendre compte de l’importance et de l’impact du canal sur la consommation et sur la population. Nous verrons dans un premier temps, quelques travaux effectués sur celui-ci afin de le sécuriser. Nous étudierons également les autres sources d’approvisionnement, afin de voir l’importance du canal sur l’agglomération de Nice. Et puis pour finir, nous verrons quelques incidents rencontrés sur le canal et leurs différents impacts sur la consommation de la population. A. Les travaux sur le canal Comment le canal est-il entretenu ? Le canal est entretenu par Véolia eau. Un service complet dépendant du service de conduite des installations, se charge de veiller sur le canal. Cette équipe s’occupe de la réparation des installations sur le canal telles que les stations de mesure, vannes et autre. Ces petits travaux sont sans impact sur l’eau la plupart du temps. En 2010, d’importants travaux ont été effectués dans le cadre de la sécurisation du canal de la Vésubie. Sur le secteur de la Roquette-sur-Var, dans le vallon de l’Abeï, le site est caractérisé par une instabilité du sol. Il a fallut dans un premier temps, couler une dalle de béton, dans le but de supporter trois nouvelles canalisations, comme le montre la figure 11. Elles ont été posées pour permettre le passage du canal en siphon. En effet, dans un siphon la pression étant très élevée, il est préférable de multiplier les canalisations pour la répartir. Les travaux ont été effectués sur 4 mois en période hivernale. La consommation en eau étant moindre à cette époque, cela a limité l’impact sur la population en cas de problème de fuite sur le secteur des travaux. Un autre aménagement a été effectué au niveau du siphon de Saint-Blaise. Des vannes motorisées ont été installées dans le but de couper la circulation d’eau en cas de rupture en aval du canal. En tout, les travaux de sécurisation du canal pour l’année 2010 auront couté 2,13 millions d’euros. Ces différents exemples d’entretiens quotidiens ou exceptionnels, montrent que le canal est régulièrement entretenu. Ce qui est normal vue l’importance qu’il a pour la ville de Nice, comme on a pu le constater précédemment.
  22. 22. 22 | P a g e LE CANAL DE LA VÉSUBIE B. Les autres moyens d’approvisionnement Quelles sont les autres sources d’approvisionnement et leur importance ? Le canal de la Vésubie n’est pas le seul moyen d’approvisionnement en eau de la région. En effet, bien qu’il apporte l’eau à une grande partie de Nice, à Levens et ses environs, et à plusieurs communes de l’est du département, il existe d’autres ressources en eau tels que les prélèvements en eau des nappes souterraines. Comme le montre la carte 12, représente les différentes ressources en eau du pays Niçois. On y retrouve naturellement le canal de la Vésubie. Mais également les prélèvements de l’eau du Paillon et du Var. La carte 12 présente les différentes zones de captage d’eau souterraine. La zone de captage des Sagnes et des Prairies rassemble 16 puits et celle des Pugets 4. Elles captent les eaux de la nappe phréatique du Var. L’eau prélevée est naturellement pure. Il suffit seulement d’une légère chloration, pour qu’elle puisse être consommée. L’eau de ces usines alimentera une partie de Nice et de Saint-Laurent-du-Var. Cette même carte laisse apparaitre également des zones de prélèvement d’eau de source comme à Utelle. Ce sont surtout des communes rurales et l’eau prélevée servira pour un réseau de proximité. Pour comparaison, 66 % des prélèvements viennent des ressources superficielles telles que le canal de la Vésubie, 28 % proviennent des nappes d’eau souterraine et seulement 6 % des ces prélèvement sont des eaux de source. On en conclut alors, que la plus grande partie du réseau d’eau potable de Nice dépend des cours d’eau comme le Var, le Paillon ou la Vésubie. Ces ressources sont donc les plus importantes pour l’agglomération et le canal de la Vésubie est donc au cœur de la production d’eau pour la ville de Nice. Figure 11 : Les travaux sur le site du vallon de l'Abeï montrant les 3 canalisations et la dalle de béton (source : POLE DEVELLOPEMENT DURABLE ET ENVIRONNEMENT 2011)
  23. 23. 23 | P a g e LE CANAL DE LA VÉSUBIE C. Incidents et solutions Comment gérer les incidents sur le canal et quels en sont les impacts ? Nous avons vu que l’essentiel de l’approvisionnement en eau potable de Nice dépendait de l’eau du canal de la Vésubie et d’autres cours d’eau comme le Var et le Paillon. Mais qu’en est-il en cas de sécheresse, où le débit de ces cours d’eau se trouve diminué ? Un exemple significatif peut alors être cité. Lors de la période de travaux de sécurisation du canal, la quantité d’eau passant par celui-ci s’est trouvée réduite. Dans le cas de notre exemple, cette situation simulera parfaitement un cas de sécheresse. On se basera sur les chiffres de 2009 comme référence. En 2010, la quantité d’eau prélevée dans la Vésubie a été diminuée de 5 millions de mètres cube. Pour compenser ce manque, la station de captage des Sagnes et des Prairies du Var a dû prélever d’avantage d’eau. Cependant, les chiffres ne sont pas significatifs de ce côté-là. En effet, en vue d’une meilleure sauvegarde de la ressource en eau des nappes souterraines, l’exploitant des captages a dû durant cette année, optimiser les installations en limitant les pertes d’eau. Cela permet ainsi de diminuer la quantité d’eau prélevée dans les nappes. Figure 12 : Carte montrant les différentes sources d’approvisionnement dans les Alpes-Maritimes (source : POLE DEVELLOPEMENT DURABLE ET ENVIRONNEMENT 2011)
  24. 24. 24 | P a g e LE CANAL DE LA VÉSUBIE En bref, la ressource alternative au canal de la Vésubie se trouve sous terre. Ainsi, même en période de sécheresse, l’approvisionnement en eau se trouve assuré pour la région. Cette ressource permet également de parer aux différents aléas certainement déjà survenus et qui peuvent survenir encore comme un glissement de terrain ou une pollution abondante des eaux de surface. Cependant, une telle pollution bien que grave va mettre moins de temps à s’évacuer qu’une pollution des eaux souterraines. De plus, la ressource en eau de surface est renouvelée très rapidement avec les pluies de l’intersaison et la fonte des neiges. Mais le renouvellement des eaux souterraines est bien plus long. La politique de sauvegarde et d’optimisation de la ressource est donc complètement justifiée. La gestion des incidents se gèrent donc en compensant le manque par d’autres ressources. Ils ont donc peu d’impact au jour d’aujourd’hui sur la population. Cette partie nous a donc permis de souligner l’importance du canal dans l’approvisionnement de la région en eau douce. Les enjeux du canal sont importants mais la gestion de celui-ci s’effectue dans les meilleures conditions. Des travaux d’entretien sont régulièrement faits pour la sécurisation du canal. La région possède à présent d’autres ressources pour compenser les baisses d’eau du canal et permettre ainsi, en cas d’incidents, de faire face sans avoir d’impact sur la population locale. Cependant, la région reste tout de même dans une politique de sauvegarde, préférant les ressources renouvelables et l’économie d’énergie.
  25. 25. 25 | P a g e LE CANAL DE LA VÉSUBIE CONCLUSION Notre étude portait sur l’importance du canal pour l’agglomération de Nice. Après avoir approfondi les différents contextes, notamment géographique et démographique, nous nous sommes alors penchés sur les différentes installations du canal et nous en avons conclus que celles-ci étaient particulièrement efficaces et permettaient l’approvisionnement en eau potable des deux tiers de la ville de Nice ainsi que la partie Est du département. La troisième partie nous a alors permis d’évaluer son importance. En effet, le canal est indispensable à l’approvisionnement en eau et des installations sont mises en place afin de pouvoir régler les moindres problèmes rapidement. Au-delà de l’alimentation en eau, le canal peut également avoir un rôle dans la production d’électricité. En effet, plusieurs microcentrales ont déjà été installées dans le secteur de Nice, notamment sur le site de la passerelle du Paillon. Et bientôt, une autre sera installée entre le canal et le Var à proximité de Castagniers. Ces microcentrales profitent de la pente des conduites forcées pour produire de l’énergie. À terme, la production des quatre turbines mises en place, pourront alimenter l’équivalent de la consommation de la ligne 1 du tramway de Nice.
  26. 26. 26 | P a g e LE CANAL DE LA VÉSUBIE BIBLIOGRAPHIE AGENCE REGIONALE DE SANTE DE PROVENCE ALPES COTE D'AZUR 2010 – Qualité des eaux distribuées dans les alpes maritimes, bilan 2010, la gestion et l'exploitation. Agence régionale de santé, Nice. AILLAGON T. ENGEL L. 2012 – Culture-acte2. http://www.culture.gouv.fr/paca/dossiers/ protections/06/canal_vesubie/canal.htm [consulté le 3 décembre 2012] AILLAGON T. ENGEL L. 2012 – Culture-acte 2. http://www.culture.gouv.fr/public/ mistral/mersri_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PA06000022 [consulté le 28 décembre 2012] AILLAGON T. ENGEL L. 2012 – Culture-acte 2. http://www.culture.gouv.fr/public/ mistral/mersri_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PA06000019 [consulté le 28 décembre 2012] BICHAT R. 2010 - ERGOLEV. http://www.ergolev.fr/degrilleur.html [consulté le 14 décembre 2012] BRIAS G. & NHEK E. 2010 – Aqueduc. http://www.tpe-aqueduc . sitew. com/Pont_ siphon.D.htm#Pont_siphon.D [consulté le 27 décembre 2012] BOQUET A. 2011 - Métropole Nice Côte d'Azur. http://www.nicecotedazur.org/ [consulté le 29 décembre 2012] LOVISI C. 2009 - Académie de Nice. http://www.ac-nice.fr/roland- garros/spip/IMG/png/climat.png [consulté le 27 décembre 2012] MAIRAL F. 2010 – Veolia eau. http://www.veoliaeau.com/profil/histoire/ [consulté le 3 décembre 2012] MAIRIE DE NICE 2008 – Ville de Nice. http://www.nice.fr/Culture/Centre-du- patrimoine/Les-Fiches-Patrimoine-et-autres-publications/Les-scientifiques-a-Nice [consulté le 6 décembre 2012] MINISTRE DE L'ECOLOGIE ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE 2007 – Hydrobank. http://www.hydro.eaufrance.fr/index.php [consulté le 10 décembre 2012] MOMMENS I. 2005 – Palais Lonchamp – Museum d'histoire naturelle de Marseille. http://www.museum-marseille.org/marseille_histoire_eau_climat.htm [consulté le 27 décembre 2012] POLE DEVELOPPEMENT DURABLE ET ENVIRONNEMENT, DIRECTION DE L'EAU 2011 – Rapport annuel 2010 – Service public de l'eau potable, 45 p. Communauté urbaine Nice côte d'Azur, Nice
  27. 27. 27 | P a g e LE CANAL DE LA VÉSUBIE POLE DEVELOPPEMENT DURABLE ET ENVIRONNEMENT, DIRECTION DE L'EAU 2012 – Rapport annuel 2011 – Service public de l'eau potable, 8 p. Communauté urbaine Nice côte d'Azur, Nice STRAUCH G-A. 2012 - MAPANDDATA.COM. http://www.mapanddata.com/ media/ catalog/product/cache/2/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/c/a/carte- population-departement-alpes-maritimes-06-population-en-2006.jpg [consulté le 14 décembre 2012] TIRET A. 2010 – Les siphons des constructions exceptionnelles. www.archeam.fr/sites/www.../archeam_11_tiret_ponts_siphons.pdf [consulté le 27 décembre 2012] WINK PRODUCTION 2008 – Canalmonde. http://www.canalmonde.fr/r-annuaire- tourisme/france/06/carte-guide-alpes-maritimes.php [consulté le 8 décembre 2012]
  28. 28. 28 | P a g e LE CANAL DE LA VÉSUBIE GLOSSAIRE Affluent Cours d’eau qui se jette dans un autre cours d'eau. Canal de dérivation Ouvrage hydraulique destiné à prélever une partie de l’eau d’un cours d’eau. Conduite forcée Canalisation transportant de l’eau sous pression. Décantation Opération de séparation mécanique, sous l'action de la gravitation, de plusieurs phases non-miscibles dont l'une au moins est liquide. Ici il s’agit de l’eau et des particules. Dessableur Ouvrage hydraulique servant à enlever le sable de l’eau. Étiage Notion d’hydrologie correspond statistiquement à la période de l’année où le débit d’un cours d’eau atteint son point le plus bas. Il intervient pendant une période de tarissement et est dû à une sécher- esse forte et prolongée. Ozonation Traitement chimique par oxydation. Il permet la désinfection de l’eau. Réservoir de Chasse Réservoir en amont d’un siphon qui permet l’amor- çage de l’eau par gravité et son entrée dans le siphon. Siphon Conduite qui permet de faire franchir un obstacle un canal en utilisant le principe du siphon inversé. Télésurveillance Surveillance à distance d’un lieu ou d’une machine. LISTE DES SIGLES TVA Taxe sur la valeur ajoutée
  29. 29. 29 | P a g e LE CANAL DE LA VÉSUBIE LISTE DES FIGURES Figure 1 : Diagramme climatique présentant le climat à Nice, les températures et fortes précipitations à l’intersaison....................................................................................................8 Figure 2 : Carte du relief des Alpes-Maritimes ..................................................................9 Figure°3 : Carte montrant la concentration de la population sur le littoral des Alpes- Maritimes..............................................................................................................................11 Figure°4 : Diagramme en barre présentant les tarifs selon chaque ville des Alpes- Maritimes..............................................................................................................................12 Figure°5 : Le parcours du Canal de la Vésubie dans la région niçoise et les communes et sites traversés ......................................................................................................................14 Figure°6 : Le dessableur à la prised’eau de Saint-Jean-la-Rivière .................................15 Figure°7 : Image en 3D d’un dégrilleur mécanique en action..........................................16 Figure°8 : La carte du vallon de Saint-Blaise ..................................................................17 Figure°9 : Vue aérienne du siphon de Saint-Blaise et les différentes altitudes................18 Figure°10 : Vue aérienne de la cascade de Gairaut........................................................19 Figure°11 : Les travaux sur le site du vallon de l'Abeï montrant les 3 canalisations et la dalle de béton.......................................................................................................................22 Figure°12 : Carte montrant les différentes sources d’approvisionnement dans les Alpes- Maritimes..............................................................................................................................23
  30. 30. 30 | P a g e LE CANAL DE LA VÉSUBIE RÉSUMÉ Ce rapport bibliographique traite du canal de la Vésubie. Dans un premier temps, on fera l’étude des différents contextes du canal, comme l’histoire du canal, la géographie et le climat de la région, l’étude démographique de la population et l’économie de la région liée à l’eau. Dans un second temps, on fera une étude précise de plusieurs installations appartenant au canal afin d’évaluer son efficacité. Enfin, dans une troisième partie, nous verrons les différents travaux d’aménagement et de sécurisation du canal, effectués durant l’année en 2010. Notre étude portera également sur les différentes sources d’approvisionnement comme le var et enfin sur quelques incidents et les solutions misent en place. Cette étude aura pour but de déterminer l’importance du canal sur la ville de Nice et son agglomération. Mots clefs : Canal de la Vésubie ; Nice ; Hydraulique ABSTRACT This bibliography report talks about the Vésubie’s canal. Initially, we will study the different context of this canal, like the history, the geography and the climate of the region, the demographic study of the population and the economy of this canal related to water. In a second time, we will precisely study many installations belong to the canal to assess its effectiveness. At last, we will see the various developments work and the securisaton of the canal made during 2010. This study will also focus on different sources such as “Le Var” and finally a few incidents and the solutions that have been taken. This study will aim to consider the importance of the canal for Nice and its agglomeration Key words : Vésubie’s Canal ; Nice ; Hydraulic

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