Tennis_Mag #104 numerique

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Tennis_Mag #104 numerique

  1. 1. La balle officielle de Tennis Québec BelindaBencic La fougue d’une championne No104-JUILLET2016 PAR TENNIS QUÉBEC AFFICHE : FÉLIX AUGER-ALIASSIME ET EUGENIE BOUCHARD
  2. 2. LE COÛT GAGNANT 12 MOIS à partir de 276$ 514.766.1208 u 300, chemin du Golf, Verdun Taxes, frais de terrain et d’activités en sus. L’ULTIME EXPÉRIENCE TENNIS TENNIS-IDS.COM
  3. 3. TENNIS-MAG No 104 - Juillet 2016 - Par Tennis Québec 05 contenu 12L’animatriceVirginie Coossa ©TennisQuébec 12 L’ENTRAÎNEMENT L’échauffement d’avant-match 15 L’ENTREVUE « Pour moi, c’est un jeu, […] c’est que du plaisir! » courts des stars VIRGINIE COOSSA TRAVAILLE SON JEU DépôtLégal,1er trimestre1987–BibliothèquenationaleduQuébec–BibliothèquenationaleduCanada–ISSN0836-6128 Administrationetpublicité:RéjeanLevesque514270-6060,poste607mkg@tennis.qc.ca POSTEPUBLICATIONNo.deconvention40634067–VeuillezretournertoutecorrespondancenepouvantêtrelivréeauCanadaà:Tennis-mag,285,rueGary-Carter,MontréalQCH2R2W1–Tél.:514270-6060–Télec.:514270-2700–courrier@tennis.qc.ca RETROUVEZ FÉLIXAUGER-ALIASSIME ETEUGENIEBOUCHARD SURL’AFFICHESPÉCIALE. ALLEZÀLAPAGE41! 41 chroniques 09 LE MOT DU PRÉSIDENT Un été tout en tennis 11 LA CHRONIQUE DE JAMES HYNDMAN Tie-break 16 LIGNES DE FOND L’après Serena 23 MIEUX-ÊTRE Troubles alimentaires chez les athlètes 28 JEU, MANCHE ET MATCH… DE LA VIE Jean-Michel Guimond – Renouer avec le tennis plan de match 18 BELINDA BENCIC Belinda Bencic à vitesse grand V / Entretien 26 2e ÉDITION DU RENDEZ-VOUS MIELE DU TENNIS QUÉBÉCOIS Prix d’excellence du tennis québécois 30 JOURNALISTE EN HERBE Pour l’amour du tennis, par Nicholas Richard 33 PORTRAIT D’ENTRAÎNEUR Ralph Platz – Savoir s’adapter 37 CAS MARIA SHARAPOVA Ce que ses collègues en pensent
  4. 4. TENNIS-MAG 06 No 104 - Juillet 2016 - Par Tennis Québec 16Garbiñe Muguruza recevant son trophée après sa victoire sur SerenaWilliams à Roland-Garros cette année. ©PeterFigura CRÉDITS TENNIS-MAG EST PRODUIT ET RÉALISÉ PAR TENNIS QUÉBEC Éditeur : Jean-François Manibal Directeur : Réjean Levesque Rédactrice en chef : Éliane Cantin Rédaction : Éliane Cantin, Réjean Genois, Ethel Gutierrez, James Hyndman, Réjean Levesque, Andréanne Martin, Nicholas Richard, Élyse Simard, Valérie Tétreault, Guillaume Théroux Révision : Éliane Cantin, Réjean Levesque, Alain Morency, Julie Robert Photo page couverture : La Presse Canadienne/Nathan Denette Infographie/mise en page : Gallagher Communication Tirage : 15 000 copies Impression et distribution par la poste, 3e classe : Publications 9417 QUI SERA EN MESURE DEPRENDRE LA PLACE DE L’INDÉLOGEABLE SERENA? 26Ralph Platz avec sa protégée, Charlotte Robillard-Millette ©StéphanieMyles/opencourt.ca À lire aussi 38 TABLEAU D’HONNEUR 46 ENTREFILETS 54 LU, VU ET ENTENDU 57 QUOI DE NEUF? 62 TENNIS QUÉBEC VOUS INFORME 64 CLASSEMENTS 70 RÉSULTATS DES TOURNOIS 72 CLUBS DE TENNIS INTÉRIEUR 74 CLUBS DE TENNIS EXTÉRIEUR 78 SUITE DES ARTICLES
  5. 5. NOSCOORDONNÉES: 285,rueGary-Carter,MontréalQC H2R2W1 Tél.:514270-6060 Télécopieur:514270-2700 courrier@tennis.qc.ca ÉQUIPE DE TENNIS QUÉBEC EMPLOYÉS PERMANENTS Directeur général Jean-FrançoisManibal•Poste606•dg1@tennis.qc.ca Adjointe administrative JeslinePatrick•Poste600•courrier@tennis.qc.ca Agent de développement JérômeOuellet•Poste602•dev@tennis.qc.ca Conseillère aux communications ÉlianeCantin•Poste604•contenu-rp@tennis.qc.ca Coordonnatrice aux communications JulieRobert•Poste613•cocom@tennis.qc.ca Directeur, développement corporatif et communications RéjeanLevesque•Poste607•mkg@tennis.qc.ca Directrice, développement régional et technique AndréanneMartin•Poste609•regtech@tennis.qc.ca Directeur technique DavidMarandon•Poste608•tech@tennis.qc.ca Entraîneure/directrice du développement des athlètes SylvieGiroux•Poste610•excel@tennis.qc.ca Secrétaire SumayyaJaffer•Poste601•fqt@tennis.qc.ca EMPLOYÉS CONTRACTUELS Agente de promotion ÉlyseSimard•Poste600•etudiant@tennis.qc.ca Animateur en chef des tournées FrancisCharest•Poste600•activites@tennis.qc.ca Animateur-adjoint –Tournée Sports Experts MaximeTanguay•Poste605•contractuel@tennis.qc.ca Conceptrice et coordonnatrice du Système de gestion des individus (SGI) SuzanneTremblay•Poste603•quebectennis@tennis.qc.ca Stagiaire – recherche et logistique MartijnKentie•Poste605•stagiaire@tennis.qc.ca AVISSURLAPROTECTIONDESRENSEIGNEMENTSPERSONNELS TennisQuébecassurelaconfidentialitéetuneprotectiontotaledesrenseignementspersonnelsdesesmembres.Ceux-cinesontutilisésqu’auxfinsauxquellesilsontétérecueillisetnesontenaucuncaspartagésavecd’autresorganismes ouentreprisesn’étantpasliésdirectementauprogrammeouàl’activitéàlaquellelemembreparticipe. ASSOCIATIONS RÉGIONALES DE TENNIS ABITIBI-TÉMISCAMINGUE –Jean-GuyCossette Tél.:819874-2292•k_sept@icloud.com CAPITALE-NATIONALE–VincentCliche Tél.:418687-1250•vincent.cliche@bnc.ca CÔTE-NORD –RobertBoudreau Tél.:418589-5584 EST-du-Québec–AlexandrePelletier Tél.:418851-3933•alexandre.pelletier@hotmail.com ESTRIE –FrançoisVilleneuve Tél.:819564-1927•info@tennissherbrooke.ca LAC ST-LOUIS–LawrenceFitzsimmons Tél.:514634-3471,poste325•lawrencetennis@videotron.ca LAURENTIDES–YvesDériger Tél.:450434-9426•yvesderiger@videotron.ca www.tennislaurentides.org LAVAL–ClaudeFarmer Tél.:514803-0160 •claude.farmer@e3sc.com www.tennislaval.com MAURICIE–DenisLeclerc Tél.:819533-4037•denis.leclerc@videotron.ca MONTRÉAL–Jean-PhilippeLincourt Tél.:514270-2724•www.tennismontreal.qc.ca OUTAOUAIS –SergeRichard Tél.:819328-5055•cdesjardins55@hotmail.com www.artotennis.ca RICHELIEU-YAMASKA–NormanRothsching Tél.450578-3664•normanrochsching@hotmail.com RIVE-SUD –RichardBonin Tél.:450449-8100•richard.bonin@boucherville.ca PourtouteinformationconcernantlesactivitésetlestournoissurlaRive-Sud, veuillezjoindreM.DenisCrottyauSaniSportBoucherville(450655-9150). SAGUENAY-LAC-SAINT-JEAN–JérômeGagnon Tél.:418548-7655•Jeromegagnon15@gmail.com COMITÉ EXÉCUTIF Président RéjeanGenois Vice-président et représentant des régions AlainMorency Secrétaire-trésorier Jean-GuyFugère Représentant de l’Association des clubs de tennis intérieur du Québec (ACTIQ) PaulPatenaude(Tennis13) Directeur général Jean-FrançoisManibal(TennisQuébec) ADMINISTRATEURS ChristineBeaulieu MariusBrisson
  6. 6. TENNIS-MAG 08 No 104 - Juillet 2016 - Par Tennis Québec EN VEDETTE Nous aurons parlé de Félix Auger-Aliassime dans la dernière année… avec raison. Plus rien ne semble vouloir arrêter l’adolescent de 15 ans qui ne cesse de faire écarquiller les yeux de la planète tennis au grand complet. En 2015 déjà, le natif de Montréal nous avait habitués à l’excel- lence : il était notamment devenu le plus jeune joueur à engranger des points sur le circuit professionnel ainsi qu’à intégrer le Top 800 mondial, en plus de mettre la main sur le titre en double aux Internationaux des États-Unis. Et puis voilà que la saison 2016 de terre battue est arrivée et que le Québécois n’a pas pu, une fois de plus, s’empêcher d’impression- ner. En mai 2016, Félix devenait le premier joueur né dans les années 2000 à prendre part à une finale d’un tournoi professionnel (Spain F12 Futures). Quelques semaines plus tard, il atteignait la finale, en simple, du volet junior de Roland-Garros, passant à un point près d’enlever les grands honneurs. Au moment d’écrire ces lignes, Félix est qualifié pour les quarts de finale du volet junior de Wimbledon. Retrouvez en page 42 une affiche de celui qui semble être en voie de devenir une future grande vedette du tennis et une chronologie des événements marquants de son parcours. FélixAuger-Aliassime: 15ansetleventdanslesvoiles © Peter Figura
  7. 7. TENNIS-MAG No 104 - Juillet 2016 - Par Tennis Québec 09 Il m’est toujours très agréable d’avoir à rédiger, à raison de quatre fois par année, le mot du président pour le Tennis-mag. Je dois néanmoins reconnaître que, bon an mal an, la rédaction du numéro d’été m’enthousiasme particulièrement. Quelle meilleure saison que celle des beaux jours pour parler ten- nis! Avec le début de la belle saison viennent les tournois de Roland-Garros et de Wimbledon : plus de quatre semaines de tennis enlevant et, ma foi, toujours plus spectaculaire. Cette année, les per- formances de nos Canadiens, et particulièrement celle du jeune Québécois Félix Auger-Aliassime, seront d’autant plus venues égayer notre écoute. De main de maître, il a réussi à se tailler une place au troisième échelon mondial chez les juniors, et ce, à 15 ans seulement. Nous ne pouvons pas pré- dire ce que l’avenir lui réservera, mais force est de constater qu’il possède un remarquable potentiel. Mais le début de la saison estivale signifie égale- ment l’ouverture des terrains de tennis extérieurs. Grands et moins grands, débutants comme avancés, prennent alors d’assaut les courts de tennis du parc le plus près de chez eux. Il me semble que ces terrains extérieurs sont, année après année, de plus en plus achalandés. On peut très certainement présumer que la Tournée Sports Experts, présentée par Tennis Québec en partenariat avec Banque Nationale, y est pour quelque chose. Depuis 23 ans maintenant, l’équipe de Tennis Québec s’affaire à parcourir les quatre coins de la province pour offrir des séances de tennis gratuites aux Québécois tout l’été durant. Ce genre d’initiatives contribue assurément à la montée en popularité de notre sport. Parce que, bien franchement, quoi de plus plaisant que de sortir balles et raquette pour aller jouer au tennis sous le soleil? Puis, arrive le mois de juillet. Celui de 2016 sera particulièrement intéressant tennistiquement parlant puisque la Coupe Rogers, présentée par Banque Nationale, s’y déroulera du 22 au 31 du mois, Jeux de Rio obligent. Montréal recevra les meilleures raquettes féminines de la planète, dont la numéro 1 mondiale, Serena Williams, ainsi que notre Québécoise par excellence, Eugenie Bouchard. Non seulement les amateurs de tennis québécois pourront-ils voir leurs joueuses préférées à l’œuvre, mais ils pourront également profiter des nombreuses activités proposées par l’événement. C’est un rendez-vous à ne pas manquer. Du 5 au 21 août, nous aurons par ailleurs l’occasion de supporter les Canadiens aux Jeux olympiques de Rio. Les dernières prouesses de Milos Raonic, en simple, nous laissent à rêver d’un Canadien montant sur le podium, d’autant plus que l’épreuve sera disputée sur surface dure. Et quand l’on sait que l’Ontarien fera équipe avec Vasek Pospisil pour tenter de décrocher une médaille dans l’épreuve de double alors, vraiment, tous les espoirs sont permis. Mais l’action ne se déroulera pas seulement qu’au Brésil. Au Québec, les Challengers Banque Nationale de Granby et de Gatineau accueilleront plusieurs des excellentes raquettes mondiales, parmi lesquelles certaines gravitent autour du 100e échelon mondial. Et c’est sans compter les Internationaux de tennis juniordeRepentignyqui,pourune31e année,verront arriver en sol repentignois les futures vedettes de l’APT et de la WTA. Pour clôturer la saison en beauté, nous pourrons voir évoluer les meilleurs joueurs de la planète aux Internationaux des États-Unis, du 29 août au 11 septembre. Nos Canadiens, qu’ils soient juniors ou adultes, auront l’occasion de donner le LE MOT DU PRÉSIDENT QUELLE MEILLEURE SAISON QUE CELLE DES BEAUX JOURS POUR PARLER TENNIS! Unété TOUT EN TENNISPAR RÉJEAN GENOIS >> (La suite en page 78)
  8. 8. TENNIS-MAG 11No 104 - Juillet 2016 - Par Tennis Québec Tie-break. Troisième et dernier set. On y est. C’est maintenant que ça va se jouer. Trois heures qu’on est là à tout donner. Le soleil de plomb qui s’acharne sur nous et le central. Pas un nuage, pas un coin d’ombre. L’asphalte qui surchauffe, comme moi. Ce match n’en finit plus. Ma casquette pisse tout ce qu’elle boit. Je suis en nage, je dégouline de partout. J’ai mal partout. La tentation serait forte de baisser les bras, de capituler : c’est bon, basta, ça suffit, pourquoi m’obstiner, ce type me tue, la chaleur me tue, mon dos me tue, y’a pas que le tennis dans la vie bordel, y’a une bière froide qui m’attend sûrement quelque part, une femme, des enfants, une douceur de vivre, un peu de détente, qu’est-ce que je fous ici, à Jarry, un dimanche matin de juillet, à m’escrimer contre un type que je ne connais ni d’Ève ni d’Adam, à disputer ce qui devait être un match « amical »! Je pense à Agassi : j’abomine sûrement le tennis moi aussi, sinon comment expliquer mon manque total d’en- train, de plaisir? Je me vois déjà agonisant à la sortie du lit demain matin. Comme lui, j’en ai pour une matinée entière sous la douche avant de pouvoir mettre un pied devant l’autre. Oui, je pense à Andre mon frère, là, maintenant, à l’aube de ce tie-break qui ne manquera pas de me briser les reins et le moral si je ne trouve pas moyen de le gagner. Ce type – je ne sais même plus son nom – n’a pas arrêté de pousser la balle comme une chiffe molle. Un vrai débutant. Pas la moindre idée – zéro idée – de ce que « frapper » veut dire. Il ne connaît que la balloune. Il te la dépose à droite, à gauche, elle meurt avant même d’avoir touché le sol, elle flotte à hauteur d’épaule, elle te coince derrière la ligne de fond. Ce type me rend dingue. Si je perds, c’est pas l’envie de lui sauter à la gorge qui va me manquer. Il ne faut pas que je lui saute à la gorge. Éviter à tout prix de lui sauter à la gorge. D’abord, ça ne se fait pas. J’ai assez prêché le fair-play pour au moins tenter de le pratiquer, peu importe les circonstances. Et puis, je ne peux pas perdre. Pas après trois heures. Trois heures à frapper cette balle – parce que je frappe, moi! –, à tenter de lui donner un peu de vie, à m’efforcer de l’arracher à l’inertie, trois heures, disons-le clairement, à être LE SEUL À JOUER. Vous me direz c’est ça le tennis, y’a de tout, les pousseux en font partie, faut savoir les affronter, eux aussi. Faut trouver le moyen de les battre. De ne pas se laisser endormir. C’est celui qui gagne qui est le meilleur, telle est l’inexorable loi du sport, seul le résultat final compte, le reste c’est des paroles en l’air : c’est bon, je connais la chanson. Reste que si je perds, c’est fini, j’arrête IL NE CONNAÎT QUE LA BALLOUNE. IL TE LA DÉPOSE À DROITE, À GAUCHE, ELLE MEURT AVANT MÊME D’AVOIR TOUCHÉ LE SOL, ELLE FLOTTE À HAUTEUR D’ÉPAULE, ELLE TE COINCE DERRIÈRE LA LIGNE DE FOND. CE TYPE ME REND DINGUE. LA CHRONIQUE DE JAMES HYNDMAN ©Tennis Québec/James Hajjar Tie-break JE NE PEUX PAS PERDRE. PAS APRÈS TROIS HEURES. TROIS HEURES À FRAPPER CETTE BALLE ‒ PARCE QUE JE FRAPPE, MOI! ‒, À TENTER DE LUI DONNER UN PEU DE VIE, À M’EFFORCER DE L’ARRACHER À L’INERTIE, TROIS HEURES, DISONS-LE CLAIREMENT, À ÊTRE LE SEUL À JOUER. >> (La suite en page 78)
  9. 9. TENNIS-MAG 12 No 104 - Juillet 2016 - Par Tennis Québec Nous savons tous qu’il existe plusieurs types de joueurs. Parmi ceux-ci, tous n’ont pas forcément les mêmes ambitions. Certains joueurs aiment échanger des balles sans jamais compter les points. D’autres, plus compétitifs, cherchent constamment à jouer des matchs. Si vous vous reconnaissez dans cette dernière catégorie, il y a fort à parier que vous n’êtes pas adepte de l’échauffement d’avant-match qui, pourtant, constitue un élément important de votre succès. L’objectif de cet article est de vous faire aimer l’échauffement d’avant-match. Je vous propose donc une routine de 15 minutes que vous pourrez expérimenter lors de vos prochaines rencontres. LES OBJECTIFS Pour être motivé lors de la routine d’échauffe- ment, il est primordial de se fixer des objectifs. Ces objectifs peuvent être de nature tactique, technique, physique et psychologique. Mais avant tout, sachez d’abord que l’échauffe- ment doit se faire en collaboration avec votre adversaire. Ces deux mots, collaboration et adversaire, s’ils ne font habituellement pas bon ménage, doivent se réconcilier le temps de la routine d’échauffement. Ce n’est pas le temps d’essayer d’impressionner votre adver- saire avec de fulgurants passing-shots ou de coups droits à tout casser. L’idée est plutôt de profiterdecetempsd’entraînementafind’éviter les blessures et de commencer le match au maximum de vos capacités. Tactiquement, le défi est donc de rester constant, c’est-à-dire de frapper le plus grand nombre de balles possibles pour un temps donné. ZONES DE ½ TERRAIN ET ¾ DE TERRAIN (2 MINUTES) Pour commencer, on échange des balles à mi-terrain en s’assurant d’exécuter autant de revers que de coups droits. Il peut être très facile de perdre sa concentration à mi-terrain : pour remédier à cette situation, donnez-vous comme objectif psychologique de bien regar- der la balle, de la voir quitter votre raquette. Une fois votre échauffement à mi-terrain ENTRAÎNEMENT CE N’EST PAS LE TEMPS D’ESSAYER D’IMPRESSIONNER VOTRE ADVERSAIRE AVEC DE FULGURANTS PASSING-SHOTS OU DE COUPS DROITS À TOUT CASSER. L’IDÉE EST PLUTÔT DE PROFITER DE CE TEMPS D’ENTRAÎNEMENT POUR POUVOIR COMMENCER VOTRE MATCH DE FAÇON OPTIMALE. L’échauffement d’avant- UN MAL NÉCESS ©TennisQuébec
  10. 10. TENNIS-MAG 13No 104 - Juillet 2016 - Par Tennis Québec terminé, il peut être bénéfique de frapper quelques balles à partir du ¾ du terrain. De cette façon, la transition vers le fond de ter- rain se fera graduellement. De plus, le fait de frapper de cette zone vous incitera à adopter un mouvement de frappe plus complet qui, évidemment, s’avérera bien utile lorsque vous vous retrouverez en fond de terrain. ZONE DE FOND DE TERRAIN (5 MINUTES) En fond de terrain, on continuera à alterner entre les coups droits et les revers, tout en mettant l’accent sur la régularité. Au niveau tactique, il sera important de frapper vos balles avec une trajectoire arquée de façon à ce que votre balle atterrisse en fond de terrain. Techniquement, assurez-vous d’être bien préparé. Une préparation adéquate renferme plusieurs éléments sur lesquels vous devez vous concentrer. Parmi ceux-ci, notons une position des épaules perpendiculaire au filet, une raquette à laquelle on a donné l’ampli- tude désirée et, enfin, un certain équilibre du corps. Le fait d’être bien préparé, et à temps, augmentera vos chances de frapper la balle à un meilleur rythme et avec plus de fluidité. ZONE AU FILET (4 MINUTES) Techniquement, vous pouvez continuer à vous concentrer sur la préparation, mais cette fois, elle devra absolument être terminée avant que la balle ne franchisse votre côté du filet. Vous devez être prêt à frapper la balle de façon à pouvoir la pousser profondément. Au filet, nous avons nécessairement moins de temps qu’en fond de terrain. Pour cette raison, il arrive que l’on précipite notre coup. Assurez-vous de bien expirer à la frappe et soyez détendu. En ce qui a trait au smash, déplacez-vous rapidement de façon à ce que le point d’im- pact soit devant votre corps. Avoir un point d’impact devant vous permettra de donner à la balle une trajectoire descendante, ce qui s’avérera bien pratique en situation de match; vous pourrez aller chercher des angles et terminer un point plus facilement. SERVICE ET RETOUR DE SERVICE (4 MINUTES) Au service, le lancer de balle est primor- dial! Ayez la sensation de déposer la balle. Tactiquement, il sera important de pratiquer à varier vos cibles. Profitez-en également pour analyser la qualité des retours de votre adversaire. Lorsque ce sera à votre tour de recevoir les services, entraînez-vous à créer un momentum vers l’avant afin d’être mieux préparé à retourner le service. CONCLUSION Commevousl’avezcertainementconstaté,vous pouvez vous concentrer sur plusieurs éléments lors de votre échauffement d’avant-match. L’important est d’être constant et de vous appliquer sur un seul élément à la fois. Pour vous aider à choisir sur quoi vous concentrer, je vous invite à consulter le tableau ci-haut. Ce ne sont que des exemples; libre à vous de l’adapter comme bon vous semble. Andréanne Martin Directrice, développement régional et technique à Tennis Québec Bontennis ! PAR ANDRÉANNE MARTIN ZONES TECHNIQUE TACTIQUE PHYSIQUE PSYCHOLOGIQUE ½ ET ¾ • Préparation de la raquette adaptée à la zone du terrain Constance Allègement juste avant l’impact de l’adversaire Focus sur la balle FOND • Préparation avant le bond de la balle • Impact devant Trajectoire arquée pour aller chercher plus de profondeur Détente musculaire Expiration à la frappe VOLÉE • Préparation armée • Impact en avant Garder la balle au ¾ du terrain Transfert de poids vers l’avant à l’impact Concentration sur la balle en tout temps et expiration SMASH • Préparation armée • Impact en avant Constance Détente musculaire Concentration sur la balle en tout temps et expiration SERVICE • Stabiliser le lancer de balle Varier les cibles Implication du corps Concentration sur la balle en tout temps et expiration RETOUR Création d’un momentum vers l’avant Vision du terrain large lorsque le serveur frappe et étroite lorsque le relanceur retourne POUR VOIR LA LEÇON EN VIDÉO match : SAIRE!
  11. 11. 15No 104 - Juillet 2016 - Par Tennis Québec ©TennisQuébec ENTREVUE RÉALISÉE PAR ANDRÉANNE MARTIN COURTS DES STARS aVEC VIRGINIE COOSSA VIRGINIE COOSSA S’EST FAIT CONNAÎTRE COMME ANIMATRICE SUR LES ONDESDEMUSIQUEPLUSETACOLLABORÉ,PARLASUITE,ÀDENOMBREUSES ÉMISSIONS TÉLÉVISÉES, LES PLUS RÉCENTES DIFFUSÉES SUR LES CHAÎNES ÉVASION ET MLLE. POUR PEU QU’ON LISE À SON SUJET, ON CONSTATE QUE LABRUNETTEENTRETIENTUNEPASSIONPOURLETENNISQUIN’APASSON PAREIL.APRÈSAVOIRSUIVIUNELEÇONAVECL’ENTRAÎNEUREANDRÉANNE MARTIN,LACOLLABORATRICEÀLAPRESSE+ETAUMAGAZINECLIND’OEIL NOUS PARLE DE LA PLACE QU’OCCUPE LE TENNIS DANS SA VIE. Andréanne : Merci pour la séance, Virginie! Juste en frappant des balles comme ça avec toi, je vois que tu aimes vraiment le tennis ; tu cours, tu essayes d’aller chercher toutes les balles, tu montes au filet… tu as vraiment l’air de t’amuser, non? Virginie : J’adore ça. Je joue depuis l’âge de huit ans. Pour moi, c’est un jeu, ce n’est même pas du « sport », ce n’est même pas fatigant, c’est que du plaisir! Je pense que d’essayer d’aller tout le temps chercher la balle, c’est là qu’on fait des points de plus et qu’on peut gagner son match! Andréanne : Des matchs, tu en joues souvent? Virginie : Je joue trois fois par semaine avec ma « partner », Marie-Annick Boisvert. On se donne des rendez-vous obligés. On fait des matchs chaque fois; on est pas mal du même niveau. Elle me bat une fois, l’autre fois d’après, j’ai ma revanche à prendre… Puis j’ai commencé, depuis deux-trois ans, à jouer en double mixte avec mon chum, Claude Meunier. Je joue aussi avec mes frères et mon père. Le tennis, c’est vraiment dans la famille! Et on a un terrain de tennis à notre chalet, donc ça devient des réunions amicales : on se baigne dans le lac et on joue au tennis après! Andréanne : Le fait que tu aies commencé à jouer en double explique peut-être pour- quoijet’aivumonteraufiletrégulièrement aujourd’hui. Penses-tu que le double a développé d’autres aspects de ton jeu? Virginie : J’avais peur, avant, de monter au filet et j’essaye de le faire de plus en plus pour combattre [cette peur]. Je suis un peu intimidée. De plus en plus, même en simple, j’essaie de monter et de comprendre que ce n’est pas dangereux. Il y a des façons d’aller chercher la balle, d’autres façons de se posi- tionner. Je m’autorise à aller en attaque, ce que je ne faisais pas avant et je pense que c’est le double qui a amené ça! Andréanne : Est-ce que tu suis beaucoup le tennis sur la scène internationale? Virginie : Oui, quand même! J’aime beaucoup le tennis féminin, contrairement à beaucoup de gens qui disent toujours que le tennis fémi- nin, c’est moins intéressant. Personnellement, mêmesij’adoreletennismasculin,jem’identifie davantage au style de jeu féminin. J’aime les regarder jouer pour m’inspirer. Donc cette année, je suis contente parce que c’est l’année des femmes à la Coupe Rogers de Montréal! Je vais être là toute la semaine. Je suis allée aussi deux fois au U.S. Open à New York, mais là, mon rêve, c’est d’aller à Roland-Garros! Andréanne : Si tu pouvais être dans la peau d’une joueuse professionnelle, laquelle voudrais-tu remplacer? Probablement Venus [Williams]. J’aime son côté passionné, félin… c’est une attaquante naturelle, j’aime sa fougue! Ce n’est pas vrai- ment ma personnalité alors j’aimerais vraiment voir comment c’est d’avoir cette fougue-là! Présenté par : POUR MOI, C’EST UN JEU, CE N’EST MÊME PAS DU « SPORT », CE N’EST MÊME PAS FATIGANT, C’EST QUE DU PLAISIR!
  12. 12. TENNIS-MAG 16 No 104 - Juillet 2016 - Par Tennis Québec SI, AU COURS DES DERNIÈRES ANNÉES, UNE DÉFAITE DE SERENA NE VENAIT JAMAIS REMETTRE EN DOUTE SON RANG DE NUMÉRO UN MONDIALE, LA SAISON 2016 NOUS AMÈNE À PENSER QU’ELLE N’EST PEUT-ÊTRE PLUS AUSSI INTOUCHABLE. On a parfois tendance à l’oublier, mais Serena Williams évolue sur le circuit professionnel de la WTA depuis 1995... donc depuis 21 ans. Je ne sais pas pour vous, mais moi, il y a 21 ans, je frappais mes premières balles de tennis. Depuis, j’ai eu le temps de me développer comme joueuse, de vivre mon rêve, d’accrocher ma raquette et d’effectuer ma transition dans une nouvelle vie. Pendant tout ce temps, ou presque, Serena s’est affairée à révolutionner le tennis féminin et, surtout, à le dominer. À l’aube de ses 35 ans, forte de ses 21 titres du Grand Chelem, elle occupe toujours le sommet du classement de la WTA, indélogeable depuis plus de trois ans. Si, au cours des dernières années, une défaite de Serena n’est jamais venue remettre en doute son rang de numéro un mondiale, la saison 2016 nous amène à penser qu’elle n’est peut-être plus aussi intouchable. Bref, on pourrait bien être sur le point de vivre un changement de garde... Pourtant, il y a moins d’un an, elle était à deux petites victoires de compléter le Grand Chelem, soit de rafler les quatre tournois majeurs au cours d’une même année. Un exploit que personne n’a réussi depuis Steffi Graf en 1988. Par deux fois, elle est aussi passée à une victoire d’égaler le record de l’Allemande pour le nombre de titres du Grand Chelem. Mais Serena nous avait habitués à la perfection. Elle nous semblait si inébranlable dans les grands moments que ses défaites en finales des Internationaux d’Australie, puis de Roland-Garros face à Angelique Kerber et Garbiñe Muguruza, respectivement, sèment le doute chez ses partisans et surtout permettent aux joueuses de la relève de croire qu’un nouveau règne est possible. Mais qui a suffisamment de caractère, de talent, de force, de charisme, de constance pour prendre cette place? La réponse ne semble pas si simple à trouver. On a été habitués à voir évoluer en même temps plusieurs gros noms, ce qui créait toujours des rivalités intéressantes et qui facilitait la période de transition. On peut penser à Martina Navratilova et Chris Evert, Steffi Graf et Monica Seles, les deux sœurs Williams et Martina Hingis ou encore les Belges Kim Clijsters et Justine Henin. Toutefois, au cours des dernières années, personne n’est parvenu à créer une réelle rivalité avec Serena. L’Américaine était tout simplement dans une classe à part. À elle seule, elle était tout de même en mesure de faire croître la popularité et la crédibilité du tennis féminin. C’est donc une période importante pour la WTA. Il y a déjà quelques années que l’on tente de préparer la sortie éventuelle de Serena Williams pour s’assurer que la popularité du circuit n’en soit pas affectée. Ce n’est pas pour rien qu’on s’est empressés de mettre de l’avant Eugenie Bouchard dès qu’elle a connu quelques bons résultats et que l’on a vu qu’elle suscitait beaucoup de réac- tions. Ça ne l’a pas aidée... Et comme si la tâche C’EST DONC UNE PÉRIODE IMPORTANTE POUR LA WTA. IL Y A DÉJÀ QUELQUES ANNÉES QUE L’ON TENTE DE PRÉPARER LA SORTIE ÉVENTUELLE DE SERENA WILLIAMS POUR S’ASSURER QUE LA POPULARITÉ DU CIRCUIT N’EN SOIT PAS AFFECTÉE. L’après SERENA PAR VALÉRIE TÉTREAULT Ancienne joueuse professionnelle, classée 112e à laWTA en 2010, et responsablerégionale,communications et relations médias àTennis Canada LIGNES DE FOND
  13. 13. TENNIS-MAG 17No 104 - Juillet 2016 - Par Tennis Québec SerenaWilliams en difficulté lors de la finale féminine de Roland-Garros 2016 n’était pas déjà suffisamment colossale, cette nouvelle ambassadrice de notre sport devra aussi nous faire oublier Maria Sharapova, dont la carrière a été brisée, salie par des soupçons qui pèsent désormais sur toute une nation. Alors, qui sera ce nouveau visage? Lorsque l’on regarde le Top 10 d’aujourd’hui*, mis à part la première joueuse mondiale, on n’y retrouve que deux athlètes qui ont remporté plus d’un titre du Grand Chelem, soit Venus Williams et Victoria Azarenka. Pour Venus Williams, son dernier sacre en tournoi majeur remonte à 2008, alors que le dernier d’Azarenka était en 2013. La Biélorusse a connu un début de saison sur les chapeaux de roue qui nous permettait de croire que la Victoria Azarenka des beaux jours, celle qui a déjà été classée au premier échelon mondial, refaisait surface après quelques saisons gâchées en partie par les blessures. Malheureusement pour elle, son karma est revenu la hanter lors de la saison de terre battue. Aux prises avec des maux de dos, puis une blessure au genou, elle a été forcée à l’abandon au premier tour de Roland-Garros après avoir été victime de sorties expéditives également à Rome et à Madrid. De quoi mettre un peu d’ombre sur ses résultats flamboyants de début d’année. Mais, à bientôt 27 ans (31 juillet), elle pourrait très bien ajouter quelques titres du Grand Chelem à son tableau de chasse... à la condition de rester en santé. Azarenka représente donc une candidate pour pallier le vide qui se fera sentir lorsque Serena choisira d’accrocher sa raquette. Évoluant depuis déjà plusieurs années sur le circuit professionnel, elle n’amène toutefois pas le vent de fraîcheur ou le nouveau souffle d’une certaine Garbiñe Muguruza. L’Espagnole est sur notre radar depuis déjà un certain temps. Si elle avait démontré son grand potentiel lors de son parcours jusqu’en finale de Wimbledon l’an dernier, elle a confirmé qu’elle avait tout ce qu’il fallait pour devenir une grande championne à Roland-Garros il y a quelques semaines. Il est vrai que son début de saison a été un peu plus difficile. Elle avait soudainement beaucoup plus de pression sur les épaules et les attentes étaient nettement plus élevées à son égard. Elle a toutefois bien géré le tout avec l’aide de son entraîneur Sam Sumik et c’est une Muguruza plus mature que l’an dernier que l’on a pu voir à l’œuvre sur le Philippe-Chatrier, face à Serena, en finale du tournoi le plus important pour tout Espagnol qui se respecte. Non seulement elle s’est montrée confiante et en contrôle de ses émotions, et ce, même >> (La suite en page 78) © Peter Figura * En date du 13 juin AZARENKA REPRÉSENTE DONC UNE CANDIDATE POUR PALLIER LE VIDE QUI SE FERA SENTIR LORSQUE SERENA CHOISIRA D’ACCROCHER SA RAQUETTE. ÉVOLUANT DEPUIS DÉJÀ PLUSIEURS ANNÉES SUR LE CIRCUIT PROFESSIONNEL, ELLE N’AMÈNE TOUTE- FOIS PAS LE VENT DE FRAÎCHEUR OU LE NOUVEAU SOUFFLE D’UNE CERTAINE GARBIÑE MUGURUZA.
  14. 14. 18 No 104 - Juillet 2016 - Par Tennis Québec LA JEUNE ATHLÈTE S’INCLINE AU PREMIER TOUR DEVANT VENUS WILLIAMS, LAQUELLE A PARTICIPÉ À UN PREMIER TOURNOI DU GRAND CHELEM ALORS QUE BELINDA N’ÉTAIT ÂGÉE QUE DE… DEUX MOIS! Bencic aux Internationaux d’Australie 2016. L’athlète s’est inclinée en ronde des 16 contre la cinquième favorite, Maria Sharapova. BelindaBencic àvitesse grandVUn caractère bien trempé, une détermination farouche, un sang-froid à toute épreuve, un sens tactique développé, un jeu complet et une tendance à faire tout plus vite que les autres. Nul doute que le coffre à outils de Belinda Bencic est bien garni. L’année dernière, alors qu’elle n’était âgée que de 18 ans, la Suissesse d’origine slovaque prenait la planète tennis de court en remportant les grands honneurs de la Coupe Rogers présentée par Banque Nationale à Toronto, en disposant de quatre des cinq premières têtes de série, dont la numéro une mondiale, Serena Williams. Maintenant âgée de 19 ans, elle s’amène à Montréal avec comme unique ambition de défendre son titre, malgré une saison en dents de scie marquée par des blessures à répétition. Mais fort à parier que la jeune femme n’a pas dit son dernier mot. Belinda Bencic est la plus jeune joueuse à faire partie du Top 100 et est devenue, en février 2016, la plus jeune, en sept ans, à intégrer le groupe sélect des 10 meilleures joueuses de tennis de la planète. Celle qui a touché une balle de tennis pour la première fois à l’âge de deux ans et demi (!) a joué ses premiers matchs sur le circuit professionnel à l’âge de 15 ans et a gagné, à 16 ans, un premier tournoi professionnel. Portrait de cette athlète dont le talent ne semble avoir d’égal que l’empressement avec lequel elle semble vouloir conquérir les plus hauts sommets. TALENT PRÉCOCE Deux ans, donc, l’âge auquel Belinda Bencic foule pour la première fois un court de tennis. « J’ai fait mes premiers pas sur les courts de tennis. Et dès que j’ai été sur les courts, j’ai voulu essayer de jouer », racontera-t-elle, en 2014, en entrevue avec Tennisandco. Très rapidement, la fillette apprend ainsi à manier la raquette et à forger son caractère, lequel s’avérera des plus compétitifs. Intrigué par la précocité et le talent de sa fille, Ivan Bencic sollicite alors les services de Mélanie Molitor, mère et ancienne entraîneure de Martina Hingis, pour évaluer le potentiel de sa progéniture. Celle-ci est catégorique : Belinda est très douée. Douée au point où Marcel Niederer, ami de la famille et joueur de hockey professionnel, investit une somme importante pour mettre définitivement en branle le projet de faire de Belinda une grande championne de tennis. En 2004, grâce à la contribution financière de Niedere, la native de Flawil s’envole donc pour la Floride pour intégrer l’académie de tennis de Nick Bolitierri où elle s’entraîne pendant six mois. Pour Melanie Molitor, il ne fait plus alors aucun doute que le potentiel de la petite Saint-Galloise – qui n’est pas sans rappeler celui de sa propre fille Martina – est bien réel. La mère de la tenante de cinq titres >> (La suite en page 78) © Jimmie48Tennis Photography
  15. 15. TENNIS-MAG 19No 104 - Juillet 2016 - Par Tennis QuébecNo 104 - Juillet 2016 - Par Tennis Québec L’ANNÉE DERNIÈRE, TU AS GAGNÉ LA COUPE ROGERS À TORONTO, TON TITRE LE PLUS IMPORTANT JUSQU’ÀMAINTENANT.COMMENTSE SENT-ON LORSQUE L’ON GAGNE UN TOURNOID’UNETELLEENVERGURE? C’était un sentiment incroyable de battre Serena et de mettre la main sur le titre par la suite. En tant que joueuse de tennis, on travaille toute notre vie à perfectionner notre jeu alors quand on arrive à de tels résultats, qu’on franchit de telles étapes, le bonheur nous submerge. Je crois que ça m’a donné énormément de confiance en plus de me prouver que j’étais capable de battre les meilleures joueuses du monde. Mais le tennis, ce n’est pas seulement un tournoi. Ce sont plusieurs saisons dans lesquelles les tournois se succèdent. Si tu veux continuer de gagner et de t’améliorer, alors tu dois investir le temps nécessaire : tennis, entraînement, récupération adéquate, alimentation saine… Tu dois te coucher tôt, regarder les matchs de tes adversaires et étudier leur jeu. C’est un engagement à temps plein. TU T’ES VÉRITABLEMENT FAIT CONNAÎTRE EN 2015. QU’AS-TU FAIT DE DIFFÉRENT PAR RAPPORT AUX ANNÉES PRÉCÉDENTES POUR OBTENIR DE TELS RÉSULTATS? RESSENS-TU DE LA PRESSION À L’IDÉE DE DÉFENDRE CES POINTS CETTE ANNÉE? Je travaille toujours très dur et donne mon 110 % pendant mes entraînements et mes matchs. Je me mets au défi de travailler toujours plus fort. Quand ton classement s’améliore, que tu joues contre de meilleures joueuses, dans de plus gros tournois, c’est aussi là que tu deviens une meilleure joueuse. Tous les meilleurs joueurs doivent apprendre à gérer la pression. J’essaie de regarder vers l’avant, de rester concentrée, d’y aller une étape à la fois, d’apprendre de mes erreurs et de m’améliorer. TU AS ÉTÉ ENTRAÎNÉE LONGTEMPS PAR MELANIE MOLITOR, MAIS TON PÈRE EST ÉGALEMENT TON ENTRAÎNEUR DEPUIS QUE TU AS 5 ANS. QUELS SONT LES POUR ET LES CONTRES D’AVOIR SON PÈRE COMME ENTRAÎNEUR? Il a été à mes côtés depuis le tout début et, avec Melanie, nous sommes arrivés à de belles choses. Melanie, mon père et moi travaillons en équipe; ça crée un bon équilibre. Mon père et moi avons parfois des conversations plus « intenses », mais nous nous comprenons et savons comment agir l’un avec l’autre. PLUSIEURS JOUEURS SUIVENT UN RÉGIME PARTICULIER POUR AMÉ- LIORER LEURS PERFORMANCES. EST-CE QUE C’EST TON CAS? QUE PRIVILÉGIES-TU AVANT UN MATCH? Évidemment, c’est très important de bien manger pendant un tournoi. On doit manger sainementpourreprendrel’énergiedépensée pendantnosentraînementsounosmatchs.Je ne suis pas de régime particulier, mais j’aime beaucoup les pâtes, comme probablement la majorité des joueurs de tennis. PRATIQUES-TU D’AUTRES SPORTS POUR AMÉLIORER TON TENNIS? Oui.Depuisquejesuistoutepetite,jepratique plusieurs sports et activités pour m’aider avec mon tennis. J’aime les jeux de balle, le hockey et la randonnée en montagne. EN 2013, TU AS RÉALISÉ LE DOUBLÉ ROLAND-GARROS–WIMBLEDON CHEZ LES JUNIORS. TU AS AUSSI GAGNÉ UN PREMIER TOURNOI WTA EN 2015, À 18 ANS. NOUS AVONS, AU CANADA, UN JEUNE JOUEUR QUI S’APPELLE FÉLIX AUGER-ALIASSIME ET QUI OBTIENT ÉGALEMENT D’IMPRESSIONNANTS RÉSULTATS MALGRÉ SON JEUNE ÂGE. QUELS CONSEILS AURAIS-TU À LUI DONNER? Gagner Roland-Garros et Wimbledon chez les juniors était vraiment emballant. C’est le rêve de tout joueur de tennis junior et c’est un grand accomplissement. Mais le chemin est long[avantdedevenirunjoueurprofessionnel] et tu dois regarder devant toi. Le moment de transition entre mes victoires en Grands Chelems chez les juniors et mon entrée sur la WTA a été difficile. Tu passes rapidement de la grande scène à la plus petite scène. Tu dois jouer des tournois dont la bourse totale est de 10 000 $ ou de 25 000 $. Quand ton classement commence à s’améliorer, tu as l’opportunité de jouer dans de plus gros EntretienPAR MARTIJN KENTIE ET ÉLIANE CANTIN SI TU VEUX CONTINUER DE GAGNER ET DE T’AMÉLIORER, ALORS TU DOIS INVESTIR LE TEMPS NÉCESSAIRE : TENNIS, ENTRAÎNEMENT, RÉCUPÉRATION ADÉQUATE, ALIMENTATION SAINE… TU DOIS TE COUCHER TÔT, REGARDER LES MATCHS DE TES ADVERSAIRES ET ÉTUDIER LEUR JEU. C’EST UN ENGAGEMENT À TEMPS PLEIN.
  16. 16. yonex.com YONEXCOM D Y N A M I C R E P U L S I O N ZONE DE FRAPPE Nick Kyrgios (AUS) Quart-de-finaliste Internationaux d’Australie 2015
  17. 17. 21No 104 - Juillet 2016 - Par Tennis Québec TON TOURNOI FAVORI? Wimbledon TA VILLE PRÉFÉRÉE? Paris SI TU N’ÉTAIS PAS DEVENUE UNE JOUEUSEDETENNIS,QUESERAIS-TU DEVENUE? Aucune idée, mais je voyagerais assurément! AIMES-TU D’AUTRES SPORTS QUE LE TENNIS? QUE PENSES-TU DU SPORT DE PRÉDILECTION DES CANADIENS, LE HOCKEY? J’adore le hockey – mon père a joué long- temps. J’aime aussi le patinage artistique! ES-TUPLUSDUGENREMALBOUFFE OU ALIMENTS SANTÉ? Normalement, je dois manger sainement. J’imagine que ça fait partie du travail d’une professionnelle de tennis. Mais parfois, j’ai des moments de faiblesse et me laisse tenter par un peu de malbouffe… TON PLAISIR COUPABLE? Vous m’avez fait penser à la malbouffe alors je vais y aller pour le Nutella! TES VACANCES PARFAITES? Si j’avais à choisir, je serais étendue sur la plage d’une île quelconque… de préférence les Maldives ou Bora Bora pour essayer d’éli- miner mon bronzage de joueuse de tennis. UNE JOURNÉE TYPIQUE DANS TA VIE? Tennis, gym, tennis, gym, massage, repos. Excitant, non? tournois, mais alors tu te faire « écraser » par de meilleures joueuses. Tu réalises à quel point tu as encore beaucoup à apprendre et à quel point tu dois travailler encore plus fort. Mais ensuite, quand tu arrives finalement à connaître de bons résultats dans les plus gros tournois et que les joueurs qui ont déjà été tes idoles commencent à te reconnaître, tu réalises que tu es de plus en plus près de devenir un joueur de tennis professionnel. C’est important de ne jamais laisser tomber, peu importe le nombre de matchs perdus. Tu dois apprendre de tes erreurs et apprendre des joueurs plus expérimentés que toi, de ton entraîneur, de tes mentors et de ta famille. EST-IL DIFFICILE D’ÊTRE LOIN DE LA MAISON AUSSI LONGTEMPS DANS L’ANNÉE? Ça dépend. Oui, la saison de tennis est longue et on doit voyager à travers la planète. Je ne passe donc que quelques semaines par année à la maison avec ma famille et mes amis. Mais quand nous sommes ensemble, nous maximisons le temps que nous avons et profitons de tous les moments. Avec la technologie aujourd’hui – que ce soit Skype, WhatsApp, Instagram ou les médias sociaux en général – c’est plus facile de rester en contact et on s’ennuie moins. Je suis également chan- ceuse d’avoir de bons amis sur le circuit alors ça rend les tournois plus amusants. TU AS DÛ DÉCLARER FORFAIT À PLUSIEURS TOURNOIS CETTE ANNÉE EN RAISON DE BLESSURES. À QUEL POINT EST-IL DIFFICILE DE PRENDRE LA DÉCISION DE NE PAS PARTICIPER À UN TOURNOI DU GRAND CHELEM? C’était très dommage. J’avais des problèmes au bas du dos depuis les tournois de Miami et de Charleston et j’ai dû prendre la décision de prendre du temps pour me reposer et, donc, manquer plusieurs tournois importants. Ce n’était pas facile, mais j’ai une bonne équipe autour de moi qui me motive. Et j’ai fait d’autres activités pour rester en forme. J’ai aussi regardé beaucoup de tennis à la télévision. LA SUISSE COMPTE BEAUCOUP D’EXCELLENTS JOUEURS DE TENNIS: MARTINAHINGIS,TIMEABACSINSZKY, STAN WAWRINKA, ROGER FEDERER ET TOI, BIEN ENTENDU. QUEL EST VOTRE SECRET? Je ne sais pas. Ça doit être l’eau que nous buvons! Blague à part, je pense que Roger et Martina sont d’incroyables modèles pour les plus jeunes. Tout le monde veut leur ressembler. Ils ont été une grande source d’inspiration pour moi et j’espère, qu’un jour, je pourrai inspirer d’autres jeunes pour qu’ils aient envie de jouer au tennis et qu’ils perpétuent la tradition du tennis suisse. CETTE ANNÉE EST UNE ANNÉE OLYM- PIQUE.EST-CE QUE TA PRÉPARATION EST DIFFÉRENTE? ADAPTES-TU TON HORAIRE? Je suis vraiment excitée de participer aux Jeux olympiques et de représenter la Suisse. C’est un rêve. Il n’y a pas trop d’ajustements à faire; je participe à presque autant de tournois que l’année dernière. À RIO, TU JOUERAS AVEC MARTINA HINGIS EN DOUBLE. EST-CE QUE C’EST UN SENTIMENT SPÉCIAL DE JOUER AVEC SON IDOLE? Définitivement! J’ai déjà joué en double avec Martina en Coupe Fed et c’était surréel. Jouer aux Jeux olympiques le sera sûrement encore davantage. EST-CE QUE JOUER EN DOUBLE AMÉLIORE TON JEU EN SIMPLE? Jouer en double m’aide à être plus agressive et à aller au filet davantage. Pendant ma transition vers le circuit professionnel, jouer en double a été très bénéfique; j’ai travaillé mon enchaînement service-volé et appris à être plus agressive en général. Faitsamusants C’EST IMPORTANT DE NE JAMAIS LAISSER TOMBER, PEU IMPORTE LE NOMBRE DE MATCHS PERDUS. TU DOIS APPRENDRE DE TES ERREURS ET APPRENDRE DES JOUEURS PLUS EXPÉRIMENTÉS QUE TOI, DE TON ENTRAÎNEUR, DE TES MENTORS ET DE TA FAMILLE.
  18. 18. ENCOURAGEZ LA RELÈVE SPORTIVE AVEC ALBI MAZDA remettra 25$ à Tennis Québec, pour chaque véhicule Mazda vendu du 22 au 31 juillet 2016 ON VOUS ATTEND! MASCOUCHE - LAVAL - ST-JÉRÔME
  19. 19. TENNIS-MAG 23No 104 - Juillet 2016 - Par Tennis Québec MIEUX-ÊTRE PAR GUILLAUME THÉROUX Journaliste sportif àTVA Sports Troubles ALIMENTAIRES TOUTLEMONDEDANSSON[ EUGENIEBOUCHARD ]ENTOURAGE L’ANDERNIERAVAITREMARQUÉQU’ELLEAVAITPERDUDUPOIDS ETS’ÉTAITUNPEUINQUIÉTÉ.NOUS,CHEZTENNISCANADA,QUAND ONL’AVUEÀLAFEDCUPÀMONTRÉAL,ÇANOUSAVAITFRAPPÉS. Les médias ont grossi l’affaire. Les « troubles alimen- taires » d’Eugenie Bouchard ont nourri la machine médiatique alors qu’en réalité, aucune conclusion claire ne peut-être tirée de la situation, outre que la coqueluche québécoise a vraisemblablement subi les contrecoups d’un haut niveau de stress. Par contre, n’allez pas croire que le problème n’existe pas dans les hautes sphères du tennis… Eugenie au podium devant une horde de médias après une victoire au premier tour à Roland-Garros. Casquette Nike vissée sur sa longue chevelure blonde. Un non verbal un peu désinvolte qui lui est si caractéristique. Et quelques mots qu’elle jugeait probablement innocents. « Avant les matchs, j’étais nerveuse et j’avais du mal à manger. Ce n’était pas juste avant les matchs, ça m’arrivait aussi lors d’autres repas. […] La nourriture remontait. » Ce fut assez pour faire les manchettes dans les bulletins et sur les sites sportifs. Impossible de savoir si Eugenie Bouchard a réellement été victime de très graves problèmes alimentaires en 2015. Quelle qu’ait été leur gravité, toutefois, la Québécoise a su surmonter les obstacles qui se sont dressés devant elle, explique Valérie Tétreault au Tennis-mag. « Quand on repense à ses réponses, on se rend compte qu’elle n’a pas nécessairement parlé d’anorexie, de boulimie… souligne la responsable des communica- tions chez Tennis Canada et analyste pour TVA Sports. Elle ne mangeait pas assez, elle avait de la difficulté à ingérer ses calories à un certain moment parce qu’elle était stressée, elle avait donc moins faim. » « Tout le monde dans son entourage l’an dernier avait remarqué qu’elle avait perdu du poids et s’était un peu inquiété. Nous, chez Tennis Canada, quand on l’a vue à la Fed Cup à Montréal, ça nous avait frappés. Je pense que, depuis, elle a fait un bon travail pour récupérer de la masse musculaire. » Mais oui, « Genie » a été exposée à une problématique qui a déjà fait d’autres victimes au sein du tennis professionnel féminin par le passé, qu’on pense à Daniela Hantuchová, ouvertement heureuse d’avoir pu laisser derrière elle le temps où on la surnommait la « Squelette slovaque », ou encore à Maria Sharapova, qui a déjà déclaré : « Je voudrais toujours être plus mince et avoir moins de cellulite. Je pense que c’est le rêve de toute fille. » « Je pense que la pression de l’image avait beaucoup d’impact sur elle [Eugenie], énonce Tétreault. Elle n’en parlait pas beaucoup l’an passé, mais, heureusement pour elle, elle a été capable de prendre du recul et d’analyser la situation. » « Elle est populaire pour ses performances sur le terrain, mais aussi pour tout ce qui entoure sa car- rière. Elle a une conscience très importante de son image et se le fait rappeler constamment. Au final, son ascension très rapide ne lui a probablement pas servie. Ça aurait peut-être été mieux pour elle, plus facile en tout cas, si son ascension s’était produite sur une plus longue période. » Tétreault estime par exemple que, si une « Sharapova avait été une fille complètement moche », elle ne serait peut-être pas aussi populaire même si elle a décroché autant de titres importants. Chez les hommes, Tétreault n’est « pas prête à dire que le lien se fait aussi facilement. » Pourtant, Alexia De Macar, nutritionniste pour l’équipe de Tennis Québec et reconnue pour son travail auprès Tropdepressionsurles épaulesdesathlètes? >> (La suite en page 79)
  20. 20. 24 No 104 - Juillet 2016 - Par Tennis Québec MIEUX-ÊTRE LADIFFÉRENCE entre TROUBLES, DÉRÈGLEMENTS et DIFFICULTÉSalimentaires Alexia De Macar, nutritionniste du sport et de la performance reconnue pour son travail auprès d’athlètes olympiques et paralympiques ainsi que pour son travail avec Tennis Québec, tient à éduquer la population quant à la réelle différence entre un trouble alimentaire clinique, une alimentation déréglée et de simples difficultés alimentaires (mais tout de même fort importantes) que certains athlètes de haut niveau peuvent rencontrer au cours de leur carrière. « Le fait qu’Eugenie Bouchard ait souffert ou non d’un trouble alimentaire lui appartient. On ne peut conclure quoi que ce soit à la lumière de ces révélations », avertit la nutritionniste. DES DIFFICULTÉS LIÉES À LA PRES- SION DE LA PERFORMANCE SE PRODUISENT-ELLES SOUVENT CHEZ LES JOUEURS PROFESSIONNELS DE TENNIS? Les troubles alimentaires cliniques réels, tels que définis par le DSM-5, soit la bible des troubles mentaux (anorexie nerveuse, bou- limie nerveuse, etc.), sont relativement peu fréquents chez les athlètes de haut niveau. En revanche, on peut observer plus fréquemment la présence de comportements alimentaires déséquilibrés chez certains athlètes survenant sur une base occasionnelle, comme un athlète qui réduirait son apport alimentaire de façon radicale quelques jours avant une compétition importante pour perdre du poids ou encore qui sentirait le besoin de s’entraîner davantage ou de sauter un repas pour se permettre son dessert préféré. À QUEL POINT EST-IL DIFFICILE POUR UN JOUEUR DE TENNIS PROFESSION- NEL DE SUIVRE UN PROGRAMME DE NUTRITION? LES PROGRAMMES SONT-ILS PARTICULIÈREMENT ASTREIGNANTS? Un programme de nutrition devrait être bâti en fonction des habitudes alimentaires actuelles de l’athlète. Il faut le faire progresser tranquillement vers des habitudes optimales, qui peuvent différer pour chacune des phases de son entraînement. Si on s’éloigne trop rapidement de ce que l’athlète a l’habitude de faire, l’adhésion au programme peut être plus complexe. QUELS SONT LES RECOURS D’UN ATHLÈTE POUR RÉGLER UN TROUBLE ALIMENTAIRE? QUELLES SONT LES SOLUTIONS? Les proches d’un athlète souffrant de difficultés alimentaires sont souvent pris au dépourvu. Confronter l’athlète? Ignorer le problème? L’âge de l’athlète dictera un peu l’approche à préconiser, mais, dans tous les cas, il faut agir, car la personne souffre, même si elle semble montrerquetoutestsouscontrôle.Lapremière chose est de trouver des personnes-ressources qualifiées pour les aider à se faire soigner. La nutrition et la psychologie doivent être pri- vilégiées de concert pour des résultats plus optimaux. Les problèmes d’alimentation sont généralement le symptôme d’un problème psychologique plus profond. Pour trouver des nutritionnistes et psychologues ayant une expertise avec les athlètes, référerez-vous aux listes du site Internet de l’Institut national du sport du Québec (www.insquebec.org). ©FrançoisMori-AP/LaPresseCanadienne Plusieurs observateurs s’étaient inquiété de la perte de poids importante, en 2003, de la joueuse de tennis Daniela Hantuchová. LE FAIT QU’EUGENIE BOUCHARD AIT SOUFFERT OU NON D’UN TROUBLE ALIMENTAIRE LUI APPARTIENT. ON NE PEUT CONCLURE QUOI QUE CE SOIT À LA LUMIÈRE DE CES RÉVÉLATIONS.
  21. 21. No 104 - Juillet 2016 - Par Tennis Québec Conçu pour les gens les plus exigeants. Voici la toute première cuisinière Miele. Combinant un design européen audacieux et les toutes nouvelles innovations technologiques en matière de préparation des aliments, la cuisinière de fabrication allemande Miele est le tout premier appareil du genre offert sur le marché canadien. Enfin, une cuisinière qui s‘intégrera parfaitement au design des cuisines modernes et qui saura satisfaire les goûts des gens les plus exigeants. miele.ca.
  22. 22. TENNIS-MAG 26 No 104 - Juillet 2016 - Par Tennis Québec tennisquébecannonce les finalistesdes prixd’excellence du tennis québécois Tennis Québec est heureuse d’annon- cer les finalistes des 15 catégories des Prix d’excellence du tennis québécois qui seront présentées à l’occasion de la 2e édition du Rendez-vous Miele, le 23 juillet prochain, au centre Miele Montréal. Plusieurs membres de la communauté tennistique québécoise y seront réunis pour célébrer les faits marquants de la dernière année. Françoise Abanda, Félix Auger-Aliassime, Philippe Bédard, Eugenie Bouchard et CharlotteRobillard-Milletteserontnotamment en compétition pour le prix d’Athlète par excellence pour l’année 2015. Depuis 2015, les prix d’excellence sont célé- brés dans le cadre du Rendez-vous Miele du tennis québécois, événement voulant réunir les membres les plus importants de la grande famille du tennis québécois. Tennis Québec tient ainsi à remercier les différents intervenants œuvrant au développement du tennis au Québec. L’événement est présenté grâce à la col- laboration de Babolat, de Molson-Coors et du Gouvernement du Québec.
  23. 23. TENNIS-MAG 27No 104 - Juillet 2016 - Par Tennis Québec ATHLÈTE PAR EXCELLENCE• Françoise Abanda (Montréal)• Félix Auger-Aliassime (Québec) • Philippe Bédard (Bromont)• Eugenie Bouchard (Montréal)• Charlotte Robillard-Millette (Blainville) JOUEUR JUNIOR PAR EXCELLENCE• Félix Auger-Aliassime (Québec) • Alexis Galarneau (Laval)• Nicaise Muamba (Gatineau)JOUEUSE JUNIOR PAR EXCELLENCE• Leylah Annie Fernandez (Laval) • Tiffany Lagarde (Laval)• Charlotte Robillard-Millette (Blainville) DISTINCTION NOA-JOLY-MESSIERDévoilement le 23 juillet ATHLÈTE VÉTÉRAN (HOMME) PAR EXCELLENCE • Ali Bacha (Montréal)• Taras Beyko (Montréal)• Simon Tremblay-Larouche (Montréal) JOUEUR VÉTÉRAN S’ÉTANT LE PLUS ILLUSTRÉ DANS LES TOURNOIS AYANT EU LIEU AU QUÉBEC Prix décerné par l’Association des vétérans de tennis du QuébecDévoilement le 23 juillet ATHLÈTE VÉTÉRAN (FEMME) PAR EXCELLENCE • Rosemary (Rosie) Asch (Montréal) • Andréanne Martin (Montréal)• Cristina Popescu (Repentigny) ATHLÈTE EN FAUTEUIL ROULANT PAR EXCELLENCE • Philippe Bédard (Bromont)• Éric Gilbert (Québec)• Maude Jacques (Québec)OFFICIEL PAR EXCELLENCE• Claude Joly (Sainte-Thérèse)• Édith Lemay (Saint-Jérôme)• Jo Loeub (Montréal) ENTRAÎNEUR DE NIVEAU INTERNATIONAL PAR EXCELLENCE • Louis Cayer (Londres)• Guillaume Marx (Montréal)• Ralph Platz (Montréal)ENTRAÎNEUR DE DÉVELOPPEMENT PAR EXCELLENCE • Caroline Delisle (Saguenay)• Robby Ménard (Laval)• Mathieu Toupin (Gatineau)TOURNOI PROVINCIAL PAR EXCELLENCE • Coupe Boa-Franc Mirage (Championnat québécois 16 ans et moins – St-Georges, Beauce) • Championnat québécois 14 ans et moins Sports Experts (Longueuil)• Finales Tennis Féminin Interclub Montréal, présentées par MieleTOURNOI NATIONAL PAR EXCELLENCE• Championnats juniors canadiens Rogers à Mont-Tremblant (12 et 14 ans et moins) • Championnats juniors canadiens Rogers à Gatineau (16 ans et moins)• Steve Stevens Senior National Tennis Championships 2015TOURNOI INTERNATIONAL PAR EXCELLENCE • Internationaux juniors Banque Nationale de Repentigny• Challenger Banque Nationale de Gatineau • ChallengerBanqueNationaledeDrummondville COMMANDITAIRE DE TENNIS QUÉBEC PAR EXCELLENCE • Babolat • Fondation Bon Départ de Canadian Tire • Les Producteurs laitiers du Canada • Penn • Sports Experts TENNIS QUÉBEC REMERCIE LES DIFFÉRENTS INTERVENANTS ŒUVRANT AU DÉVELOPPEMENT DU TENNIS AU QUÉBEC. LES NOMS DES GAGNANTS SERONT DISPONIBLES DÈS LE 24 JUILLET, AU WWW.TENNIS.QC.CA/ANNONCE-DES-LAUREATS et les NOMMÉS SONT...
  24. 24. 28 No 104 - Juillet 2016 - Par Tennis Québec © Journal de Québec/Jean-François Desgagné Jean-Michel Guimond, un ancien champion de tennis canadien, a connu un parcours parsemé d’embûches. Pendant des années, le tennis et l’alcool ont fait partie de sa vie. Joint par téléphone à l’Académie JMG, qu’il a lui-même fondée il y a trois ans, Monsieur Guimond nous raconte son histoire en abordant sa passion pour le tennis, sa déchéance et sa victoire face à l’alcool. UNE FAMILLE QUI TOURNE AUTOUR DU TENNIS Dès l’âge de 5 ans, Jean-Michel a été initié au tennis par son père Daniel Guimond qui enseigne le tennis depuis plus de 17 ans à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Jouer au tennis n’a pas été un choix pour lui, mais plutôt une obligation. « Mon père a toujours été un passionné de sport. Il a commencé à m’entraîner très jeune et, de fil en aiguille, cela m’a amené la carrière que j’ai eue. » À son époque, il n’existait pas de programmes scolaires qui alliaient sports et études. Son père a dû trouver des moyens pour que son fils puisse s’entraîner sans nuire à ses études. « Je m’entraînais énormément, soit très tôt le matin à 6 h ou après l’école. Je n’allais pas à mes cours d’éducation physique, puisque mon père avait pris des arrangements avec les commissions scolaires, se rappelle-t-il. Il avait réussi à me les faire créditer pour que je puisse m’entraîner. » Le tennis était très important aux yeux de sa famille. Il a d’ailleurs été élevé dans un milieu très strict. L’ancien joueur de tennis se souvient qu’il n’a pas eu d’enfance et que faire une crise d’adolescence lui était interdit. « À la maison, c’était le tennis, le tennis, le tennis et encore le tennis, explique-t-il. Oui, j’ai eu un entraînement à la dure, mais, somme toute, je suis très content de ma carrière. » JEU, MANCHE ET MATCH…DE LA VIE! Renoueravecletennis Jean-Michel Guimond PAR ETHEL GUTIERREZ
  25. 25. 29No 104 - Juillet 2016 - Par Tennis Québec UNE PRISE DE CONSCIENCE DIFFICILE C’est au début de la vingtaine que Jean-Michel Guimond a su qu’il ne serait jamais un athlète professionnel de haut niveau et c’est à ce moment-là qu’il a commencé à décrocher. « J’ai découvert les sorties avec les amis, les bars, les partys et tout le reste qui va avec, se souvient-il. J’ai trouvé cela très agréable, puisque cela m’a permis de relâcher mon fou, que je retenais depuis l’âge de 5 ans. » À cette époque, il se rappelle s’être dit qu’il y avait autre chose que le tennis dans la vie, puisque de toute façon il n’allait pas en faire une carrière professionnelle. « Percer dans le circuit de l’ATP n’était plus à ma portée. Je savais que la marche suivante était extrême- ment haute à franchir, raconte-t-il. Je n’avais plus les ressources financière et physique pour le faire. » Les différences entre le tennis régional, provincial, canadien et international sont énormes, explique-t-il. Les marches sont de plus en plus hautes et, plus on avance vers le sommet, plus c’est difficile d’y parvenir. « Au tennis, des Djokovic ou des Federer, il va y en avoir qu’un sur la planète, explique-t-il. Je savais que mon numéro n’était pas tiré et c’est là que je me suis rendu compte que je n’irais probablement pas plus loin. J’étais bon, mais pas assez. » L’ex-champion de tennis canadien ne se cache pas pour dire qu’il a beaucoup apprécié la vie de jet-set que lui procurait le tennis. Entre les séjours à l’hôtel, les soupers au restaurant, les tournois et les entraînements, il savait aussi qu’il devait performer à tout prix, puisque son père avait énormément investi en lui. « J’étais un excellent joueur de tennis et j’avais un niveau de jeu très correct pour performer au niveau canadien, constate-t-il. J’ai fait quelques tour- nois professionnels et je peux dire que c’était très motivant et agréable, mais cela vient avec une certaine responsabilité. La journée où tu te rends compte que tu ne peux pas aller plus loin, c’est certain que c’est très dur à prendre. » LE DÉBUT D’UNE DESCENTE AUX ENFERS « C’est très sournois la manière dont cela est arrivé. Au début, je faisais un peu le party avec des amis. Je prenais un verre ici et là, raconte-t-il. Puis, j’oubliais de me présenter à un rendez-vous ou j’arrivais en retard au travail. Je tendais souvent à minimiser la situation. » Sa descente s’est échelonnée sur plusieurs années et, plus les mois passaient, plus il buvait et plus ses périodes de consommation duraient longtemps. Boire n’était plus associé au plaisir, mais à une échappatoire. Jean-Michel buvait désormais pour oublier ses problèmes. « À un moment donné, je me suis réveillé et je me suis rendu compte que j’avais été un athlète, quelqu’un de connu et que maintenant je dormais à l’extérieur comme un itinérant, fait-il savoir. Je me suis mis à penser à mes amis qui avaient une famille et une maison. Moi, tout ce que j’avais à l’époque, c’était des dettes, pas de blonde, plus d’appartement, ni de gens qui voulaient m’entourer. » Un beau matin, il a décidé de se reprendre en main. Il s’est regardé dans le miroir et s’est dit prêt à mourir ou à arrêter de boire jusqu’à la fin de ses jours. « Demande à n’importe qui de se regarder dans le miroir et d’observer ses propres défauts. Tu vas voir qu’il n’y a pas grand monde qui va lever la main, assure-t-il. Cela prend un certain courage pour le faire et, ce matin-là, j’avais le courage de mourir, donc de me regarder dans le miroir et de me dire : c’est terminé! » Cela fait déjà 10 ans que l’ancien athlète de haut niveau a arrêté de boire. À UN MOMENT DONNÉ, JE ME SUIS RÉVEILLÉ ET JE ME SUIS RENDU COMPTE QUE J’AVAIS ÉTÉ UN ATHLÈTE, QUELQU’UN DE CONNU ET QUE MAIN- TENANT JE DORMAIS À L’EXTÉRIEUR COMME UN ITINÉRANT. >> (La suite en page 79) J’AI DÉCOUVERT LES SORTIES AVEC LES AMIS, LES BARS, LES PARTYS ET TOUT LE RESTE QUI VA AVEC, SE SOUVIENT-IL. J’AI TROUVÉ CELA TRÈS AGRÉABLE, PUISQUE CELA M’A PERMIS DE RELÂCHER MON FOU QUE JE RETENAIS DEPUIS L’ÂGE DE 5 ANS.
  26. 26. TENNIS-MAG 30 No 104 - Juillet 2016 - Par Tennis Québec EST VENU LE JOUR OÙ J’AI ESSAYÉ DE COMPRENDRE LES RÈGLEMENTS. J’EN AI ENCORE MAL À LA TÊTE. PAR NICHOLAS RICHARD JOURNALISTE EN HERBE Le tennis est entré dans ma vie un peu par hasard. En fait, c’est suite à la finale épique disputée au tournoi de Wimbledon en 2008 entre Roger Federer et Rafael Nadal que j’ai dépoussiéré les vieilles raquettes en bois de mes parents. Oui oui, en bois. Du plus loin que je me souvienne, c’est ce jour-là que j’ai eu la piqûre pour ce sport mythique. Après m’être procuré tout le matériel de base, c’est- à-dire une raquette, toujours en bois, et une balle, j’ai commencé à aller frapper des balles sur le mur de mon école primaire. Après plusieurs séances de balles au mur, l’être compétitif que je suis a voulu aller plus loin : jouer des parties. Le mur m’a été bien utile, mais, ma foi, échanger la balle avec une vraie personne est plus agréable. Quand je suis allé jouer pour la première fois sur un vrai court avec mon ami, on a flanché. Les joueurs à côté de nous avaient tous l’air de vétérans, de professionnels, des ceintures noires de tennis. Disons que nous n’étions pas dans la même ligue. On est rentrés chacun chez soi, bredouilles, avec un goût amer de notre première expérience, qui n’en a pas été véritablement une. J’ai donc pris la décision de créer mon propre terrain. J’ai pris le pot qui contenait les craies de ma sœur, et j’ai tracé de manière la plus fidèle possible un terrain de tennis dans ma rue. Sans corridor de double, ni de filet, ni de carré pour les services. Finalement, c’était plus un terrain de ballon-chasseur qu’un terrain de tennis, mais, l’important, c’est qu’on avait du plaisir et qu’on se croyait même un peu bons. « Au début, il faut faire un service. L’un des deux joueurs doit faire passer la balle de l’autre côté du filet, en dia- gonale, dans le carré de la première partie du terrain. » Quand on commence, on veut tous frapper la balle comme Andy Roddick ou Milos Raonic et faire passer la balle à travers la clôture. La réalité est quelque peu différente… « Si le service est raté, le joueur a une deuxième et der- nière chance de réussir celui-ci. Une fois que le service est réussi, le joueur qui n’a pas servi doit retourner le service de son adversaire dans les limites du terrain et c’est ainsi que débute l’échange. Les corridors sur le côté s’ajoutent dans les matchs de double, ainsi, en simple, si la balle se retrouve dans ces corridors, elle est considérée comme hors-jeu. » À notre niveau, « un échange » était constitué de trois coups : le service, pour ne pas dire un lob d’une fine délicatesse, un retour plus ou moins précis et, enfin, un dernier coup. Ce dernier se transformait soit en coup gagnant, soit se dirigeait dans le filet. Rien de plus frustrant. Mais le plus gênant pour moi restera toujours ce fameux moment où la balle se retrouve au milieu du terrain voisin, où des joueurs de haut calibre sont en train de jouer un point qui a l’air crucial. Quelle est la règle dans ce genre de situation? On reste à côté du terrain à les regarder jouer jusqu’au moment où un joueur rate son coup et t’accuses d’être la cause de son échec? On continue à jouer comme si de rien n’était, en espérant que la balle se dirige sagement en bordure du filet du terrain voisin? Dans les deux cas, ce moment semble durer une éternité. LE MUR M’A ÉTÉ BIEN UTILE, MAIS, MA FOI, ÉCHANGER LA BALLE AVEC UNE VRAIE PERSONNE EST PLUS AGRÉABLE. Pour l’amour DU TENNIS
  27. 27. TENNIS-MAG 31No 104 - Juillet 2016 - Par Tennis Québec UNE FOIS QU’UN JOUEUR A FAIT UN POINT, LE POINTAGE EST DE 15-0 EN SA FAVEUR. ENSUITE, J’IMAGINE QUE LE POINTAGE AUGMENTE DE 15 À 30 ET DE 30 À 45? EH NON! POURQUOI FAIRE LES CHOSES SIMPLEMENT? JOURNALISTE EN HERBE En mai dernier, et pour une deuxième fois,TennisQuébeclançaitleconcours Journalisteenherbe afin de publier le texte d’un apprenti rédacteur dans le Tennis-mag. Le texte de Nicholas Richard, étudiant en journalisme et communications au Cégep de Saint- Jérôme, a été sélectionné parmi plusieurs autres pour son angle humoristique. ©Tennis Québec Les raquettes en bois ont été utilisées jusqu’au début des annés 80, entre autres, par John Mc Enroe ! « Une fois qu’un joueur a fait un point, le pointage est de 15-0 en sa faveur. » Ensuite, j’imagine que le pointage augmente de 15 à 30 et de 30 à 45? Eh non! Pourquoi faire les choses simplement? « Après 15-0, c’est 30-0, et 40-0 et, après seu- lement, on peut faire un point. Pour gagner une manche, il faut faire six points et pour gagner la partie, il faut gagner deux manches, ou trois, si c’est un match d’un tournoi du Grand Chelem. » Encore aujourd’hui, chaque fois que je joue, mon adversaire et moi pensons être capables de jouer un trois de cinq. Mais ne peut pas jouer cinq manches qui le veut. On veut jouer comme les pros, mais seuls les professionnels jouent comme les professionnels. Voilà donc que je connaissais les règles de bases du tennis. J’étais donc prêt à m’inscrire dans la ligue de tennis de ma région, à l’été de mes onze ans. À force de jouer contre le mur ou sur le court dessiné dans ma rue, j’ai pris goût à jouer au tennis. Le verbe « jouer » est bien utilisé, car le tennis est d’abord et avant tout un jeu. Je me suis fait la pro- messe que lorsque j’aurais perdu le plaisir de jouer, j’arrêterais. Mais ce moment n’est pas encore venu. Alors, mes parents m’ont inscrit au tennis en début d’année, au terrain à proximité de chez moi. Mine de rien, j’avais toujours, comme seul équipement, une raquette de bois à la John McEnroe. À l’occasion de la fête de Pâques, j’ai reçu en cadeau une belle raquette Wilson jaune, une raquette de même marque que celle de mon idole Roger Federer. Rien ne pouvait m’arrêter. C’est donc depuis l’été de mes onze ans que je « joue » au tennis, et j’ai grandi à travers cette expérience. Après avoir évolué dans des niveaux intermédiaires et avancés dans les premières années, j’ai fini par jouer du tennis de compétition en compagnie des meilleurs joueurs des Laurentides, ma région natale. Aujourd’hui, j’ai cessé de pratiquer le tennis de compétition, mais je suis toujours très actif sur les courts. Le tennis est un sport très noble, rempli de traditions, que je respecte énormément. Un sport qui contribue à fortifier l’esprit de compétition, qui améliore le contrôle de soi- même et qui favorise le dépassement de soi. Je suis conscient qu’il est extrêmement difficile de percer dans le monde du tennis, et j’ai un respect inconditionnel pour les athlètes de chez-nous qui réussissent à se forger une place au sein de l’élite mondiale. Comme des milliers d’autres Québécois et Canadiens cet été, jeunes et moins jeunes, amateurs et professionnels, j’enfilerai mes espadrilles pour aller passer du bon temps sur les courts, pour l’amour du tennis.
  28. 28. TENNIS-MAG 33No 104 - Juillet 2016 - Par Tennis Québec « C’est très difficile de devenir un joueur ou une joueuse detennisprofessionnel(le).Maislapartielaplusdifficile, c’estcettedernièrelignedroite,cemomentdetransition entre ta carrière junior et ton entrée sur le circuit pro. Il y a beaucoup de pression, comme entraîneur, de dire et de faire les bonnes choses. » Voilà donc l’aperçu du défi qui attend Ralph Platz dans les prochains mois. Il devra faire de sa protégée, la jeune sensation Charlotte Robillard-Millette, une joueuse arrivant à performer dans la cour des grands, en l’occurrence sur le circuit de la WTA. Combien de matchs devrait-elle jouer? « Quoi dire pour la garder motivée? » sont autant de questionnements auxquels se heurte quotidiennement l’entraîneur du Centre national d’entraînement de Tennis Canada. L’attachement qu’il voue à la réussite de son athlète ne ment pas. « Je dois arriver à trouver l’équilibre entre trop en faire et ne pas en faire assez », dit-il. Et pourtant, Ralph Platz, il en a vu d’autres. Avant Charlotte et depuis son arrivée à Tennis Canada en 2008, le natif de Calgary a eu sous son aile Carol Zhao, Erin Routliffe, Françoise Abanda et Eugenie Bouchard, rien de moins. Après avoir évolué au sein de la division 1 de la NCAA pour la Nothern Illinois University et passé 12 ans de sa vie à entraîner à Chicago des joueurs de haut niveau, dont Laura Granville, l’homme peut par ailleurs se targuer d’avoir entraîné, à 25 ans seulement, Helena Suková, ancienne numéro 4 mondiale. En termes de tennis et de coaching, il n’y a pas à dire, il sait de quoi il parle. Mais là n’est pas la question, clarifie celui qui a touché une raquette de tennis pour la première fois de sa vie à l’âge de six ans. L’expérience aide, explique-t-il, mais un bon entraîneur doit surtout être en mesure de s’adapter et d’être à l’écoute. « Si tu as une philosophie générale d’enseignement, elle ne sera pas applicable dans tous les cas. Tu dois constamment t’adapter et c’est d’autant plus vrai avec les athlètes féminines », commente-t-il. « Avec les garçons, de façon générale, tu peux être plus direct. Les filles, elles prennent de la maturité plus rapidement, que ce soit sur le plan psychologique ou physique. Elles comprennent les choses plus rapidement, mais sont aussi parfois plus sensibles. Charlotte, par exemple, est en train de devenir une adulte. Je dois comprendre que c’est une période plus difficile pour elle. » Une période vraisemblablement plus délicate, donc, pour Charlotte, mais un moment plus demandant pour son entraî- neur aussi. Au moment de l’entrevue, Platz revenait tout juste d’Europe, où il a passé près de 12 heures par jour avec l’athlète, à l’accompagner dans divers tournois, dont le plus récent, Roland-Garros. Et son travail d’entraîneur ne commençait ni se PAR ÉLIANE CANTIN AVANT CHARLOTTE ET DEPUIS SON ARRIVÉE À TENNIS CANADA EN 2008, LE NATIF DE CALGARY A EU SOUS SON AILE CAROL ZHAO, ERIN ROUTLIFFE, FRANÇOISE ABANDA ET EUGENIE BOUCHARD, RIEN DE MOINS. PORTRAIT D’ENTRAÎNEUR RALPH PLATZ ©ArturoValazquez
  29. 29. Assistez au US Open de tennis à NewYork Amateur de tennis? Avec ce forfait spécial,soyez de la partie pour le plus important tournoi du continent américain! • Le transport en autocar de luxe • 2 nuits à l’hôtel Paramount 4ê • Les billets pour assister au US Open les 3 et 4 septembre (sièges réservés au stade Arthur Ashe durant les séances de jour) • Les services d’un guide accompagnateur de CAA-Québec* • Une tournée d’orientation à pied du midtown de Manhattan avec l’accompagnateur* Le prix comprend: *Départ garanti et accompagné à partir de 24 personnes. Les frais de service ainsi que la TPS et la TVQ sont compris lorsque applicables. FAITES VITE! LES PLACES SONT LIMITÉES. 1.Remisede20DollarsCAAparpersonnepourlesmembresCAA-Québecseulement. VoyagesCAA-QuébecdétientunpermisduQuébec. Lesprixn’incluentpaslacontributionauFondsd’indemnisationdesclientsdesagentsdevoyages, soit1$partranchede1000$. 1 844 VOYAGEZ caaquebec.com Du2au4septembre2016 Prix du forfait : 789 $CA Occupation quadruple 849 $CA Occupation triple 959 $CA Occupation double 1299 $CA Occupation simple NOUVEAU! 1 terminait sur le terrain de tennis. Car, contrairement à beaucoup de ses collègues entraîneurs, l’Albertain reconnaît qu’un entraîneur peut parfois également jouer le rôle d’ami : « La ligne doit être claire entre demeurer professionnel et devenir amis trop proches, mais j’aime penser que si Charlotte a un problème, elle sera à l’aise de venir m’en parler. Notre relation repose sur la confiance. » Et donc, lorsqu’est venu le temps pour la jeune joueuse de choisir entre l’Université américaine ou une carrière de joueuse profes- sionnelle de tennis, Platz n’est pas passé par quatre chemins pour lui dire ce qu’il pensait de la chose : « Statistiquement parlant, une joueuse qui a eu les résultats qu’elle a eus jusqu’à maintenant ne va pas jouer au tennis pour une université américaine, elle essaie de devenir une joueuse professionnelle. […] Je lui ai fait comprendre qu’elle pouvait y arriver, mais que la partie difficile commençait maintenant. C’est maintenant que ça se joue. » Les prochains mois ne seront donc pas de tout repos pour Ralph Platz. Le père d’une fillette de sept ans le concède du tac au tac : « À ce stade-ci, la pression est plus forte que jamais ». Mais loin de lui l’idée de se plaindre. S’il avoue trouver difficile d’avoir parfois à manquer l’anniversaire de sa fille ou de sa femme, l’entraîneur estime que le jeu en vaut la chandelle : « J’aime tellement mon travail que je ne vois pas ça comme un sacrifice. » SI TU AS UNE PHILOSOPHIE GÉNÉRALE D’ENSEIGNEMENT, ELLE NE SERA PAS APPLICABLE DANS TOUS LES CAS. TU DOIS CONSTAMMENT T’ADAPTER ET C’EST D’AUTANT PLUS VRAI AVEC LES ATHLÈTES FÉMININES. ENTRAÎNEUR : RALPH PLATZ CLUB : CENTRE NATIONAL D’ENTRAÎNEMENT DE TENNIS CANADA CERTIFICATION : ENTRAÎNEUR NIVEAU 3 PORTRAIT D’ENTRAÎNEUR (SUITE)
  30. 30. Le Défi sans bruit, c’est 310 511 élèves plus concentrés. Contribuez au Défi sans bruit Banque Nationale pour une 10e année. Déposez vos balles de tennis usagées dans les clubs et les tournois près de chez vous. Distribuées dans les écoles et installées sous les chaises, elles diminuent le bruit et augmentent la concentration en classe. bnc.ca/defisansbruit Vasek Pospisil Champion du double de Wimbledon 2014 et ambassadeur du Défi sans bruit
  31. 31. TENNIS-MAG 37No 104 - Juillet 2016 - Par Tennis Québec ©MikeNelson-EPA/LaPresseCanadienne Maria Sharapova lors de sa conférence de presse du 7 mars 2016, y annonçant qu’elle avait échoué à un contrôle antidopage. Toute de noir vêtue, dégageant à la fois la pres- tance qui la caractérise et l’air contrit qu’on ne lui connaissait pas, Maria Sharapova s’est présentée, le 7 mars dernier, devant une horde de journalistes, parmi lesquels certains n’étaient qu’à un clic prêt d’annoncer sa retraite. « Il y a quelques jours, j’ai reçu une lettre de l’ITF disant que j’avais échoué à un contrôle antidopage. » Voilà plutôt l’annonce qui les attendait. La tenante de cinq titres du Grand Chelem, l’athlète féminine la mieux payée du monde, avait donc recours, depuis 10 ans, à cette substance appelée Meldonium, laquelle figurait depuis fin 2015 sur la liste des produits prohibés par l’ITF. Il n’était pas question d’améliorer ses performances sportives, a tenu à clarifier l’athlète, mais plutôt de traiter « des problèmes de santé récurrents, une carence en magnésium, une arythmie cardiaque et des antécédents familiaux de diabète. » Trois mois plus tard, le 5 juin 2016, l’ITF rendait son verdict : la grande Russe devrait rester à l’écart du circuit pour une durée de deux ans. Sitôt la décision renduepublique,l’athlètede29ansannonçaitqu’elle en ferait appel devant le Tribunal arbitral du sport. APERÇU DES RÉACTIONS RogerFederer-3e auclassementATPettenant de 17 titres du Grand chelem en simple « Elle a bien sûr le droit de se défendre, comme n’importe qui. Mais je suis pour la tolérance zéro. […] Vous devez être sûr à 100 % de ce que vous prenez, d’en connaître les effets et les conséquences. Si ce n’est pas le cas, vous devez être sanctionné. » Chris Evert – Ancienne joueuse, tenante de 18 titres du Grand chelem en simple « Après avoir lu le rapport, [je crois que] 2 ans fait sens… beaucoup de lacunes dans sa défense… » Billie Jean King – Ancienne joueuse, tenante de 12 titres du Grand chelem en simple « Elle a assumé ses responsabilités très tôt et cela montre son véritable caractère. » Nike – Commanditaire de Maria Sharapova « Maria a toujours eu une position précise, elle a présenté ses excuses pour son erreur et elle a fait appel de sa suspension. Nous espérons voir Maria de retour sur les courts de tennis et nous allons continuer de travailler avec elle. » Head - Commanditaire de Maria Sharapova « Nous croyons, en fonction des faits et des circons- tances qui nous ont été présentés, que la décision [de suspendre Maria Sharapova 2 ans] n’est pas la bonne. Head va continuer de supporter Madame Sharapova ». ALORS QUE CERTAINS ONT CRIÉ À UNE SANCTION TROP CLÉMENTE, D’AUTRES L’ONT JUGÉ TROP SÉVÈRE. QU’EN PENSENT SES COLLÈGUES JOUEURS ET JOUEUSES ET LE MONDE TENNISTIQUE EN GÉNÉRAL?CasMaria SHARAPOVA ELLE A BIEN SÛR LE DROIT DE SE DÉFENDRE, COMME N’IMPORTE QUI. MAIS JE SUIS POUR LA TOLÉRANCE ZÉRO. […] VOUS DEVEZ ÊTRE SÛR À 100 % DE CE QUE VOUS PRENEZ, D’EN CONNAÎTRE LES EFFETS ET LES CONSÉQUENCES. SI CE N’EST PAS LE CAS, VOUS DEVEZ ÊTRE SANCTIONNÉ. - ROGER FEDERER >> (La suite en page 79) PAR ÉLIANE CANTIN
  32. 32. 38 No 104 - Juillet 2016 - Par Tennis Québec CHRISTIAN GINGRAS NOMMÉ ENTRAÎNEUR DE TENNIS EN FAUTEUIL ROULANT DE L’ANNÉE PAR L’ITF! CLAUDE JOLY REMPORTE LE MAURICE DE L’OFFICIEL DE L’ANNÉE, NIVEAUX QUÉBÉCOIS ET CANADIEN! ©Courtoisie Tableau D’HONNEUR Claude Joly interviewé par Mme Claudine Douville, journaliste sportive et chroniqueuse à RDS, lors du Gala. ©Thierry du Bois/Cosmos Image Le Québécois Christian Gingras a été nommé Entraîneur de tennis en fau- teuil roulant pour l’année 2015 par la Fédérationinternationaledetennis(ITF). LeQuébécoisavaitnotammentcontribué au succès de Philippe Bédard et de Joel Dembe aux Jeux parapanaméricains de Toronto, l’année dernière. À titre d’entraîneur en chef aux Jeux parapa- naméricains de Toronto, le natif de la Capitale nationale avait effectivement aidé la paire Bédard-Dembe à décrocher la médaille de bronze en double masculin. Gingras avait ainsi contribué à un moment historique dans le monde paralympique canadien puisqu’il s’agissait d’une première médaille pour le Canada à des Jeux multisports. Ayant participé, comme entraîneur, à plus de 10 Coupes du monde de tennis en fauteuil roulant, le Québécois agira en tant qu’En- traîneur en chef d’Équipe Canada aux Jeux paralympiques de Rio, cet été. L’entraîneur au Club Avantage Multi-Sports avait également occupé ce poste aux Jeux de Londres en 2012. L’officiel de tennis Claude Joly est le réci- piendaire du Maurice de l’Officiel de l’année, niveaux québécois et canadien, décerné lors du 43e Gala Sports Québec. La cérémonie a eu lieu le 25 mai dernier, au Stade olympique. Ayant officié dans plus de 50 tournois en 2015 (14 internationaux, 5 nationaux et 33 provin- ciaux), Claude Joly est non seulement l’officiel le plus actif sur la scène québécoise, mais il est assurément le plus connu des joueurs de tennis québécois et canadiens, et ce, pour toutes les catégories d’âge. Membre de la Commission des officiels de Tennis Québec au cours de 9 des 10 dernières années, il a assuré, à nouveau en 2015, la formation annuelle pour tous les directeurs de tournois (environ 30 personnes), se déplaçant, parfois jusqu’à quatre fois par mois, sur les sites de plusieurs compétitions provinciales. Il a également été responsabledel’affectation,touteslessemaines, de l’ensemble des arbitres pour chacun des tournois sanctionnés par Tennis Québec. Au cours des huit dernières années, le Lavallois a été récipiendaire à cinq reprises du titre d’officiel de l’année remis par Tennis Québec. Par son implication et son dévouement, Claude Joly assure une cohésion dans l’ensemble des compétitions sanctionnées par Tennis Québec et a un énorme impact sur la participation des joueurs aux tournois. Il est sans contredit une importante référence lorsqu’il est question de l’arbitrage du tennis au Québec.
  33. 33. TENNIS-MAG 39No 104 - Juillet 2016 - Par Tennis QuébecNo 104 - Juillet 2016 - Par Tennis Québec Philippe Bédard est l’un des 14 athlètes à avoir été récompensés par Loto-Québec, en avril dernier, dans le cadre du Programme de bourses Loto-Québec destiné aux athlètes ayant une limitation physique ou sensorielle. La remise a eu lieu au complexe sportif Claude-Robillard, à l’occasion du Défi sportif AlterGo. Récipiendaire dans la catégorie Excellence, le natif de Bromont s’est ainsi vu remettre une bourse de 3 000 $. En 2015, il avait notamment raflé une médaille de bronze, en double, aux Jeux parapanaméricains de Toronto, en compagnie de Joel Dembe. Sur le circuit ITF, le trentenaire s’était par ailleurs adjugé trois titres en double, à Beaverton et Dallas, aux États-Unis, et à Uberlandia, au Brésil. Qui plus est, il s’était adjugé le titre en simple à Quito, en Équateur. Loto-Québec a profité de cette remise pour annoncer le renouvellement de son partenariat avec la Fondation de l’athlète d’excellence du Québec (FAEQ) – qui gère le programme de bourses – pour deux autres années. M. Claude Chagnon, président de la FAEQ, s’est réjoui du renouvellement de ce partenariat avec Loto-Québec, dont le programme de bourses aide des athlètes ayant su rebondir après un mauvais tour du destin : « Après plusieurs années d’existence, le Programme de bourses Loto-Québec a acquis sa crédibilité et est bien connu du milieu sportif québécois. Ces athlètes sont vraiment des modèles de per- sévérance pour leur entourage et pour toute la communauté québécoise. L’investissement renouvelé de Loto-Québec permettra à la Fondation d’atteindre un de ses objectifs, soit celui d’augmenter le nombre de bourses accordées aux athlètes ayant une limitation physique importante. » Le jeune joueur de tennis Nicolas Ocana-Lavoie a été primé lors du dernier Gala Excellence sportive Laurentides, tenu au Complexe 50+ de Saint-Jérôme, le 3 juin dernier. L’athlètede14faisaitpartiedesrécipiendairesde la catégorie Relève. En 2015, le natif de Lorraine avait notamment terminé en 6e position lors des Championnats canadiens Rogers de tennis extérieur chez les moins de 14 ans. Cet événement, organisé conjointement par le Conseil de développement de l’excellence sportive des Laurentides (CDESL) et le Fonds de l’athlète des Laurentides (FAL), a permis de remettre 34 050 $ en bourses ainsi que de nombreuses distinctions. La Gatinoise Mélodie Collard est la récipien- daire du titre « Athlète provincial » en sport individuel, décerné lors du dernier Gala Loisir Sport Outaouais. La cérémonie a pris place à l’école secondaire du Versant de Gatineau, le 8 juin dernier. Âgée de 12 ans seulement, l’athlète de Tennis Outaouais Performance a ainsi fauché l’herbe sous le pied aux sept autres athlètes figurant dans la même catégorie. En 2015, Collard avait notamment terminé au 2e échelon, en simple et en double, lors des Championnats canadiens Rogers de tennis intérieur chez les moins de 12 ans. Elle s’était, en outre, offert le titre au tournoi international de Bressanone, en Italie. Il s’agissait de la 26e édition du Gala Loisir Sport Outaouais, lequel vise à reconnaître les personnes, organismes et associations qui se sont distingués au cours de la dernière année dans les secteurs du loisir et du sport. NICOLAS OCANA-LAVOIE RÉCOMPENSÉ AU GALA EXCELLENCE SPORTIVE DES LAURENTIDES 2016! MÉLODIE COLLARD, NOMMÉE « ATHLÈTE PROVINCIAL » EN SPORT INDIVIDUEL AU GALA LOISIR SPORT OUTAOUAIS! Mélodie Collard ©Tennis Québec/Agustin Guerra 39No 104 - Juillet 2016 - Par Tennis Québec Nicolas Ocana-Lavoie © Michel Chartrand Distinctions régionales PHILIPPE BÉDARD, RÉCIPIENDAIRE DU PROGRAMME DE BOURSES LOTO-QUÉBEC © Loto-Québec
  34. 34. Visitez le site www.vdistributionsport.ca pour connaître le détaillant Babolat le plus près de chez vous.
  35. 35. eugenieBouchard
  36. 36. CHRONOLOGIEDESMOMENTSMARQUANTSDESON PARCOURS,ENDATEDEJUIN2016. • 8août2000:NaissanceàMontréal • 2004-2005:Initiationautennis.Félixfrappeses premièresballesdetennisauClubAvantageMulti- SportsdeQuébec,oùsonpèreestentraîneur. • 2010:PremièreprésencedansleTop5québécois chezlesmoinsde12ans • 2011:PremièrevictoireenChampionnatscanadiens Rogers.Âgéde10ans,FélixremportelesChampionnats canadiensRogerschezles12ansetmoins. • 2012:Victoire,ensimple,àl’Opensuper12d’Auray. Letournoiestl’unedesplusprestigieusescompéti- tionsdumondechezles12ansetmoins. • 2014:Victoire,ensimpleetendouble,auxChampionnats canadiensRogerschezlesmoinsde14ans • 2014:ArrivéeauCentrenationald’entraînementde TennisCanada • Mars2015:Participationauxqualificationsdu ChallengerBanqueNationaledeDrummondville. LeQuébécoisdisposededeuxjoueursde15ans sesaînésetdevientleplusjeunejoueuràgagner unmatchdansuntournoiChallenger,leplusjeune FélixAuger-AliassimeLAPLANÈTETENNISENPARLEDEPUISUNMOMENTDÉJÀ,MAISSES DERNIERSEXPLOITSL’AURONTVITEPROPULSÉAURANGDEVEDETTE. FÉLIXAUGER-ALIASSIME,ÂGÉDE15ANS,POURRAITÊTREENVOIE DEDEVENIRL’UNDESPLUSGRANDSJOUEURSDETENNISDEDEMAIN.
  37. 37. àengrangerdespointschezlesprosetleplusjeune àfairepartiedes800meilleursjoueursdumonde. • Juillet2015:Participationsauxquartsdefinale duChallengerBanqueNationaledeGranby.Le Montréalaisde14ansprendnotammentlamesure du205e joueurmondial. • Août2015:Premièrevictoire,ensimple,danstournoi juniordecatégorie1.L’adolescentmetlamainsur lePrinceGeorge’sCountyInternational,àCollege ParkauMaryland. • Septembre2015:PrésenceenfinaledesInternationaux detennisjuniordeRepentigny. • Septembre2015:PremièrevictoireenGrandChelem. Félixremporte,avecl’OntarienDenisShapovalov,les InternationauxdesÉtats-Unisendouble(voletjunior). • Octobre2015:VictoireduCanadaenCoupeDavis junior.Félixcontribue,encompagniedeDenis ShapovalovetBenjaminSigouin,àlapremièrevic- toireduCanadaenCoupeDavisjunior. • Décembre2015:Victoire,ensimplechezlesmoinsde 18ans,autournoiinternationalEddieHerr,épreuve juniordecatégorie1.LeQuébécoisdevientleplus jeunejoueurdel’histoireàremportercetournoi. • Mars2016:Participationauxdemi-finalesduFutures deSherbrooke. • Mai2016:ParticipationàlafinaleduSpainF12 Futures.Félixdevientlepremierjoueurdetennisà êtrenédanslesannées2000àsequalifierpourune finaled’untournoiprofessionnel. • Mai2016:Finaliste,ensimple,àRoland-Garros (voletjunior). • Juin2016:599eauclassementdel’ATPet2eau classementjuniordel’ITF. • Juin2016:« Jen’aipasl’habitudededireça,mais jenevoispastropd’obstacleàcequ’ilaitunetrès grandecarrière. »-LouisBorfiga,vice-présidentdu développementdel’éliteàTennisCanada.
  38. 38. 46 No 104 - Juillet 2016 - Par Tennis Québec ENTRETENNIS 13 S’OFFRE LA COUPE DES CDT! U10 Entraîneure : Juliette Chan • Yontha Tadoum • Emma Klara Di Matteo • Clémence Legault • Alex Di Fruscia • Kylian Coiteux • Tristan Germain • Gabriel Miller U12 Entraîneur : Luc Champanet • Daniella Miller • Maya Thabet • Théa Donarski • Tabeth Tadoum • Leonard Lauren • Ange-Kevin Koua • Maxence Coiteux • Mickaël Germain • Loïc Rompré U14 Entraîneur : Robby Ménard • Sarah-Maude Fortin • Érica Di Battista • Bianca Jolie Fernandez • Matis De Sousa Lecorre • Kyle Weekes • Berk Tunali • Alex Gomez Goyette • Diego Lopato-Miguel U16-18 Entraîneur : Sébastien Leroux • Leylah Fernandez • Raphaëlle Lacasse • Sarah-Maude Fortin • Jordan Ross • Simona Agapi • Nadège Koua • Dan Martin • Taha Baadi • Marvin Pocari • Zak Lopato-Miguel • Steven Mccartney L’ÉQUIPE DU TENNIS 13 ÉTAIT FORMÉE DE : Le club Tennis 13 est sorti grand vainqueur de la Coupe des centres de développement de tennis (CDT) commanditée par Ionik et tenue, comme chaque année, lors du week-end de la fête des Patriotes, à Mont-Tremblant. Les athlètes du Tennis 13 ont cumulé pas moins de 110 points, contre 100 pour le Club de tennis Île des Sœurs, qui suivait au 2e rang. La délégation du club Tennis 13 a notamment fait bonne impression dans les catégories U14 et U16-18, dans lesquelles elle a remporté les grands honneurs. Les moins de 12 ans se sont pour leur part adjugé une troisième position alors que leurs collègues de 10 ans et moins ont terminé au 5e échelon. La Coupe des CDT regroupe la crème de la relève québécoise qui, pour une fin de semaine, a l’occasion de vivre une expérience de compétition en équipe et de fraterniser avec des joueurs d’un peu partout au Québec. Entraîneurs, joueurs, officiels, organisateurs et parents s’entendent tous pour dire que c’est un événement qui n’a pas son pareil au Québec. Le format de la compétition est tel qu’une rencontre entre deux équipes est composée de deux matchs de simple féminin, 2 matchs de simple masculin, 1 match de double féminin et 1 match de double masculin. L’équipe qui remporte le plus de matchs se qualifie pour la ronde suivante, et ainsi de suite jusqu’à la finale du tableau principal. L’équipe qui gagne la rencontre finale met alors la main sur 40 points. Cette année, ce sont 290 matchs qui ont été joués, et ce, en trois jours seulement! CLASSEMENT FINAL 1. Tennis 13 (Laval) — 110 points 2. Club de tennis Île des Sœurs — 100 points 3. Tennis Montréal Excellence — 78 points 4. Ex aequo : Académie de tennis Momentum (Repentigny) et Académie Hérisset-Bordeleau (Québec) — 46 points 5. Tennis Outaouais Performance — 38 points 6. Carrefour Multisports (Laval) — 21 points 7. Tennis intérieur René-Verrier (Drummondville) — 20 points 8. Cité sportive (Lévis) — 15 points 9. Club CDL (Côte-de-Liesse) — 12 points 10. Académie (360) (Sani Sport Brossard) — 10 points 11. Centre Sportif Saint-Eustache — 6 points L’équipe duTennis 13, gagnante chez les moins de 14 ans. ©Tennis Québec/Agustin Guerra L’équipe duTennis 13, gagnante de la catégorie U16-18. ©Tennis Québec/Agustin Guerra
  39. 39. No 104 - Juillet 2016 - Par Tennis Québec COURS DE GROUPE 6H de leçon | Accès aux installations | *Pus taxes. Certaines conditions s’appliquent. SPÉCIAL ÉTÉ 125$* LA RÉFÉRENCE DU TENNIS À LAVAL Infos @ 450 689 9913 ou tennis13.ca FINALES TFIM : UNE 38e ÉDITION RÉUSSIE! L’excitation était à son comble, le 29 avril dernier, alors que se tenaient les finales de la ligue de Tennis Féminin Interclub (TFIM) au Complexe Sportif Longueuil. Au total, ce sont seize équipes, des niveaux 1 à 4, qui ont bataillé pour mettre la main sur une médaille d’or, d’argent ou de bronze devant une foule de près de 500 spectateurs. La médaille d’or du niveau 1 – la catégorie la plus rele- vée – a été enlevée par l’équipe du Complexe Sportif Longueuil, qui a remercié l’équipe du Tennis Île des Sœurs 2-1, en finale. La délégation du Sani Sport Brossard s’est montrée dominante dans les trois autres catégories, raflant la médaille d’or dans chacune d’elles. Une fois les matchs terminés, une courte cérémonie a eu lieu pour féliciter les gagnantes et procéder à la remise de prix. Un vibrant hommage a été rendu à Madame Ginette Crotty, très impliquée dans la ligue TFIM et fondatrice du tournoi Challenge de Brossard. Son travail des dernières années a été souligné avant son départ vers une retraite bien méritée. Les comités organisateurs de TFIM et du Complexe Sportif Longueuil ont travaillé conjointement à l’organisation de ces finales, point culminant d’une saison qui s’échelonne de septembre à avril. La ligue TFIM compte plus de 800 membres et est la plus importante ligue en double de tennis féminin d’Amérique du Nord. LesfinalesTFIM,toujoursunepartiedeplaisir!(JulieLatremouilleet KirstenBjorn,membresdel’ÉquipeLongueuil,niveau1) © Graphe Studio FILETS
  40. 40. TENNIS-MAG 48 No 104 - Juillet 2016 - Par Tennis Québec 8e ÉDITION DU TOURNOI DE TENNIS PROVINCIAL DE LA FADOQ UN GALA DE CLÔTURE POUR FÊTER LA PREMIÈRE SAISON DE L’ACADÉMIE (360)! Ce sont les 27, 28 et 29 mai dernier que s’est tenue la huitième édition du tournoi de tennis provincial de la FADOQ (anciennement Fédération de l’Âge d’Or du Québec). Près de 80 participants se sont réunis pour participer à l’épreuve qui a pris place au Stade Uniprix, à Montréal. Christian Laurin est sorti grand vainqueur du tableau masculin le plus relevé, soit celui des joueurs de niveaux 4,0 et 4,5. Les femmes, pour leur part, faisaient toutes compétition dans le tableau des niveaux 3,0 et 3,5. C’est Suzanne Jeannotte qui est repartie grande gagnante de la catégorie. En double masculin, double féminin et double mixte, les vainqueurs des niveaux les plus élevés sont respectivement Jean-Pierre Lalande et Richard Viau (niveaux 4,0 et 4,5), Diane Genest et Louise Viau (niveaux 3,0 et 3,5) et Richard Viau et Adelka Laszlo (niveaux 4,0 et 4,5). Le prochain rendez-vous aura lieu du 5 au 7 août, à Trois-Rivières, sur les terrains de terre battue du parc Martin-Bergeron (Complexe sportif Alphonse-Desjardins). Pour tous les détails : www.fadoq.ca Afin d’honorer les athlètes de 5 à 21 ans de leur programme élite, l’Académie (360) a tenu une soirée de gala le 8 juin dernier, au Centre socioculturel de Brossard. En plus de clôturer la toute première saison de l’Académie (360), cette soirée rendait un hommage particulier à M. Sylvain Bruneau pour l’ensemble de sa carrière. Pour l’occasion, une bourse tennis- tique de 1 000 $ nommée en son nom a été remise à Josie Usereau. Cette dernière a été choisie Athlète par excellence (360) - Saison 2015-2016 par Mathieu Sarrazin, entraîneur-chef de l’académie, et son équipe d’experts et d’entraîneurs. L’Académie (360) a pu compter sur l’appui de ses partenaires, les clubs Sani Sport de Boucherville et de Brossard, qui ont permis aux athlètes résidant sur la Rive-Sud de Montréal d’avoir accès à un programme de haute performance. La deuxième saison s’annonce des plus prospères! Pour plus d’information sur les programmes offerts pas l’Académie (360) ou concernant le prochain camp de sélection qui se tiendra le 31 juillet prochain, nous vous invitons à naviguer sur le site : www.academie360.ca Médaillésd’oretd’argentdecerendez-voustennistiqueannuelpourlesmembres delaFADOQ. © Réseau FADOQ MathieuSarrazin,JosieUsereauetSylvainBruneau ©Courtoisie

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