La famille et les autres institutions sociales au moyen-âge en France
Michaela Hylen
Dr. Lecaque
French Civilization I
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sociales développées par la nécessi...
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Alors que la famille est la base de la féodalité, le mariage est au centre de la
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cour et de gagner la faveur...
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serfs dès la naissance à travailler avec leurs parents. Ils apprennent le métier des parents
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sur les rois [Thorndike, 280]. En plus, puisque le pape couronne le roi cela signifie que
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les évêques sont parfois des seigneurs de petites château. Ceux-ci sont souvent influencés
par les laïcs qui leur o...
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Le système féodal est la base de la société française pendant le moyen-âge. Après
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seigneur, les serfs doivent cultiver le lopin et payer des impôts. Une partie des produits
des serfs est donnée au ...
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marchands, et les autres vilains mais tous ont un seigneur dans la ville et ils jouent un rôle
dans l’économie du ...
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Le seigneur donne aussi au chevalier les serfs qui habitent sur le fief qu’il lui donne
[Thorndike, 243]. Ainsi, l...
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famille, le père en ...
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Bibliographie
Alper, Michael. "Chivalry and Courtly Love." South Kingston Public Schools. South
Kingston Public Sc...
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Thorndike, Lynn. The History of Medieval Europe. Boston: Houghton Mifflin, 1928.
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La Famille et les Autres Institutions Sociales

  1. 1. La famille et les autres institutions sociales au moyen-âge en France Michaela Hylen Dr. Lecaque French Civilization I
  2. 2. Hylen1 Pendant le moyen-âge, comme pendant toutes les époques, il y a des institutions sociales développées par la nécessité et formées par des normes culturelles. L’histoire de la société du moyen-âge est formée par ces institutions, et la société de l’époque est une société en évolution constante avec des migrations de tribus et des changements de rois. Néanmoins, pendant le moyen-âge l’enchevêtrement de la famille, de l’église et de la ville [féodale ou indépendante] restent les institutions les plus solides. La famille du moyen-âge est la base de toute la structure féodale du temps. Souvent la propriété d’un seigneur reste dans sa famille et toute la vie de la famille se passe sur la propriété. Comment est la structure familiale si elle n’est pas la même qu’aujourd’hui ? Basée sur l’unité de la maison, la famille consiste (la plupart du temps) de deux générations avec les parents, les enfants et quelques parents célibataires en plus des domestiques. La maison est un patrimoine avec le père à la tête de la famille et la mère (ou dame) en charge de l’économie de la maison, des enfants et des domestiques femelles [Duby, 3]. Dans le cas des seigneurs, ils sont responsables non seulement de leur famille mais aussi de tous les serfs et des gens de la propriété. Ils sont surtout en charge de la justice et de la protection de tous. La responsabilité juridique tombe sur le seigneur de la maison. Si quelque serf, vassal ou membre de la famille commet un crime le seigneur en est responsable [Jacob, 342]. Georges Duby, auteur de Medieval Marriages: Two Models from Twelfth-Century France, écrit que “economic preeminence of the aristocracy depended on the resources of a patrimony and on the hereditary power to exploit the land and men [9].” Cette “prééminence” est basée complètement sur le pouvoir du seigneur (et le patrimoine). La structure féodale est vraiment enracinée dans la structure familiale.
  3. 3. Hylen2 Alors que la famille est la base de la féodalité, le mariage est au centre de la famille. Pendant le moyen-âge, comme dans beaucoup d’ères, le mariage est stratégique ; le seigneur d’un manoir conclut un arrangement avec un autre seigneur pour former une alliance. Les filles au cours du moyen-âge sont traitées comme des outils de négociations. Etant donné la nature patrimoniale de la société et du fait que (dans la plupart des cas) le fils aîné hérite des biens et du titre de son père, les filles et les femmes sont traitées comme moins que les hommes par la loi [Duby, 10]. Dans le Ménagier de Paris [cité par Jacob] le Baron Jérôme Pichon écrit aux hommes de ne pas permettre aux femmes de leur parler de façon irrespectueuse. Il écrit que les femmes doivent être honnêtes, modestes, soumises aux hommes et avoir un comportement tranquille, et si elles se comportent de cette manière les hommes peuvent les traiter bieni [Jacob, 90]. On demande aux femmes d’être polies et soumises aux hommes. Les femmes n’ont pas beaucoup de droits dans le mariage comme dans la société. Dans une famille avec plus d’un fils, l’aîné peut se marier, mais les autres fils ne peuvent se marier que si la femme est une héritière. Autrefois les deuxièmes fils cherchaient une cure [une position dans l’église] qui rapporte de l’argent, et les fils suivants devenaient chevaliers pour un autre seigneur avec l’espoir d’obtenir une propriété [Duby, 11]. Les règles ci-dessus sont fondées sur l’idée que la procréation est au centre du mariage [Duby, 4]. Si un fils aîné a un enfant, tout est bien parce que l’enfant aura un héritage ; mais si le fils puiné a un enfant, l’enfant n’aura pas d’héritage ni de place dans la société féodale. C’est la raison pour laquelle les fils qui n’hériteraient pas de propriété ne pouvaient pas se marier. Néanmoins, les chevaliers essayaient toujours d’acquérir de la propriété, en partant en croisade par exemple, et beaucoup
  4. 4. Hylen3 d’entre eux étaient amoureux de dames de la cour avec l’espoir de devenir membres de la cour et de gagner la faveur du seigneur. L’amour courtois existe en-dehors du mariage, mais il existe dans la majorité des cours entre les dames et les chevaliers [Alper, 1]. Le jeu d’amour et de conquête sexuelle entre des chevaliers, des dames et des putains est complexe et en-dehors des règles du mariage, mais suit les règles de l’amour courtois [Duby, 12]. Les règles du mariage sont très influencées par la structure féodale (contrôlée par l’héritage) et la structure familiale. Le mariage et l’héritage sont importants à l’obtention de terre et donc au système féodal. Par le mariage une famille peut devenir propriétaire de deux propriétés. Un seigneur proposait sa fille en mariage au premier fils d’un autre seigneur et l’enfant de ce mariage deviendrait seigneur des deux terres. Ce système est plus efficace que la guerre pour conquérir une terre si un seigneur organise stratégiquement les mariages de ses enfants. Les familles royales de France et d’Angleterre exemplifient cette importance. Les deux royaumes sont liés par les mariages entre les familles nobles, et c’est pourquoi les rois d’Angleterre pendant un siècle se battent les français pour le titre de roi de France : la fille du roi de France a épousé le fils du roi d’Angleterre donc leur fils aurait pu être roi de France. La famille et le mariage décrits ci-dessus sont ceux de la noblesse, le mariage et la famille des serfs sont assez différent. Les serfs n’ont pas de château et ils sont considérés comme faisant partie de la propriété donc leurs enfants n’ont pas d’héritage (sauf peut- être un petit lopin dans la propriété qu’ils doivent cultiver) [Thorndike, 234]. Un seigneur ne peut pas séparer une famille, mais il peut imposer que la fille d’un serf épouse le fils d’un autre serf de son château [Thorndike, 235]. En plus, on enseigne aux enfants des
  5. 5. Hylen4 serfs dès la naissance à travailler avec leurs parents. Ils apprennent le métier des parents et travaillent pour le même château et le même seigneur [Jacob, 97]. Puisque il n’y aura pas d’héritage, l’importance pour des parents (serfs) d’avoir un fils au lieu d’une fille est diminuée. Tous deux, un fils ou une fille, peuvent travailler la terre donc il n’y a pas plus d’importance placée sur les fils des serfs. De plus, tous les fils serfs peuvent se marier et les filles ont plus à dire dans le choix d’un mari que les filles de la noblesse. Les serfs ont un peu plus de liberté dans la structure familiale que les aristocrates. L’église du moyen-âge influence beaucoup le mariage. La loi ecclésiastique interdit par exemple le mariage entre les membres d’une famille qui ont un lien de parenté jusqu’au sixième degré (un homme ne peut pas épouser sa belle-sœur, sa tante, sa nièce, sa cousine ou sa belle-mère) [Jacob, 344]. L’église peut annuler un mariage entaché d’inceste, brisant la règle ecclésiastique de l’indissolubilité du mariage [Duby, 28]. Ces lois affectent surtout les familles et les mariages aristocratiques, qui veulent préserver leur statut en se mariant avec d’autres familles aristocratiques et, en dépit de la loi, les nobles épousent leur cousin(e)s et d’autres membres de la proche famille. L’homosexualité aussi est interdite. Bien qu’elle soit interdite, l’homosexualité est présente dans les cours. On parle des filles qui « bang coffin against coffin, without a poker stir up their fire, » comme un « beautiful sin » [McCarthy, 183]. Les cours utilisent la sexualité et le jeu d’amour comme un spectacle pour l’amusement de leurs membres. En dépit de la loi ecclésiastique sur le mariage et l’amour, les cours font ce qu’elles veulent, jusqu’à ce que l’église commence à influencer les rois et le code civil. Au commencement du moyen-âge les coutumes germaniques (et la loi salique) sont la base des codes civil et pénal dans le nord du royaume, mais l’influence de l’Eglise
  6. 6. Hylen5 s’accroît et les lois de l’Eglise deviennent les plus importantes. Le code civil est influencé par l’église, alors le mariage et les activités de la cour sont très affectés. Le nouveau code interdit l’orgie, l’homosexualité et d’autres actes sexuels profanes [Jacob, 344]. La réforme des lois commence pendant le règne de Clovis, en partie parce qu’il est le premier roi qui choisit d’être catholique [Jacob, 344]. Après le baptême de Clovis, le Pape et l’église ont plus de pouvoir dans les cours aristocratiques. Par exemple, quand le roi Gontran accuse Frédégonde de lui avoir donné un fils illégitime, un tribunal de 300 nobles et 3 évêques (à la tête) a été assemblé pour juger la reine [Jacob, 352]. Les juges laïcs ne peuvent pas juger un ecclésiastique, mais un ecclésiastique peut juger un laïc [Jacob, 345]. Cela cause un déséquilibre de pouvoir dans lequel l’église a le dessus. Même si l’église a beaucoup de pouvoir sur le code pénal et le droit canon qui privent le roi de quelques pouvoirs [Jacob, 345-346], le roi se réserve le droit du dernier mot dans un procès [Jacob 348]. Avec de plus en plus de pouvoir et des rapports avec les rois, l’église catholique peut influencer la structure de la société. La lutte de pouvoir entre l’église et les rois/les aristocrates continue pendant tout le moyen-âge. Après le baptême de Clovis, les rois ont un bon rapport avec les papes et l’église, mais Pépin le Bref qui deviendra roi des Francs, est le premier qui est consacré par onction [Jacob, 484]. La tradition d’être oint par le Pape a commencé avec celui, mais il y a une plus grande chose que l’église peut encore donner. En 800 Charlemagne est couronné empereur par le Pape [Julaud, 100]. Ce couronnement signifie que Dieu a choisi Charlemagne comme roi, et chaque roi après Charlemagne est considéré être choisi par Dieu et couronné par le pape. En ce temps Charlemagne est le chef de l’église, mais dès le règne de son fils et sous les rois suivants l’église obtient de plus en plus de pouvoir
  7. 7. Hylen6 sur les rois [Thorndike, 280]. En plus, puisque le pape couronne le roi cela signifie que l’église a plus de pouvoirs sur les rois que les rois ont sur l’église. On peut voir la puissance de l’église dans beaucoup de cas au moyen-âge. Par exemple, les jours fériés de l’église sont vivement observés. Tous les membres d’une paroisse (donc la plupart des habitants des villes) suivent les règles des jours fériés de l’église, comme l’abstinence avant Noël et avant Pâques. Les jours fériés sont une occasion pour une fête et la consommation d’alcool [Jacob, 99-100]. De plus, sous le règne des Carolingiens (Charles Martel et ses successeurs), un tiers de la Gaule est la propriété de l’église [Thorndike, 283]. La propriété est le pouvoir dans ce temps et l’église contrôle une grande partie des terres. Les laïcs donnent des propriétés ou de l’argent en échange de privilèges de l’église (par exemple, un seigneur donne une partie de sa propriété à l’église et l’église lui donne une clé de la cathédrale pour lui permettre l’accès en tous temps) [Jacob, 93]. Cette coutume est particulièrement apprécié de la noblesse. Sur la propriété donnée, l’église construit une cathédrale, des églises, ou des monastères et elle augmente le nombre d’unités paroissiales où elle cultive la terre. Desportes dit que, « la présence de plusieurs unités paroissiales sur un même territoire est un des plus sûrs critères permettant de reconnaître une ville, » [163]. L’église est au centre de la vie d’une ville à cette époque. Pour cette raison l’église acquiert de plus en plus de pouvoir. Le cercle des aristocrates donnant des propriétés et donc du pouvoir à l’église, et l’église construisant des unités paroissiales, contribue à la lutte pour le pouvoir pendant le moyen-âge. L’église reçoit ses propriétés des aristocrates, mais certains évêques et certains prêtres sont aussi de temps en temps des seigneurs. Pendant les IXème et Xème siècles
  8. 8. Hylen7 les évêques sont parfois des seigneurs de petites château. Ceux-ci sont souvent influencés par les laïcs qui leur ont donné la propriété [Thorndike, 281]. Quelques évêques sont des nobles qui s’occupent plus des affaires de leur maison que de tâches religieuses, mais après 1150 il y a un mouvement qui voudrait que les ecclésiastiques se dissocient des nobles et de leur maisons. Ils devraient focaliser leur attention sur les tâches religieuses. C’est la raison de la règle interdisant au clergé de se marier [Thorndike, 282]. Quand le clergé perd sa propriété et donc sa source de revenu, l’église perd un peu de pouvoir, mais elle reste une des institutions les plus influente jusqu’à l’ère moderne. Si l’église est au centre de la ville, quels autres facteurs contribuent à la vie de la ville ? Chaque partie de la France a une structure de ville différente. Le nord de la France est divisé en communautés gouvernées par des maires et des conseils municipaux. Le centre de la France est divisé en « villes privilèges » qui n’ont pas de conseil d’administration et qui font partie du système féodal et contribuent à l’économie. Le Midi de la France est divisé en villes gouvernées par des conseils et douze consuls [Thorndike, 358]. Dans les villes de France il y a des citoyens qui ne sont pas des serfs ou des seigneurs ou des chevaliers. Ce sont des paysans et des artisans. Beaucoup plus au nord, les artisans créent des communautés où ils administrent la justice localement et sans l’intervention du seigneur [Thorndike, 362-363]. Les habitants d’une ville sans seigneur assistent à une église, observent les lois et travaillent, et ils ont plus de liberté que les serfs qui doivent travailler et vivre sous l’autorité de leur seigneur. Dans les villes il y a tout ce dont une personne a besoin, mais ce n’est pas toujours le cas dans un château ou la propriété d’un seigneur.
  9. 9. Hylen8 Le système féodal est la base de la société française pendant le moyen-âge. Après que l’état franc s’est écroulé, des seigneurs ont revendiqué leur propriété et en ont fait leur royaume. Cette propriété est transmise de père en fils et reste dans la même famille jusqu’à ce qu’un autre seigneur l’ait conquise [Thorndike, 232] par une petite guerre que l’on appelle une chevauchée [Julaud, 121]. Le père de famille, le seigneur, est le chef du domaine et tous les autres dans la propriété doivent travailler pour lui. Sur la propriété des manoirs sont construits sur des mottes naturelles ou élevées par la terre [Julaud, 118]. Cette structure, le donjon, qui sécurise la demeure contre les attaques n’est pas faite seulement pour la protection du seigneur et de la famille aristocratique mais aussi pour la protection des serfs et des gens qui vivent sur la propriété. Puisque les serfs sont considérés comme faisant partie de la propriété le seigneur doit leurs garantir la sécurité. Par exemple les serfs peuvent se réfugier dans le manoir pendant un siège et les vassaux du seigneur les protègent pendant les guerres [Julaud, 118-119]. Le système féodal est basé complètement sur la propriété et l’échange de propriété aussi bien que sur la classe sociale. La vie des serfs est dictée complètement par leur seigneur. La condition d’être serf est héréditaire et les serfs ne peuvent pas changer de classe sociale. Certains hommes libres abandonneraient leur liberté en échange de la protection du seigneur et deviennent serfs, mais le servage est une oppression [Newman, 2]. Le seigneur n’a pas besoin de nourrir ou d’habiller les sujets de son royaume, mais il leur donne un lopin de terre et les serfs peuvent le cultiver pour eux-mêmes [Thorndike, 234]. Le lopin peut être transmis de père en fils, mais le fils doit porter la main droite du corps de son père à son seigneur (comme preuve de sa mort) et lui prêter serment de fidélité. Pour augmenter le revenu du
  10. 10. Hylen9 seigneur, les serfs doivent cultiver le lopin et payer des impôts. Une partie des produits des serfs est donnée au seigneur en paiement de l’utilisation du lopin [Thorndike, 235]. En réalité les serfs n’ont que l’usage de la propriété puisque le seigneur est propriétaire du lopin et contrôle son utilisation. Pour les services que les serfs ne peuvent faire eux- mêmes, comme les forgerons et les moulins, ils doivent aller chez des artisans. Beaucoup de châteaux et de villes dans les fiefs ont des artisans, mais quelques châteaux n’en ont pas et dans ce cas les serfs doivent obtenir la permission du seigneur pour aller à la ville (libre) la plus proche. En plus, toutes les disputes ou les conflits sont résolus par le seigneur ou un juge choisi par le seigneur [Thorndike, 235]. « Quand varlet presche à table et cheval paist en gué, il est temps qu’on l’en oste : assez a esté [Jacob, 91]. » Ce proverbe des bourgeois montre comment les nobles traitent les serfs. Les serfs sont leur propriété, ils sont moins que des bêtes. Dans les villes ou dans la propriété d’un seigneur il y a nombre d’habitants qui ne sont pas des serfs. Ce sont des paysans libres qu’on appelle les « vilains » et ils ont plus de liberté que les serfs. Ils cultivent leur propriété et doivent payer des impôts au seigneur, mais ils peuvent partir quand ils veulent [Thorndike, 237-238]. Les vilains ne sont pas échangés avec la propriété comme les serfs et leurs affaires ne peuvent pas être confisquées de la même manière que celles des serfs [Newman, 8]. Pourtant, les vilains n’ont pas le même statut que les nobles car ils ne peuvent pas échanger leur propriété et ne peuvent pas avoir de serfs sur leurs propriétés. En plus ils ne peuvent pas se marier comme ils veulent. Parfois le seigneur peut leur demander d’épouser quelqu’un du même domaine [Newman, 9]. Il y a quelques classifications des paysans comme les artisans, les
  11. 11. Hylen10 marchands, et les autres vilains mais tous ont un seigneur dans la ville et ils jouent un rôle dans l’économie du système féodal. Les artisans, les marchands, et les paysans, en veulent aux seigneurs qui leurs demandent des impôts. Ils créent des associations d’artisans pour appliquer les règles commerciales et empêcher la compétition entre les membres d’une association [« Towns In The Middle Ages »]. Cela joue un rôle important dans le gouvernement de la ville, et dans la libération de la ville du seigneur en écrivent une charte d’autonomie [« Towns In The Middle Ages »]. Les associations d’artisans sont des institutions très importantes dans les villes et dans le commerce du moyen âge. Les vassaux sont des nobles. Les vassaux étaient des nobles avec plus ou moins de pouvoir qui demandaient à un suzerain de leur donner une protection et, en échange, ils lui prêtaient serment de fidélité [Julaud, 120]. Certains vassaux (pour la plupart des chevaliers) recevaient un fief d’un seigneur, mais le titre de propriété restait sous le nom du seigneur et pouvait être confisqué à n’importe quel moment [Thorndike, 242]. Comme le territoire d’un seigneur, la propriété, le fief, est héréditaire, passé de père en fils. Quand un fils prend possession de la propriété de son père l’hommage doit être renouvelé [Julaud, 120]. En cas de faute du vassal ou d’un manque d’héritier le fief est retourné au seigneur. En échange du fief, le vassal jure qu’il servira le seigneur dans des conquêtes militaires et/ou qu’il aidera le seigneur à devenir plus puissant [Thorndike, 242]. Souvent le fief d’un chevalier est d’une taille telle que des serfs peuvent le cultiver, mais aussi que le chevalier et son cheval peuvent vivre confortablement. Le fief doit être de taille que le chevalier est libéré à servir son maitre sans souci du manque de labour sur sa propriété. Donc s’il part pour la guerre le fief doit être capable de soutenir la population qui y vit.
  12. 12. Hylen11 Le seigneur donne aussi au chevalier les serfs qui habitent sur le fief qu’il lui donne [Thorndike, 243]. Ainsi, les vilains et les chevaliers (et autres nobles) qui habitent sur la propriété d’un seigneur ont plus de liberté que les serfs, mais ils sont quand mêmes sous le contrôle du suzerain. Le système féodal est un réseau complexe de pouvoir composé de suzerains, de vassaux, et de toutes sortes de nobles qui veulent leur propre charge et qui utilisent le mariage et la guerre pour l’obtenir. Il y a des recoupements entre des seigneurs et des vassaux puisqu’un vassal peut être un seigneur de son propre royaume. Les serfs n’ont pas d’influence sur les seigneurs ou les aristocrates, mais les aristocrates et les seigneurs (tous deux sont nobles) contrôlent la vie des serfs [Thorndike 257-258]. En théorie le roi a le pouvoir sur tous les suzerains et tous les habitants du royaume, mais chaque suzerain contrôle ses propres vassaux et ainsi de suite donc la puissance du roi est affaiblie. A cause de ce réseau complexe, le roi et les nobles ont des difficultés à contrôler leur territoire. Ils peuvent seulement contrôler directement leurs vassaux à un certain point puisque les vassaux sont des hommes libres qui ont des droits spécifiques. En plus, les seigneurs n’ont pas de contrôle direct sur les serfs et les vassaux de leurs vassaux [Thorndike, 257-258]. Ce système devient de plus en plus complexe pendant toute la durée du moyen-âge créant une histoire de France très compliquée et causent finalement l’effondrement du système féodal. Le moyen-âge en France est une histoire compliquée de rois, de seigneurs et d’armées, mais toute cette histoire a sa racine dans le système féodal. Le système féodal est très influencé par la famille. Et tout le monde est affecté par l’église. Les institutions sociales du moyen-âge sont entremêlées, on ne peut pas examiner l’une sans l’impact des
  13. 13. Hylen12 autres. La famille patrimoniale est la base de la société et le système féodal provient de la famille, le père en tête. Qui régule la famille et le système féodal ? L’église. Et le roi a un peu de pouvoir sur l’église mais il tire aussi son pouvoir de Dieu et ainsi de l’église. Un cercle ne cessant jamais, la lutte pour le pouvoir entre les institutions, c’est l’histoire du moyen-âge. i “When you have engaged a maid, do not permit her to take the slightest liberty with you, nor allow her to speak disrespectfully to you. If, on the contrary, she be quiet in her demeanor, honest, modest, and shows herself amenable to reproof, treat her as if she were your daughter.”
  14. 14. Hylen13 Bibliographie Alper, Michael. "Chivalry and Courtly Love." South Kingston Public Schools. South Kingston Public Schools, 2013. Web. 01 Oct. 2015. <http://www.skschools.net/~malper/FOV2-00105477/FOV2- 001089B9/Chivalry+and+Courtly+Love>. Desportes, P. "Ville Et Paroisses En France Du Nord Au Moyen Âge."Histoire, Économie, Et Société 4.2 (1985): 163-78. JSTOR. JSTOR. Web. Duby, Georges. Medieval Marriages: Two Models from Twelfth-Century France. Baltimore: Johns Hopkins UP, 1978. Print. Julaud, Jean-Joseph. L’Histoire de France pour Les Nuls. Spain: Wiley Publishing, 2013. Print. Lacroix, Paul. France in the Middle Ages: Customs, Classes and Conditions: Illustrated with over 400 Wood Engravings. New York: Ungar, 1963. Print. Lewis, Peter Shervey. Later Medieval France: The Polity. New York: Macmillan, 1968. Print. McCarthy, Connor. Love, Sex and Marriage in the Middle Ages: A Sourcebook. London: Routledge, 2004. Print. "Middle Ages, Towns In The Middle Ages." Middle Ages, Towns In The Middle Ages. World History Center, 1992. Web. 17 Nov. 2015. <http://history- world.org/midtowns.htm>. Newman, Simon. "Serfs in the Middle Ages." Finer Times. N.p., 2013. Web. 15 Oct. 2015. <http://www.thefinertimes.com/Middle-Ages/serfs-in-the-middle- ages.html>.
  15. 15. Hylen14 Thorndike, Lynn. The History of Medieval Europe. Boston: Houghton Mifflin, 1928. Print.

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