20150228 BFM RADIO Médiation Miguel Saraiva.DOC

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20150228 BFM RADIO Médiation Miguel Saraiva.DOC

  1. 1. SCRIPT INTEGRAL 05/05/15 - 08:17 - Page 1/5 Ref. Doc. : 2501-8754682-13 A : ANNE FROGER / BOMBARDIER Mot-Clé : FRANCILIEN BFM BUSINESS (RADIO) BUSINESS CLUB DE FRANCE – Le 28/02/2015 – 07 :46 :48 MICHEL PICOT C’est l’heure de notre rendez-vous avec la médiation nationale interentreprises et comme vous le savez, désormais chaque semaine, nous nous mobilisons pour vous aider. Alors n’hésitez pas à nous contacter si vous le souhaitez et passez notamment par le blog de l’émission « Businessclubdefrance.com ». Bonjour Pierre PELOUZET. PIERRE PELOUZET Bonjour Michel PICOT ! MICHEL PICOT Vous êtes le médiateur national interentreprises. Merci d’être avec nous. Et nous sommes en ligne avec Miguel SARAIVA, bonjour ! MIGUEL SARAIVA Bonjour ! MICHEL PICOT Vous êtes médiateur interne au sein du groupe BOMBARDIER. C’est quoi, être médiateur interne dans une entreprise ? MIGUEL SARAIVA Ecoutez, être médiateur interne, c’est promouvoir les valeurs de la charte interentreprises, à savoir développer des partenariats et une relation de confiance avec nos fournisseurs, avec nos partenaires et nos clients ; c’est également anticiper les risques de dépendance et c’est aussi régler les litiges en amont, le plus tôt possible, avant qu’ils ne deviennent insurmontables en faisant appel lorsque cela est nécessaire, à la médiation externe, à la médiation interentreprises. MICHEL PICOT On va en parler. On fait un rappel de BOMBARDIER pour nos auditeurs – c’est quand même une maison qui est connue et qui est immense… MIGUEL SARAIVA Bien sûr. Alors BOMBARDIER, nous fabriquons des trains dans notre usine qui est située à Crespin dans le nord de la France près de Valenciennes. C’est le premier site industriel ferroviaire français avec deux mille salariés dont 500 ingénieurs et cadres qui conçoivent nos trains dans notre centre d’ingénierie intégré. Nous disposons d’un outil industriel de pointe qui nous a permis au cours des dix dernières années, de fabriquer toute une série de trains. J’en citerai trois : d’abord l’AGC qui circule aujourd’hui dans toute la France et d’ailleurs le premier AGC hybride – diesel-électrique – au monde, a été conçu à Crespin ; il y a également le Francilien que certains auditeurs ont Tous droits réservés KANTAR MEDIA TEL : 01.47.67.18.00 FAX : 01.47.67.18.01 service.clients@kantarmedia.com
  2. 2. SCRIPT INTEGRAL 05/05/15 - 08:17 - Page 2/5 peut-être déjà pris sur le réseau Transilien de la SNCF et qui est aujourd’hui le train le plus performant du réseau SNCF et enfin le Regio2N qui est notre dernier train régional à deux niveaux, que nous avons commencé à livrer aux régions françaises en 2014. MICHEL PICOT Voilà au moins c’est précis, c’est clair pour l’ensemble de nos auditeurs. Alors ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est une difficulté que vous avez rencontrée, Miguel SARAIVA, avec un de vos fournisseurs. Il y a eu des difficultés… je crois qu’il y avait un problème de respect de délais… Comment ça s’est passé ? Quelle était la difficulté principale ? MIGUEL SARAIVA Alors en préambule, avant de commencer, nous sommes un intégrateur et donc nous avons besoin d’acheter des équipements clefs qui sont conçus et développés par nos fournisseurs, pour les installer sur nos trains avant de les livrer à nos clients. Et donc nos fournisseurs sont essentiels pour nous. Et avec l’un de nos fournisseurs avec qui nous sommes en relation depuis une dizaine d’années, qui est une PME française d’environ 150 personnes, qui est située dans la région lyonnaise et qui réalise un chiffre d’affaires d’à peu près 18 millions d’euros dont 20% avec BOMBARDIER, eh bien nous avons connu une situation très difficile au cours des derniers mois puisqu’en entre mai 2014 et octobre 2014, donc pendant près de cinq mois, le fournisseur a cessé pratiquement toute communication avec nous et pratiquement toute livraison sans aucune explication. MICHEL PICOT Mais il rencontrait lui-même des difficultés peut-être, non ? MIGUEL SARAIVA Alors nous nous doutions qu’effectivement notre fournisseur rencontrait des difficultés financières mais nous n’en connaissions pas la cause et il refusait de communiquer avec nous et donc nous ne pouvions pas l’aider. MICHEL PICOT Donc cette absence de communication s’est traduite par des délais énormes, des retards dans la livraison ? MIGUEL SARAIVA Nous disposons d’une petite marge qui nous a permis de tenir, mais au mois d’octobre, nous étions au bord du précipice puisque la chaîne allait s’arrêter au mois de décembre et nous allions arrêter nos livraisons à notre client. MICHEL PICOT Alors qu’est-ce qui s’est passé ? Comment êtes-vous parvenu à reprendre contact avec ce fournisseur et à rétablir cette communication ? MIGUEL SARAIVA Au mois d’octobre, j’ai proposé à ma direction de faire appel à la médiation interentreprises en saisissant le médiateur national délégué auprès de la Fédération des industries ferroviaires, monsieur Maurice PERRAULT. MICHEL PICOT Tous droits réservés KANTAR MEDIA TEL : 01.47.67.18.00 FAX : 01.47.67.18.01 service.clients@kantarmedia.com
  3. 3. SCRIPT INTEGRAL 05/05/15 - 08:17 - Page 3/5 Et très concrètement, vous avez su pourquoi il y a eu ce manque de communication et ces difficultés rencontrées ? MIGUEL SARAIVA Oui. Monsieur PERRAULT a réussi à organiser une réunion de médiation le 7 novembre dernier et au cours de cette réunion, nous avons appris que notre fournisseur était au bord du dépôt de bilan et que cette situation était due à des retards de paiements et des litiges avec son principal client qui était un donneur d’ordres exerçant dans un tout autre secteur d’activité. Et donc nous nous sommes rendus compte que nous étions les victimes d’une situation dont nous n’étions absolument pas responsables. MICHEL PICOT Pierre PELOUZET, un commentaire ? PIERRE PELOUZET Alors beaucoup de choses par rapport à ça : d’abord, je remercie monsieur SARAIVA qui témoigne, je crois que c’est la première fois qu’un grand donneur d’ordres vient témoigner et même si de plus en plus régulièrement nous sommes saisis par de grands clients qui ont des problèmes avec leurs petits fournisseurs et n’arrivent plus à rétablir le dialogue et connaissant la médiation, nous appellent pour remettre ce lien entre grandes et petites entreprises. Effectivement, Monsieur l’a indiqué, il est l’un des 500 signataires de la charte relations fournisseurs responsables, et tout signataire de la charte met en place un médiateur interne et Monsieur est celui de BOMBARDIER. Donc ça c’est le premier point mais il est important de rappeler que pour toutes ces entreprises, on a aujourd’hui un point de contact et notamment ce médiateur interne. Et effectivement aussi, nous, notre rôle, c’est ça : c’est remettre du lien, remettre du contact, arriver à comprendre ce qui se passe et pouvoir aider cette entreprise, ce fournisseur, qui avait d’autres problèmes par ailleurs sur des retards de paiements et tout ça a permis de ramener une situation normale et de recréer du lien entre les entreprises. MICHEL PICOT Ça veut dire qu’avec votre fournisseur, les relations se sont rétablies aujourd’hui dans de bonnes conditions, Miguel SARAIVA ? MIGUEL SARAIVA Oui, oui, tout à fait, l’action du médiateur a permis de trouver des solutions internes chez nous ; nous avons mis en œuvre des mesures d’accompagnement financières exceptionnelles, ce qui a permis de débloquer sa chaîne d’approvisionnement et la reprise des livraisons. MICHEL PICOT Comme quoi… le fournisseur qui était en difficulté par rapport à des délais de paiements qui n’avaient rien à voir avec son principe client… ça fait un effet boule de neige et tout le monde se met en difficulté ! PIERRE PELOUZET Tout le monde se met en difficulté et on voit les conséquences des retards de paiement ! On connaît ce sujet, on en parle régulièrement sur ces ondes, mon cher Michel, et on voit que ça affecte évidemment des petites structures, mais par ricochets, ça peut affecter d’autres structures qui elles, Tous droits réservés KANTAR MEDIA TEL : 01.47.67.18.00 FAX : 01.47.67.18.01 service.clients@kantarmedia.com
  4. 4. SCRIPT INTEGRAL 05/05/15 - 08:17 - Page 4/5 paient bien, fonctionnent bien mais se retrouvent en conséquence mal livrées par un fournisseur en rupture de trésorerie. MICHEL PICOT Ce qui veut dire, s’il y a une leçon à tirer mais on va en parler avec Miguel SARAIVA et vous-même, Pierre PELOUZET… ce qui veut dire qu’une entreprise, lorsqu’elle commence à rencontrer des difficultés de trésorerie du fait de délais de paiement trop tardifs, a tout intérêt avant même que cela éclabousse d’autres clients, à venir vous voir ! PIERRE PELOUZET Bien évidemment. On sait que c’est le sujet numéro un ; aujourd’hui, 25% des faillites d’entreprises sont liées à des retards de paiement, donc c’est le sujet numéro un de l’entrepreneur qui se retrouve face à des factures qui sont envoyées à leurs clients et qui ne sont pas payées. Donc oui, le premier message à tous les chefs d’entreprise qui nous écoutent, c’est : n’attendez pas ! Dès que vous avez des retards de paiements et que vous voyez que ça prend une ampleur que vous n’arrivez plus à contrôler, saisissez la médiation interentreprises et on pourra vous aider immédiatement, et ça marche très bien sur les retards de paiement en particulier. MICHEL PICOT Oui donc dans le cas précis, inutile de faire la politique de l’autruche, mais peut-être que l’entrepreneur était en difficulté, il n’osait pas ; mais voilà, le fait de ne rien dire et d’avoir un principal client qui s’appelle BOMBARDIER, ne même plus lui répondre tellement on ne peut pas faire… ça peut être dangereux… PIERRE PELOUZET Tout à fait, d’autant plus que nous, on veille à garder le lien, c'est-à-dire qu’on va étudier le problème, résoudre le problème et s’assurer que ça n’est pas dans le conflit, c'est-à-dire que non seulement les gens vont payer les factures mais qu’on va garder ce lien entre les entreprises. Ça c’est notre première fonction, c’est maintenir, créer, renforcer le lien et c’est là-dessus qu’on insiste à chaque fois. MICHEL PICOT Miguel SARAIVA, quelle leçon tirez-vous, vous, aujourd’hui ? Vous attendez plus de vos fournisseurs ? Vous leur demandez plus de communication ? MIGUEL SARAIVA Bien sûr. On veut travailler en partenariat et en confiance avec eux, ce que l’on fait au quotidien. Je pense que la démarche que nous avons initiée avec ce fournisseur, a permis de rétablir la confiance qui peut-être de son côté n’était plus là et je dirais que la médiation est vraiment un outil qu’il faut utiliser parce que ça marche et surtout qu’il faut utiliser avant que la situation ne devienne critique. Et mon seul regret dans cette affaire, c’est d’avoir attendu trop longtemps. MICHEL PICOT Mais en même temps c’est un peu compliqué pour vous aussi parce que c’est une forme je dirais… presque d’intrusion que vous faites chez votre Tous droits réservés KANTAR MEDIA TEL : 01.47.67.18.00 FAX : 01.47.67.18.01 service.clients@kantarmedia.com
  5. 5. SCRIPT INTEGRAL 05/05/15 - 08:17 - Page 5/5 fournisseur pour voir pourquoi il ne vous parle pas ; ce n’est pas simple comme démarche ! PIERRE PELOUZET Mais justement c’est une intrusion soft. C’est justement l’intérêt de passer par la médiation – et Monsieur le savait bien puisqu’il nous connaît – on le fait de manière très douce, très accompagnatrice, on n’est pas allé faire de l’inquisition chez ce fournisseur, on est allé au contraire lui dire : on sent bien qu’il y a un problème, laissez-nous vous aider. MICHEL PICOT J’entends bien. La seule chose, c’est que peut-être dans une grande entreprise, on pourrait dire « ce fournisseur ne répond plus, je vais chercher ailleurs » ! PIERRE PELOUZET Absolument et ça c’est le mauvais réflexe… je vais chercher ailleurs ou je l’attaque au tribunal, s’il vous plait, grandes entreprises, venez voir la médiation avant d’en arriver là ! MICHEL PICOT Miguel SARAIVA, vous vous êtes posé la question à un moment quand il ne vous répondait pas, de ce qu’il fallait faire ? MIGUEL SARAIVA Bien sûr, on doit envisager toutes les solutions mais ce n'est pas la philosophie de BOMBARDIER de changer de fournisseur parce qu’on rencontre une difficulté. La filière ferroviaire souffre déjà énormément aujourd'hui en France ; il y a peu de fournisseurs spécialisés et on fait tout, nous, pour préserver nos fournisseurs et pour les développer et comme je l’ai expliqué, les équipements qu’il nous livre, sont spécifiques pour nos trains ; donc ce ne sont pas des produits sur l’étagère et ils ne sont pas remplaçables du jour au lendemain. MICHEL PICOT C’est clair. D’où l’importance effectivement d’avoir de très très bonnes relations avec son fournisseur et puis surtout de voir comment il évolue et comment il grandit. Merci beaucoup Miguel SARAIVA, merci pour votre témoignage et c’est intéressant d’avoir le témoignage d’un médiateur interne, ça nous permet de voir effectivement que souvent par la discussion et la communication, les choses peuvent se dénouer et s’arranger et là, on vient de le voir dans ce cas précis et tant mieux même pour ce fournisseur qui s’en sort finalement et qui n’a pas perdu son client. Merci beaucoup pour ce témoignage. Merci Pierre PELOUZET. PIERRE PELOUZET Merci. 07 :57 :33 FIN< Tous droits réservés KANTAR MEDIA TEL : 01.47.67.18.00 FAX : 01.47.67.18.01 service.clients@kantarmedia.com
  6. 6. SCRIPT INTEGRAL 05/05/15 - 08:17 - Page 5/5 fournisseur pour voir pourquoi il ne vous parle pas ; ce n’est pas simple comme démarche ! PIERRE PELOUZET Mais justement c’est une intrusion soft. C’est justement l’intérêt de passer par la médiation – et Monsieur le savait bien puisqu’il nous connaît – on le fait de manière très douce, très accompagnatrice, on n’est pas allé faire de l’inquisition chez ce fournisseur, on est allé au contraire lui dire : on sent bien qu’il y a un problème, laissez-nous vous aider. MICHEL PICOT J’entends bien. La seule chose, c’est que peut-être dans une grande entreprise, on pourrait dire « ce fournisseur ne répond plus, je vais chercher ailleurs » ! PIERRE PELOUZET Absolument et ça c’est le mauvais réflexe… je vais chercher ailleurs ou je l’attaque au tribunal, s’il vous plait, grandes entreprises, venez voir la médiation avant d’en arriver là ! MICHEL PICOT Miguel SARAIVA, vous vous êtes posé la question à un moment quand il ne vous répondait pas, de ce qu’il fallait faire ? MIGUEL SARAIVA Bien sûr, on doit envisager toutes les solutions mais ce n'est pas la philosophie de BOMBARDIER de changer de fournisseur parce qu’on rencontre une difficulté. La filière ferroviaire souffre déjà énormément aujourd'hui en France ; il y a peu de fournisseurs spécialisés et on fait tout, nous, pour préserver nos fournisseurs et pour les développer et comme je l’ai expliqué, les équipements qu’il nous livre, sont spécifiques pour nos trains ; donc ce ne sont pas des produits sur l’étagère et ils ne sont pas remplaçables du jour au lendemain. MICHEL PICOT C’est clair. D’où l’importance effectivement d’avoir de très très bonnes relations avec son fournisseur et puis surtout de voir comment il évolue et comment il grandit. Merci beaucoup Miguel SARAIVA, merci pour votre témoignage et c’est intéressant d’avoir le témoignage d’un médiateur interne, ça nous permet de voir effectivement que souvent par la discussion et la communication, les choses peuvent se dénouer et s’arranger et là, on vient de le voir dans ce cas précis et tant mieux même pour ce fournisseur qui s’en sort finalement et qui n’a pas perdu son client. Merci beaucoup pour ce témoignage. Merci Pierre PELOUZET. PIERRE PELOUZET Merci. 07 :57 :33 FIN< Tous droits réservés KANTAR MEDIA TEL : 01.47.67.18.00 FAX : 01.47.67.18.01 service.clients@kantarmedia.com

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