Anne gavalda ensemble-cest tout-

415 vues

Publié le

0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
415
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
2
Actions
Partages
0
Téléchargements
4
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Anne gavalda ensemble-cest tout-

  1. 1. Ensemble, c'est tout Anne Gavalda
  2. 2. tom˜e ˜e—u™oup et ™—™he ses ˜leusD p—niqu¡ee  — l9id¡ee de mourir loin de son j—rdinF ges qu—tre l — n9—ur—ient j—m—is d¢u se ren™ontrerF „rop perdusD trop seulsD trop ™—˜oss¡esF F F it pourt—ntD le destinD ou ˜ien l— vieD le h—s—rdD l9—mour E—ppelez ™— ™omme vous voulez ED v— se ™h—rger de les ˜ous™uler un peuF veur histoireD ™9est l— th¡eorie des dominosD m—is  — l9enversF eu lieu de se f—ire tom˜erD ils s9—ident  — se releverF4 4it puisD qu9estE™e que ™— veut direD di'¡erents c g9est de l— fout—iseD ton histoire de tor™hons et de serviettesF F F ge qui emp¢e™he les gens de vivre ensem˜leD ™9est leur ™onnerieD p—s leurs di'¡eren™esF F F 4 g—mille dessineF hessin—is plut¢otD m—inten—nt elle f—it des m¡en—gesD l— nuitF €hili˜ertD —risto pur jusD h¡e˜erge pr—n™kD ™uisinier de son ¡et—tD dont l9existen™e tourne —utour des (llesD de l— moto et de €—uletteD s— gr—ndEm ereF €—ulette vit seuleD
  3. 3. €‚iws i‚i €e‚„si S 7 180 365 531 675
  4. 4. €‚iws i‚i €e‚„si
  5. 5.  e wuguette gl¡ement@IWIWEPHHQA gorps non r¡e™l—m¡eF
  6. 6. 1 €—ulette vest—(er n9¡et—it p—s si folle qu9on le dis—itF fien s¢ur qu9elle re™onn—iss—it les jours puisqu9elle n9—v—it plus que ™—  — f—ire d¡esorm—isF ves ™ompterD les —ttendre et les ou˜lierF ille s—v—it tr es ˜ien que ™9¡et—it mer™redi —ujourd9huiF h9—illeurs elle ¡et—it pr¢ete 3 ille —v—it mis son m—nte—uD pris son p—nier et r¡euni ses ™oupons de r¡edu™tionsF ille —v—it m¢eme entendu l— voiture de l— ‰vonne —u loinF F F w—is voil —D son ™h—t ¡et—it dev—nt l— porteD il —v—it f—im et ™9est en se pen™h—nt pour reposer son ˜ol qu9elle ¡et—it tom˜¡ee en se ™ogn—nt l— t¢ete ™ontre l— premi ere m—r™he de l9es™—lierF €—ulette vest—(er tom˜—it souventD m—is ™9¡et—it son se™retF sl ne f—ll—it p—s en p—rlerD  — personneF ¾  e personneD tu m9entends c ¿ se men—™—itEelle
  7. 7. en silen™eF ¾ xi  — ‰vonneD ni —u m¡ede™in et en™ore moins  — ton g—r™onF F F ¿ sl f—ll—it se relever lentementD —ttendre que les o˜jets redeviennent norm—uxD se fri™tionner —ve™ du ƒynthol et ™—™her ™es m—udits ˜leusF ves ˜leus de €—ulette n9¡et—ient j—m—is ˜leusF sls ¡et—ient j—unesD verts ou viol—™¡es et rest—ient longtemps sur son ™orpsF fien trop longtempsF €lusieurs mois quelquefoisF F F g9¡et—it di0™ile de les ™—™herF ves ˜onnes gens lui dem—nd—ient pourquoi elle s9h—˜ill—it toujours ™omme en plein hiverD pourquoi elle port—it des ˜—s et ne quitt—it j—m—is son giletF ve petitD surtoutD l— tourment—it —ve™ ™— X elors w¡em¡e c g9est quoi ™e tr—v—il c inl eveE moi tout ™e ˜—z—rD tu v—s ™rever de ™h—ud 3 xonD €—ulette vest—(er n9¡et—it p—s folle du toutF ille s—v—it que ses ˜leus ¡enormes qui ne p—rt—ient j—m—is —ll—ient lui ™—user ˜ien des ennuis un jourF F F ille s—v—it ™omment (nissent les vieilles femmes inutiles ™omme elleF gelles qui l—issent venir le
  8. 8. ™hiendent d—ns leur pot—ger et se tiennent —ux meu˜les pour ne p—s tom˜erF ves vieilles qui n9—rrivent p—s  — p—sser un (l d—ns le ™h—s d9une —iguille et ne se souviennent m¢eme plus de ™omment on monte le son du posteF gelles qui ess—yent tous les ˜outons de l— t¡el¡e™omm—nde et (nissent p—r d¡e˜r—n™her l9—pp—reil en pleur—nt de r—geF hes l—rmes minus™ules et —m eresF v— t¢ete d—ns les m—ins dev—nt une t¡el¡e morteF elors quoi c €lus rien c €lus j—m—is de ˜ruit d—ns ™ette m—ison c €lus de voix c t—m—is c ƒous pr¡etexte qu9on — ou˜li¡e l— ™ouleur du ˜outon c sl t9—v—it mis des gommettes pourt—ntD le petitF F F sl te les —v—it ™oll¡ees les gommettes 3 …ne pour les ™h—¢%nesD une pour le son et une pour ¡eteindre 3 ellonsD €—ulette 3 gesse de pleurer ™omme ™— et reg—rde don™ les gommettes 3 err¢etez de me ™rier dessus vous —utresF F F illes sont p—rties depuis longtempsD les gommettesF F F illes se sont d¡e™oll¡ees presque tout de suiteF F F g— f—it des mois que je ™her™he le ˜outonD que j9entends plus rienD que je vois juste les im—ges —ve™ un tout petit murmureF F F
  9. 9. griez don™ p—s ™omme ™—D vous —llez me rendre sourde en™ore en plusF F F €—ulette c €—uletteD vous ¢etes l — c ‰vonne pest—itF ille —v—it froidD resserr—it son ™h¢—le ™ontre s— poitrine et pest—it de nouve—uF ille n9—im—it p—s l9id¡ee d9—rriver en ret—rd —u superm—r™h¡eF g— nonF ille retourn— vers s— voiture en soupir—ntD ™oup— le ™ont—™t et prit son ˜onnetF v— €—ulette dev—it ¢etre —u fond du j—rdinF v— €—ulette ¡et—it toujours —u fond de son j—rdinF essise sur un ˜—n™ pr es de ses ™l—piers videsF ille se ten—it l —D des heures enti eresD du m—tin jusqu9—u soir peutE ¢etreD droiteD immo˜ileD p—tienteD les m—ins pos¡ees sur les genoux et le reg—rd —˜sentF v— €—ulette ™—us—it toute seuleD interpell—it les morts et pri—it les viv—ntsF €—rl—it —ux )eursD  — ses pieds de s—l—desD —ux m¡es—nges et  — son om˜reF v— €—ulette perd—it l— t¢ete et ne re™onn—iss—it plus les joursF eujourd9huiD ™9¡et—it mer™redi et le mer™redi ™9¡et—it les ™oursesF ‰vonneD qui p—ss—it l— prendre toutes les sem—ines
  10. 10. depuis plus de dix —nsD soulev—it le loquet du portillon en g¡emiss—nt X ¾ ƒi ™9est p—s m—lheureux ™—F F F ¿ ƒi ™9est p—s m—lheureux de vieillirD si ™9est p—s m—lheureux d9¢etre si seule et si ™9est p—s m—lheureux d9—rriver en ret—rd  — l9snter et de ne plus trouver de g—ddies pr es des ™—issesF F F w—is nonF ve j—rdin ¡et—it videF v— m¡eg ere ™ommen™—it  — s9inqui¡eterF ille —ll— derri ere l— m—ison et mit ses m—ins en œill eres ™ontre le ™—rre—u pour s9enqu¡erir du silen™eF ¾ houx t¡esus 3 ¿ s9ex™l—m—EtEelleD en —per™ev—nt le ™orps de son —mie ¡etendu sur le ™—rrel—ge de l— ™uisineF ƒous le ™oup de l9¡emotionD l— ˜onne femme se sign— n9importe ™ommentD ™onfondit le pils —ve™ le ƒ—intEispritD jur— —ussi un peu et —ll— ™her™her un outil d—ns l— remiseF g9est —ve™ une ˜inette qu9elle ˜ris— l— vitre et —u prix d9un e'ort m—gni(que qu9elle se hiss— jusque sur le re˜ord de l— fen¢etreF ille eut du m—l  — tr—verser l— pi e™eD s9—genouill— et soulev— le vis—ge de l— vieille d—me qui ˜—ign—it d—ns une )—que rose o u le l—it et le s—ng s9¡et—ient d¡ej — m¡el—ng¡esF ro 3 €—ulette 3 †ous ¢etes morte c †ous ¢etes
  11. 11. morteD l —c ve ™h—t l—p—it le sol en ronronn—ntD se moqu—nt ˜ien du dr—meD des ™onven—n™es et des ¡e™l—ts de verre tout —utourF ‰vonne n9y ten—it p—s trop m—is les pompiers lui —v—ient dem—nd¡e de monter d—ns le ™—mion —ve™ eux pour r¡egler des pro˜l emes —dministr—tifs et les ™onditions d9entr¡ee —ux urgen™es X †ous l— ™onn—issez ™9te d—me c ille s9¡et—it o'usqu¡ee X te ™rois ˜ien que je l— ™onn—is 3 yn ¡et—it  — l— ™ommun—le ensem˜le 3 elors montezF it m— voiture c ille v— p—s s9envoler votre voiture 3 yn vous r—m ener— tout  — l9heureF F F fonF F F (tEelle r¡esign¡eeD j9ir—i en ™ourses t—nt¢otF F F g9¡et—it ˜ien m—l™ommode l —Eded—nsF yn lui —v—it indiqu¡e un t—˜ouret minus™ule  — ™¢ot¡e du ˜r—n™—rd o u elle s9¡et—it ™—l¡ee t—nt ˜ien que m—lF ille serr—it fort son s—™  — m—in et m—nqu—it de tom˜er  — ™h—que tourn—ntF
  12. 12. …n jeune homme ¡et—it —ve™ elleF sl gueul—it p—r™e qu9il ne trouv—it p—s de veine d—ns le ˜r—s de l— m—l—de et ‰vonne n9—im—it p—s ™es m—ni eres X queulez p—s ™omme ™—D m—rmonn—itEelleD gueulez p—s ™omme ™—F F F u9estE™e que vous lui voulez d9—˜ord c v— mettre sous perfF ƒous quoi c eu reg—rd du g—r™onD elle sut qu9il v—l—it mieux l— mettre en veilleuse et ™ontinu— son petit monologue d—ns s— ˜—r˜e X ¾ ‚eg—rdezEmoi ™—D ™omment qu9il lui triture le ˜r—sD non m—is reg—rdezEmoi ™—F F F uelle mis ereF F F te pr¡ef ere ne p—s voirF F F ƒ—inte w—rieD priez pourF F F r¡e 3 w—is vous lui f—ites m—l l — 3 ¿ sl se ten—it de˜out et r¡egl—it une petite molette sur le (lF ‰vonne ™ompt—it les ˜ulles et pri—it n9importe ™ommentF ve ˜ruit de l— sir ene l9emp¢e™h—it de se ™on™entrerF ille —v—it pris sur son genou l— m—in de son —mie et l— liss—it ™omme si ™9¡et—it le ˜—s de s— jupeD m¡e™—niquementF ve ™h—grin et l9e'roi l9emp¢e™h—ient d9¢etre plus tendreF F F ‰vonne g—rminot soupir—itD reg—rd—it ™es ridesD
  13. 13. ™es ™—lsD ™es t—™hes som˜res p—r endroitsD ™es ongles (ns en™oreD m—is dursD m—is s—les et fendusF ille —v—it pos¡e l— sienne  — ™¢ot¡e et les ™omp—r—itF gertes elle ¡et—it plus jeune pour s— p—rt et plus dodue —ussiD m—is surtoutD elle —v—it eu moins de peine i™iE˜—sF ille —v—it tr—v—ill¡e moins dur et re™u d—v—nt—ge de ™—ressesF F F illeD il y —v—it ˜ien longtemps qu9elle ne s9¡e™hin—it plus —u j—rdinF F F ƒon m—ri ™ontinu—it les p—t—tesD m—is pour le resteD ™9¡et—it ˜e—u™oup mieux  — l9snterF ves l¡egumes ¡et—ient propres et elle n9¡et—it plus o˜lig¡ee de d¡epi—uter le ™œur des l—itues  — ™—use des lim—™esF F F it puis elle —v—it son monde X son qil˜ertD s— x—th—lie et les petites  — ™—jolerF F F elors que l— €—uletteD qu9estE™e qu9il lui rest—it  — elle c ‚ienF ‚ien de ˜onF …n m—ri mortD une tr—¢%n¡ee de (lle et un g—min qui ven—it j—m—is l— voirF ue des sou™isD que des souvenirs ™omme un ™h—pelet de petites mis eresF F F ‰vonne g—rminot ¡et—it songeuse X —lors ™9¡et—it ™—D une vie c g— pes—it si l¡eger c g9¡et—it si ingr—t c v— €—ulette pourt—ntF F F uelle ˜elle femme ™9¡et—it 3 it ™omme elle ¡et—it ˜onne 3 gomme elle r—yonn—it —utrefoisF F F it —lors c y u ™e que ™9¡et—it don™ p—rti
  14. 14. tout ™— c  e ™e momentEl —D les l evres de l— vieille d—me se mirent  — ˜ougerF in un inst—ntD ‰vonne ™h—ss— tout ™e ˜—z—r de philosophie qui l9en™om˜r—it X €—uletteD ™9est ‰vonneF „out v— ˜ien m— €—uletteF F F t9¡et—is venue pour les ™ommissions etF F F te suis morte c g— y estD je suis morte c murmur—EtEelleF fien s¢ur que nonD m— €—ulette 3 fien s¢ur que non 3 †ous ¢etes p—s morteD voyons 3 ehD (t l9—utre en referm—nt les yeuxD —hF F F ge ¾ —h ¿ ¡et—it —'reuxF €etite syll—˜e d¡e™ueD d¡e™our—g¡ee et d¡ej — r¡esign¡eeF ehD je ne suis p—s morteF F F eh ˜onF F F eh t—nt pisF F F eh ex™usezEmoiF F F ‰vonne n9¡et—it p—s de ™et —vis X ellons 3 sl f—ut vivre m— €—ulette 3 sl f—ut vivreD tout de m¢eme 3 v— vieille d—me se™ou— l— t¢ete de droite  — g—u™heF  e peine et tout dou™ementF winus™ule regret triste et t¢etuF winus™ule r¡evolteF v— premi ere peutE¢etreF F F €uis ™e fut le silen™eF ‰vonne ne s—v—it plus quoi
  15. 15. direF ille se mou™h— et reprit l— m—in de son —mie —ve™ plus de d¡eli™—tesseF sls vont me mettre d—ns une m—isonD n9estE™e p—s c ‰vonne surs—ut— X w—is nonD ils vont p—s vous mettre d—ns une m—ison 3 w—is non 3 it pourquoi que vous dites ™— c sls vont vous soigner et puis voil — 3 h—ns quelques jours vous serez ™hez vous 3 xonF te s—is ˜ien que nonF F F eh 3 ™— p—r exempleD m—is voil — —utre ™hose 3 it pourquoi don™D mon petit ˜onhomme c ve pompier lui (t un geste de l— m—in pour lui dem—nder de p—rler moins fortF it mon ™h—t c te m9en o™™uper—i de votre ™h—tF F F ƒoyez s—ns ™r—inteF it mon pr—n™k c yn v— l9—ppeler votre g—rsD on v— l9—ppeler de suiteF te v—is m9en ™h—rgerF te ne retrouve plus son num¡eroF te l9—i perduF F F te le retrouver—iD moi 3 w—is il ne f—ut p—s le d¡er—ngerD heinF F F sl
  16. 16. tr—v—ille durD vous s—vezF F F yui €—uletteD je s—is ˜ienF te lui l—isser—i un mess—geF †ous s—vez ™omment ™9est —ujourd9huiF F F ves g—minsD ils ont tous un port—˜leF F F yn ne les d¡er—nge plus m—inten—ntF F F †ous lui direz queF F F que jeF F F queF F F v— vieille d—me s9¡etr—ngl—itF elors que le v¡ehi™ule —mor™—it s— mont¡ee d—ns l— ™¢ote de l9h¢opit—lD €—ulette vest—(er murmur— en pleur—nt X ¾ won j—rdinF F F w— m—isonF F F ‚—menezE moi d—ns m— m—ison s9il vous pl—¢%tF F F ¿ ‰vonne et le jeune ˜r—n™—rdier s9¡et—ient d¡ej — lev¡esF  e qu—nd remontent vos derni eres r egles c ille ¡et—it d¡ej — derri ere le p—r—vent en tr—in de se ˜—ttre —ve™ les j—m˜es de son je—nF ille soupir—F ille s—v—it qu9il —ll—it lui poser ™ette questionF ille le s—v—itF ille —v—it pr¡evu son ™oup pourt—ntF F F ille —v—it —tt—™h¡e ses ™heveux —ve™ une ˜—rrette en —rgent ˜ien lourde et ¡et—it mont¡ee sur ™ette put—in de ˜—l—n™e en serr—nt les poings et en se t—ss—nt le plus possi˜leF ille —v—it m¢eme s—utill¡e un peu pour repousser l9—iguilleF F F w—is nonD ™— n9—v—it p—s su0
  17. 17. et elle —ll—it —voir droit  — s— petite le™on de mor—leF F F ille l9—v—it vu  — son sour™il tout  — l9heure qu—nd il lui —v—it p—lp¡e l9—˜domenF ƒes ™¢otesD ses h—n™hes trop s—ill—ntesD ses seins ridi™ules et ses ™uisses ™reusesD tout ™el— le ™ontr—ri—itF ille (niss—it de ˜ou™ler son ™einturon tr—nquillementF ille n9—v—it rien  — ™r—indre ™ette foisE™iF yn ¡et—it  — l— m¡ede™ine du tr—v—ilD plus —u ™oll egeF …n ˜—r—tin pour l— forme et elle ser—it dehorsF elors c ille ¡et—it —ssise en f—™e de lui  — pr¡esent et lui souri—itF g9¡et—it son —rme f—t—leD s— ˜otte se™r eteD son petit tru™ en plumesF ƒourire  — un interlo™uteur qui vous em˜—rr—sseD on n9— p—s en™ore trouv¡e mieux pour p—sser  — —utre ™hoseF r¡el—sD le ˜ougre ¡et—it —ll¡e  — l— m¢eme ¡e™oleF F F sl —v—it pos¡e ses ™oudesD ™rois¡e ses m—ins et pos¡e p—rEdessus tout ™— un —utre sourire d¡es—rm—ntF ille ¡et—it ˜onne pour r¡epondreF ille —ur—it d¢u s9en douter d9—illeursD il ¡et—it mignon et elle n9—v—it p—s pu s9emp¢e™her de fermer les yeux qu—nd il —v—it pos¡e ses m—ins sur son ventreF F F
  18. 18. elors c ƒ—ns mentirD hein c ƒinonD je pr¡ef ere que vous ne me r¡epondiez p—sF vongtempsF F F ¡ividemmentD grim—™—EtEilD ¡evidemmentF F F u—r—nteEhuit kilos pour un m etre soix—nteEtreizeD  — ™e tr—inEl — vous —llez ˜ient¢ot p—sser entre l— ™olle et le p—pierF F F ve p—pier de quoi c (tEelle n—¤%vementF iuhF F F de l9—0™heF F F eh 3 he l9—0™he 3 ix™usezEmoiD je ne ™onn—iss—is p—s ™ette expressionF F F sl —ll—it r¡epondre quelque ™hose et puis nonF sl s9est ˜—iss¡e pour prendre une ordonn—n™e en soupir—nt —v—nt de l— reg—rder de nouve—u droit d—ns les yeux X †ous ne vous nourrissez p—s c fien s¢ur que si je me nourris 3 …ne gr—nde l—ssitude l9env—hit soud—inF ille en —v—it m—rre de tous ™es d¡e˜—ts sur son poidsD elle en —v—it s— ™l—queF fient¢ot vingtEsept —ns qu9on lui pren—it l— t¢ete —ve™ ™—F istE™e qu9on ne pouv—it p—s p—rler d9—utre ™hose c ille ¡et—it l —D merde 3 ille ¡et—it viv—nteF fien viv—nteF eussi —™tive que
  19. 19. les —utresF eussi g—ieD —ussi tristeD —ussi ™our—geuseD —ussi sensi˜le et —ussi d¡e™our—ge—nte que n9importe quelle (lleF sl y —v—it quelqu9un l —Eded—ns 3 sl y —v—it quelqu9unF F F he gr¢—™eD estE™e qu9on ne pouv—it p—s lui p—rler d9—utre ™hose —ujourd9hui c †ous ¢etes d9—™™ordD n9estE™e p—s c u—r—nteE huit kilosD ™— ne f—it p—s ˜ien lourdF F F yuiD —™quies™—EtEelle v—in™ueD ouiF F F te suis d9—™™ordF F F sl y — longtemps que je n9¡et—is p—s des™endue —ussi ˜—sF F F teF F F †ous c xonF ‚ienF hitesEmoiF teF F F t9—i ™onnu des moments plus f—stesD je ™roisF F F sl ne r¡e—giss—it p—sF †ous me le remplissezD ™e ™erti(™—t c yuiD ouiD je v—is vous le f—ireD r¡eponditEil en s9¡e˜rou—ntD euhF F F g9est quoi ™ette so™i¡et¡e d¡ej — c v—quelle c gelleE™iD l — o u nous sommesD en(n l— v¢otreF F F „ou™le—nF €—rdon c
  20. 20. „ou™le—nF „ m—jus™ule oEuE™EIEiEnEeD ¡epel—EtEilF xonD ™EIEeE—EnD re™ti(—EtEelleF te s—isD ™e n9est p—s tr es logiqueD il —ur—it mieux v—lu ¾ „oupropre ¿D m—is je pense qu9ils —im—ient ˜ien ™e ™¢ot¡e y—nkeeD vous voyezF F F g9est plus proD plusF F F wondeurfoule drim timF F F sl ne voy—it p—sF g9est quoi ex—™tement c €—rdon c gette so™i¡et¡e c ille s9—doss— en tend—nt ses ˜r—s dev—nt elle pour s9¡etirer et ™9est —ve™ une voix d9h¢otesse de l9—ir qu9elle d¡e™lin—D le plus s¡erieusement du mondeD les ten—nts et les —˜outiss—nts de ses nouvelles fon™tions X „ou™le—nD mesd—mes et messieursD r¡epond  — toutes vos exigen™es en m—ti ere de propret¡eF €—rti™uliersD professionnelsD ˜ure—uxD syndi™sD ™—˜inetsD —gen™esD h¢opit—uxD h—˜it—tsD immeu˜les ou —teliersD „ou™le—n est l — pour vous s—tisf—ireF „ou™le—n r—ngeD „ou™le—n nettoieD „ou™le—n ˜—l—ieD „ou™le—n —spireD „ou™le—n ™ireD „ou™le—n frotteD
  21. 21. „ou™le—n d¡esinfe™teD „ou™le—n f—it ˜rillerD „ou™le—n em˜ellitD „ou™le—n —ss—init et „ou™le—n d¡esodoriseF ror—ires  — votre ™onven—n™eF ƒouplesseF his™r¡etionF „r—v—il soign¡e et t—rifs ¡etudi¡esF „ou™le—nD des professionnels  — votre servi™e 3 ille —v—it d¡e˜it¡e ™et —dmir—˜le l—¤%us d9une tr—ite et s—ns reprendre son sou1eF ƒon petit fren™h do™teur en rest— tout —˜—sourdi X g9est un g—g c fien s¢ur que nonF h9—illeurs vous —llez l— voir l— dre—m te—mD elle est derri ere l— porteF F F †ous f—ites quoi —u juste c te viens de vous le direF xonD m—is vousF F F †ous 3 woi c ih ˜ienD je r—ngeD je nettoieD je ˜—l—ieD j9—spireD je ™ire et tout le ˜—z—rF †ous ¢etes femme de m¡enF F F c „ttF F F te™hni™ienne de surf—™eD je pr¡ef ereF F F sl ne s—v—it p—s si ™9¡et—it du l—rd ou du ™o™honF €ourquoi vous f—ites ™— c ille ¡e™—rquill— les yeuxF xonD m—is je m9entendsD pourquoi ¾ ™— ¿ c €ourquoi p—s —utre ™hose c
  22. 22. €ourquoi p—s c †ous n9—vez p—s envie d9exer™er une —™tivit¡e plusF F F euhF F F qr—ti(—nte c yuiF xonF sl est rest¡e ™omme ™— en™ore un momentD le ™r—yon en l9—ir et l— ˜ou™he entrouverte puis — reg—rd¡e le ™—dr—n de s— montre pour y lire l— d—te et l9— interrog¡ee s—ns lever le nez X xomc p—uqueF €r¡enom c g—milleF h—te de n—iss—n™e c IU f¡evrier IWUUF „enezD m—demoiselle p—uqueD vous ¢etes —pte —u tr—v—ilF F F pormid—˜leF te vous dois ™om˜ien c ‚ienD ™9estF F F euhF F F g9est „ou™le—n qui p—yeF e———h „ou™le—n 3 repritEelle en se lev—nt et d—ns un gr—nd geste th¡e¢—tr—lD me voil — —pte  —
  23. 23. nettoyer des ™hiottesD ™9est merveilleuxF F F sl l— r—™™omp—gn— jusqu9 — l— porteF sl ne souri—it plus et —v—it remis son m—sque de gr—nd ponte ™ons™ien™ieuxF in m¢eme temps qu9il —ppuy—it sur l— poign¡eeD il lui tendit l— m—in X uelques kilos qu—nd m¢eme c €our me f—ire pl—isirF F F ille se™ou— l— t¢eteF g— ne m—r™h—it plus ™es tru™sE l — —ve™ elleF ve ™h—nt—ge et les ˜ons sentimentsD elle en —v—it eu s— doseF yn verr— ™e qu9on peut f—ireD elle — ditF yn verr—F F F ƒ—mi— est entr¡ee —pr es elleF ille des™endit les m—r™hes du ™—mion en t¢—t—nt s— veste  — l— re™her™he d9une ™ig—retteF v— grosse w—m—dou et g—rine ¡et—ient —ssises sur un ˜—n™  — ™ommenter les p—ss—nts et  — r¢—ler p—r™e qu9elles voul—ient rentrer ™hez ellesF elors c — rigol¡e w—m—douD qu9estE™e que tu tr—(qu—is l —EdeuEd—ns c t9—i mon ‚i‚D moi 3 sl t9— m—r—˜out¡ee ou quoi c g—mille s9est —ssise sur le sol et lui — souriF €—s le m¢eme genreF …n sourire tr—nsp—rentD ™ette foisF ƒ—
  24. 24. w—m—douD elle ne f—is—it p—s s— m—ligne —ve™ elleD elle ¡et—it ˜ien trop forteF F F sl est symp— c — dem—nd¡e g—rine en ™r—™h—nt une rognure d9ongleF ƒuperF ehD je le s—v—is ˜ien 3 exult— w—m—douD je m9en dout—is ˜ien de ™— 3 rein que je te l9—i dit  — toi et  — ƒylvieD qu9elle ¡et—it toute nue l —EdeuEd—ns 3 sl v— te f—ire monter sur s— ˜—l—n™eF F F ui c woi c — ™ri¡e w—m—douF woi c sl ™roit que je v—is monter sur s— ˜—l—n™e 3 w—m—dou dev—it peser d—ns les ™ent kilos —u ˜—s motD elle se fr—pp—it les ™uisses X t—m—is de l— vie 3 ƒi je grimpe l —EdeuEssusD je l9¡e™r—˜ouille et lui —ve™ 3 it quoi d9—utre en™ore c sl v— te f—ire des piq¢uresD — l¢—™h¡e g—rineF hes piq¢ures deu quoi d9—˜ord c w—is nonD l— r—ssur— g—milleD m—is nonD il v— juste ¡e™outer ton ™œur et tes poumonsF F F g—D ™— v—F sl v— te tou™her le ventre —ussiF F F w—is voyonsD se renfrogn—itEelleD m—is voyonsD ˜onjour ™hez luiF ƒ9il tou™he  — mon ventreD je le
  25. 25. m—nge tout ™ruF F F g9est ˜on les petits do™teurs ˜l—n™sF F F ille for™—it son —™™ent et se frott—it le ˜ou˜ouF yh ouiD ™9est du ˜on mi—mEmi—m ™—F F F g9est mes —n™¢etres qui me l9ont ditF eve™ du m—nio™ et des ™r¢etes de pouleF F F wmmF F F it l— fred—rtD qu9estE™e qu9il v— lui f—ire  — elle c v— fred—rtD tosy de son pr¡enomD ¡et—it leur g—r™eD leur vi™ieuseD leur ™hieuse de servi™e et leur t¢ete de „ur™  — toutesF e™™essoirement ™9¡et—it —ussi leur ™hefF veur ¾ ghef prin™ip—le de ™h—ntier ¿ ™omme il ¡et—it ™l—irement indiqu¡e sur son ˜—dgeF v— fred—rt leur pourriss—it l9existen™eD d—ns l— limite de ses moyens disponi˜les ™ertesD m—is d¡ej —D ™9¡et—it rel—tivement f—tig—ntF F F  e elleD rienF u—nd il sentir— son odeurD il lui dem—nder— de se rh—˜iller illi™oF g—rine n9—v—it p—s tortF tosy fred—rtD en plus de toutes les qu—lit¡es ¡enum¡er¡ees ™iEdessusD tr—nspir—it ˜e—u™oupF €uis ™e fut le tour de g—rine et w—m—dou sortit
  26. 26. de son ™—˜—s une li—sse de p—piers qu9elle pos— sur les genoux de g—milleF gelleE™i lui —v—it promis d9y jeter un œil et ess—y—it de d¡e™hi'rer tout ™e merdier X g9est quoi ™— c g9est l— gep 3 xonD m—is tous ™es nomsD l — c fen ™9est m— f—mille dis don™ 3 „— quelle f—mille c w— quelle f—milleD m— quelle f—mille c fenD l— mienne 3 ‚¡e)¡e™his d—ns t— t¢ete g—mille 3 „ous ™es nomsD ™9est t— f—mille c „ousD opin—EtEelle ( erementF w—is t9en —s ™om˜ien de g—mins c  e moi j9en —i ™inq et mon fr ereD il en — qu—treF F F w—is pourquoi ils sont tous l — c y uD l — c iuhF F F ƒur le p—pierF g9est plus ™ommode p—r™e que mon fr ere et m— ˜elleEsœur h—˜itent ™hez nous et ™omme on — l— m¢eme ˜o¢%te —ux lettres —lorsF F F xon m—isD ™— v— p—s l —F F F sls disent que ™— ne
  27. 27. v— p—sF F F ue tu peux p—s —voir neuf enf—ntsF F F it pourquoi je pourr—is p—s c s9indign—EtEelleD m— m ereD elle en — ˜ien douzeD elle 3 ettendsD t9ex™ite p—s w—m—douD je te dis juste ™e qu9il y — m—rqu¡eF sls te dem—ndent d9¡e™l—ir™ir l— situ—tion et de venir te pr¡esenter —ve™ ton livret de f—milleF it pourquoi —lors c fen je pense que ™9est p—s l¡eg—l votre tru™F F F te ne ™rois p—s que ton fr ere et toiD vous —yez le droit de r¡eunir vos enf—nts sur l— m¢eme d¡e™l—r—tionF F F yuiD m—is mon fr ereD il — rienD lui 3 sl tr—v—ille c fien s¢ur qu9il tr—v—ille 3 sl f—it les —utoroutes 3 it t— ˜elleEsœur c w—m—dou pliss— du nez X illeD elle f—it rienD elle 3 ‚ien de rienD je te disF ille ˜ouge p—sD ™ette m¡e™h—nte grogn—sseD elle remue j—m—is son gros ™ul 3 g—mille souri—it int¡erieurementD visu—lis—nt m—l ™e que pouv—it ¢etre un ¾ gros ™ul ¿ —ux yeux de w—m—douF F F sls ont des p—piers tous les deux c
  28. 28. w—is oui 3 ih ˜en —lorsD ils peuvent f—ire une d¡e™l—r—tion s¡ep—r¡eeF F F w—is m— ˜elle sœurD elle veut p—s y —ller  — l— gep et mon fr ereD il tr—v—ille l— nuitD —lors le jourD il dortD tu voisF F F te voisF w—is en ™e momentD tu re™ois les —llo™s pour ™om˜ien d9enf—nts c €our qu—treF €our qu—tre c yuiD ™9est ™e que je veux te dire depuis le d¡e˜utD m—is toiD t9es ™omme tous les fl—n™sD t9—s toujours r—ison et t9¡e™outes j—m—is 3 g—mille sou1— un petit vent ¡enerv¡eF ve pro˜l eme que je voul—is te direD ™9est qu9ils ont ou˜li¡e m— ƒissiF F F g9est le num¡ero ™om˜ien w—ssissi c g9est p—s un num¡eroD idiote 3 ˜ouill—it l— grosse femmeD ™9est m— derni ere 3 v— petite ƒissiF F F eh 3 ƒissi 3 yuiF it pourquoiD elle y est p—sD elle c
  29. 29. his don™D g—milleD tu le f—is expr es ou quoi c g9est m— question que je te pose depuis tout  — l9heure 3 ille ne s—v—it plus quoi direF F F ve mieux ™e ser—it d9—ller  — l— gep —ve™ ton fr ere ou t— ˜elleEsœur et tous vos p—piers et de vous expliquer —ve™ l— d—meF F F €ourquoi tu dis ¾ l— d—me ¿ c v—quelle d9—˜ord c x9importe l—quelle 3 s9emport— g—milleF ehD ˜on ˜en d9—™™ordD ˜en t9¡enerve p—s ™omme ™—F woi je te dem—nd—is ™ette question p—r™e que je ™roy—is que tu l— ™onn—iss—isF F F w—m—douD je ne ™onn—is personne  — l— gepF te n9y suis j—m—is —ll¡ee de m— vieD tu ™omprends c ille lui rendit son ˜ordelD il y —v—it m¢eme des pu˜sD des photos de voitures et des f—™tures de t¡el¡ephoneF ille l9entendit grognonner X ¾ ille dit l— d—me —lors moi je lui dem—nde quelle d—meD ™9est norm—l p—r™e qu9il y — des messieurs —ussiD —lors ™omment elle peut s—voirD elleD si elle y — j—m—is ¡et¡eD ™omment elle peut s—voir qu9il y — que des d—mes c ‰ en —
  30. 30. des messieurs —ussiF F F g9est m—d—me te s—is tout ou quoi c ¿ r¡e c „u ˜oudes l — c xonD je ˜oude p—sF „u dis juste que tu v—s m9—ider et pis tu m9—ides p—sF it voil — 3 it ™9est tout 3 t9ir—i —ve™ vousF  e l— gep c yuiF „u p—rler—s  — l— d—me c yuiF it si ™9est p—s elle c g—mille envis—ge— de perdre un peu de son )egme qu—nd ƒ—mi— r¡e—pp—rut X g9est ton tourD w—m—douF F F „iensD ditEelle en se retourn—ntD ™9est le num¡ero du tou˜i˜F F F €our quoi f—ire c €our quoi f—ire c €our quoi f—ire c t9en s—is rienD moi 3 €our jouer —u do™teur p—rdi 3 g9est lui qui m9— dem—nd¡e de te le donnerF F F sl —v—it not¡e son num¡ero de port—˜le sur une ordonn—n™e et not¡e X te vous pres™ris un ˜on d¢%nerD r—ppelezEmoiF
  31. 31. g—mille p—uque en (t une ˜oulette et l— jet— d—ns le ™—nive—uF „u s—isD toiD —jout— w—m—dou en se relev—nt pes—mment et en l— d¡esign—nt de son indexD si tu m9—rr—nges le ™oup —ve™ m— ƒissiD je dem—nder—i  — mon fr ere de te f—ire venir l9¢etre —im¡eF F F te ™roy—is qu9il f—is—it les —utoroutes ton fr ere c ves —utoroutesD les envo¢utements et les d¡esenvo¢utementsF g—mille lev— les yeux —u ™ielF it moi c ™oup— ƒ—mi—D il peut m9en trouver unD de me™D  — moi c w—m—dou p—ss— dev—nt elle en gri'—nt l9—ir dev—nt son vis—ge X „oi l— m—uditeD tu me rends d9—˜ord mon se—u et puis on se rep—rle —pr es 3 werdeD tu f—is ™hier —ve™ ™— 3 g9est p—s ton se—u que j9—iD ™9est le mien 3 sl ¡et—it rouge ton se—u 3 w—uditeD v—D si1— l9—utre en s9¡eloign—ntD m—udiEteuF F F ille n9—v—it p—s (ni de grimper les m—r™hes que le ™—mion t—ngu—it d¡ej —F fon ™our—ge l —E
  32. 32. ded—nsD souri—it g—mille en —ttr—p—nt son s—™F fon ™our—geF F F yn y v— c te vous suisF u9estE™e que tu f—is c „u prends le m¡etro —ve™ nous c xonF te rentre  — piedF eh ™9est vr—i que t9h—˜ites d—ns les ˜e—ux qu—rtiersD toiF F F „u p—rlesF F F ellezD  — d9m—inF F F ƒ—lut les (llesF g—mille ¡et—it invit¡ee  — d¢%ner ™hez €ierre et w—thildeF ille l—iss— un mess—ge pour —nnuler et fut soul—g¡ee de tom˜er sur leur r¡epondeurF v— si l¡eg ere g—mille p—uque s9¡eloign— don™F ƒeulement retenue —u m—™—d—m p—r le poids de son s—™  — dos et p—r ™eluiD plus di0™ile  — exprimerD des pierres et des ™—illoux qui s9—mon™el—ient  — l9int¡erieur de son ™orpsF †oil — ™e qu9elle —ur—it d¢u r—™onter —u m¡ede™in du tr—v—il tout  — l9heureF ƒi elle en —v—it eu l9envieF F F yu l— for™e c yu le temps peutE¢etre c ve temps s¢urementD se r—ssur—itEelle s—ns trop y ™roireF
  33. 33. ve temps ¡et—it une notion qu9elle n9—rriv—it plus  — —ppr¡ehenderF „rop de sem—ines et de mois s9¡et—ient ¡e™oul¡es s—ns qu9elle y prenne p—rt d9—u™une m—ni ere et s— tir—de de tout  — l9heureD ™e monologue —˜surde o u elle ess—y—it de se persu—der qu9elle ¡et—it —ussi v—ill—nte qu9une —utre n9¡et—it que pur mensongeF uel mot —v—itEelle employ¡e d¡ej — c ¾ †iv—nte ¿D ™9est ™— c g9¡et—it ridi™uleD g—mille p—uque n9¡et—it p—s viv—nteF g—mille p—uque ¡et—it un f—nt¢ome qui tr—v—ill—it l— nuit et ent—ss—it des ™—illoux le jourF ui se d¡epl—™—it lentementD p—rl—it peu et s9esquiv—it —ve™ gr¢—™eF g—mille p—uque ¡et—it une jeune femme toujours de dosD fr—gile et ins—isiss—˜leF sl ne f—ll—it p—s se (er  — l— s™ ene pr¡e™¡edenteD si l¡eg ere en —pp—ren™eF ƒi f—™ileF ƒi —is¡eeF g—mille p—uque ment—itF ille se ™ontent—it de donner le ™h—ngeD se for™—itD se ™ontr—ign—it et r¡epond—it pr¡esente pour ne p—s se f—ire rem—rquerF ille repens—it  — ™e do™teur pourt—ntF F F ille se moqu—it ˜ien de son num¡ero de port—˜le m—is songe—it qu9elle —v—it peutE¢etre l—iss¡e p—sser s— ™h—n™eF F F sl —v—it l9—ir p—tient ™eluiEl —D et plus
  34. 34. —ttentif que les —utresF F F €eutE¢etre qu9elle —ur—it d¢uF F F ille —v—it f—illi  — un momentF F F ille ¡et—it f—tigu¡eeD elle —ur—it d¢u poser ses ™oudes sur le ˜ure—u elle —ussiD et lui r—™onter l— v¡erit¡eF vui dire que si elle ne m—nge—it plusD ou si peuD ™9est p—r™e que des ™—illoux pren—ient toute l— pl—™e d—ns son ventreF u9elle se r¡eveill—it ™h—que jour —ve™ l9impression de m¢—™her du gr—vierD qu9elle n9—v—it p—s en™ore ouvert les yeuxD que d¡ej —D elle ¡etou'—itF ue d¡ej — le monde qui l9entour—it n9—v—it plus —u™une import—n™e et que ™h—que nouvelle journ¡ee ¡et—it ™omme un poids impossi˜le  — souleverF elorsD elle pleur—itF xon p—s qu9elle f¢ut tristeD m—is pour f—ire p—sser tout ™—F ves l—rmesD ™e liquide (n—lementD l9—id—ient  — dig¡erer s— ™—ill—sse et lui permett—ient de respirer  — nouve—uF v9—ur—itEil entendue c v9—ur—itEil ™omprise c ¡ividemmentF it ™9¡et—it l— r—ison pour l—quelle elle s9¡et—it tueF ille ne voul—it p—s (nir ™omme s— m ereF ille refus—it de tirer sur s— peloteF ƒi elle ™ommen™—itD elle ne s—v—it p—s o u ™el— l— m ener—itF „rop loinD ˜e—u™oup trop loinD trop profond et trop som˜reF €our le ™oupD elle n9—v—it p—s le ™our—ge de se
  35. 35. retournerF he donner le ™h—ngeD ouiD m—is p—s de se retournerF ille entr— d—ns le pr—nprix en ˜—s de ™hez elle et se (t violen™e pour —™heter des ™hoses  — m—ngerF ille le (t en homm—ge  — l— ˜ienveill—n™e de ™e jeune m¡ede™in et pour le rire de w—m—douF ve rire ¡enorme de ™ette femmeD ™e tr—v—il d¡e˜ile ™hez „ou™le—nD l— fred—rtD les histoires —˜r—™—d—˜r—ntes de g—rineD les engueul—desD les ™ig—rettes ¡e™h—ng¡eesD l— f—tigue physiqueD leurs fous rires im˜¡e™iles et leurs m¡e™h—ntes humeurs quelquefoisD tout ™el— l9—id—it  — vivreF v9—id—it  — vivreD ouiF ille tourn— plusieurs fois —utour des r—yons —v—nt de se d¡e™iderD —™het— des ˜—n—nesD qu—tre y—ourts et deux ˜outeilles d9e—uF ille —per™ut le zigoto de son immeu˜leF ge gr—nd g—r™on ¡etr—nge —ve™ ses lunettes r—(stol¡ees —u sp—r—dr—pD ses p—nt—lons feu de pl—n™her et ses m—ni eres m—rtiennesF  e peine —v—itEil s—isi un —rti™leD qu9il le repos—it —ussit¢otD f—is—it quelques p—s puis se r—vis—itD le repren—itD se™ou—it l— t¢ete et (niss—it p—r quitter pr¡e™ipit—mment l— queue qu—nd ™9¡et—it
  36. 36. son tour dev—nt les ™—isses pour —ller le remettre  — s— pl—™eF …ne fois m¢emeD elle l9—v—it vu sortir du m—g—sin puis entrer de nouve—u pour —™heter le pot de m—yonn—ise qu9il s9¡et—it refus¡e l9inst—nt pr¡e™¡edentF hr¢ole de ™lown triste qui —mus—it l— g—lerieD ˜¡eg—y—it dev—nt les vendeuses et lui serr—it le ™œurF ille le ™rois—it quelquefois d—ns l— rue ou dev—nt leur porte ™o™h ere et tout n9¡et—it que ™ompli™—tionsD ¡emotions et sujets d9—ngoisseF gette fois en™oreD il g¡emiss—it dev—nt le digi™odeF …n pro˜l eme c dem—nd—EtEelleF eh 3 yh 3 iuh 3 €—rdon 3 @sl se tord—it les m—insFA fonsoir m—demoiselleD p—rdonnezEmoi de euhF F F de vous importunerD jeF F F te vous importuneD n9estE™e p—s c g9¡et—it horri˜le ™e tru™El —F ille ne s—v—it j—m—is si elle dev—it en rire ou —voir piti¡eF gette timidit¡e m—l—diveD s— f—™on de p—rler super —l—m˜iqu¡eeD les mots qu9il employ—it et ses gestes toujours sp—™es l— mett—ient —'reusement m—l  — l9—iseF xonD nonD p—s de pro˜l eme 3 †ous —vez ou˜li¡e le ™ode c hi—ntre nonF in(n p—s que je s—™heF F F en(n
  37. 37. jeF F F je n9—v—is p—s ™onsid¡er¡e les ™hoses sous ™et —ngleF F F won hieuD jeF F F sls l9ont ™h—ng¡e peutE¢etre c †ous y songez s¡erieusement c lui dem—nd—EtEil ™omme si elle ven—it de lui —nnon™er l— (n du mondeF yn v— ˜ien voirF F F QRPfUF F F ve ™liquetis de l— porte se (t entendreF yhD ™omme je suis ™onfusF F F gomme je suis ™onfusF F F teF F F g9est pourt—nt ™e que j9—v—is f—itD moi —ussiF F F te ne ™omprends p—sF F F €—s de pro˜l emeD lui ditEelle en s9—ppuy—nt sur l— porteF sl (t un geste ˜rusque pour l— pousser  — s— pl—™e etD voul—nt p—sser son ˜r—s —uEdessus d9elleD m—nqu— son ˜ut et lui donn— un gr—nd ™oup derri ere l— t¢eteF wis ere 3 te ne vous —i p—s f—it m—l —u moins c gomme je suis m—l—droitD vr—imentD je vous prie de m9ex™userF F F teF F F €—s de pro˜l emeD r¡ep¡et—EtEelle pour l— troisi eme foisF sl ne ˜ouge—it p—sF iuhF F F suppli—EtEelle en(nD estE™e que vous pouvez enlever votre pied p—r™e que vous me ™oin™ez
  38. 38. l— ™hevilleD l —D et j9—i extr¢emement m—lF F F ille ri—itF g9¡et—it nerveuxF u—nd ils furent d—ns le h—llD il se pr¡e™ipit— vers l— porte vitr¡ee pour lui permettre de p—sser s—ns en™om˜reX r¡el—sD je ne monte p—s p—rEl —D se d¡esol—EtEelle en lui indiqu—nt le fond de l— ™ourF †ous logez d—ns l— ™our c iuhF F F p—s vr—imentF F F sous les toits plut¢otF F F eh 3 p—rf—itF F F @sl tir—it sur l9—nse de son s—™ qui s9¡et—it ™oin™¡e d—ns l— poign¡ee en l—itonFA geF F F ge doit ¢etre ˜ien pl—is—ntF F F iuhF F F ouiD grim—™—EtEelle en s9¡eloign—nt r—pidementD ™9est une f—™on de voir les ™hosesF F F fonne soir¡ee m—demoiselleD lui ™ri—EtEilD etF F F s—luez vos p—rents pour moi 3 ƒes p—rentsF F F sl ¡et—it t—r¡eD ™e me™F F F ille se souven—it qu9une nuitD puisque ™9¡et—it toujours —u milieu de l— nuit qu9elle rentr—it h—˜ituellementD elle l9—v—it surpris d—ns le h—llD en pyj—m— et en ˜ottes de ™h—sse —ve™ une ˜o¢%te de ™roquettes  — l— m—inF sl ¡et—it tout retourn¡e et lui dem—nd—it si elle n9—v—it p—s vu
  39. 39. un ™h—tF ille r¡epondit p—r l— n¡eg—tive et (t quelques p—s —ve™ lui d—ns l— ™our  — l— re™her™he dudit m—touF ¾ sl est ™omment c ¿ s9enEquitEelleD ¾ r¡el—sD je l9ignoreF F F ¿D ¾ †ous ne s—vez p—s ™omment est votre ™h—t c ¿ sl se (ge— X ¾ €ourquoi le s—ur—isE je c te n9—i j—m—is eu de ™h—tD moi 3 ¿ ille ¡et—it ™l—qu¡ee et le pl—nt— l — en se™ou—nt l— t¢eteF ge type ¡et—it d¡e™id¡ement trop )ipp—ntF ¾ ves ˜e—ux qu—rtiersF F F ¿ ille repens—it  — l— phr—se de g—rine en gr—viss—nt l— premi ere m—r™he des ™ent soix—nteEdouze —utres qui l— s¡ep—r—ient de son gour˜iF ves ˜e—ux qu—rtiersD t9—s r—isonF F F ille loge—it —u septi eme ¡et—ge de l9es™—lier de servi™e d9un immeu˜le ™ossu qui donn—it sur le gh—mpEdeEw—rs etD en ™e sens ouiD on pouv—it dire qu9elle h—˜it—it un endroit ™hi™ puisqu9en se ju™h—nt sur un t—˜ouret et en se pen™h—nt d—ngereusement sur l— droiteD on pouv—it —per™evoirD ™9¡et—it ex—™tD le h—ut de l— tour ii'elF w—is pour le reste m— ™o™otteD pour le resteD ™e n9¡et—it p—s vr—iment ™—F F F ille se ten—it  — l— r—mpe en ™r—™h—nt ses poumons et en tir—nt derri ere elle ses ˜outeilles d9e—uF ille ess—y—it de ne p—s s9—rr¢eterF t—m—isF
  40. 40.  e —u™un ¡et—geF …ne nuitD ™el— lui ¡et—it —rriv¡e et elle n9—v—it p—s pu se releverF ille s9¡et—it —ssise —u qu—tri eme et s9¡et—it endormie l— t¢ete sur les genouxF ve r¡eveil fut p¡eni˜leF ille ¡et—it frigori(¡ee et mit plusieurs se™ondes —v—nt de ™omprendre o u elle se trouv—itF gr—ign—nt un or—ge elle —v—it ferm¡e le v—sist—s —v—nt de p—rtir et soupir— en im—gin—nt l— fourn—ise l —Eh—utF F F u—nd il pleuv—itD elle ¡et—it mouill¡eeD qu—nd il f—is—it ˜e—u ™omme —ujourd9huiD elle ¡etou'—it et l9hiverD elle grelott—itF g—mille ™onn—iss—it ™es ™onditions ™lim—tiques sur le ˜out des doigts puisqu9elle viv—it l — depuis plus d9un —nF ille ne se pl—ign—it p—sD ™e per™hoir —v—it ¡et¡e inesp¡er¡e et elle se souven—it en™ore de l— mine em˜—rr—ss¡ee de €ierre uessler le jour o u il pouss— l— porte de ™e d¡e˜—rr—s dev—nt elle en lui tend—nt l— ™lefF g9¡et—it minus™uleD s—leD en™om˜r¡e et providentielF u—nd il l9—v—it re™ueillie une sem—ine —up—r—v—nt sur le p—s de s— porteD —'—m¡eeD h—g—rde et silen™ieuseD g—mille p—uque ven—it de p—sser plusieurs nuits d—ns l— rueF sl —v—it eu peur d9—˜ordD en —per™ev—nt ™ette
  41. 41. om˜re sur son p—lier X €ierre c ui est l — c €ierreF F F g¡emit l— voixF ui ¢etesEvous c sl —ppuy— sur le minuteur et s— peur devint plus gr—nde en™ore X g—mille c g9est toi c €ierreD s—nglot—EtEelle en pouss—nt dev—nt elle une petite v—liseD il f—ut que vous me g—rdiez ™—F F F g9est mon m—tos vous ™omprenez et je v—is me le f—ire volerF F F te v—is tout me f—ire volerF F F „outD toutF F F te ne veux p—s qu9ils me prennent mes outils p—r™e que sinonD je ™r eveD moiF F F †ous ™omprenez c te ™r eveF F F sl ™rut qu9elle d¡elir—it X g—mille 3 w—is de quoi tu p—rles c it d9o u tu viens c intre 3 w—thilde ¡et—it —pp—rue derri ere lui et l— jeune femme s9e'ondr— sur leur p—ill—ssonF sls l— d¡esh—˜ill erent et l— ™ou™h erent d—ns l— ™h—m˜re du fondF €ierre uessler —v—it tir¡e une ™h—ise pr es du lit et l— reg—rd—itD e'r—y¡eF
  42. 42. ille dort c t9—i l9impressionF F F u9estE™e qui s9est p—ss¡e c te n9en s—is rienF w—is reg—rde d—ns quel ¡et—t elle est 3 ghuuutF F F ille se r¡eveill— —u milieu de l— nuit le lendem—in et se (t ™ouler un ˜—in tr es lentement pour ne p—s les r¡eveillerF €ierre et w—thildeD qui ne dorm—ient p—sD jug erent pr¡ef¡er—˜le de l— l—isser tr—nquilleF sls l— g—rd erent —insi quelques joursD lui l—iss erent un dou˜le des ™lefs et ne lui pos erent —u™une questionF get homme et ™ette femme ¡et—ient une ˜¡en¡edi™tionF u—nd il lui propos— de l9inst—ller d—ns une ™h—m˜re de ˜onne qu9il —v—it ™onserv¡ee d—ns l9immeu˜le de ses p—rents ˜ien —pr es leur mortD il sortit de sous son lit l— petite v—lise ¡e™oss—ise qui l9—v—it men¡ee jusqu9 — eux X „iensD lui ditEilF g—mille se™ou— l— t¢ete X te pr¡ef ere l— l—isser i™F F F €—s questionD l— ™oup—EtEil s e™hementD tu l— prends —ve™ toiF ille n9— rien  — f—ire ™hez nous 3 w—thilde l9—™™omp—gn— d—ns une gr—nde surf—™eD
  43. 43. l9—id—  — ™hoisir une l—mpeD un m—tel—sD du lingeD quelques ™—sserolesD une pl—que ¡ele™trique et un minus™ule frigid—ireF „u —s de l9—rgent c lui dem—nd—EtEelle —v—nt de l— l—isser p—rtirF yuiF g— ir— m— gr—nde c yuiD r¡ep¡et—D g—mille en reten—nt ses l—rmesF „u veux g—rder nos ™lefs c xonD nonD ™— ir—F teF F F qu9estE™e que je peux direF F F qu9estE™e queF F F ille pleur—itF xe dis rienF wer™i c yuiD (t w—thilde en l9—ttir—nt ™ontre elleD mer™iD ™— v—D ™9est ˜ienF sls vinrent l— voir quelques jours plus t—rdF v— mont¡ee des m—r™hes les —v—it ¡epuis¡es et ils s9—'—l erent sur le m—tel—sF €ierre ri—itD dis—it que ™el— lui r—ppel—it s— jeunesse et entonn—it ¾ v— ˜oh¢e¢e¢eEmeu ¿F sls ˜urent du gh—mp—gne d—ns des go˜elets en pl—stique et w—thilde sortit d9un gros s—™ tout un t—s
  44. 44. de vi™tu—illes merveilleusesF ve gh—mp—gne et l— ˜ienveill—n™e —id—ntD ils os erent quelques questionsF ille r¡epondit  — ™ert—inesD ils n9insist erent p—sF elors qu9ils ¡et—ient sur le point de p—rtir et que w—thilde —v—it d¡ej — des™endu quelques m—r™hesD €ierre uessler se retourn— et l— s—isit p—r les poignets X sl f—ut tr—v—illerD g—milleF F F „u dois tr—v—iller m—inten—ntF F F ille ˜—iss— les yeux X t9—i l9impression d9en —voir ˜e—u™oup f—it ™es derniers tempsF F F fe—u™oupD ˜e—u™oupF F F sl resserr— son ¡etreinteD lui (t presque m—lF ge n9¡et—it p—s du tr—v—il et tu le s—is tr es ˜ien 3 ille lev— l— t¢ete et soutint son reg—rd X g9est pour ™— que vous m9—vez —id¡ee c €our me dire ™— c xonF g—mille trem˜l—itF xonD r¡ep¡et—EtEil en l— d¡elivr—ntD nonF xe dis p—s de ˜¢etisesF „u s—is tr es ˜ien que nous t9—vons toujours ™onsid¡er¡ee ™omme notre propre (lleF F F €rodigue ou prodige c sl lui sourit et —jout— X „r—v—illeF „u n9—s p—s le ™hoix de toute
  45. 45. f—™onF F F ille referm— l— porteD r—nge— leur d¢%nette et trouv— un gros ™—t—logue de ™hez ƒennelier —u fond du s—™F „on ™ompte est toujours ouvertF F F lui r—ppel—it un €ostEitF ille n9eut p—s le ™our—ge de le feuilleter et ˜ut l— (n de l— ˜outeille —u goulotF ille lui —v—it o˜¡eiF ille tr—v—ill—itF eujourd9huiD elle nettoy—it l— merde des —utres et ™el— lui ™onven—it p—rf—itementF in e'etD on ™rev—it de ™h—ud l —Eded—nsF F F ƒuper tosy les —v—it pr¡evenues l— veille X ¾ †ous pl—ignez p—sD les (llesD on est en tr—in de vivre nos derniers ˜e—ux joursD —pr es ™e ser— l9hiver et on se p eler— les mi™hes 3 elors vous pl—ignez p—sD hein 3 ¿ ille —v—it r—ison pour une foisF g9¡et—it l— (n du mois de septem˜re et les jours r—™™our™iss—ient  — vue d9œilF g—mille songe— qu9elle devr—it s9org—niser —utrement ™ette —nn¡eeD se ™ou™her plus t¢ot et se relever d—ns l9—pr esEmidi pour voir le soleilF ge genre de pens¡ee l— surprit elleEm¢eme et ™9est —ve™ une ™ert—ine non™h—l—n™e qu9elle en™len™h— son r¡epondeur X ¾ g9est m—m—nF in(nF F F ri™—n— l— voixD je ne s—is
  46. 46. plus si tu vois de qui je p—rleF F F w—m—nD tu s—is c g9est ™e motEl — que pronon™ent les gentils enf—nts qu—nd ils s9—dressent  — leur g¡enitri™eD je ™roisF F F €—r™e que tu —s une m ereD g—milleD tu t9en souviens c ix™useEmoi de te r—ppeler ™e m—uv—is souvenirD m—is ™omme ™9est le troisi eme mess—ge que je te l—isse depuis m—rdiF F F te voul—is juste s—voir si l9on d¡ejeun—it toujours ensF F F ¿ g—mille l9interrompit et remit le y—ourt qu9elle ven—it d9ent—mer d—ns le frigid—ireF ille s9—ssit en t—illeurD —ttr—p— son t—˜—™ et (t un e'ort pour se rouler une ™ig—retteF ƒes m—ins l— tr—hiss—ientF ille s9y reprit  — plusieurs fois pour rouler son p—pier s—ns le d¡e™hirerF ƒe ™on™entr—it sur ses gestes ™omme s9il n9y —v—it rien eu de plus import—nt —u monde et se mord—it les l evres jusqu9—u s—ngF g9¡et—it trop injusteF „rop injuste d9en ™hier ™omme ™—  — ™—use d9une feuille de p—pier —lors qu9elle ven—it de vivre une journ¡ee presque norm—leF ille —v—it p—rl¡eD ¡e™out¡eD riD so™i—˜ilis¡e m¢emeF ille —v—it min—ud¡e dev—nt ™e do™teur et f—it une promesse  — w—m—douF g— n9—v—it l9—ir de rienD et pourt—ntF F F sl y —v—it ˜ien longtemps qu9elle n9—v—it plus rien promisF t—m—isF  e personneF
  47. 47. it voil — que quelques phr—ses sorties d9une m—™hine lui d¡eglingu—ient l— t¢eteD l9entr—¢%n—ient en —rri ere et l9o˜lige—ient  — s9¡etendreD ˜roy¡ee qu9elle ¡et—it sous le poids d9impro˜—˜les gr—v—tsF F F wonsieur vest—(er 3 yuiD ™hef 3 „¡el¡ephoneF F F xonD ™hef 3 uoiD non c ƒuis o™™up¡eD ™hef 3 dem—ndez qu9on r—ppelle plus t—rdF F F ve ˜onhomme se™ou— l— t¢ete et retourn— d—ns l9esp e™e de pl—™—rd qui lui ten—it lieu de ˜ure—u derri ere le p—sseF vest—(er 3 yuiD ™hef 3 g9est votre gr—ndEm ereF F F ‚i™—nements d—ns l9—ssem˜l¡eeF hitesElui que je l— r—ppeller—iD r¡ep¡et— le g—r™on qui d¡esoss—it un mor™e—u de vi—ndeF †ous f—ites ™hierD vest—(er 3 †enez prendre ™e put—in de t¡el¡ephone 3 te ne suis p—s l— demoiselle des postesD moi 3
  48. 48. ve jeune homme s9essuy— les m—ins —ve™ le tor™hon qui pend—it  — son t—˜lierD ¡eponge— son front sur s— m—n™he et dit —u g—r™on qui tr—v—ill—it sur l— pl—n™he d9 — ™¢ot¡eD en f—is—nt mine de le s—igner X „oiD tu tou™hes  — rienD sinonF F F ™oui™F F F g9est ˜onD (t l9—utreD v— ™omm—nder tes ™—de—ux de xo¤elD y — w—mie qu9—ttendF F F gonn—rdD v—F F F sl entr— d—ns le ˜ure—u et prit le ™om˜in¡e en soupir—nt X w¡em¡e c fonjour pr—n™kF F F ge n9est p—s t— gr—ndE m ereD ™9est m—d—me g—rminot  — l9—pp—reilF F F w—d—me g—rminot c yh 3 qu9estE™e que j9—i eu ™omme m—l  — te retrouverF F F t9—i d9—˜ord —ppel¡e —ux qr—nds gomptoirs et puis on m9— dit que tu n9y tr—v—ill—is plusD —lors j9—i —ppF F F u9estE™e qui se p—sse c l— ™oup—EtEil ˜rusquementF won hieuD ™9est €—uletteF F F ettendezF fougez p—sF sl se lev—D ferm— l— porteD reprit l9—pp—reilD s9—ssitD
  49. 49. ho™h— l— t¢eteD p¢—litD ™her™h— sur le ˜ure—u de quoi ¡e™rireD dit en™ore quelques mots et r—™™ro™h—F sl enlev— s— toqueD prit s— t¢ete d—ns ses m—insD ferm— les yeux et rest— —insi plusieurs minutesF ve ™hef le d¡evis—ge—it  — tr—vers l— porte vitr¡eeF sl (nit p—r fourrer le mor™e—u de p—pier d—ns s— po™he et sortitF g— v— mon g—rs c g— v—D ™hefF F F ‚ien de gr—ve c ve ™ol du f¡emurF F F eh 3 (t l9—utreD ™9est fr¡equent ™hez les vieuxF F F w— m ereD ™— lui est —rriv¡e y — dix —ns et vous l— verriez —ujourd9huiF F F …n vr—i l—pin de g—renne 3 hitesD ™hefF F F yn dir—it que tu v—s me dem—nder t— journ¡eeD toiF F F xonD je v—is f—ire le servi™e de midi et je fer—i m— mise en pl—™e de ™e soir pend—nt m— p—useD m—is j9—imer—is ˜ien quitter —pr esF F F it qui ™9est qui fer— le ™h—ud ™e soir c quill—umeF sl peut le f—ireD luiF F F sl s—ur— c yuiD ™hefF
  50. 50. u9estE™e qu9y m9dit qu9y s—ur— c woiD ™hefF v9—utre grim—™—D —postroph— un g—r™on qui p—ss—it p—r l — et lui ordonn— de ™h—nger de ™hemiseF sl se tourn— de nouve—u vers son ™hef de p—rtie et —jout— X ellezEyD m—is je vous pr¡eviensD vest—(erD s9il y — une ™ouille pend—nt le servi™e de ™e soirD si j9—i une seule rem—rque  — f—ireD une seuleD vous m9entendez c g9est sur vous que ™— retom˜er—D on est ˜ien d9—™™ord c yn est ˜ien d9—™™ordD ™hefF sl retourn—  — s— pl—™e et reprit son ™oute—uF vest—(er 3 ellez d9—˜ord vous l—ver les m—ins 3 yn n9est p—s en provin™e i™i 3 p—is ™hierD murmur—EtEil en ferm—nt les yeuxF p—ites tous ™hierF F F sl se remit —u tr—v—il en silen™eF eu ˜out d9un moment son ™ommis os— X g— v— c xonF t9—i entendu ™e que tu dis—is —u grosF F F ve ™ol du f¡emurD ™9est ™— c
  51. 51. yu—isF g9est gr—ve c x—nD j9™rois p—sD m—is le pro˜l eme ™9est que je suis tout seulF F F „out seul pour quoi c €our toutF quill—ume ne ™omprit p—s m—is pr¡ef¡er— le l—isser tr—nquille —ve™ ses emmerdesF ƒi tu m9—s entendu p—rler —ve™ le vieuxD ™— veut dire que t9—s ™ompris pour ™e soirF F F t ‰esF „u pourr—s —ssurer c g— se monn—yeF F F sls ™ontinu erent de tr—v—iller en silen™eD l9un pen™h¡e sur ses l—pinsD l9—utre sur son ™—rr¡e d9—gne—uF w— ˜¡e™—neF F F uoi c te te l— pr¢ete dim—n™heF F F v— nouvelle c yu—isF ih ˜enD si1— l9—utreD il l9—ime s— m—mieF F F yuF g— m—r™heF pr—n™k eut un ri™tus —merF
  52. 52. wer™iF r¡ec uoi c ille est o u t— vieille c  e „oursF it —lors c „9en —ur—s ˜esoin de ton solex dim—n™heD si tu dois —ller l— voir c te peux m9—rr—nger —utrementF F F v— voix du ™hef les interrompit X ƒilen™eD s9il vous pl—¢%t messieurs 3 ƒilen™e 3 quill—ume —'¢ut— son ™oute—u et pro(t— du ˜ruit pour murmurer X g9est ˜onD v—F F F „u me l— pr¢eter—s qu—nd elle ser— gu¡erieF F F wer™iF xe me remer™ie p—sF te v—is te piquer ton poste  — l— pl—™eF F F pr—n™k vest—(er ho™h— l— t¢ete en souri—ntF sl ne pronon™— plus une seule p—roleF ve servi™e lui p—rut plus long que d9h—˜itudeF sl —v—it du m—l  — se ™on™entrerD —˜oy—it qu—nd le ™hef envoy—it les ˜ons et t¢—™h—it de ne p—s se ˜r¢ulerF sl f—illit r—ter l— ™uisson d9une ™¢ote de ˜œuf et ne ™ess—it de s9insulter  — voix
  53. 53. ˜—sseF sl songe—it —u merdier qu9—ll—it ¢etre s— vie pend—nt quelques sem—inesF g9¡et—it d¡ej — ™ompliqu¡e de penser  — elle et d9—ller l— voir qu—nd elle ¡et—it en ˜onne s—nt¡eD —lors l —F F F uelle ™hienlitD put—inF F F sl ne m—nqu—it plus que ™—F F F sl ven—it de se p—yer une moto hors de prix —ve™ un ™r¡edit long ™omme son ˜r—s et s9¡et—it eng—g¡e d—ns de nom˜reux extr—s pour p—yer les tr—itesF y u estE™e qu9il —ll—it ˜ien pouvoir l— ™—ser —u milieu de tout ™— c in(nF F F sl n9os—it p—s se l9—vouerD m—is il ¡et—it ™ontent de l9—u˜—ine —ussiF F F ve gros „iti ven—it de lui d¡e˜rider son engin et il —ll—it pouvoir l9ess—yer sur l9—utorouteF F F ƒi tout —ll—it ˜ienD il —ll—it se r¡eg—ler et ser—it l —E˜—s en  — peine plus d9une heureF F F sl rest— don™ seul en ™uisine pend—nt l— ™oupure —ve™ les g—rs de l— plongeF €—ss— ses fondsD (t l9invent—ire de s— m—r™h—ndiseD num¡erot— des mor™e—ux de vi—nde et l—iss— une longue note  — l9—ttention de quill—umeF sl n9—v—it p—s le temps de rep—sser ™hez luiD il prit don™ une dou™he —ux vesti—iresD ™her™h— un produit pour nettoyer s— visi ere et quitt— les lieux l9esprit ™onfusF reureux et sou™ieux  — l— foisF
  54. 54. sl ¡et—it moins de six heures qu—nd il pl—nt— s— ˜¡equille sur le p—rking de l9h¢opit—lF v— d—me de l9—™™ueil lui —nnon™— que le temps des visites ¡et—it p—ss¡e et qu9il pouv—it revenir le lendem—in  — p—rtir de dix heuresF sl insist—D elle se r—iditF sl pos— son ™—sque et ses g—nts sur le ™omptoir X ettendezD —ttendezF F F yn ne s9est p—s ˜ien ™omprisD l —F F F ess—y—itEil d9—rti™uler s—ns s9¡enerverD j9—rrive de €—ris et je dois rep—rtir tout  — l9heureD —lors si vous pouviez meF F F …ne in(rmi ere —pp—rut X ue se p—sseEtEil c gelleE™i lui en impos—it plusF fonjour euhF F F ex™usezEmoi de d¡er—ngerD m—is je dois voir m— gr—ndEm ere qui est —rriv¡ee hier en urgen™e et jeF F F †otre nom c vest—(erF eh 3 yui 3 elle (t un signe  — s— ™oll egueF ƒuivezEmoiF F F ille lui expliqu— ˜ri evement l— situ—tionD ™omment— l9op¡er—tionD ¡evoqu— l— p¡eriode de r¡e¡edu™—tion et lui dem—nd— des d¡et—ils sur le mode
  55. 55. de vie de l— p—tienteF sl —v—it du m—l  — per™uterD soud—in g¢en¡e p—r l9odeur du lieu et p—r le ˜ruit du moteur qui ™ontinu—it de ˜ourdonner  — son oreilleF ve voil — votre petitE(ls 3 —nnon™— g—iement l9in(rmi ere en ouvr—nt l— porteD †ous voyez c te vous l9—v—is ˜ien dit qu9il viendr—it 3 fonD je vous l—isseD —jout—EtEelleD p—ssez me voir d—ns mon ˜ure—u sinon on ne vous l—isser— p—s sortirF F F sl n9eut p—s l— pr¡esen™e d9esprit de l— remer™ierF ge qu9il voy—it l —D d—ns ™e litD lui ˜ris— le ™œurF sl se retourn— d9—˜ord pour retrouver un peu de ™onten—n™eF h¡e(t son ˜lousonD son pullD et ™her™h— du reg—rd un endroit o u les —™™ro™herF sl f—it ™h—udD i™iD non c ƒ— voix ¡et—it ˜iz—rreF g— v— c v— vieille d—meD qui ess—y—it v—ill—mment de lui sourireD ferm— les yeux et se mit  — pleurerF sls lui —v—ient retir¡e son dentierF ƒes joues sem˜l—ient —'reusement ™reuses et s— l evre sup¡erieure )ott—it  — l9int¡erieur de s— ˜ou™heF elors c „u —s en™ore f—it l— folleD ™9est ™— c €rendre ™e ton ˜—din exige—it de lui un e'ort surhum—inF
  56. 56. t9—i p—rl¡e —ve™ l9in(rmi ereD tu s—isD et elle m9— dit que l9op¡er—tion s9¡et—it tr es ˜ien p—ss¡eeF „e voil — —ve™ un joli mor™e—u de ferr—ille  — pr¡esentF F F sls vont me mettre d—ns un hospi™eF F F w—is non 3 u9estE™e que tu nous ™h—ntes l — c „u v—s rester i™i quelques jours et —pr es tu ir—s d—ns une m—ison de ™onv—les™en™eF g9est p—s un hospi™eD ™9est ™omme un h¢opit—l m—is en moins gr—ndF sls vont te ™hou™houter et t9—ider  — rem—r™her et —pr esD hopD —u j—rdin l— €—ulette 3 g— v— durer ™om˜ien de jours c uelques sem—inesF F F epr esD ™— d¡ependr— de toiF F F sl f—udr— que tu t9—ppliquesF F F „u viendr—s me voir c fien s¢ur que je viendr—i 3 t9—i une ˜elle motoD tu s—isF F F „u ne roules p—s trop vite —u moins c „tttD une vr—ie tortueF F F wenteurF F F ille lui souri—it d—ns ses l—rmesF err¢ete ™—D m¢emeD sinon je v—is ™hi—lerD moi —ussiF F F xonD p—s toiF „u ne pleures j—m—isD toiF F F
  57. 57. w¢eme qu—nd t9¡et—is minotD m¢eme le jour o u tu t9es retourn¡e le ˜r—sD je ne t9—i j—m—is vu verser une l—rmeF F F err¢ete qu—nd m¢emeF sl n9os—it p—s lui prendre l— m—in  — ™—use des tuy—uxF pr—n™k c te suis l —D m¡em¡eF F F t9—i m—lF g9est norm—lD ™— v— p—sserD il f—ut que tu dormes un peuF t9—i trop m—lF te le dir—i  — l9in(rmi ere —v—nt de p—rtirD je lui dem—nder—i de te soul—gerF F F „u v—s p—s p—rtir tout de suite c w—is non 3 €—rleEmoi un peuF €—rleEmoi de toiF F F ettendsD je v—is ¡eteindreF F F ille est trop mo™he ™ette lumi ereF F F pr—n™k remont— le storeD et l— ™h—m˜reD qui ¡et—it orient¡ee  — l9ouestD ˜—ign— soud—in d—ns une dou™e p¡enom˜reF sl ˜ouge— ensuite le f—uteuil de pl—™e pour se trouver du ™¢ot¡e de l— ˜onne m—in et l— prit entre
  58. 58. les siennesF sl eut du m—lD d9—˜ordD  — trouver ses motsD lui qui n9—v—it j—m—is su p—rler ni se r—™onterF F F sl ™ommen™— p—r des ˜ri™olesD le temps qu9il f—is—it  — €—risD l— pollutionD l— ™ouleur de s— ƒuzukiD le des™riptif des menus et toutes ™es ˜¢etisesF it puisD —id¡e en ™el— p—r le d¡e™lin du jour et le vis—ge presque —p—is¡e de s— gr—ndEm ereD il trouv— des souvenirs plus pr¡e™is et des ™on(den™es moins f—™ilesF sl lui r—™ont— pourquoi il s9¡et—it s¡ep—r¡e de s— petite —mie et ™omment s9—ppel—it ™elle qu9il —v—it d—ns le ™ollim—teurD ses progr es en ™uisineD s— f—tigueF F F sl imit— son nouve—u ™olo™—t—ire et entendit s— gr—ndE m ere rire dou™ementF „u ex—g eresF F F te te jure que non 3 „u le verr—s qu—nd tu viendr—s nous voir et tu ™omprendr—sF F F yhD m—is je n9—i p—s envie de monter  — €—risD moiF F F elors on viendr—D nousD et tu nous pr¡ep—rer—s un ˜on rep—s 3 „u ™rois c yuiF „u lui fer—s ton g¢—te—u de pommes de
  59. 59. terreF F F yhD non p—s ™—F F F g9est trop rustiqueF F F sl p—rl— ensuite de l9—m˜i—n™e du rest—ur—ntD des ™oups de gueule du ™hefD de ™e jour o u un ministre ¡et—it venu les f¡eli™iter en ™uisineD de l— dext¡erit¡e du jeune „—kumi et du prix de l— tru'eF sl lui donn— des nouvelles de womo et de m—d—me w—ndelF sl se tut en(n pour ¡e™outer son sou1e et ™omprit qu9elle s9¡et—it endormieF sl se lev— s—ns f—ire de ˜ruitF eu moment o u il —ll—it p—sser l— porteD elle le r—ppel— X pr—n™k c yuic te n9—i p—s pr¡evenu t— m ereD tu s—isF F F „9—s ˜ien f—itF teF F F ghutD il f—ut dormir m—inten—ntD plus tu dormir—s et plus vite tu ser—s sur piedF t9—i ˜ien f—it c sl ho™h— l— t¢ete et pos— un doigt sur s— ˜ou™heF yuiF ellezD dors m—inten—ntF F F sl se sentit —gress¡e p—r l— violen™e des n¡eons et mit un temps fou  — retrouver son ™heminF
  60. 60. v9in(rmi ere de tout  — l9heure le h—pp— —u p—ss—geF ille lui d¡esign— une ™h—ise et ouvrit le dossier qui le ™on™ern—itF ille ™ommen™— p—r lui poser quelques questions pr—tiques et —dministr—tivesD m—is le g—r™on ne r¡e—giss—it p—sF g— v— c p—tigu¡eF F F †ous n9—vez rien m—ng¡e c xonD jeF F F ettendezF yn — ™e qu9il f—ut i™iF F F ille sortit de son tiroir une ˜o¢%te de s—rdines et un p—quet de ˜is™ottesF g— ir— c it vous c €—s de pro˜l eme 3 ‚eg—rdez 3 t9—i plein de g¢—te—ux 3 …n petit ™oup de j—j— —ve™ ™— c xon mer™iF te v—is prendre un go™— —u distri˜uteurF F F ellezEyD moi je me sers un petit verre pour vous —™™omp—gnerD m—isF F F motusD hein c sl m—nge— un peuD r¡epondit  — toutes ses questions et reprit son ˜—rd—F ille dit qu9elle — m—lF F F
  61. 61. g— ir— mieux dem—inF yn — mis des —ntiE in)—mm—toires d—ns s— perfusion et elle se r¡eveiller— en meilleure formeF F F wer™iF g9est mon m¡etierF te p—rl—is des s—rdinesF F F sl roul— viteD s9e'ondr— et s9¡etou'— d—ns son oreiller pour ne p—s ™r—querF €—s m—inten—ntF sl —v—it tenu le ™oup si longtempsF F F sl pouv—it lutter en™ore un peuF F F g—f¡e c xonD go™— s9il vous pl—¢%tF g—mille le ˜ut  — petites gorg¡eesF ille s9¡et—it —™™oud¡ee d—ns un ™—f¡e en f—™e du rest—ur—nt o u s— m ere lui —v—it donn¡e rendezEvousF ille —v—it pos¡e ses deux m—ins ˜ien  — pl—t de ™h—que ™¢ot¡e du verre et ferm—it les yeux en respir—nt lentementF ges d¡ejeunersD si esp—™¡es fussentEilsD lui ˜ousill—ient toujours les intestinsF ille en ressort—it pli¡ee en deuxD ™h—n™el—nte et ™omme ¡e™or™h¡ee viveF gomme si s— m ere s9—ppliqu—itD —ve™ une m¡eti™ulosit¡e s—dique et pro˜—˜lement in™ons™ienteD quoiqueD  — gr—tter les ™ro¢utes et  — rouvrirD une  — uneD des milliers de
  62. 62. petites ™i™—tri™esF g—mille l9—per™ut d—ns le miroir derri ere les ˜outeillesD qui fr—n™hiss—it les portes du €—r—dis de t—deF ille fum— une ™ig—retteD des™endit —ux toilettesD p—y— s— ™onsomm—tion et tr—vers— l— rueF ves m—ins d—ns les po™hes et les po™hes ™rois¡ees sur son ventreF ille —per™ut s— silhouette vo¢ut¡ee et vint s9—sseoir en f—™e d9elle en pren—nt une longue inspir—tion X fonjour m9m—n 3 „u ne m9em˜r—sses p—s c (t l— voixF fonjourD m—m—nD —rti™ul—EtEelle plus lentementF g— v— c €ourquoi tu me dem—ndes ™— c g—mille s9—gripp— —u ˜ord de l— t—˜le pour ne p—s se relever imm¡edi—tementF te te dem—nde ™— p—r™e que ™9est en g¡en¡er—l ™e que les gens se disent qu—nd ils se ren™ontrentF F F te ne suis p—s ¾ les gens ¿D moiF F F „u es quoiD —lors c yhD je t9en prieD ne ™ommen™e p—sD hein 3 g—mille d¡etourn— l— t¢ete et reg—rd— l— d¡e™or—tion immondeD f—ite de stu™s et de ˜—sEreliefs pseudo
  63. 63. —si—tiquesF ves in™rust—tions d9¡e™—ille et de n—™re ¡et—ient en pl—stique et l— l—que en formi™— j—uneF g9est joli i™iF F F xonD ™9est —'reuxF w—is je n9—i p—s les moyens de t9inviter  — l— „our d9ergentD (gureEtoiF h9—illeursD m¢eme si je les —v—isD je ne t9y emm ener—is p—sF F F eve™ ™e que tu m—ngesD ™e ser—it de l9—rgent jet¡e p—r les fen¢etresF F F em˜i—n™eF ille se mit  — ri™—ner —m erement X xote ˜ienD tu pourr—is y —ller s—ns moi p—r™e que tu en —s de l9—rgentD toi 3 ve m—lheur des uns f—it le ˜onhF F F err¢ete ™— tout de suiteD men—™— g—milleD —rr¢ete ™— ou je m9en v—isF ƒi tu —s ˜esoin d9—rgentD tu me le dis et je t9en pr¢eteF g9est vr—i que m—demoiselle tr—v—illeF F F …n ˜on tr—v—ilF F F snt¡eress—nt en plusF F F pemme de m¡en—geF F F ge n9est p—s ™roy—˜le ven—nt de quelqu9un d9—ussi ˜ord¡eliqueF F F „u ne ™esser—s j—m—is de m9¡etonnerD tu s—is c ƒtopD m—m—nD stopF yn ne peut p—s ™ontinuer ™omme ™—F yn ne peut p—sD tu ™omprends c in(nD
  64. 64. moiD je ne peux p—sF „rouve —utre ™hoseD s9il te pl—¢%tF „rouve —utre ™hoseF F F „u —v—is un ˜e—u m¡etier et tu —s tout g¢—™h¡eF F F …n ˜e—u m¡etierF F F x9importe quoiF F F it je ne le regrette p—s en plusD je n9¡et—is p—s heureuse l —E˜—sF F F „u n9y ser—is p—s rest¡ee toute t— vieF F F it puis qu9estE™e que ™— veut dire ¾ heureuse ¿ c g9est le nouve—u mot  — l— modeD ™—F F F reureuse 3 reureuse 3 ƒi tu ™rois qu9on est sur ™ette terre pour ˜—tifoler et ™ueillir des ™oqueli™otsD tu es ˜ien n—¤%veD m— (lleF F F xonD nonD r—ssureEtoiD je ne ™rois p—s ™—F t9—i ¡et¡e  — ˜onne ¡e™ole et je s—is qu9on est l — pour en ™hierF „u me l9—s —ssez r¡ep¡et¡eF F F †ous —vez ™hoisi c leur dem—nd— l— serveuseF g—mille l9—ur—it em˜r—ss¡eeF ƒ— m ere ¡et—l— ses pilules sur l— t—˜le et les ™ompt— du doigtF „9en —s p—s m—rre de prendre toutes ™es merdes c xe p—rle p—s de ™e que tu ne ™onn—is p—sF ƒi je ne les —v—is p—sD je ne ser—is plus l — depuis longtempsF F F
  65. 65. u9estE™e que tu en s—is d9—˜ord c it pourquoi tu n9enl eves j—m—is ™es lunettes —'reuses c ‰ — p—s de soleil i™iF F F te suis mieux —ve™F gomme ™— je vois le monde tel qu9il estF F F g—mille d¡e™id— de lui sourire et lui t—pot— l— m—inF g9¡et—it ™— ou lui s—uter  — l— gorge pour l9¡etr—nglerF ƒ— m ere se d¡erid—D g¡emit un peuD ¡evoqu— s— solitudeD son dosD l— ˜¢etise de ses ™oll egues et les mis eres de l— ™opropri¡et¡eF ille m—nge—it —ve™ —pp¡etit et fron™— les sour™ils qu—nd s— (lle ™omm—nd— une —utre ˜i ereF „u ˜ois tropF g— ™9est vr—i 3 ellezD trinque —ve™ moi 3 €our une fois que tu ne dis p—s de ˜¢etisesF F F „u ne viens j—m—is me voirF F F it l — c te f—is quoiD l — c „oujours le dernier motD p—s vr—i c gomme ton p ereF F F g—mille se (ge—F eh 3 tu n9—imes p—s qu—nd je te p—rle de luiD hein c d¡e™l—r—EtEelle triomph—nteF w—m—nD je t9en prieF F F xe v— p—s d—ns ™ette
  66. 66. dire™tionF F F te v—is o u je veuxF „u ne (nis p—s ton —ssiette c xonF ƒ— m ere se™ou— l— t¢ete en signe de d¡es—ppro˜—tionF ‚eg—rdeEtoiF F F yn dir—it un squeletteF F F ƒi tu ™rois que tu donnes envie —ux g—r™onsF F F w—m—nF F F uoi ¾ m—m—n ¿ c g9est norm—l que je me f—sse du sou™i pour toiD on ne met p—s des enf—nts —u monde pour les voir d¡ep¡erir 3 „u m9—s mise —u monde pour quoiD toi c in m¢eme temps qu9elle pronon™—it ™ette phr—seD g—mille sut qu9elle ¡et—it —ll¡ee trop loin et qu9elle —ll—it —voir droit  — l— gr—nde s™ ene du VF …n num¡ero s—ns surpriseD mille fois r¡ep¡et¡e et p—rf—itement —u point X ™h—nt—ge —'e™tifD l—rmes de ™ro™odile et men—™e de sui™ideF €l—™¡es ou d—ns l9ordreF ƒ— m ere pleur—D lui repro™h— de l9—voir —˜—ndonn¡ee tout ™omme l9—v—it f—it son p ere quinze —ns —up—r—v—ntD lui r—ppel— qu9elle n9—v—it p—s de ™œur et lui dem—nd— ™e qui l— reten—it sur ™ette terreF
  67. 67. honneEmoi une seule r—ison d9¢etre en™ore i™iD une seule c g—mille se roul—it une ™ig—retteF „u m9—s entendue c yuiF elors c wer™iD m— ™h¡erieD mer™iF „— r¡eponse est on ne peut plus ™l—ireF F F ille reni)—D pos— deux ti™ketsErest—ur—nt sur l— t—˜le et s9en —ll—F xe p—s s9en ¡emouvoir surtoutD le d¡ep—rt pr¡e™ipit¡e —y—nt toujours ¡et¡e l9—poth¡eoseD le tom˜¡e de ride—u en quelque sorteD de l— gr—nde s™ ene du VF h9h—˜itude l9—rtiste —ttend l— (n du dessertD m—is ™9est vr—i qu9on ¡et—it d—ns un ™hinois —ujourd9hui et que s— m ere n9—im—it p—s p—rti™uli erement leurs ˜eignetsD lit™his et —utres noug—ts trop su™r¡esF F F yuiD ne p—s s9¡emouvoirF g9¡et—it un exer™i™e di0™ileD m—is g—mille —v—it rod¡e son petit kit de survie depuis le tempsF F F ille (t don™ ™omme d9h—˜itude et tent— de se ™on™entrer pour se r¡ep¡eter ment—lement ™ert—ines v¡erit¡esF uelques phr—ses simplissimes et pleines de
  68. 68. ˜on sensF €etites ˜¡equilles ˜ri™ol¡ees  — l— v—Evite qui lui permett—ient de ™ontinuer  — l— voirF F F €—r™e que ™es ren™ontres for™¡eesD ™es ™onvers—tions —˜surdes et destru™tri™es n9—ur—ient —u™un sens (n—lement si elle n9—v—it p—s l— ™ertitude que s— m ere y trouv—it son ™ompteF yrD h¡el—sD g—therine p—uque y trouv—it p—rf—itement son ™ompteF ƒe r—™ler les ˜ottes sur l— t¢ete de s— (lle lui pro™ur—it un gr—nd r¡e™onfortF it m¢eme si elle —˜r¡ege—it souvent leurs ren™ontres d—ns un mouvement de dr—p¡e outr—g¡eD elle s9en trouv—it toujours s—tisf—iteF ƒ—tisf—ite et repueF import—nt —ve™ elle s— ˜onne foi —˜je™teD ses triomphes p—th¡etiques et son ™ompt—nt de m—uv—is gr—in  — moudre jusqu9 — l— pro™h—ine foisF g—mille —v—it mis du temps  — ™omprendre ™el— et d9—illeursD elle ne l9—v—it p—s ™ompris toute seuleF yn l9y —v—it —id¡eeF gert—ines personnes d—ns son entour—geD —utrefois surtoutD qu—nd elle ¡et—it en™ore trop jeune pour l— jugerD lui —v—ient donn¡e des ™lefs pour ™omprendre l9—ttitude de s— m ereF yui m—is voil —D ™9¡et—it —utrefoisD et tous ™es gens qui —v—ient veill¡e sur elle n9¡et—ient plus l — d¡esorm—isF F F it —ujourd9huiD elle mor)—it l— petiteF
  69. 69. hr¢olementF yn —v—it d¡e˜—rr—ss¡e l— t—˜le et le rest—ur—nt se vid—itF g—mille ne ˜ouge—it p—sF ille fum—it et ™omm—nd—it des ™—f¡es pour ne p—s ¢etre mise  — l— porteF sl y —v—it un monsieur ¡edent¡e d—ns le fondD un vieil esi—tique qui p—rl—it et ri—it tout seulF v— jeune (lle qui les —v—it servies se ten—it derri ere le ˜—rF ille essuy—it des verres et lui —dress—itD de temps  — —utreD quelques remontr—n™es d—ns leur l—ngueF ve vieux se renfrogn—itD se t—is—it un moment puis repren—it son monologue idiotF †ous —llez fermer c dem—nd— g—milleF xonD r¡eponditEelle en d¡epos—nt un ˜ol dev—nt le vieuxD on ne sert plusD m—is on reste ouvertF †ous voulez un —utre ™—f¡e c xonD non mer™iF te peux rester en™ore un peu c w—isD ouiD restez 3 „—nt que vous ¢etes l —D ™— l9o™™upe 3 †ous voulez dire que ™9est moi qui le f—is rire ™omme ™— c †ous ou n9importe quiF F F
  70. 70. g—mille d¡evis—ge— le vieil homme et lui rendit son sourireF v9—ngoisse d—ns l—quelle s— m ere l9—v—it plong¡ee s9estomp— peu  — peuF ille ¡e™out—it les ˜ruits d9e—u et de ™—sseroles ¡e™h—pp¡es de l— ™uisineD l— r—dioD ™es refr—ins in™ompr¡ehensi˜les —ux sonorit¡es pointues que l— jeune (lle repren—it en se d—ndin—ntD elle o˜serv—it le vieux qui —ttr—p—it de longs vermi™elles —ve™ ses ˜—guettes en se mett—nt du ˜ouillon plein le menton et eut soud—in l9impression de se trouver d—ns l— s—lle  — m—nger d9une vr—ie m—isonF F F rormis une t—sse de ™—f¡e et son p—quet de t—˜—™D il n9y —v—it plus rien dev—nt elleF ille les pos— sur l— t—˜le d9 — ™¢ot¡e et ™ommen™—  — lisser l— n—ppeF ventementD tr es lentementD elle p—ss—it et rep—ss—it le pl—t de s— m—in sur le p—pier de m—uv—ise qu—lit¡eD r¢e™he et t—™h¡e p—r endroitsF ille (t ™e geste pend—nt de longues minutesF ƒon esprit s9—p—is— et les ˜—ttements de son ™œur devinrent plus r—pidesF ille —v—it peurF ille dev—it ess—yerF „u dois ess—yerF yui m—isD il y — si longtemps que jeF F F
  71. 71. ghutD se murmur—EtEelleD ™hutD je suis l —F „out ir— ˜ienD m— gr—ndeF ‚eg—rdeD ™9est le moment ou j—m—isF F F ellezF F F x9—ie p—s peurF F F ille soulev— s— m—in  — quelques ™entim etres de l— t—˜le et —ttendit que ses trem˜lements ™essentF g9est ˜ienD tu voisF F F ille —ttr—p— son s—™  — dos et f—rfouill—  — l9int¡erieurD il ¡et—it l —F ille sortit le ™o'ret en ˜ois et le pos— sur l— t—˜leF ille l9ouvritD prit une petite pierre re™t—ngul—ire et l— p—ss— sur s— joueD ™9¡et—it doux et ti edeF ille d¡e(t ensuite un tissu ˜leu et en sortit un ˜¢—ton  — en™reD une forte odeur de s—nt—l s9en d¡eg—ge—D en(nD elle d¡eroul— un n—pperon en l—ttes de ˜—m˜ou o u dorm—ient deux pin™e—uxF ve plus gros ¡et—it en poil de ™h evreD l9—utreD ˜e—u™oup plus (nD en soie de por™F ille se lev—D prit une ™—r—fe d9e—u sur le ™omptoirD deux —nnu—ires et (t une petite ™our˜ette —u vieux fouF ille pl—™— les —nnu—ires sur son si ege de f—™on  — pouvoir ¡etendre le ˜r—s s—ns tou™her l— t—˜leD vers— quelques gouttes d9e—u sur l— pierre en —rdoise et ™ommen™—  — ˜royer son en™reF v— voix de son
  72. 72. m—¢%tre lui revint  — l9oreille X „ourne t— pierre tr es lentementD petite g—milleF F F yh 3 plus lentement en™ore 3 it plus longtemps 3 heux ™ents fois peutE ¢etreD ™—rD voisEtuD en f—is—nt ™el— tu —ssouplis ton poignet et pr¡ep—re ton esprit  — de gr—ndes ™hosesF F F xe pense plus  — rienD ne me reg—rde p—sD m—lheureuse 3 gon™entreEtoi sur ton poignetD il te di™ter— ton premier tr—it et seul le premier tr—it ™ompteD ™9est lui qui donner— vie et sou1e  — ton dessinF F F u—nd l9en™re fut pr¢eteD elle lui d¡eso˜¡eit et ™ommen™— p—r de petits exer™i™es d—ns un ™oin de l— n—ppe pour se r¡e—pproprier des souvenirs trop loint—insF ille (t d9—˜ord ™inq t—™hesD de l— plus noire  — l— plus dilu¡ee pour se rem¡emorer les ™ouleurs de l9en™reD ess—y— ensuite di'¡erents tr—its et r¡e—lis— qu9elle les —v—it presque tous ou˜li¡esF in demeur—ient ™ert—ins X l— ™orde d¡ef—iteD le ™heveuD l— goutte de pluieD le (l enroul¡e et les poils de ˜œufF †inrent ensuite les pointsF ƒon m—¢%tre lui en —v—it enseign¡e plus de vingtD elle n9en retrouv— que qu—tre X le rondD le ro™herD le riz et le frissonF essezF „u es pr¢ete m—inten—ntF F F ille s—isit le
  73. 73. pin™e—u le plus (n entre son pou™e et son m—jeurD tendit son ˜r—s —uEdessus de l— n—ppe et —ttendit en™ore quelques se™ondesF ve vieuxD qui n9—v—it rien perdu de son m—n egeD l9en™our—ge— en ferm—nt les yeuxF g—mille p—uque sortit d9un long sommeil —ve™ un moine—uD puis deuxD puis troisD puis une vol¡ee d9oise—ux  — l9œil moqueurF ille n9—v—it rien dessin¡e depuis plus d9un —nF ∗ ∗ ∗ inf—ntD elle p—rl—it peuD en™ore moins qu9—ujourd9huiF ƒ— m ere l9—v—it o˜lig¡ee  — suivre des le™ons de pi—no et elle d¡etest—it ™—F …ne foisD —lors que son professeur ¡et—it en ret—rdD elle —v—it pris un gros m—rqueur et —v—it dessin¡eD ™ons™ien™ieusementD un doigt sur ™h—™une des tou™hesF ƒ— m ere lui —v—it d¡eviss¡e le ™ou et son p ereD pour ™—lmer tout le mondeD ¡et—it revenu le weekEend suiv—nt —ve™ l9—dresse d9un peintre qui donn—it des ™ours une fois p—r sem—ineF ƒon p ere mourut peu de temps —pr es et g—mille n9ouvrit plus j—m—is l— ˜ou™heF w¢eme pend—nt ses ™ours de dessin —ve™ ™e monsieur houghton @elle
  74. 74. dis—it hougueEtonA qu9elle —im—it t—ntD elle ne p—rl—it plusF ve vieil engl—is ne s9en form—lis— p—s et ™ontinu— de lui indiquer des sujets ou de lui enseigner des te™hniques en silen™eF sl montr—it l9exemple et elle l9imit—itD se ˜orn—nt  — ho™her l— t¢ete pour dire oui ou nonF intre euxD et d—ns ™et endroit seulementD tout —ll—it ˜ienF ƒon mutisme m¢eme sem˜l—it les —rr—ngerF sl n9—v—it p—s  — ™her™her ses mots en fr—n™—is et elle se ™on™entr—it plus f—™ilement que ses ™ondis™iplesF …n jour pourt—ntD —lors que tous les —utres ¡el eves ¡et—ient p—rtisD il ˜ris— leur —™™ord t—™ite et lui —dress— l— p—role pend—nt qu9elle s9—mus—it —ve™ des p—stels X „u s—isD g—milleD  — qui tu me f—is penser c ille se™ou— l— t¢eteF ih ˜ienD tu me r—ppelles un peintre ™hinois qui s9—ppel—it ghu „—F F F „u veux que je te r—™onte son histoire c g—mille (t ouiD m—is il s9¡et—it retourn¡e pour ¡eteindre s— ˜ouilloireF te ne t9entends p—s g—milleF F F „u ne veux p—s que je te l— r—™onte c
  75. 75. sl l— d¡evis—ge—it  — pr¡esentF ‚¡epondsEmoiD petite (lleF ille lui jet— un reg—rd noirF €—rdon c ƒiD —rti™ul—EtEelle en(nF sl ferm— les yeux en signe de ™ontentementD se servit un ˜ol et vint s9—sseoir pr es d9elleF u—nd il ¡et—it enf—ntD ghu „— ¡et—it tr es heureuxF F F sl ˜ut une gorg¡ee de th¡eF g9¡et—it un prin™e de l— dyn—stie des wingF F F ƒ— f—mille ¡et—it tr es ri™he et tr es puiss—nteF ƒon p ere et son gr—ndEp ere ¡et—ient des peintres et des ™—lligr—phies ™¡el e˜res et le petit ghu „— —v—it h¡erit¡e de leurs t—lentsF pigureEtoi qu9un jourD —lors qu9il n9—v—it p—s huit —nsD il dessin— une )eurD une simple )eur de lotus ™ou™h¡ee sur un ¡et—ngF F F ƒon dessin ¡et—it si ˜e—uD si ˜e—uD que s— m ere d¡e™id— de l9—™™ro™her d—ns leur s—lonF ille —0rm—it que gr¢—™e  — luiD on sent—it une petite ˜rise fr—¢%™he d—ns ™ette gr—nde pi e™e et que m¢emeD on pouv—it respirer le p—rfum de l— )eur qu—nd on p—ss—it dev—ntF „u te rends ™ompte c w¢eme le p—rfum 3 it s— m ere ne dev—it p—s ¢etre ™ommodeF F F eve™ un m—ri et un p ere
  76. 76. peintresD elle en —v—it vu d9—utresF F F sl se pen™h— de nouve—u sur son ˜olF einsi gr—ndit „—D d—ns l9insou™i—n™eD le pl—isir et l— ™ertitude d9¢etre un jourD lui —ussiD un gr—nd —rtisteF F F r¡el—sD qu—nd il eut dixEhuit —nsD les w—nd™hous prirent le pouvoir  — l— pl—™e des wingF ves w—nd™hous ¡et—ient des gens ™ruels et ˜rut—ux qui n9—im—ient p—s les peintres et les ¡e™riv—insF sls leur interdirent don™ de tr—v—illerF g9¡et—it l — l— pire ™hose qu9on puisse leur imposerD tu t9en doutes ˜ienF F F v— f—mille de ghu „— ne ™onnut plus j—m—is l— p—ix et son p ere mourut de d¡esespoirF hu jour —u lendem—inD son (lsD qui ¡et—it un ™oquinD qui —im—it rireD ™h—nterD dire des ˜¢etises ou r¡e™iter de longs po emes (t une ™hose in™roy—˜leF F F yh 3 m—is qui vient l — c dem—nd— monsieur houghtonD —vis—nt son ™h—t qui s9¡et—it pos¡e sur le re˜ord de l— fen¢etre et ™ommen™—nt —ve™ luiD expr esD une longue ™onvers—tion ˜¡e˜¢eteF u9estE™e qu9il — f—it c (nitEelle p—r murmurerF sl ™—™h— son sourire d—ns les ˜rouss—illes de s— ˜—r˜e et ™ontinu— ™omme si de rien n9¡et—it X sl — f—it une ™hose in™roy—˜leF …ne ™hose que tu ne deviner—s j—m—isF F F sl — d¡e™id¡e de se t—ire
  77. 77. pour toujoursF €our toujoursD tu m9entends c €lus un seul mot ne sortir—it de s— ˜ou™he 3 sl ¡et—it ¡e™œur¡e p—r l9—ttitude des gens —utour de luiD ™eux qui reni—ient leurs tr—ditions et leurs ™roy—n™es pour ¢etre ˜ien vus des w—nd™hous et il ne voul—it plus j—m—is leur —dresser l— p—roleF u9ils —illent —u di—˜le 3 „ous 3 ges es™l—ves 3 ges l¢—™hes 3 elorsD il ¡e™rivit le mot wuet sur l— porte de s— m—ison et si ™ert—ines personnes ess—y—ient de lui p—rler qu—nd m¢emeD il d¡eploy—it dev—nt son vis—ge un ¡event—il o u il —v—it —ussi ¡e™rit wuet et l9—git—it d—ns tous les sens pour les f—ire fuirF F F v— petite (lle ˜uv—it ses p—rolesF ve pro˜l emeD ™9est que personne ne peut vivre s—ns s9exprimerF €ersonneF F F g9est impossi˜leF F F elors ghu „—D qui —v—it ™omme tout le mondeD ™omme toi et moi p—r exempleD ˜e—u™oup de ™hoses  — direD eut une id¡ee g¡eni—leF sl p—rtit d—ns les mont—gnesD loin de tous ™es gens qui l9—v—ient tr—hi et se mit  — dessinerF F F h¡esorm—isD ™9¡et—it —insi qu9il —ll—it s9exprimer et ™ommuniquer —ve™ le reste du monde X  — tr—vers ses dessinsF F F „u veux les voir c sl —ll— ™her™her un gr—nd livre ˜l—n™ et noir d—ns
  78. 78. s— ˜i˜lioth eque et le pos— dev—nt elle X ‚eg—rde ™omme ™9est ˜e—uF F F gomme ™9est simpleF F F tuste un tr—itD et voil —F F F …ne )eurD un poissonD une s—uterelleF F F ‚eg—rde ™e ™—n—rdD ™omme il — l9—ir f¢—™h¡e et ™es mont—gnesD l —D d—ns l— ˜rumeF F F ‚eg—rde ™omment il — dessin¡e l— ˜rumeF F F gomme si ™e n9¡et—it rienD que du videF F F it ™es poussinsD l — c sls ont l9—ir si doux qu9on — envie de les ™—resserF ‚eg—rdeD son en™re est ™omme un duvetF F F ƒon en™re est dou™eF F F g—mille souri—itF „u veux que je t9—pprenne  — dessiner ™omme lui c ille ho™h— l— t¢eteF „u veux que je t9—pprenne c yuiF u—nd tout fut pr¢etD qu—nd il eut (ni de lui montrer ™omment tenir le pin™e—u et de lui expliquer ™ette histoire de premier tr—it si import—ntD elle rest— un moment perplexeF ille n9—v—it p—s ˜ien s—isi et ™roy—it qu9il f—ll—it ex¡e™uter tout le dessin d9un seul ten—nt s—ns lever l— m—inF g9¡et—it impossi˜leF ille r¡e)¡e™hit longtemps  — un sujetD reg—rd— —utour d9elle et —v—n™— le ˜r—sF ille (t un long tr—it ondul¡eD une ˜osseD une
  79. 79. pointeD une —utre pointeD des™endit son pin™e—u en un long d¡eh—n™h¡e et revint sur l— premi ere ondul—tionF gomme son professeur ne reg—rd—it p—sD elle en pro(t— pour tri™herD lev— le pin™e—u pour —jouter une grosse t—™he noire et six petites r—turesF ille pr¡ef¡er—it lui d¡eso˜¡eir plut¢ot que de dessiner un ™h—t s—ns moust—™heF w—l™olmD son mod eleD dorm—it toujours sur l— fen¢etre et g—milleD d—ns un sou™i de v¡erit¡eD termin— don™ son dessin p—r un (n re™t—ngle —utour du ™h—tF ille se lev— ensuite pour —ller le ™—resser etD qu—nd elle se retourn—D elle rem—rqu— que son professeur l— d¡evis—ge—it d9une dr¢ole de f—™onD presque m¡e™h—mment X g9est toi qui —s f—it ™— c sl —v—it don™ vu sur son dessin qu9elle —v—it lev¡e le pin™e—u plusieurs foisF F F ille grim—™—F g9est toi qui —s f—it ™—D g—mille c yuiF F F †iens p—r l —D s9il te pl—¢%tF ille s9—v—n™—D p—s tr es ( ereD et s9—ssit pr es de luiF sl pleur—it X g9est m—gni(que ™e que tu —s f—it l —D tu s—isF F F
  80. 80. w—gni(queF F F yn l9entend ronronner ton ™h—tF F F yhD g—milleF F F sl —v—it sorti un gros mou™hoirD plein de t—™hes de peintureD et se mou™h—it ˜ruy—mmentF ¡i™outeEmoiD petite (lleD je ne suis qu9un vieux ˜onhomme et un m—uv—is peintre qui plus estD m—is ¡e™outeEmoi ˜ienF F F te s—is que l— vie n9est p—s f—™ile pour toiD j9im—gine que ™e n9est p—s toujours dr¢ole  — l— m—ison et j9—i —ppris —ussi pour ton p—p—D m—isF F F xonD ne pleure p—sF F F „iensD prends mon mou™hoirF F F w—is il y — une ™hose que je dois te dire X les gens qui s9—rr¢etent de p—rler deviennent fousF ghu „—D p—r exempleD je ne te l9—i p—s dit tout  — l9heureD m—is il est devenu fou et tr es m—lheureux —ussiF F F „r esD tr es m—lheureux et tr esD tr es fouF sl n9— retrouv¡e l— p—ix que lorsqu9il ¡et—it un vieill—rdF „u ne v—s p—s —ttendre d9¢etre une vieill—rdeD toiD n9estE™e p—s c hisEmoi que nonF „u es tr es dou¡eeD tu s—is c „u es l— plus dou¡ee de tous les ¡el eves que j9—ie j—m—is eusD m—is ™e n9est p—s une r—isonD g—milleF F F ge n9est p—s une r—isonF F F ve monde d9—ujourd9hui n9est plus ™omme ™elui de ghu „— et tu dois te remettre  — p—rlerF „u es o˜lig¡eeD tu ™omprends c ƒinonD ils vont
  81. 81. t9enfermer —ve™ de vr—is fous et personne ne verr— j—m—is tous tes ˜e—ux dessinsF F F v9—rriv¡ee de s— m ere les interrompitF g—mille se lev— et l— pr¡evintD d9une voix r—uque et s—™™—d¡ee X ettendsEmoiF F F te n9—i p—s (ni de r—nger mes —'—iresF F F …n jourD il n9y — p—s tr es longtempsD elle re™ut un p—quet m—l (™el¡e —™™omp—gn¡e d9un petit mot X fonjourD te m9—ppelle iileen ‡ilsonF won nom ne dit pro˜—˜lement rien  — vousD m—is j9¡et—is l9—mie de ge™il houghton qui fut votre professeur de dessin —utrefoisF t9—i le triste de vous —nnon™er que ge™il — quitt¡e nous il y — deux mois de ™el—F te s—is que vous —ppr¡e™iez que je vous dise @p—rdonnez mon p—uvre fr—n™—isA que nous l9—vons enterr¡e d—ns son r¡egion du h—rtmoor qu9il —im—it t—nt ˜e—u™oup d—ns une ™imet ere —uquel l— vue est tr es ˜elleF t9—i mis ses ˜rosses et ses peintures d—ns le terre —ve™ luiF ev—nt de mourirD il m9—v—it dem—nder de vous donner ™e™iF te ™rois qu9il ser— joyeux si vous l9user en pens—nt  — luiF
  82. 82. iileen ‡F g—mille ne put retenir ses l—rmes en d¡e™ouvr—nt le m—t¡eriel de peinture ™hinoise de son vieux professeurD ™eluiEl — m¢eme dont elle se serv—it  — pr¡esentF F F ∗ ∗ ∗ sntrigu¡eeD l— serveuse vint r¡e™up¡erer l— t—sse vide et jet— un œil sur l— n—ppeF g—mille ven—it d9y dessiner une multitude de ˜—m˜ousF veurs tiges et leurs feuilles ¡et—ient ™e qu9il y —v—it de plus di0™ile  — r¡e—liserF …ne feuilleD petiteD une simple feuille qui se ˜—l—n™e d—ns le vent exige—it de ™es m—¢%tres des —nn¡ees de tr—v—ilD une vie enti ereD p—rfoisF F F toue —ve™ les ™ontr—stesF „u n9—s qu9une ™ouleur  — t— disposition et pourt—nt tu peux tout sugg¡ererF F F gon™entreEtoi mieuxF ƒi tu veux que je te gr—ve ton s™e—u un jourD tu dois me f—ire des feuilles ˜ien plus l¡eg eres que ™—F F F ve supportD de m—uv—ise qu—lit¡eD se gondol—it et ˜uv—it l9en™re ˜e—u™oup trop r—pidementF †ous permettez c dem—nd— l— jeune (lleF ille lui tend—it un p—quet de n—ppes viergesF g—mille se re™ul— et pos— son tr—v—il sur le solF ve vieux g¡emiss—itD l— serveuse l9engueul—F
  83. 83. u9estE™e qu9il dit c sl r¢—le p—r™e qu9il ne peut p—s voir ™e que vous f—itesF F F ille —jout— X g9est mon gr—ndEon™leF F F sl est p—r—lys¡eF F F hitesElui que le pro™h—in ser— pour luiF F F v— jeune (lle revint vers le ˜—r et pronon™— quelques p—roles  — son intentionF sl se ™—lm— et reg—rd— g—mille s¡ev erementF ille le d¡evis—ge— longuement puis dessin—D sur toute l— surf—™e de l— n—ppeD un petit ˜onhomme hil—re qui lui ressem˜l—it et qui ™our—it le long d9une rizi ereF ille n9¡et—it j—m—is —ll¡ee en esieD m—is improvis—D en —rri ereEpl—nD une mont—gne d—ns l— ˜rumeD des pinsD des ro™hers et m¢eme l— petite ™—˜—ne de ghu „— sur un promontoireF ille l9—v—it ™roqu¡e —ve™ s— ™—squette xike et s— veste de surv¢etementD m—is l9—v—it l—iss¡e j—m˜es nuesD seulement v¢etu du p—gne tr—ditionnelF ille —jout— quelques ger˜es d9e—u qui gi™l—ient sous ses pieds et une ˜—nde de g—mins l—n™¡es  — s— poursuiteF ille se re™ul— pour juger son tr—v—ilF fe—u™oup de d¡et—ils l— ™ontr—ri—ient ˜ien s¢urD
  84. 84. m—is en(nD il —v—it l9—ir heureuxD vr—iment heureuxD —lors elle pl—™— une —ssiette sous l— n—ppe ™omme supportD ouvrit le petit pot de ™in—˜re rouge et y —ppos— son s™e—u —u milieu  — droiteF ille se lev—D d¡e˜—rr—ss— l— t—˜le du vieux et revint ™her™her son dessin qu9elle pos— dev—nt luiF sl ne r¡e—giss—it p—sF yupsD se ditEelleD j9—i d¢u f—ire une g—'eD l —F F F u—nd s— petiteEni e™e revint de l— ™uisineD il pouss— une longue pl—inte douloureuseF te suis d¡esol¡eeD dit g—milleD je ™roy—is queF F F ille (t un geste pour l9interrompreD —ll— ™her™her une grosse p—ire de lunettes derri ere le ™omptoir et les gliss— sous l— ™—squetteF sl se pen™h— ™¡er¡emonieusement et se mit  — rireF …n rire d9enf—ntD ™rist—llin et g—iF sl pleur— —ussi et rit de nouve—u en se ˜—l—n™—nt et en ™rois—nt ses ˜r—s sur s— poitrineF sl veut ˜oire du s—k¡e —ve™ vousF ƒuperF F F ille —pport— une ˜outeilleD il hurl—D elle soupir— et rep—rtit en ™uisineF ille revint —ve™ un —utre )—™onD suivie du reste de l— f—milleF …ne d—me m¢ureD deux hommes d9une
  85. 85. qu—r—nt—ine d9—nn¡ees et un —doles™entF ge ne fut que riresD ™risD ™our˜ettes et e'usions en tout genreF ves hommes lui t—p—ient sur l9¡ep—ule et le g—min lui ™l—qu—it l— p—ume de l— m—in  — l— m—ni ere des sportifsF gh—™un retourn— ensuite  — son poste et l— jeune (lle d¡epos— deux petits verres dev—nt euxF ve vieux l— s—lu— puis vid— s— ™oupe —v—nt de l— remplir de nouve—uF te vous pr¡eviensD il v— vous r—™onter s— vieF F F €—s de pro˜l emeD (t g—milleD rouuuhF F F ™9est fortD non c v9—utre s9¡eloign— en ri—ntF sls ¡et—ient seuls  — pr¡esentF v9—n™¢etre j—™—ss—it et g—mille l9¡e™out—it gr—vement en opin—nt seulement du nez  — ™h—que fois qu9il lui pr¡esent—it l— ˜outeilleF ille eut du m—l  — se relever et  — r¡e™up¡erer ses —'—iresF elors qu9elle se ten—it pr es de l— sortieD —pr es s9¢etre m—intes et m—intes fois ™our˜¡ee pour prendre ™ong¡e du ˜onhommeD l— jeune (lle vint vers elle pour l9—ider  — tirer l— poign¡ee de l— porte qu9elle s9o˜stin—it  — pousser en ri—nt ˜¢etement depuis un ˜on momentF †ous ¢etes i™i ™hez vousD d9—™™ord c †ous
  86. 86. pouvez venir m—nger qu—nd vous voulezF ƒi vous ne venez p—sD il ser— f¢—™h¡eF F F it triste —ussiF F F u—nd elle —rriv— —u ˜oulotD elle ¡et—it ™ompl etement p¡et¡eeF ƒ—mi— s9ex™it—it X yhD toiD t9—s trouv¡e un me™ c yuiD —vou— g—milleD pen—udeF g9est vr—i c yuiF x—nF F F g9est p—s vr—iF F F sl est ™omment c sl est mignon c ƒuper mignonF x—nD trop ™oolD ™—F F F sl — quel ¢—ge c u—treEvingtEdouze —nsF err¢ete tes ™onneriesD idioteD il — quel ¢—ge c fonD les (llesF F F g9est qu—nd vous voulezD hein 3 v— tosy indiqu—it le ™—dr—n de s— montreF g—mille s9¡eloign— en glouss—nt et en se pren—nt les pieds d—ns le tuy—u de son —spir—teurF €lus de trois sem—ines s9¡et—ient ¡e™oul¡eesF pr—n™kD qui tr—v—ill—it tous les dim—n™hes ™omme extr— d—ns un —utre rest—ur—nt sur les gh—mpsD se rend—it ™h—que lundi —u ™hevet de s— gr—ndEm ereF
  87. 87. ille se trouv—it d¡esorm—is d—ns une m—ison de ™onv—les™en™e  — quelques kilom etres —u nord de l— ville et guett—it son —rriv¡ee d es le lever du jourF vuiD p—r ™ontreD ¡et—it o˜lig¡e de r¡egler son r¡eveilF sl des™end—it ™omme un zom˜i jusqu9—u troquet du ™oinD ˜uv—it deux ou trois ™—f¡es d9—0l¡eeD enfour™h—it s— moto et ven—it se rendormir —upr es d9elle sur un —'reux f—uteuil en sk—¤% noirF u—nd on lui —men—it son pl—te—uErep—sD l— vieille d—me pos—it son index sur s— ˜ou™he et indiqu—itD d9un mouvement de t¢eteD le gros ˜¡e˜¡e enroul¡e sur luiEm¢eme qui lui ten—it ™omp—gnieF ille le ™ouv—it du reg—rd et veill—it  — ™e que son ˜louson reste ˜ien en pl—™e sur s— poitrineF ille ¡et—it heureuseF sl ¡et—it l —F fien l —F ‚ien qu9 — elleF F F ille n9os—it p—s —ppeler l9in(rmi ere pour lui dem—nder de remonter son litD s—isiss—it s— four™hette d¡eli™—tement et m—nge—it en silen™eF ille ™—™h—it des ™hoses d—ns s— t—˜le de nuitD des mor™e—ux de p—inD s— portion de from—ge et quelques fruits pour les lui donner qu—nd il se r¡eveiller—itF insuiteD elle repouss—it l— t—˜lette tout dou™ement et ™rois—it ses
  88. 88. m—ins sur son ventre en souri—ntF ille ferm—it les yeux et somnol—itD ˜er™¡ee p—r le sou1e de son petit homme et les d¡e˜ordements du p—ss¡eF ille l9—v—it perdu t—nt de fois d¡ej —F F F „—nt de foisF F F sl lui sem˜l—it qu9elle —v—it p—ss¡e s— vie  — —ller le ™her™herF F F eu fond du j—rdinD d—ns les —r˜resD ™hez les voisinsD ™—™h¡e d—ns des ¡et—˜les ou —'—l¡e dev—nt leur t¡el¡evisionD puis —u ™—f¡e ˜ien s¢urD et m—inten—nt sur des petits ˜outs de p—pier o u il lui —v—it gri'onn¡e des num¡eros de t¡el¡ephone qui n9¡et—ient j—m—is les ˜onsF F F ille —v—it f—it tout ™e qu9elle —v—it pu pourt—ntF F F ille l9—v—it nourriD em˜r—ss¡eD ™¢—lin¡eD r—ssur¡eD houspill¡eD puni et ™onsol¡eD m—is tout ™el— n9—v—it servi  — rienF F F  e peine sutEil m—r™her ™e g—minEl —D qu9il prit l— poudre d9es™—mpette et qu—nd il eut trois poils —u mentonD ™9¡et—it (niF sl ¡et—it p—rtiF ille grim—™—it p—rfois —u milieu de ses r¢everiesF ƒes l evres trem˜l—ientF „rop de ™h—grinsD trop de g¢—™hisD et tellement de regretsF F F sl y —v—it eu des moments si dursD si dursF F F yhD m—is nonD il ne f—ll—it plus y penserD d9—illeurs il se r¡eveill—itD les ™heveux en ˜—t—ille et l— joue ˜—l—fr¡ee p—r l— ™outure du f—uteuil
  89. 89. X sl est quelle heure c fient¢ot ™inq heuresF F F yhD put—inD d¡ej — c pr—n™kD pourquoi tu dis toujours put—in c yhD s—perlipopetteD d¡ej — c „u —s f—im c g— v—D soif plut¢otF F F te v—is —ller f—ire un tourF F F it voil —D songe— l— vieille d—meD voil —F F F „u t9en v—s c w—is nonD j9m9en v—is p—sD puF F F perlipopette 3 ƒi tu ™roises un monsieur roux —ve™ une ˜louse ˜l—n™heD tu pourr—s lui dem—nder qu—nd estE™e que je sors d9i™i c yu—isD ou—isD (tEil en p—ss—nt l— porteF …n gr—nd —ve™ des lunettes et uneF F F sl ¡et—it d¡ej — d—ns le ™ouloirF elors c te l9—i p—s vuF F F ehc ellez m¡em¡eF F F lui ditEil gentimentD tu v—s p—s te remettre  — ™hi—ler qu—nd m¢eme c
  90. 90. xonD m—is jeF F F te pense  — mon ™h—tD  — mes oise—uxF F F it puis il — plu toute l— sem—ine et je me f—is du mouron pour mes outilsF F F gomme je ne les —i p—s r—ng¡esD ils vont rouillerD ™9est s¢urF F F te p—sser—i  — l— m—ison en rep—rt—nt et j9ir—i les mettre  — l9—˜riF F F pr—n™k c yuic imm eneEmoi —ve™ toiF F F yhF F F we f—is p—s ™e ™oupEl —  — ™h—que foisF F F t9en peux plusF F F ille se reprit X ves outilsF F F uoi c sl f—udr—it les p—sser  — l9huile de pied de ˜œufF F F sl l— reg—rd— en gon)—nt ses joues X r¡eD si j9—i le tempsD hein c fonD ™9est p—s le toutD m—is on — notre ™ours de gymD nousF F F sl est o u ton d¡e—m˜ul—teur c te ne s—is p—sF w¡em¡eF F F herri ere l— porteF ellezD de˜out l— vieilleD je v—is t9en montrer
  91. 91. des oise—uxD moi 3 €'fD y en — p—s i™iF ‰ — que des v—utours et des ™h—rogn—rdsF F F pr—n™k souri—itF sl —im—it ˜ien l— m—uv—ise foi de s— gr—ndEm ereF g— v— c xonF u9estE™e qui ™lo™he en™ore c t9—i m—lF „9—s m—l o u c €—rtoutF €—rtoutD ™— se peut p—sD ™9est p—s vr—iF „rouveE moi un endroit pr¡e™isF t9—i m—l d—ns m— t¢eteF g9est norm—lF yn en est tous l — v—F F F ellezD montreEmoi plut¢ot tes ™opinesF F F xonD tourneF gellesE™i je ne veux p—s les voirD je ne peux p—s les sou'rirF it luiD l —D le vieux —ve™ son ˜l—zerD il est p—s m—lD non c ge n9est p—s un ˜l—zerD gros ˜¢et—D ™9est son pyj—m—D en plus il est sourd ™omme un potF F F it pr¡etentieux —ve™ ™—F F F
  92. 92. ille pos—it un pied dev—nt l9—utre et dis—it du m—l de ses petits ™—m—r—desD tout —ll—it ˜ienF ellezD j9y v—isF F F w—inten—nt c yuiD m—inten—ntF ƒi tu veux que je m9o™™upe de t— ˜inetteF F F te me l eve t¢ot moi dem—in (gureEtoi et j9—i personne pour m9—mener mon petit d¡ejeuner —u litF F F „u me t¡el¡ephoner—s c sl ho™h— l— t¢eteF „u dis ™— et puis tu ne le f—is j—m—isF F F t9—i p—s le tempsF tuste ˜onjour et tu r—™™ro™hesF h9—™™ordF eu f—itD je ne s—is p—s si je pourr—i venir l— sem—ine pro™h—ineF F F ‰ — mon ™hef qui nous emm ene en goguetteF F F y u don™ c eu woulinE‚ougeF g9est vr—i c w—is nonD ™9est p—s vr—i 3 yn v— d—ns le vimousin rendre visite —u g—rs qui nous vend ses ˜¢etesF F F uelle dr¢ole d9id¡eeF F F g9est mon ™hefD ™—F F F sl dit que ™9est
  93. 93. import—ntF F F „u ne viendr—s p—s —lors c te ne s—is p—sF pr—n™k c yuiF F F ve m¡ede™inF F F te s—isD le rouquinD j9ess—ye de le ™hoperF F F it tu f—is ˜ien tes exer™i™esD hein c €—r™e que le kin¡e n9est p—s tr es ™ontent  — ™e que j9—i pu ™omprendreF F F evis—nt l— mine ¡etonn¡ee de s— gr—ndEm ereD il —jout—D f—™¡etieux X „u vois que ™— m9—rrive de t¡el¡ephonerF F F sl r—nge— les outilsD m—nge— les derni eres fr—ises du pot—ger et s9—ssit un moment d—ns le j—rdinF ve ™h—t vint s9entortiller d—ns ses j—m˜es en r¢—l—ntF „9inqui ete p—sD gros p ereD t9inqui ete p—sF ille v— revenirF F F v— sonnerie de son port—˜le le tir— de s— torpeurF g9¡et—it une (lleF sl (t le ™oqD elle glouss—F ille propos—it d9—ller —u ™in¡em—F sl roul—  — plus de ™ent soix—nteEdix pend—nt tout le tr—jet en ™her™h—nt une —stu™e pour l— s—uter s—ns ¢etre o˜lig¡e de se ™ogner le (lmF sl n9—im—it p—s trop

×