éTanchéitéàl'air

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Suite au constat qu’il est nécessaire d’accélérer de manière sensible la prise en compte de l’étanchéité à l’air chez tous les professionnels du bâtiment, les Régions Alsace, Bourgogne, Franche-Comté, Pays de la Loire ainsi que les directions régionales de l’ADEME ont élaboré 2 outils (film + guide) permettant aux professionnels et à toute personne intéressée d’être sensibilisée à cette question.
S’adressant aussi bien aux maîtres d’ouvrage, concepteurs, bureaux d’études qu’aux entreprises, ces outils pédagogiques visent à donner une base indispensable afin d’appréhender correctement la complexité du sujet de l’étanchéité à l’air.

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éTanchéitéàl'air

  1. 1. DVD + guide à l’usage des professionnelsÉTANCHÉITÉÀ l’AIR desbâtimentsDansle cadre du programmeCe guide et ce film ont été financés par:Conception•Undessens0614042952•ImprimésurpapierrecycléFSCà100%dansuneimprimeriecertifiée
  2. 2. Crédit photoscouverture: Aldo architecte, Logiouest.1reédition achevée d’imprimer en novembre 2011.Production:Réalisation:avec la participation d’Alsatech, Afordex, Odysseus Film Production.droits de propriété: Conseil régional Bourgogne.droits d’usage: Conseil régional Alsace, Conseil régional Franche-Comté, Conseil régional Pays de la Loireet ADEME.desbâtimentsÉTANCHÉITÉÀ l’AIRdesbâtimentsÉTANCHÉITÉÀ l’AIRDVD produit par:Réalisation:avec la participation d’Alsatech, Afordex,Odysseus Film Production
  3. 3. DVD + guide à l’usage des professionnelsdes bâtimentsÉTANCHÉITÉÀ l’AIR
  4. 4. | 32SommaireL’étanchéité à lair des bâtimentsSommaireI. L’étanchéité à l’air dans le bâtiment : une révolution ?.............. 041.1 Pourquoi étancher un bâtiment ? ...................................................... 041.2 Quelle est la réalité aujourd’hui ? ....................................................... 052. Des étapes clefs :de la commande à la préparation du chantier................................072.1 Commande ...........................................................................................072.2 Conception : de l’esquisse à l’APD ..................................................... 082.3 Descriptif technique ............................................................................ 212.4 Préparation du chantier ......................................................................223. De l’importance d’une bonne mise en œuvre.............................233.1 Maçonnerie ..........................................................................................253.2 Ossature légère (bois/acier) ................................................................263.3 Pose des menuiseries extérieures ......................................................323.4 Passage des fluides .............................................................................343.5 Pose des matériaux de finition ...........................................................374. Le test d’étanchéité à l’air.........................................................384.1 Préparation du bâtiment ....................................................................394.2 Déroulement du test d’infiltrométrie ............................................... 404.3 Expression du résultat ........................................................................425. En résumé ..................................................................................43Annexes ......................................................................................... 46Avant-ProposLe film et le guide ont été élaborés à l’initiative des Régions Alsace, Bourgogne, Franche-Comté,Pays de la Loire et des directions régionales de l’ADEME, suite au constat qu’il est nécessaire d’accé-lérer de manière sensible la prise en compte de l’étanchéité à l’air chez tous les profes­sionnels dubâtiment.Ces outils pédagogiques s’adressent aussi bien aux maîtres d’ouvrage, concepteurs, bureauxd’études qu’aux entreprises. Ils visent à donner une base indispensable pour appréhender correc­tement la complexité du sujet de l’étanchéité à l’air des bâtiments. Une formation pratique complé-mentaire est nécessaire pour acquérir un réel savoir-faire dans ce domaine.Objectifs pédagogiques1 Comprendre les fonctions et l’importance du système d’étanchéité à l’air au-delà d’un objectifréglementaire ;2 Viser la réussite du système d’étanchéité à l’air dès la phase de conception ;3 Connaître la variété des solutions constructives possibles et disponibles sur le marché ;4 Constater les particularités de l’étanchéité à l’air pour la rénovation des bâtiments existants ;5 Appréhender l’exigence technique de la mise en œuvre et du suivi de chantier ;6 Visualiser le déroulement des tests d’infiltrométrie et apprendre à les intégrer dans une démarchequalité.Fonctionnement des deux outils : film et guideLes deux supports peuvent être utilisés indépendamment ou en complémentarité :Le guide détaille certaines étapes clés de l’étanchéité à l’air notamment en conception, et comprenddes renvois vers des ressources complémentaires.Des encarts mettent en évidence les idées reçues, les points techniques particuliers et les spéci­fi­cités liés à la rénovation.Le film illustre, à travers les séquences et les témoignages de professionnels, les étapes clefs de lamise en œuvre de l’étanchéité à l’air sur chantier.Il est fortement recommandé de visionner le film en totalité pour avoir une compréhension globaledu sujet. Les chapitres du film peuvent être visualisés séparément pour une entrée plus directe dansun second temps.Le chapitre 3 concernant la mise en œuvre sur chantier est scindé selon les différents corps demétier du bâtiment.; Le contenu des deux outils pédagogiques ne saurait se substituer aux documents réglementaires (RT,DTU, etc.) et normes régulièrement mis à jour, ni aux préconisations techniques fournies par les fabricantsde produits­. Les utilisateurs professionnels doivent par conséquent être attentifs à toutes modifications ence sens.Les illustrations se veulent représentatives des produits existants sur le marché à la date de réalisation de cessupports. L’exhaustivité n’est par conséquent pas garantie.La liste des fabricants de produits d’étanchéité à l’air présentée à la fin de ce guide sera actualisée régu­liè­rement en ligne sur les sites Internet régionaux (cf. page 47).
  5. 5. | 32SommaireL’étanchéité à lair des bâtimentsSommaireI. L’étanchéité à l’air dans le bâtiment : une révolution ?.............. 041.1 Pourquoi étancher un bâtiment ? ...................................................... 041.2 Quelle est la réalité aujourd’hui ? ....................................................... 052. Des étapes clefs :de la commande à la préparation du chantier................................072.1 Commande ...........................................................................................072.2 Conception : de l’esquisse à l’APD ..................................................... 082.3 Descriptif technique ............................................................................ 212.4 Préparation du chantier ......................................................................223. De l’importance d’une bonne mise en œuvre.............................233.1 Maçonnerie ..........................................................................................253.2 Ossature légère (bois/acier) ................................................................263.3 Pose des menuiseries extérieures ......................................................323.4 Passage des fluides .............................................................................343.5 Pose des matériaux de finition ...........................................................374. Le test d’étanchéité à l’air.........................................................384.1 Préparation du bâtiment ....................................................................394.2 Déroulement du test d’infiltrométrie ............................................... 404.3 Expression du résultat ........................................................................425. En résumé ..................................................................................43Annexes ......................................................................................... 46Avant-ProposLe film et le guide ont été élaborés à l’initiative des Régions Alsace, Bourgogne, Franche-Comté,Pays de la Loire et des directions régionales de l’ADEME, suite au constat qu’il est nécessaire d’accé-lérer de manière sensible la prise en compte de l’étanchéité à l’air chez tous les profes­sionnels dubâtiment.Ces outils pédagogiques s’adressent aussi bien aux maîtres d’ouvrage, concepteurs, bureauxd’études qu’aux entreprises. Ils visent à donner une base indispensable pour appréhender correc­tement la complexité du sujet de l’étanchéité à l’air des bâtiments. Une formation pratique complé-mentaire est nécessaire pour acquérir un réel savoir-faire dans ce domaine.Objectifs pédagogiques1 Comprendre les fonctions et l’importance du système d’étanchéité à l’air au-delà d’un objectifréglementaire ;2 Viser la réussite du système d’étanchéité à l’air dès la phase de conception ;3 Connaître la variété des solutions constructives possibles et disponibles sur le marché ;4 Constater les particularités de l’étanchéité à l’air pour la rénovation des bâtiments existants ;5 Appréhender l’exigence technique de la mise en œuvre et du suivi de chantier ;6 Visualiser le déroulement des tests d’infiltrométrie et apprendre à les intégrer dans une démarchequalité.Fonctionnement des deux outils : film et guideLes deux supports peuvent être utilisés indépendamment ou en complémentarité :Le guide détaille certaines étapes clés de l’étanchéité à l’air notamment en conception, et comprenddes renvois vers des ressources complémentaires.Des encarts mettent en évidence les idées reçues, les points techniques particuliers et les spéci­fi­cités liés à la rénovation.Le film illustre, à travers les séquences et les témoignages de professionnels, les étapes clefs de lamise en œuvre de l’étanchéité à l’air sur chantier.Il est fortement recommandé de visionner le film en totalité pour avoir une compréhension globaledu sujet. Les chapitres du film peuvent être visualisés séparément pour une entrée plus directe dansun second temps.Le chapitre 3 concernant la mise en œuvre sur chantier est scindé selon les différents corps demétier du bâtiment.; Le contenu des deux outils pédagogiques ne saurait se substituer aux documents réglementaires (RT,DTU, etc.) et normes régulièrement mis à jour, ni aux préconisations techniques fournies par les fabricantsde produits­. Les utilisateurs professionnels doivent par conséquent être attentifs à toutes modifications ence sens.Les illustrations se veulent représentatives des produits existants sur le marché à la date de réalisation de cessupports. L’exhaustivité n’est par conséquent pas garantie.La liste des fabricants de produits d’étanchéité à l’air présentée à la fin de ce guide sera actualisée régu­liè­rement en ligne sur les sites Internet régionaux (cf. page 47).
  6. 6. 5 5|5 54 | 5pOur l’usager>Réduire les factures de chauffage(gain jusqu’à 16 kWhep/m²/an*)>Améliorer le confort:• Pas de courant d’air désagréable;• Pas de chaleur étouffante en périodeestivale à condition d’utiliser les protectionssolaires adéquates;• Pas de gênes acoustiques avec l’extérieurou autres locaux mitoyens;• Diminution des gênes olfactives.>Limiter par le meilleur fonctionnement de laventilation les problématiques de santé (allergie,asthme) liées à la présence de moisissures oul’infiltration de polluants (fibres, poussières,composés organiques volatils) dans le bâtiment.pOur le bâtIment>Limiter les risques de dommages auxcomposants de l’enveloppe (condensation dansles parois) et donc augmenter la pérennité desstructures.>Maintenir la performance des isolants ther-miques tout au long de la vie du bâtiment.1.2 quelle est la réalité aujourd’hui?Jusqu’à présent, l’étanchéité à l’air desbâtiments n’était pas sur le devant de la scènelors de la conception ou de la constructiond’un bâtiment. Selon les principes constructifschoisis et mis en œuvre, les bâtiments existantsont un niveau d’étanchéité très variable actuel-lement pouvant dépasser parfois de plus de 2fois la valeur réglementaire.*source: CETE de Lyon – PREBAT PABHIPLUSIEURS COnSTATS:La maison individuelle pose souvent plus decomplexité qu’un bâtiment grand volume liée à:• une surface d’enveloppe importante encomparaison au volume chauffé (faiblecompacité);• des méthodes constructives traditionnellesparfois inadaptées à l’intégration écono-mique de l’étanchéité à l’air;• une maîtrise d’œuvre qui peut être bridéedans l’apport de compétences pointues auregard des honoraireset des coûts associés;• une marge de progression importante pourles entreprises afin d’appréhender la mise enœuvre de l’étanchéité à l’air.Dans les bâtiments existants, l’étanchéité àl’air est encore peu appréhendée au niveau desaudits énergétiques alors que son améliorationpeut être une stratégie efficace en rénovation.Les fabricants de composants du bâtimentprennent conscience de l’évolution nécessairede leurs produits et descriptifs techniquesrevus sous l’angle de l’étanchéité à l’air et dela révision en cours des DTU (documents tech-niques unifiés) et règles de l’art.Une focalisation se fait sur la mesure lors destests perçus comme une fin en soi alors qu’ils’agit plutôt d’un moyen très pertinent devérifier la qualité du travail de conception et deconstruction.L’impact économique réel de l’étanchéité à l’airest complexe à appréhender pour la maîtrised’ouvrage.Une période de transition est enclenchée,autant en commande, conception que surchantier. La connaissance et l’expérience danscette période de transition varient pour chaqueprojet.L’étanchéité à l’air dans le bâtiment: une révolution?L’étanchéité à lair des bâtimentsL’objectif ambitieux fixé parle Plan Bâtiment Grenelledu développement desbâtiments à énergie positiveen 2020 a entraîné une série d’étapesintermédiaires pour accélérer cettemutation.Laréglementationthermiquedatant de 2005 (RT2005) a introduit lanotion d’étanchéité à l’air, le label BBC-Effinergie l’a confortée avec l’obligationde mesure, la RT2012 la généralise etl’impose au même titre que la consom-mation annuelle en kWhep/m².L’étanchéité à l’air a fait entrer lebâtiment dans l’ère de l’obligation derésultats et non plus seulement demoyens. Ce qui a été perçu au départcomme une nouvelle contrainteapparaît aujourd’hui comme une réelleopportunité d’appliquer concrètementl’expression « travailler ensemble » sirépandue dans les projets de bâtimentdurable. En effet, sans concertationentre la maîtrise d’ouvrage, les acteursde la conception et de la construction ilest difficile voire impossible d’obtenirun résultat performant, pérenne, dansun coût maîtrisé.1.1pourquoiétancher unbâtiment?L’enveloppe est la coquille du bâtiment: ellesépare le milieu intérieur isolé et confortabledu milieu extérieur, et inclut murs, plan-chers, toitures, portes et fenêtres. Bâtimentperformant et durable rime avec orientationoptimisée, protections solaires, compacité,isolation de l’enveloppe, ventilation, etc. maiségalement étanchéité à l’air. Étancher unbâtiment consiste à éliminer toutes les fuitesd’air parasites au travers de l’enveloppe. Bienque souvent invisible à la livraison d’un bâti-ment, l’étanchéité à l’air permet de tirer denombreux bénéfices.1. L’étanchéité à l’air dans le bâtiment:une révolution?
  7. 7. 5 5|5 54 | 5pOur l’usager>Réduire les factures de chauffage(gain jusqu’à 16 kWhep/m²/an*)>Améliorer le confort:• Pas de courant d’air désagréable;• Pas de chaleur étouffante en périodeestivale à condition d’utiliser les protectionssolaires adéquates;• Pas de gênes acoustiques avec l’extérieurou autres locaux mitoyens;• Diminution des gênes olfactives.>Limiter par le meilleur fonctionnement de laventilation les problématiques de santé (allergie,asthme) liées à la présence de moisissures oul’infiltration de polluants (fibres, poussières,composés organiques volatils) dans le bâtiment.pOur le bâtIment>Limiter les risques de dommages auxcomposants de l’enveloppe (condensation dansles parois) et donc augmenter la pérennité desstructures.>Maintenir la performance des isolants ther-miques tout au long de la vie du bâtiment.1.2 quelle est la réalité aujourd’hui?Jusqu’à présent, l’étanchéité à l’air desbâtiments n’était pas sur le devant de la scènelors de la conception ou de la constructiond’un bâtiment. Selon les principes constructifschoisis et mis en œuvre, les bâtiments existantsont un niveau d’étanchéité très variable actuel-lement pouvant dépasser parfois de plus de 2fois la valeur réglementaire.*source: CETE de Lyon – PREBAT PABHIPLUSIEURS COnSTATS:La maison individuelle pose souvent plus decomplexité qu’un bâtiment grand volume liée à:• une surface d’enveloppe importante encomparaison au volume chauffé (faiblecompacité);• des méthodes constructives traditionnellesparfois inadaptées à l’intégration écono-mique de l’étanchéité à l’air;• une maîtrise d’œuvre qui peut être bridéedans l’apport de compétences pointues auregard des honoraireset des coûts associés;• une marge de progression importante pourles entreprises afin d’appréhender la mise enœuvre de l’étanchéité à l’air.Dans les bâtiments existants, l’étanchéité àl’air est encore peu appréhendée au niveau desaudits énergétiques alors que son améliorationpeut être une stratégie efficace en rénovation.Les fabricants de composants du bâtimentprennent conscience de l’évolution nécessairede leurs produits et descriptifs techniquesrevus sous l’angle de l’étanchéité à l’air et dela révision en cours des DTU (documents tech-niques unifiés) et règles de l’art.Une focalisation se fait sur la mesure lors destests perçus comme une fin en soi alors qu’ils’agit plutôt d’un moyen très pertinent devérifier la qualité du travail de conception et deconstruction.L’impact économique réel de l’étanchéité à l’airest complexe à appréhender pour la maîtrised’ouvrage.Une période de transition est enclenchée,autant en commande, conception que surchantier. La connaissance et l’expérience danscette période de transition varient pour chaqueprojet.L’étanchéité à l’air dans le bâtiment: une révolution?L’étanchéité à lair des bâtimentsL’objectif ambitieux fixé parle Plan Bâtiment Grenelledu développement desbâtiments à énergie positiveen 2020 a entraîné une série d’étapesintermédiaires pour accélérer cettemutation.Laréglementationthermiquedatant de 2005 (RT2005) a introduit lanotion d’étanchéité à l’air, le label BBC-Effinergie l’a confortée avec l’obligationde mesure, la RT2012 la généralise etl’impose au même titre que la consom-mation annuelle en kWhep/m².L’étanchéité à l’air a fait entrer lebâtiment dans l’ère de l’obligation derésultats et non plus seulement demoyens. Ce qui a été perçu au départcomme une nouvelle contrainteapparaît aujourd’hui comme une réelleopportunité d’appliquer concrètementl’expression « travailler ensemble » sirépandue dans les projets de bâtimentdurable. En effet, sans concertationentre la maîtrise d’ouvrage, les acteursde la conception et de la construction ilest difficile voire impossible d’obtenirun résultat performant, pérenne, dansun coût maîtrisé.1.1pourquoiétancher unbâtiment?L’enveloppe est la coquille du bâtiment: ellesépare le milieu intérieur isolé et confortabledu milieu extérieur, et inclut murs, plan-chers, toitures, portes et fenêtres. Bâtimentperformant et durable rime avec orientationoptimisée, protections solaires, compacité,isolation de l’enveloppe, ventilation, etc. maiségalement étanchéité à l’air. Étancher unbâtiment consiste à éliminer toutes les fuitesd’air parasites au travers de l’enveloppe. Bienque souvent invisible à la livraison d’un bâti-ment, l’étanchéité à l’air permet de tirer denombreux bénéfices.1. L’étanchéité à l’air dans le bâtiment:une révolution?
  8. 8. 6 76 72. Des étapes clefs: de la commandeà la préparation du chantierLes préconisations abordées dans cettepartie sont des principes généraux. Lesdétails de mise en œuvre des produitssont explicités dans la partie 3.La première clef de réussitede l’étanchéité à l’air estd’entamer la réflexion dès lesphases de commande et deconception du projet. En effet, l’expé-rience a montré que la responsabi-lité est partagée à parts égales entremaîtrise d’ouvrage, maîtrise d’œuvreet entreprises. Cela signifie un tempsminimal et identifié d’études à ne pasnégliger afin de traiter les différentesétapes présentées ci-dessous.2.1 commandeLe changement dans les pratiques s’appliqueen premier lieu pour la maîtrise d’ouvrage(MOa). Des questionnements doivent êtreabordés, en se référant au besoin à un assistantà la maîtrise d’ouvrage (AMOa) spécialisé, casdes collectivités ou structures n’ayant pas lescompétences requises en interne.quelleperfOrmancevIséepOurleprOjet?La maîtrise d’ouvrage se doit d’être explicitesur sa demande dès le démarrage du projet(phase programmation). En effet, concevoirun bâtiment basse consommation ou passifimplique des choix différents quant à la compo-sition de l’enveloppe, des détails constructifs,du type de menuiseries, des équipements, etc.L’exigence en termes d’étanchéité à l’air doitcorrespondre avec l’exigence du niveau énergé-tique du bâtiment et avec les choix techniquesretenus (par exemple l’installation d’une venti-lation double flux).| Introduction et contexte sur le sujetL’étanchéité à lair des bâtiments6 7DES IDéES rEçuES EncorE tEnAcES!bâtIment étanche = bâtIment thermOs?On entend souvent: « il n’y a plus du tout d’air qui va entreravec ces calfeutrements, on a une impression de confi-nement ». Cette confusion vient d’une mauvaise compré-hension du fonctionnement de la ventilation ce qui induitune gestion défaillante de celle-ci. En effet, il est indispen-sable d’amener de l’air propre dans les locaux afin de main-tenir une bonne qualité d’air intérieur pour les occupants.Pour cela, on peut recourir à différents systèmes dimen-sionnés: naturel ou mécanique, simple ou double flux. Enréalité, plus le bâtiment est étanche à l’air et plus les fluxde ventilation volontaire sont maîtrisés et correspondent auxprévisions des bureaux d’études et fabricants. En particulierle rendement des échangeurs double flux avec récupérationde chaleur se trouve optimisé.bâtIment très IsOlé = bâtIment perfOrmant?L’arrivée des réglementations thermiques (RT) a soulignél’importance d’isoler plus fortement l’enveloppe et les profes-sionnels se sont habitués à insérer des épaisseurs de plus enplus importantes d’isolant en toiture et paroi. Or l’épaisseurde l’isolant seule n’est pas suffisante pour garantir son effi-cacité. Deux facteurs sont indissociables:• l’isolant doit se trouver dans un environnement sec, laprésence d’humidité rendant le matériau plus conducteur;• l’isolant doit se trouver dans un environnement sanscourant d’air, le principe de l’isolation étant d’emprisonnerde l’air immobile.Pour réunir ces deux conditions, l’étanchéité à l’air de l’enve-loppe est indispensable en complément de la couche d’iso-lation. De plus, ce sont rarement les mêmes matériaux quiréalisent ces deux fonctions.bâtImentperspIrant=bâtImentnOnétancheàl’aIr?Composer une paroi perspirante ne modifie en rien l’exigenceen termes d’étanchéité à l’air. Bien que la paroi soit étancheà l’air, une migration de vapeur d’eau (par diffusion) a lieuentre l’intérieur et l’extérieur du bâtiment, en fonction descaractéristiques des matériaux et des conditions de climatintérieur et extérieur.Une enveloppe étanche à l’air et perspirante pourrait êtrecomparée à une veste en matière Gore-Tex®: une couche iso-lante, une couche étanche à l’air pour se protéger du vent,et une matière permettant l’évacuation de la transpiration.Pour autant, un système de ventilation équivalent à la respi-ration humaine reste indispensable même dans un bâtimentperspirant pour évacuer CO2, polluants divers et vapeur d’eauen excès.
  9. 9. 6 76 72. Des étapes clefs: de la commandeà la préparation du chantierLes préconisations abordées dans cettepartie sont des principes généraux. Lesdétails de mise en œuvre des produitssont explicités dans la partie 3.La première clef de réussitede l’étanchéité à l’air estd’entamer la réflexion dès lesphases de commande et deconception du projet. En effet, l’expé-rience a montré que la responsabi-lité est partagée à parts égales entremaîtrise d’ouvrage, maîtrise d’œuvreet entreprises. Cela signifie un tempsminimal et identifié d’études à ne pasnégliger afin de traiter les différentesétapes présentées ci-dessous.2.1 commandeLe changement dans les pratiques s’appliqueen premier lieu pour la maîtrise d’ouvrage(MOa). Des questionnements doivent êtreabordés, en se référant au besoin à un assistantà la maîtrise d’ouvrage (AMOa) spécialisé, casdes collectivités ou structures n’ayant pas lescompétences requises en interne.quelleperfOrmancevIséepOurleprOjet?La maîtrise d’ouvrage se doit d’être explicitesur sa demande dès le démarrage du projet(phase programmation). En effet, concevoirun bâtiment basse consommation ou passifimplique des choix différents quant à la compo-sition de l’enveloppe, des détails constructifs,du type de menuiseries, des équipements, etc.L’exigence en termes d’étanchéité à l’air doitcorrespondre avec l’exigence du niveau énergé-tique du bâtiment et avec les choix techniquesretenus (par exemple l’installation d’une venti-lation double flux).| Introduction et contexte sur le sujetL’étanchéité à lair des bâtiments6 7DES IDéES rEçuES EncorE tEnAcES!bâtIment étanche = bâtIment thermOs?On entend souvent: « il n’y a plus du tout d’air qui va entreravec ces calfeutrements, on a une impression de confi-nement ». Cette confusion vient d’une mauvaise compré-hension du fonctionnement de la ventilation ce qui induitune gestion défaillante de celle-ci. En effet, il est indispen-sable d’amener de l’air propre dans les locaux afin de main-tenir une bonne qualité d’air intérieur pour les occupants.Pour cela, on peut recourir à différents systèmes dimen-sionnés: naturel ou mécanique, simple ou double flux. Enréalité, plus le bâtiment est étanche à l’air et plus les fluxde ventilation volontaire sont maîtrisés et correspondent auxprévisions des bureaux d’études et fabricants. En particulierle rendement des échangeurs double flux avec récupérationde chaleur se trouve optimisé.bâtIment très IsOlé = bâtIment perfOrmant?L’arrivée des réglementations thermiques (RT) a soulignél’importance d’isoler plus fortement l’enveloppe et les profes-sionnels se sont habitués à insérer des épaisseurs de plus enplus importantes d’isolant en toiture et paroi. Or l’épaisseurde l’isolant seule n’est pas suffisante pour garantir son effi-cacité. Deux facteurs sont indissociables:• l’isolant doit se trouver dans un environnement sec, laprésence d’humidité rendant le matériau plus conducteur;• l’isolant doit se trouver dans un environnement sanscourant d’air, le principe de l’isolation étant d’emprisonnerde l’air immobile.Pour réunir ces deux conditions, l’étanchéité à l’air de l’enve-loppe est indispensable en complément de la couche d’iso-lation. De plus, ce sont rarement les mêmes matériaux quiréalisent ces deux fonctions.bâtImentperspIrant=bâtImentnOnétancheàl’aIr?Composer une paroi perspirante ne modifie en rien l’exigenceen termes d’étanchéité à l’air. Bien que la paroi soit étancheà l’air, une migration de vapeur d’eau (par diffusion) a lieuentre l’intérieur et l’extérieur du bâtiment, en fonction descaractéristiques des matériaux et des conditions de climatintérieur et extérieur.Une enveloppe étanche à l’air et perspirante pourrait êtrecomparée à une veste en matière Gore-Tex®: une couche iso-lante, une couche étanche à l’air pour se protéger du vent,et une matière permettant l’évacuation de la transpiration.Pour autant, un système de ventilation équivalent à la respi-ration humaine reste indispensable même dans un bâtimentperspirant pour évacuer CO2, polluants divers et vapeur d’eauen excès.
  10. 10. |Par exemple, quand le BE thermiques ajuste son calcul réglementaire il entre des données sur le chauffage, la venti­lation et également l’étanchéité à l’air, ce qui aura un impact direct sur le calcul des consommations énergétiques.Source : Pouget Consultant – logiciel PerrenoudÉtape 1 : Définir le volume chauffé etétanche à l’airDès les premières esquisses, puis en travaillantsur les plans et coupes du projet en conception,le système d’étanchéité à l’air doit être définiautour du volume chauffé (en adéquationavec l’étude thermique). En particulier dansles logements­collectifs, le volume à étancher­correspond­à chaque logement et non aubâtiment­dans son ensemble.Cette étape implique de repérer les locaux nonchauffés tels que garage, locaux techniques,palier, parties communes, etc. et d’appré­henderau cas par cas l’impact sur l’étanchéité à l’air.Deux focus concernent l’emplacement :Du tableau électrique : afin de limiter le travaild’étanchéité de l’électricien, il est recom­mandéde positionner le tableau électrique dans levolume­chauffé (sauf cas de locaux TGBTventilés­en tertiaire). Seuls les fourreaux deraccordement au réseau public sont à étancher ;Des ascenseurs : bien qu’utilisés la majoritédu temps dans un volume chauffé, les cagesd’ascenseurs sont connues pour engendrer desdéperditions thermiques importantes du faitdes systèmes de ventilation et désenfumageobligatoires. L’une des solutions consiste à leslocaliser en dehors du volume chauffé, parti­cu­liè­rement en bâtiment tertiaire, tout enrestant­accessibles pour les personnes à mobi-lité réduite­. L’autre solution est de recourir àdes dispositifs nouveaux d’aération avec desclapets à ouverture variable en prenant soin devérifier la conformité réglementaire.8 9Et en rénovation ?Dans le cas d’un bâtiment sur lequelune rénovation va être effectuée, il estimportant­de réaliser un diagnosticinitial­sur le bâtiment ne portant pas uni­quement sur le bilan énergétique maisaussi sur le niveau d’étanchéité à l’air del’enveloppe existante. Ceci aidera à éla­borer la stra­tégie de rénovation.Quelles compétences requises ?Dans le dossier de consultation de l’équipede maîtrise d’œuvre, il est recommandé despécifier­les compétences requises dans ledomaine­de l’étanchéité à l’air : références et/ou formations suivies. Selon la réponse del’équipe, il sera alors important d’identifier siun accompagnement spécifique par un pres-tataire complémentaire (assistant à maîtrised’ouvrage ou maîtrise d’œuvre : AMOa ouAMOe) est nécessaire - en particulier pour uneéquipe réalisant un premier projet à un niveaud’exigence donné.D’autre part, à ce stade la maîtrise d’ouvragedoit définir également d’autres points :> ajout d’une mission EXE (étudesd’exécution­) en complément de la mission debase (souhaitable) ?> accompagnement ponctuel pour le suivi dechantier ?> réalisation de tests d’infiltrométrie en coursde construction.Siouiparquelacteur :unbureaud’étudesspécia­lisé lié à la maîtrise d’ouvrage ou à la maîtrised’œuvre, une entreprise du chantier en auto-contrôle, ou encore un lot spécifique « mesurede la perméabilité à l’air » ?Un coût nouveau ?La réalisation d’un bâtiment étanche à l’air faitapparaître un coût jusqu’à présent « oublié »,lié à l’emploi de produits spécifiques de qualité­et à un temps de mise en œuvre soignéeplus important. Il ne s’agit pourtant pas d’unsurcoût­puisque ces mesures sont essentiellesà la pérennité et la performance du projet, aumême titre que la structure ou l’isolation dubâtiment. Le budget initial du projet doit parconséquent inclure ces travaux, qui peuventreprésenter de 5 à 15 € HT/m² selon le type debâtiment*.Dans la phase d’analyse des offres la MOa devraêtre très vigilante pour ne pas défavoriser lesentreprises compétentes prenant en compte cecoût réel face à celles le sous-évaluant.2.2 Conception :del’esquisseàl’APDDèsquel’équipedemaîtrised’œuvreestretenue­,un regard doit être porté de manière transver-sale et itérative sur l’étanchéité à l’air dès laphase esquisse par l’architecte et les bureaux­d’études techniques (BET) - voire les entreprisesen marché de Conception/Réalisation­.Les différentes étapes de travail seront :Étape 1Définir le volume chauffé et étanche à l’air ;Étape 2Identifier les liaisons complexes selon lesmodes constructifs ;Étape 3Focaliser sur les paramètres influents (choix etpose) des menuiseries ;Étape 4Représenter le cheminement des fluides.*source : Enertech, avril 2010Des étapes clefs : de la commande à la préparation du chantierL’étanchéité à lair des bâtiments
  11. 11. |Par exemple, quand le BE thermiques ajuste son calcul réglementaire il entre des données sur le chauffage, la venti­lation et également l’étanchéité à l’air, ce qui aura un impact direct sur le calcul des consommations énergétiques.Source : Pouget Consultant – logiciel PerrenoudÉtape 1 : Définir le volume chauffé etétanche à l’airDès les premières esquisses, puis en travaillantsur les plans et coupes du projet en conception,le système d’étanchéité à l’air doit être définiautour du volume chauffé (en adéquationavec l’étude thermique). En particulier dansles logements­collectifs, le volume à étancher­correspond­à chaque logement et non aubâtiment­dans son ensemble.Cette étape implique de repérer les locaux nonchauffés tels que garage, locaux techniques,palier, parties communes, etc. et d’appré­henderau cas par cas l’impact sur l’étanchéité à l’air.Deux focus concernent l’emplacement :Du tableau électrique : afin de limiter le travaild’étanchéité de l’électricien, il est recom­mandéde positionner le tableau électrique dans levolume­chauffé (sauf cas de locaux TGBTventilés­en tertiaire). Seuls les fourreaux deraccordement au réseau public sont à étancher ;Des ascenseurs : bien qu’utilisés la majoritédu temps dans un volume chauffé, les cagesd’ascenseurs sont connues pour engendrer desdéperditions thermiques importantes du faitdes systèmes de ventilation et désenfumageobligatoires. L’une des solutions consiste à leslocaliser en dehors du volume chauffé, parti­cu­liè­rement en bâtiment tertiaire, tout enrestant­accessibles pour les personnes à mobi-lité réduite­. L’autre solution est de recourir àdes dispositifs nouveaux d’aération avec desclapets à ouverture variable en prenant soin devérifier la conformité réglementaire.8 9Et en rénovation ?Dans le cas d’un bâtiment sur lequelune rénovation va être effectuée, il estimportant­de réaliser un diagnosticinitial­sur le bâtiment ne portant pas uni­quement sur le bilan énergétique maisaussi sur le niveau d’étanchéité à l’air del’enveloppe existante. Ceci aidera à éla­borer la stra­tégie de rénovation.Quelles compétences requises ?Dans le dossier de consultation de l’équipede maîtrise d’œuvre, il est recommandé despécifier­les compétences requises dans ledomaine­de l’étanchéité à l’air : références et/ou formations suivies. Selon la réponse del’équipe, il sera alors important d’identifier siun accompagnement spécifique par un pres-tataire complémentaire (assistant à maîtrised’ouvrage ou maîtrise d’œuvre : AMOa ouAMOe) est nécessaire - en particulier pour uneéquipe réalisant un premier projet à un niveaud’exigence donné.D’autre part, à ce stade la maîtrise d’ouvragedoit définir également d’autres points :> ajout d’une mission EXE (étudesd’exécution­) en complément de la mission debase (souhaitable) ?> accompagnement ponctuel pour le suivi dechantier ?> réalisation de tests d’infiltrométrie en coursde construction.Siouiparquelacteur :unbureaud’étudesspécia­lisé lié à la maîtrise d’ouvrage ou à la maîtrised’œuvre, une entreprise du chantier en auto-contrôle, ou encore un lot spécifique « mesurede la perméabilité à l’air » ?Un coût nouveau ?La réalisation d’un bâtiment étanche à l’air faitapparaître un coût jusqu’à présent « oublié »,lié à l’emploi de produits spécifiques de qualité­et à un temps de mise en œuvre soignéeplus important. Il ne s’agit pourtant pas d’unsurcoût­puisque ces mesures sont essentiellesà la pérennité et la performance du projet, aumême titre que la structure ou l’isolation dubâtiment. Le budget initial du projet doit parconséquent inclure ces travaux, qui peuventreprésenter de 5 à 15 € HT/m² selon le type debâtiment*.Dans la phase d’analyse des offres la MOa devraêtre très vigilante pour ne pas défavoriser lesentreprises compétentes prenant en compte cecoût réel face à celles le sous-évaluant.2.2 Conception :del’esquisseàl’APDDèsquel’équipedemaîtrised’œuvreestretenue­,un regard doit être porté de manière transver-sale et itérative sur l’étanchéité à l’air dès laphase esquisse par l’architecte et les bureaux­d’études techniques (BET) - voire les entreprisesen marché de Conception/Réalisation­.Les différentes étapes de travail seront :Étape 1Définir le volume chauffé et étanche à l’air ;Étape 2Identifier les liaisons complexes selon lesmodes constructifs ;Étape 3Focaliser sur les paramètres influents (choix etpose) des menuiseries ;Étape 4Représenter le cheminement des fluides.*source : Enertech, avril 2010Des étapes clefs : de la commande à la préparation du chantierL’étanchéité à lair des bâtiments
  12. 12. 11 11| 1110Des étapes clefs: de la commande à la préparation du chantierL’étanchéité à lair des bâtimentslOrs d’une rénOvatIOnOu d’une extensIOn?Il faut prendre le temps de regarder lesmodifications sur le plan d’étanchéitéà l’air que ces actions de rénovation oud’extension impliquent. Par exemple si lesouhait est d’aménager des combles perdusdansunemaisonindividuelle,lepland’étan-chéité à l’air situé auparavant au niveau duplafond isolé, va être déplacé en rampantsous toiture. De nouvelles jonctions sontalors à mettre en œuvre entre la toitureet les parois verticales afin de conserver lacontinuité de l’étanchéité à l’air.Source plan: Arc’A3Dans le cas d’une maison individuelleavec garage accolé, il est importantd’identifier ce local comme nonchauffé et de l’exclure de l’enveloppeétanche à l’air. Par conséquent, letableau électrique est disposé dansl’habitation et la porte de séparationentre garage et habitation étanche etisolée.Source plan: Arc’A3Dans le cas de cet équipement scolaire, l’ascenseur a été disposé dans un sas hors volume chauffé. Ainsi, il resteaccessible et n’occasionne plus de pertes thermiques et fuites d’air dans l’enveloppe.Source plan: Linéa Architecture et Urbanismecoffretélectriqueà déplacerascenseur
  13. 13. 11 11| 1110Des étapes clefs: de la commande à la préparation du chantierL’étanchéité à lair des bâtimentslOrs d’une rénOvatIOnOu d’une extensIOn?Il faut prendre le temps de regarder lesmodifications sur le plan d’étanchéitéà l’air que ces actions de rénovation oud’extension impliquent. Par exemple si lesouhait est d’aménager des combles perdusdansunemaisonindividuelle,lepland’étan-chéité à l’air situé auparavant au niveau duplafond isolé, va être déplacé en rampantsous toiture. De nouvelles jonctions sontalors à mettre en œuvre entre la toitureet les parois verticales afin de conserver lacontinuité de l’étanchéité à l’air.Source plan: Arc’A3Dans le cas d’une maison individuelleavec garage accolé, il est importantd’identifier ce local comme nonchauffé et de l’exclure de l’enveloppeétanche à l’air. Par conséquent, letableau électrique est disposé dansl’habitation et la porte de séparationentre garage et habitation étanche etisolée.Source plan: Arc’A3Dans le cas de cet équipement scolaire, l’ascenseur a été disposé dans un sas hors volume chauffé. Ainsi, il resteaccessible et n’occasionne plus de pertes thermiques et fuites d’air dans l’enveloppe.Source plan: Linéa Architecture et Urbanismecoffretélectriqueà déplacerascenseur
  14. 14. 13 13Dans ce cas de mitoyenneté où l’objectif est d’étancher chaque logement, le plan d’étanchéité à l’air va se posi-tionner côté intérieur de la paroi en maçonnerie.Source plan: Arc’A3Prendre soin de reboucher les trousde banche dans le béton armé afind’assurer la continuitéEnduit minceet armature renforcéeIsolant rigide colléet/ou calé chevilléMur voile en béton arméEnduit de ragréage muralgarnissantschéma 01Dans le cas de paroi en béton armé, l’ensemble du matériau constitue le plan d’étanchéité à l’air.Source: Mininfil – CETE de Lyon| 1312Des étapes clefs: de la commande à la préparation du chantierL’étanchéité à lair des bâtimentsles revêtements de fInItIOnfOnt-Ils partIe du systèmed’étanchéIté à l’aIr?Si on prend l’exemple de la plaque de plâtre,matériau étanche en partie courante, onpourrait l’inclure dans le système d’étan-chéité à l’air économisant ainsi l’emploid’autres produits. Cependant, cela impliquel’utilisation de produits spécifiques (boîtiersélectriques étanches, etc.) et les précautionsdemiseenœuvresontconsidérables.Deplus,cela suppose que tous les occupants pendantla durée de vie du bâtiment ne dégraderontpas ce revêtement, ce qui semble irréaliste.Lorsque la plaque de plâtre constitue le pland’étanchéité à l’air, tout percement effectuéoccasionne une fuite d’air importante.maÇOnnerIeen vOIle bétOnDe par sa composition, le béton banché et/ouarmé est un matériau étanche à l’air. Toutel’épaisseur de la paroi constitue donc le pland’étanchéité à l’air (schéma n° 01). Toutefois,dans le cas de voiles béton préfabriqués, chaquejonction entre panneaux doit être étanchée, demême pour les joints de dilatation.en blOcs/élémentsDans le cas d’utilisation de maçonnerie en blocs(parpaing, brique, béton cellulaire, monomur,etc.), le matériau et les jonctions ne sont passuffisamment étanches à l’air. Il est doncnécessaire de travailler avec l’ajout d’un enduit/revêtement technique ou d’une membraned’étanchéité afin d’obtenir un résultat pérenne.• Cas d’une isolation par l’intérieurLes deux approches les plus répandues dans cecas sont:- Un enduit/revêtement technique perméableà la vapeur d’eau mis en œuvre entre lamaçonnerie et l’isolation et apte à recevoir undoublage isolant collé (schéma n° 02);- Une membrane type pare-vapeur côté chaudde l’isolant avec vide technique pour le passagede l’électricité (schéma n° 03).Bien que l’enduit extérieur soit égalementétanche à l’air, il est délicat d’assurer sa conti-nuitéaveclesautresélémentscommeentoiture.D’autre part dans le cas de maisons mitoyennes,les murs accolés ne peuvent recevoir cet enduitextérieur (cf. plan ci-contre).• Cas d’une isolation par l’extérieurLa solution la plus simple est de réaliser éga-lement dans ce cas un enduit par l’intérieur(schéma n° 04), préférablement dissocié de lafinition intérieure pour en assurer la pérennité(réalisation d’un vide technique). Dans le cas oùil n’y a pas de vide technique pour l’électricité,des boîtiers électriques spécifiques étanches àl’air sont à utiliser.étape2:IdentifierlesliaisonscomplexesselonlesmodesconstructifsLe système d’étanchéité à l’air continu défini àl’étape précédente est constitué de différentsmatériaux liaisonnés entre eux. L’équipe deconception doit par conséquent identifier lorsde cette étape les principes d’étanchéité àl’air liés à chaque mode constructif, en défi-nissant les matériaux employés et les nœudsde complexité aux différentes interfaces.© WigwamIl est important de rappeler que l’objectifn’est pas d’obtenir une performance à lalivraison du bâtiment mais bien le pluslongtemps possible. On privilégiera donc unplan d’étanchéité « protégé », dissocié durevêtement de finition.
  15. 15. 13 13Dans ce cas de mitoyenneté où l’objectif est d’étancher chaque logement, le plan d’étanchéité à l’air va se posi-tionner côté intérieur de la paroi en maçonnerie.Source plan: Arc’A3Prendre soin de reboucher les trousde banche dans le béton armé afind’assurer la continuitéEnduit minceet armature renforcéeIsolant rigide colléet/ou calé chevilléMur voile en béton arméEnduit de ragréage muralgarnissantschéma 01Dans le cas de paroi en béton armé, l’ensemble du matériau constitue le plan d’étanchéité à l’air.Source: Mininfil – CETE de Lyon| 1312Des étapes clefs: de la commande à la préparation du chantierL’étanchéité à lair des bâtimentsles revêtements de fInItIOnfOnt-Ils partIe du systèmed’étanchéIté à l’aIr?Si on prend l’exemple de la plaque de plâtre,matériau étanche en partie courante, onpourrait l’inclure dans le système d’étan-chéité à l’air économisant ainsi l’emploid’autres produits. Cependant, cela impliquel’utilisation de produits spécifiques (boîtiersélectriques étanches, etc.) et les précautionsdemiseenœuvresontconsidérables.Deplus,cela suppose que tous les occupants pendantla durée de vie du bâtiment ne dégraderontpas ce revêtement, ce qui semble irréaliste.Lorsque la plaque de plâtre constitue le pland’étanchéité à l’air, tout percement effectuéoccasionne une fuite d’air importante.maÇOnnerIeen vOIle bétOnDe par sa composition, le béton banché et/ouarmé est un matériau étanche à l’air. Toutel’épaisseur de la paroi constitue donc le pland’étanchéité à l’air (schéma n° 01). Toutefois,dans le cas de voiles béton préfabriqués, chaquejonction entre panneaux doit être étanchée, demême pour les joints de dilatation.en blOcs/élémentsDans le cas d’utilisation de maçonnerie en blocs(parpaing, brique, béton cellulaire, monomur,etc.), le matériau et les jonctions ne sont passuffisamment étanches à l’air. Il est doncnécessaire de travailler avec l’ajout d’un enduit/revêtement technique ou d’une membraned’étanchéité afin d’obtenir un résultat pérenne.• Cas d’une isolation par l’intérieurLes deux approches les plus répandues dans cecas sont:- Un enduit/revêtement technique perméableà la vapeur d’eau mis en œuvre entre lamaçonnerie et l’isolation et apte à recevoir undoublage isolant collé (schéma n° 02);- Une membrane type pare-vapeur côté chaudde l’isolant avec vide technique pour le passagede l’électricité (schéma n° 03).Bien que l’enduit extérieur soit égalementétanche à l’air, il est délicat d’assurer sa conti-nuitéaveclesautresélémentscommeentoiture.D’autre part dans le cas de maisons mitoyennes,les murs accolés ne peuvent recevoir cet enduitextérieur (cf. plan ci-contre).• Cas d’une isolation par l’extérieurLa solution la plus simple est de réaliser éga-lement dans ce cas un enduit par l’intérieur(schéma n° 04), préférablement dissocié de lafinition intérieure pour en assurer la pérennité(réalisation d’un vide technique). Dans le cas oùil n’y a pas de vide technique pour l’électricité,des boîtiers électriques spécifiques étanches àl’air sont à utiliser.étape2:IdentifierlesliaisonscomplexesselonlesmodesconstructifsLe système d’étanchéité à l’air continu défini àl’étape précédente est constitué de différentsmatériaux liaisonnés entre eux. L’équipe deconception doit par conséquent identifier lorsde cette étape les principes d’étanchéité àl’air liés à chaque mode constructif, en défi-nissant les matériaux employés et les nœudsde complexité aux différentes interfaces.© WigwamIl est important de rappeler que l’objectifn’est pas d’obtenir une performance à lalivraison du bâtiment mais bien le pluslongtemps possible. On privilégiera donc unplan d’étanchéité « protégé », dissocié durevêtement de finition.
  16. 16. bOIscharpenteQue l’isolation soit placée sous rampant ou enplafond (combles aménagés ou pas), le pland’étanchéité à l’air sera généralement réalisépar une membrane pare ou frein-vapeur*(positionnée côté chaud de l’isolant).De nouveau, un espace devra être aménagépour le passage des fluides s’apparentantdavantage par ses dimensions à un plénumplutôt qu’un vide technique, compte tenu dutype d’appareillage: spots encastrés, conduitsde ventilation, etc. (cf. étape 4: représenter lecheminement des fluides).Dans le cas de l’utilisation de panneaux caissonsde toiture, il est indispensable de se rapprocherdu fabricant pour connaître les préconisationstechniques prévues. La sous-face de cespanneaux reste souvent visible de l’intérieur, cequi empêche le positionnement une membraneou des produits de raccord.Ossature boisLa montée des exigences en termes de perfor-mance énergétique a fait une part plus grandeà la construction ossature bois qui représenteaujourd’hui de 30 % à 50 %* des bâtimentsbasse consommation en construction neuveselon la typologie.*Le choix de ce type de membrane doit se faire en lien avec lefabricant et selon l’usage du bâtiment et la composition de laparoi. Ces termes n’étant pas définis de manière normée, ils sontindifféremment employés dans le guide et les mêmes préconisa-tions en étanchéité à l’air s’appliquent au pare ou frein vapeur.Dans ce système constructif, le plan d’étan-chéité sera constitué soit:• par la membrane pare ou frein-vapeurjointoyée entre lés par des bandes adhésives(en plus du recouvrement) dans le cas d’uncontreventement extérieur (schéma n° 05);• par les panneaux de contreventementlorsque positionnés côté intérieur, jointoyésentre eux;• par des bandes adhésives, en ayant pris soinde vérifier la caractéristique de perméabilité àl’air du produit auprès du fabricant.Dans les deux cas, il est préférable deprotéger ce plan d’étanchéité des risques dedégradation par l’emploi d’un vide technique(cf. étape 4: représenter le cheminement desfluides).panneaux structuraux massifs boisLa composition très variable de ces panneaux enfort développement, rend difficile l’expressiond’une solution homogène en étanchéité à l’air. Leconcepteur doit demander au fabricant les solu-tions techniques validées qui sont préconisées.*source: ADEME, Résultats et enseignements desappels à projets régionaux BBC, fin 2010.La membrane est déroulée sur la plus grande longueur possible afin de limiter les raccordements. Les jonctions sonteffectuées à l’aide de bandes adhésives spécifiques.© Wigwam| 1514Des étapes clefs: de la commande à la préparation du chantierL’étanchéité à lair des bâtimentsEnduit de parementextérieurBloc élémentairede maçonnerieIsolant thermique nufixé mécaniquementFourure métalliqued’ossature primairePare-vapeur continu fixésur ossature primaireMontant d’ossaturesecondaireParement intérieurplaque de plâtreEnduit de parementextérieurBloc élémentairede maçonnerieIsolant thermique nufixé mécaniquementFourure métalliqued’ossature primairePare-vapeur continu fixésur ossature primaireMontant d’ossaturesecondaireParement intérieurplaque de plâtreBloc élémentairede maçonnnerieEnduit minceet armature renforcéeIsolant rigide colléet/ou calé chevilléRéalisation d’un enduit de plâtreou hydraulique à base de chauxet/ou de ciment en partiecourante des murs verticauxschéma 02schéma 03schéma 04Dans ce cas de maçonnerie en bloc isolée par l’intérieur le plan d’étanchéité à l’air est constitué par unemembrane pare-vapeur jointoyée de manière continue, et protégée par un vide technique.Dans ce cas de maçonnerie en bloc avec isolation par l’extérieur, l’étanchéité à l’air est réalisée par un enduitintérieur. Il faudra être vigilant dans ce cas à tout percement ultérieur si cet enduit sert de finition.Sources coupes: Mininfil – CETE de LyonBloc élémentairede maçonnnerieEnduit extérieurIsolation thermiquerigide ou semi-rigidePlot de mortier colleCorrection des fuites d’air du murde maçonnerie à l’aide d’un enduitou revêtement technique d’étanchéitémis en œuvre sur l’ensemblede la surface des parois opaques.Le matériau choisi doit permettrela diffusion de la vapeur d’eau.Parement intérieurplaque de plâtreDans ce cas de maçonnerie en bloc isolée par l’intérieur, le plan d’étanchéité à l’air est réalisépar un enduit/revêtement technique.
  17. 17. bOIscharpenteQue l’isolation soit placée sous rampant ou enplafond (combles aménagés ou pas), le pland’étanchéité à l’air sera généralement réalisépar une membrane pare ou frein-vapeur*(positionnée côté chaud de l’isolant).De nouveau, un espace devra être aménagépour le passage des fluides s’apparentantdavantage par ses dimensions à un plénumplutôt qu’un vide technique, compte tenu dutype d’appareillage: spots encastrés, conduitsde ventilation, etc. (cf. étape 4: représenter lecheminement des fluides).Dans le cas de l’utilisation de panneaux caissonsde toiture, il est indispensable de se rapprocherdu fabricant pour connaître les préconisationstechniques prévues. La sous-face de cespanneaux reste souvent visible de l’intérieur, cequi empêche le positionnement une membraneou des produits de raccord.Ossature boisLa montée des exigences en termes de perfor-mance énergétique a fait une part plus grandeà la construction ossature bois qui représenteaujourd’hui de 30 % à 50 %* des bâtimentsbasse consommation en construction neuveselon la typologie.*Le choix de ce type de membrane doit se faire en lien avec lefabricant et selon l’usage du bâtiment et la composition de laparoi. Ces termes n’étant pas définis de manière normée, ils sontindifféremment employés dans le guide et les mêmes préconisa-tions en étanchéité à l’air s’appliquent au pare ou frein vapeur.Dans ce système constructif, le plan d’étan-chéité sera constitué soit:• par la membrane pare ou frein-vapeurjointoyée entre lés par des bandes adhésives(en plus du recouvrement) dans le cas d’uncontreventement extérieur (schéma n° 05);• par les panneaux de contreventementlorsque positionnés côté intérieur, jointoyésentre eux;• par des bandes adhésives, en ayant pris soinde vérifier la caractéristique de perméabilité àl’air du produit auprès du fabricant.Dans les deux cas, il est préférable deprotéger ce plan d’étanchéité des risques dedégradation par l’emploi d’un vide technique(cf. étape 4: représenter le cheminement desfluides).panneaux structuraux massifs boisLa composition très variable de ces panneaux enfort développement, rend difficile l’expressiond’une solution homogène en étanchéité à l’air. Leconcepteur doit demander au fabricant les solu-tions techniques validées qui sont préconisées.*source: ADEME, Résultats et enseignements desappels à projets régionaux BBC, fin 2010.La membrane est déroulée sur la plus grande longueur possible afin de limiter les raccordements. Les jonctions sonteffectuées à l’aide de bandes adhésives spécifiques.© Wigwam| 1514Des étapes clefs: de la commande à la préparation du chantierL’étanchéité à lair des bâtimentsEnduit de parementextérieurBloc élémentairede maçonnerieIsolant thermique nufixé mécaniquementFourure métalliqued’ossature primairePare-vapeur continu fixésur ossature primaireMontant d’ossaturesecondaireParement intérieurplaque de plâtreEnduit de parementextérieurBloc élémentairede maçonnerieIsolant thermique nufixé mécaniquementFourure métalliqued’ossature primairePare-vapeur continu fixésur ossature primaireMontant d’ossaturesecondaireParement intérieurplaque de plâtreBloc élémentairede maçonnnerieEnduit minceet armature renforcéeIsolant rigide colléet/ou calé chevilléRéalisation d’un enduit de plâtreou hydraulique à base de chauxet/ou de ciment en partiecourante des murs verticauxschéma 02schéma 03schéma 04Dans ce cas de maçonnerie en bloc isolée par l’intérieur le plan d’étanchéité à l’air est constitué par unemembrane pare-vapeur jointoyée de manière continue, et protégée par un vide technique.Dans ce cas de maçonnerie en bloc avec isolation par l’extérieur, l’étanchéité à l’air est réalisée par un enduitintérieur. Il faudra être vigilant dans ce cas à tout percement ultérieur si cet enduit sert de finition.Sources coupes: Mininfil – CETE de LyonBloc élémentairede maçonnnerieEnduit extérieurIsolation thermiquerigide ou semi-rigidePlot de mortier colleCorrection des fuites d’air du murde maçonnerie à l’aide d’un enduitou revêtement technique d’étanchéitémis en œuvre sur l’ensemblede la surface des parois opaques.Le matériau choisi doit permettrela diffusion de la vapeur d’eau.Parement intérieurplaque de plâtreDans ce cas de maçonnerie en bloc isolée par l’intérieur, le plan d’étanchéité à l’air est réalisépar un enduit/revêtement technique.
  18. 18. |LOGEMENT 1 LOGEMENT 2EXTÉRIEURCoupe Vue de dessus• Risque de pont thermique si non traité• Étanchéité à l’air continue autour de chaque volume chaufféLOGEMENT 1 LOGEMENT 2EXTÉRIEUR• Isolation de l’enveloppe continue• Risque d’infiltration d’air entre logementsou au contact d’une zone non chauffée (palier)Pas d’interventionsur les finitions intérieuresPlan d’étanchéité à l’airLOGEMENT 1 LOGEMENT 2EXTÉRIEURCoupe Vue de dessus• Risque de pont thermique si non traité• Étanchéité à l’air continue autour de chaque volume chaufféLOGEMENT 1 LOGEMENT 2EXTÉRIEUR• Isolation de l’enveloppe continue• Risque d’infiltration d’air entre logementsou au contact d’une zone non chauffée (palier)Pas d’interventionsur les finitions intérieuresPlan d’étanchéité à l’airacIerOssature métalliqueLes solutions d’étanchéité à l’air sont similairesà celles appliquées en ossature bois avec posi-tionnement d’une membrane. D’autres tech-niques de liaisonnement comme la thermo-soudure se développent (cf. partie 3).toiture bac acierLes systèmes bacs acier posent aujourd’huides questionnements concernant l’étanchéitéà l’air lorsqu’un pare-vapeur n’est pas prescrit,cas le plus courant en dehors des locaux à forteet très forte hygrométrie. En effet, des closoirsmousse en tête de panneaux peuvent être misen œuvre, mais les fixations mécaniques entrepanneaux peuvent ne pas être parfaitementétanches.Dans le cas recommandé de l’emploi d’un pare-vapeur, il est rappelé de vérifier systémati-quement le risque de condensation: selon sonpositionnement dans la paroi et ses caractéris-tiques de résistance à la vapeur d’eau.dans le cas d’une rénOvatIOnde lOgementsDeux cas de figure sont courants:ré-isolation par l’intérieur (bâtimentshistoriques classés par exemple)Thermiquement, l’isolation par l’intérieursera moins satisfaisante vis-à-vis desponts thermiques qui devront être traitésattentivement pour éviter tout désordreau droit des refends. Par contre, il seraplus simple d’intervenir durablement surl’étanchéité à l’air logement par logementet d’assurer un bon raccordement aux nou-velles menuiseries si elles sont posées enapplique intérieure.ré-isolation par l’extérieur (petit collectifen bloc maçonnerie des années 60)Thermiquement cette fois, les performancesseront théoriquement meilleures à condi-tion que les isolants soient protégés desintempéries lors de la mise en œuvre et quele risque de condensation soit vérifié. Parcontre, en logements occupés avec maintiendes revêtements intérieurs existants, l’étan-chéité à l’air sera plus complexe à mettreen œuvre. En effet, celle-ci sera en partieréalisée par l’enduit extérieur sur les blocsmaçonnerie et en partie par les revêtementsplâtre intérieurs ce qui induit des disconti-nuités ponctuelles.© SopremaLe positionnement d’une membrane soudée à airchaud en paroi et toiture permet à la structure métal-lique d’être étanche à l’air.1716schéma 05Dans cette construction bois, une membrane pare-vapeur jointoyée de manière continue et protégée par un videtechnique assure l’étanchéité à l’air des parois.Source: Mininfil – CETE de LyonDans le cas d’un contreventement intérieur, les panneaux sont jointoyés de manière continue. Ils peuvent ensuiteêtre raccordés à une membrane en toiture par exemple.Des étapes clefs: de la commande à la préparation du chantierL’étanchéité à lair des bâtiments© Wigwam
  19. 19. |LOGEMENT 1 LOGEMENT 2EXTÉRIEURCoupe Vue de dessus• Risque de pont thermique si non traité• Étanchéité à l’air continue autour de chaque volume chaufféLOGEMENT 1 LOGEMENT 2EXTÉRIEUR• Isolation de l’enveloppe continue• Risque d’infiltration d’air entre logementsou au contact d’une zone non chauffée (palier)Pas d’interventionsur les finitions intérieuresPlan d’étanchéité à l’airLOGEMENT 1 LOGEMENT 2EXTÉRIEURCoupe Vue de dessus• Risque de pont thermique si non traité• Étanchéité à l’air continue autour de chaque volume chaufféLOGEMENT 1 LOGEMENT 2EXTÉRIEUR• Isolation de l’enveloppe continue• Risque d’infiltration d’air entre logementsou au contact d’une zone non chauffée (palier)Pas d’interventionsur les finitions intérieuresPlan d’étanchéité à l’airacIerOssature métalliqueLes solutions d’étanchéité à l’air sont similairesà celles appliquées en ossature bois avec posi-tionnement d’une membrane. D’autres tech-niques de liaisonnement comme la thermo-soudure se développent (cf. partie 3).toiture bac acierLes systèmes bacs acier posent aujourd’huides questionnements concernant l’étanchéitéà l’air lorsqu’un pare-vapeur n’est pas prescrit,cas le plus courant en dehors des locaux à forteet très forte hygrométrie. En effet, des closoirsmousse en tête de panneaux peuvent être misen œuvre, mais les fixations mécaniques entrepanneaux peuvent ne pas être parfaitementétanches.Dans le cas recommandé de l’emploi d’un pare-vapeur, il est rappelé de vérifier systémati-quement le risque de condensation: selon sonpositionnement dans la paroi et ses caractéris-tiques de résistance à la vapeur d’eau.dans le cas d’une rénOvatIOnde lOgementsDeux cas de figure sont courants:ré-isolation par l’intérieur (bâtimentshistoriques classés par exemple)Thermiquement, l’isolation par l’intérieursera moins satisfaisante vis-à-vis desponts thermiques qui devront être traitésattentivement pour éviter tout désordreau droit des refends. Par contre, il seraplus simple d’intervenir durablement surl’étanchéité à l’air logement par logementet d’assurer un bon raccordement aux nou-velles menuiseries si elles sont posées enapplique intérieure.ré-isolation par l’extérieur (petit collectifen bloc maçonnerie des années 60)Thermiquement cette fois, les performancesseront théoriquement meilleures à condi-tion que les isolants soient protégés desintempéries lors de la mise en œuvre et quele risque de condensation soit vérifié. Parcontre, en logements occupés avec maintiendes revêtements intérieurs existants, l’étan-chéité à l’air sera plus complexe à mettreen œuvre. En effet, celle-ci sera en partieréalisée par l’enduit extérieur sur les blocsmaçonnerie et en partie par les revêtementsplâtre intérieurs ce qui induit des disconti-nuités ponctuelles.© SopremaLe positionnement d’une membrane soudée à airchaud en paroi et toiture permet à la structure métal-lique d’être étanche à l’air.1716schéma 05Dans cette construction bois, une membrane pare-vapeur jointoyée de manière continue et protégée par un videtechnique assure l’étanchéité à l’air des parois.Source: Mininfil – CETE de LyonDans le cas d’un contreventement intérieur, les panneaux sont jointoyés de manière continue. Ils peuvent ensuiteêtre raccordés à une membrane en toiture par exemple.Des étapes clefs: de la commande à la préparation du chantierL’étanchéité à lair des bâtiments© Wigwam
  20. 20. |Ce coffre de volet posé endemi-linteau avec ouver-ture par l’extérieur permetd’éviter des fuites d’air à ceniveau.© MC FranceL’utilisation d’un plénum en plafond permet deprotéger la membrane d’étanchéité à l’air et facilite lepassage des gaines: électricité et ventilation.étape 4: représenterle cheminement des fluidesSuite à l’étape 1, la coordination souhaitableavec un bureau d’études fluides permet deprendre en compte dès la conception les dispo-sitions qui rendront plus simple et moins oné-reuse la réalisation de l’étanchéité à l’air. Eneffet les passages des tuyauteries et des équi-pements électriques sont les fuites relevées leplus fréquemment dans les bâtiments*. Cespassages d’air sont souvent mis sur le compted’une détérioration de l’étanchéité à l’air par lescorps d’état concernés, or il s’agit la plupart dutemps de points non traités en conception.emplacementdeslOcauxtechnIquesLe premier principe est de chercher, si les régle-mentations le permettent (besoin de ventilationspécifique par exemple), à localiser les piècestechniques dans le volume chauffé. Ainsi denombreuses traversées sont évitées au traversdu plan d’étanchéité à l’air.utIlIsatIOnd’unvIdetechnIqueetplénumCe principe fréquent en ossature bois peut éga-lement s’employer en maçonnerie. Il peut sedéclineraussibienenparoiverticalequ’enplafond.Selon l’épaisseur, le vide technique permet depasser une partie des fluides (électricité, venti-lation) dans le volume étanche et chauffé, sansendommager le plan d’étanchéité à l’air. Il peutégalement être isolé ce qui améliore la perfor-mance thermique des parois. Il faudra veillerà conserver la membrane pare-vapeur du côtéchaud de la paroi pour éviter tout risque decondensation.* source: Mininfil, CETE de LyonrénOvatIOn des menuIserIeset ventIlatIOn du bâtImentLors de la préparation d’un projet de réno-vation il est important de considérer le lienentre étanchéité à l’air et ventilation dubâtiment dans sa globalité. Si seule uneintervention est envisagée sur les menuise-ries, il faut veiller à ce que les entrées d’air(en ventilation simple flux) soient bien pré-vues et dimensionnées, ainsi que les extrac-teurs afin de renouveler l’air du bâtiment enfonction des besoins. Dans le cas contraire,des pathologies peuvent se développer aussibien pour les occupants que pour la structuredu bâtiment.roulant côté extérieur du plan d’étanchéité àl’air diminuera à la fois les risques d’infiltrationd’air et de pont thermique dans le bâtiment.lInéaIre de châssIsOn limitera si possible le linéaire de châssisrelativement à la surface vitrée souhaitée. Eneffet, que ce soit thermiquement ou pour lesraccords étanches à l’air, plus le linéaire estimportant et plus les déperditions sont élevéeset les raccordements complexes.© Wigwam1918Les différents plans d’étanchéité à l’air définisprécédemment sont à jointoyer entre eux demanière continue. Par exemple la membraned’une toiture en charpente bois sera liaisonnéeà un enduit sur maçonnerie, ou encore à uneautre membrane en ossature bois. Ces inter-faces entre plusieurs matériaux sont en généralles points les plus sensibles du plan d’étan-chéité à l’air.nous vous invitons à parcourir la partie 3 duguide et du film afin de découvrir les produitsspécifiques à employer et les recommandationsde mise en œuvre.étape 3: focalisersur les paramètres influents(choix et pose) des menuiseriesLorsque l’on parle d’infiltration d’air, les menui-series sont souvent incriminées en premierlieu. Il est important d’en distinguer la cause:il peut s’agir du composant lui-même, de saliaison avec la paroi ou des deux. Dans cettesection nous abordons la question du choix dela menuiserie/bloc baie; dans la partie 3 la miseen œuvre est abordée en détail.type d’OuvertureSur le choix de la menuiserie, l’indicateur « A »du classement AEV (certifié CSTB) est unepremière information concernant son étan-chéité à l’air. Plus le chiffre sera élevé (de 1 à 4)meilleure sera la performance.On remarquera ainsi que les baies coulissantesstandard dépassent rarement les classementsA2, alors qu’avec les systèmes levants-coulis-sants le classement atteint couramment A3, etA4 pour les coulissants à translation.présence d’un vOlet rOulantL’ouverture par l’intérieur d’un volet roulantstandard présente régulièrement des risquesd’infiltration d’air. Les fabricants développentde nouvelles solutions comme les coffresdemi-linteaux permettant une ouverture côtéextérieur. En effet, placer le coffre de voletLes menuiseries coulissantes standard par leursystème d’ouverture présentent généralementd’importantes fuites d’air mises en évidence ici àl’aide de fumigènes lors d’un test d’infiltrométrie.Pour des bâtiments passifs, le recours à des menui-series coulissantes à déplacement transversal permetde retrouver un principe d’écrasement des jointscomme dans une menuiserie à frappe et garantit ainsiune bonne étanchéité à l’air du système.Des étapes clefs: de la commande à la préparation du chantierL’étanchéité à lair des bâtiments© Wigwam© Batistyl
  21. 21. |Ce coffre de volet posé endemi-linteau avec ouver-ture par l’extérieur permetd’éviter des fuites d’air à ceniveau.© MC FranceL’utilisation d’un plénum en plafond permet deprotéger la membrane d’étanchéité à l’air et facilite lepassage des gaines: électricité et ventilation.étape 4: représenterle cheminement des fluidesSuite à l’étape 1, la coordination souhaitableavec un bureau d’études fluides permet deprendre en compte dès la conception les dispo-sitions qui rendront plus simple et moins oné-reuse la réalisation de l’étanchéité à l’air. Eneffet les passages des tuyauteries et des équi-pements électriques sont les fuites relevées leplus fréquemment dans les bâtiments*. Cespassages d’air sont souvent mis sur le compted’une détérioration de l’étanchéité à l’air par lescorps d’état concernés, or il s’agit la plupart dutemps de points non traités en conception.emplacementdeslOcauxtechnIquesLe premier principe est de chercher, si les régle-mentations le permettent (besoin de ventilationspécifique par exemple), à localiser les piècestechniques dans le volume chauffé. Ainsi denombreuses traversées sont évitées au traversdu plan d’étanchéité à l’air.utIlIsatIOnd’unvIdetechnIqueetplénumCe principe fréquent en ossature bois peut éga-lement s’employer en maçonnerie. Il peut sedéclineraussibienenparoiverticalequ’enplafond.Selon l’épaisseur, le vide technique permet depasser une partie des fluides (électricité, venti-lation) dans le volume étanche et chauffé, sansendommager le plan d’étanchéité à l’air. Il peutégalement être isolé ce qui améliore la perfor-mance thermique des parois. Il faudra veillerà conserver la membrane pare-vapeur du côtéchaud de la paroi pour éviter tout risque decondensation.* source: Mininfil, CETE de LyonrénOvatIOn des menuIserIeset ventIlatIOn du bâtImentLors de la préparation d’un projet de réno-vation il est important de considérer le lienentre étanchéité à l’air et ventilation dubâtiment dans sa globalité. Si seule uneintervention est envisagée sur les menuise-ries, il faut veiller à ce que les entrées d’air(en ventilation simple flux) soient bien pré-vues et dimensionnées, ainsi que les extrac-teurs afin de renouveler l’air du bâtiment enfonction des besoins. Dans le cas contraire,des pathologies peuvent se développer aussibien pour les occupants que pour la structuredu bâtiment.roulant côté extérieur du plan d’étanchéité àl’air diminuera à la fois les risques d’infiltrationd’air et de pont thermique dans le bâtiment.lInéaIre de châssIsOn limitera si possible le linéaire de châssisrelativement à la surface vitrée souhaitée. Eneffet, que ce soit thermiquement ou pour lesraccords étanches à l’air, plus le linéaire estimportant et plus les déperditions sont élevéeset les raccordements complexes.© Wigwam1918Les différents plans d’étanchéité à l’air définisprécédemment sont à jointoyer entre eux demanière continue. Par exemple la membraned’une toiture en charpente bois sera liaisonnéeà un enduit sur maçonnerie, ou encore à uneautre membrane en ossature bois. Ces inter-faces entre plusieurs matériaux sont en généralles points les plus sensibles du plan d’étan-chéité à l’air.nous vous invitons à parcourir la partie 3 duguide et du film afin de découvrir les produitsspécifiques à employer et les recommandationsde mise en œuvre.étape 3: focalisersur les paramètres influents(choix et pose) des menuiseriesLorsque l’on parle d’infiltration d’air, les menui-series sont souvent incriminées en premierlieu. Il est important d’en distinguer la cause:il peut s’agir du composant lui-même, de saliaison avec la paroi ou des deux. Dans cettesection nous abordons la question du choix dela menuiserie/bloc baie; dans la partie 3 la miseen œuvre est abordée en détail.type d’OuvertureSur le choix de la menuiserie, l’indicateur « A »du classement AEV (certifié CSTB) est unepremière information concernant son étan-chéité à l’air. Plus le chiffre sera élevé (de 1 à 4)meilleure sera la performance.On remarquera ainsi que les baies coulissantesstandard dépassent rarement les classementsA2, alors qu’avec les systèmes levants-coulis-sants le classement atteint couramment A3, etA4 pour les coulissants à translation.présence d’un vOlet rOulantL’ouverture par l’intérieur d’un volet roulantstandard présente régulièrement des risquesd’infiltration d’air. Les fabricants développentde nouvelles solutions comme les coffresdemi-linteaux permettant une ouverture côtéextérieur. En effet, placer le coffre de voletLes menuiseries coulissantes standard par leursystème d’ouverture présentent généralementd’importantes fuites d’air mises en évidence ici àl’aide de fumigènes lors d’un test d’infiltrométrie.Pour des bâtiments passifs, le recours à des menui-series coulissantes à déplacement transversal permetde retrouver un principe d’écrasement des jointscomme dans une menuiserie à frappe et garantit ainsiune bonne étanchéité à l’air du système.Des étapes clefs: de la commande à la préparation du chantierL’étanchéité à lair des bâtiments© Wigwam© Batistyl
  22. 22. |2.3 descriptif techniqueLes principes de conception du système d’étan-chéité à l’air doivent pouvoir être transmis effi-cacement aux entreprises qui vont les mettreen œuvre sur chantier. Il est important de sequestionner aussi bien sur la faisabilité dessolutions envisagées, l’allotissement, le typede documents techniques et le chiffrage prévi-sionnel.faIsabIlItédessOlutIOnsenvIsagéesPour des détails de jonction peu courants, ilest fortement recommandé d’étudier de façonapprofondie la faisabilité sur chantier: réaliserune coupe 3D, voire un prototype, réfléchir àl’ordonnancement, etc. Associer une entreprisele plus en amont possible selon le montagedu projet (conception/réalisation) permetnotamment de réaliser ce type de vérification.La structure porteuse en béton est localisée devant lebandeauvitré.Surlesplansetcoupes,lecoffretdevoletroulant file devant le poteau. Sur le chantier l’implan-tation n’est pas exacte et empêche la mise en œuvrecontinue du système. Les solutions correctives à l’aidede mousse expansive sont complexes à mettre enœuvre et insuffisantes pour un résultat performant.présence d’un appareIlde cOmbustIOn bOIsDans le cas d’un chauffage bois, il estimportant à la fois d’opter pour une arrivéed’air extérieur directement dans l’appareil etde vérifier la bonne étanchéité des conduitsde fumées lors de la mise en œuvre. Certainsfabricants présentent dans leur gamme desspécifications propres pour les bâtimentsbasse consommation ou passifs. Concernantla traversée du conduit en toiture, les préconi-sationssontdonnéesdanslapartie3duguideet du film. Le bon fonctionnement de cessystèmes de combustion évitera égalementtout risque d’intoxication au monoxyde decarbone ou autres polluants émis.© WigwamallOtIssement du prOjetUn travail d’interface sera à réaliser à chaquejonction impliquant différents corps d’état.Plus le nombre d’entreprises intervenant surl’étanchéité à l’air est élevé, plus la conduitede travaux sera conséquente et pointue. D’unsystème en lots séparés, on peut s’orienter versla définition d’un macrolot hors d’eau et horsd’air. Par exemple pour un bâtiment en ossaturebois, ce lot peut comprendre la pose de l’ossa-ture, l’isolation, la membrane pare-vapeur, lesmenuiseries, le pare-pluie et le bardage.quels dOcuments fOurnIr?La réalisation d’un cahier spécifique « étan-chéité à l’air » remis à l’ensemble des lotspermet d’insister lors du dossier de consul-tation des entreprises (DCE) sur le fait quel’atteinte de la performance étanchéité à l’airest liée d’abord à un travail d’interface entreentreprises et pas uniquement à un lot spéci-fique. Le texte descriptif détaillé des produitset de leur mise en œuvre est repris dans le CCTP,élaboré si besoin à l’aide des documentationsfabricants, afin que les entreprises puissentchiffrer précisément lors de l’appel d’offres.2120Pour le passage de l’électricité ou de la ventilation,si l’espacement suffisant n’est pas prévu sur planen conception, l’intervention des artisans n’est paspossible, même avec les produits spécifiques, et desfuites d’air sont alors constatées.plan de réservatIOn des fluIdesSur les plans de réservation et de distributiondes fluides, il est important pour faciliter la miseen œuvre d’espacer suffisamment les traverséesde gaines, que ce soit au travers d’une dallebéton ou encore d’une membrane pare-vapeur.En béton ou en ossature bois, lorsque l’espacement adéquat est prévu, l’intervention est facilitée pour réaliser uncalfeutrement continu lors de traversées de conduits et gaines.. .Des étapes clefs: de la commande à la préparation du chantierL’étanchéité à lair des bâtiments© Wigwam
  23. 23. |2.3 descriptif techniqueLes principes de conception du système d’étan-chéité à l’air doivent pouvoir être transmis effi-cacement aux entreprises qui vont les mettreen œuvre sur chantier. Il est important de sequestionner aussi bien sur la faisabilité dessolutions envisagées, l’allotissement, le typede documents techniques et le chiffrage prévi-sionnel.faIsabIlItédessOlutIOnsenvIsagéesPour des détails de jonction peu courants, ilest fortement recommandé d’étudier de façonapprofondie la faisabilité sur chantier: réaliserune coupe 3D, voire un prototype, réfléchir àl’ordonnancement, etc. Associer une entreprisele plus en amont possible selon le montagedu projet (conception/réalisation) permetnotamment de réaliser ce type de vérification.La structure porteuse en béton est localisée devant lebandeauvitré.Surlesplansetcoupes,lecoffretdevoletroulant file devant le poteau. Sur le chantier l’implan-tation n’est pas exacte et empêche la mise en œuvrecontinue du système. Les solutions correctives à l’aidede mousse expansive sont complexes à mettre enœuvre et insuffisantes pour un résultat performant.présence d’un appareIlde cOmbustIOn bOIsDans le cas d’un chauffage bois, il estimportant à la fois d’opter pour une arrivéed’air extérieur directement dans l’appareil etde vérifier la bonne étanchéité des conduitsde fumées lors de la mise en œuvre. Certainsfabricants présentent dans leur gamme desspécifications propres pour les bâtimentsbasse consommation ou passifs. Concernantla traversée du conduit en toiture, les préconi-sationssontdonnéesdanslapartie3duguideet du film. Le bon fonctionnement de cessystèmes de combustion évitera égalementtout risque d’intoxication au monoxyde decarbone ou autres polluants émis.© WigwamallOtIssement du prOjetUn travail d’interface sera à réaliser à chaquejonction impliquant différents corps d’état.Plus le nombre d’entreprises intervenant surl’étanchéité à l’air est élevé, plus la conduitede travaux sera conséquente et pointue. D’unsystème en lots séparés, on peut s’orienter versla définition d’un macrolot hors d’eau et horsd’air. Par exemple pour un bâtiment en ossaturebois, ce lot peut comprendre la pose de l’ossa-ture, l’isolation, la membrane pare-vapeur, lesmenuiseries, le pare-pluie et le bardage.quels dOcuments fOurnIr?La réalisation d’un cahier spécifique « étan-chéité à l’air » remis à l’ensemble des lotspermet d’insister lors du dossier de consul-tation des entreprises (DCE) sur le fait quel’atteinte de la performance étanchéité à l’airest liée d’abord à un travail d’interface entreentreprises et pas uniquement à un lot spéci-fique. Le texte descriptif détaillé des produitset de leur mise en œuvre est repris dans le CCTP,élaboré si besoin à l’aide des documentationsfabricants, afin que les entreprises puissentchiffrer précisément lors de l’appel d’offres.2120Pour le passage de l’électricité ou de la ventilation,si l’espacement suffisant n’est pas prévu sur planen conception, l’intervention des artisans n’est paspossible, même avec les produits spécifiques, et desfuites d’air sont alors constatées.plan de réservatIOn des fluIdesSur les plans de réservation et de distributiondes fluides, il est important pour faciliter la miseen œuvre d’espacer suffisamment les traverséesde gaines, que ce soit au travers d’une dallebéton ou encore d’une membrane pare-vapeur.En béton ou en ossature bois, lorsque l’espacement adéquat est prévu, l’intervention est facilitée pour réaliser uncalfeutrement continu lors de traversées de conduits et gaines.. .Des étapes clefs: de la commande à la préparation du chantierL’étanchéité à lair des bâtiments© Wigwam
  24. 24. | 23 233. De l’importance d’une bonnemise en œuvreAssurer la continuité de l’étanchéité à l’air estun travail tout autant technique qu’humain.Cela démarre dès la conception et se poursuitavec les entreprises lors de la mise en œuvre oùl’effort est axé principalement:• sur les interfaces: entre matériaux, entredifférents plans et entre corps d’état;• sur le maintien de la performance tout aulong du chantier: certains mettent en place leplan d’étanchéité à l’air, d’autres veilleront à nepas le dégrader ou le restituer intact en cas depercement.Lorsque les détails de jonction sont étudiés en amont,des produits spécifiques permettent de réaliser unecontinuité entre plusieurs matériaux, comme ici entremembrane et enduit sur maçonnerie.© Pro Clima 2011Une enveloppe étanche à l’air et continue estconstituée autour du volume chauffé par les lots grosœuvre, ossature bois, charpente, menuiserie…Des percements dans cette enveloppe sont occa-sionnés lors du passage des fluides, de l’interventiondu second œuvre.Il est primordial suite à ces interventions de restituerla continuité de l’étanchéité à l’air.2322cOmment prOvIsIOnnercOrrectement le cOût?Avec une conception et un descriptif bien éla-borés, l’estimation des coûts se simplifie puisqueles prix des produits spécifiques sont connus etles fabricants peuvent donner des indications surles temps de mise en œuvre. L’expérience montreque des coûts prohibitifs sont souvent liés à desmises en œuvre excessivement compliquées.2.4 préparation du chantierDes gammes de produits de qualité de plus enplus complètes, voire des systèmes d’étanchéitése développent chez les fabricants pour l’étan-chéité à l’air et sont distribuées aujourd’huisoit en direct, soit via des négoces ou coopé-ratives sur tout le territoire (une liste indica-tive est fournie en fin de livret). La plupart deces produits, employés depuis de nombreusesannées dans d’autres pays, ont fait leur preuveet offrent des garanties de vieillissement.Par conséquent, les entreprises peuventproposer un panel de solutions aux équipes deconception et qui correspondent au descriptifdes CCTP. La principale vigilance demeure à lamise en œuvre, il est donc recommandé de:• Former les équipes à la pose des produits.Il s’agit d’une réelle professionnalisationdu métier et d’une spécialité au sein del’entreprise;• Disposer de l’équipement adapté: des outilsspécifiques sont également distribués par lesfabricants de produits (dérouleur, ciseaux dedécoupe, maroufleur, etc.);• Suivre les recommandations de pose desfiches techniques des produits (exemple:« support propre: dépoussiéré, non gras etsec »).Des étapes clefs: de la commande à la préparation du chantierL’étanchéité à lair des bâtiments
  25. 25. | 23 2323 233. De l’importance d’une bonnemise en œuvreAssurer la continuité de l’étanchéité à l’air estun travail tout autant technique qu’humain.Cela démarre dès la conception et se poursuitavec les entreprises lors de la mise en œuvre oùl’effort est axé principalement:• sur les interfaces: entre matériaux, entredifférents plans et entre corps d’état;• sur le maintien de la performance tout aulong du chantier: certains mettent en place leplan d’étanchéité à l’air, d’autres veilleront à nepas le dégrader ou le restituer intact en cas depercement.Lorsque les détails de jonction sont étudiés en amont,des produits spécifiques permettent de réaliser unecontinuité entre plusieurs matériaux, comme ici entremembrane et enduit sur maçonnerie.© Pro Clima 2011Une enveloppe étanche à l’air et continue estconstituée autour du volume chauffé par les lots grosœuvre, ossature bois, charpente, menuiserie…Des percements dans cette enveloppe sont occa-sionnés lors du passage des fluides, de l’interventiondu second œuvre.Il est primordial suite à ces interventions de restituerla continuité de l’étanchéité à l’air.2322cOmment prOvIsIOnnercOrrectement le cOût?Avec une conception et un descriptif bien éla-borés, l’estimation des coûts se simplifie puisqueles prix des produits spécifiques sont connus etles fabricants peuvent donner des indications surles temps de mise en œuvre. L’expérience montreque des coûts prohibitifs sont souvent liés à desmises en œuvre excessivement compliquées.2.4 préparation du chantierDes gammes de produits de qualité de plus enplus complètes, voire des systèmes d’étanchéitése développent chez les fabricants pour l’étan-chéité à l’air et sont distribuées aujourd’huisoit en direct, soit via des négoces ou coopé-ratives sur tout le territoire (une liste indica-tive est fournie en fin de livret). La plupart deces produits, employés depuis de nombreusesannées dans d’autres pays, ont fait leur preuveet offrent des garanties de vieillissement.Par conséquent, les entreprises peuventproposer un panel de solutions aux équipes deconception et qui correspondent au descriptifdes CCTP. La principale vigilance demeure à lamise en œuvre, il est donc recommandé de:• Former les équipes à la pose des produits.Il s’agit d’une réelle professionnalisationdu métier et d’une spécialité au sein del’entreprise;• Disposer de l’équipement adapté: des outilsspécifiques sont également distribués par lesfabricants de produits (dérouleur, ciseaux dedécoupe, maroufleur, etc.);• Suivre les recommandations de pose desfiches techniques des produits (exemple:« support propre: dépoussiéré, non gras etsec »).Des étapes clefs: de la commande à la préparation du chantierL’étanchéité à lair des bâtiments
  26. 26. prIncIpe d’adhésIOn entre deux matérIauxLa continuité de l’étanchéité à l’air sera régulièrement obtenue entre deux matériaux par unproduit réalisant l’adhésion d’un support à l’autre. On cherchera alors à avoir la plus grandesurface d’adhésion possible, avec un produit de collage performant, pérenne et compatibleavec le support. Dans cette optique, les produits habituels adaptés au collage ou remplissagedes joints ne sont pas ici préconisés du fait de leur faible élasticité et surface de contact. Unesolution courante est le recours à des bandes adhésives ayant différentes largeurs et finitionsselon le support de mise en œuvre.L’emploi d’une mousse expansée, intéressante pour ses propriétés isolantes, n’est en revanche pas adaptépour réaliser l’étanchéité à l’air à cette jonction.3.1 maçonnerieen vOIle bétOn> MAÇONLe béton banché est un matériau étanche àl’air. Toute l’épaisseur de la paroi constitue doncle plan d’étanchéité à l’air. Les précautions àprendre sont:• reboucher les trous de banche;• traiter les joints de dilatation (exemple d’unemembrane EPDM jointoyée de part et d’autresur le béton).Dans le cas de murs béton préfabriqués, chaquejonction entre panneaux doit être étanchéeaprès leur mise en œuvre (exemple de jointmousse pré-comprimée imprégnée de résinessynthétiques pour les jonctions verticales).D’autre part, le béton se retrouve souvent êtrele support pour d’autres produits (adhésifs,colles). Sa mise en œuvre soignée est doncprimordiale et une réception des supports estnécessaire:• vérification de la planéité, selon tolérancegéométrique réglementaire;• dépoussiérage du support;• repérage des surfaces grasses, nécessitantl’emploi d’un apprêt.en blOcs/éléments maÇOnnés> MAÇON / PLÂTRIER-PLAQUISTEComme explicité en partie 2 (cf. p. 12 à 14), leséléments maçonnerie en bloc (parpaing, brique,béton cellulaire, monomur, etc.) ne constituentpas à eux seuls une paroi suffisammentétanche à l’air.MAÇONMAÇON / PLÂTRIER-PLAQUISTECHARPENTIER / MENUISIER /CONSTRUCTEUR OSSATURE BOISOU ACIER / PLÂTRIER-PLAQUISTEMENUISIERÉLECTRICIEN / PLOMBIER /CHAUFFAGISTEMAÇON / PLÂTRIER-PLAQUISTE /CHARPENTIERMAÇONMAÇON / PLÂTRIER-PLAQUISTECHARPENTIER / MENUISIER /CONSTRUCTEUR OSSATURE BOISOU ACIER / PLÂTRIER-PLAQUISTEMENUISIER© Wigwam © WigwamCes deux exigences impliquent côté entre-prise outre une définition des compétences,des formations appropriées et un approvision-nement en produits spécifiques, l’élaborationd’outils de suivi type liste de contrôle, procé-dure d’amélioration continue, voire test en autocontrôle (cf. p. 41).Côté maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre,la conduite de travaux doit être adaptée etnotamment avec des visites de chantier plusfréquentes aux moments clefs de la mise enplace du dispositif.La mission de coordination OPC a égalementtoute son importance sur les chantiers afin deplanifier les tâches et jalonner la réalisation del’étanchéité à l’air.Des outils de suivi en auto contrôle permettent en interne dans l’entreprise de valider le travail effectué.De l’importance d’une bonne mise en œuvreL’étanchéité à lair des bâtiments|24 25

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