Forum Nantes ville comestible 24/01/2015 : CR des ateliers ouverts

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Forum Nantes ville comestible 24/01/2015 : CR des ateliers ouverts

  1. 1. Forum Nantes ville comestible 24/01/2015, Maison des Syndicats COMPTE-RENDU DES ATELIERS La 2ème partie du forum s'est déroulée sous la forme d'ateliers libres, dont les thèmes ont été proposés par l'assemblée (et regroupés si besoin) : 1. Et si plusieurs lieux nantais étaient dédiée à la production agricole ? Imaginer des scénarios spéculatifs. 2. 5 projets pour le collectif Nantes ville comestible. 3. Quels questions et objectifs pour le développement de l'agriculture urbaine ? 4. Agriculture urbaine et PLU, comment faire bouger les lignes ? 5. Echanges autour de projets d'aquaponie à Nantes. 6. Risques et opportunités de l'agriculture urbaine. 7. La transition de la ville vers le village ATELIER 1 Sujet : Initiateur(trice)(s) : Résumé des discussions/projets : Et si demain l’activité et donc la forme de la ville étaient réorganisées autour de la production agricole ? C’est la question qui était posée aux participants de l’atelier « Manger la ville ». En réinvestissant deux lieux singuliers de Nantes, la place du Bouffay et le Campus du Petit Port, ils ont eu à imaginer comment ces espaces pourraient se trouver transformés si leur activité principale se déclinait autour de l'agriculture urbaine et de la production alimentaire. Quelles nouvelles activités, nouveaux services, métiers, espaces ou architectures supportant l’agriculture urbaine pourraient apparaître ? Comment pourraient-ils répondre aux enjeux et controverses de consommation et de production qui sont amenés à se poser ? Proposé et animé par Bastien Kerspern, membre de Nantes ville comestible et designer associé chez Design Friction (www.design-friction.com) Imaginer Nantes vraiment comestible
  2. 2. A Nantes, en 2027, nous pourrions trouver… Place du Bouffay Une nouvelle activité pour la place du Bouffay : Une cuisine des savoirs, à ciel ouvert, où les habitants sont invités à amener les productions des différents quartiers pour échanger leurs connaissances autour de la production agricole en milieu urbain, sa préparation et sa consommation. Une nouvelle architecture pour la place du Bouffay : Une passerelle végétalisée reliant la place du Bouffay au miroir d’eau de Nantes, venant ainsi régler un problème de circulation entre les deux lieux et proposant une promenade aérienne où seraient cultivées fraises et framboises.
  3. 3. Campus de Petit Port Une nouvelle activité pour le Campus du Petit Port : Une vie universitaire organisée autour de la culture, avec l’obtention de crédits universitaires pour les actions agricoles menées sur le campus et l’apparition de nouveaux rituels étudiants tournés vers la guerilla gardening et l’échange intergénérationnel de savoir-cultiver. Une nouvelle architecture pour le Campus du Petit Port : Un campus vert où les espaces boisés et les façades des bâtiments sont détournés pour devenir des surfaces cultivables faisant la part belle à la culture en lasagne et avec parfois des plants aux usages plus « récréatifs ». Cet atelier a fait appel au design spéculatif, une manière d'imaginer et de représenter des futurs préférables pour mieux discuter des alternatives s’offrant à notre société.
  4. 4. ATELIER 2 Sujet : Initiateur(trice)(s) : Résumé des discussions : L'objectif de cet atelier qui a réuni une dizaine de personnes était d'identifier des actions concrètes à mener par le collectif Nantes Ville Comestible en 2015 afin de favoriser le développement de l'agriculture urbaine sur Nantes Métropole. L'atelier s'est déroulé en deux temps, d'abord en listant les freins identifiés à l'agriculture urbaine aujourd'hui ainsi que des solutions envisageables pour y pallier puis en listant des actions et projets concrets à mener collectivement. Parmi les freins identifiés • Manque de visibilité du sujet • Manque de crédibilité et image de l'agriculture urbaine • Manque de connaissances du grand public • Manque d'education et formation au sujet • Difficulté à toucher le public pour le sensibiliser • Fracture entre monde urbain et agricole • Rythme et temporalité naturelle versus frénésie de la ville • Manque de croisements, réseaux et collaborations • Manque de volonté politique voire blocages • Manque de vision politique • Reglementation peu favorable • Manque de terres, lieux et accès aux pratiques • Besoin de financements et modèles économiques des activités Les solutions envisageables • Mieux donner à voir • Intégrer le sujet agriculture urbaine au sein des débats locaux • Mettre en scène les initiatives • Intégrer les pratiques au programme des écoles • Organiser le partage de savoirs et connaissances • Publier les guides et documentations libres de droits • Inviter, sensibiliser et faire pression sur les élus • Appuyer la modification des PLU • Organiser des actions de communication • Organiser des évènements, temps, lieux et moments forts du sujet (journée des jardins) • Organiser une opération itinérante pour donner à voir • Travailler en collectif • Associer le monde de la recherche, les associations, etc • Créer un espace pédagogique, vitrine du sujet, lieu d'expérimentation • Créer un démonstateur de l'agriculture urbaine • Favoriser le développement de microprojets • Recenser les espaces disponibles Proposé et animé par Claire Gallon de Nantes ville comestible Nantes ville comestible : 5 actions concrètes pour 2015
  5. 5. • Développer Terre de Liens en milieu urbain • Organiser des appels à projets pour soutenir financièrement les initiatives • Développer l'économie plurielle • Développer les études et preuves de concept • Ramener des agriculteurs en ville pour qu'ils partagent leurs compétences • Former des agriculteurs urbains Au vu de ce premier état des lieux, les actions suivantes ont été proposées comme prioritaires pour les activités 2015 de Nantes Ville Comestible : • Faire un état des lieux de l'existant Cartographier les acteurs en présence, les lieux de pratique, les terres disponibles (acteurs, initiatives, espaces) afin d'avoir une photographie de l'état actuel et rendre lisible les actions sur le territoire. • Appeler à se mettre en réseau et agir collectivement Pour organiser cet état des lieux, il faut déjà agir collectivement en rassemblant les informations venant d'une multitude d'organisations. Il faut donc travailler en collectif et mettre le maximum d'organisations autour de la table pour participer. • Déployer la communication Libérer les informations, contenus et données de chaque organisation, en leur permettant de circuler librement en ligne et d'être réutilisé sur d'autres sites grâce à des licences et formats libres. Créer un Wiki de documentation référençant toutes les informations, guides existants et répertorié chez chaque acteur. Un répertoire d'accès à l'information. Il est possible de créer ses propres émissions radios sur l'agriculture urbaine. Voir avec Euradionantes comment l'organiser et créer de la visibilité sur les ondes et médias. Faire des campagnes d'affichage en illustrant les possibles, c'est ce que fait Crea'lters notamment, pour valoriser les acteurs (vidéos, expositions, photographies) Rédiger des argumentaires pour sensibiliser, notamment les élus, qui doivent être systématiquement conviés aux animations. Rendre le sujet présent dans les actualités, notamment en poussant des propositions dans les débats (débat sur la Loire) et modifications PLU. • Organiser de l'événementiel Pour sortir du public existant et toucher de nouvelles personnes, créer une caravane itinérante ou encore une journée dédiée : fête des jardins. Développer des kits d'actions que les habitants peuvent mettre en place facilement, rapidement pour agrémenter leur jardin, balcon et commencer à s'impliquer. Mener des actions avec les écoles et étudiants en participant notamment aux actions de Transition Positive • Créer un projet et lieu phare de l'agriculture urbaine Monter une maison de l'agriculture urbaine, à l'image des initiatives angevines et parisiennes. Développer ce lieu-vitrine, lieu d'expérimentation qui donne à voir des réalisations et qui permet d'accéder aux réseaux d'acteurs, à la documentation, outillage et pratique. • Soutenir le développement de projets Organiser des formations aussi bien pour les habitants que porteurs de projets, de manière collective. Accompagner au développement économique en travaillant notamment avec la chambre d'agriculture, le GAB... Pousser un appel à projets dédié aux pratiques d'agriculture urbaine et imaginer des formes innovantes de financement avec le crowdfunding par exemple.
  6. 6. ATELIER 3 Sujet : Initiateur(trice)(s) : Participant(e)(s) : Résumé des discussions : Qu'est-ce que l'agriculture urbaine ? Des formes multiples : jardinage, maraîchage périurbain, projets dédiés à la production alimentaire en milieu urbain dense (fermes verticales, jardins sur les toits…). Des thématiques à prendre en compte : La réflexion sur l'agriculture urbaine doit prendre en compte des questions comme : - une éventuelle concurrence avec le milieu rural (comment développer une complémentarité ?), - l'utilisation d'énergies renouvelables (photovoltaïque…), - la planification urbaine, l'aménagement du territoire, - le choix des productions, - la transformation des produits de base (pâtes, abattoirs…)… - l'emploi de techniques durables (est-ce que le local fait évoluer vers le bio ?) - la distribution (est-ce qu'on exporterait les produits de l'agriculture urbaine ?) et les formes de commercialisation, - la cohabitation d'économies marchandes et non marchandes. Dans quel but développer l'agriculture urbaine ? → Sécurité alimentaire / circuits courts / tendre vers une autonomisation des villes (résilience : pétrole / climat / grève des transports) Cet objectif est-il souhaitable et atteignable ? → Social et éducation : rassembler, participation collective, éducation à l'environnement, activités physiques / lien à la terre, autonomie personnelle, retrouver le sens des choses → Loisirs → Nature en ville (paysage, santé, urbanisme) Frédéric Mercier et Sandrine Lemonnier Agriculture urbaine : priorisation des objectifs de développement Frédéric Mercier, Sandrine Lemonnier, Charles Esmenjaud, Ugo Bessière, Jeanne Pourias, Christine Margetic, François Deviomes, Fabien Chaufannier, Flavie Duprey, Maël Moinardeau
  7. 7. ATELIER 4 Sujet : Initiateur(trice)(s) : Résumé des discussions : Le PLU est un cadre important qu'il vaut mieux connaître. Il donne des droits et des moyens nécessaires à la réalisation de nombreux projets. Le PLU de Nantes Métropole existe déjà et doit être analyse afin de savoir ce qu'il permet ou ne permet pas. Concertation Pour cela il est primordial d'associer les habitants, qui détiennent le savoir, et redonner une vraie place à la concertation. Celle-ci doit avoir une influence sur la volonté politique, en montrant aux élus, au cours de ces temps de concertation, que le développement de l'agriculture urbaine est un enjeu majeur. Zonage et approche transversale Le foncier, notamment en milieu périurbain, est un enjeu fort. L'appréhension spatiale dans le PLU se fait à travers le zonage. Ce document peut être critiqué et nécessite une vision/approche transversale au niveau de l'agriculture urbaine (foncier, développement économie, impact environnemental…) comme c'est le cas pour l'écologie avec les trames vertes et bleues. On pense notamment à la ZAC des Gohards (Vieux Doulon), dernière zone de friche à l'intérieur de la rocade. Règlement technique La vision spatiale du PLU est conjointe à une approche plus diffuse, liée à son règlement technique (celui-ci s'applique à chaque zone, notamment en milieu urbain). Le PLU doit autoriser, à ce niveau, des projets comme la surélévation des bâtiments pour installer des serres. En conclusion Pour que le PLU soit favorable à l'agriculture urbaine, une implication des citoyens est nécessaire au niveau technique (propositions à formuler) et politique (pour être relayés). François Déalle-Facquez Agriculture urbaine et Plan Local d'Urbanisme
  8. 8. ATELIER 5 Sujet : Participants : Résumé des discussions : Dans une logique d'agriculture biologique, l'aquaponie est plus avantageuse que l'hydroponie car elle ne nécessite pas d'intrants. Enjeux - Quelle structure hébergeante ? : serre classique, hangar, garage… - Comment réguler la température été/hiver ? - Quelles réglementations foncières pour ce type de projet (entre autre sur le fleuve si projet de barge aquaponique) ? - Comment financer un projet expérimental (appel à projet…) ? Freins - Difficulté à obtenir des informations en français. - Peu d'acteurs locaux qui s'intéressent au sujet. Idée de projet à Nantes : la ferme flottante Le fleuve pourrait être utilisable pour le développement d'un projet expérimental d'aquaponie (aquaboat, boatanic…), une ferme flottante avec bassin à poissons en partie basse et bacs à légumes au-dessus. Le projet pourrait avoir une dimension participative et pédagogique. Un accompagnement/portage collectif associé au débat sur la Loire est envisagé. Quels sont les avantages de l'aquaboat ? - Mobilité (pédagogie/écoles du territoire) - Création de surface en ville - Production locale - Maîtrise circulaire du procédé De nombreux développements sont possibles : - Création d'une filière en aquaponie - Service aux particuliers, aux villes, aux copropriétaires, aux paysagistes… pour l'intégration de systèmes aquaponiques dans leurs projets. Ressources/contacts INRA Monts d'Arrée, avec notamment le projet APIVA : AquaPonie Innovation Végétale et Aquaculture : http://www.inra.fr/Entreprises-Monde-agricole/Nos-partenariats-nos-projets/Toutes- les-actualites/projet-APIVA Hervé Briand (initiateur) et Josselin Lefèvre Echange autour du développement de projets aquaponiques à Nantes.
  9. 9. ATELIER 6 Sujet : Initiateur(trice)(s) : Participant(e)(s) : Résumé des discussions : Nous avons d'abord défini le champ des opportunités de l'agriculture urbaine. Il s'agit de production agricole en ville, qu'elle soit à usage alimentaire (produits végétaux et animaux) ou non alimentaire (végétaux d'ornementation, fleurs…). Le champ couvre aussi bien la production pour auto-consommation, dans une recherche d'autonomie, qu'une éventuelle production à caractère professionnel. Il s'agit d'améliorer son régime alimentaire et de mieux contrôler ce qu'on mange en incorporant des produits locaux dont on connaît l'origine et les modalités de production. A l'échelle professionnelle, l'agriculture urbaine peut constituer une opportunité de création d'activités économiques, quand le production pour auto-consommation, individuelle ou collective, aura uun impact sur la qualité des sols et des conséquences sociales positives, visant de meilleures conditions de vie par une bonne alimentation à moindre coût et un effet positif pour l'insertion des plus démunis. L'agriculture urbaine est définie comme production agricole de pleine terre, utilisant des espaces publics ou privés disponibles mais intègre aussi des formes de production « artificialisée » sur des espaces d'accueil disponibles pour des installations jardinières nomades (potagers sur couches en carreaux, sacs potagers, containers divers… Ces formes d'agriculture hors sol inspirées des modes de production maraîchers traditionnels sont différents de la production intense hors-sol comme l'hydroponie, non considérée ici. Les contraintes à considérer pour rendre possible l'agriculture urbaine sont : 1) Juridiques, par exemple le statut légal du foncier à cultiver 2) L'accès à l'eau nécessaire pour cultiver 3) De voisinage, avec les autres usages de l'espace public (par exemple, nuisance de bruits, odeurs, mouvements…) 4) De faisabilité réelle, reposant sur des acteurs fiables (cas des jardins dans les écoles dont il faut prendre soin aussi pendant les vacances scolaires) Les risques à considérer et évaluer pour construire les meilleurs projets : 1) Risques sanitaires liés à la pollution éventuelle du milieu (eau, air, sol), aux pratiques de jardinage, à l'introduction d'êtres vivants extérieurs au biotope (plantes invasives, maladies ou ravageurs introduits avec du matériel végétal extérieur, nuisibles attirés par les comestibles/résidus organiques). 2) Juridiques : Qui est responsable de quoi ? Il apparaît au groupe que les bénéfices sont nettement supérieurs aux risques pour la santé publique, si on considère l'équilibre de notre société avec son environnement en regard des pratiques industrielles agricoles et de la production alimentaire conventionnelle. Marie-Christine Monnier Risques et opportunités de l'agriculture urbaine Victor Massip, Hervé Fournir, Marie Ceindrial, Auriane Roger, Moniqué Clément Marie-Christine Monnier, Antoine
  10. 10. ATELIER 7 Sujet : Initiateur(trice)(s) : Participant(e)(s) : Résumé des discussions : Des parcours de la ville à la campagne... Annick : De la finance à la terre, arrivée à Nantes pour un projet d'installation en permaculture mais frustrée par le caractère industriel de nombreuses exploitations. Elle veut créer un oasis de vie : arbres, arbustres, friche agricole… et rejoindre un groupe d'habitat partagé en contact avec les jeunes, aider les gens à faire la transition vers la campagne. Marie : Habite à Rouans, est arrivée à la campagne pour un travail de formatrice à l'aménagement paysager. Elle recherche un jardin vers Machecouls et voudrait amener les paysagistes à revenir vers une logique durable/circulaire. Bruno : Habite à Nantes depuis 1 an et travail dans le conseil en financement de l'innovation (à distance). Il pense à développer une activité agricole de maraîchage bio/permaculture à la campagne. Sylvain : Lyonnais d'origine, arrivé à Nantes à 2000, il s'intéresse à la ville-jardin et voudrait former les gens au partage via le jardinage. Il réfléchit aussi à des projets de jardins pédagogiques par quartiers. Georges : Porte un projet de communautés connectées. Georges Gouriten La transition de la ville vers le village Bruno Macias Garcia, Annick Berbesson, Marie Chabanne, Sylvain Jacquin, Georges Gouriten

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