82
COMPORTA
ÉLOGE DE LA LENTEUR
VIVRE LES PIEDS DANS LE SABLE, c’est le concept imaginé par l’architecte portugais Manuel ...
84
êàèîèì`çÅéïÖå`öïÇåÖéÅl`ÉÅíèåâéÖ`çÖééÖ`Öî`Ñnín
85
LIFESTYLE COMPORTA
●
SHOPPING LIST
1. Suspension E 27, design
Mattias ...
86
LIFESTYLE COMPORTA
87
RECOINS CACHÉS
COMME DES BULLES
D’INTIMITÉ
ARTISANAT ET
CONTEMPORANÉITÉ
Le projet des Casas Na Ar...
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

Comporta

193 vues

Publié le

Un hameau de pêcheur transformé en repère de lisboètes. Design minimal et terre sauvage au rendez-vous.

Publié dans : Voyages
0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
193
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
11
Actions
Partages
0
Téléchargements
2
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Comporta

  1. 1. 82 COMPORTA ÉLOGE DE LA LENTEUR VIVRE LES PIEDS DANS LE SABLE, c’est le concept imaginé par l’architecte portugais Manuel Aires Mateus pour João Rodrigues, l’initiateur des Casas Na Areia, un hameau de pêcheurs à l’abri des dunes, Page de gauche, l’un des sentiers à emprunter pour rejoindre l’Océan. À une heure de Lisbonne cette TERRE SAUVAGE est le repaire de l’intelligentsia lisboète. Pour apprivoiser ce petit bout du monde, on se pose à Casas Na Areia, hameau de pêcheurs restauré dans un style DESIGN MINIMAL. Bain de nature, adresses secrètes, envies déco…, on largue les amarres entre CIEL ET MER. TEXTE ET RÉALISATION SABINE BOUVET SHOPPING DÉCO KARINE RÉVILLON PHOTOS MANUEL ZUBLENA êàèîèì`çÅéïÖå`öïÇåÖéÅ LIFESTYLE
  2. 2. 84 êàèîèì`çÅéïÖå`öïÇåÖéÅl`ÉÅíèåâéÖ`çÖééÖ`Öî`Ñnín 85 LIFESTYLE COMPORTA ● SHOPPING LIST 1. Suspension E 27, design Mattias Ståhlbom, Muuto chez Sabz, 59 €. 2. Tabouret Xhosa Stool, Mahatsara, 369 €. 3. Banc Sigurd, design Ola Wihlborg, Ikea, 65 €. 4. Tapis Abaca, Codimat, 250 €. LE BAC FILE SUR L’ESTUAIRE DU SADO.Cap sur la péninsule de Troia, réserve naturelle de sable blanc et de pins, à quelques kilomètres au sud de la capitale portugaise. La brise de l’Atlantique se lève, douce et sa- lée. Une promesse de bonheur après quatre jours intenses dans la Ville blanche, écrasante de chaleur en été. Bruits de moteur. Le bac manœuvre, et Comporta, minuscule village de la péninsule, n’est plus très loin. Ici, on vient lar- guer les amarres, laissant derrière soi la faune des jet-set- teurs. Ici? Une immense plage sauvage d’une dizaine de kilomètres, bordée de dunes, repaire bien gardé de l’in- telligentsia lisboète... Seul code fashion de rigueur, le Bikini brésilien, qui sévit sur tout le littoral, et une paire d’Havaianas (de préférence le tout nouveau modèle griffé Pinel&Pinel). La lumière est solaire, l’horizon infini, et on respire, enfin, prêt à se livrer au rythme immuable de Comporta. Casas Na Areia – littéralement « les maisons les pieds dans le sable » –, petit hameau de pêcheurs à louer, est l’endroit rêvé pour débrancher. Au réveil, on croque dans des tar- tines de pain « alentejano» et des fruits gorgés de soleil, déposés par Dolores, aux petits soins pour les hôtes. Avant de rejoindre la mer, on s’évade à vélo à l’assaut des sen- tiers, entre les rizières. João Rodrigues, à l’initiative de ce petit bout du monde, parle de visions du Vietnam... Le fond de l’air brûle, et le besoin d’eau se fait sentir. De- puis les pistes sablonneuses bordées de pins, on devine l’Atlantique. Les vagues grondent. Le bain d’iode est un dé- lice... On se damnerait pour une assiette de sardines grillées sous les cannisses de Praia do Peixe, une vraie cantine de plage comme on les aime. L’après-midi sera languide, entre ciel, océan et quelques lignes de Fernando Pessoa, à (re)découvrir. Les yeux mi-clos, on savoure la beauté sauvage du paysage. Le soleil décline. On s’ima- gine déjà lové dans le creux d’un fauteuil Gervasoni en coton blanc, feuilletant l’un des beaux livres d’hôtels paradisiaques collectionnés par João. Dans son iPod, on écoute « Born to Be Wild », de Steppenwolf, « Gai- vota », d’Amália Rodrigues, chanteuse de fado, et les classiques, « The Sound of Silence » de Simon&Gar- funkel, « Let’s Go Out Tonight », de Craig Armstrong (feat Paul Buchanan). Un verre de vinho verde à la main, en état de grâce. Plus tard, entraîné par un sursaut col- lectif d’envie festive, on pourra rompre avec le silence, et partir goûter, jusqu’à l’aube, aux folles nuits lisboètes... TOITS DE CHAUME et façades en cannisses des rizières, les Casas Na Areia (les pieds dans le sable) renouent avec l’architecture locale de la presqu’île de Troia. Parti pris monacal dans les chambres (ci-contre), entre sable et ciel… une robinsonnade rêvée. ÉPURE GRAPHIQUE et blanc rafraîchissant, dans le couloir qui mène aux chambres, ouvrant de plain-pied sur l’extérieur. 1 2 3 4
  3. 3. 86 LIFESTYLE COMPORTA 87 RECOINS CACHÉS COMME DES BULLES D’INTIMITÉ ARTISANAT ET CONTEMPORANÉITÉ Le projet des Casas Na Areia a représenté le Portugal à la Biennale d’architecture en 2009. Silhouette en lin, Lavanda. Location du hameau : 500 € par jour avec petit déjeuner, au minimum trois jours. Plus d’infos sur ww.casasnaareia.com Pour s’y rendre depuis Lisbonne (une heure de route), Autoescape, location de voitures (www.autoescape.com) LES QUATRE MAISONS, à louer dans leur intégralité, sont bordées de planches de pin pour prolonger le plaisir de vivre pieds nus. L’une abrite salon et cuisine, l’autre deux chambres et leurs salles de bains, les deux dernières, une chambre et une salle de bains chacune. LES PEOPLE EN SONT FANS CROISER JACQUES GRANGE, DÉCORATEUR DU GOTHA ET DE LA JET-SET, VINCENT VAN DUYSEN, ARCHITECTE BELGE CULTE (ET AFICIONADO DES CASAS NA AREIA), CHRISTIAN LOUBOUTIN OU CAROLINE DE MONACO, QUI VIENNENT S’ISOLER SUR LA PÉNINSULE DE TROIA POUR DÉCONNECTER ET SE RECHARGER. RANDONNER à cheval, le temps d’une journée ou de plusieurs jours avec bivouac, en compagnie de João Ribeira, ancien champion hippique portugais. Box et manège dans un ancien entrepôt à riz converti par João Rodrigues. Cavalos Na Areia, près de Comporta, tél. : 00.351.919.00.25.45. www.cavalosnaareia.com SE BAIGNER à Troia, Carvalhal, Pego, d’immense étendues de sable face à l’Océan, isolées du monde (près de 4 km de plages!). CRAQUER pour les collections légères et estivales de chez Lavanda (100% Lino, Antik Batik, etc.), une boutique créée dans l’ancienne boulangerie du village. Largo de San João, tél. : 00.351.265.49.75.39. MISER sur l’ethnique chic (idéal à Comporta) de Teresa Martins, styliste portugaise qui pratique un style très coloré et ample, un rien Kenzo, exclusivement fabriqué en Inde. Kimonos, pantalons de pêcheur, gilets... Largo de San João, tél. : 00.351.265.54.04.97. DÉJEUNER IODÉ face à l’Océan, sous les cannisses du restaurant de plage Praia do Peixe, rendez-vous des Portugais en vacances, et se régaler de coquillages, bars, dorades, sardines... en sirotant le vin blanc local ou une sangria blanche bien frappée. Plage de Pego, tél. : 00.351.913.06.12.56. DÎNER EN AMOUREUX au Zé Restaurante Lounge, le seul restaurant de Comporta à la déco un peu soignée. Délicieuse morue aux blettes. Rue du Comercio, 10, tél. : 00.351.265.49.72.20. VISITER le musée du Riz, pour tout savoir sur la culture locale, et savourer dans la partie restaurant le plat typique, « arroz de marisco » (riz aux fruits de mer). Largo de San João, tél. : 00.351.265.49.75.55. êàèîèì`çÅéïÖå`öïÇåÖéÅ

×