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FORMATION ET INSERTION
PROFESSIONNELLES DES JEUNES
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  1. 1. PRO GRAM MA TION2015-2018
  2. 2. MISSION C 30 Éducation, formation, enseignement supérieur & recherche Objectif stratégique 5 31 Objectif stratégique 6 39 MISSION D 44 Développement durable, économie & solidarité Objectif stratégique 7 45 Objectif stratégique 8 49 PROGRAMMES TRANSVERSAUX 53 ANNEXES 59 Sommaire MESSAGE DE MICHAËLLE JEAN 1 SECRÉTAIRE GÉNÉRALE DE LA FRANCOPHONIE INTRODUCTION 3 MISSION A 4 Langue française, diversité culturelle & linguistique Objectif stratégique 1 5 Objectif stratégique 2 11 MISSION B 16 Paix, démocratie & droits de l’Homme Objectif stratégique 3 17 Objectif stratégique 4 24 LÉGENDES Couverture géographique des programmes Politique intégrée de promotion de la langue française Les pictogrammes symbolisent les politiques sectorielles de la Francophonie. Ils apparaissent dans les programmes qui contribuent à leur mise en œuvre. Afrique du Nord et Moyen-Orient Stratégie numérique Stratégie économique Stratégie jeunesse Égalité femme-homme Europe centrale et orientale Asie-Pacifique Afrique centrale Afrique de l’Ouest Caraïbes et Amérique latine Océan Indien Europe occidentale Amérique du Nord
  3. 3. 1 Message de Michaëlle Jean Secrétaire générale de la Francophonie La présente brochure forme le cœur de l’action de l’Organisation internationale de la Francophonie pour les quatre prochaines années. Notre programmation trouve ses racines dans les orientations prises par les chefs d’État et de gouvernement lors du Sommet de Dakar (novembre 2014) dédié aux femmes et aux jeunes. Je ne crains pas d’affirmer que nos objectifs pour 2018 sont les plus ambitieux jamais énoncés. Dans un contexte international où les déséquilibres persistent, voire s’accentuent à certains endroits du monde, du fait de crises politique, économique, sociale, environnementale, identitaire, je suis animée par un profond sentiment d’urgence. Le temps presse ! Notre mission historique en faveur de la diversité linguistique et culturelle doit nous conduire, plus que jamais, à combattre à leurs racines les causes de tous les extrémismes et de toutes les dérives. Il faut redonner aux jeunes et aux femmes les outils et les moyens de se construire eux-mêmes, de participer au développement de leurs sociétés, de faire vivre la démocratie de manière sereine dans un environnement culturel et linguistique respectueux de la diversité. La Francophonie soutiendra les jeunes et les femmes dans leurs défis d’accès à l’emploi grâce à une éducation et à une formation de qualité afin de combattre la pauvreté, ainsi que toutes les formes d’exclusion et de précarité. Parallèlement à ce travail de l’urgence sur le terrain, nous devrons accompagner nos États membres dans cette transition cruciale des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) vers le nouveau Programme de développement pour l’après-2015 et les Objectifs de développement durable (ODD). Je ne crains pas d’affirmer que nos objectifs pour 2018 sont les plus ambitieux jamais énoncés. ••• MESSAGE DE LA SECRÉTAIRE GÉNÉRALE DE LA FRANCOPHONIE
  4. 4. 2 Les prochaines années seront aussi les premières années de la vie citoyenne des jeunes de notre espace à travers une vingtaine de scrutins électoraux majeurs prévus en Afrique francophone. Ils constitueront des moments cruciaux pour asseoir la démocra- tie, les droits de l’Homme et l’égalité femme-homme. La mission sera d’autant plus déterminante pour soutenir les efforts des pays en transition politique ou en consolidation de la paix. La langue française sera un médium privilégié, voire indispensable, pour être en prise avec l’ensemble de ces défis. À nous de faire en sorte qu’elle continue à être utile, innovante, rayonnante et attractive pour une Francophonie des solutions, une Francophonie de toutes les solutions. C’est à cette condition que l’espace francophone deviendra un moteur influent sur la scène internationale, s’appuyant sur ce qui pourrait constituer le plus grand bassin de locuteurs francophones d’ici à 2050 en Afrique. Notre devoir de solidarité auprès des populations, en partenariat avec les autres aires économiques, linguistiques et culturelles, conditionnera la Francophonie de demain. Michaëlle Jean Secrétaire générale de la Francophonie À nous de faire en sorte que la langue française continue à être utile, innovante, rayonnante et attractive pour une Francophonie des solutions, une Francophonie de toutes les solutions. ••• PROGRAMMATION 2015-2018
  5. 5. 3INTRODUCTION Adama Ouane Administrateur de l’Organisation internationale de la Francophonie Introduction Je vous invite à prendre connaissance des 26 nouveaux pro- grammes que l’Organisation internationale de la Francophonie s’est fixés pour la période 2015 à 2018. Tous s’inscrivent dans la durée et se fondent à la fois sur notre expérience acquise depuis plus de quarante années et notre esprit d’innovation sur les enjeux de demain. Ces programmes déclinent nos valeurs et nos engagements. Ils participent à la valorisation de la langue française et de la diversité linguistique et culturelle, au renforcement de la paix, de la démocratie et des droits de l’Homme, à l’amélioration de la qualité de l’éducation et de la formation ainsi qu’au dévelop- pement durable et à une économie améliorant le bien-être de tous, y compris des générations futures. Ils prennent en compte prioritairement les besoins des jeunes et des femmes, l’ouverture sur la société civile et l’exploitation des potentiels du numérique. Plusieurs nouveautés caractérisent cette programmation. D’abord, parce que tout a été fait pour concentrer encore davantage nos efforts sur ce que nous réussissons le mieux dans un souci d’efficacité et de bonne utilisation des fonds publics. Ensuite, parce que les enjeux de la coopération et du développement ont considérablement évolué au cours des dernières années. À travers son action sur le terrain, la Francophonie a été un témoin privilégié de ces évolutions et cette programmation découle à la fois de ce que nous avons su faire fructifier et de ce que nous anticipons. Là aussi, nous privilégierons l’efficacité en soutenant directement les politiques publiques de nos États et gouvernements membres et ce à tous les niveaux, national, régional et local. Ces programmes, parce qu’ils visent des résultats concrets et constituent des modèles innovants, peuvent réaliser des impacts majeurs une fois qu’ils sont repris à une plus large échelle, appropriés et étendus par nos États et gouvernements membres avec l’appui d’autres acteurs internationaux ou régionaux. Pour ce faire, nous continuerons à travailler avec tous nos partenaires, qu’il s’agisse, en premier lieu, des autres acteurs institutionnels de la Francophonie, mais aussi des organisations internationales et régionales, des réseaux institutionnels, des fédérations professionnelles, des organisations internationales non gouvernementales, ainsi que des nombreux autres réseaux et organisations de la société civile. Nous espérons que la lecture de ce document vous permettra de mieux saisir la portée de nos actions et de relayer les engagements de notre communauté francophone, forte de sa diversité, fière de son histoire et résolument tournée vers les jeunes et les femmes. Rendez-vous en 2018.
  6. 6. 4 PROGRAMMATION 2015-2018 LANGUE FRANÇAISE, DIVERSITÉ CULTURELLE & LINGUISTIQUE MISSION A
  7. 7. 4LANGUE FRANÇAISE, DIVERSITÉ CULTURELLE & LINGUISTIQUE 5LANGUE FRANÇAISE, DIVERSITÉ CULTURELLE & LINGUISTIQUE Parlée par 274 millions de locuteurs sur les cinq continents, la langue française se place au deuxième rang des langues les plus apprises dans le monde. Raison d’être de la Francophonie, elle est à la fois le ferment de son identité et le garant des équilibres linguistiques du monde. Son rayonnement va croissant et elle s’enracine toujours plus en Afrique. Deuxième langue d’information internationale dans les médias, langue de travail de la plupart des organisations internationales, le français constitue un atout pour ses locuteurs. Ouverte sur le monde, elle a su prospérer grâce à sa modernité, à la diversité de ses formes et des innovations linguistiques venues des cinq continents. Si la Francophonie partage l’usage de la langue française, elle par- tage aussi la responsabilité de son évolution et de sa diffusion dans un contexte de diversité linguistique croissante. Pour faire face à cet enjeu, l’OIF s’appuie sur les études de son Observatoire de la langue française, unique au monde. C’est par une meilleure exploitation de la connaissance, la valorisation des synergies que crée la langue fran- çaise ainsi que la mise en œuvre d’actions de terrain répondant aux attentes et défis de demain que le nombre de locuteurs francophones continuera de croître, notamment en Afrique subsaharienne où une progression moyenne de 15 % a été constatée entre 2010 et 2014. L’action de l’OIF se concentre sur quatre domaines d’intervention majeurs : la promotion des atouts de la langue française, son évolution et son importance dans le monde ; la facilitation de l’usage du français dans les enceintes diplomatiques d’influence et dans le mouvement olympique ; l’éducation de qualité en français et son enseignement comme langue étrangère ; et l’usage numérique de la langue. Valoriser l’usage et l’influence de la langue française dans un contexte de diversité linguistique et culturelle 274 millions de locuteurs sur les 5 continents OBJECTIFSTRATÉGIQUE1 Nombre de locuteurs francophones
  8. 8. > COMMENT ? • En menant des études, des analyses et des recherches sur l’évolution de la langue française et la diversité linguistique comme celles, par exemple, du rapport La Langue française dans le monde publié tous les quatre ans. • En alimentant les débats de la société civile par des données sur l’utilité et la diversité de la langue française, en organisant des manifestations internationales dédiées telles que le Forum mondial de la langue française. • En valorisant les connaissances sur la langue française et le multilinguisme, en s’appuyant sur les groupes des ambassadeurs francophones, les experts francophones et les médias partenaires notamment. • En entretenant un dialogue avec d’autres espaces linguistiques : hispanophone, lusophone, arabophone… CONNAISSANCE ET PROMOTION DU FRANÇAIS Promouvoir les atouts de la langue française, son évolution et son importance dans le monde. Politiqueintégréedepromotionde lalanguefrançaise:Lefrançais, unelangued’aujourd’huietdedemain « La Francophonie doit assurer la place et le rayonnement du français sur le nouvel échiquier linguistique mondial. Toute action en faveur du français doit prendre en compte le nouveau rapport entre les langues internationales, le multilinguisme étant un défi politique commun aux grands espaces linguistiques. » Ce texte, adopté lors du XIVe Sommet de la Francophonie de Kinshasa en 2012,définit et analyse les six priorités devant imprégner les actions de l’OIF et des opérateurs dans un esprit de coordination et de synergie : 1 Renforcer la place et le rayonnement du français sur la scène internationale. 2 Relever le défi politique du multilinguisme. 3 Adapter l’action multilatérale aux contextes linguistiques régionaux et nationaux. 4 Consolider le français comme langue d’accès au savoir pour tous. 5 Mettre en valeur l’apport de la langue française au développement économique. 6 Valoriser l’usage de la langue française. LeForummondial delalanguefrançaise: unrendez-vousunique Du 20 au 23 juillet 2015, la ville de Liège, en Belgique, a accueilli le 2e Forum mondial de la langue française (FMLF), un événement que l’OIF a organisé pour la première fois à Québec,auCanada,en2012.AveclaFédération Wallonie-Bruxelles et en partenariat avec les opérateurs directs de la Francophonie, le FMLF a permis, pendant trois jours, à quelque 600 jeunes de 18 à 35 ans de partager leurs expériences, d’élargir leurs réseaux et de trou- ver des collaborations pour développer leurs idées et leurs projets. Le thème de la franco- phonie créative a été décliné en cinq axes : l’éducation, l’économie, la culture et les indus- tries culturelles,la relation entre langue et créa- tivité et la participation citoyenne. 6 PROGRAMMATION 2015-2018 MISSIONA
  9. 9. Uneréférenceincontournable :lerapport LaLanguefrançaisedanslemonde Le rapport La Langue française dans le monde est publié tous les quatre ans.Il s’agit d’une monographie complète sur l’usage de la langue française à travers lemonde,lenombredeseslocuteurs,sesperspectives etsesdéfis.Ilestlaréférenceincontournablepourtous ceux qui s’intéressent à la situation du français. L’Observatoire de la langue française de l’OIF, auteur de ce rapport, joue un rôle essentiel en matière de collecte et d’analyse des données sur la langue française par pays, par secteur d’activité, et au sein des organisations internationales. Il fournit aux spécialistes comme au grandpublicdesinformationsfiablessurlaplacedelalanguefrançaise dans plusieurs domaines (enseignement,économie,médias,Internet). L’Observatoire travaille en partenariat notamment avec l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF),l’Observatoire démographique et statistique de l’espace francophone (ODSEF) de l’Université Laval et leréseaudesorganismesfrancophonesdepolitiqueetd’aménagement linguistiques (OPALE). + EN SAVOIR PLUS www.francophonie.org/Langue-Francaise-2014/ 7LANGUE FRANÇAISE, DIVERSITÉ CULTURELLE LINGUISTIQUE POUR QUI ? • Les fonctionnaires et les diplomates des pays francophones • Les chercheurs, les professeurs et les étudiants • Les médias • La société civile et le grand public AVEC QUI ? Au sein de la Francophonie • Agence universitaire de la Francophonie (AUF) • Université Senghor d’Alexandrie • TV5MONDE • Association internationale des maires francophones (AIMF) Partenariats externes • Observatoire démographique et statistique de l’espace francophone (ODSEF) • Réseau des organismes francophones de politique et d’aménagement linguistiques (OPALE) • Chercheurs, universités et réseaux de la société civile, notamment le Réseau des associations professionnelles francophones (RAPF) • Pays hôte du Forum mondial de la langue française (FMLF) MISSIONA LePactelinguistique Le Pacte linguistique est un instrument contrac- tuel conclu entre la Francophonie et des États membres ou associés qui souhaitent renforcer etvaloriserl’usagedufrançaisquandiln’estpas langue officielle.Développé dans une démarche volontaire des États, il scelle un partenariat qui définit les apports de l’OIF et des opérateurs spécialisés de la Francophonie proposant des mesuresd’accompagnementauxengagements pris par les États. Le Pacte facilite également la collaboration entre les autres parties prenantes des coopé- rationsmultilatérales et bilatérales actives dans le domaine de la langue française dans les pays concernés. Des Pactes linguistiques ont été signés avec le Liban (2010),Sainte-Lucie (2010) les Seychelles (2010),l’Arménie (2012) et le Burundi (2014).
  10. 10. 8 POUR QUI ? • Les décideurs politiques, les diplomates et fonctionnaires nationaux et internationaux • Les traducteurs et interprètes de conférence • Les personnels des services de conférence, linguistiques et de communication des organisations internationales • Les représentants du monde sportif, notamment olympique • Les journalistes AVEC QUI ? Au sein de la Francophonie • Agence universitaire de la Francophonie (AUF) • Université Senghor d’Alexandrie • TV5MONDE • Réseaux d’expertise, tels le Réseau francophone de traducteurs et interprètes de conférence (REFTIC) et le Réseau des anciens jeunes experts francophones • Groupes d’ambassadeurs francophones Partenariats externes • Organisations internationales : Organisation des Nations unies (ONU), Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) • Organisations régionales : Union européenne (UE), Union africaine (UA), Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (ALESCO), Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) • Organisations sportives : Comité international Olympique (CIO), Association des comités nationaux olympiques (ACNO), Association francophone des académies olympiques (AFAO), Association francophone de comités nationaux olympiques (AFCNO), Union sportive des organisations internationales francophones (USOIF) • Médias • Établissements de formation initiale et continue en diplomatie et administration publique : Académie diplomatique de Vienne, Institut d’études diplomatiques d’Égypte, Institut européen d’administration publique de Maastricht, École nationale d’administration (France), etc. • Établissements de formation de traducteurs et d’interprètes • Instituts français • Alliances françaises COMMENT ? • En proposant des formations certifiées aux fonctionnaires et diplomates afin de consolider leur maîtrise du français dans les enceintes diplomatiques et en cofinançant des plans annuels de formation des pays membres à travers les Initiatives francophones nationales. • En soutenant la francophonie au sein d’établissements de formation initiale et continue, à visée régionale, en administration publique et relations internationales. • En soutenant la formation des interprètes et des traducteurs francophones qui évolueront dans le milieu international et en organisant des événements dédiés tels que le Prix Ibn Khaldoun-Senghor de traduction en sciences humaines français-arabe. • En missionnant un Grand Témoin de la Francophonie qui représente et promeut les intérêts de la Francophonie et les messages sur la diversité linguistique auprès du Mouvement Olympique. • En soutenant et en animant des réseaux francophones dans les domaines de la traduction et de l’interprétation ainsi que des réseaux sportifs. • En organisant des campagnes de sensibilisation au multilinguisme auprès des acteurs de la scène diplomatique, du sport international, des médias et du grand public. LE FRANÇAIS DANS LES RELATIONS INTERNATIONALES Pour que le français reste une langue d’influence dans les enceintes diplomatiques et sportives internationales. Le Grand Témoin de la Francophonie « Les deux langues officielles du Comité international Olympique (CIO) sont le français et l’anglais. En cas de litige, la langue française fait foi. » Article 23 de la Charte Olympique. Depuis plus de dix ans,le Secrétaire général de la Franco- phonie désigne, pour la durée de chaque édition des Jeux Olympiques, une personnalité en tant que Grand Témoin de la Francophonie qui est chargée de veiller au bon usage du français comme langue olympique officielle et d’en assurer la promotion. À l’issue de sa mission, le Grand Témoin remet un rapport au Secrétaire général. + EN SAVOIR PLUS 1994-2014 : vingt années de promotion de la francophonie olympique Rapport d’Hélène Carrère d’Encausse sur l’usage de la langue française aux Jeux Olympiques et Paralympiques de Sotchi (2014) MISSIONA PROGRAMMATION 2015-2018
  11. 11. POUR QUI ? • Les décideurs politiques • Les fonctionnaires des ministères de l’Éducation (personnels de gestion, corps enseignant), des pays de trois zones prioritaires (Asie-Pacifique, Europe centrale et orientale, océan Indien) • Les établissements scolaires pilotes • Les élèves du secondaire qui suivent des cours de français langue étrangère AVEC QUI ? Au sein de la Francophonie • Agence universitaire de la Francophonie (AUF) • TV5MONDE Partenariats externes • Coopérations bilatérales • Fédération internationale des professeurs de français (FIPF) • Alliances françaises • Radio France Internationale (RFI) COMMENT ? • En sensibilisant les décideurs nationaux à la nécessité de maintenir le français comme langue étrangère dans l’offre linguistique proposée par leur système éducatif. • En soutenant les acteurs de l’enseignement du français langue étrangère ou, dans certains cas, langue seconde, en leur facilitant l’accès à des outils pédagogiques adaptés à un contexte plurilingue. • En développant l’accès des jeunes à des activités scolaires et parascolaires en français. FRANÇAIS LANGUE ÉTRANGÈRE Renforcer l’enseignement contextualisé et de qualité du français comme langue étrangère. Un cours en ligne ouvert et massif (CLOM) pour enseigner l’intercom- préhension en langues romanes Le programme « Français langue étrangère » met en ligne unCLOMgratuit,interactifetaccessibleàtouspourdiffuser, notamment auprès des enseignants,l’intercompréhension enlanguesromanes.Celle-ciconstitue,eneffet,uneapproche novatrice du plurilinguisme, chacun s’exprimant dans sa propre langue et comprenant celle de l’autre. + EN SAVOIR PLUS http://clom-ic.francophonie.org Les Centres régionaux francophones Le programme « Français langue étrangère » s’appuie sur un dispositif original avec deux Centres régionaux franco- phones (CREF) sous la responsabilité des Bureaux régio- nauxdel’OIF,l’unpourl’Asie-Pacifique(CREFAP)crééen1993 à Hô Chi Minh-Ville (Vietnam) et l’autre pour l’Europe cen- trale et orientale (CREFECO) créé en 2005 à Sofia (Bulgarie). Ancrés dans leur environnement, les CREF jouent un rôle fédérateur et facilitent la coopération et les échanges entre les acteurs régionaux, nationaux et locaux agissant dans l’enseignement du français et en français. D’organisateurs de séminaires et de formations,les centres sont devenus,au cours des dernières années,de véritables moteurs de promotion de la francophonie.Leur contribution à la diffusion du français et leurs compétences en ingénie- riedeformationetpédagogiquesenfontdeslieuxprivilégiés de concertation et d’échange de savoirs, d’expériences et d’informations. + EN SAVOIR PLUS www.crefap.org www.crefeco.org 9LANGUE FRANÇAISE, DIVERSITÉ CULTURELLE LINGUISTIQUE MISSIONA
  12. 12. COMMENT ? • En soutenant la participation francophone aux rencontres internationales et régionales sur la gouvernance de l’Internet, par exemple celles des Nations unies, de l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN), de l’African Network Information Center (AfriNIC) et de l’African Network Operators’ Group (AfNOG). • En accompagnant les pays dans la gestion des noms de domaines nationaux et des ressources Internet, en les formant à la cybersécurité. • En organisant des formations aux outils, méthodes et pratiques collaboratives en cartographie numérique libre (OSM), en promouvant les ressources et usages collaboratifs francophones. LE NUMÉRIQUE, MOTEUR DE LA DIVERSITÉ Soutenir les politiques publiques numériques et défendre l’idée du domaine public et des biens communs numériques dans la société de l’information. LefrançaissurInternet enchiffres •4e langueparlenombred’utilisateurs •6e langueparlenombredepagesWeb •3e positiondanslesblogs(3systèmes) •4e positiondanslesréseauxsociaux (10systèmes) •3e langued’Amazon •6e languesurYoutube Source:LaLanguefrançaisedanslemonde, Nathan/OIF,2014 POUR QUI ? • Les pouvoirs publics intervenant dans le secteur du numérique • La société civile spécialisée dans le numérique • Les milieux professionnels et communautés d’intérêts parties prenantes de la société de l’information • Les femmes et les jeunes AVEC QUI ? Au sein de la Francophonie • Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) Partenariats externes • International Institute for Communication and Development (IICD) • Union internationale des télécommunications (UIT) • Internet Society (ISOC) • Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN) • African Network Information Center (AfriNIC) MISSIONA 10 PROGRAMMATION 2015-2018
  13. 13. OBJECTIFSTRATÉGIQUE2 Après avoir joué un rôle déterminant dans l’adoption de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l’Unesco en 2005, l’OIF s’est pleinement mobilisée dans la mise en œuvre de cet engagement international qui est plus que jamais d’actualité. Alors que les risques de monopole culturel et d’exacerbation identitaire s’accroissent, la Francophonie continue d’accentuer le plaidoyer pour promouvoir le dialogue des cultures et des religions, ainsi que la vision d’un monde riche, mais aussi plus sûr, de par sa diversité culturelle plei- nement assumée. Sur le terrain, son action vise en priorité les jeunes et les femmes afin de leur permettre de créer librement en s’épanouissant, de développer l’économie de la culture et de favoriser la circulation des produits culturels. La Francophonie culturelle est également marquée, depuis plus de qua- rante ans, par des grands événements qui ne cessent de se renouveler tels que le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouaga- dougou (FESPACO) au Burkina Faso, le Marché des arts du spectacle africain (MASA) à Abidjan en Côte d’Ivoire, ou encore le Prix des cinq continents de la Francophonie. La Francophonie a très tôt fait le lien entre culture et numérique, entre culture et développement durable. En effet, les États, les artistes et les entrepreneurs culturels francophones doivent être accompagnés dans la transition numérique qui bouleverse complètement les processus de création et de diffusion, ainsi que les modes d’accès à la vie culturelle. Par ailleurs, la prise en compte de la dimension culturelle du dévelop- pement et le poids économique des industries culturelles peuvent contribuer à un développement durable. Dans ce contexte, l’OIF met en œuvre trois programmes portant sur les politiques publiques de la culture, les industries et filières culturelles, et l’accès à la vie culturelle francophone. Renforcer l’ancrage de la culture dans le développement et accroître l’engagement des jeunes et des femmes dans la création artistique, culturelle et numérique 11LANGUE FRANÇAISE, DIVERSITÉ CULTURELLE LINGUISTIQUE La Francophonie a très tôt fait le lien entre culture et numérique, entre culture et développement durable.
  14. 14. POUR QUI ? • Les pays du Sud, en particulier ceux en sortie de crise • Les collectivités locales • Les organisations professionnelles de la culture • Les organismes d’intégration sous-régionale • Les organismes de la coopération internationale • Les populations, les artistes et les entrepreneurs culturels AVEC QUI ? Au sein de la Francophonie • Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) • Association internationale des maires francophones (AIMF) • Groupes des ambassadeurs francophones • Organisations de la société civile Partenariats externes • Organisations internationales : Organisation des Nations unies pour l’éducation, les sciences et la culture (UNESCO), Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) • Organisations régionales : Union européenne (UE), Groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), coopérations bilatérales francophones • Ministères et agences gouvernementales • Instances de régulation des médias • Réseaux professionnels COMMENT ? • En organisant des rencontres internationales pour promouvoir la diversité culturelle et l’inclusion de la culture dans l’agenda international, et assurer le suivi de la mise en œuvre de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. • En agissant directement au niveau des décideurs politiques pour les sensibiliser et les informer. • En réalisant et en publiant des études prospectives sur la contribution de la culture au développement et les enjeux de la diversité culturelle. • En accompagnant les pays dans l’élaboration et la mise en œuvre de politiques culturelles publiques prenant en compte les enjeux des biens numériques, des médias et des droits d’auteurs. POLITIQUES CULTURELLES ET DÉVELOPPEMENT Mieux prendre en compte la culture et les enjeux de diversité culturelle au niveau international et dans les politiques culturelles publiques des pays. PROGRAMMATION 2015-201812 MISSIONA
  15. 15. AVEC QUI ? Au sein de la Francophonie • TV5MONDE • Université Senghor d’Alexandrie • Conseil international des radios-télévisions d’expression française (CIRTEF) • Réseau francophone numérique (RFN) • Centre africain de formation à l’édition et à la diffusion (CAFED) Partenariats externes • Union européenne (UE) • Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) • Groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) • Partenaires institutionnels tels que les Instituts français et l’Institut national de l’audiovisuel français COMMENT ? • En apportant un appui financier à la production cinématographique et audiovisuelle (Fonds Image de la Francophonie) et à l’édition. • En soutenant la participation des auteurs et professionnels de la culture aux principaux marchés, salons et foires de l’espace francophone. • En appuyant la formation professionnelle dans les métiers techniques et artistiques. • En accompagnant des entreprises culturelles francophones. • En soutenant des Fonds de garantie des industries culturelles et en sensibilisant les institutions bancaires au financement des entreprises et projets culturels. • En soutenant l’édition numérique et la numérisation des contenus transmédias et des archives. POUR QUI ? • Les artistes, créateurs et entrepreneurs culturels des pays du Sud • Les médias francophones • Les organisateurs de marchés et salons professionnels • Les établissements financiers INDUSTRIES CULTURELLES ET CRÉATIVES Soutenir les filières du cinéma, de la télévision, de la radio, de la presse écrite, du livre, de la musique, du théâtre et du spectacle vivant, des arts visuels et plastiques, de l’artisanat, de la mode et du design. 13LANGUE FRANÇAISE, DIVERSITÉ CULTURELLE LINGUISTIQUE MISSIONA Le Fonds Image de la Francophonie Successeur du Fonds francophone de production audio- visuelle du Sud créé en 1988, le Fonds Image de la Franco- phonie est mis en œuvre par l’OIF en collaboration avec le Conseil international des radios-télévisions d’expression française. Le fonds permet d’accompagner les profes- sionnels du cinéma et de l’audiovisuel des pays franco- phones du Sud. Depuis l’origine, près de 1 500 œuvres de cinéma et de télévision ont bénéficié de son soutien. + EN SAVOIR PLUS www.imagesfrancophones.org/fonds_francophone.php
  16. 16. TÉMOIGNAGE « Depuis l’installation du CLAC, la cohésion sociale des villages s’est renforcée et les taux de réussite scolaire sont bien meilleurs. Les populations se rendent compte qu’elles sont propriétaires de leur centre. Ce sentiment d’appartenance est très fort et c’est pour cela qu’elles en sont fières et qu’elles en prennent soin. Ce sentiment va encore être renforcé avec la mise en place d’animations culturelles axées sur la préservation et surtout la diffusion de contes et de légendes des collectivités bénéficiaires d’un centre. » Victoire Ramilison, responsable nationale des CLAC, ministère de la Culture et du Patrimoine de Madagascar COMMENT ? • En soutenant l’organisation des grands rendez-vous culturels francophones, tels que le Prix des cinq continents de la Francophonie, le Marché des arts du spectacle africain (MASA), le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), le festival de cinéma Vues d’Afrique. • En poursuivant l’extension du réseau des Centres de lecture et d’animation culturelle (CLAC) dédiés aux jeunes et aux femmes. • En produisant et en diffusant des supports d’information sur l’actualité culturelle francophone par exemple autour du site www.imagesfrancophones.org/. ACCÈS À LA VIE CULTURELLE FRANCOPHONE Valoriser les espaces de célébration de la créativité francophone et du dialogue des cultures. 14 PROGRAMMATION 2015-2018 MISSIONA LesCentresdelecture etd’animationculturelle Depuis 1985, l’OIF a mis en place 306 Centres de lecture et d’animation culturelle(CLAC)dans21paysd’Afriquesubsaharienne,del’océanIndien, de la Caraïbe et du Proche-Orient au bénéfice de 3,6 millions de visiteurs par an. Dédiés à la culture, ils sont installés dans des zones rurales ou périurbaines et offrent un meilleur accès aux savoirs, à l’information et aux loisirs pour les communautés locales. Un centre regroupe une bibliothèque, une salle polyvalente où se déroulent des animations culturelles ainsi qu’un équipement audiovisuel,voire informatique. À l’horizon 2018, les CLAC mettront à la disposition des populations locales des outils et des supports numériques afin de favoriser l’émer- gence de l’économie culturelle et sensibiliser aux thématiques priori- taires de la Francophonie, telles que le dialogue des cultures, les droits de l’Homme et l’égalité femme-homme. L’expérimentation de nouveaux réseaux de « bibliomalles » sera poursuivie.
  17. 17. 15LANGUE FRANÇAISE, DIVERSITÉ CULTURELLE LINGUISTIQUE POUR QUI ? • Les populations en particulier les jeunes et les femmes des pays ciblés • Les artistes et les créateurs • Les entrepreneurs culturels • Les organisateurs de festivals, événements et rencontres • Pour les CLAC : les enfants, les jeunes, les enseignants, les fonctionnaires, les opérateurs de développement et les organisations non gouvernementales AVEC QUI ? Au sein de la Francophonie • Association internationale des maires francophones (AIMF) • TV5MONDE Partenariats externes • Organisations internationales : Organisation des Nations unies pour l’éducation, les sciences et la culture (UNESCO), Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO) • Coopérations bilatérales • Secteur privé • Médias MISSIONA « La culture est notre bien commun, à toute l’humanité. Mais pour que cela soit vrai, il faudrait que les mêmes moyens soient donnés à chacun d’accéder à la culture. » Extrait du discours de Jean-Marie Gustave Le Clézio, président du jury du Prix des cinq continents de la Francophonie, lors de la remise de son prix Nobel de littérature, en 2008. Les CLAC en chiffres (2015) 306 CLAC dans 21 pays Chaque année : 3,6 millionsde visiteurs 240 000abonnés pour 2,7 millions de prêts d’ouvrages 66 000nouveaux ouvrages 24 000projections pour un public de 900 000 spectateurs 3 900spectacles ou conférences pour 435 000 personnes Prix des cinq continents de la Francophonie Créé en 2001 par l’OIF, le Prix des 5 continents de la Francophonie consacre un texte de fiction narra- tif(roman,récit,nouvelles)d’unécrivaintémoignant d’une expérience culturelle enrichissant la langue française.Doté de 10 000 euros,ce prix est attribué chaque année par un jury international. L’édition 2015,estprésidéeparJean-MarieGustaveLeClézio, prix Nobel de littérature en 2008. Ce prix a notamment été décerné à des écrivains tels qu’Alain Mabanckou pour Verre Cassé (2005), Liliana Lazar pour Terre des affranchis (2010) et Kamel Daoud pour Meursault, contre-enquête (2014).
  18. 18. PAIX, DÉMOCRATIE DROITS DE L’HOMME MISSION B 16 PROGRAMMATION 2015-2018
  19. 19. OBJECTIFSTRATÉGIQUE3 17PAIX, DÉMOCRATIE DROITS DE L’HOMME La démocratie, les droits de l’Homme, l’État de droit et la justice sont au cœur des valeurs défendues par la Francophonie. Depuis les années 1990, les pays francophones ont tenté de renforcer ces acquis et se sont, pour la plupart, engagés dans des processus de transition démocratique, en particulier en Afrique, en Asie, en Europe centrale et orientale, ainsi que dans les Caraïbes. En 2000, ils ont adopté la Déclaration de Bamako lors du Symposium international sur le bilan des pratiques de la démocratie, des droits et des libertés dans l’espace francophone. Ce texte normatif fondamental consacre les valeurs que les États et gouvernements doivent respecter tout en dotant l’Organisation de moyens d’action. Il constitue la pierre angulaire de l’action francophone dans ce domaine. L’OIF s’est également adaptée aux évolutions du contexte international avec l’émergence de nouveaux sujets stratégiques, tels que la justice pénale internationale, les processus de transition, justice, vérité et réconciliation et l’Examen périodique universel. La liberté de la presse et le pluralisme des médias sont des principes essentiels au dévelop- pement et à la pérennité d’une démocratie. Les conditions d’existence et de développement de médias libres, crédibles et viables reposent sur la structuration du secteur médiatique et la concertation entre acteurs concernés. Convaincue qu’une démocratie en bonne santé a des impacts directs sur le développement et permet de résister à la montée des extré- mismes de tous bords, l’OIF accompagne les pays qui le souhaitent pour maintenir, voire créer, les conditions d’un environnement politique stable et inclusif, d’un dialogue citoyen serein, permettant la participa- tion de la société civile et l’épanouissement de chacun. Avec une priorité accordée aux pays en crise, en sortie de crise ou en consolidation de la paix, l’OIF actionne trois leviers : en renforçant la gouvernance démocratique ; en contribuant à la modernisation des droits nationaux et du fonctionnement des institutions judiciaires ; et en favorisant le pluralisme des médias et la liberté de la presse. Contribuer au renforcement de la gouvernance démocratique, des droits de l’Homme, de l’État de droit et du rôle de la société civile L’OIF accompagne les pays qui le souhaitent pour maintenir, voire créer, les conditions d’un environnement politique stable et inclusif.
  20. 20. 18 PROGRAMMATION 2015-2018
  21. 21. DÉMOCRATIE ET DROITS DE L’HOMME Soutenir les acteurs de l’État et de la société civile agissant dans les domaines de la démocratie et des droits de l’Homme. Le Fonds francophone d’initiatives pour la démocratie, les droits de l’Homme et la paix Le FFIDDHOP finance chaque année des projets de formation ou de publication didactique ainsi que l’orga- nisation de manifestations et d’activités dans le domaine de la démocratie, des droits de l’Homme et de la paix. Les publics ciblés sont les organisations de la société civile (OSC), notamment des organisations non gouvernemen- tales (ONG),œuvrant dans l’espace francophone. Il vise en particulier les initiatives pour la promotion,la vul- garisation et l’enseignement des droits de l’Homme, de la démocratie et de la paix, par des moyens diversifiés et adaptés aux réalités socioculturelles de toutes les popula- tions. Ce fonds a pour objectif de contribuer à l’adoption d’attitudes et de comportements aptes à développer dura- blement les valeurs de tolérance et de démocratie dans l’espace francophone. + EN SAVOIR PLUS http://ffiddhop.francophonie.org/ 19 MISSIONB COMMENT ? • En menant un plaidoyer en faveur de la ratification et de la mise en œuvre des principaux instruments internationaux des droits de l’Homme. • En apportant une assistance technique aux États pour la mise en œuvre de l’Examen périodique universel. • En renforçant les institutions nationales des droits de l’Homme. • En soutenant le fonctionnement des parlements et le travail parlementaire. • En mobilisant l’expertise des réseaux institutionnels francophones. • En diffusant des outils d’éducation aux droits de l’Homme et en assurant des formations auprès des agents de l’État et de la société civile. • En appuyant directement la société civile et les défenseurs des droits de l’Homme, par exemple avec le Fonds francophone d’initiatives pour la démocratie, les droits de l’Homme et la paix (FFIDDHOP). « La démocratie, cadre politique de l’État de droit et de la protection des droits de l’Homme, est le régime qui favorise le mieux la stabilité à long terme et la sécurité juridique ; par le climat de liberté qu’elle suscite, la démocratie crée aussi les conditions d’une mobilisation librement acceptée par la population pour le développement ; la démocratie et le développement sont indissociables : ce sont là les facteurs d’une paix durable. » Déclaration de Bamako (2000) PAIX, DÉMOCRATIE DROITS DE L’HOMME
  22. 22. 20 PROGRAMMATION 2015-2018 DÉMOCRATIE ET DROITS DE L’HOMME MISSIONB AVEC QUI ? Au sein de la Francophonie • Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) • Organisations internationales non gouvernementales (OING) • Réseaux institutionnels de la Francophonie Partenariats externes • Organisations internationales : organisations des Nations unies, Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH) • Organisations régionales : Conseil de l’Europe, Union européenne (UE), Union africaine (UA), Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Commonwealth, Organisation des États américains (OEA) POUR QUI ? • Les institutions de l’État • Les institutions nationales des droits de l’Homme • Les institutions nationales indépendantes • Les cours des comptes • Les conseils économiques et sociaux • Les mécanismes nationaux de prévention de la torture • Les fonctionnaires des ministères de la Justice, de l’Intérieur et des Affaires étrangères • Les élus, les parlementaires et les autorités locales • Les avocats, les magistrats et les procureurs • Les médiateurs • Les organisations de la société civile et les ONG 16 réseaux institutionnels du droit et de la régularisation • Conférence internationale des barreaux de tradition juridique commune (CIB) •Association du notariat francophone (ANF) •Association des institutions supérieures de contrôle ayant en commun l’usage du français (AISCCUF) •Association des cours constitutionnelles ayant en partage l’usage du français (ACCPUF) •Association africaine des hautes juridictions francophones (AAHJF) •Association des ombudsmans et médiateurs de la Francophonie (AOMF) •Association des hautes juridictions de cassation des pays ayant en partage l’usage du français (AHJUCAF) •Association francophone des commissions nationales des droits de l’Homme (AFCNDH) • Union des conseils économiques et sociaux et institutions similaires des États et gouvernements des pays membres de la Francophonie (UCESIF) • Réseaufrancophonedesrégulateursdesmédias(REFRAM) •Association francophone des autorités de protection des données personnelles (AFAPDP) • Réseau francophone de diffusion du droit (RF2D) • Réseau international francophone de formation policière (FRANCOPOL) •Association internationale des procureurs et poursuivants francophones (AIPPF) • Réseau des compétences électorales francophones (RECEF) • Réseau francophone des conseils de la magistrature judiciaire (RFCMJ)
  23. 23. 21 MISSIONB DROIT ET JUSTICE Moderniser les droits nationaux et améliorer le fonctionnement des institutions judiciaires. POUR QUI ? • Les institutions judiciaires • Les structures en charge du fonctionnement de l’appareil judiciaire, de la formation des praticiens du droit, de la modernisation et de la diffusion du droit • Les organisations de la société civile • Les citoyens AVEC QUI ? Au sein de la Francophonie • Conférence des OING et OSC de la Francophonie • Réseaux institutionnels de la Francophonie Partenariats externes • Organisations internationales : Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH), Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) • Organisations régionales : Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), Union économique et monétaire ouest- africaine (UEMOA), Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) • Cour pénale internationale (CPI) • Ministères et agences gouvernementales COMMENT ? • En rendant accessibles aux citoyens les textes de droit internationaux et nationaux. • En appuyant l’harmonisation des textes juridiques conformément aux standards internationaux. • En formant les personnels judiciaires et autres praticiens du droit. • En organisant des événements pour promouvoir la diversité des cultures juridiques, la lutte contre l’impunité, le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, les droits de l’enfant, la prévention de la torture, la lutte contre la peine de mort. • En appuyant les processus de transition, justice, vérité, réconciliation. Guide pratique :Les processus de transition,justice,vérité et réconciliation dans l’espace francophone Publié en 2013 par l’OIF, ce guide recense et analyse les expériencesconduitesenmatièrederéconciliationnationale. Destiné en priorité aux experts et aux organisations de la société civile,il met en évidence la grande variété des méca- nismesnationaux(commissiond’enquête,commissionvérité, commission d’établissement des faits, justice coutumière ou traditionnelle) et les mécanismes juridictionnels interna- tionaux ou internationalisés dans l’espace francophone. PAIX, DÉMOCRATIE DROITS DE L’HOMME
  24. 24. COMMENT ? • En sensibilisant les législateurs aux normes internationales en matière d’encadrement juridique des médias. • En accompagnant les pays dans l’élaboration et l’adoption de textes réglementaires garantissant la liberté de la presse et le pluralisme des médias. • En soutenant l’action et la formation des organes de régulation et d’autorégulation des médias. • En renforçant les compétences des professionnels des médias. • En équipant des entreprises et des agences de presse. • En mettant en réseau des radios, des télévisions et des agences de presse francophones. Conférence internationale sur l’avenir des médias francophones : le défi du numérique En octobre 2014,Montréal a accueilli la Conférence internationale sur l’avenir des médias francophones, organisée en partenariat avec le Pôle médias de HEC Montréal. Elle a réuni les principaux acteurs de l’espace médiatique francophone : responsables et journalistes de médias publics et privés,représentants d’associa- tions professionnelles, membres d’instances de régulation des médias,blogueurs... Les participants ont appelé les États et gouvernements à se saisir des enjeux de la Convention de l’Unesco (2005) pour adapter son contenu aux défis posés par le numérique,l’accès au réseau et la convergence des médias. Les conclusions et recommandations ont principalement souligné la rapidité et l’ampleur des mutations technologiques en cours ainsi que leurs impacts économiques, éditoriaux et organisationnels pour les médias traditionnels. Les participants ont insisté sur quatre axes essentiels pour l’avenir : l’innovation,la formation,les contenus et la distribution. Médiasetlibertédelapresse L’OIF, Reporters sans frontières et RFI s’asso- cient pour lancer le Prix francophone de l’inno- vation dans les médias et encourager ainsi les nouvelles manières d’informer.Ce prix sera remis pour la première fois en mars 2016, et s’adresse aux médias des pays de la Franco- phonie ayant développé des offres innovantes prenant en compte les nouveaux modes de consommation et d’accès à l’information.Il ré- compense les innovations dans les contenus, les usages et les modes d’organisation ou les modèleséconomiques.L’innovationdoiteneffet contribuer à renforcer la liberté de la presse et le droit à l’information des populations, valeurs défendues par les trois partenaires du prix. 22 PROGRAMMATION 2015-2018 MISSIONB MÉDIAS ET LIBERTÉ DE LA PRESSE Soutenir les médias en tant qu’acteurs libres et responsables pour un fonctionnement démocratique durable.
  25. 25. Fondsd’appuiàlapressefrancophone Depuis 1998,l’OIF a mis en œuvre un fonds d’appui destiné aux entreprises de presse francophones du Sud et d’Europe centrale et orientale qui désirent améliorer leur politique éditoriale, leur gestion ou leur développement technologique.L’objectif étant de contribuer au développement d’une presse pluraliste et de qualité. Plus de 80 journaux de langue française du Maghreb, d’Afrique centrale et de l’Ouest, de l’océan Indien et d’Europe centrale et orientale en ont bénéficié à ce jour. Ils constituent le réseau MÉDIAF : une plateforme d’échange sur Internet. 23 POUR QUI ? • Les instances de régulation et d’autorégulation des médias • Les organisations professionnelles des médias • Les dirigeants d’entreprises de presse • Les responsables de la rédaction • Les techniciens • Les journalistes et les associations professionnelles de journalistes AVEC QUI ? Au sein de la Francophonie • Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) • TV5MONDE • Réseaux francophones : Réseau institutionnel des régulateurs des médias francophones (REFRAM), Union de la presse francophone (UPF), Réseau des médias francophones (MEDIAF), Réseau de l’audiovisuel public d’Afrique francophone (RAPAF) Partenariats externes • Conseil de l’Europe • Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) • Ministères en charge de la Culture et de la Communication • Coopérations bilatérales • Reporters sans frontières (RSF) • Radios et journaux nationaux MISSIONB Encourager les jeunes journalistes en Haïti L’OIF a lancé en 2015, en partenariat avec de nombreuses institutions et autres organes de presse locaux et internationaux,la première édition du Prix du jeune journaliste en Haïti. Ouvert aux jeunes âgés de 20 à 35 ans, ce concours a pour but de faire connaître et d’encourager des jeunes talents s’exprimant en français. Il s’adresse à tous ceux qui produi- sent de l’information sous toutes ses formes : papier, en ligne ou radiophonique. + EN SAVOIR PLUS https ://jeunejournalistehaiti.wordpress.com PAIX, DÉMOCRATIE DROITS DE L’HOMME
  26. 26. 4LANGUE FRANÇAISE, DIVERSITÉ CULTURELLE LINGUISTIQUE L’espace francophone fait face à de nombreux conflits et connaît de nouveaux phénomènes transnationaux, tels que la piraterie, le terrorisme et la criminalité organisée, qui sont autant de menaces pour la paix et la sécurité. Pour faire face à ces enjeux, les États et gouvernements de la Francophonie ont adopté, en 2006, un autre texte normatif fondamental, la Déclaration de Saint-Boniface sur la prévention des conflits et la sécurité humaine, qui s’ajoute à la Déclaration de Bamako. Les enjeux de stabilité sont particulièrement cruciaux dans les périodes de transition, souvent caractérisées par une fragilité politique, sociale, économique et institutionnelle de l’État. Aux côtés des autres partenaires internationaux et régionaux, l’OIF est devenue un acteur, voire un médiateur et un facilitateur attendu et sollicité. L’OIF accom- pagne les institutions de transition et contribue à une meilleure gestion des processus électoraux dans les pays francophones. Des élections libres, régulières et transparentes jouent leur rôle de légitimation de l’exercice du pouvoir politique et favorisent la création de conditions de sortie de crise et la paix. En Afrique, l’agenda politique sera dense avec une vingtaine d’échéances électorales prévues ces prochaines années. Par ailleurs, la mobilisation de contingents qui maîtrisent la langue française au sein de l’espace francophone représente une condition de réussite importante des missions de paix. Elle facilite notamment la communication entre les autorités, le personnel militaire et les populations locales. Or, la participation d’États francophones à ces opérations ainsi que l’usage du français par les contingents militaires et policiers non francophones engagés sont des facteurs d’efficacité opérationnelle. Dans ce contexte, l’OIF actionne trois leviers : la prévention et la gestion des crises et des conflits ; l’appui à la gestion des élections ; l’accom- pagnement des processus de maintien de la paix. OBJECTIFSTRATÉGIQUE4 24 PROGRAMMATION 2015-2018 L’OIF est devenue un acteur, voire un médiateur et un facilitateur attendu et sollicité. Contribuer à la prévention et à la gestion des conflits, à l’accompagnement des transitions et à la consolidation de la paix
  27. 27. PRÉVENTION ET GESTION DES CRISES ET DES CONFLITS Anticiper et réagir efficacement face aux crises et aux conflits. 25 MISSIONB COMMENT ? • En menant une médiation et une facilitation politiques entre les parties prenantes afin de réunir les conditions du dialogue. • En mobilisant une expertise politique et technique dans le cadre de négociations, de la conclusion et de la mise en œuvre des accords de paix et politiques. • En valorisant l’approche francophone en matière de gestion des crises, de prévention des conflits et de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée grâce à la diffusion de publications et de guides pratiques ainsi qu’à la tenue d’événements dédiés. • En formant les acteurs de l’État et de la société civile. • En renforçant le partenariat mondial par l’échange d’informations, les concertations et les études partagées avec les acteurs internationaux et régionaux. POUR QUI ? • Les pays en crise ou en sortie de crise • Les institutions nationales • Les acteurs politiques • Les organisations de la société civile, en particulier les associations de femmes et de jeunes • Les populations AVEC QUI ? Au sein de la Francophonie • Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) • Association internationale des maires francophones (AIMF) • TV5MONDE • Réseaux institutionnels de la Francophonie • Conférence des OING et OSC de la Francophonie Partenariats externes • Organisations internationales : Organisation des Nations unies (ONU), Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) • Organisations régionales : Commonwealth, Conseil de l’Europe, Union européenne (UE), Union africaine (UA), Organisation des États américains (OEA), Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Ligue des États arabes (LEA), Commission de l’océan Indien (COI), Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) • Coopérations bilatérales • Comité international de la Croix-Rouge (CICR) « La construction de la paix, le renforcement de la sécurité collective et le développement durable à l’échelle mondiale sont une tâche commune qui doit se réaliser dans le respect de la souveraineté des États, de l’égalité des droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes. » Déclaration de Saint-Boniface (2006) PAIX, DÉMOCRATIE DROITS DE L’HOMME
  28. 28. COMMENT ? • En apportant une assistance technique aux institutions électorales et de la transition pour l’organisation des élections. • En organisant des formations et des ateliers de sensibilisation à la maîtrise des procédures en matière de contentieux électoral. • En déployant des missions d’observation et/ou d’information pour suivre le déroulement des élections, en mobilisant des personnalités en tant qu’envoyés spéciaux dépêchés par la Secrétaire générale de la Francophonie. • En mobilisant l’expertise francophone et les réseaux institutionnels de la Francophonie dans la gestion des transitions et des sorties de crise, et en mettant à disposition des guides pratiques. POUR QUI ? • Les institutions électorales • Les cours et conseils constitutionnels • Les organisations de la société civile • Les associations de femmes et de jeunes TRANSITIONS ET PROCESSUS ÉLECTORAUX Contribuer au fonctionnement efficace des institutions de transition et à une meilleure gestion des processus électoraux. 26 PROGRAMMATION 2015-2018 MISSIONB
  29. 29. Guide pratique du journalisme en période électorale Le document Les Règles applicables aux journalistes en période électorale,produit par l’OIF,s’adresse à tous les professionnels désireux d’exercer leur métier avec éthique et déontologie. Le règlement souligne quelques principes de base : • Rôle à jouer en matière d’éducation électorale des citoyens. • Diffuser des informations vérifiées et exactes. • Rendre compte des programmes et des débats entre les partis ou candidats en leur donnant la parole de manière équitable et équilibrée. • Garder son indépendance éditoriale et résister aux pressions politiques, sociales ou financières. • Avoir conscience des conséquences, positives ou négatives, des informations diffusées. 27 AVEC QUI ? Au sein de la Francophonie • Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) • Association internationale des maires francophones (AIMF) • TV5MONDE • Réseaux institutionnels francophones : Réseau des compétences électorales francophones (RECEF), Association des cours constitutionnelles ayant en partage l’usage du français (ACCPUF), Association du notariat francophone (ANF) • Conférence des OING et OSC de la Francophonie Partenariats externes • Organisations internationales : Organisation des Nations unies (ONU), Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH) • Organisations régionales : Union européenne (UE), Union africaine (UA), Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), Ligue des États arabes (LEA), Commission de l’océan Indien (COI) • Coopérations bilatérales • Ministères et agences gouvernementales MISSIONB Les élections,pierre angulaire de la démocratie Selon la Déclaration de Bamako (2000), « la démocratie exige, en particulier, la tenue, à intervalles réguliers,d’élections libres,fiables et transparentes ». L’OIF accompagne ainsi toutes les étapes du processus électoral. Les structures chargées de l’organisation, de la gestion et du contrôle des élections béné- ficient d’un soutien technique et matériel tandis que des missions d’observation et d’in- formation suivent le déroulement du scrutin. PAIX, DÉMOCRATIE DROITS DE L’HOMME
  30. 30. 28 COMMENT ? • En menant un plaidoyer et en organisant des formations à l’intention des représentants des États francophones pour favoriser leur participation aux opérations de paix. • En soutenant les initiatives de formation en français au maintien de la paix, en faveur des personnels militaires, policiers et civils. • En formant les acteurs nationaux impliqués dans le domaine de la réforme des systèmes de sécurité. • En renforçant les capacités des nouvelles institutions issues de la transition, en leur apportant une expertise et une assistance technique d’après-crise. MAINTIEN ET CONSOLIDATION DE LA PAIX Accroître la participation des États francophones aux opérations de paix et consolider durablement les institutions issues de la transition. MISSIONB PROGRAMMATION 2015-2018 POUR QUI ? • Les institutions internationales et régionales • Les institutions des pays membres issues de processus de transition • Les institutions de l’État de droit impliquées dans les processus de réforme des systèmes de sécurité • Les personnels civils, militaires ou policiers francophones et non francophones des opérations de paix • Les ONG AVEC QUI ? Au sein de la Francophonie • Assemblée parlementaire francophone (APF) • Association internationale des maires francophones (AIMF) • Réseaux institutionnels de la Francophonie : Association internationale des procureurs et poursuivants francophones (AIPPF), Réseau d’expertise et de formation francophone pour les opérations de paix (REFFOP), Réseau institutionnel des régulateurs des médias francophones (REFRAM), Réseau international francophone de formation policière (Francopol), Association africaine des hautes juridictions francophones (AAHJF) Partenariats externes • Organisations internationales : Organisation des Nations unies (ONU), Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) • Organisations régionales : Conseil de l’Europe, Union africaine (UA), Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) • Comité international de la Croix-Rouge (CICR) • Associations internationales dédiées aux opérations de maintien de la paix
  31. 31. 29PAIX, DÉMOCRATIE ET DROITS DE L’HOMME
  32. 32. ÉDUCATION, FORMATION, ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR RECHERCHE MISSION C 30 PROGRAMMATION 2015-2018
  33. 33. OBJECTIFSTRATÉGIQUE5 Si l’accès à l’éducation a globalement progressé ces dix dernières années, la gestion des systèmes scolaires, les conditions d’accueil, la formation des enseignants et le contenu des enseignements dispensés constituent autant d’enjeux pour assurer une éducation de qualité pour tous. Dans ce contexte, la Francophonie a constamment réaffirmé son engage- ment pour l’éducation, depuis le Forum de Dakar (Sénégal) en 2000 jusqu’à celui d’Incheon (République de Corée) en 2015. Forte de son expertise, elle accompagne les pays en recherchant une meilleure prise en compte de l’égalité femme-homme, en tirant profit des potentialités du numérique, en ciblant précisément les dynamiques des marchés du travail, en soute- nant la culture entrepreneuriale, en développant des approches pédago- giques bilingues innovantes. L’enjeu de l’éducation, parce qu’il concerne les générations futures, touche directement au devenir de la Francophonie. Les projections positives sur la langue française ne se vérifieront que si, et seulement si, les progrès en matière d’éducation avancent au même rythme que la croissance démographique. Plus de 6 millions d’enseignants devront être recrutés en Afrique subsaharienne d’ici à 2030 pour faire face à cette évolution. Au-delà du défi linguistique, l’éducation et la formation constituent des leviers parmi les plus efficaces pour lutter contre la pauvreté et toute autre forme d’exclusion. Elles permettent aux jeunes de devenir des citoyens res- ponsables et en mesure de contribuer au développement économique de leurs sociétés. À travers son action, l’OIF contribue à la mise en œuvre de réformes innovantes en éducation, au renforcement de l’enseignement bilingue qui facilite l’apprentissage et offre une ouverture vers le monde à de nombreux enfants, à l’amélioration des compétences des enseignants et à accroître l’insertion professionnelle des jeunes. Renforcer l’accès des filles et des garçons à une éducation et à une formation de qualité en vue de l’insertion professionnelle et citoyenne 31ÉDUCATION, FORMATION, ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR RECHERCHE L’Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation, un pôle d’expertise à Dakar Inauguré le 5 octobre 2015, l’Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation (IFEF) est un nouvel organisme subsidiaire de l’OIF implanté à Dakar (Sénégal). Il a vocation à rassembler les programmes de l’OIF en matière d’éducation et de formation dans le cadre d’une décentralisation menée jusqu’à l’automne 2017, en synergie avec les actions conduites par l’AUF, l’Université Senghor d’Alexandrie, la CONFEMEN et la CONFEJES. Sa mission se fonde sur l’accompagnement des politiques éducatives des États et gouvernements. Il a aussi pour mandat de fédérer les expertises et les bonnes pratiques et de porter un plaidoyer, en complémentarité avec les acteurs et partenaires engagés dans l’Agenda pour l’éducation 2030.
  34. 34. 32 PROGRAMMATION 2015-2018 MISSIONC ÉCOLE ET LANGUES NATIONALES (ELAN) Vers un enseignement bi-plurilingue pour mieux réussir à l’école. COMMENT ? • En menant un plaidoyer en faveur de l’enseignement bi-plurilingue auprès des décideurs, des parents et des syndicats d’enseignants. • En accompagnant l’intégration et le déploiement de l’enseignement bi-plurilingue dans les plans sectoriels de l’éducation des pays partenaires. • En organisant des formations sur l’approche du bi-plurilinguisme pour les enseignants et les agents du système éducatif. • En élaborant des outils pédagogiques et didactiques pour l’enseignement bi-plurilingue au primaire. • En capitalisant et en mutualisant les bonnes pratiques dans l’enseignement et l’apprentissage du bi-plurilinguisme au sein de l’espace francophone. • En expérimentant une approche rapide de l’apprentissage de la lecture et de l’écriture au primaire dans des contextes multilingues. Lesbénéficesdel’enseignementbilingue Sur les plans pédagogique et linguistique, les chercheurs reconnaissent que débuter l’apprentissage des compétences de base (lecture, écriture et calcul) dans la langue première de l’enfant (ou au moins dans une langue qu’il comprend) rend la maîtrise de la langue seconde plus aisée. Sur le plan cognitif, des recherches menées sur l’enseignement bilingue attestent que les compétences académiques acquises dans la langue première peuvent faciliter l’apprentissage d’autres enseignements dans la langue seconde. Sur les plans sociopolitique et culturel,l’enseignement des langues natio- nales relève d’une décision politique,pouvant entraîner des changements socioculturels importants. Par ailleurs, l’enseignement bilingue favorise à la fois une connaissance de la culture du pays, richesse d’une identité nationale,et une ouverture vers l’international grâce à une bonne connais- sance de la langue française. Source : Langues de scolarisation dans l’enseignement fondamental en Afrique subsaharienne francophone, étude LASCOLAF,2011 ELAN en chiffres (2015) 1 069 écoles bilingues 1 651classes bilingues 554formateurs 3 934enseignants 109 946élèves 39langues d’enseignement 14pays Lancé en 2011, ELAN vise la promotion et l’introduction progressive d’un enseignement bilingue articulant une langue nationale et la langue française au primaire,en particulier dans les écoles des zones rurales, pour remédier à l’échec scolaire dû à la difficulté d’acquisition de la langue française. + EN SAVOIR PLUS www.elan-afrique.org
  35. 35. MISSIONC 33ÉDUCATION, FORMATION, ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR RECHERCHE POUR QUI ? • Les décideurs politiques • Les services techniques et les instituts spécialisés des ministères • Les inspecteurs d’enseignement et les conseillers pédagogiques • Les universitaires spécialisés en sciences du langage et en sciences de l’éducation • Les établissements scolaires pilotes • Les instituteurs et institutrices du cycle primaire • Les parents d’élèves • Les élèves des cycles préscolaires et primaires AVEC QUI ? Au sein de la Francophonie • Agence universitaire de la Francophonie (AUF) • Conférence des ministres de l’Éducation des États et gouvernements de la Francophonie (CONFEMEN) Partenariats externes • Agence française de développement (AFD) • Partenariat mondial pour l’Éducation (PME) • Ministère français des Affaires étrangères et du Développement international TÉMOIGNAGE « Aujourd’hui, grâce aux actions soutenues par ELAN à Kisangani (République démocra- tique du Congo), l’espoir est permis pour la population dont un nombre important d’en- fants abandonne l’école à cause de difficultés de maîtrise de la langue d’enseignement en début de scolarité. Les classes pilotes expérimentales en lecture/écriture en swa- hili, une des quatre langues nationales, sont opérationnelles dans les onze provinces administratives que compte le pays. D’autres partenaires se sont joints à l’OIF pour un accompagnement scientifique, pédago- gique et financier de l’équipe ELAN en RDC. L’Unicef, par exemple, prend en charge la mise en œuvre de trois autres langues, à savoir le lingala, le kikongo et le tshiluba. » Anne-Marie Nzumba Nteba Luvefu, Point focal ELAN auprès du ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Initiation à la nouvelle citoyenneté de la RDC
  36. 36. 34 PROGRAMMATION 2015-2018 MISSIONC INITIATIVE FRANCOPHONE POUR LA FORMATION À DISTANCE DES MAÎTRES (IFADEM) Améliorer les compétences des instituteurs à l’enseignement du et en français à l’école. COMMENT ? • En organisant des formations sur la conception, la gestion et la mise en œuvre de dispositifs de formation à distance intégrant les technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement (TICE) à l’intention des cadres administratifs, techniques et pédagogiques des ministères, en charge de la formation continue. • En renforçant les capacités des institutions et des personnels en charge de la formation continue ainsi que des enseignantes et enseignants de l’éducation de base. • En mettant à disposition des enseignantes et enseignants des supports pédagogiques (livrets de formation, dictionnaire, grammaire). • En installant des espaces numériques pour la formation des enseignantes et enseignants aux TICE dans les institutions de formation initiale et en déployant des dispositifs mobiles (tablettes, par exemple). IFADEM en chiffres (2015) 630 000élèves concernés dans onze pays 14 000 enseignants formés 1 200 formateurs et encadreurs 8 000formés auxTICE 2 595 554heures de formation 152 891 ouvrages et dotations pédagogiques 24espaces numériques 1 160équipements numériques 88,5 %d’enseignants certifiés IFADEM, une arme d’éducation massive innovante En 2006,lors du XIe Sommet de la Francophonie à Bucarest,pour favoriser l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement et notamment l’Éducation pour tous, les chefs d’État et de gouvernement de la Franco- phonie ont demandé à l’OIF et à l’AUF de mettre en commun les moyens dont elles disposent pour soutenir les politiques nationales de moder- nisation des systèmes éducatifs de leurs pays. IFADEM propose un dispositif de formation en partie à distance,adapté aux besoins de chaque pays,utilisant les technologies de l’information et de la communication, conçu et mis en œuvre conjointement avec le ministère en charge de l’éducation de base. Sur le terrain, le comité de coordination d’IFADEM organise des missions exploratoires,consulte les décideurs politiques et les autorités éducatives. Il se déplace dans les régions, rencontre les corps intermédiaires et les enseignants, et étudie, les programmes scolaires et les politiques de formation continue. Enfin, il coconstruit le dispositif de formation avec les acteurs nationaux. L’implantation d’IFADEM se fait en deux étapes. La première phase est expérimentale et concerne un échantillon d’environ 500 instituteurs exerçant dans une ou deux régions cibles avec une priorité accordée aux zones rurales. Si ses résultats sont concluants, la seconde phase, dite de déploiement,est lancée.Le nombre d’instituteurs formés augmente et l’Initiative est étendue à d’autres zones du pays. + EN SAVOIR PLUS www.ifadem.org
  37. 37. MISSIONC 35ÉDUCATION, FORMATION, ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR RECHERCHE POUR QUI ? • Les instituteurs en poste, en priorité ceux en milieu rural • Les cadres (conseilleurs pédagogiques, inspecteurs et formateurs) des ministères en charge de l’éducation de base • Les instituteurs en formation initiale AVEC QUI ? Au sein de la Francophonie • Agence universitaire de la Francophonie (AUF) • Conférence des ministres de l’Éducation des États et gouvernements de la Francophonie (CONFEMEN) Partenariats externes • Groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), Union européenne (UE) • Coopérations bilatérales : Agence française de développement (AFD), ministère des Affaires étrangères, Commerce et Développement du Canada, ministère des Relations internationales et de la Francophonie du gouvernement du Québec, Wallonie-Bruxelles International, Association pour la promotion de l’éducation et de la formation à l’étranger (APEFE) • Fondation Intel TÉMOIGNAGE « IFADEM a apporté une réelle valeur ajoutée à mon travail. Durant ces huit derniers mois, j’ai dû réorganiser mon temps pour suivre entièrement cette formation. Aujourd’hui, je suis heureux et fier de moi et de mes autres collègues “Ifademiens”. Pendant les vacances scolaires, j’ai relu des livrets qui sont une vraie mine d’or pour l’enseignant que je suis. Mon souhait est que cette forma- tion puisse s’étendre à tous les instituteurs de Côte d’Ivoire. » Marius Bouabre, enseignant de CE1 à Diegonefla (Côte d’Ivoire)
  38. 38. 36 PROGRAMMATION 2015-2018 MISSIONC FORMATION ET INSERTION PROFESSIONNELLES DES JEUNES Améliorer l’insertion professionnelle des jeunes dans les filières porteuses d’emploi. COMMENT ? • En accompagnant les États dans l’élaboration et la mise en œuvre de politiques publiques de formation professionnelle et technique. • En formant les enseignants de la formation professionnelle et technique à des approches pédagogiques innovantes axées sur les compétences que les jeunes doivent acquérir pour exercer un métier. • En soutenant la mise en place d’outils de mesure et d’analyse de l’insertion des diplômés de la formation professionnelle et technique. • En organisant des événements phares avec des Olympiades des métiers pour les jeunes africains et un Prix de l’entrepreneuriat des jeunes. • En soutenant des mécanismes de financement participatif pour permettre aux jeunes diplômés d’accéder à des sources alternatives de financement de leurs projets professionnels. Laformationprofessionnelleettechnique Considérant que la formation professionnelle et technique (FPT) est un facteur clé pour le développement économique, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et la Conférence des ministres de l’Éducation des États et gouvernements de la Francophonie (CONFEMEN) ont organisé les Assises francophones de la formation professionnelle et technique à Bamako (Mali) en mai 1998.Ces assises ont retenu que la FPT devait s’ouvrir sur l’économie ainsi que sur le monde du travail et de l’emploi en tenant compte des besoins des acteurs économiques du secteur formel et du secteur informel, et de l’insertion sociale et professionnelle des jeunes, tant en milieu rural qu’en milieu urbain. En 2012, les 2es Assises sur l’enseignement et la formation techniques et professionnels de Ouagadougou (Burkina Faso) ont réuni les ministres,chefs de délégation,experts et membres de la société civile de 32 pays. Ils y ont dressé un état des lieux de la FPT et identifié les contraintes majeures qui entravaient son déploiement dans les pays francophones. L’OIF développe et met en place, à travers ce programme, des mécanismes de concertation et d’échange entre les systèmes de FPT pour accélérer la formulation et la mise en œuvre des politiques nationales dans ce secteur. Elle a pour objectif de constituer des réseaux croisés d’information,d’échange et d’assistance entre les responsables des systèmes de FPT franco- phones, et d’utiliser un ensemble d’outils partagés de collaboration et de documentation. Considérant que la FPT est un facteur clé pour le développement économique, l’OIF poursuit son action dans ce domaine.
  39. 39. MISSIONC 37ÉDUCATION, FORMATION, ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR RECHERCHE POUR QUI ? • Les décideurs politiques des dispositifs de formation professionnelle et technique • Les responsables pédagogiques et les enseignants de la formation professionnelle et technique • Les représentants de filières économiques : asso- ciations patronales, fédérations faîtières, syndicats, chambres des métiers. • Les chefs de centres et les enseignants des écoles pilotes de formation professionnelle et technique Les bénéficiaires finaux sont les jeunes hommes et femmes entre 15 et 25 ans inscrits et diplômés dans des cursus de formation professionnelle et technique reconnus par les États. AVEC QUI ? Au sein de la Francophonie • Agence universitaire de la Francophonie (AUF) • Conférence des ministres de l’Éducation des États et gouvernements de la Francophonie (CONFEMEN) Partenariats externes • Organisations internationales : Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) • Coopérations bilatérales : ministère de l’Éducation français, Agence d’exécution de la coopération au développement luxembourgeoise, Association pour la promotion de l’éducation et de la formation à l’étranger (APEFE), ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec, Collège communautaire du Nouveau-Brunswick • Institutions nationales spécialisées en formation professionnelle et technique, notamment du Canada et du Sénégal
  40. 40. 38 COMMENT ? • En menant un plaidoyer sur le droit à l’éducation sans distinction de genre et pour le financement des innovations pédagogiques et en facilitant les concertations des États et gouvernements membres sur ces questions. • En engageant le dialogue entre les acteurs éducatifs des secteurs public et privé et en valorisant le rôle de l’État comme régulateur de l’éducation. • En lançant des études sur les facteurs d’exclusion et d’abandon scolaires et en développant des mesures pour réduire les redoublements et les décrochages scolaires en lien avec le Programme d’analyse des systèmes éducatifs et l’Observatoire de la qualité de l’éducation de la Conférence des ministres de l’Éducation des États et gouvernements de la Francophonie (CONFEMEN). • En favorisant l’intégration de contenus sur le développement durable, l’égalité femme-homme et le numérique dans les programmes scolaires. POUR QUI ? • Les décideurs et les cadres des ministères de l’Éducation • Les parlementaires • Les collectivités locales • Les réseaux des écoles non publiques • Les syndicats ou associations d’enseignants • Les associations de parents d’élèves • Les associations d’étudiants et d’élèves • Les médias et les partis politiques AVEC QUI ? Pour ce nouveau programme, des partenariats sont recherchés avec les acteurs suivants : Au sein de la Francophonie • Agence universitaire de la Francophonie (AUF) • Université Senghor d’Alexandrie • Conférence des ministres de l’Éducation des États et gouvernements de la Francophonie (CONFEMEN) Partenariats externes • Coopérations multilatérale et bilatérale INNOVATION ET RÉFORMES ÉDUCATIVES Accompagner les réformes des politiques éducatives. MISSIONC PROGRAMMATION 2015-2018
  41. 41. OBJECTIFSTRATÉGIQUE6 La croissance démographique dans l’espace francophone représente une force, et tout particulièrement ses jeunes qui constituent 60% de sa population. D’ici à 2050, les projections montrent que le nombre de jeunes des pays francophones d’Afrique subsaharienne sera multiplié par quatre pour atteindre 276 millions. Cette dynamique constitue un défi. Plus que jamais les jeunes veulent voyager, communiquer, échanger, partager leurs idées. Il est indispensable de favoriser et de faciliter leur mobilité aussi bien Nord-Sud que Sud-Sud, loin des clichés trop souvent relayés dans l’actualité. La mobilité des jeunes figure parmi les quinze priorités énoncées lors du premier Forum mondial de la langue française qui s’est tenu à Québec en 2012. Rassembler la jeunesse, l’accompagner, la valoriser font partie des missions de la Francophonie. Elle aspire à ce que les talents et la créativité de sa jeunesse soient reconnus. Cette mobilité peut se traduire à travers le volontariat et le sport, qui renfer- ment tous deux des valeurs d’échange et de solidarité en pleine adéquation avec le projet francophone. Les jeunes veulent aussi être présents, apporter leur contribution et pe- ser dans les grandes décisions mondiales ; c’est donc tout naturellement que l’OIF porte leurs voix dans les enceintes internationales et fait en sorte qu’ils puissent y exprimer leurs besoins et leurs attentes, apporter leurs idées et nourrir le débat mondial. L’OIF poursuit son action dans ce domaine en accompagnant la mobilité des jeunes, en leur permettant d’être aux prises avec les enjeux mondiaux, et en les réunissant autour des Jeux de la Francophonie, plus grand événe- ment fédérateur de la jeunesse valorisant la créativité et les talents. Faciliter la circulation des savoirs, l’innovation et la mobilité des jeunes étudiants, chercheurs, créateurs et entrepreneurs 39LANGUE FRANÇAISE, DIVERSITÉ CULTURELLE LINGUISTIQUE Rassembler la jeunesse, l’accompagner, la valoriser font partie des missions de la Francophonie.
  42. 42. 40 PROGRAMMATION 2015-2018 MISSIONC COMMENT ? • En accompagnant l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques en matière de jeunesse, en particulier dans le domaine de la mobilité et du volontariat des jeunes. • En formant et en déployant des jeunes volontaires de la Francophonie afin qu’ils renforcent leurs compétences et mettent à profit leur expertise. • En soutenant les réseaux jeunesse de la Francophonie et des projets d’organisations de jeunesse. • En organisant des événements dédiés à la jeunesse francophone : Forum « Jeunesse et emplois verts », consultations, ateliers de renforcement de capacités. • En animant le portail jeunesse de la Francophonie afin de permettre aux jeunes francophones de s’informer, de partager leurs idées, de créer des partenariats et de contribuer à l’action de l’OIF. POUR QUI ? • Les ministères en charge de la jeunesse • Les jeunes de 18 à 34 ans, professionnels ou non professionnels • Les porteurs de projets jeunesse • Les organisations de jeunesse MOBILITÉ ET RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DES JEUNES Renforcer les dispositifs de volontariat et permettre aux jeunes de participer au débat mondial. De Moncton à Dakar, deux grandes étapes pour la jeunesse francophone Lors du VIIIe Sommet de la Francophonie, organisé à Moncton au Nouveau-Brunswick (Canada) en 1999, la Francophonie s’est engagée à répondre aux attentes de la jeunesse et à l’associer plus étroitement à son action car c’est sur « son engagement et son adhésion » que repose le projet francophone. Les chefs d’État et de gouvernement ont décidé de l’accompagner,de la soutenir mais également de l’aider à libérer sa créativité, vivre dans la liberté et la sécurité et s’épanouir. Cet engagement, ils l’ont réitéré au Xe Sommet à Ouagadougou (Burkina Faso) et au XVe Sommet à Dakar (Sénégal) au cours duquel ils ont adopté la Stratégie jeunesse pour la Francophonie. Les jeunes, qui ont contribué à l’élaboration de la Stratégie jeunesse, en constituent le principal levier. En effet, on note de plus en plus, au Sud comme au Nord, l’engagement croissant des jeunes dans des organisations, des associations diverses et des mouvements alternatifs.Leur dynamisme,leur engouement pour les technologies de l’information et de la communication ainsi que leur volonté d’apporter des solutions aux principaux enjeux auxquels ils sont confrontés doivent être encouragés. La Francophonie, elle, soutient leur désir de contribuer à la vie politique,à la cohésion sociale et au développement durable et inclusif de leur société. + EN SAVOIR PLUS www.jeunesse.francophonie.org
  43. 43. MISSIONC 41ÉDUCATION, FORMATION, ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR RECHERCHE AVEC QUI ? Au sein de la Francophonie • Agence universitaire de la Francophonie (AUF) • Association internationale des maires francophones (AIMF) • TV5MONDE • Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie (CONFEJES) • Conférence des OING et OSC de la Francophonie • Réseaux jeunesse de la Francophonie : Plateforme internationale des réseaux jeunesse francophones (PIRJEF), Réseau des volontaires internationaux de la Francophonie (RVIF) Partenariats externes • Organisations internationales : Organisation des Nations unies, Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH) • Organisations régionales : Union européenne (UE), Conseil de l’Europe, Commonwealth, Organisation des États américains (OEA), Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) • Coopérations bilatérales : France, Canada, Canada-Québec, Suisse, Fédération Wallonie-Bruxelles • Ministères et agences gouvernementales • Instituts de recherche Volontariatinternational delaFrancophonie Basé sur les valeurs de solidarité, de partage et d’engagement, le Volontariat international offre aux jeunes francophones,âgés de 21 à 34 ans, la possibilité de mettre, durant douze mois, leurs savoir-faire et savoir être à la disposition d’un projet de développement, et de vivre une expérience de mobilité internationale au sein de l’espace francophone. Ces missions de volontariat sont réalisées au sein d’organismes francophones souhaitant bénéficier d’un tel appui. Depuis 2007, 250 jeunes, dont 47 % de femmes et 53 % d’hommes, ont bénéficié de ce programme. Originaires de 33 pays, ils ont réalisé leur mission dans près de 35 pays répartis sur les cinq continents. Forte de ce succès, l’OIF accompagne désormais les États dans le développement ou le renforcement de leurs propres systèmes nationaux de volontariat. L’appeldesjeunesfrancophones pourundéveloppementdurableetsolidaire Dans la perspective de la Conférence de Paris sur les changements climatiques (30 novembre-11 décembre 2015), la Secrétaire générale de la Francophonie a ouvert une grande consultation de la jeunesse francophone sur le thème de l’environnement et du climat, à travers la campagne « J’ai à cœur ma planète ». Plus de 10 000 jeunes, issus de 40 pays, y ont participé, soit à titre individuel, soit dans le cadre des réseaux de la jeunesse francophone. Lançant un appel pour un développement durable et solidaire, ils démontrent ainsi leur souhait de se responsabiliser et d’agir pour lutter contre les mauvaises pratiques environnementales et demandent à être associés aux processus de décision. Michaëlle Jean les a assurés de relayer leurs recommandations auprès des États et gouvernements membres de l’OIF,faisant entendre leurs voix au plus haut niveau, leur permettant ainsi de nourrir le débat mondial.
  44. 44. 42 POUR QUI ? • Les 80 États et gouvernements de la Francophonie, en particulier le pays hôte • Les jeunes artistes, sportifs et créateurs francophones • Les partenaires institutionnels, associatifs, médias, privés AVEC QUI ? • Comité national des Jeux de la Francophonie (pays hôte) Au sein de la Francophonie • Comité international des Jeux de la Francophonie (CIJF), organe subsidiaire de l’OIF, regroupant la direction du CIJF et le conseil d’orientation du CIJF (composé de 18 représentants d’États ou gouvernements membres de l’OIF) • Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) • Agence universitaire de la Francophonie (AUF) • Association internationale des maires francophones (AIMF) • Université Senghor • TV5MONDE • Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie (CONFEJES) • Conseil international des radios-télévisions d’expression française (CIRTEF) Partenariats externes • Fédérations sportives nationales et internationales • Festivals et associations culturelles internationales • Médias nationaux et internationaux • Groupes privés (sponsors) COMMENT ? • En assurant, en lien avec le pays hôte, la gestion en amont, pendant et après les Jeux de la Francophonie auprès des partenaires, des délégations participantes et des médias. • En accompagnant les participants et en valorisant leurs talents auprès des médias et des professionnels. • En faisant des Jeux une vitrine de choix pour promouvoir les valeurs de la Francophonie et la découverte du pays hôte. JEUX DE LA FRANCOPHONIE Célébrer les talents des jeunes artistes et sportifs francophones autour des valeurs de solidarité, de diversité et d’excellence. PROGRAMMATION 2015-2018 MISSIONC La Côte d’Ivoire,pays hôte des VIIIes Jeux de la Francophonie Après Rabat et Casablanca (Maroc, 1989), Paris (France, 1994), Anta- nanarivo (Madagascar, 1997), Ottawa et Hull (Canada, Canada- Québec, 2001), Niamey (Niger, 2005),Beyrouth (Liban,2009),Nice (France, 2013), c’est la capitale économique ivoirienne,Abidjan,qui accueille 4 000 jeunes artistes et sportifs francophones lors des VIIIes Jeux de la Francophonie, du 21 au 30 juillet 2017, relayés auprès de 500 millions de téléspectateurs. + EN SAVOIR PLUS www.jeux.francophonie.org CÔTE D’IVOIRE ABIDJAN 8es Jeux de la Francophonie
  45. 45. 43PAIX, DÉMOCRATIE ET DROITS DE L’HOMME
  46. 46. DÉVELOPPEMENT DURABLE, ÉCONOMIE SOLIDARITÉ MISSION D 44 PROGRAMMATION 2015-2018
  47. 47. OBJECTIFSTRATÉGIQUE7 La Francophonie rassemble des espaces géographiques et des économies très variés. Tandis qu’au nord les pays font face à un vieillis- sement de leurs populations, ceux du sud, notamment en Afrique, sont entrés dans une phase d’émergence économique, grâce notamment à leur dynamisme démographique. Cet ensemble contrasté en termes d’écosystème et de développement présente à la fois des disparités à atténuer mais aussi une diversité et des richesses permettant l’échange d’expertises. Le développement durable est un engagement historique de la Franco- phonie depuis le Sommet de la Terre à Rio en 1992, et réaffirmé en 2012 à Rio+20. La Francophonie a toujours défendu la prise en compte de la culture comme une dimension à part entière du développement durable. L’adoption des Objectifs de développement durable et d’un nouveau Pro- gramme international de développement pour l’après-2015 des Nations unies présente une occasion unique pour les pays francophones de jeter les bases d’une croissance économique durable et porteuse d’inclusion sociale. La Francophonie joue un rôle d’appui, voire de médiation, auprès de ses pays membres lors des grandes négociations sur l’économie, l’environ- nement et le développement durable. Elle s’attache à mieux faire entendre la voix des plus fragiles, et favoriser les convergences et les alliances stratégiques. Autre effet positif de cette action dans les enceintes diplo- matiques, la valorisation du français sur la scène internationale comme une langue d’influence et de solidarité. L’agenda ambitieux des Objectifs de développement durable nécessite des moyens financiers considérables dont la mobilisation est un enjeu primordial, notamment pour les pays en développement. La Francophonie peut ainsi constituer un facilitateur pour ses pays membres dans l’accès aux financements internationaux et le développement plus que jamais nécessaire de partenariats avec les organisations publiques et privées. Sur le terrain, l’OIF apporte un appui dans le cadre de la mise en œuvre des Objectifs de développement durable aussi bien au niveau régional, national que local, en prenant en compte au mieux les besoins des jeunes et des femmes, les milieux et les zones les plus défavorisés, ainsi que les impacts environnementaux et la diversité culturelle des approches de développement. Contribuer à l’élaboration et à la mise en œuvre du Programme de développement pour l’après-2015 et des Objectifs de développement durable 45DÉVELOPPEMENT DURABLE, ÉCONOMIE SOLIDARITÉ La Francophonie a toujours défendu la prise en compte de la culture comme une dimension à part entière du développement durable.
  48. 48. 46 PROGRAMMATION 2015-2018 MISSIOND COMMENT ? • En accompagnant les pays dans la planification de leurs actions de développement durable à l’échelle régionale, nationale et locale en tenant compte des processus de décentralisation. • En formant à la gestion, à l’économie, au droit et à la réglementation dans les domaines de l’énergie et de l’environnement, ainsi qu’à la gestion de projets de développement local. • En organisant des ateliers d’échange et de sensibilisation sur des sujets émergents, tels que la responsabilité sociétale des industries extractives, les modes de consommation et de production durables et l’économie verte. • En soutenant la participation des acteurs publics et privés francophones à des événements internationaux et régionaux sur l’environnement et l’énergie (rencontres de l’Agence internationale de l’énergie renouvelable, Forum mondial des régulateurs du secteur de l’énergie, ateliers de la société civile, par exemple). • En soutenant les échanges sur les pratiques de mise en œuvre du Programme de développement pour l’après-2015 et le suivi des Objectifs de développement durable entre pays. OBJECTIFS DE DÉVELOPPEMENT DURABLE Accompagner la mise en œuvre des politiques régionales, nationales et locales sur le développement durable et l’économie. L’InstitutdelaFrancophonie pourledéveloppement durable,fleurondela Francophonieverte Établi à Québec, au Canada, depuis plus de vingt-cinqans,l’InstitutdelaFrancophoniepour le développement durable (IFDD) est un orga- nisme subsidiaire de l’OIF. Institution pionnière dans son domaine, l’IFDD contribue à la for- mation et au renforcement des capacités dans les domaines de l’eau,de l’énergie et de l’envi- ronnement. Il met à disposition une expertise qualifiéeprovenantdesquatrecoinsdel’espace francophone au service des pays membres les plus démunis. L’IFDD contribue aussi à l’élaboration et à la miseenœuvredespolitiquesdedéveloppement durable. Il soutient la participation des pays aux négociations internationales, développe des partenariats, publie des guides,des revues spécialisées et des ouvrages scientifiques et techniques en français. Enfin, il anime des réseaux d’expertise pour le développement durable ainsi que le système d’information mondial Médiaterre. + EN SAVOIR PLUS www.ifdd.francophonie.org www.mediaterre.org Partenariatentrel’UEMOAetl’OIF dansledomainedel’énergie L’OIF et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont lancé à Dakar le 29 novembre 2014 trois projets en faveur de l’efficacité énergétique dans les huit pays membres à la fois de l’UEMOA et de l’OIF : • Le premier projet permet de donner une carte d’identité énergétique à tout appareil électroménager entrant sur le territoire de l’UEMOA. • Ledeuxièmeconsisteenl’adoptiond’uncoderégionald’efficacitéénergé- tique, destiné à établir des standards minimums de consommation éner- gétique pour tout nouveau bâtiment construit. • Le troisième vise la mise en place de systèmes d’information énergétique dans les pays membres de l’UEMOA pour les doter d’une comptabilité énergétique et d’outils d’aide à la décision.
  49. 49. MISSIOND 47 POUR QUI ? • Les ministères en charge du développement durable, de l’énergie, de la décentralisation, de l’économie, de l’environnement, de la justice, de l’eau et du développement. • Les institutions d’élus comme les assemblées nationales ou les conseils économiques, sociaux et environnementaux. • Les institutions publiques et parapubliques spécialisées, telles que l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), les clubs des agences et structures nationales en charge de l’électrification rurale. • Les acteurs locaux : collectivités en zones rurales ou périurbaines, mairies et commissions, comités villageois de développement. AVEC QUI ? Au sein de la Francophonie • Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) • Agence universitaire de la Francophonie (AUF) • Association internationale des maires francophones (AIMF) • Université Senghor Partenariats externes • Agences des Nations unies : Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, ONU-Habitat • Institutions spécialisées : Agence internationale de l’énergie renouvelable (IRENA), Conseil mondial de l’énergie, Assemblée générale sur l’environnement et le développement durable, Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) • Organisations régionales : Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC), Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) • Banques de développement : Banque africaine de dévelop- pement (BAD), Banque ouest-africaine de développement (BOAD) TÉMOIGNAGE « Je tiens à féliciter l’IFDD pour les acquis enregistrés. Une vingtaine de pays membres de l’OIF ont bénéficié de ses formations spécialisées. Je suis convaincu que notre institut est en mesure de déployer avec une efficacité encore plus grande les activités inscrites dans le cadre de la programmation 2015-2018, confirmant ainsi les progrès indéniables qu’il ne cesse de réaliser au profit des différents acteurs de l’espace francophone. » Ezzedine Khalfallah, membre du conseil d’orientation de l’IFDD depuis 2006 et ex-président (2012-2014) DÉVELOPPEMENT DURABLE, ÉCONOMIE SOLIDARITÉ

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