Ethique à Nicomaque d’Aristote Fiche de lecture Lycée Stanislas  21/11/09
Introduction <ul><li>Ethique à Nicomaque  est un des principaux ouvrages exposant la philosophie d’Aristote. Le livre est ...
Analyse de la seconde partie: La Vertu <ul><li>Cette partie est un examen de l’homme et de son âme. Pour Aristote, le but ...
I. Vertus intellectuelles et morales Division de l’âme « La vertu se divise à son tour conformément à cette différence » O...
II. La vertu et le plaisir <ul><li>Selon Aristote, le plaisir et la peine sont directement en lien avec la vertu. En effet...
III. Conditions de l’acte moral <ul><li>Aristote compare une action vertueuse à une œuvre d’art. Pour qu’une œuvre d’art s...
IV. La vertu est une habitude <ul><li>La différence entre la vertu intellectuelle et la vertu morale se fait aussi de la f...
V. La vertu est une médiété <ul><li>Dans ce paragraphe, l’auteur nous explique que la vertu « vise le moyen ». Le moyen es...
VI. Définition complète de la vertu et précisions supplémentaires <ul><li>Dans cet ultime paragraphe sur la vertu, Aristot...
Conclusion <ul><li>Tout au long de ce chapitre, l’auteur s’efforce de nous définir la vertu: grâce à elle, l’homme peut at...
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Servane E. Vertu

  1. 1. Ethique à Nicomaque d’Aristote Fiche de lecture Lycée Stanislas 21/11/09
  2. 2. Introduction <ul><li>Ethique à Nicomaque est un des principaux ouvrages exposant la philosophie d’Aristote. Le livre est divisé en neuf parties, chacune abordant une notion philosophique, telles que le bien humain, la vertu, l’amitié, la justice ou encore la prudence. Cet ouvrage peut donc être considéré comme un guide pour l’homme, vers le bonheur qui est le but ultime (telos) de la vie selon l’auteur, mais aussi pour le citoyen dans sa Cité. Ethique et politique sont indissociables, et la vertu n’est possible que dans le cadre de la Cité. </li></ul><ul><li>Aristote est le fils de Nicomaque. </li></ul><ul><li>Il suivit l’enseignement de Platon, puis fût le précepteur d’Alexandre le Grand. </li></ul><ul><li>Si Aristote accepte certaines théories platonicienne telles que l’immortalité de l’âme ou encore la nature divine des corps célestes, il remet en cause certaines idées. Par exemple, il lie éthique et politique. Il nous fait part entre autre de cette théorie dans la première partie d’ Ethique à Nicomaque. </li></ul>
  3. 3. Analyse de la seconde partie: La Vertu <ul><li>Cette partie est un examen de l’homme et de son âme. Pour Aristote, le but ultime de la vie humaine est d’accéder au bonheur. Hors pour atteindre ce bonheur, il faut que notre âme soit en paix, et donc être un homme vertueux. Tout au long du chapitre, il cherche à définir la nature de la vertu, du bonheur et de l’âme humaine. </li></ul><ul><li>La seconde partie est elle-même divisée en six paragraphes. Dans le premier, Aristote différencie les vertus intellectuels et les vertus morales, mais aussi les deux parties de l’âme. Dans le deuxième, il montre le lien entre vertu morale et plaisir. Puis, dans le court troisième paragraphe, il explique la différence qu’il faut faire entre une bonne action, et une action vertueuse. Dans le quatrième, il marque encore une différence entre vertu morale et intellectuel sur la manière dont on les acquière. Dans le paragraphe « la vertu est une médiété », Aristote démontre que l’équilibre préserve la vertu. Enfin, dans le dernier paragraphe, il explique que certaines actions n’ont pas de médiété, qu’elle sont simplement des fautes. </li></ul><ul><li>Nous allons étudier ces paragraphes plus en détails pour comprendre ce qu’est la vertu, comment nous pouvons l’atteindre, et donc atteindre le bonheur. </li></ul>
  4. 4. I. Vertus intellectuelles et morales Division de l’âme « La vertu se divise à son tour conformément à cette différence » On distingue alors les vertus intellectuelles (sagesse, prudence,…) des vertus morales (liberté, modération…) Âme humaine Irrationnelle Rationnelle Partie végétative Commune à tout les êtres vivants Partie appétitive Influencée par les désirs, s’oppose à la raison Partie à l’écoute de la raison Partie qui possède la raison
  5. 5. II. La vertu et le plaisir <ul><li>Selon Aristote, le plaisir et la peine sont directement en lien avec la vertu. En effet, lorsque nous souffrons, que nous avons de la peine dans notre cœur, nous nous abstenons de faire le bien. De plus, faire le mal peut parfois procurer du plaisir, comme lors d’une vengeance. C’est pourquoi l’homme vertueux sait faire la part des choses, et ne pas succomber à ses peines et plaisirs. Aristote précise que cela s’apprend, durant notre éducation. </li></ul><ul><li>L’auteur explique clairement que la vertu ne mène pas à « l’impassibilité », c’est-à-dire à la disparition de tout plaisir en l’homme. En effet, la vertu morale nous permet de ressentir du plaisir, lorsque nous faisons une bonne action, faisons le bien par exemple, ou lorsque nous choisissons le « moyen », que nous expliquerons par la suite. </li></ul>
  6. 6. III. Conditions de l’acte moral <ul><li>Aristote compare une action vertueuse à une œuvre d’art. Pour qu’une œuvre d’art soit belle, il suffit qu’elle remplisse quelques caractères. Mais pour l’acte vertueux, il ne suffit pas que quelques caractères soient remplis pour que l’acte soit tempéré. Selon lui, un acte moral doit tout d’abord remplir trois dispositions: </li></ul><ul><li>l’agent de cette action doit savoir ce qu’il fait, connaître les circonstances de son acte </li></ul><ul><li>il doit avoir pris la décision d’agir librement, donc volontairement </li></ul><ul><li>il ne doit pas douter lors de l’accomplissement de l’acte </li></ul><ul><li>Lorsque ces trois critères sont remplis, l’action n’est plus alors simplement une bonne action, mais un acte moral. Agir vertueusement, c’est donc agir selon la raison correcte. </li></ul>
  7. 7. IV. La vertu est une habitude <ul><li>La différence entre la vertu intellectuelle et la vertu morale se fait aussi de la façon dont elles sont acquises. La vertu intellectuelle dépend de l’éducation que l’on reçoit, ainsi elle est produite puis accru lors de l’enseignement. En ce qui concerne la vertu morale, elle ne nous ait pas donné naturellement. Nous avons la capacité à la recevoir, et grâce à la répétition de cette vertu, nous prenons l’habitude de l’exercer et c’est alors que la vertu morale est à maturité dans notre âme; « c’est en construisant que l’on devient constructeur ». Il est donc important dès la jeunesse de prendre de bonnes habitudes. </li></ul>Vertu intellectuelle Enseignement reçu +expérience Capacité à recevoir la vertu Vertu morale +habitude
  8. 8. V. La vertu est une médiété <ul><li>Dans ce paragraphe, l’auteur nous explique que la vertu « vise le moyen ». Le moyen est le juste milieu entre l’excès et le défaut. Il serait donc l’atteinte de la perfection, ni trop, ni trop peu. Lorsque l’on choisit le milieu, on ne peut faire d’erreurs. </li></ul><ul><li>Comme nous l’avons dit, la vertu et le plaisir sont liés. En effet, les sentiments de peine et plaisir sont des sentiments soit de manque ou d’excès. Face à ces deux extrêmes, l’homme vertueux doit choisir le « moyen », puisque c’est la perfection. De même, dans nos actions, il peut y avoir le choix entre les deux extrêmes. Dans ce cas, la vertu nous pousse vers le milieu. « L’excès est erreur et le défaut objet de blâme, tandis que le moyen est objet de louange et de réussite ». La vertu est donc une médiété, grâce à elle, l’homme choisit le milieu, il est tempéré et ne peut tomber dans l’extrême. L’équilibre préserve la vertu, et l’âme. </li></ul>
  9. 9. VI. Définition complète de la vertu et précisions supplémentaires <ul><li>Dans cet ultime paragraphe sur la vertu, Aristote nous résume ce qu’est la vertu. </li></ul><ul><li>Puis, il démontre que la médiété n’est pas toujours possible. Pour certains sentiments, ou actes, il n’y a pas de juste milieu, toute atteinte à ces sentiments ou actes est blâmée. Si un homme les commet ou les ressent, il ne peut être vertueux, c’est forcément une faute. Aristote prend l’exemple de l’adultère. Même si un homme trompe sa femme avec une femme qu’il aime, dans des circonstances atténuantes, son acte reste un adultère et n’est pas pardonnable. </li></ul><ul><li>La vertu est bien une médiété, poussant l’homme vers le juste milieu, mais dans certains cas, il n’y en a pas. </li></ul>
  10. 10. Conclusion <ul><li>Tout au long de ce chapitre, l’auteur s’efforce de nous définir la vertu: grâce à elle, l’homme peut atteindre l’ataraxie, son but ultime. Il existe deux sortes de vertu, la vertu intellectuelle qui s’enseigne et la vertu morale qui est acquise par l’habitude. La vertu consiste à choisir l’équilibre entre deux extrêmes, au niveau de nos sentiments ou de nos actions. Nous avons par exemple démontrer que le plaisir ou la peine entraîne l’homme vers le mal, donc le milieu entre les deux le pousserait vers le bon. Lorsqu’un homme est vertueux, il effectue des actes vertueux qui sont différents des bonnes actions, car volontaires et réfléchis. La vertu permet donc à l’homme d’atteindre une certaine perfection, et donc l’ataraxie. </li></ul><ul><li>Dans les chapitres suivants, Aristote définie deux vertus spéciales, une intellectuelle l’autre morale, puis d’autres notions philosophiques. Il a cependant réussi à élucidé la question de qu’est ce que la vertu, question à laquelle son maître Platon n’avait su répondre clairement. </li></ul>

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