Bmce capital research portfolio strategy annuel 2012.pdf.v1

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Bmce capital research portfolio strategy annuel 2012.pdf.v1

  1. 1. BMCE Capital Research Portfolio StrategyPortfolio Strategy Annuel 2012Bilan du portefeuille BMCE Capital 2Un portefeuille BMCE Capital en repli en 2012………………………………………………..………………...2Les perspectives 2013De la prudence toujours recommandée..……………….……………………………………………….….4Les perspectives sectorielles….…….………………………………………………………………...….….6Portefeuille cible BMCE Capital 2013 20 Page 1
  2. 2. Portofolio Strategy Annuel 2012Bilan 2012 du portefeuille BMCE CapitalUn portefeuille BMCE Capital en repli en 2012Capitalisant sur sa stratégie Stock Picking privilégiant les valeurs défensives et semi-cycliques, la sélection devaleurs de BMCE Capital limite sa contre-performance à -12,51%, au moment où le MASI enregistre despertes de -15,13% et l’indice MASI-RB affiche un repli de -11,68%. Perf PTF BMCE Capital VS MASI & MASI-RB AU 31/12/2012 110 105 100 95 90 85 80 30/12/2011 29/03/2012 27/06/2012 25/09/2012 24/12/2012 PTB BKB MASI RB MASILa sous-performance de notre sélection de valeurs comparativement à son Benchmark s’explique par lesfortes baisses accusées en 2012 par certains titres prépondérants dans le portefeuille notamment :  SAMIR qui enregistre une contre-performance de -52,1% au 31/12/2012 et dont le poids dans le portefeuille ressort à 2,6% à la clôture de l’année. SAMIR a été impactée en 2012 par l’annonce de résultats semestriels en retrait, ainsi que par la forte concurrence exercée par certains réseaux de distribution importateurs ;  RISMA qui perd 35,6% en 2012 avec une pondération de 1,3%, pâtissant de l’impact de son plan de développement sur sa situation financière combiné à la morosité du tourisme international destiné au Maroc ;  Et, CMT qui se défait de 32,2% depuis le début de l’année, pour un poids dans le portefeuille se fixant à 3,6% in fine. Les grèves observées au sein de ses mines en fin d’année ainsi que les rumeurs sur un éventuel retrait de son actionnaire de référence (démenties) ont pesé sur l’évolution du cours.En l’absence d’opportunités d’arbitrages sur les six premiers mois de l’année et dans l’attente de la publicationdes résultats semestriels, le premier remaniement effectué sur notre portefeuille durant l’année 2012 a étéopéré en juillet, suite à la suspension de notre recommandation sur le titre DELTA HOLDING, portant sur :  Le retrait de DELTA HOLDING du portefeuille début juillet en raison de la perturbation de ses activités sur les sites de production de plusieurs de ses filiales installées à Kenitra ;  Et, la réaffectation de son poids initial (3,0%) vers d’autres valeurs du portefeuille :  L’accroissement de 0,5% de la pondération de référence d’ALLIANCE pour la porter à 5,5% ;  La consolidation de 0,5% du poids d’AFRIQUIA GAZ pour le fixer à 3,5% ;  La hausse de 0,5% de la quote-part de CIMENTS DU MAROC à 3,5% ;  Le renforcement de la part de LYDEC de 1,0% pour l’établir à 4,0% ;  Et, l’augmentation de la pondération initiale de WAFA ASSURANCE de 0,5% à 5,50%. Page 2
  3. 3. Portofolio Strategy Annuel 2012 Le portefeuille a fait l’objet d’un second remaniement effectué suite à la suspension du titre COLORADO en raison de la publication d’un Profit Warning en date du 08/08/2012. Il a ainsi été procédé :  Au retrait de la valeur COLORADO du portefeuille ;  Et, à la réaffectation de son poids réel de 2,35% vers d’autres valeurs déjà existantes :  La consolidation de 1,3% du poids d’ATTIJARIWAFA BANK pour le fixer à 6,3% ;  La hausse de 0,4% de la quote-part de BCP à 5,40% ;  L’augmentation de la part de CMT de 0,40% pour l’établir à 4,40% ;  Et, le renforcement pour la deuxième fois de la pondération initiale de WAFA ASSURANCE de 0,25% pour la fixer à 5,75%. Sélection des valeurs de BMCE Capital à fin 2012 Cours au Perf depuis BPA P/E D/YPondération VALEURS 31/12/2012 Introduc tion 2011 2012E 2013E 2011 2012E 2013E 2011 2012E 2013E MASI-RB -11,68% MASI -10,35% 17,2x 15,8x 14,0x 3,8% 4,1% 4,3% PORTEFEUILLE -12,51% 17,7x 14,8x 12,7x 3,8% 4,4% 4,8% 8,4% ADDOHA 63,00 -7,1% 5,8 7,0 7,9 12,0x 9,2x 8,2x 2,1% 3,1% 3,8% 5,6% ALLIANCES 545,00 -16,6% 68,8 74,4 91,0 9,9x 7,6x 6,2x 2,1% 2,8% 3,2% 3,2% ALUMINIUM DU MAROC 1 148,00 3,1% 126,2 110,0 117,1 10,8x 12,7x 12,0x 7,5% 6,5% 6,9% 6,6% ATTIJARIWAFA BANK 313,00 -5,7% 23,1 23,5 25,4 15,2x 14,0x 13,0x 2,4% 2,7% 2,9% 2,0% AUTO HALL 58,80 -14,3% 3,8 4,1 4,8 18,5x 14,7x 12,5x 5,0% 5,8% 5,8% 3,5% AFRIQUIAGAZ 1 637,00 -5,3% 101,8 112,2 124,5 16,7x 14,3x 12,9x 4,9% 5,3% 5,7% 6,2% BCP 196,90 -0,8% 11,7 11,1 12,3 17,0x 17,8x 16,1x 2,2% 2,5% 2,7% 5,3% CNIA SAADA 1 140,00 -9,3% 85,8 89,8 108,2 14,6x 12,6x 10,5x 2,1% 2,3% 2,3% 3,4% CIMENTS DU MAROC 763,00 -26,1% 67,6 61,8 63,8 14,1x 11,4x 11,0x 3,7% 4,9% 5,1% 4,3% COSUMAR 1 562,00 -9,2% 148,4 123,1 134,5 11,7x 12,8x 11,7x 5,8% 3,9% 4,3% 6,1% HOLCIM 1 975,00 -9,4% 136,6 139,9 145,7 14,3x 12,7x 12,2x 6,6% 7,3% 7,3% 11,7% ITISSALAT AL-MAGHRIB 106,00 -17,4% 9,2 7,8 8,4 14,7x 14,3x 13,3x 6,8% 7,0% 7,5% 5,5% LABEL VIE 1 340,00 -2,2% 18,8 31,0 71,5 73,4x 43,5x 18,9x 0,0% 2,1% 5,6% 5,0% LAFARGE CIMENTS 1 255,00 -13,5% 95,0 88,3 92,9 16,3x 15,2x 14,4x 6,1% 5,2% 4,7% 3,8% LYDEC 256,10 -17,4% 28,9 31,1 34,9 11,8x 9,0x 8,1x 6,8% 9,7% 8,1% 3,6% MINIERE TOUISSIT 1 480,00 -32,2% 244,5 239,4 245,1 9,1x 6,3x 6,1x 4,5% 8,0% 8,6% 1,3% RISMA 117,90 -35,6% 1,9 - 12,3 2,2 n/s n/s 59,3x 0,0% 0,0% 0,0% 2,6% SAMIR 335,00 -52,1% 39,8 31,7 48,2 18,3x 11,0x 7,3x 0,0% 3,1% 5,9% 3,4% SMI 3 690,00 6,9% 213,1 202,6 227,4 17,8x 20,0x 17,8x 2,6% 2,5% 2,5% 2,2% UNIMER 170,00 -3,9% 5,6 5,1 10,8 32,0x 33,8x 16,0x 1,3% 1,8% 2,0% 6,0% WAFA ASSURANCE 3 219,00 -11,1% 231,3 247,7 258,1 16,0x 13,3x 12,7x 2,2% 2,4% 2,4% Page 3
  4. 4. Portofolio Strategy Annuel 2012 Les perspectives 2013 De la prudence toujours recommandée Face à des perspectives boursières globalement mitigées pour 2013, les choix du portefeuille BMCE Capital Bourse tiennent encore une fois compte d’une stratégie Stock Picking se focalisant en grande partie sur les valeurs défensives et semi cycliques, avec comme critères de sélection (i) la liquidité, (ii) la taille de la capitalisation boursière, (iii) les recommandations et enfin (iv) les niveaux de valorisation (P/E faible, D/Y élevé). Dans ce sillage, la sélection de valeurs de BMCE Capital pour l’année 2013 affiche la composition suivante :  Pour les bancaires, les valeurs retenues sont ATTIJARIWAFA BANK, BCP et BMCI avec des poids de 5% pour les deux premières et de 2,5% pour la filiale du Groupe BNP Paribas, soit une proportion sectorielle globale de 12,5%;  A l’instar de l’année précédente, WAFA ASSURANCE et CNIA SAADA sont retenues dans le portefeuille 2013 avec une proportion de 10% chacune, soit un total de 20% ;  Le segment immobilier est représenté par ADDOHA et ALLIANCES pour des poids de 7,5% chacune, établissant le poids sectoriel à 15% ;  Le secteur des cimenteries, représenté à hauteur de 10% dans le portefeuille, compte LAFARGE CIMENTS et HOLCIM MAROC pour une pondération de 5% chacune ;  Le concessionnaire de l’eau et de l’assainissement de la ville de Casablanca LYDEC détient, quant à lui, 5% du portefeuille ;  Au niveau de l’industrie métallurgique, ALUMINIUM DU MAROC est réintroduite à hauteur de 2,5% dans le portefeuille ;  Pour sa part, MAROC TELECOM est reconduite dans le portefeuille avec un poids de 15% ;  Le représentant du secteur pétrolier SAMIR est reconduit dans le portefeuille pour une proportion de 2,5% ;  Idem pour CMT dont le poids dans le portefeuille a été fixé à 2,5% ;  LABEL’VIE, chaine de distribution alimentaire cotée, polarise 5% du portefeuille ;  Une seule valeur du secteur agroalimentaire est sélectionnée : COSUMAR pour un poids de 5% ;  Enfin, deux valeurs du secteur des nouvelles technologies sont sélectionnées pour un poids global de 5% réparti à parts égales entre HPS et MICRODATA. Sélection des valeurs du PTF BMCE Capital 2013 Banques 12,5% BTP 2,5%ATTIJARIWAFA BANK 5% ALUMINIUM DU MAROC 2,5%BCP 5% Télécoms 15%BMCI 2,5% MAROC TELECOM 15% Assurances 20% Pétrole 2,5%CNIA SAADA 10% SAMIR 2,5%WAFA ASSURANCE 10% Minières 2,5% Immobilier 15% CMT 2,5%ADDOHA 7,5% Distribution 5%ALLIANCES 7,5% LABEL’VIE 5% Cimenteries 10% Agroalimentaire 5%HOLCIM 5% COSUMAR 5%LAFARGE 5% Nouvelles Technologies 5% Utilities 5% HPS 2,5%LYDEC 5% MICRODATA 2,5% Page 4
  5. 5. Portofolio Strategy Annuel 2012 La structure globale du portefeuille en 2013 demeure stable par rapport à celle retenue au cours de l’année précédente (près de 76% de la sélection de valeurs du portefeuille BMCE CAPITAL de 2012 a été reconduite en 2013). Au total, 18 valeurs ont été sélectionnées dans le nouveau portefeuille, contre 23 lors de la constitution du portefeuille pour 2012. Deux nouvelles entrées ont été opérées à savoir HPS et MICRODATA tandis que cinq sorties ont été effectuées. Il s’agit de AUTO HALL, AFRIQUIA GAZ, RISMA, SMI et UNIMER. Comme annoncé au départ, la structure de notre portefeuille favorise les valeurs défensives. Par catégorie, la sélection de valeurs de BMCE CAPITAL compte :  6 valeurs défensives, il s’agit de MAROC TELECOM, COSUMAR, CNIA SAADA, WAFA ASSURANCE, LABEL’VIE et LYDEC. Ce pool représente 50% du portefeuille 2013 ;  8 valeurs semi-cycliques qui sont ADDOHA, ALLIANCES, ATTIJARIWAFA BANK, BMCI, BCP, HOLCIM, LAFARGE et ALUMINIUM DU MAROC et qui détiennent 40% du Portefeuille ;  Et, 4 Valeurs cycliques à savoir HPS, MICRODATA, SAMIR et CMT. Ces dernières détiennent 10% du Portefeuille 2013. Structure du PTF BMCE Capital En 2012 En 2013 Valeurs Valeurs Valeurs cycliques; 10% cycliques; 22% défensives; 35% Valeurs défensives; 50% valeurs semi- valeurs semi- cycliques; 40% cycliques; 43%Compte tenu de nos valorisations cibles, le potentiel théorique de croissance de notre portefeuille serait de près de 19%1en 2013.1 Rapport entre la capitalisation boursière cible et la capitalisation marché au 31/12/2012.2 Scénario ne prenant pas en compte les rumeurs de marché qui portent sur l’installation d’une nouvelle cimenterie à Meknès par CIMPOR et une autre à Nador parCIMAT Page 53 Société spécialisée dans la production du tube en acier soudé noir, galvanisé ou traité, créée en 1976 par le Groupe EL ALAMI (actionnaire de référence
  6. 6. Portofolio Strategy Annuel 2012 Perspectives sectorielles 2013 Notre argumentaire fondamental sur les valeurs sélectionnées est le suivant : Banques 2012 s’est inscrite sous le signe du ralentissement pour le secteur bancaire marocain qui subit en décalage l’impact de la détérioration de la situation économique. Dans ce sillage, les crédits à la clientèle cantonnent leur évolution à 2,9% au cours des 10 premiers mois de l’année (vs. une évolution de 7,4% sur la même période en 2011). Encore une fois, ce sont les crédits immobiliers et les crédits à la consommation qui affichent les plus fortes évolutions. Les financements du segment de l’immobilier enregistrent, en effet, une appréciation de 6% à MAD 220 Md essentiellement tirés par les crédits à l’habitat qui augmentent de 8,7% à MAD 150,5 Md tandis que les crédits aux promoteurs demeurent quasiment stables (+0,6%) à MAD 69,5 Md. De leur côté, les crédits à la consommation marquent la plus forte progression, soit 10,8% à MAD 39,4 Md. Dans une moindre proportion, les crédits de trésorerie limitent leur croissance à 2,5% pour s’établir à MAD 177,9 Md. En revanche et reflétant le ralentissement des investissements par les entreprises dans le contexte économique actuel, les crédits à l’équipement accusent un repli de 3,3% à MAD 152,9 Md.Evolution des crédits à la clientèle depuis 2008 Ventilation du portefeuille de crédits à la (en MAD milliards) clientèle à fin octobre 2012 634,0 652,6 566,3 Créances Créances en 516,5 521,9 Crédits à la diverses souffrance Crédits de consommatio 3,9% 5,6% trésorerie n 27,3% 6,0% Crédits immobiliers 33,7% Crédits à léquipement 23,4% 2008 2009 2010 2011 oct.-12 Source : GPBM S’agissant de la qualité des engagements, celle-ci marque une dégradation notable au cours de 2012 avec un alourdissement de 9,2% à MAD 36,6 Md des créances en souffrance fixant le taux de contentieux à 5,26% contre 4,92% au 31/12/11. Evolution du taux de contentieux et du taux de provisionnement du secteur bancaire depuis 2008 92% 7% 79,67% 74,79% 82% 5,75% 6% 71,78% 72% 69,19% 65,0% 5,26% 5% 62% 5,02% 4,92% 4,18% 4% 52% 42% 3% 32% 2% 22% 1% 12% 2% 0% 2008 2009 2010 2011 oct.-12 Taux de provisionnement Taux de contentieux Source : GPBM Parallèlement, le taux de couverture perd 4,17 points à 65%, suite essentiellement au repli du taux de provisionnement de certains établissements, notamment : BMCI (-11,6 pts), SOCIETE GENERALE (-9,2 pts) et CIH (-8,3 pts). Page 6
  7. 7. Portofolio Strategy Annuel 2012 Evolution du taux de contentieux et du taux de provisionnement entre 2011 et octobre 2012 Taux de contentieux Taux de couverture Banques 2011 oct-12 variation 2011 oct-12 variationATTIJARIWAFA Bank 3,27% 3,08% -0,19% 81,79% 79,85% -1,94%BCP 3,20% 4,32% 1,12% 65,20% 59,97% -5,23%BMCE Bank 4,52% 4,86% 0,33% 68,08% 59,97% -8,11%BMCI 5,98% 6,94% 0,96% 80,71% 69,08% -11,63%CREDIT DU MAROC 7,40% 7,61% 0,21% 72,63% 75,43% 2,80%CIH 10,05% 9,19% -0,86% 60,01% 51,67% -8,34%SOCIETE GENERALE 7,25% 8,49% 1,24% 61,18% 52,00% -9,18%CREDIT AGRICOLE DU MAROC 9,18% 7,96% -1,22% 62,26% 62,46% 0,20% Source : GPBM S’agissant des ressources et eu égard au creusement du déficit des trésoreries bancaires, BANK AL MAGHRIB a accentué ses interventions sur le marché monétaire avec ses avances à 7 jours atteignant un pic de MAD 67 Md en septembre 2012. Dans le même sillage, les dépôts de la clientèle se replient de 2,2% à MAD 635,5 Md à fin octobre 2012 (contre une timide progression de 1,3% une année auparavant) principalement plombés par le retrait des dépôts à terme (-7,6% à MAD 145,8 Md) et des comptes courants (-11,7% à MAD 100,1 Md). En revanche, les ressources des Marocains Résidents à l’Etranger enregistrent une croissance de 4% à MAD 139 Md augmentant ainsi leur contribution dans les dépôts à 21,9%, contre 20,6% au 31/12/2011. Face à la persistance de la pression sur les ressources, BANK AL MAGHRIB a revu à la baisse de 25 pbs le taux directeur en mars 2012 dans l’optique de stimuler l’activité économique qui a pâti d’une campagne agricole décevante et du ralentissement de la demande en provenance de l’Union Européenne. Concernant les capitaux propres, les Banques ont poursuivi en 2012 les levées de fonds via de la dette subordonnée (BMCE Bank pour MAD 1 Md, BMCI pour M MAD 750 et SGMB pour M MAD 500) où à travers des augmentations de capital (ATTIJARIWAFA BANK pour MAD 2,1 Md, BCP pour MAD 3,4 Md, BMCE Bank pour MAD 1,5 Md et CREDIT du MAROC par conversion de dividendes pour M MAD 223,8). En termes de perspectives, l’année 2013 devrait être difficile pour le secteur bancaire eu égard à la poursuite de la conjoncture économique délicate. Cette situation se reflète d’ores et déjà sur les indicateurs de risque qui devraient se dégrader davantage dans les mois à venir. C’est dans ce contexte que les principales banques poursuivent le renforcement de leur provisionnement pour faire face notamment à la détérioration de la qualité de leurs engagements. Même si les performances opérationnelles du secteur demeurent relativement bien orientées profitant notamment de la non répercussion de la baisse du taux directeur sur les coûts des crédits, la capacité bénéficiaire du secteur devrait, elle, pâtir de la consolidation importante des provisions. Sur le plan prudentiel, le relèvement du ratio de solvabilité à 12% à partir de 2013 devrait inciter les opérateurs à poursuivre le renforcement de leur fonds propres ; tendance qui a été constatée notamment au cours du dernier trimestre de 2012. Enfin, l’entrée en vigueur de la nouvelle Loi bancaire en 2013, devrait permettre de diversifier l’offre bancaire existante et de capter une nouvelle niche de clientèle. En revanche, l’entrée de nouveaux opérateurs disposant d’une expertise avérée en Finance Islamique à l’échelle internationale pourrait engendrer, à terme, une concurrence pour les banques généralistes. Page 7
  8. 8. Portofolio Strategy Annuel 2012AssurancesRelativement épargné par le contexte économique morose sur le plan national, le secteur des assurances auMaroc a connu une année 2012 riche pour les opérateurs tant sur le plan opérationnel que réglementaire affichant,de facto, des perspectives de développement important.Sur le volet financier, c’est la Vie qui carbure de nouveau (+16,84%) au S1 2012 confirmant la bonne prestation de2011 (+8,2%) notamment des émissions de primes relevant des opérations de bancassurance à MAD 4,9 Mdcontre MAD 4,5 Md en 2010. Toutefois, cette tendance pourrait s’essouffler en 2012 compte tenu de larestauration des bons de caisse anonymes lesquels avaient provoqué lors de leur suppression un fort engouementvers les contrats d’assurance Vie.D’un point de vue réglementaire, le comité consultatif des assurances a adopté courant 2012 un projet modifiantl’arrêté du 10 octobre 2005 relatif aux entreprises d’assurance et de réassurance et introduisant les mesuressuivantes :  Reclassement des obligations émises par les banques qui seront admises comme provisions avec limitation, au sein des 70% des provisions techniques ;  Limitation du risque sur un émetteur de 15% à 12,5% pour les banques et les émetteurs qui font appel public à l’épargne, et à 5% pour ceux qui ne font pas appel ;  Modification des méthodes de valorisation des actifs non cotés, ce qui devrait encourager les assurances à soutenir les stratégies sectorielles ;  Limitation du montant des avances qui ne peut excéder 80% de sa provision mathématique sur chaque contrat vie, et 60% sur les contrats à capital variable ;  Mises à disposition de l’administration de statistiques mensuelles par les assurances ;  Et, introduction d’une règle de transparence pour les titres d’OPCVM, si le cumul de valeur est susceptible de dépasser la limite fixée pour chaque type d’émetteur. Cette règle dépendait jusqu’à présent du choix de l’entreprise.Constituant un changement majeur pour les assurances, ces mesures devraient permettre de mieux encadrer lerisque inhérent aux différents secteurs, de sécuriser les placements des compagnies en favorisant les entreprisesles plus transparentes et surtout d’accompagner l’effort national d’investissement notamment dans les secteursstratégiques.La réforme sectorielle a également transformé la Direction des Assurances et de la Prévoyance Sociale en autoritéde régulation indépendante (ACAPS), le projet de décret ayant été examiné et entériné par le Conseil duGouvernement en novembre 2012 devrait être présenté au Parlement incessamment.Ce nouveau statut devrait permettre d’accroître l’autonomie de la DAPS tout en renforçant le contrôle qu’elleexerce sur les compagnies d’assurance, notamment dans la perspective de l’entrée en vigueur de Solvency II àhorizon 2015. A cet effet, les compagnies d’assurance ont été tenues d’instaurer un nouveau système de contrôleinterne avant août 2012. Ce dispositif a pour objet didentifier, dévaluer, de gérer et de suivre de façon plus fine lesrisques des compagnies de la place.La nouvelle réglementation a été accompagnée par la mise en application d’un contrat-programme pour la période2011-2015 s’articulant autour de cinq piliers à savoir (i) l’extension de la protection des populations et des biens ;(ii) l’amélioration de la qualité des prestations et des services ; (iii) une plus grande contribution au financement del’économie ; (vi) le renforcement de la présence du secteur à l’étranger et (v) la consolidation des fondamentauxfinanciers des compagnies.Parmi les autres objectifs de ce contrat programme figurent notamment (i) la création de 5 000 emplois directs et50 000 indirects, (ii) la contribution à hauteur de MAD 9 Md aux recettes fiscales en 2015, (iii) l’augmentation dumontant des placements sur le marché financier à MAD 200 Md, contre MAD 102 Md en 2010 et (iv) laparticipation à hauteur de MAD 23 Md au financement des PME-PMI.Les ambitions des autorités de tutelle ne semblent toutefois pas susciter l’adhésion des professionnels, lesquelsconsidèrent les objectifs fixés par le contrat-programme difficilement atteignables du fait du retard accusé pour desconsidérations d’agenda politique. Certaines mesures fortement attendues telles que l’assurance maladieobligatoire, l’assurance maladie des indépendants et l’assurance risque catastrophe n’ont pas connu d’avancéestandis que l’obligation de la responsabilité civile Habitation a été reportée à 2013. Idem pour les obligations de Page 8
  9. 9. Portofolio Strategy Annuel 2012responsabilité décennale et de responsabilité civile construction dont la mise en application a été gelée pour lemoment.Sur le plan fiscal, la Loi de Finances 2012 a étendu les avantages fiscaux accordés aux cotisations se rapportantaux contrats individuels ou collectifs d’assurances retraite d’une durée égale au moins à 8 ans à toutes lesprestations servies à compter du 1er janvier 2012, quelque soit la durée du contrat conclu initialement.La mise en place du nouveau corpus réglementaire et la fixation d’objectifs ambitieux pour le secteur semblents’ériger comme des prérequis exigés par les pouvoirs publics en contrepartie de l’ouverture des possibilitésd’investissement à l’international et notamment en Afrique. Ainsi et après l’acquisition par le Groupe SAHAM duGroupe panafricain d’assurance COLINA en 2010 et de GA SEGUROS (Angola) début 2012 et une implantationau Moyen Orient via LIA INSURANCE la même année, c’est au tour de WAFA ASSURANCE de faire le premierpas dans son déploiement en Afrique à travers (i) l’obtention au 1er semestre 2012 d’un agrément de compagnied’assurance en Tunisie et (ii) la conclusion en septembre de la même année d’un accord de prise de participationmajoritaire à hauteur de 75% dans le capital de la compagnie ivoirienne SOLIDARITE AFRICAINEd’ASSURANCES -SAFA- (Non Vie).Au volet des perspectives et s’agissant de l’assurance islamique, le projet de modification du Code desAssurances devrait introduire un nouveau produit « TAKAFUL ». Cette réforme devrait permettre la mise en placed’un cadre favorisant le développement de la finance islamique ainsi que l’élargissement de la gamme de produitspour les différents assureurs. Toutefois, la réussite de ce produit reste tributaire d’un cadre réglementairefavorable notamment en terme de fiscalité et de dispositif opérationnel (Business Model, produits concernés..).Enfin, la suppression de la cession légale pour l’ensemble des produits devrait être appliquée en janvier 2013,faisant suite aux doléances des opérateurs locaux. Cette mesure devrait notamment permettre de soulager lescompagnies d’assurances qui sont déficitaires sur certaines branches et leur permettre de récupérer une partiedes réserves constituées par la SCR.MinesDurant l’année 2012, les cours minerais ressortent fortement volatils, demeurant néanmoins à des niveaux plutôtélevés comparativement aux années précédentes. Par métal, l’or enregistre au S1 une tendance globalementbaissière pour s’établir à USD 1 567 / once en date du 29 juin 2012 (-1,4% comparativement en début d’année),impacté principalement par la hausse du Dollar face au glissement de la monnaie européenne. Le secondsemestre a été caractérisé, quant à lui, par un redressement des cours, passant à USD 1 657,5 / once en date du31 décembre 2012, profitant de la baisse de la monnaie américaine. L’argent affiche une tendance quasi-similaire,avec un recul observé au premier semestre à près de USD 28 / once suite au désengagement de certains fondsspéculatifs, avant de se hisser progressivement pour se fixer à près de USD 30 / once à fin décembre 2012.Les cours des métaux de base semblent avoir enregistré une année encore plus volatile que les métaux précieux,qui demeurent considéré comme des valeurs refuges. Ainsi, le cuivre voit son prix s’apprécier durant les4 premiers mois de l’année 2012 pour atteindre un pic de USD 8 600 / tonne, avant de s’effondrer pour s’établir àUSD 7 604 / tonne à fin juin, suite à la diminution de la consommation de la Chine. Au S2, le prix de ce minerairessort plutôt en hausse, passant à près de USD 7 900 / tonne en date du 31 décembre 2012. Page 9
  10. 10. Portofolio Strategy Annuel 2012En parallèle, le cours du plomb évolue en dents de scie sur les trois premiers mois de l’année avant de sedégrader brusquement entre mi-mai et mi-juin, passant de USD 1900 / tonne à USD 1 743 / tonne. Le secondsemestre ressort plus favorable compte tenu de l’évolution de plus de 30% du cours.En dépit d’une forte volatilité, le cours du Zinc affiche une quasi-stagnation sur le S1, passant deUSD 1 835 / tonne en début d’année à USD 1 759 / tonne à fin juin, avant de s’apprécier pour atteindreUSD 2 034 / tonne en fin d’année 2012. Enfin, le prix du cobalt recule depuis le début de l’année 2012, passant deUSD 14,2 / lb en début d’année à USD 11,63 / lb le 31 décembre 2012, avec un maximum de USD 16,1 / lb atteinten date du 14 Février.En 2013, la production de matières premières minérales devrait continuer à être portée par la demandeescomptée des pays asiatiques ainsi que par la montée en puissance des investissements des principauxGroupes internationaux. La demande devrait également afficher un trend haussier sur la même période,capitalisant principalement sur la progression prévue de la consommation des pays émergents, notamment de laChine. Il est cependant difficile de prévoir l’évolution des cours des matières premières compte tenu de la fortevolatilité observée ces dernières années. La tendance baissière observée sur les derniers jours de l’année 2012laisse néanmoins présager un recul des cours des matières premières en début d’année 2013, mais tout devraitdépendre des perspectives de reprise de l’économie mondiale et plus particulièrement aux Etats-Unis, aux prisesavec le Fiscal Cliff.Au Maroc, le secteur des mines pourrait profiter de la mise en place prochaine d’une nouvelle réglementation, quidevrait permettre de contribuer positivement à son développement durant les années à venir et de renforcerdavantage son poids dans la balance commerciale et dans la création d’emplois. Page 10
  11. 11. Portofolio Strategy Annuel 2012 Télécoms A l’instar de l’année 2011, le secteur des télécoms a été marqué par une poursuite de la diminution des prix sur les différents segments, ayant exercé une forte pression à la baisse sur les tarifs des opérateurs, sans pour autant changer grandement les positions commerciales notamment dans le Mobile et l’Internet 3G. Sur les 9 premiers mois de l’année 2012, le parc des abonnés Mobile s’élève à près de 38,3 millions, en accroissement de 2,3% par rapport à fin juin 2012 et de +5,9% par rapport à septembre 2011. Le taux de pénétration s’en trouve renforcé à 117,7% à fin septembre 2012 contre 115,1% trois mois auparavant et 112,3% une année auparavant. Par opérateur, MAROC TELECOM arrive à la première place du classement avec un parc d’abonnés de 18 millions de clients (+3,7% comparativement au T2), suivie de MEDI TELECOM (+0,2% à 11,4 millions d’utilisateurs) et de WANA (+2,35% à 8,6 millions d’abonnés). En conséquence, l’opérateur historique grignote 0,61 point de parts de marché -PDM- à 47,1% au T3 2012 tandis que la filiale marocaine du Groupe français ORANGE en perd 0,63 point à 29,9% et WANA se stabilise à 23,0% à la même période. Parc d’abonnés Mobile (en million) PDM du segment mobile (au 30/09/12) 115,1% 117,7% 113,6% 112,6% WANA 101,5% 23,0% 81,2% IAM74,0% 47,1% 38,3 MEDITEL 36,6 36,2 37,4 29,9% 32,0 25,322,82008 2009 2010 2011 T1 2012 T2 2012 T3 2012 Parc dabonnés Mobile (en millions dusagers) Taux de pénétration Mobile Source : ANRT Dans ces conditions d’exacerbation de la concurrence, le revenu moyen par minute a poursuivi son trend baissier, passant de MAD 0,76 HT/min à fin septembre 2011 à MAD 0,57 HT/min à fin septembre 2012, soit -25% sur la période. Pour sa part, le segment du Fixe maintient son orientation baissière et perd à nouveau 3,7% (-5,8% sur l’année), fixant sa base à 3,3 millions d’usagers dont un peu moins de 2,0 millions en mobilité restreinte. Le taux de pénétration du fixe se réduit ainsi à 10,2% contre 10,6% à fin juin 2012. En terme de part de marché, l’opérateur WANA CORPORATE détient 61,6% du parc fixe (contre 64,4% une année auparavant) suivi d’IAM avec 37,6% (contre 35% précédemment) et de MEDI TELECOM avec 0,8% (contre 0,6% à fin septembre 2011). Parc d’abonnés Fixe (en million) PDM du segment fixe (au 30/09/12) MEDITEL 0,8% 11,9% 11,0% 11,3% 11,1% 10,6% 10,2% 9,7% IAM 37,6% 3,5 3,7 3,6 3,5 3,4 3,3 3,0 WANA 61,6% 2008 2009 2010 2011 T1 2012 T2 2012 T3 2012 Parc dabonnés Fixe (en millions dusagers) Taux de pénétration Fixe Source : ANRT Page 11
  12. 12. Portofolio Strategy Annuel 2012Toujours sur sa lancée, le parc total Internet se renforce à nouveau au T3 2012 de 3,1% pour porter sa croissancesur une année glissante à +34,5%, soit un taux de pénétration de 11,9%. C’est IAM qui détient toujours plus de lamoitié du marché avec une PDM de 54,4% suivi de MEDI TELECOM avec 30,2% et de WANA CORPORATE avec15,4%.Par type d’accès, l’Internet 3G représente 83,3% du parc global Internet suivi de l’ADSL avec 16,7%. Ce dernier,accaparé à 99,9% par l’opérateur historique, enregistre une hausse de 2,8% au cours du troisième trimestre del’année 2012 à 646 762 usagers (+17,5% sur une année glissante).Le parc Internet 3G recense 3,2 millions d’abonnés à fin septembre 2012, signant une croissance trimestriel de3,18% et annuel de 38,57%. IAM en détient 45,3% de PDM suivie par MEDI TELECOM avec 36,3% et par WANACORPORATE avec 18,4%. Parc d’abonnés Internet (en million) PDM du segment internet (au 30/09/12) WANA 15,4% IAM MEDITEL 54,5% 3,8 3,9 30,2% 3,4 3,2 1,9 1,2 0,8 2008 2009 2010 2011 T1 2012 T2 2012 T3 2012 Source : ANRTAu volet des perspectives et dans un contexte de concurrence exacerbée, le segment Mobile devrait continuer àsubir une baisse des prix, mais dans une proportion inférieure à celle constatée ces dernières années. La fin del’asymétrie tarifaire prévue en 2013 pourrait en effet ralentir l’intensité concurrentielle sur ce segment, notammentsur le prépayé Mobile.En parallèle, le lancement des appels d’offres concernant l’octroi de la licence 4G en 2013, devrait contribuer àrenforcer davantage le développement des services de téléphonie mobile à valeur ajoutée. Des modalités d’octroide ses nouvelles licences devrait découler le rythme de démocratisation de l’accès à cette nouvelle technologie.Le segment Fixe, quant à lui, devrait continuer à faire face à une érosion des revenus, dans le sillage de la baisseescomptée des prix, conjuguée au repli continu du parc global, qui ne cesse de se réduire depuis l’année 2010, auprofit du Mobile.Pour sa part, le segment Internet affiche les perspectives les plus favorables de développement à court terme(notamment sur la 3G) compte tenu du faible taux de pénétration (aux alentours de 10%) et de la forteconcurrence entre les 3 opérateurs locaux.Signalons, enfin, que le secteur serait dans l’attente de la concrétisation d’opérations stratégiques, notammentcelle relative à la cession prévue de la participation de VIVENDI dans MAROC TELECOM (Q TEL serait en poleposition, pour un prix demandé d’EUR 5,5 Md). La volonté d’internationalisation d’INWI pourrait égalementconduire le troisième opérateur à procéder à une acquisition en Afrique, notamment en Mauritanie, où les rumeursfont ressortir un intérêt de la filiale télécom du Groupe SNI pour l’opérateur MATTEL. Page 12
  13. 13. Portofolio Strategy Annuel 2012PétroleDepuis le début de l’année 2012, le cours du Brent affiche une évolution en dents de scie, passant de USD 108 / lebaril en début d’année à USD 109,2 / le baril en date du 31 décembre 2012, faisant néanmoins ressortir4 principales phases :  Une première phase haussière allant du 1er janvier 2012 au 2 avril 2012, où le cours du Brent s’apprécie de 16,1% à USD 125,35 / le baril profitant de la reprise de la demande des pays émergents combinée aux tensions géopolitiques liées à l’Iran, suite à l’embargo de l’Union Européenne sur les produits iraniens entré en vigueur en juillet dernier ;  Une seconde étape de très forte baisse de 28,8% atteignant USD 89,19 / baril en date du 21 juin 2012, impactée par laccroissement de loffre de lOrganisation des Pays Exportateurs de Pétrole face à une demande en stagnation ainsi que par les spéculations sur un recours potentiels aux stocks stratégiques des pays riches ;  Une troisième phase de redressement où le cours se hisse de 23,3% à USD 110 / baril en date du 7 août 2012, suite à la baisse des stocks américains ;  Et, une dernière étape de stabilité où le prix oscille aux alentours de USD 110 / le baril. Evolution du cours du Brent en 2012 (en USD / baril) Source : BOURSORAMAPour l’année 2013 et abstraction faite de la résurrection des tensions géopolitiques majeures, le cours du Brentdevrait varier entre USD 100 / le baril et USD 110 / le baril, compte tenu d’une production mondiale abondante,combinée au niveau élevé des niveaux de stocks dans les pays développés (notamment aux Etats-Unis) ainsi quede la hausse plus limitée que prévue de la consommation globale, impactée principalement par le ralentissementde la demande en Chine.Au Maroc, la demande en produits pétrolier devrait afficher une tendance haussière dans les années à venir, dansla lignée de la progression escomptée du parc automobile ainsi que de celle de la consommation électrique.Néanmoins, la réforme éventuelle de la caisse de compensation pourrait ralentir la croissance de la demandelocale durant les premiers mois mais ne devrait pas avoir un impact significatif sur les prix de reprise de SAMIR,qui en principe demeureront indexés aux cours internationaux.Au niveau marché, le renforcement des capacités de réception et de stockage portuaire devrait augmenter lamarge de manœuvre des sociétés de distribution importatrices de pétrole raffiné, ce qui pourrait impacter lesventes de SAMIR localement.Nouvelles TechnologiesLevier de croissance pour l’économie marocaine, le secteur des NTIC devrait poursuivre son évolution durant lesprochaines années, profitant de la reconduction probable du Plan MAROC NUMERIC 2013 du projete-gouvernement et du programme Génie (visant l’équipement des établissements de l’enseignement public).Les objectifs recherchés restent les mêmes, ambitionnant notamment la facilitation de l’accès aux équipements auprofit des foyers et des entreprises, l’équipement de l’ensemble des établissements scolaires de ressourcesmultimédias ainsi que l’émergence des pôles d’excellence à fort potentiel à l’export, tels que l’offshoring. Page 13
  14. 14. Portofolio Strategy Annuel 2012La stratégie mise en place semble a priori payante puisque le Maroc a été élu meilleure destination de l’offshoringpour l’année 2012 par l’Association Européenne de l’Offshoring –EOA-, devant la Roumanie, la Serbie, laSlovaquie, l’Afrique du Sud et l’Égypte.La qualité des perspectives contraste nettement avec les réalisations attendues en 2012, année caractérisée sur leplan commercial par un repli du chiffre d’affaires généré par les ventes d’ordinateurs, dans le sillage de la baissedes prix moyens de vente (compte tenu de l’exacerbation de la concurrence) et du recul des volumes de vente desordinateurs de bureau, non compensés par la hausse des écoulements des ordinateurs portables. Situation fortcontraignante pour le segment de la grossisterie informatique qui se retrouve de surcroit confronté ces dernièresannées à la concurrence soutenue, exerçant une forte pression sur les niveaux de marges du secteur.Le segment de la transaction électronique sécurisée s’inscrit dans une perspective similaire, fondant sondéveloppement durant les prochaines années sur la montée en puissance des nouveaux moyens de paiement(notamment le e-commerce, le Mobile Payment, le Mobile Banking, le paiement sans contact, la billettique sanscontact, etc.) dans un environnement technologique en pleine mutation.Dans ce contexte, les sociétés de monétiques marocaines ambitionnent de renforcer leur position à traversnotamment l’amélioration de l’innovation produit ainsi que le renforcement de leur présence géographique, leurpermettant d’accroitre leur notoriété à l’international. Des opérations de rapprochement ne sont pas exclues si lessusceptibilités personnelles arrivent à être dépassées.Grande DistributionLe secteur marocain de la Grande Distribution présente des perspectives favorables de développement, devanttirer amplement profit de l’évolution escomptée du taux d’urbanisation (qui devrait atteindre plus de 60% à horizon2015) et du rythme soutenu de consommation des ménages.Désirant capitaliser sur la croissance escomptée du marché tout en prenant en considération l’exacerbation de laconcurrence sectorielle, l’ensemble des opérateurs du secteur semblent privilégier une politique d’élargissementde leur maillage territorial via l’ouverture d’unités nouvelles dans le but de préempter des positions commerciales.A l’instar de LABEL VIE qui a accéléré son programme d’investissement ces dernières années, le GroupeMARJANE ambitionne d’ouvrir 40 magasins (dont 30 supermarchés sous enseigne ACIMA, 27 hypermarchés et 7magasins d’électroménager ELECTROPLANET) d’ici 2014 pour une enveloppe budgétaire de MAD 4,8 Md.De son côté, ASWAK SALAM serait en négociations avancées avec le Groupe Saoudien BIN DAWOOD pourétablir un partenariat capitalistique devant permettre d’accélérer le développement de la filiale Grande Distributiond’YNNA HOLDING.BIM qui est actuellement présent sur le segment supérettes, compte développer de plus grandes surfaces, de typesuperstores avec des aires de stationnement. Il prévoit à cet effet d’ouvrir 350 nouveaux magasins, tous formatsconfondus, d’ici 2015.Le français MONOPRIX vient également d’annoncer son intention de s’implanter sur le territoire national et projettel’ouverture de 15 magasins à horizon 2015.D’autres concurrents sont annoncés, notamment l’indien LULU GROUP et l’anglais COSTCUTTER, sans que rienne semble avoir été concrétisé pour le moment.UtilitiesLe secteur des utilities a été marqué en 2012 par la fusion effective de l’ONE et de l’ONEP pour donner naissanceà l’ONEE, dans un contexte de détérioration de la situation financière de la branche électricité.En effet et face à la vigueur de la demande, dont la progression a dépassé les 8% à fin novembre 2012, leproducteur national a intensifié ses approvisionnements aussi bien en électricité auprès des opérateursindépendants qu’en énergie fossile à des prix encore plus chers, non répercutés sur le consommateur.L’année 2013 devrait, quant à elle, connaître une accélération des mesures de libéralisation, seules à même degarantir une compétitivité pérenne de l’industrie nationale et par conséquent de notre économie. Il s’agitnotamment de (i) l’extension de l’auto-génération à 50 MW, (ii) l’octroi de concession de production d’énergie aussibien à base de charbon que d’éolien à des opérateurs indépendants (THEOLIA, JLEC, NAREVA, etc.) et (iii) lamise en place de la stratégie de développement de l’énergie solaire à travers le MASEN. Page 14
  15. 15. Portofolio Strategy Annuel 2012La reconfiguration du secteur des utilities devrait s’accompagner non plus par la délégation d’autres Régies localesde distribution d’eau et d’électricité à des opérateurs privés, désormais considérée comme dépassée, mais pardavantage de partenariats publics/privés.Enfin, le segment de la distribution pourrait connaître le désengagement de VEOLIA, d’AMENDIS et de REDAL auprofit d’autres investisseurs.ImmobilierLes mesures incitatives apportées, pour 10 ans, par la Loi de Finances 2010 sont parvenues à redynamiser lesegment des logements sociaux à MAD 250 000 comme en atteste la relance des mises en chantier.En effet, entre janvier 2010 et la mi-décembre 2011, 418 programmes portant sur plus de 800 000 unités ont déjàfait l’objet de conventions signées avec le Ministère de l’Habitat et celui des Finances. A la mi-décembre 2011,112 116 logements sont en cours de construction (le reliquat est en attente des autorisations de construction) dansle cadre de 143 conventions signées, dont 9 000 unités sont déjà achevées.Pour le premier semestre 2012, le nombre d’unités produites s’élève à 66 195 dont 48 286 unités d’habitat social,contre 67 072 unités produites, dont 41 423 unités sociales, au cours de la même période en 2011, soit uneprogression de 16,6%. Le nombre d’unités mises en chantier a atteint, quant à lui, 212 212 unités dont160 235 unités sociales et économiques, au cours du S1-2012, contre 193 538 unités pendant la même période en2011, dont 96 653 unités sociales et économiques, soit une hausse de 66,4% en nombre d’unités sociales etéconomiques.A fin septembre 2012, les dernières statistiques du Ministère de l’Habitat confirment cette tendance laissantapparaître :  La réalisation de 476 projets, totalisant 359 580 logements ;  L’autorisation de 333 projets, pour une consistance prévisionnelle de 236 942 unités ;  Et, le démarrage de 243 projets, totalisant 174 755 logements.Sur le plan des perspectives, le secteur immobilier devrait maintenir sa dynamique globale en 2013 notamment surle segment économique, même si des méventes commencent à être constatées dans certaines villes commeTanger, Marrakech et Fès.Fortes de cette expérience, les autorités publiques souhaitent pouvoir la dupliquer aux logements intermédiaires.A cet effet, la Loi de Finances 2013 a introduit un certain nombre d’avantages en faveur des personnes dont lesrevenus mensuels n’excèdent pas MAD 20 000 pour acquérir des logements dont la surface est comprise entre 80et 120 m² au prix de MAD 6 000 / m². N’ayant toutefois pas étendu les exonérations fiscales au profit despromoteurs, ces derniers semblent a priori faiblement enthousiastes pour investir dans ce créneau.De son côté, le segment de haut standing devrait continuer à bénéficier au cours de 2013 du maintien de lademande locale notamment pour les résidences principales à Casablanca et à Rabat.Enfin et pâtissant de la morosité de l’économie mondiale et des incertitudes politiques au niveau national, lerésidentiel touristique devrait avoir, en revanche, beaucoup de mal à se redresser.BTPEn dépit de la révision à la baisse de l’enveloppe d’investissement budgétaire générale de 2013 à MAD 180,3 Mdcontre MAD 188,3 Md pour 2012, le secteur des bâtiments et travaux public -BTP- devrait profiter de la poursuitede la politique des grands chantiers d’infrastructures et d’industrialisation ainsi que de l’accélération de la mise enœuvre des stratégies sectorielles.Le marché immobilier devrait, pour sa part, continuer à capitaliser sur la poursuite des programmes de logementssociaux et sur le maintien de la demande locale des résidences principales haut de gamme particulièrement surl’axe Casablanca- Rabat. En revanche, la constatation de méventes importantes dans les autres villes pourrait êtreannonciatrice d’un début de crise immobilière, pour laquelle une stratégie de résorption doit être menée en 2013.Le secteur des matériaux de construction affiche, en conséquence, des perspectives assez mitigées. Page 15
  16. 16. Portofolio Strategy Annuel 2012 Le marché cimentier devrait ainsi assister à une légère baisse voire une stabilisation en 2013, dans le sillage de sa contre-performance enregistrée durant l’année écoulée (-1,6% à 15,9 MT). Un retour à la croissance normale du marché pourrait être enclenché en 2014. Cette perspective conforte le choix stratégique des opérateurs locaux de maintenir leur politique d’investissement, notamment :  L’édification d’une nouvelle cimenterie par LAFARGE CIMENTS à Ait Baha (dans la Région du Souss) d’une capacité oscillant entre 1,2 MT et 1,5 MT pour une enveloppe d’investissement d’environ M EUR 250 d’ici 2014 ;  Et, la construction par CIMENTS DU MAROC d’une usine au Nord de Marrakech à horizon 2014. La capacité de production du secteur2 serait ainsi portée à environ 24 millions de tonnes à horizon 2014 pour une demande estimée à près de 19 millions de tonnes (sur la base d’un taux de croissance annuel moyen de 7% entre 2010 et 2014), soit un taux d’utilisation moyen de 80%. Par conséquent, et contrairement aux craintes du marché, le secteur ne présenterait pas de surplus de production alarmant à terme. Le secteur métallurgique demeure, quant à lui, marqué par une surcapacité de production estimée à près de 1 million de tonnes d’acier long et reste toujours menacé par la recrudescence des importations essentiellement dans le sillage des excédents de capacité des industriels européens (induisant la fermeture de plusieurs sites) et par la levée totale des droits de douane sur les importations en 2012. Les aciéries locales pourraient également être prises en tenaille face au renchérissement attendu des coûts de la ferraille suite à la montée en puissance des nouvelles unités de UNIVERS ACIER et de MAGHREB STEEL. Évolution du cours de la billette d’acier (USD/T) Évolution du cours du rond à béton (USD/T) Source : MESTEEL Les sidérurgistes subissent, quant à eux, l’effet de la baisse des prix en 2012 (-14,3% pour la billette à USD / T 570 et -11,5% pour le rond à béton à USD / T 615 en décembre 2012), dans un contexte de marges de laminage, certes en amélioration, mais toujours insuffisantes. De son côté, le segment du fil machine national a fortement subi la recrudescence des importations. Face à cette situation, les professionnels du secteur ont déposé une requête auprès du Ministère de tutelle afin d’instaurer des clauses de sauvegarde. A cet effet, la déclaration préalable aux importations est entrée en vigueur en date du 27 septembre 2012 pour une durée de 6 mois. L’instauration de mesures protectionnistes resterait toutefois insuffisante notamment face au spectre de renchérissement du coût énergétique et ce, en cas de décompensation du prix de l’électricité industrielle. Enfin, la filière aluminium, qui a pâti de la forte volatilité de ses cours à l’international (pout clôturer sur une hausse de 3,5% à USD / T 2 039,50 au 31 décembre 2012), pourrait continuer à endurer en 2013 l’acharnement des importations en provenance essentiellement des pays européens pénalisés par des surcapacités de production consécutivement aux difficultés du marché de la construction en Europe.2 Scénario ne prenant pas en compte les rumeurs de marché qui portent sur l’installation d’une nouvelle cimenterie à Meknès par CIMPOR et une autre à Nador parCIMAT Page 16
  17. 17. Portofolio Strategy Annuel 2012 Évolution du cours de l’aluminium (en USD/T) Source : Lesechos.frAgroalimentaireEn dépit d’une forte demande des pays émergents, les cours internationaux des matières premières agricoless’inscrivent dans une tendance baissière au titre de l’année 2012 compte tenu des perspectives d’un retour à uneoffre surcapacitaire. Sucre (USD / Tonne) Blé (Cents / Boisseau) Graine de soja (en K Cents / Boisseau) Huile de soja (Cents / Livre) Source : Lesechos.fr Page 17
  18. 18. Portofolio Strategy Annuel 2012 Indices FAO des prix des denrées alimentaires 350 330 310 290 270 250 230 210 190 170 150 Denrées alimentaires Viandes Produits laitiers Céréales Huiles & corps gras Sucre Source : FAOPar filière, la branche sucrière devrait assister au retournement de son cycle dans le sillage du renforcement del’offre (élargissement des superficies consacrées à la canne et à la betterave à sucre) suite à l’augmentation descours entre fin 2011 et S1-2012.Dans ces conditions, le marché mondial enregistrerait un excédent de 6 millions de tonnes par rapport à laconsommation ; situation devant normalement induire un repli des cours. Toutefois, ces derniers demeurentsoutenus dans un contexte de récolte en baisse au Maroc lors de la campagne précédente, ce qui entraineraitdans le meilleur des cas un statut-quo de la répartition entre la production locale et celle des importations auMaroc dans la mesure où l’amont agricole maintiendrait ses coûts et son niveau de production.L’entrée en vigueur de la décompensation du sucre en juillet 2013 ne devrait pas, quant à elle, a priori grandementimpacter le niveau de la consommation, eu égard au rôle socialement stratégique que joue cette denrée dansl’alimentation nationale quotidienne.En revanche, la filière huiles & corps gras devrait enregistrer un tassement au titre de la campagne avec uneproduction mondiale d’oléagineux de 427,1 millions de tonnes pour la campagne 2012/2013, en baisse de0,6 million de tonnes, en raison principalement du recul des récoltes de soja et de graines de coton. Unrenchérissement progressif des prix n’est pas à exclure en 2013 dans le cas où la demande serait plus rigoureuse.De son côté, l’industrie laitière a enregistré une baisse générale des prix des intrants à compter du secondtrimestre 2012 consécutivement à une augmentation de l’offre et à la dépréciation de la valeur de l’Euro parrapport au Dollar depuis juillet 2012.En 2013, l’évolution des cours dépendrait, encore une fois, des conditions climatiques et de leur impact sur ladisponibilité des aliments pour le bétail notamment.Au niveau national, les premières précipitations en début de campagne pourraient engendrer une détente des prixdes aliments de bétail. La concrétisation de ce scénario pourrait stabiliser les niveaux de marge des opérateursmarocains.Pour sa part, le segment des pâtes alimentaires offre toujours un important potentiel de croissance du fait dufaible niveau de consommation par habitant qui s’élève à 3,5 kg pour le Maroc (vs. 12 kg pour la Tunisie et 8 kgpour l’Algérie), mais semble faire l’objet d’une suroffre dans un contexte de renchérissement des cours du blé dur.En revanche, la branche Couscous Industriel devrait continuer à bien se comporter compte tenu de l’évolutiondes habitudes de consommation des marocains et ce, malgré la concurrence du couscous traditionnel. A l’export,le couscous industriel marocain reste dominant dans les pays européens à forte présence maghrébine, du fait desa notoriété comparativement aux autres types de couscous.Toutefois, les opérateurs de ce secteur devraient subir la hausse des cours du blé (+18,2% à770,75 cents/boisseau au 31/12/2012, avec des extremums de 591,25 cents/boisseau et de 942 cents/boisseau).Trend qui pourrait se poursuivre dans le sillage de mauvaises récoltes céréalières au niveau mondial (lesdernières estimations de la Food and Agriculture Organization, font état de stocks de blé au niveau mondial deprès de 495 millions de tonnes à la clôture de la campagne agricole de 2013, soit -0,5% d’une année à l’autre). Page 18
  19. 19. Portofolio Strategy Annuel 2012La filière des boissons gazeuses et alcoolisées pourrait, quant à elle, voir ses revenus se contracter notammenten raison de la poursuite du déplacement des mois sacrés de Chaâbane et de Ramadan en période estivale ainsique de l’application des nouvelles augmentations de la Taxe Intérieure de Consommation -TIC- fixées par la Loide Finances 2013.Enfin, le segment de la conserverie de poisson a évolué en 2012 dans un contexte favorable marqué par lahausse de 22% des débarquements de poissons à 995,5 KT et par l’augmentation de 30% de la production deconserves à 134,3 KT à fin novembre. Cette performance est redevable à l’amélioration des conditionsclimatiques, ayant permis la reproduction des produits pélagiques notamment la sardine et les anchois sur lescôtes. Les obstacles rencontrés dans le renouvellement de l’accord de pêche avec l’Union Européenne laissent,en revanche, planer un flou sur le potentiel exploitable en haute mer, dissuadant les professionnels marocains àinvestir dans ce domaine. Page 19
  20. 20. Portofolio Strategy Annuel 2012Portefeuille cible BMCE Capital 2013ATTIJARIWAFA BANKFort de la solidité de son modèle économique, le Groupe ATTIJARIWAFA Bank continue à afficher descroissances notables malgré un environnement économique et sectoriel délicat combiné aux perturbationspolitiques dans certains pays où il est présent. En effet, l’établissement jouie d’un positionnement confortable tantau niveau local que régional ainsi que de plusieurs atouts notamment en termes d’optimisation des synergies etd’économies d’échelle lui permettant de consolider davantage son rang de leader sur le marché marocain et decapturer le potentiel significatif de croissance dans le réseau à l’international. Le Groupe a pu ainsi clôturer avecune année d’avance son plan stratégique ATTIJARIWAFA 2007-2012 et a mis en place un nouveau programmestratégique à horizon 2015 s’inscrivant dans la continuité du précédent avec comme principal axe le maintien et lamise sous contrôle de rythmes de croissance et de niveaux de rentabilité satisfaisants pour l’ensemble desmétiers.Afin d’atteindre ses objectifs de croissance ambitieux, l’impératif actuel du Groupe serait de poursuivre lerenforcement de ses fonds propres pour assurer sa dynamique de croissance et de respecter les ratiosréglementaires (relèvement du ratio de solvabilité à 12% à partir de 2013). Une augmentation de capital deMAD 2,1 Md réservée au personnel au Maroc a été réalisée au cours du premier semestre 2012. Une autreopération similaire pour un montant de MAD 1 Md consacrée au personnel à l’étranger devrait être réalisée en2013 dans l’attente des autorisations nécessaires des autorités de régulation de chaque pays où le Groupe estprésent. Dans le même sillage, le Groupe a obtenu l’autorisation de ses actionnaires afin de procéder à uneémission obligataire pour un plafond de MAD 8 Md (ou l’équivalent en devises). La décision de lever une dette àl’international aurait été vraisemblablement motivée par le financement de l’acquisition de la filiale égyptienne deBNP Paribas qui a été finalement cédée au profit de la Banque émiratie NBD.L’information relative à l’entrée d’un nouvel actionnaire dans le tour de table du Groupe n’est, de son côté,toujours pas confirmée.Tenant compte de ce qui précède, les perspectives d’ATTIJARIWAFA Bank devraient rester favorables en dépitde l’incertitude sur le rythme de croissance au Maroc combinée à l’environnement moins porteur du secteurbancaire. Le Groupe devrait capitaliser sur l’effet de taille ainsi que sur la poursuite de l’optimisation des chargespour afficher des performances opérationnelles dépassant celles de son secteur. Toutefois, l’élan de la capacitébénéficiaire devrait être bridé par le renforcement du provisionnement face à la poursuite de la montée desrisques.En termes de perspectives chiffrées, nous tablons pour ATTIJARIWAFA Bank sur un PNB de MAD 16,9 Md en2012 (+6,7%) et de MAD 18,2 Md en 2013 (+7,2%) drainant des RNPG respectifs de MAD 4,7 Md (+5,5%) et deMAD 5,1 Md (+7,9%).Le cours cible d’ATTIJARIWAFA Bank est de MAD 345 valorisant l’établissement à 14,8x et à 13,7x sesbénéfices prévisionnels en 2012 et en 2013, d’où notre recommandation d’accumuler le titre dans lesportefeuilles.BCPLe Groupe BANQUE CENTRALE POPULAIRE a pu réaliser en 2012 son ambition d’accéder à une dimensionafricaine et ce, à travers l’acquisition du réseau BANQUE ATLANTIQUE. Après avoir longtemps conservé uneprésence modeste en Afrique via les trois filiales en Centrafrique et en Guinée, et plus récemment en Mauritanie,la BANQUE CENTRALE POPULAIRE renforce ainsi sa position dans la région Ouest Africaine en s’implantantdans 7 pays simultanément. L’établissement profite d’une assise financière solide pour se déployer au-delà duMaroc sachant que l’activité bancaire nationale subit quelques désagréments notamment en terme de tassementd’activité et de dégradation de la qualité des engagements.Sur le plan capitalistique, l’Etat a poursuivi l’allégement de sa participation dans le tour de table du Groupe BCPavec la cession en septembre 2012 de 10% du capital au profit des BPR pour un montant de MAD 3,3 Md.L’impact de cette opération sur les fonds propres du Groupe ainsi que le financement de l’acquisition de BANQUEATLANTIQUE a été neutralisé à travers la double augmentation de capital qui a été opérée en 2012 : l’uneréservée au Groupe BPCE pour un montant de MAD 1,65 Md et l’autre à la SFI pour MAD 1,7 Md.Côté performance et malgré que les réalisations opérationnelles du Groupe soient bien orientées au S1-2012, lacapacité bénéficiaire a été réprimée par un renforcement important du provisionnement dans un contexte demontée des risques. Cette tendance devrait se poursuivre en 2013 compte tenu du contexte économique et Page 20
  21. 21. Portofolio Strategy Annuel 2012sectoriel peu favorable pouvant dégrader davantage la qualité des engagements de l’établissement. Celui-cipourrait être également amené à constater des provisions sur sa filiale centrafricaine suite aux perturbationspolitiques que connaît le pays. Néanmoins, l’élargissement de la présence en Afrique devrait lui assurer unediversification de ses relais de croissance lesquels devraient, à terme, contribuer positivement dans les résultatsdu Groupe.Sur le plan des chiffres, nous tablons en 2012 sur un PNB de MAD 10,9 Md en croissance de 7,8% pour un RNPGde M MAD 1 914,2 (+4,8%). En 2013, le PNB devrait s’élever à MAD 11,9 Md (+8,5%) tandis que le RNPG devraits’inscrire en hausse de 11% à M MAD 2 124,4.Compte tenu d’un cours cible de MAD 210,4, la BCP est valorisée à 18,0x et à 16,3x sa capacitébénéficiaire en 2012E et en 2013E.A conserver.BMCILa filiale bancaire marocaine du Groupe BNP Paribas parvient à afficher des performances opérationnelles etfinancières satisfaisantes en dépit d’un environnement bancaire moins porteur. En effet, BMCI capitalise sur lapoursuite de l’optimisation de sa marge d’intermédiation ainsi que sur la maîtrise des charges généralesd’exploitation lui permettant de préserver la bonne orientation de ses indicateurs d’activités. Toutefois et à l’imagedu secteur bancaire, la Banque pâtit de la dégradation de la qualité de son portefeuille. L’établissement affiche untaux de contentieux de 7,4% au 30 juin 2012, supérieur à la moyenne du secteur qui se fixe à 4,98% à la mêmedate.En terme de développement, la Banque escompte poursuivre l’extension de son réseau d’agences dans uneoptique d’élargir sa base de clientèle et de préserver ses parts de marché dans un environnement hautementconcurrentiel. Sur le segment corporate, BMCI devrait poursuivre le positionnement sur les métiers de flux ainsique sur les opérations «haut de bilan». C’est dans l’objectif d’accompagner le développement de ses activités touten respectant les ratios réglementaires que l’établissement continue à renforcer ses fonds propres à traversnotamment l’émission en novembre 2012 d’un emprunt obligataire subordonné d’un montant de M MAD 750.En terme de perspectives chiffrées, le PNB de la Banque devrait se fixer à M MAD 3 191,7 en 2012 (+4,2%) et àM MAD 3 360,6 en 2013 (+5,3%). Dans ce sillage, le RNPG devrait ressortir en progression de 6,2% àM MAD 863,6 en 2012 et de 5,1% à M MAD 907,8 en 2013.Le cours cible s’établit ainsi à MAD 952,61 valorisant le titre BMCI à 14,5x sa capacité bénéficiaire en 2012Eet à 13,8x en 2013E, soit les ratios de valorisation les plus attractifs du secteur.A accumuler.WAFA ASSURANCELeader du secteur des assurances au Maroc, WAFA ASSURANCE poursuit la consolidation de sa croissancerevendiquant ainsi une part de marché de 20,9% en S1 2012 (vs. 20,2% en juin 2011). Au-delà des performancescommerciales, WAFA ASSURANCE parvient également à se positionner en tête de peloton sur les voletsrentabilité, techniques et financiers, brassant 26% du résultat net du secteur, 33,0% du résultat technique et 37,7%du résultat financier sectoriel au titre du 1er semestre 2012.Ces performances financières très satisfaisantes ont été boostées par l’activité Vie, la filiale Assurance du GroupeSNI tirant pleinement profit des synergies développées avec le réseau de sa maison mère. Cette relance aégalement été accompagnée par une dynamique de croissance organique comme en témoigne le renforcement duréseau de WAFA ASSURANCE à 191 agents généraux et 171 courtiers partenaires au 30 juin 2012.Sur le plan commercial, la compagnie d’assurance a poursuivi sa politique d’innovation en procédant au lancementeffectif de la gamme Unités de Compte avec la commercialisation du produit « Age d’Or Symphonie », contratmulti-support. Parallèlement et en vue de conquérir un marché à fort potentiel, WAFA ASSURANCE se lance dansune nouvelle démarche commerciale visant la niche des TPE, laquelle présente pour l’opérateur un gisement decroissance important. En effet, cette dernière étant considérée comme peu consommatrice de produitsd’assurance jusqu’à présent.Longtemps attendue, l’implantation à l’étranger se précise au premier semestre 2012 suite à l’obtention del’agrément d’une nouvelle compagnie d’assurance Vie en Tunisie baptisée ATTIJARI ASSURANCE.Cette dernière serait détenue à hauteur de 55% par ATTIJARI BANK TUNISIE et 45% par WAFA ASSURANCE etaurait pour vocation de déployer en Tunisie l’activité bancassurance (Prévoyance et Epargne) avec la filiale Page 21
  22. 22. Portofolio Strategy Annuel 2012tunisienne du Groupe ATTIJARIWAFA BANK –AWB-.Le démarrage effectif de la nouvelle compagnie est prévu pour la fin du premier trimestre de l’année 2013 àtravers l’exploitation du réseau d’ATTIJARI BANK TUNISIE dans un premier temps puis le développement et ladiversification du réseau en propre de la compagnie dans un 2nd temps.Au volet de la croissance externe, la compagnie a procédé à la conclusion en septembre 2012 d’un accord deprise de participation majoritaire à hauteur de 75% dans le capital de la compagnie ivoirienne SOLIDARITEAFRICAINE d’ASSURANCES -SAFA-. Cette dernière serait spécialisée dans la production et vente de produitsd’assurance Non-Vie notamment la branche incendie, accidents et risques divers. La filiale du GroupeATTIJARIWAFA BANK aurait pour ambition de développer le segment Vie de SAFA (via l’obtention d’une nouvellelicence) à travers la création de synergies avec la filiale ivoirienne du Groupe AWB,- SIB- Société Ivoirienne deBanque.Cette opération devrait être un prélude à un développement plus rapide au niveau de la région, soit parl’acquisition d’autres compagnies de taille plus importante, soit par le développement rapide de SAFA en la dotantdes ressources et moyens nécessaire à son expansion.En revanche et eu égard aux réalisations de la nouvelle filiale (chiffre d’affaires 2011 se limitant à FCFA 1,8 Md,soit près de M MAD 29,1 correspondant à une part de marché ne dépassant pas les 3%), WAFA ASSURANCEaurait fort à faire pour renforcer le positionnement et rentabiliser sa nouvelle acquisition.Enfin et s’agissant de lactivité de lAssistance au Maroc, l’un des axes stratégiques retenu par WAFA èreASSURANCE, WAFA IMA ASSURANCE semble bien se comporter pour sa 1 année d’exercice, drainant unchiffre d’affaires en juin 2012 de M MAD 36,9 pour un déficit net en amélioration passant de K MAD -1 965,5 àK MAD -593,0.Côté chiffres et intégrant une évolution selon un TCAM 2011-2013 de 7,5% à M MAD 2 443,7 pour les primes NonVie et de 12,5% à M MAD 3 446,5 pour les primes Vie, nous tablons sur des primes émises nettes en appréciationde 10,3% à M MAD 5 890,2. Dans ce sillage, la capacité bénéficiaire devrait se hisser de 7,1% à M MAD 866,8 en2012 et de 4,2% à M MAD 903,5 en 2013.Nous aboutissons à un cours cible de MAD 3 519,30 qui valorise WAFA ASSURANCE à 14,2x et à 13,6x sacapacité bénéficiaire en 2012Eet 2013E.Présentant une décote de 9,3% par rapport au cours de MAD 3 219 au 31 décembre 2012, nous maintenonsnotre recommandation de conserver le titre dans les portefeuilles.CNIA SAADA ASSURANCEBien que les conditions concurrentielles soient davantage difficiles, la dernière recrue de la cote des assurancesparvient à se distinguer et s’imposer davantage dans le paysage des assureurs marocains capitalisant notammentsur son positionnement de leader sur le segment de l’automobile tirant profit de son large réseau de couverture.En effet, la filiale assurance de SAHAM FINANCES, poursuit son maillage régional en implantant son 5ème centred’indemnisation rapide « Check Auto Express » à Agadir.Au volet stratégique et profitant du développement escompté du taux de pénétration, de l’évolution très favorabledu marché automobile et des différentes incitations réglementaires du secteur, CNIA SAADA a déployé son planstratégique 2011-2013 visant essentiellement :  Le développement Business dans le but d’améliorer son chiffre d’affaires Non Vie via (i) la poursuite de l’extension du réseau, (ii) le maintien de sa position de leader sur la branche automobile et (iii) l’amélioration de l’efficacité commerciale ;  La qualité : axée essentiellement sur la réduction des délais de traitement des dossiers et le développement des actions de formation ;  La performance économique : basée sur une maîtrise des coûts, permettant l’amélioration des ratios de rentabilité ;  Et, la performance financière : via l’optimisation de ses placements en terme d’allocation d’actifs et de reconfiguration du parc immobilier.A ce titre et en vue de diversifier son portefeuille de placement, CNIA SAADA Assurance aurait investi en 2012dans un projet immobilier touristique et résidentiel sur 12 ha à DAR BOUAZZA baptisé Peninsula. Ce projet devrait Page 22
  23. 23. Portofolio Strategy Annuel 2012permettre de contrer l’évolution erratique du marché boursier marocain et son impact sur le portefeuille deplacement de la compagnie.Parallèlement, CNIA SAADA peut toujours compter sur les synergies à venir avec les autres filiales assurance duGroupe SAHAM en Afrique (COLINA, GA Seguros) et au Liban (LIA INSURANCE SAL) dans l’attente d’unéventuel rapprochement capitalistique entre ces compagnies.S’agissant de l’assurance islamique, étant faiblement positionnée sur la Vie, créneau visé par la futureréglementation sectorielle, CNIA SAADA ne souhaiterait pas s’y investir pour le moment.Sur le plan des perspectives chiffrées et intégrant une évolution selon un TCAM 2011-2013 de 10,0% àM MAD 2 600,7 pour les primes Non Vie et de 2,0% à M MAD 441,7 pour les primes Vie, nous tablons sur desprimes émises nettes en appréciation de 8,7% à M MAD 2 797,3 et en hausse de 8,8% à M MAD 3 042,4respectivement en 2012 et en 2013. Dans ce sillage, la capacité bénéficiaire devrait se hisser de 4,6% àM MAD 369,6 (vs. les prévisions de la compagnie de M MAD 373, soit +5,7%) en 2012 et de 20,6% àM MAD 445,6 en 2013 (intégrant une reprise du résultat financier).Sur cette base, nous aboutissons à un cours cible de MAD 1 302,24 qui valorise CNIA SAADAASSURANCE à 14,5x et à 12x sa capacité bénéficiaire en 2012E et en 2013E respectivement. Compte tenud’un cours en bourse de MAD 1 140 en date du 31 décembre 2012, nous recommandons d’accumuler letitre CNIA SAADA ASSURANCE dans les portefeuilles.HPSFortement positionnée à l’international, HPS ambitionne de renforcer son développement géographique durant lesprochaines années, capitalisant principalement sur le lancement de la version 3 de sa solution POWERCARD 3ainsi que de la conclusion récente d’un partenariat stratégique avec l’opérateur américain HP. Cette collaborationdevrait permettre à l’opérateur marocain de proposer de nouvelles solutions de paiement adaptées aux marchésEuropéens, du Moyen-Orient et Africain. La signature d’un contrat avec l’EASTERN BANK LIMITED auBangladesh devrait contribuer également à renforcer sa notoriété à l’étranger.Au niveau local, l’instauration en 2013 d’un cadre réglementaire régissant l’activité de Banques Islamiques,(Banques Participatives), devrait contribuer à dynamiser le marché financier marocain à moyen terme, ce quidevrait être profitable à l’opérateur monétique marocain. En parallèle, HPS entend diversifier davantage son offrede produits, à travers notamment le lancement d’une offre marketing personnalisée et le renforcement de sesécoulements sur les segments Mobile Payment et logiciels de gestion de risques.Au volet du rendement, le Top Management envisagerait de reprendre la distribution de dividendes au terme del’année 2012, si la société affiche un résultat net excédentaire (50% serait distribué).Sur le plan financier, HPS devrait poursuivre sa politique de rationalisation des charges, impactant à la hausse sesniveaux de marge à partir de 2013. Il est à noter que la société table sur un produit d’exploitation de M MAD 280en 2012 (+12%), une maitrise des charges d’exploitation avec une limitation de leur évolution à 3% et une marged’exploitation de 4% (pouvant atteindre 6%).De notre côté, nous escomptons pour HPS la réalisation d’un chiffre d’affaires consolidé de M MAD 287,7 en 2012(+8%) et de M MAD 322,3 en 2013 (+12%) et d’un résultat d’exploitation consolidé de M MAD 13,4 en 2012 et deM MAD 24,5 en 2013, permettant d’aboutir à des marges opérationnelles respectives de 4,6% et de 7,6%. LeRNPG devrait s’établir, quant à lui, à M MAD 11,9 en 2012 et à M MAD 16,5 en 2013 (vs. M MAD 19 initialement).Aboutissant à un cours cible de MAD 322, valorisant le titre HPS à 19,0x et à 13,7x respectivement sesrésultats prévisionnels 2012 E et 2013 E, nous recommandons d’accumuler le titre dans le portefeuille.MICRODATADans un contexte sectoriel fortement concurrentiel, MICRODATA entend maintenir ses parts de marché durant lesannées à venir, en poursuivant sa stratégie défensive visant à fidéliser ses clients actuels et ce, même audétriment de ses niveaux de marge.Cette situation ne devrait cependant pas empêcher la société de réduire les délais accordés à ses clients à100 jours (contre près de 150 jours en 2011), dans une optique d’allégement de son BFR, qui s’est alourdit de22% au S1 2012. Pari certes difficile mais réalisable eu égard à la qualité de grands comptes de plusieurs de sesclients.Sur le plan stratégique et face à l’évolution permanente du secteur des NTIC, MICRODATA devrait renforcerdavantage son positionnement dans les domaines de la virtualisation (par le biais de son partenariat avec Page 23
  24. 24. Portofolio Strategy Annuel 2012VMware) et du Cloud computing.La société étudie également la possibilité à plus long terme de se développer en Afrique (notamment anglophone)à travers éventuellement un partenariat avec un opérateur local. MICRODATA pourrait profiter de la situationsectorielle difficile afin de prendre le contrôle capitalistique d’un acteur local opérant dans une activitécomplémentaire.Au volet des perspectives chiffrées, nous tablons pour MICRODATA sur la réalisation d’un chiffre d’affaires deM MAD 330,9 en 2012 (+15,0%) et de M MAD 357,3 en 2013 (+8,0%), pour des résultats nets respectifs deM MAD 23,4 (-0,4%) et de M MAD 26,6 (+14,0%).Nous aboutissons à un cours cible de MAD 157 valorisant le titre à 11,3x et à 9,9x respectivement sesrésultats prévisionnels 2012 E et 2013 E. Nous recommandons, en conséquence, d’acheter le titre comptetenu d’un cours de MAD 115 observé en date du 31 décembre 2012.MAROC TELECOMMAROC TELECOM pourrait continuer à être impactée à court terme par l’exacerbation de la concurrence auniveau local sur le segment mobile, réduisant les niveaux de marge de la société. Rappelons que celles-ci ontégalement été affectées en 2012 par la comptabilisation d’une provision pour restructuration de M MAD 800. Cettestratégie de réduction de la masse salariale devrait permettre néanmoins à IAM de réduire sensiblement sescharges de personnels de près de 5% (selon nos estimations).Sur le segment Fixe, MAROC TELECOM pourrait être pénalisée également par la baisse des tarifs entrée envigueur à partir du mois de mai 2012. Néanmoins, cette situation devrait être atténuée par la bonne tenue desfiliales africaines, dont l’activité devrait continuer à afficher un trend haussier durant les années à venir.Au volet stratégique, MAROC TELECOM serait toujours dans l’attente de l’annonce par le régulateur du cahier descharges relatif à la 4G et à l’affût de toute opportunité de croissance externe, soit à travers l’obtention de nouvelleslicences soit à travers l’acquisition de réseaux d’opérateurs.Sur le plan capitalistique, le Groupe VIVENDI a annoncé sa volonté de céder sa participation de 53% dans lecapital de MAROC TELECOM, dans le sillage de sa nouvelle stratégie de désengagement progressif de sesactivités télécoms dans le but de se recentrer davantage sur celles de contenus. Plusieurs opérateurs sont en licepour cette acquisition : QTEL (qui serait en pole position), ETISSALAT, STC, FRANCE TELECOM, MTN et KT,pour un prix demandé d’EUR 5,5 Md, aboutissant à un cours unitaire aux alentours de MAD 130.En terme de perspectives chiffrées, nous projetons pour MAROC TELECOM la réalisation d’un chiffre d’affairesde M MAD 30 775,3 en 2012 (-0,2%) et de M MAD 30 929,2 en 2013 (+0,5%). La marge opérationnelle devrait,quant à elle, reculer de 4,1 points en 2012 pour se fixer à 36% (suite à la comptabilisation de la provision), avantde se hisser de 2,4 points en 2013 à 38,4%, suite en partie à la baisse escomptée de la masse salariale. Enfin, leRNPG devrait se fixer respectivement à M MAD 7 115,3 (-12,4%) et à M MAD 7 665,6 (+5,7%).Sur le plan boursier et compte tenu de la baisse importante du cours en 2012 (-21,8% à MAD 106) et d’uncours cible de MAD 129,4, nous recommandons d’acheter le titre.SAMIREn dépit de la mise en service de la nouvelle unité hydrocraking, SAMIR a vu ses niveaux de marge de raffinagese réduire progressivement, impactés par les retombées de la crise à l’international ainsi que par la forteconcurrence exercée par certains réseaux de distribution. Pour pallier à cette situation, la société a signé en 2012un contrat d’assistance technique de 3 ans avec BEICIP-FRANLAB, devant lui permettre notamment de renforcersa productivité, ses performances opérationnelles d’installations de raffinage et son efficacité énergétique.A plus long terme et dans une optique de réduction de sa facture énergétique, le raffineur national ambitionne dediversifier davantage ses sources d’approvisionnement, via l’utilisation du gaz naturel dans son usine deMohammedia.Sur le plan commercial, la stabilité du cours du brent aux alentours de USD 110 / le baril combinée (i) à la mise surle marché marocain d‘un million de tonnes de gasoil 50 ppm supplémentaire, (ii) à l’augmentation prévue desventes à l’international et (iii) à la progression de 6,2% de sa production à 5,65 millions de tonnes à fin octobre,devrait permettre a priori de redresser ses niveaux de marge en 2012. En effet et à fin octobre, la société continuede privilégier la production de gasoil (à forte valeur ajoutée), qui s’établit à 2,03 millions de tonnes (+0,4%), suiviepar celle du fuel à 1,72 millions de tonnes, qui enregistre néanmoins une contre-performance de 17,3%. Destinéprincipalement à l’export, le JET A1 voit sa production se hisser significativement de 56,2% à 671 698 tonnes. Page 24

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