CES ACCELERATEURS DE TRANSITION    Maya Jeribi    Mon moteur, c’est l’interactionN°4 • Septembre 2011   20
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Maya Jeribi : mon moteur, c'est l'interaction

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Maya Jeribi : mon moteur, c'est l'interaction

  1. 1. CES ACCELERATEURS DE TRANSITION Maya Jeribi Mon moteur, c’est l’interactionN°4 • Septembre 2011 20
  2. 2. Elle devait faire médecine, quitte à patienter un anet partir pour la France, elle s’était retrouvée à Sfaxen biologie, et élue d’emblée au conseil scientifique,rampe de lancement de combats incessants. Ellecherchait un poste d’ouvrière, pour réaliser la conditionde travail en bas de l’échelle, elle s’est vue injectée,par Si Hassib Ben Ammar, au sein de la rédactiond’Erraï au hasard d’une rencontre alors qu’elle postulaità un emploi de coursière dans une entreprise. Ellevoulait être bénévole, sur le terrain, sous la bannière del’Unicef et la voilà recrutée de plein statut et y passer 4ans en imprégnation du fonctionnement d’une agencede l’ONU. La liste est encore longue. Maya Jeribi, savie est ainsi faite de rebondissements. Toute sa viedurant, elle se dédie, depuis plus de 30 ans, à l’actionmilitante, l’engagement pour la patrie, la lutte contre la Maya en photo pour l’examen de ladictature et pour les libertés. 6ème année primaireCe petit bout de femme », alerte et sans cesse revigorée,maniant avec aisance et raffinement une langue épurée de Ghomrassen, au fond du sud tunisien près de Tataouine,sertie de petites phrases qui font mouche, préside avec mon père, Mohamed Jeribi, était pétri de patriotisme. Trèsfermeté, mais dans le collectif, aux destinées du PDP. Les jeune, il s’engagea dans le mouvement nationaliste, mais àsondages la placent parmi les dirigeants politiques « les plus Bourguiba, il avait préféré Salah Ben Youssef. Cet engagementsincères, les plus crédibles et les plus effectifs », voire en tête yousséfiste sera marquant. Fonctionnaire au ministère dedu classement. Même ceux qui prétendent ne voir en elle l’Agriculture, il sera affecté dans différentes régions, jusqu’à«qu’une façade pour Ahmed Néjib Chebbi, un faire-valoir», Bouarada, où je suis née, avant de s’installer définitivementlui reconnaissent de nobles valeurs et une réelle légitimité à Radès.militante. Comment cette petite lycéenne studieuse deRadès, devenue « fille de la foule », en est arrivée là ? Et où « Cette magnifique ville de Radès est mon jardin préféré.veut-elle aller ?Récit. J’y ai fait toutes mes études, primaires, puis secondaires. Cinquième d’une famille de six enfants (4 filles et 2 garçons),«Je dois beaucoup à mes parents une éducation non je suivais mes aînés qui m’avaient devancée à l’Université,conventionnelle et des valeurs qui guident ma vie. Originaire lisant tout ce qu’ils ramenaient à la maison et dévorant tout ce qui me tombait sous la main en livres. Très disciplinée et studieuse, mais vraiment très, je ne me dédiais qu’à mes études, avec cependant un caractère rebelle. Dans la famille, j’étais la grande contestataire, dénonçant la moindre attitude que je considérais inéquitable, le moindre geste antiféministe et tout ce qui me paraissait inacceptable. Les miens ont fini par s’y faire, se ralliant souvent à mes positions et comme ils en feront montre tout au long de mon parcours, ils me seront d’un soutien indéfectible, d’une solidarité totale et d’un grand réconfort. C’est auprès de mes parents, frères et sœurs et tous les autres membres de la famille élargie que j’ai puisé d’abord, dans des moments de grande détresse, comme à chaque jour, les ressorts de mon combat, mes combats. Sans eux, je n’aurais pu persévérer. Le premier grand déclic Mon objectif après le bac, c’était de faire médecine. Ma déception fut cependant grande n’ayant pas pu y accéder. Maya BéBé dans les bras de maman 21 N°4 • Septembre 2011
  3. 3. CES ACCELERATEURS DE TRANSITION mes études à Sfax, je devais regagner la capitale que je trouvais en pleine effervescence politique. Les débats pour la constitution du Rassemblent Socialiste Progressiste (RSP), l’ancêtre du PDP, commençaient et je m’y suis investie. Mais, il me fallait, d’abord, trouver du travail.«J’adorais l’école et toujoursreconnaissante à mes enseignants» Chercher un poste de coursier Maya peut mener loin Pour m’imprégner de la condition ouvrière, croyant nécessaire Compatissant, mon père m’a promis de tout faire pour pour parfaire mon parcours de vrai militant, je me suis mise à m’envoyer l’année d’après en France, à sa charge. En chercher un travail d’ouvrier dans une usine, de préférence attendant, et pour ne pas perdre l’année, il m’a conseillé du type loi 72, en cachant mon vrai diplôme et affichant un de faire chimie-biologie-géologie (CBG), ce qui pourrait niveau scolaire de 3ème année secondaire. Sillonnant les me servir plus tard dans les études médicales. Acquiescant zones industrielles proches et lointaines, je n’ai pu obtenir la à ce conseil, j’ai tout fait pour obtenir cette orientation en moindre embauche. Déçue, je me suis mise à chercher dans demandant une inscription à Sfax. Quitter la famille, Radès, les offres d’emploi publiées sur La Presse. C’est alors que je aller à Sfax et vivre autrement cette année universitaire suis tombée sur un poste de coursier, dans une société de était pour moi vivre une expérience enrichissante. Et ce fut services établie du côté d’El Menzah. le déclic ! Le premier grand déclic. Prenant mon courage à deux mains, je me suis présentée A peine débarquée dans la capitale du Sud, et projetée au directeur qui en a été bien surpris. «Nous cherchons un au sein de la faculté des sciences de Sfax, je me suis dit: coursier et non une coursière», me dit-il avant de préciser: «un «Maintenant, je veux faire de la politique, m’engager dans garçon ! ». Sûre de moi, je lui ai répondu qu’il n’avait qu’à me l’action, défendre la cause estudiantine et la qualité de mettre à l’épreuve, mais il commençait déjà à douter de mon l’enseignement. Indépendante, j’étais parmi les rares personnes niveau d’instruction et de mes véritables motivations. C’est n’appartenant à aucun parti ni issue d’une quelconque alors qu’entre au bureau un homme d’âge mûr, imposant formation politique. Première occasion à se présenter deux et attachant à la fois, qui, se mêlant immédiatement à la semaines seulement après mon arrivée, les élections du conseil discussion, me demanda si je savais écrire et aimais rédiger scientifique, que je n’ai pas manqué de saisir immédiatement. de petits articles. Mise en confiance, je lui ai avoué avoir C’est alors que des camarades plus politisés et plus endurcis envoyé ici et là des lettres au «Courrier des lecteurs» de sont venus me voir ne cachant pas leur curiosité devant ma certains journaux qui les ont publiées. Rebondissant sur ma témérité, essayant d’abord de m’en dissuader, puis, face à réponse, il me proposa de me joindre à la rédaction du ma détermination, de me rallier à leurs rangs. Ensemble, nous journal Erraï. C’était Si Hassib Ben Ammar. avons concocté une liste commune et gagné les élections. Et c’était parti pour quatre années merveilleuses. A ses côtés au 118, rue de Yougoslavie, j’ai beaucoup appris. Si Hassib m’a profondément marquée. Il m’a appris la patience, la A la découverte de l’engagement tolérance, la pondération, le respect de l’autre. Il savait mettre tout le monde ensemble. Accepter l’autre était pour lui une Je ne devais rester à Sfax qu’un an en attendant de partir grande vertu. Il nous disait qu’en chacun, il doit y avoir du bien, faire médecine en France et me voilà embarquée pour et c’est très juste. Je l’ai connu à une époque très importante une exaltante aventure. J’ai découvert aussi à Sfax la Ligue de ma vie et je lui dois beaucoup. En plus, l’ambiance au tunisienne des droits de l’Homme et rejoint sa section locale, sein de la rédaction d’Erraï était fantastique. expérimentant le combat pour d’autres causes, notamment Sans savoir s’arrêter la Palestine. C’est avec ces compagnons de lutte que j’ai découvert le sens de l’engagement, la saveur des débats, En parallèle, on préparait la constitution du RSP. Le jour où pendant quatre années d’intense et profond activisme qui on devait le faire, je n’ai pas manqué de l’annoncer à mon m’ont surtout inculqué le sens de l’action collective, de la père, en partant le matin de la maison à Radès. « Aujourd’hui, démarche commune. C’est aussi à partir de Sfax que j’ai nous allons constituer notre parti !, lui-dis-je fièrement». Prise fait la connaissance d’Issam Chebbi, le frère de Néjib. Il était dans les discussions toute la journée, puis la soirée, j’avais à l’époque à la faculté des Sciences de Tunis et menait un oublié de prévenir mes parents que j’allais rentrer tard. Et combat similaire au nôtre. Chacun d’entre nous cherchait à comme ils ne savaient où me joindre, inutile de vous décrire connaître l’autre pour conjuguer nos actions. Ayant terminé leur panique que je découvre en débarquant à 1 heure du N°4 • Septembre 2011 22
  4. 4. Vendredi 14 janvier 2011matin. Pour m’en dédouaner, j’ai essayé de répliquer : «Mais, bénévole. Je voulais qu’on m’envoie avec l’une de leursPapa, je vous avais bien dit qu’on allait créer notre parti ce équipes, dans des campagnes éloignées, sur des projetsjour !». Sa réponse résonne encore à mon oreille : «Oui, un sociaux de première ligne, où je pouvais servir. La dameparti ! Mais, même un Conseil de sécurité n’aurait pas pris qui m’accueillit m’a écoutée avec attention. Apprécianttout ce temps- là». Meurtrie par toute l’angoisse que j’ai la sincérité et l’intensité de mon intention, elle m’a proposécausée à mes parents, je n’en ai pas fermé l’œil tout le reste d’emblée de rejoindre l’Unicef.de la nuit. Le lendemain je suis repartie, sans grande forme,à mon travail à Erraï. Et c’est alors que je vois débarquer pour « J’ai un poste pour vous et un bon salaire pour commencer!».la première fois au bureau… mon père pour m’inviter sur un J’en étais déçue et je lui ai dit : « Mais Madame, je ne veuxton affectueux à déjeuner avec lui. L’incident était clos et pas de poste, ni de salaire, je cherche une mission desa délicate attention a pansé ma coupable douleur, plus, volontaire bénévole ! ». Compréhensive, mais ne pouvantgalvanisé mon énergie. me faire revenir sur ma décision, elle m’a proposé de réfléchir chacun de son côté et de nous revoir quelques jours plusLe journal Al Mawkif... Là aussi, c’est une expérience exaltante. tard. Le lendemain même, elle m’a appelée au téléphoneNous n’avions ni argent, ni grande expérience. En dehors de et convaincue d’accepter le poste.Rachid Khechana qui jouissait déjà d’une réelle compétenceen la matière, nous étions tous, malgré mon expérience Encore un cycle merveilleux de quatre années au bureau deà Erraï, quasi novices et tous démunis. N’empêche, nous l’Unicef. Certes, je n’étais pas en première ligne sur le terrain,nous y sommes lancés, dans la rédaction certes, mais aussi et confinée en été sous la climatisation, mais j’ai gagné unela maquette, la mise en page et le suivi d’impression. Le expérience inestimable en matière de fonctionnement d’unepremier numéro paru, je me suis empressée avec les autres agence internationale de l’ONU, de conception et d’exécutioncamarades de sortir sur les boulevards, le vendre à la criée. de projets, de soutien de programmes et d’évaluation.Quel bonheur ! En plus des connaissances nouées de par le monde. De nouveau sur le marché de l’emploi, j’ai pu décrocher unMais, l’action politique militante ne me suffisait pas. Je suis déjà poste à l’Institut El Amouri spécialisé notamment en étudesengagée dans le groupe d’études sur la condition féminine de marketing. Curieux hasard, le siège à El Menzah est celuicréé au sein du Club Tahar-Haddad, adhére à l’association de où j’avais postulé à un emploi de coursier et rencontré pourlutte contre le cancer, participe à la fondation de l’Association la première fois Si Hassib.de recherche sur les femmes et le développement (AFTURD) etlance avec ma chère amie sociologue qui m’a quittée pour Sonder le consommateur, l’écouter, comprendre ses attitudesl’autre monde, Marie-Madeleine Chetourou, à Mellassine, et usages, interagir avec lui est plus qu’une science, un art. Deun projet pour les femmes potières… toute façon, la seule pratique démocratique possible, alors, c’était justement de restituer la parole au consommateurA la découverte de l’Unicef et d’en tenir compte. Là aussi, je dois beaucoup à Si Tahar El Amouri. Il a forgé mon caractère, approfondi mes visions,Cherchant à aller plus loin dans le volontariat, je suis allée m’a appris à conclure que la bonté existe en chacun, quefrapper à la porte de l’Unicef à la recherche d’une mission les énergies positives sont enracinées en nous tous, et qu’il 23 N°4 • Septembre 2011
  5. 5. CES ACCELERATEURS DE TRANSITION suffit juste de les libérer… Bref, en résistance déterminée, de manifestation en grève de la le management moderne. Il faim. Mais, aussi, une mutation continue du parti afin qu’il a mis en relief mon côté non s’adapte davantage à la nouvelle réalité, sans cesse conformiste, mon refus de la mouvante. Et d’ailleurs, il faut dire que toutes les mutations, hiérarchie, la construction le PDP a su les réussir. Le grand défi fut alors de se convertir en commun, la démarche d’un parti idéologique en un parti programmatique, ce collégiale et m’a offert le cadre que nous n’avons pas manqué de réaliser, heureusement. approprié pour faire valoir mes C’est ainsi qu’à la révolution, nous nous sommes trouvés valeurs. J’en tire une grande fin prêts pour nous lancer pleinement dans cette transition leçon : libérez les énergies, historique. Vendredi 14 janvier, dès le matin, j’ai pressenti saisissez les opportunités, la chute de la dictature. Quand j’ai vu les Tunisiens et les donnez la chance aux autres, Tunisiennes - d’ailleurs c’était très mixte et pas seulement et vous aurez des miracles. En à Tunis, partout dans le pays - descendre dans la rue et études qualitatives, les focus- réclamer fortement la dignité et la liberté, j’ai réalisé que groupes m’ont appris que tout tout était en train de basculer, que le peuple s’affranchissait. un chacun est important et que Alors, sans attendre une seule minute, au milieu des ces son avis compte. Quand vous foules, j’ai appelé notre camarade Adnène Ben Youssef du écoutez l’autre et le valorisez, il PDP à Paris pour lui hurler au bout du fil : « Dites au mondeest capable de tout. De ces réunions en groupes, je garde le entier que la Tunisie se libère, que le peuple s’affranchit».meilleur souvenir, tant j’aime écouter, comprendre, faire jaillir Je ne cessais de le répéter à tous, partout, comme pourdes tripes le tréfonds de la pensée et, surtout, interagir. C’est prendre le monde entier à témoin. J’avais la sensation delà où je me sens le mieux. Je n’aime pas délivrer un message vivre un moment magique, qui pourrait être celui de monet partir, mon vrai moteur, c’est le débat, l’interaction. dernier jour, mais que, définitivement, les Tunisiens brisaient leurs chaînes.Dites au monde entier… Dès le dimanche 16 janvier, j’étais invitée à rencontrer leParallèlement à mon travail à l’institut El Amouri (qui se Premier ministre, M. Mohamed Ghannouchi, avec Ahmed Néjibpoursuit à ce jour), mon engagement au sein du PDP n’a fait Chebbi, les consultations commençaient pour la formationque s’intensifier, de combat en lutte, d’opposition farouche du gouvernement d’unité nationale. Et c’est parti !
  6. 6. Ahmed Néjib Chebbi et moi participative, offrent au citoyen les de chacun. Signe de la richesse moyens d’être réellement décideur et du parti. Expression d’un parti non pas uniquement «entraîné» dans la chose conventionnel ! publique, condition sine qua non pour réussir l’échéance électorale et, partant, Seriez-vous candidate à la Constituante? la difficile phase transitionnelle. Dans quelle circonscription ? • Faire face au sentiment de déception, Oui bien sûr. C’est une manière de servir voire de désillusion qui commence à mon pays. De servir la révolution pour gagner les Tunisiens. réellement rompre avec un passé triste, • Revigorer la confiance en cette aux couleurs de dictature, d’injustice et révolution. de corruption. • Une détermination à faire partager: cette révolution réussira! Parce que les Au cas où vous feriez partie duQuel partage des rôles avec Ahmed Tunisiens le méritent. gouvernement issu de la Constituante,Néjib Chebbi ? Sera-t-elle candidate quel ministère voudriez-vous diriger ?à la Constituante ? Et si elle est Quel est votre agenda d’ici au 23 Je suis une militante, tout ce qui sert monchoisie chef du gouvernement ou octobre ? pays et fait avancer la marche vers laélue présidente de la République, Proximité, écoute, interaction. Traduire démocratie, je l’assumerai.quelles seraient les premières ces trois principes en activités, en actionsmesures qu’elle prendrait? Maya sur le terrain, en initiatives, en programme Si vous êtes choisie chef du gouvernementJeribi répond à cette interview qui prône le rationnel, le pragmatique, le ou présidente de la République, quellesexpress. réalisme tout en osant rêver d’une Tunisie seront les toutes premières mesures que bien meilleure, celle de la liberté et de vous prendriez ?Quelles sont d’après-vous les étapes la dignité Vulgariser le programme du • Réformer profondément l’administrationdécisives que vous avez franchies depuis PDP, ce dernier ayant été le premier à pour permettre d’entamer la guerrele 14 janvier ? en présenter les axes généraux depuis contre la corruption, avec la mise enPasser d’un parti de résistance à un mai dernier. place de mécanismes de suivi et departi prêt à s’acquitter de la mission contrôle sans lesquels la lutte contre lade construction. Passer d’une phase Développer et dynamiser encore plus le corruption resterait un slogan creuxde révolution non organisée et non concept de Tunisiens volontaires, vecteurs • Oser l’assainissement de la justice.encadrée à une révolution rationalisée. des valeurs et de l’engagement du PDP Le vrai. Tout de suite. Etape nécessairePasser d’un parti de quelques centaines à pour une Tunisie meilleure. Présenter pour la mise en place d’une justiceun parti comptant des milliers et des milliers des listes pour la Constituante qui transitionnelle dans le vrai sens dud’adhérents avec tout ce que cela exige traduisent l’ouverture de toujours du termecomme encadrement, management PDP et qui bénéficient de la confiance • Lancer tout de suite de grands projetshumain, suivi et harmonisation du du citoyen de l’Etat, ce qui permet d’entamer ladiscours longue guerre contre le chômage, de Comment vous vous partagez les rôles créer un environnement d’investissementEt celles qui restent à réussir ? avec Ahmed Néjib Chebbi ? et d’attirer les investisseurs locaux et• Contribuer à la réussite de la mutation Moi : secrétaire générale du parti, avec étrangers. Oser l’innovation et la créativitépost-révolutionnaire par la réussite de tout ce que cela implique comme dans l’investissement. Faire confiancel’échéance électorale. lourde mission d’encadrement, de aux jeunes. Par des mesures incitatives• Contribuer à assurer la stabilité (sans management humain et de suivi aux jeunes investisseurscesse menacée) et offrir aux Tunisiens organisationnel et comme mission de • Oser la féminisation des hauts postesun climat de compétition loyale représenter le parti aussi bien auprès des de divers organismes et instances. Règle:leur permettant de choisir dans la citoyens qu’auprès de toute instance. compétence, rigueur et efficiencesérénité. Lui : un leader avéré du parti, à l’apport • Mettre en place des mécanismes• Impliquer le citoyen d’une manière certain à la vie nationale, reconnu par assurant la complémentarité secteurdynamique : trouver les meilleurs moyens ses adversaires comme par ses amis, privé -secteur public- tissu associatif pourqui assurent la proximité du citoyen, qui valeur sûre du PDP, complémentarité la prise en charge des catégories enaident à bannir la langue de bois et qui, dans le militantisme et le respect mutuel difficulté.grâce à l’interaction et la démarche du territoire et de la « particularité » 27 N°4 • Septembre 2011

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