A2.h.01 rimbaus scene

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  • Nous connaissons onze comédies d’Aristophane (vers 405-386 avant J.-C.) dont Les Oiseaux (voir « Scènes », l. 9).
  • (mathématiques)propriétéd'uneopérationdistributive,d'uneopérationdonnantlemêmerésultat,qu'ellesoiteffectuéesurl'ensembledesvaleurstraitéesselonuneautreopérationousurchacunedesvaleursavect
  • (cf. « Nocturne vulgaire »).
  • Syncrétisme: tendance,théoriequichercheàopérerunefusioncohérentedeplusieursthéoriesoudoctrinesSaillant: quidépasse,quidébordefrappant,vif(héraldique)dressécommepourbondir
  • futaie : (jeux)plantationd'arbresaufûtélevéetdroit
  • A2.h.01 rimbaus scene

    1. 1. p. 82
    2. 2. • Comédie• Idylle• Mystère• Féerie• Opéra-comique
    3. 3. • La comédie (du mot « cômodia », qui vient des « kômoï », processions burlesques qui font cortège à Dionysos) est définie par Aristote comme « imitation d’hommes sans grande vertu ».• Le poème emploie la majuscule, laissant entendre que le terme recouvre génériquement tous les autres types d’œuvres citées ou renvoie à l’activité poétique en elle même
    4. 4. • L’idylle, genre créé par Théocrite, poète grec du IIIe siècle avant J.-C.• est un petit tableau qui évoque un univers merveilleux, souvent champêtre, mettant en scène des bergers dans un cadre charmant,• très en vogue au XVIIIe siècle, encore pratiqué au XIXe siècle.
    5. 5. • Les mystères sont, au Moyen âge, des pièces de théâtre traitant de sujets religieux,• le plus souvent la Passion du Christ ;• l’espace scénographique des mystères est compartimenté en lieux différents : on saisit le rapport avec la multiplicité des scènes du poème.
    6. 6. • La féerie n’est pas un genre, sauf à faire le rapprochement avec les « fairy-plays »,• pièces élisabéthaines (par exemple, Le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare) qui relèvent de la magie.
    7. 7. • L’opéra-comique, genre très prisé de Rimbaud (voir « Fête d’hiver »), est une forme d’opéra, apparue au début du XVIIIe siècle, qui parodie l’opéra sérieux• il utilise les dialogues parlés, et non les récitatifs, en alternance avec les passages chantés.
    8. 8. • « tréteaux », « pier », « corridors » (signifiant peut- être « coulisses »
    9. 9. • « scènes compartimentées » comme dans un mystère), « ponton de maçonnerie », « scènes », « réduits ménagés sous les plafonds », « amphithéâtre », « scène », « dix cloisons dressées de la galerie aux feux ».
    10. 10. • La mise en scène est évoquée à la fois comme une machinerie vue en action (« poursuit », « divise », « s’abattent », « mû », « s’inclinent », « manœuvre », « s’agite et module », « se divise ») et comme un spectacle destiné à un public inculte (« la foule barbare », « les Béotiens »).
    11. 11. • Les alinéas sont brefs, fermés par une ponctuation forte qui les détache – les alinéas 2 et 3 éclaircissent l’alinéa 1 – l’alinéa 4 se limite à un complément circonstanciel. – En revanche, les quatre autres alinéas sont autonomes, les deux derniers s’élargissant au spectacle dans son processus (« La féerie manoeuvre… », « L’opéra-comique se divise… »). Le pluriel du titre devient un singulier (« une scène », l. 20), qui unifie les fragments superposés, dans l’alinéa final, sorte de conclusion
    12. 12. • aucune continuité dramatique dans ce poème• s’il évoque de nombreux genres théâtraux, ce n’est pas pour les mettre en abyme.• Les acteurs sont des abstractions (« L’ancienne Comédie », « La féerie », « L’opéra-comique ») ou des éléments du décor (« Des oiseaux », « Des scènes lyriques ») présentés comme des automates.• Les spectateurs sont mentionnés, en mouvement tout d’abord, participant au spectacle (alinéas 3, 4 et 5) et comme récepteurs (alinéa 7)
    13. 13. • Le présent utilisé suggère la superposition des scènes et non la progression dramatique.• Enfin, l’étrangeté des évocations ne permet pas une représentation de la scène pour l’esprit : le complément de moyen « l’archipel couvert… », à l’alinéa 10, ou le complément circonstanciel « autour des salons… », à l’alinéa 6, bien loin de décrire la scénographie, rompent avec la vraisemblance référentielle
    14. 14. • Le verbe se trouve à l’incipit (l. 1) et annonce le mode de génération du texte, la scène se divisant en plusieurs fragments.• Le verbe revient dans le dernier alinéa, produisant un mouvement de clôture cyclique, mais affecté d’une transformation : il est devenu pronominal, s’appliquant au principe agissant lui- même (« L’opéra-comique » a remplacé « L’ancienne• Comédie »), ce qui lui permet de retrouver une
    15. 15. • Le poème aboutit à une sorte de division éternisée qui ne donne plus rien à voir (l’alinéa ne dit rien de ce qui se passe sur la scène) que sa propre machinerie verbale
    16. 16. • L’Antiquité grecque est convoquée avec – « L’ancienne Comédie » – les « Idylles » – « l’amphithéâtre » – et l’accompagnement « de flûte et de tambour » (la flûte accompagnait les passages lyriques).
    17. 17. • Le Moyen âge est suggéré avec – les « mystères » – « les tréteaux » – du théâtre de foire. – Shakespeare est discrètement évoqué : la lanterne est un élément symbolique du décor et « la féerie » rappelle Le Songe d’une nuit d’été ou Comme il vous plaira
    18. 18. • L’opéra-comique est propre au XVIIIe siècle français (opéras-comiques de Favart, « Fête d’hiver »).• « Les salons de clubs modernes » se réfèrent peut-être à la vie londonienne contemporaine.• « L’Orient ancien » empêche toute référentialité en renvoyant à l’univers merveilleux des contes
    19. 19. • Cette diversité produit un syncrétisme culturel (l’alinéa 6 mêle quatre références incompatibles) qui fait écho à « l’arête des cultures » de l’alinéa 7, ligne saillante d’intersection entre les cultures.
    20. 20. • La nature a un aspect désolé dans l’alinéa 3;• elle fait partie des accessoires dans l’alinéa 4; elle revient dans l’alinéa 7, dotée de plus de vitalité : « taillis », « futaies mouvantes » (voir « la futaie violette, bourgeonnante » d’« Après le Déluge »)• mais toujours subordonnée à la machinerie scénique ; elle est l’auxiliaire de la féerie dont elle épouse le mouvement.• Le théâtre, lieu de la convention, tient à distance le naturel et ses illusions.
    21. 21. • L’adjectif « ancienne » qui qualifie la « Comédie » (allégorisée, elle devient une sorte de théâtre du monde) évoque peut-être une situation dont le poète ne veut plus, d’autant que la succession des scènes empruntées à une multiplicité de cultures fait une sorte de répertoire de ce qui a été fait et vu.
    22. 22. • La scène finale pourrait être celle de l’écriture qui donne sa propre formule lorsqu’ont été dépassées les anciennes solutions.

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